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Découvrez les textes issus de notre défi littéraire de mai autour du thème "Pomme" !

Comme désormais tous les mois, nous vous présentons ici l’intégralité des textes préparés par nos membres dans le cadre de notre défi littéraire mensuel !

Lancés il y a quelques mois, ces défis remportent un grand succès auprès de nos membres ! Les règles sont simples : Il suffit d’écrire un texte autour d’un thème choisi par les membres, en utilisant ce mot dans le texte !  Il n’y a, sinon,  aucune autres limites que celles de votre imagination !

Pour le mois de mai, le thème choisi fut "Pomme" ! Voici les contributions de nos membres ! Cette édition fut marqué par l’arrivée  de nombreux petits nouveaux ! Si vous aussi souhaitez participer à la prochaine édition de ce défi, vous pouvez retrouver ici le forum consacré au choix du mot de juin !

Vous pouvez également voter ici pour déterminer le meilleur texte de cette édition ! Le premier aura le droit de proposer 3 mots pour l’édition de juillet, le second 2 mots et le troisième un seul !

Bonne lecture  à vous !

G2ellesL :
"Ta Ra Pa Ta Pom
Ta Ra Pa Ta Pom
T’auras pas ta pomme
T’auras pas ta pomme
Le pays a décidé, ce sera bleu foncé
Une grande tache orange
Une mince touche de rouge
Presque plus de bleu pâle
Juste une goutte de vert
un véritable cauchemar!!!
La tache bleu foncé s’étend et m’envahit…
Une goutte bleu pâle dans un océan orange…
je me noie…
je m’enfonce dans un rouge charest…
À l’aide!!!
Je n’aurai pas ma pomme…"

Thoxana :

D’ambre et d’or.

"Tout à coup, la nuit était tombée. Comme ça. Subitement. En plein jour…
Un silence quasi mystique s’était installé. Et pourtant, nous étions au milieu d’une foule qui piaillait à qui mieux mieux. Mais en cet instant, je n’entendais plus rien, que ce silence au fond de moi…
Faisait-il chaud ou froid ? Je ne le savais pas. Et à vrai dire, je m’en moquais comme de l’an quarante…
Où étais-je ? Pas la moindre idée non plus… Cela ne m’importait plus…
Le temps lui-même semblait s’être arrêté… (Je me suis longtemps demandée, par la suite, si Albert Einstein n’avait pas fait cette même expérience. N’est-ce pas cela qui l’avait amené à élaborer sa fameuse théorie de la relativité restreinte ?… Oui, le temps peut être élastique. J’en ai désormais la preuve !)

Mais que s’était-il donc passé ?
En toute objectivité, la réponse est : « Rien ». Non, trois fois rien… Je venais seulement de croiser ton regard d’ambre et d’or – ce qui m’avait, au premier abord, fort intrigué. Mais quel peintre avait donc pu avoir l’idée d’inventer une teinte aussi déconcertante ?
Ceci dit, ce n’était pas cela qui m’avait laissé dans cet état quasi second. Non. C’était plutôt ton sourire à faire se réveiller un mort. Il venait de toucher au cœur la moribonde que j’étais alors et qui n’attendais plus rien de la vie, qui avait perdu l’Espoir… Un sourire tout simplement « dingue » ! Quelque chose qui venait du fond de ton âme, qui était tellement beau que c’était à en « tomber dans les pommes ». J’ai d’ailleurs cru un instant que c’était ce qui allait m’arriver…
J’ai pris comme un grand bain de lumière ; l’énergie incroyable que tu dégageais m’envahissait, emportant les préjugés que j’avais jusqu’alors concernant les choses de l’amour. Ce genre de situations qui, croyais-je jusqu’à ce jour, n’existait que dans les bouquins et les mauvais films pouvaient donc réellement se produire ?
Sous le coup de l’émotion, aucun mot ne pu sortir de ma bouche. Ils étaient coincés quelque part – sans doute au niveau de la pomme d’Adam… Et comme tu ne me disais rien non plus, la situation devait paraître, vue de l’extérieur, des plus étranges…

Nous aurions pu sans doute rester un long moment, comme ça, à nous regarder sans rien dire. Mais c’était sans compter avec mon esprit qui ne cessait de s’agiter, cherchant à comprendre et à contrôler ce qu’il se passait en moi.
En effet, je réalisai soudain qu’il me venaient des idées incroyablement folles, jusqu’alors inconnues : j’avais envie de goûter avec toi le fruit défendu, de savoir si ta peau, ta chair était sucrée, acidulée… Je pris peur. De moi, bien sûr, et non de toi… Je ne voulais pas tomber amoureuse ; parce que je sentais bien que cette expérience était de ce registre… J’avais trop souffert… Et puis, il y avait tant de choses qui nous séparaient ! Nul doute que, une fois la période de la passion passée, les pommes de discorde n’auraient pas manqué entre nous… Je ne voulais pas de tout cela !
Alors j’ai pris mes jambes à mon cou, refusant ce que la vie venait de me donner et te laissant là, sans doute un peu perplexe… « Comme les filles d’Eve sont compliquées ! »

En fait, si nous n’avons pas croqué la pomme ensemble, j’ai tout de même gouté ce jour-là le fruit de la connaissance : Je sais désormais ce qu’est ce sentiment incroyable qu’on appelle le « coup de foudre ». Ce n’est pas juste bon à écrire un livre, ou quelques lignes – comme je le fais aujourd’hui. Non, c’est bien plus que ça. C’est quasiment indescriptible ! Celui qui ne l’a pas vécu ne peut pas comprendre…
Cette très rencontre très brève et très silencieuse m’aura en tout cas appris énormément. Depuis, mon regard sur le monde a changé du tout au tout. Je sais désormais que, même lorsqu’on croit qu’il n’y a plus d’espoir, la vie vous réserve de belles surprises. Il suffit juste d’ouvrir les yeux… Croquons la vie à pleines dents, comme s’il s’agissait d’une pomme bien mûre !"

Argali :

"Avant même d’entrer, je savais qu’elle m’attendait.
D’ailleurs, j’avais flâné volontairement sur le chemin du retour, afin de jouir plus longtemps des prémices du plaisir. Je m’imaginais ce moment magique entre tous où le doux parfum sucré viendrait me chatouiller les narines. Je visualisais le jardin fleuri, la maison, la fenêtre. Quel sens serait, cette fois, le premier en éveil ? La vue ou l’odorat ? Je la voyais, ronde, dorée, ondulante – chaque quartier amoureusement déposé telle une rosace parfaite – luisante et tiède.
J’avançais sur le chemin caillouteux, insensible au chant des oiseaux, aux cerisiers en fleurs, à la fatigue de la route qui me ramenait de l’école. Un délicieux plaisir m’envahissait déjà.
Bien avant de pousser la barrière, les arômes de reinettes et de cannelle vinrent me titiller. J’entrai dans le jardin et mes yeux se portèrent machinalement vers la fenêtre. Maman avait l’habitude d’y laisser refroidir ses pâtisseries. Mais point de tarte. Avais-je rêvé ?
Contournant le buisson d’hortensia, je me pétrifiai. Deux gros oiseaux noirs et blancs picoraient allègrement mon goûter, tombé au sol. Le goût fruité encore sur la langue, je laissai glisser deux larmes pommées."

Lalynx :

Recette de la tarte aux pommes

"Quand était la dernière fois que j’en ait préparer déjà ? Ah oui … C’était avec toi … à une autre époque … Celle où notre amour était éternel, où rien ne nous séparerais jamais … Mais ça, c’est du passé maintenant.

Préparation:

Allez c’est parti, pour la préparation et pour tous ses souvenirs qui reviennent en mémoire comme un torrent … Comme si ce n’était pas assez comme ça. Mais j’ai promis à Julie de lui préparer cette tarte alors il faut bien se lancer.

Préparez la pâte brisée, versez la farine dans un saladier, ajoutez le beurre coupé en morceaux et mélangez avec vos mains, faites un puits et y verser l’ eau, le sucre et 1 pincée de sel. Pétrissez soigneusement le tout, formez une boule et laissez là reposer 30 minutes au frais.

On avait préparer cette tarte à deux. Est-ce que tu t’en souviendrais à cet instant ? Quand on se jetait de la farine à la figure. On finissais aussi blanc que des linges. On ne savais pas rester sérieux juste deux minutes. Et la pate qui restait sur les bords que tu mangeais comme ça ! Tu trouvais ça bon ainsi et tu affirmais qu’il fallait pas la cuire… Ah la demi-heure est passée, je peux continuer.

Étalez la pâte au rouleau (elle doit rester épaisse) tapissez en un moule recouvert de papier sulfurisé et piquez le fond avec une fourchette, la recouvrir de papier alu et la être au frais 10 minutes environ.

Là aussi on s’était amusés. En faisant les jedis avec les rouleaux ‘Luc je suis ta copine !’ ‘Noooon’, maintenant je me demande si tu étais sérieux à ce moment là… J’espère que ce n’était pas le cas, sinon pourquoi être resté si longtemps ?

Préchauffez le four à 180 °C et pré-cuisez la tarte pendant 10 minutes.

