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MISE A JOUR A 16H : Babelio est de retour !
Comme vous l’avez peut-être remarqué, Babelio est indisponible ce matin.
Notre hébergeur nous a avertis cette nuit de la suspension temporaire du site, en raison de « certains fichiers .php qui ont surchargé le serveur ».
Etant donné que nous n’avons pas modifié un seul fichier depuis des semaines, je vois venir les paranoïaques et leurs raccourcis habituels : si on leur laissait la parole, ils auraient tôt fait de lier ça à la migration sauvage dont notre hébergeur nous a fait la surprise il y a deux semaines.
C’est trop facile.
Tout comme les ralentissements, la rupture des liens avec la base MySQL, les conflits avec le forum, l’Internal Server Error de samedi après midi (réponse de l’hébergeur à nos messages affolés: «Réparé, mise à jour de sécurité importante, vous êtes maintenant avec un niveau de sécurité haut level »), il s’agit d’une coïncidence. Je le répète une dernière fois : en dépit d’une étonnante concordance des temps, tout ceci n’a rien à voir avec la migration.
J’en veux pour preuve que notre hébergeur a demandé à Vassil de « vérifier les fichiers .php » pour pouvoir remettre le site en ligne. Agirait-il de la sorte s’il était responsable ?
Bien entendu, puisque le site est suspendu, Vassil n’a pour l’instant pas accès à ces fichiers. (Pour souligner l’ironie de la situation, je mettrais volontiers un lien vers la page de Catch 22 sur Babelio, mais Babelio est suspendu, rappelez-vous. Faute de mieux, ce sera donc un lien wikipedia.)
Ce qui m’amène à l’explication du titre de ce post : pour remettre Babelio en ligne, Vassil a besoin d’un accès aux fameux fichiers .php, et pour cela, nous sommes condamnés à patienter jusqu’au réveil de notre hébergeur canadien, qui dort pour l’instant sous d’autres longitudes du sommeil du juste (peut-être est-il au contraire bourrelé de remords, mais il est de toute façon indisponible.) D’expérience, il est habituellement de retour vers 14 heures, heure française.
Nous essayons comme toujours d’en sourire, mais nous ne prenons pas le problème à la légère pour autant. Ce nouveau coup de Jarnac est le coup de trop. Deux conséquences :
- Nous allons hâter notre migration sur nos serveurs dédiés. Nous espérons quitter le Canada la semaine prochaine.
- Nous allons repousser la troisième édition de Masse Critique à la semaine suivante. Elle devait être lancée en début de semaine prochaine, mais nous préférons la mettre à l’abri de ce genre de catastrophe.
Une fois encore - et ça devient une désagréable habitude - nous vous remercions de votre compréhension.
Merci Vassil !
Et bien voilà, Babelio a retrouvé cet après-midi sa vitesse de croisière, après ces insupportables journées pendant lesquelles le site a été projeté en 1997, avec des temps de chargement digne d’un bon vieux modem 28 800 bauds.
Nous présentons nos excuses à tous les membres de Babelio pour ce ralentissement, dû à un transfert surprise de notre hébergeur. Nous avions déjà subi un transfert imprévu et douloureux en décembre. Dès janvier nous avons décidé de nous mettre à l’abri en changeant d’hébergeur et en migrant sur des serveurs dédiés. La migration est imminente, Vassil la prépare depuis des semaines. Ce transfert l’a malheureusement précédée.
Merci pour toutes les encouragements et toutes les marques de compréhension reçues ces derniers jours. Nous nous sommes beaucoup arrachés les cheveux, et tous vos messages nous ont permis de garder le moral (vraiment).
Pour finir sur autre chose, quelques mots lus cette semaine dans La Bibliothèque, la nuit, d’Alberto Manguel. Plus qu’un essai, une promenade érudite dans toutes sortes de bibliothèques, des publiques et des privées, des anonymes et des fameuses, en Chine, à New York, à Paris ou à Alexandrie. Passionnant.
J’y ai trouvé ces quelques lignes qui, par bien des aspects, font écho à Babelio.
« Ce qui fait d’une bibliothèque un reflet de son propriétaire, c’est non seulement le choix des titres, mais aussi le réseau d’associations qu’implique ce choix. Notre expérience se construit sur l’expérience, nos souvenirs sur d’autres souvenirs. Nos livres se construisent sur d’autres livres qui les modifient ou les enrichissent, qui leur confèrent une chronologie différente de celle des dictionnaires de littérature. Je suis aujourd’hui, après tout ce temps, incapable de trouver seul la trace de ces connexions. J’oublie, ou je ne sais même pas, quelles sont les relations entre beaucoup de ces livres. Si je pars dans une direction – les récits africains de Margaret Laurence me remettent en mémoire La Ferme Africaine d’Isaac Dinesen, qui me fait à son tour penser à ses Sept contes gothiques, lesquels me ramènent à Edgardo Cozarinsky (qui m’a fait découvrir l’œuvre de Dinesen) et à son livre et son film sur Borges et, plus loin encore, aux romans de Rose Macaulay, dont nous avons discuté un après-midi déjà lointain à Buenos Aires, surpris l’un et l’autre que quelqu’un d’autre les connût -, je perds alors les autres fils de cette toile complexe et je me demande comment, à la façon d’une araignée, j’ai réussi à en lancer un à travers la distance apparemment incommensurable qui sépare, par exemple, les Tristes d’Ovide des poèmes d’Abd Al-Rahman, exilé de son Espagne natale en Afrique du nord. »
Après de longues discussions sur la photo finish, nous voici en mesure d’annoncer le résultat du Grand Prix des auteurs de Babelio.
