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Il y a quelques jours, Pierre faisait le bilan chiffré de cette première année. Charge à moi de dire un mot des ressources de Babelio.
L’avantage de Babelio, c’est qu’il ne coûte pas grand-chose. Le site se nourrit des contributions de ses membres, et du temps libre que Vassil, Pierre et moi y consacrons depuis maintenant 18 mois. A priori, tant que notre motivation est intacte – et elle l’est – les choses peuvent continuer longtemps ainsi.
Seulement voilà, comme on dit toujours : TANSTAAFL *
TANSTAAFL, c’est un acronyme qu’on trouve dans Révolte sur la Lune, de Robert Heinlein, pour There Ain’t No Such Thing As A Free Lunch, qu’on pourrait traduire par « un repas gratuit, ça n’existe pas», en référence à la tradition qui veut que le saloon offre à ses clients un repas « gratuit » à partir du moment où ceux-ci consomment de l’alcool.
Dans cette vallée de larmes, tout se paye, à commencer par les serveurs. Au lancement de Babelio, nous avions opté pour une offre mutualisée, qui ne coûtait que quelques centaines d’euros par an. Nous avons eu l’occasion de le regretter. Depuis que nous sommes passés sur des serveurs dédiés, le site est stable, mais les coûts ont été multipliés par dix. Cette explosion des coûts (à l’échelle de Babelio) est loin d’être compensée par la minorité de membres abonnés et par les pièces jaunes que nous reversent les libraires en ligne sur les achats réalisés à partir de Babelio (pour donner un ordre de grandeur, les reversements effectués depuis le lancement de Babelio nous permettraient de nous offrir le dernier Pynchon, pas plus…)
Avant l’été, nous avons été contactés par un éditeur qui souhaitait faire une campagne de publicité sur Babelio. Après débat, nous avons décidé d’accepter son offre, qui couvre une partie importante des coûts de serveur. Le 11 septembre, la campagne démarrera sur le site, sous forme d’un pavé sur la page d’accueil, et d’une petite bannière dans la têtière. Pas de pop-ups, d’interstitiels, ni de flashs transparents (vous savez, la publicité qui se surimpose à la page que vous êtes en train de lire, et ne se ferme qu’avec une introuvable petite croix.)
Nous imaginons bien que certains membres de Babelio n’aiment pas beaucoup la publicité. Pour être honnêtes, nous ne sommes pas des publivores fanatiques non plus. Mais si la publicité permet à Babelio d’une part de survivre, d’autre part de s’améliorer**, ce n’est peut-être pas une si mauvaise chose.
*Pierre me signale qu’on ne le dit pas toujours, mais rarement, voire jamais.
**Nous prévoyons par exemple d’investir dans un nouveau design, la livrée actuelle de Babelio étant souvent jugée austère (j’ai même entendu « mochtingue », si si), et comme on dit de temps à autres: TANSTAAFL.
Alors que Babelio souffle sa première bougie, un petit rappel des faits et du chemin parcouru semblait s’imposer. En hommage à Jacques Prévert injustement* laissé dans l’ombre du tonitruant Maurice Carême sur ce blog, nous vous livrons donc (outre nos sentiments de gratitude éternelle)…un inventaire. Car Babelio en un an, c’est tout de même :
- 530 livres envoyés aux blogueurs
- 4172 membres
- 1 proposition révolutionnaire honteusement restée lettre morte
- 10 685 critiques et citations
- 203 428 livres ajoutés dans vos bibliothèques
- quelques pannes de moteur et un cri dans le vide
- 125 327 étiquettes de classement
- la tentative manquée de démanteler un réseau parallèle de lecteurs
Nous en profitons donc pour remercier à nouveau les membres de Babelio pour leur soutien inconditionnel, même quand la citadelle était assiégée par de troubles concurrents
* A tout dire, même si Maurice reste notre agitateur public préféré, ces mots de Prévert viendraient presque lui disputer sa place dans notre coeur :
"La vie est une cerise
La mort est un noyau
L’amour un cerisier"





