Ah ce vieux four au gaz. Il serait temps de changer, déjà cette fois là je m’étais brulée. Dommage, cette fois-ci tu n’es pas là pour me soigner. Tu es si mignon quand tu as peur pour moi… Cette fois je me soigne comme une grande ! Et puis au final pourquoi j’aurais besoin de toi ? Tu vois que je sais la préparer seule !

Épluchez les pommes, éliminez les cœurs et les pépins puis détaillez les en lamelles pas trop fines, garnissez la pâte en disposant des lamelles de fruits en rond en les faisant se chevaucher, saupoudrer le tout de sucre vanillé et de cannelle.

Éliminer les cœurs ? A croire que la recette le fait exprès pour mon état d’esprit actuel ! Enfin, la décoration. On se battait sur la façon de mettre les lamelles et au final ça ne ressemblait à rien. Voilà ici c’est moi qui choisit ! Et c’est beaucoup plus joli ! Tiens, quelqu’un sonne à la porte ? Est-ce que ce serait toi ?

Mettre à cuire 15 minutes à four chaud, 1 minute avant la fin de cuisson saupoudrer la tarte de sucre glaçe et allumer le grill pour griller un peu les pommes.

C’était Julie, un peu en avance. Elle me regarde finir la tarte aux pommes. Elle a l’air satisfaite de la tarte. C’est vrai qu’elle est belle !

Laissez tiédir avant dégustation.

C’est un délice ! Je suis fière, et tu n’y es pour rien là-dedans. Je peux enfin être tranquille, j’ai fait une tarte aux pommes et je cesse enfin mon retour éternel à nos souvenirs…"

DrJackal :

UNE PRISE DE POUVOIR

"Le jour se couche, il est 20 heures, comme tout bon français la petite famille Moyon, habitant Moulin sur Allier est assise dans son canapé à fleur rouge et bleu (oui je sais ils ont très bon goût la famille Moyon mais la n’est pas le problème), et attende gentiment l’endoctrinement quotidien sur TF1 : le Journal présenté par Laurence Ferrari et les dentifrices Émaille diamant. C’est dans cette ambiance que tout commence. D’ailleurs je parle de la famille Moyon de Moulin, mais ça colle aussi pour la famille Bardaoui de Versailles ou la famille Boloutrot de Bergerac, enfin bon pour la France quoi, voir le monde.

Alors que Laurence va lancer sa première allocution, toute sourire pour annoncer qu’un groupuscule terroriste a fait un attentat à la bombe dans le funiculaire Lyonnais pour réclamer la libération du Poitou Charente (très connu le FLP soit dite en passant), ou qu’un quelconque politicien en vogue a été pris à violer et séquestrer le cochon d’inde de sa concierge, la télé devient noir. Au bout de longues minutes ou Mr Moyon râle, à juste titre, comme quoi il s’agit surement d’un complot de la TNT communiste, comme il la toujours dit, pour nous empêcher de suivre des informations vitales pour notre survit de tous les jours, l’écran devient gris, gris anthracite pour être précis, et dessus vient se poser une pomme, et pas n’importe quel pomme, un merveilleuse granny smith verte.

- Peuple de la Terre

A ses mots Mr Moyon comme tout bon citoyen prend la télécommande et essai de changer de chaine, mais rien y fait Granny la pomme est toujours la…

- Pas la peine de changer de chaîne je suis partout, je suis tout je suis la Pomme verte. Mais appelé moi Dapi car c’est comme cela que je me nomme.

- Cela fait maintenant des année, que dis je des millénaires que je vous regarde, vous battre vous entretuer et essayer d’évoluer en vous inventant divers but, religion etc… mais au final vous étes des incapables, et moi Dapi, le dieu omniscient et omnipotent qui suis rester cacher dans l’ombre toutes ses années a juste vous donner des coups de pouces cacher vais devoir reprendre les choses en mains.
En effet depuis le début je suis la et je vous protège.

Qui vous a fait quitter le jardin de se pervers d’Éden qui essayais de profiter de la faiblesse et de la naïveté d’Adam et Ève pour exacerber sa lubricité? C’EST MOI

Qui Hercule ou Héraclès est venu chercher dans le jardin des Hespéride pour apporter l’immortalité à l’homme? C’EST MOI

Qui a permis a l’Europe de se créer, grâce à la révolte des canton Suisse et l’intervention de Guillaume Tell? C’EST MOI

Qui a mis fin à cette stupide monarchie de droit soit disant divin, et aboutie a la création de la constitution en France? Qui donnera l’exemple au reste de l’Europe? C’EST MOI et le fameux sermon du jeu de POMME vous croyez que ça viens d’où?

Qui a lancer la science moderne ce jetant a mainte et mainte reprise sur l’autre crétin de Newton pour qu’il comprenne quelque chose à a la science? C’EST ENCORE MOI

Et je ne parlerais pas de mes interventions dans la révolution américaine, et la fin des deux grandes guerres mondiales, ni même de mon apport sur la musique mondial (et oui la pomme des Beatles était pourtant un message claire…) j’ai même du envoyer douze mille texto avec mon Apple Phone a Obama pour lui dire ou se trouvais Ben Laden…
Et non vous arrivez toujours pas à vous en sortir, crétin d’humain je vous avais pourtant mâché le travail et vous continuer a faire de moi de la compte, de la vulgaire tarte renverser, à me donner a manger au cochon, et me laisser pourrir dans le sud de la Bretagne.
Je vais devoir redresser les choses. Ainsi a partir d’aujourd’hui vous devrez me vénérer, tous les soir à 17h48 vous devrez prier en direction de New-York nouvellement baptisé la grosse pomme, avec une calice de cidre doux (et j’insiste le brut c’est pas bon) en entonnant se psaume :

Pomme de rainette et pomme Dapi, Dapi Dapi vert
Pomme de rainette et pomme Dapi Dapi dapi gris
Le tout trois fois de suite, et peut être me montrerais-je magnanime.

Sur ses paroles divine la jument présentant le journal réapparu sur l’écran et la vie repris son cours, mais depuis nous entendons souvent cette comptine répété dans toutes les chaumières et toutes les langues, et on a pue constater une inflation des industries du cidre breton qui sont devenu dés lors des multinationales quasi aussi importantes qu’Apple.

Mr Moyon devenu depuis grand prêtre de Dapi ne rêve plus que d’une chose se rendre à Grande Pomme pour y planter son Pommier."

lacroute :

"La plupart du temps, en ces hauts lieux consuméristes, à soulever les objets et à les observer sous toutes les faces, on repère vite les petites étiquettes "made in China" ou taiwanaises.

Les gadgeteries de centres commerciaux vendent de l’inutile à bas prix, accompagné d’une déglingue des objets à peine la caisse passée. Et pourtant des découvertes improbables et des achats compulsifs, attiré invariablement que j’étais par les casse-tête souvent à l’étal, j’en ai effectué plus qu’à mon tour.

Pour ma part, il y a peu, entre cartes musicales d’anniversaire ou de départ à la retraite, verres baveurs et mobiles tintinnabulant au plafond, croyez-moi ou pas, j’y ai rencontré mon passé d’enfant rêveur en la personne de mon père défunt, paix à son âme.

Etonnante vision donc, car en pays d’ailleurs depuis longtemps, il n’en était pas moins assis devant son couvert de midi; à sa place habituelle de la table familiale d’antan, celle recouverte d’une toile cirée Vichy élimée et recouverte des reliefs d’un repas issu pour la plus grande part du jardin de notre petite villa. Nous en étions au dessert. Papa me disait que la pomme que j’allais manger n’était pas ce qu’elle paraissait être.

Entendons-nous bien, je ne percevais pas la scène via un hologramme faseyant et tremblotant ayant pour but de ramener de mon passé quelques scènes privilégiées. Non. L’explication était beaucoup plus simple. Un objet à la vente me fit penser à papa: une mappemonde-casse-tête, montée sur trépied et accessible au prix de 10 euro trente. Le genre d’agace-nerfs démantibulé pièce après pièce en quelques secondes et que l’amateur mettra toute une vie à reconstruire.

Je vous sens dubitatif, inquiet pour ma santé mentale. Et encore ce n’est rien. Attendez la suite. Laissez-moi surenchérir en précisant que je suis passé en esprit de la mappemonde à la pomme, et de cette dernière au repas familial d’antan.

Ne passez pas votre chemin, je vais vous expliquer. Il vous manque pour comprendre un élément d’importance: un tour de magie expliqué qui enchanta l’enfant que j’étais alors.

Prenez une pomme. Une aiguille à coudre, son chas dans laquelle vous enfilerez une bonne longueur de fil assez solide.
La pointe de l’aiguille perce à peine la peau en un point quelconque de l’équateur du fruit, du point d’entrée elle vise presque tangentiellement un point proche (environ 2 centimètres) sur ce même équateur et ressort entraînant le fil dont le bout restera toujours à l’extérieur du premier trou. A la sortie du 2ème trou ainsi crée, l’aiguille y retourne, vise un troisième point proche toujours sur l’équateur. Le fil tendu disparaît sous la peau (à fleur de peau) sous le deuxième trou que personne ne voit et réapparaît à la sortie du troisième, y revient, disparaît, réapparaît sur le quatrième. Ainsi de suite jusqu’à ce que le énième trou permette de retrouver le premier.
A ce stade, deux brins de fil réunis sortent de sous la peau. Ils n’en forment qu’un seul et feront fil à couper le beurre passant par le centre du fruit quand le préparateur y tire fort dessus.
Rien ne transparaît à l’extérieur mais la pomme est tranchée en son milieu via son équateur.
Ne reste qu’à répéter l’opération selon quelques méridiens équidistants qui vont quadriller le fruit d’incisions souterraines invisibles de l’extérieur.
Le gourmand pelant alors sa pomme du couteau ne verra pas les minuscules trous constellant la surface du fruit. Et au fur et à mesure que l’épluchure se constituera, le fragile édifice souterrain va se déliter et offrir des quartiers assez inattendus qui étonneront la victime.
Voilà, c’est compliqué à expliquer mais pas à réaliser.

Ainsi donc, un jour, mon père inventa la pomme pelée qui se délite en cubes comme dés de lardon sous le hachoir. L’enfant que j’étais vis en lui une déité paternelle que l’explication du tour défrisa néanmoins un peu. Et l’homme que je suis devenu perçoit dans une mappemonde-casse-tête de gadgeterie une pomme magique et un rappel d’une scène d’un temps heureux où les pommes ne faisaient pas ce qu’on attendait d’elles. La vie est décidément bizarre."

LiliGalipette :

Père, tu nous as jetés de ton royaume.
On vit peut-être dans un beau capharnaüm.
Mais ici, on peut abuser du sodium,
Même d’une bouteille de bon vieux rhum.
Et surtout finir toute la tarte aux pommes.

Lune :

"Pomme qui ne m’inspire pas puisque j’aime la poire, au lieu de te dédier une ode, je t’envoie cette lettre.
Il paraîtrait que ce n’est pas toi qui fis craquer Adam, serais-tu une usurpatrice?
De rage, tu as tenté de fracasser le crâne de Newton, raté une fois de plus, son génie t’a bluffé.
Vraiment ton rôle est celui de la discorde, chère pomme!
Te voilà à présent écolo-bio qui t’enivre des marchés "beaux fruits d’autrefois".
J’en appelle aux émules de Guillaume Tell : il y a de la pomme sur la planche…
Verte, rouge, bicolore, lisse, cabossée, étoilée, ton défilé de mode me rend suspect l’automne qui te colore et te fait choir de l’arbre.
Mais lorsqu’écrasée sur l’herbe, je regarde un merle s’enivrer de ton jus, je me prends à apprécier ton rondeur bienfaisante.
Agatha Christie vivait ses journées une pomme toujours proche de sa main féconde.
Tout cela me fait dire que sur la balance de la justice, les plateaux sont à égalité.
Petit clin d’oeil, je pourrais écrire une lettre similaire à la poire, au citron, à l’orange, à tous les fruits du monde et ma conclusion sera qu’il ne faut pas se
contenter de dire : "J’aime ou je n’aime pas".

Steppe :

"Babelio!!!!
Babelio et ses défis littéraires!!!
Ha ha ha!!!!
Oui, Babelio, je te lis, te réponds parfois et me réjouis souvent de l’émulation que tu provoques face à ma pauvre
plume…
Ainsi donc ai-je participé à "Borborygme"!!! Là, déjà, ça a été nuits blanches et Cie…
Puis "Silence" et "Paillasson" … Nuits noires et Cie!!

Et puis, vint "Pomme"….
Ok, on va se le faire’ à 2 celui-là!!! Mais, voila, on ne fait pas toujours ce qu’on veut…
Hé, Babelio…!!! Moi aussi j’ai une vie!!!

Alors : "Pomme"….
Ok, mais, Babelio, savais-tu que dans une pomme il y avait des pépins ?

Premier pépin : Inspiration nulle…
Deuxième pépin : Pas le temps d’y réfléchir….
Troisième pépin : Hum, le jus me coule sur la gorge et me parle de paysages sucrés et dentelés…
Ouais, mais bon, ça ne fait pas un texte ça!!!
Quatrième pépin : J’abandonne, je décide de laisser tomber, d’attendre le mois prochain et un mot nouveau….
Cinquième pépin : A partir de là, la pomme devient une obsession…. J’en mange une à chaque rêve… Tantôt sucrée et douce, tantôt
amère et farineuse…

Tu veux quoi Babelio ? L’épuisement de mes neurones dèjà bien fatigués ?
L’affaiblissement de mes capacités d’écriture? Ma démission ?
Ta Pomme me laisse de glace, elle me paralyse et me plonge dans l’affliction de la page blanche.
Babelio, s’il te plaît, pour ce mois ci, va voir ailleurs si j’y suis!!!
Tu recèles en ton sein assez de belles plumes et de talents cachés…. Laisse le verger s’épanouir et la pomme fleurir… Ma contribution
ne serais que compote ou déconfiture….
Babelio, je t’aime !!!! Et te hais tout à la fois!!!

Na!!!"

Bibalice :

"Prends un verre me dit-elle. Je prends une manzana. Tu me suis ? Allez deux. Serveur, deux Manzana s’il vous plait. Tu verras ils les font d’enfer ici. Tu m’en diras des nouvelles.
Je n’aimais ni cet alcool ni le ton qu’elle prenait pour le commander. Je n’aimais ni la situation ni ce bar lugubre qu’elle nous avait imposé. Et ce n’était pas elle, ça ne lui ressemblait pas qu’elle commande ainsi pour moi, qu’elle ait ce regard fuyant qui jamais ne se pose, qu’elle ne cesse de parler, et de ne parler pour rien… Et Lilith comment vas-t-elle, continua-t-elle dans son débit nouveau et continu, la vois-tu toujours ? et comme se porte "la terre" ? Bon mais gaffe à ne pas devenir ce qu’Il te reproche d’être…
Je ne répondis à rien évidemment. Je n’avais rien à répondre, et je n’eus jamais le temps. Peut-être savait-elle tout déjà, peut-être me demandait-elle comme ça, pour la politesse et pour la forme. Peut-être n’en avait-elle rien à faire non plus.
Entre deux phrases je la vis sortir une petite boite de sa poche, une petite boite métallique, fine et légère, qu’elle posa sur la table. De cette boite elle sortit une cigarette qu’elle coinça négligemment entre ses lèvres. C’est la première fois que je la vis fumer. Et pour la première fois, je voyais en elle une femme. Ce n’était plus l’enfant que je connaissais, l’amie de toujours avec qui je jouais dans le jardin. C’était une femme en face de moi, gracieuse, élégante, lointaine. Elle était en face et elle était déjà ailleurs. Évaporée dans les volutes de sa fumée, évanouie dans le vert de l’alcool que le serveur venait de nous servir. Je tenais le verre de ma main droite, sans que je ne sache jamais d’où venait cet air de perdition qui m’envahissait soudainement. Elle fit trinquer son verre avec le mien sans que je n’en fasse le geste. Le choc fut brutal et nos deux verres s’échangèrent de leur liquide verdâtre. Eve fut la première à porter le verre à ses lèvres, à en boire une gorgée ou deux. Mortel hein ? Allez, dis-moi ce que tu en penses ? je te l’avais dit n’est-ce pas. C’est de la liqueur de pomme. Parfait pour l’été.
A la première gorgée, ma tête tourna. L’alcool, le sucre, la situation, la fumée. Et Eve, son décolletée, ses cheveux détachés, ses jambes longues et fines, dévêtues. Ses gestes de la main, cigarette entre les doigts, à chaque fois qu’elle recrachait la fumée. Son savoir nouveau…

Dehors le vent se levait, il allait bientôt pleuvoir. Les gens se dépêchaient de rentrer chez eux. En jetant un œil autour de moi, je me rendis compte que le bar, lui, était rempli. Que des gens parlaient autour de nous. Et qu’ils parlaient de livres qui m’étaient inconnus. De savoirs oubliés et de formules anciennes. J’entendis des noms obscurs, étrangers, familiers à tous sauf à moi. On me regardait aussi. Je n’étais pas l’un des leurs. Cela se voyait à mes gestes timides, mes regards de vaincus, mes paroles imparfaites. Et je voyais Eve, là, au milieu de ce troupeau savant, comme une statue gracieuse. C’était son monde, et mieux, c’était son peuple. Quoiqu’elle le dominait totalement. Je voyais des creux sur son visage, des traits que je ne lui connaissais pas. Etait-ce la fatigue, la fumée, un corps qui prenait la forme d’une âme trop longtemps refoulée?
Un frisson me parcourait le corps. Et s’Il me voyait ici, que dirait-il ? A travers la vitre, je voyais que le trottoir était humide. Et même s’Il ne me voyait pas, comment cacher cela désormais ? Eve commanda un deuxième verre et je n’eus cœur à le lui refuser. Ni l’envie. La fumée envahissait mes poumons. Je voulais un peu de force pour, enfin, pouvoir lui répondre. Participer à son monologue savant et le transformer en une discussion passionnée. Je voulais qu’elle pose enfin ses yeux sur moi et non plus qu’ils me fuient. Je voulais prendre la parole. Quitte à me perdre. J’entendis les premiers coups de tonnerre. Eve triomphait. Je le voyais dans son regard. De quoi donc, je l’ignorais encore. D’un geste sûr, je levais mon second verre. Eve me regardait avec un petit air fier. Dans le reflet de ses yeux, j’ai vu la foudre s’abattre. Tout autour de nous, une lumière aveuglante, une chaleur atroce.
Et j’ai su. "

Vous pouvez voter pour le meilleur texte ici !

Le club de lecture qui a lieu tous les mois sur Babelio n’est plus à présenter, tant il est populaire.

La preuve? Les membres doivent jouer des coudes pour imposer leur lecture préférée!

Tout d’abord les membres se mettent d’accord sur un thème précis.  Ensuite chacun propose un titre qu’il souhaiterait faire découvrir à la communauté et un vote a lieu. Le titre remportant le plus de voix, s’impose en tant que lecture du mois.

Pour le mois de mai, la science-fiction a été mise à l’honneur avec la lecture du Blade Runner.

Pour ce mois-ci, les membres se sont mis d’accord sur le thème des Villes-Mondes, qui fait d’ailleurs l’objet d’un Challenge qui porte le même nom. Deux villes se sont imposées dans les choix des Babélionautes : Paris avec Croquis Parisiens de Joris-Karl Huysmans et Buenos Aires avec  Le Chanteur de Tango de Tomàs Eloy Martinez.

Après une lutte acharnée qui a duré plusieurs jours, c’est finalement Le Chanteur de Tango qui a pris une longueur d’avance récoltant ainsi 55% des voix.

C’est donc Buenos, capitale mondiale du livre en 2011, qui sera à l’honneur au mois de juin sur Babelio.

N’hésitez donc pas à participer à ce club de lecture qui n’a pour contrainte que de lire le livre sélectionné et de venir en parler sur le forum!

Parce que l’été et les vacances approchent, que les voyages sont au coeur des discussions, Babelio vous propose de participer à un Challenge sur les Villes-Mondes.

L’occasion de mettre à l’honneur ces Cités tentaculaires en perpétuel mouvement, ces lieux de vie où se mêlent et se confrontent identités et cultures!

Ce Challenge fait écho au festival Etonnants Voyageurs qui a choisi pour son édition 2011 le thème des Villes-Mondes et cultures urbaines.

Le festival Etonnants Voyageurs se tiendra à St-Malo du 11 au 13 juin 2011 et sera l’occasion de plus de 300 rencontres, débats, lectures et cafés littéraires en présence de plus de 200 auteurs dont Michèle Kahn dont vous pouvez retrouver l’interview sur Babelio. Les visiteurs pourront également y retrouver des expositions et projections de films documentaires et de fiction, ainsi qu’un espace librairie de 3 000 m2.

Alors amis bretons, chanceux que vous êtes, courrez-y et venez ensuite nous en parler!

Pour ceux qui ne seraient pas résidents de cette magnifique contrée, venez participer à notre Challenge. (Les bretons peuvent également participer bien évidemment!)

Le principe du Challenge? Proposer dans le forum les villes que vous portez dans votre coeur et les lectures que vous y associez, en privilégiant celles pour lesquelles vous avez fait une critique sur Babelio ou que vous avez l’intention de chroniquer prochainement.

Nous tiendrons à jour ici la liste de vos propositions de lectures et découvertes!

Pour le moment, des propositions ont été faites pour les villes de New York, Barcelone, Montréal et Paris.

Nous attendons donc avec impatience vos contributions!

Babelio offre trois places pour assister à la remise d’un prix !

Nous avons des invitations à offrir à trois d’entre vous pour la remise des prix des Éditions du Manuscrit lundi 23 mai à Paris à 18 heures !

Nous sélectionnerons les trois auteurs des commentaires les plus appréciés en réponse à notre annonce facebook ! Les trois membres seront choisi samedi soir à 18 h ! Il est temps de faire campagne dès maintenant ;)

Petits fours, boissons, rencontre avec les Ours et grosse fête seront au programme de la soirée ! L’occasion également pour nombre d’entre vous de voir comment se déroule la remise d’un prix ! Les fans de Marc Levy auront en outre la possibilité de parler avec leur auteur préféré qui parraine cet évènement ;)

Rendez-vous dès maintenant sur notre Facebook ! Les auteurs des commentaires les plus appréciés par les autres membres remporteront les places !

Partez une nouvelle fois à l’aventure ! 

Après le succès de notre carte du monde de la bande dessinée, que vous pouvez toujours retrouver ici, c’est dans le sillage de Corto Maltese que nous avons décidé de vous emmener pour un voyage inoubliable dans les mers les plus dangereuses et fascinantes de la planète.

Nous venons en effet de créer dans notre forum un challenge autour des voyages de Corto Maltese. Vous retrouverez ainsi ici et ci-dessous une carte du monde où l’on a commencé à tracer les premières étapes des voyages de Corto Maltese à son adolescence.

Le but de ce challenge : Tracer l’ensemble de ses voyages à travers le monde !

La règle du jeu : Ajoutez un repère sur la carte avec le lieu, la date et si possible la couverture de l’épisode en question ainsi que l’itinéraire du voyage si vous le connaissez !

Pour faire le point avec les autres participants et discuter de ce challenge, vous pouvez vous rendre sur le forum officiel du challenge ici !

Bonne aventure à tous les Corto Maltese en herbe !

à vos boussoles, à vos bandes dessinées et en route !

Jack  "Bibalice" London !

Ps : Ce challenge nous a été inspiré par l’exposition  "Le Voyage d’Hugo Pratt" qui se tient en ce moment à la Pinacothèque de Paris  jusqu’au 21 août 2011. Toutes les infos ici !

Amoureux du 9ème Art, recevez une bande dessinée ou un manga en échange d’une critique!

Depuis la fin du mois d’avril, la bande dessinée et le manga sont à l’honneur sur Babelio. De nombreux challenges ont été mis en place, un club de lecture et des jeux ont été organisés. Nous avons même élaborés une carte qui recense tous les lieux de la bande dessinée!

Et pour terminer ce mois en beauté, nous vous proposons de participer à une opération Masse Critique spéciale BD et Manga.

Vous retrouverez ainsi près d’une centaine d’ouvrages à choisir dans notre liste consultable à cette adresse : http://www.babelio.com/massecritique.php

La liste est consultable mais vous ne pourrez postuler qu’à partir du 23 mai.

Pour ceux qui ne seraient pas encore familiers avec Masse Critique, rappelons qu’il s’agit d’un programme gratuit qui associe Babelio, les éditeurs et tous les lecteurs intéressés.

Un petit rappel : l’opération est ouverte à tous les internautes ayant déjà rédigé des chroniques sur Babelio.  Pour cette édition nous privilégierons les meilleurs chroniqueurs de bandes dessinées, mais il y aura de la place pour beaucoup d’entre vous puisque 409 livres seront diffusés.

Sinon la règle reste inchangée : Choisissez dans notre sélection les livres dont vous aimeriez écrire une critique. Si vous êtes sélectionné, vous recevrez l’un d’entre eux par la Poste. La seule contrepartie est que vous devez, dans les 30 jours qui suivent, nous dire ce que vous en avez pensé, en bien ou en mal, sur Babelio et sur votre blog si vous en possédez un.

Rendez-vous le lundi 23 mai à 8h30!

Tous les ouvrages de l’opération proviennent d’une sélection des dernières et des prochaines sorties des maisons d’éditions suivantes: La Pastèque, Des Bulles dans l’Océan, Ankama, Ca et là, Ego Comme X, Dargaud, Le Lombard, Dupuis, Sarbacane, La Boîte à Bulles, Soleil, Manolosanctis, Delcourt, Kurokawa, Grand Angle, Aqualumina, Futuropolis, Milady Graphic, Kana, Emmanuel Proust, Casterman, Glénat, Atrabile, Cambourakis, Comix Buro, Les Humanoïdes Associés, Kazé, Paquet et Tonkam.

PS : N’oubliez pas que vous avez la possibilité de discuter de cette liste et de cette édition de Masse Critique en vous rendant à cette page de notre forum:

http://www.babelio.com/forum/viewtopic.php?t=2802


Un amour de marmeladeHaarmannCelle qui réchauffe l'hiverNola

Les chroniques de légion tome 1Le baiser de l'orchidée - apadanaSpynest, Tome 1 : BirdwatchersBowen tome 1

Alter Ego, Tome 1 : CamilleDo androids dream of electric sheepLa mano, tome 1 : Montefiorinoarton61-fbd34

Les vacances de Jésus & Bouddha, Tome 1 :Ikigami, Tome 1 :La fin du monde, avant le lever du jourHero Tales, Tome 1 :

Vagabond, tome 1L'arcane de l'aube, Tome 1 :HallucinationsInazuma eleven, Tome 1 :

WantedKuzuryuPokémon ZoroarkIchi the killer, Tome 1 :

Arata, Tome 1 :Sprite : Tome 1Beelzebub, tome 1Sakura-Gari, Tome 1

Une longue routeLa fille du bureau de tabacLe chien gardien d'étoilesBeauté tome 1 désirs exaucés

De l'autre côtéLe fils de l'officier, tome 1 : La tête abiméeOutremers tome 1Catalyse

Je suis pas petite !!!L'Odyssée de Zozimos, Tome 1 :Zarla, Tome 3  L'enfant piégéChroniques de la nécropole

Le Tueur, Tome 9 :Ca ne coûte rienLucyloo, les Arpenteurs de Songe T01Les enfants de Jessica tome 1 - le discours

Anita Blake, Tome 1 : Plaisirs coupablesL'ordre de chaos, Tome 1 : Jérôme BoschLocke & key Tome 1 : Bienvenue à LovecraftJe ne suis pas un homme

L'oeil des dobermans tome 1 - pour la gloire du diableLe Cercle, tome 1 : Les liens du sangSketchbook BengalSupergod

Blast, Tome 2 : L'Apocalypse selon saint JackySketchbook YeagleL'HydrieCité 14 Saison 2 tome 1 : Chers corrompus par Gabus

Homme qui n'aimait pas les armes à feu tome 1...Les petites histoires virilesSketchbook MeynetReconquêtes tome 1 la horde des vivants

Jour J, Tome 6 :Sketchbook MulatierUn Amour SimpleLucky in love, Tome 1 : Histoire d'un pauvre homme

Zizi, Zézette : Bilingue Français-RéunionnaisAbelard, tome 1Le Profesor Furia, Tome 1 : Leçon de savoir-vivreLe Royaume, Tome 3 :

Souvenirs de Moments UniquesLa rue des autresLes soeurs zabimeLorsque je drague...

La belle mortZombillénium T1  GretchenLe Cycle d'Ostruce : L'intégraleLes aventures de Philip et Francis, Tome 2 : Le piège machiavélique

Love 1 le tigreLes mohamed, mémoires d'immigrésSaint-Etienne LyonQuartier Western

BarcazzaRalph Azham, Tome 1 : Est-ce qu'on ment aux gens qu'on aime ?Le Grand RougeCinq mille kilomètres par seconde

Magnum mini-intégrales tome 4 Magnum district 77 tome 1 à 3ElmerL'Affaire du TrompinoptèreEsteban, Tome 3 : La survie

CanopéeComment ne rien faireSigne MezekTristes cendres

Macanudo tome 3Les carrouletContinental circus

Curiosity shop tome 1Duel d'escargotsDe profundis

Découvrez les textes du troisième épisode de nos challenges littéraires !

"Paillasson", voilà un sujet d’écriture qui aurait fait peur à bon nombre d’écrivains.

Et bien pas aux membres de Babelio et encore moins aux habitués de notre forum ! Ne reculant devant aucun thème, nos membres se sont appliqués afin d’écrire quelques uns de leurs meilleures textes !

Il y a huit textes au final, tous très différents les uns des autres. Les voici présentés ici dans l’ordre de leur parution dans le forum.

N’oubliez pas que vous pouvez voter pour votre texte préféré ici ! Celui qui aura le plus de voix aura le privilège de proposer trois mots pour le défi de juin, le deuxième deux et le troisième un seul.

Texte de Lune:

Au plus brave des braves
A ce cher paillasson
Je murmure suave
A quoi bon? A quoi bon?

Les souliers te maltraitent
Les bottes te lacèrent
L’hôtesse devient verte
A quoi tout cela sert?

Des traînées de boue choient
L’humidité s’étale
Les talons ferrés broient
La poussière qui détale.

Il rejette en hoquet
Les dessous de chaussures
Il crache les déchets
Des sandales impures.

Il ne sert plus à rien
De garder cet intrus
Les poils pleins de chagrin
La trame mise à nu.

Adieu donc cher ami
Je t’ai beaucoup aimé
Si pour toi c’est fini
Ne sois pas dépité.

Ainsi va toute vie
Je mettrai un torchon
Pour cacher les scories.
Ci-gît mon paillasson.


Texte  de Steppe :

LES PAILLASSONS

oui, je t’autorise
à souiller mon assise
et, à bout de force,
à laisser s’épandre
en ma fibre accueillante
ton dégoût
et de toi, et des autres….

Homophobie, xénophobie, antisémitisme, racisme de tout poil,
mise à l’écart du "différent",
peur de l’autre ou incompréhension…

Je suis là pour çà,
moi, le paillasson des hommes…

Je m’engorgerai de toutes tes craintes
je m’alourdirai jusqu’à ployer,
et je supporterai ta haine
jusqu’à la juguler
jusqu’à l’anéantir…

Oui, je t’autorise
à souiller mon assise
de tes retombées nucléaires,
des gaz assassins,
des fumées fratricides,

volatiles englués, charognes de tout poil, vapeurs empoisonnées,
atmosphère poisseuse et vent nauséabond….

Laisse donc tout cela
sur moi se déverser,
moi, le paillasson du ciel….

je soulagerai le poids de tes humeurs nocives,
j’accueillerai les miasmes criminels de nos cieux incertains,
jusqu’à les asservir,
et je supporterai la menace imprécise,
jusqu’à la maîtriser,
jusqu’à l’apprivoiser….

Oui, je t’autorise
à souiller mon assise
de tes délires guerriers,
de tes haines séculaires,
et de toutes tes insanités….
Oui, je t’autorise, à décharger sur moi
tes tonnes de détritus,
tes poubelles lourdes d’intolérance,
tes silos garnis d’âmes en peine,
et de mains éperdues tendues vers un meilleur,
les radeaux de la dernière chance,
tes déchets de toute sorte,
ton iniquité, ta passivité, ton jugement intempestif,
ta torpeur et ton inconséquence….
moi, le paillasson du monde…

Laisse moi boire ta déraisonnable inconscience,
laisse-moi m’en imprégner,
jusqu’à me salir, jusqu’à m’abîmer,
jusqu’à savoir enfin pourquoi j’ai été posé là…
Tes errances, tes incompréhensions,
et moi, comme une éponge,
qui absorbe et détruit tes plus grandes aberrations…
Mais, pour le bien du Monde…..

Oui, je t’autorise
à souiller mon assise
de tes pires regrets,
de tes peurs les plus inavouables,
de tes hontes et de tes déshonneurs.

Tes larmes, tes cris de douleur,
tes blessures cachées,
et même le drap sali, enseveli,
l’infamie qu’il tait, et crache,
comme une injure, comme une gifle,
oui, donne-moi tout cela….

Laisse dégouliner de ton cœur tes souffrances,
tes meurtrissures, tes déchirures,
laisse aller ta fatigue du monde et des autres,
laisse venir jusqu’à moi tes incertitudes et tes révoltes….
Laisse-moi m’imprégner assez de toi pour pouvoir,
jusqu’au plus loin de toi,
devenir, sans heurt ni blessure,
l’ami, le confident, celui à qui tu peux tout dire,

Je comprends tes craintes, et je perçois, comme nul autre
le poids de ton passé…

S’il te plaît, laisse-moi, même pour une heure seulement,
devenir,
le paillasson de ton âme
Alors, si tu m’y autorises,
je deviendrai le baume miraculeux,
je serais la formule magique,
la lueur au bout du tunnel….

Je serai ton ami, pour toujours si tu apprends la confiance…..

Ton paillasson, ton éponge, et l’entrelac de tes hiers sera mon lendemain…..
Pour te préserver, et du monde, et de toi, je deviendrai à tout jamais ton paillasson de cœur….

Steppe

Texte de Lacroute :

Tranches de paillasson

_Vous chaussez du 42. Un oignon vous gène bord externe pied gauche. Je vous conseille la chirurgie. Des trous aux talons de chacune de vos chaussettes. Vous êtes bien à la porte de Monsieur, bienvenue, il vous attend. Appuyez sur la sonnette d’entrée à la droite du chambranle. Vous pourrez essuyer vos semelles sur moi, ma structure coco dense 3 cms d’épaisseur, est à votre disposition..

XXXXXXXX

_Monsieur n’a aucun besoin d’aspirateur. Une pancarte judicieusement disposée à l’entrée de l’immeuble, que vous n’avez pu que voir, interdit le colportage à domicile. Vous êtes en infraction. Votre compte en banque CZ111110m8-k , conformément à la législation en cours, est actuellement débité de cinq euros/seconde à titre de dédommagement. Toute minute entamée est due. L’utilisation de la sonnette vous sera facturée au prorata du nombre de fois que votre index….

XXXXXXXX

_Monsieur se fera un plaisir de choisir, comme d’habitude, la représentation photographique de la nichée angora de sextuplés félins qui, dans son panier en osier tressé décoré de fleurs rupestres, lui fera traverser l’année sous l’égide de la Poste. Les étrennes, à vous offertes, vous seront créditées au fil des mois au prorata de votre future bonne volonté à monter les colis de Monsieur au 5ème plutôt que d’annoncer votre passage à l’interphone d’en bas et de laisser le bien de Monsieur sur le carrelage du hall d’entrée de l’immeuble.

XXXXXXX

_Vous êtes la nouvelle voisine de palier de Monsieur et avez emménagé ce jour. Votre présence à sa porte semble se justifier par un manque de matières grasses pour votre repas du soir. Je ne voudrais pas vous décevoir mais il vous a croisé ce matin dans la montée d’escalier charriant, sans daigner vous aider, une brassée de tringles à rideaux qui ne rentraient pas dans la cabine d’ascenseur. Il a ses critères de poids. 125 kilos et 325 grammes selon mes capteurs ne semblent pas correspondre à un créneau qu’il privilégie chez la gente féminine. En outre les bigoudis et les tranches de concombre…

XXXXXXX

_Mademoiselle vient pour un plein. Monsieur n’est pas garagiste, mais adepte des vases communicants ; il se fera un plaisir de vous honorer d’une vidange. Mais au regard de la récente antibiothérapie de monsieur, consécutive à des problèmes cutanés génitalement localisés, nous conseillons à Mademoiselle de surseoir, à moins qu’elle ne soit elle-même à l’origine du problème de Monsieur. Nous nous ferons un plaisir à votre sortie de vous offrir un test extemporané de grossesse à l’examen de vos poils pubiens qui sur le paillasson….Et puis, ce n’est pas pour médire sur Monsieur mais vous êtes bien, Mademoiselle, à mon image tant vous ramassez tout ce qui passe.

XXXXXXX

_Bonjour les enfants. C’est donc Halloween ce soir. Ouah, le petit garçon du 6ème déguisé en vampire, sa soeur en sorcière. Je suis vraiment impressionné, terrorisé même. Et la citrouille creuse pour les friandises…Si Monsieur veut bien vous en donner..? Mais bien sûr. Monsieur cédera à la peur, sans nul doute. Comment pourra t’il résister sans craindre votre juste courroux…..? Petit Homme, Monsieur sera content, je le pressens sans lui en référer, de t’offrir une poignée de malabars pour compenser psychologiquement ton rachitisme congénital que ta maman cache sous des tonnes de vêtements bouffants et dont tes camarades d’EPS se moquent dans le vestiaire. Et voila la grande soeur à présent, avec son méccano et ses élastiques sur les dents: du caramel mou çà te dit. Et l’aîné qui suit avec son acné en squat sur la tronche. Y veut pas des smarties, l’aîné…? Et maman, elle est pas là maman..? Des pastilles Valda, elle en veut pas des pastilles Valda pour soigner son côté tubar qui tousse à postillonner des bouts de camélias jusqu’au sanatorium. Et le papa, des préservatifs, il en veut pas, des préservatifs..? Cà le changera de l’Ogino qui fait pulluler les tarés dans l’immeuble… Hé, oh, pourquoi vous pleurez, pourquoi vous partez…?

XXXXXXX

_Tiens le postier avec une lettre recommandée. Tiens laissez-moi deviner. Un virement bancaire de son assurance vers son compte, pour règlement de l’affaire de sa voiture incendiée alors qu’il y a lui-même foutu le feu..? Une relance de paiement sur son abonnement électrique alors que depuis des mois il pirate la ligne de sa voisine d’en dessous..?

XXXXXXXX

_Tiens c’est jeudi. Ma dame de Concierge vient me cajoler la couenne, me brosser le poil, me transporter vers le plaisir ultime.. Je vous aime, oh déesse, vous et vos chaussettes tirebouchonnées en chute libre sur les malléoles, vos varices et vos si douces charentaises.

XXXXXXX

_Vous évitez depuis quelques jours, Madame, de poser le pied sur votre serviteur, le contournant soigneusement. Mais aujourd’hui, erreur fatale, vous avez oublié. Eh bien, vous avez grossi, Madame. Félicitations. 500 grammes en trois jours, record battu. Et vlan, la sur-tranche de peau d’orange sur la culotte de cheval, les bajoues comme des fesses de cochon, la taille façon ballon de rugby. Monsieur va se moquer de vous. Monsieur n’aime pas les rondeurs. Je le sais d’autant plus que la jeunette qui vient voir Monsieur dès que Madame n’est pas là fait dans le poids plume, la sveltesse, la légèreté et elle, au moins, dans le regardable..!

XXXXXXX

_Tiens, Monsieur Patron, bien le bonjour. Un paquet sous le bras. Qu’est ce que c’est..?. "Tapis coco caoutchouc 42×72 garantie deux ans". Pour me remplacer…. Non, Patron, ne tirez pas sur la prise de cour..!

Texte de Tchippy :

Chroniques de la descente de lit :

+2 chewing-gums
+1 mégot de cigarette (encore de ces gauloises qui enfument l’atmosphère !)
+15 litres d’eau (au minimum. Je dégoutte de partout.)
+1 pschitt de parfum outrageusement provocant (non mais je suis quoi, moi ? Une midinette ?)
+ un demi verre de coca qui m’agglutine les poils
+ 0 nouveau locataire (ouf.)

C’est toujours comme ça le dimanche matin : c’est le bilan de la semaine. Hier soir une femme est venue, j’en mettrai mes poils à raser que c’était une prostituée. A fumer comme un pompier, mâcher du chewing-gum en regardant des émissions de variétés, et A ME PRENDRE POUR UN TAPIS DE BAIN !
Non mais à quoi je ressemble, maintenant ? On dirait un chat persan passé au jet d’eau. Et puis en plus elle a du vernis sur ses ongles de pied, du rouge ! Heureusement qu’elle est partie à huit heures, celle-là.

Ah, c’est l’heure du nettoyage !

− 1 Chewing-gum
−x taches et odeurs suffocantes diverses et variées
+1 délicat parfum de « forêt et senteurs boisées »
−le mégot
+ de la mousse de lavage qui va encore sécher et me faire les poils tous raides.

Ah non mais c’est pas vrai ! J’ai encore de la mousse et du chewing-gum collés ! Le nettoyage laisse vraiment à désirer, ici ! D’un autre côté, ça pourrait être pire. Quand on est paillasson dans un hôtel miteux, on se la boucle et on supporte en silence. SAUF QUAND ÇA PÈTE !
C’est pas comme si la femme de ménage était jolie. Elle aurait des excuses, je lui pardonnerais plus facilement vu que je pourrais profiter de la vue. Mais là, elle est grassouillette, boudinée dans sa robe et dans ses sous-vêtements, porte des chaussettes de contention et une gaine. Vu par en-dessous, je vous laisse imaginer ce que ça donne !

Si elle m’enjambe encore une fois, je crois que je vais vomir.

+ fzegtamiu^jbh
+ njjjjjjjjdazerzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzoflfkffkfk !!**vaqerg…
−tgrhujiklàkçjhgfdseeeeeeeeeeeuuuuuuuuuuuuuhhhh
+ j g,rrrrrrrrjv, erç ga ga ga gagagagagagagagagagaaaaaaaaaa…

Il y a Lara Croft à côté de moi. Ou plus exactement, elle joue avec mes poils, y tortille les orteils. Oh, continue !
Au début je ne l’ai pas bien vue, mais nom d’une serpillière, quelle bombe ! Des pieds délicats, à la peau douce, chevilles fines, mollets galbés, cuisses d’Amazone et mini mini jupe qui ne cache rien de sa somptueuse chute de reins… Des fois je me dis que si j’étais paparazzi je gagnerais une fortune. Le nombre de clichés qui vaudraient de l’or… Qui ferait attention à une simple descente de lit ? Descente de lit qui pourrait publier dans le monde entier la marque de vos sous-vêtements, et même… grzzzrztgtjkl ! Lara Croft ne porte pas de sous-vêtements. Vite, un appareil photo ! Où est la femme de ménage ? J’ai besoin d’un bain, je vais prendre feu !

+2 berceuses
+1 comptine
+ des milliers de braillements à n’en plus finir
+1 giclée de vomi infantile en pleine face
+1 baiser mouillé.

Si il y a un truc que je déteste, c’est bien les enfants. Toujours là à brailler, crier, arracher mes poils pour les porter à la bouche, me piétiner… Un peu de respect, les mioches ! Allez jouer ailleurs !
Celui-là, c’est le pire de tous. Il suçote un de mes coins –beurk ! – et ne sait même pas encore marcher sans les mains. Autant dire deux fois plus d’impacts sur mon pauvre dos fatigué.
Ah, non ! Non, c’est dégueulasse, je porte plainte ! Mettez des couches à vos gosses quand ils sortent du bain, ce petit saligaud vient de me pisser dessus !

Je hais les bébés.

+2 manifs
+1 discours moralisateur
−1 espoir de rester sec, pour une fois
+10 nouveaux locataires qui s’entassent tant bien que mal.

Ben il en tient une couche, celui-là… En dix ans de bons et loyaux services, je commence à reconnaître les gens saouls ou stone. Et je crains le reflux de la cuite… Ah, non il n’est pas malade, finalement.
Tiens, l’ivrogne se lève ? Bouh, encore un qui a des belles jambes. Manque de muscle, tout ça. Habille-toi, cache un peu la misère de ce gros ventre blafard, sac à vin !
Hey, c’est quoi tout ce monde, tu as invité des copains ?

Ils sont venus, ils ont parlé, ils ont vaincu. Je me rallie à votre cause, camarades ! Marre du travail bâclé de la femme de ménage ! Marre de n’être qu’une descente de lit, un paillasson ! Je veux ma retraite ! Je veux militer pour mon droit à quitter la vie active ! Attendez-moi, camarades, je viens ! Ouuiiii !

+1 gaine
+1 sachet de médicaments saupoudré sur le peu de poils qui me restent,
+ une troisième pelade sur mon dos
+2 pieds ridés et tordus à qui je dis merde tous les matins.

Je suis dorénavant en maison de retraite.
Curieux de voir comment tout ça va finir.

Engagez-vous, qu’ils disaient.

Texte de Lalynx

Le rituel sacré de Bastet

Depuis toujours, nous devons vénérer les Dieux. Contrairement a d’autres peuplades qui prient des divinités invisibles en craignant leurs courroux, nous connaissons et voyons les nôtres au quotidien. Ils se tiennent là, si différents de nous, sur deux pattes, sans fourrure (ils ne craignent sans doute pas le persistant froid de l’hiver). Ils nous offrent la pitance et parfois leurs royales caresses pour montrer qu’ils sont fiers de leurs sujets.

Pour les remercier de ce qu’ils nous accordent, nous leur offrons des sacrifices. Il faut d’abord trouver la créature adéquate. Pour recevoir la boisson sacrée de couleur pâle, ce sont les petites grises à long-nez. Tous les honneurs nous sont offerts lorsque nous presentons ces drôles de bestioles ayant la capacité de braver le ciel, ce sont les plus coriaces. Ensuite, le choix étant fait, il nous faut l’attraper, la fatiguer, jusqu’à ce qu’elle tombe inerte.

Enfin, arrive l’étape cruciale, l’offrande. Nous portons dans notre gueule le sacrifice divin pour l’amener sur le lieu de rituel, à l’entrée de leur demeure. Chaque clan a un sanctuaire avec son autel à l’entrée, souvent de couleur brune avec des motifs inscrits dessus, dans le langage des Dieux. Nous apportons notre don sacré et le posons délicatement sur ce lieu sacrificiel. Nous achevons le rituel en tuant la victime, souvent d’un coup de mâchoire dans la nuque.

À partir de là chacun a le choix, soit partir laissant les dieux apprécier le sacrifice, ils décideront de l’utilité du présent, soit rester et entamer des litanies mielleuses jusqu’à ce qu’ils daignent apprécier notre offrande. Cette dernière option peut être dangereuse si le cadeau sacré n’est pas au goût de la divinité appelée. Mais, généralement, nous sommes félicités et recevons notre récompense.

Ainsi nous perpétuons cette tradition de chasse et de religion au travers des générations.

Pour nous, les chats, cet autel est sacré et mérite notre plus profond respect.
Pour les Dieux, les humains ce n’est qu’un paillasson.

Texte de DrJackal

Herbert a du vague-à-l’âme

-Bon, voilà je viens de finir « c’est le pied » de Moser, et j’ai la flemme de commencer « le pied » de Bory. Que faire? Me faire piétiné par des lourdaud toute la journée qui ne savent même pas se que le welcome défraichie sur mon ventre, signifie. J’en est mare de tout ça, pourquoi devrais-je me faire piétiner toute la journée d’abord? Qui à défini ça ? Je ne suis pas paillasson à me morfondre mais ça deviens lassant.

C’est la qu’en était les élucubrations de Herbert le paillasson rose trônant au pied d’une chambre d’hôtel crasseuse de Pigalle, quand entre deux clignotement rose bombons des lettres « Le Pied, PaIMentS A L’HeurE » enseigne minable d’un bouge minable ou de vieille fille de joie, qui n’ont de joie que le nom, airent toute la sainte journée au bras de fantôme de virilité déchue, il entendit une simple phrase annoncer par un passant visitant la capitale à sa douce compagne se tenant le plus à l’écart possible de cette entre de luxure rance :

-Tu en est ou de ton poème sur le paillasson pour Babellio? »
-…

Herbert n’écoutant déjà plus la suite, alerté par l’idée d’une poésie sur lui, LE paillasson de Pigalle, celui qui a essuyé les chaussures haute pleine de peinture de Toulouse Lautrec ramenant la Goulue, celui qui à sentie l’hésitation et la peur au moment d’entré pour perdre sa virginité de celui que l’ont appela plus tard le Général de la France, qui sent encore les goute de semence mélanger à la cyprine de Liliane partenaire mensuel de celui qu’elle appelait son D’Estaing qui repartait toujours discrètement après un Au revoir solennel diriger se pays de bouseux.
Oui aucun doute n’était possible il devais passer à la postérité, être le paillasson le plus connue de l’univers, celui qui irais chercher un oscar quand il jouera son propre rôle au cinéma. Herbert se voyais déjà en haut de l’affiche, embrassant passionnément Jocelyne et ça sœur jumelle Laurine, ravissante petite Louboutin blanche à talon haut, qu’il vois souvent passer devant lui sans daigner lui adresser un regard, toujours pousser par ses affreux pieds blême avec ce rouge vif ornant de la façon la plus vulgaire qui soit ses appendices dépassant du bout des jumelles.
Oui définitivement quand il serais riche et célèbre suite à cette poésie le portant dans le tête de l’état, que tout le monde l’aimera et l’écoutera, il interdirais les pieds, plus personne ne pourras plus le séparer de ses amoureuses qui ne le savent pas encore, mais quand elle seront plus forcé de suivre ses bourreaux nauséabonds elle apprendraient à le connaître, elles découvriront vite que sous cette apparence décharnée, sous ses poils manquant se cache un cœur de roi, une âme d’ange, et un charisme de Don Juan né, oui elles l’aimeront comme jamais ils fondrais une famille de petite escarpines et de robuste paillasses.
D’abord bien sur il devra prendre une douche, supprimer les restes de ses mâles libidineux en manques d’amour et de leur conquête onéreuses en manque de culottes, l’odeur entêtante et vomitive de l’urine d’humains ivres, de chiens et autres bestioles ineptes errantes dans ses rues mornes, d’ailleurs il ferra aussi interdire les animaux pour crime contre la paillassité, peut être aussi un peu de chirurgie esthétiques, un peu de botox dans les poils pour leur redonner vigueur, associé à une petite greffe de poil, et une retouche aussi sur ses angles rongés par les puces, rats et autres vermines sans fois ni loi, oui ils devaient tous mourir ses vils sac-à-puces. Il passera aussi au coin de la rue voir Paul le coiffeur gay pour se refaire une couleur, une rafraichissement de façade quoi, après tout même si son charisme ferrais fondre un iceberg au pôle-nord, il faut admettre que l’image à aussi son importance, surtout pour des Louboutins. La à ce moment il serait beau, pourra conquérir le monde, Hollywood et toute ses paillètes qu’il ne connais que par le poste de télévision situer dans la vitrine d’en face.
Oui sans aucun doute il révolutionnera leur condition, on l’appellera Herbert luther King, ou mieux Herbert Boulay comme ce jeune au cheveux blanc sortant d’un loft avec Bourriquet qui à réussi a conquérir les cœurs et les esprits.
Perdu dans ses pensé il failli hurler de douleur quand il sentie le poids éléphantesque de Martine et ses ballerine a paillètes, qui ne demande qu’à explosé sous tant de pression intérieur, et sa mini jupe noir dévoilant des cuisses imberbes, tellement friper que les oranges les plus blettes disent avoir une peau de Martine, et laissant apparaître au gré des pas une toisons brunes ou niches une cité de parasites du plus bas étages qui soit, ayant atteint la taille de tourteau. Martine sa propriétaire d’une heure, accompagné par un pauvre homme maigrelet avec de pauvres Reebook troués et son jogging noir laissant distingué sa virilité tendu par l’émotion, venu chercher un peu de chaleur humaine au creux de bourrelets infini renfermant monts, merveilles et quelque champignons de saisons oublier par la douche depuis des temps immémoriaux contre un ou deux billets bleus.

Après ses douces épreuves ramenant Herbert à la réalité il vie les Adiddas turquoises, et les tongs des deux babélionautes perdus dans la capitales, tourner au coin de la rue pour rejoindre la bute Mont Martre et ses escaliers sans fin et admirer Paris devant le Sacré cœur, et lui seul, oublié de tous voyant son espoir de célébrité, de mariages avec les Louboutins, d’Oscar s’envoler au gré d’un orgasme simulé par un couple d’une heure, lui rappelant qu’il ne pouvais pas parler et que de toute il ne pouvais pas se déplacer car il n’avais pas de pied, un comble quand on y pense.

Alors, une larme coulant le long de son pelage terne se noyant dans les restes de liquides séminal perdu, il lu le quatrième de couverture du livre de Bory : « Le pied : prendre son pied, Jouïr ».

Texte de LiliGalipette :

S’il n’en reste qu’un.

Hannah a repris ses livres et ses disques. Elle voulait emporter la platine, mais c’est David, le meilleur ami de Pierre, qui leur avait offert. Elle a laissé la platine. Elle a déjà déposé chez ses parents toutes les affaires qui sont bien les siennes. Pierre a fourré les siennes en vrac dans le coffre et sur les sièges de sa Corsa.

Dans l’appartement qu’ils désertent à mesure que la haine s’y installe, il ne reste que les biens communs du mal ordinaire, tout ce que les promesses de l’amour et l’illusion des sentiments leur avaient fait acheter ensemble. Tous les deux, ils doivent trouver un autre appartement et tous les deux ont besoin de ces mille choses que le quotidien rend invisibles et que la séparation rend odieuses et pourtant indispensables.

Qui aura la vaisselle ? Celle des petits déjeuners au lit, des dîners aux bougies et des bouffes entre potes. Celle des repas avec leurs parents, petits plats dans les grands pour montrer qu’ils étaient un vrai couple responsable. Celles des disputes où les soucoupes volantes rencontraient les lames de la colère. Cette vaisselle passera une bonne fois dans l’évier. Sortie du papier journal qui portera les dates des derniers jours du couple, elle rejoindra de nouvelles étagères et accueillera d’autres promesses sucrées et d’autres amertumes servies à point.

Qui prendra le linge ? Les draps de l’amour et des interminables matinées nues. Les draps sales qu’Hannah secouait souvent en public et les draps crasseux dans lesquels Pierre savait se fourrer. Les serviettes éponges des bains trop longs dans des eaux refroidies et celles qui finissaient en boule dans le couloir qui mène à la chambre. Les couvertures froissées jetées au pied du lit dans des éclats de plaisir et celles sur le canapé pour les nuits sans pardon. Les torchons et les serviettes, toujours dans le désordre parce que c’est ça les couples modernes. Une bonne lessive, s’il le faut un passage au pressing et les odeurs de l’autre auront disparu. S’il reste quelques tâches, il oubliera qu’Hannah avait renversé son thé sur l’oreiller et elle oubliera que Pierre n’enlevait jamais ses souliers avant de s’allonger sur le lit.

Qui voudra les meubles ? La table et les quatre chaises éjectables. Le canapé des soirées télé-pyjama-câlin, des soirées foot ou des soirées débat avec les amis. La bibliothèque et son enfer de pages qui se tournent si mal. L’armoire de la chambre et son grand miroir, où se reflétaient la beauté en bas noirs, l’élégance en chemise blanche et l’indifférence des nuits aux dos tournés. Le grand lit d’amour et de discorde, terrain de jeu et arène amère. Massifs et lourds, encombrants et moins maniables, les meubles ont été les témoins d’une passion qui a pris l’eau. L’amour aux reflets ternes s’est éteint dans la glace de l’entrée. Sur le portemanteau, les manches d’un trench n’enlaceront plus le col d’une veste en velours.

Enfin, qui voudra du paillasson ? Défouloir après l’orage, poils aplatis par la rage et la colère. Témoin des premières heures et balance des pas les plus légers. Amoureux des bottines d’Hannah. Méprisant les savates de la concierge. Abhorrant les tongs de l’étudiante du troisième qui venait trop souvent demander des œufs ou du lait. Conciliant avec les crampons de foot des amis de Pierre. Maintenant que l’appartement est vide, il ne reste que lui à l’entrée, au seuil du néant nauséabond d’une histoire où personne n’est le bienvenu.

Texte de Bibalice

PAILLASSON
Je voulais entrer sans faire de bruit
Un pas après l’autre sur le tapis
Lumière éteinte tout allait bien
Jusqu’au moment où…
Jusqu’au moment où la lumière vint

Elle s’est levée de son sofa
Elle m’ a dit « ça suffit !
Allez ouste j’en ai assez
J’ai bien trop de souci comme ça
Retourne donc d’où tu viens »

J’étais pas digne de son regard
Faut dire, comme tous les soirs
Que j’étais rentré tard
Une heure ou deux ça va encore
Mais c’est pas comme si j’travaillais loin

En moins de temps qu’il n’en faut pour pleurer
Je me suis retrouvé sur le palier
Je me suis retrouvé sur l’Paillasson
Le dos contre la porte et les pieds dans la paille
Moi, pauvre garçon, qui n’avais plus un rond

Je voulais qu’il vole ce tapis,
1, 2, 3 Allez décolle,
Relève toi, soulève toi
Mais ne reste pas planté là
Au p’tit matin,sinon, on s’ra marron

Je me suis endormi là, je crois
J’ai rêvé que je prenais la ville par le ciel
Et puis j’ai rêvé d’elle, dans ses bras réveillé
Enlacés tous les deux
Sur un horrible paillasson

Bibalice

Voilà pour ce mois d’avril!  Prochaine étape avec le mot Pomme, thème du mois de mai dont vous pouvez dores et déjà trouver quelques textes ici ! N’hésitez pas à participer à ces petits défis littéraires ! Toutes les plumes sont les bienvenues !


Nos amis d’Actualitté ont parlé ce matin de la Tour de Babel littéraire qui s’érige ces jours-ci à Buenos Aires.

Il se trouve que notre amie Maria (nous avons des tas d’amis…), justement de passage dans la capitale argentine à l’occasion de son tour du monde du jeu a pensé à nous en découvrant la Tour, et nous a envoyé ces très belles photos. Que l’on s’est empressé de partager avec vous !

Merci beaucoup, Maria, et bonne route !

"Mots pour mots", voici le nom de la nouvelle opération que nous lançons dès aujourd’hui sur Babelio !


"Mots" d’un côté, ce sont ceux d’un auteur, et "mots" de l’autre, ceux des internautes, lecteurs et blogueurs sélectionnés par nos soins pour interviewer les premiers !

C’est le rêve de nombreux lecteurs, pouvoir poser ses questions à un auteur que l’on a lu et dont on a aimé le livre ! Grâce à Babelio ce rêve est désormais à la portée de tous ceux qui le souhaitent ! En effet nous lançons dès aujourd’hui une opération de Masse Critique d’un genre nouveau ! A la place d’une chronique du livre reçu, c’est à la préparation de quelques questions à l’auteur que s’engage à faire le membre sélectionné !

Les premiers ouvrages que nous avons sélectionnés sont les suivants :

Traque Sauvage Traque Sauvage de Sylvie Wolfs, un western crépusculaire où il est question d’une mystèrieuse femme-louve pourchassée par Wiley Hurt, un impitoyable chasseur de primes !

Commissaire Garon - la Jeune Chair Commissaire Garon – la Jeune Chair de Saint-Luc, un polar qui vous emmènera de Lyon jusqu’à Hong-Kong et Macau . Rien ne sera épargné au commissaire divisionnaire Garon qui dirige la brigade des affaires générales de Lyon. Ce dernier découvrira progressivement la face noire de personnages pourtant au-dessus de tout soupçon.

Le dernier amour de George SandLe dernier amour de George Sand de Evelyne Bloch-Dano. On connaît la liaison tumultueuse de Sand avec Musset, son amour de neuf ans avec Chopin. Mais qui se souvient des années qu’elle a passées aux côtés de Manceau, son dernier compagnon ? Leur amour n’est pas, bien sûr, l’unique sujet de cette biographie foisonnante. Evelyne Bloch-Dano nous fait revivre quinze ans de la vie intense de George Sand.

Jim Morrison, poète du chaos par Bertocchini Jim Morrison, poète du chaos de Frédéric Bertocchini. À Paris, en 1971, quelques jours avant la mort de l’icône rock : Jim Morrison. Jim a 27 ans mais il est brisé, dépressif, alcoolique. Il a quitté son pays, fuyant la justice et la célébrité. L’accompagne dans sa fuite Pam, l’amour de sa vie. Alors Morrison se souvient de son enfance, des Doors, de ses excès et de la gloire…

Pour vous inscrire pour l’un des ouvrages il  vous suffit de vous rendre dans le fil de discussion du forum consacré à notre opération "Mots pour Mots" . Vous pouvez aussi tout à fait participer si vous avez déjà lu et possédez déjà un des ouvrages !

Pour les prochaines éditions s’il y a un auteur français vivant que vous êtes nombreux à vouloir interviewer, vous pouvez proposer son nom ici, c’est-à-dire dans le même fil de discussion "Mots pour mots".

Bonne chance à tous les participants !

A l’occasion du Mois de la BD et parce que le printemps est aussi le moment où la plupart d’entre nous commencent à penser à leurs vacances d’été, Babelio vous propose un voyage à travers les pays, régions, villes où rues qui ont prêté leur décor aux récits de bande dessinée ou qui constituent le coeur même de ces récits imagés.

Du Groenland à la Terre de Feu, en passant par Istanbul, Hong Kong où le monde imaginaire de Mu, embarquez pour un voyage à travers le 9ème art.


Si vous pensiez ne jamais découvrir une bande dessinée qui ait pour décor l’Ile de la Tortue ou le Turkmenistan, cette carte est faite pour vous. N’hésitez donc pas à vous y promener, vous ferez peut-être une belle rencontre!

Cette carte répertorie le maximum de pays dans le monde et essaye d’être la plus précise au niveau de la géolocalisation. Toutefois, n’hésitez pas à nous faire part de vos remarques ou suggestions afin que l’on puisse l’affiner et la compléter.

Un grand merci aux membres qui participent au Grand Challenge de vos bandes dessinées préférées! Certaines de leurs suggestions et coups de coeur figurent sur la carte.

Pour ceux qui n’ont pas encore pris part à ce Challenge, il n’est pas trop tard. Vous pouvez toujours ajouter la chronique de votre BD préférée à l’adresse suivante : http://www.babelio.com/forum/viewtopic.php?t=2641. Le titre que vous avez choisi figurera peut-être sur notre mappemonde.

Bon voyage!

Pour voir la carte en grand format, cliquez ici : http://maps.google.fr/maps/ms?t=h&ie=UTF8&hl=fr&msa=0&msid=214803773505005436298.0004a2101b4370cf536cd&ll=26.431228,-95.976562&spn=124.596693,344.179687&z=2

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