Les 5 auteurs les plus populaires de Babelio sont donc, par ordre décroissant :
1. Stephen King
2. Amélie Nothomb
3. Bernard Werber
4. J-K Rowling
5. Emile Zola
Personne n’a trouvé le quinté, ni dans l’ordre, ni dans le désordre, mais un grand bravo à Levraoueg, qui était le plus proche avec la proposition :
1. Stephen King
2. J.K. Rowling
3. Amélie Nothomb
4. Robin Hobb
5. Emile Zola
S’il n’a pas encore reçu notre email de félicitations, je l’invite à nous envoyer son adresse postale à contactATbabelio.com, pour que nous lui envoyions son exemplaire du Complot contre l’Amérique au plus vite.
Et puisqu’on parle de vitesse et de ligne d’arrivée, j’en profite pour donner quelques explications sur les lenteurs de Babelio ces derniers jours.
Nous sommes - une fois encore - victimes de notre sympathique hébergeur, qui nous a envoyé le 12 avril le mail ci-dessous, sans avertissement préalable.
“Bonjour, Ce message est pour vous avisez que notre syst่me de gestion de fichier เ d้tect้ un probl่me sur l’un de nos disques dur, nous allons donc profiter de cette occasion pour faire le transfert de vos comptes vers nos nouveaux serveurs en france. Cette op้ration prend environ une semaine mais n’est pas visible par les utilisateurs. Il se peut que le serveur sois plus lent au courant de la semaine, nous nous en excusons. ภ la fin du transfert, vous serez avisez des nouveaux dns ainsi que des nouveaux liens de connexion. Merci de votre patience et compr้hension, cette op้ration est fait pour votre bien. Cordialement Simon”
On peut pardonner la brouille évidente entre Simon et l’orthographe. Un peu moins sa propension à transférer Babelio tous les trois mois sans crier gare (même si à chaque fois, il le fait avant tout “pour notre bien”.)
La lenteur de Babelio, qui prendra fin - espérons le - le plus rapidement possible, est dûe à ce transfert toujours en cours. Echaudés par un transfert intempestif en décembre, nous avons déjà pris nos dispositions et cassé la tirelire de Babelio (qui sonnait pourtant bien creux) pour nous offrir un hébergement sur des serveurs dédiés.
Ces insupportables ralentissements devraient donc bientôt appartenir au passé, le temps que Vassil achève de paramétrer les serveurs dédiés (je ne suis pas technicien, mais j’ai cru comprendre que ça représentait un certain boulot.) Les premiers tests sont concluants.
Nous présentons aux membres de Babelio toutes nos excuses pour ce ralentissement. Promis, nous faisons de notre mieux pour mettre un terme à cette situation.
On y a tous goûté au moins une fois. Comme ça, pour voir. En se disant qu’après tout, c’était sûrement aussi bon. Et deux fois moins cher.
ChokéNut, Pralina, Choco Nussa, Créma Choco, Pâte à Tartiner Choconoisette… Toujours trop liquide, trop fade, trop chocolaté, « goût de caramel », « goût de cacahuète » etc.
Nous l’attendions, mais nous ne pensions pas le voir arriver si vite : Babelio a désormais son propre ChokéNut : Papelio.fr
La promesse de Papelio est alléchante
“Papelio butine pour vous le web à la recherche des meilleures offres disponibles et vous en informe automatiquement par email, d’un simple battement d’ailes.“
“Papelio butine : Négocier pour vous des offres limitées, des codes réductions, des échantillons gratuits, des bons plans, des jeux concours,…“
Ca fait envie.
Mais alors, comment ça marche ?
« Nous utilisons les informations collectées pour rapprocher l’offre de nos partenaires et les attentes de nos membres. »
Je vous vois venir : vous imaginez déjà votre boîte email engorgée, un battement d’aile de papillon à Hong-Kong déclenchant une tempête de spams commerciaux à Paris.
Vous n’y êtes pas du tout ! Votre adresse électronique ne sera jamais communiquée aux partenaires commerciaux de Papelio.
Ca vous en bouche un coin.
Ils sont comme ça, chez Papelio. Pas de compromissions. Ils l’écrivent noir sur blanc :
« Nous pourrons utiliser les informations nominatives Vous concernant afin de Vous informer des mises à jour du programme Papelio. Nous pourrons également communiquer les informations nominatives Vous concernant, à l’exception de votre adresse de courrier électronique, à nos partenaires commerciaux afin que ceux-ci puissent vous faire parvenir par courrier postal ou par téléphone, des offres commerciales ciblées. »
Uniquement votre adresse postale et votre numéro de mobile, mais jamais, au grand jamais, votre adresse électronique. Dans un monde où la vie privée est de plus en plus souvent bradée sans scrupule sur Internet, la démarche de Papelio force le respect. Babelio leur tire son chapeau.
EXIGEZ L’ORIGINAL : BABELIO.COM !
Cybook, Iliad, Kindle, Sony Reader… Les supports de lecture numériques se multiplient, mais peinent à séduire le grand public, en dépit d’une offre de livres de plus en plus large et attractive.
La raison est connue : ces terminaux sont encore très loin de reproduire la sensualité du papier, comme le résume bien Frédéric Potet dans le Monde 2 :
« Comment lire sans pouvoir corner une page, ni caresser son grain, ni l’entendre bruisser quand on la tourne ? Question d’habitude et de génération sans doute, philosophe-t-on à peu de frais lorsque notre œil se trouve être attiré, en haut de l’écran, par une petite icône bien connue : celle d’un caddy. Un clic et nous voilà… sur le site d’Amazon, qui nous propose derechef d’acheter Les Charmes discrets de la vie conjugale en version poche pour 7,13 euros. Un livre, un vrai, avec des feuilles en papier. Soulagement… » (Le livre au pays des écrans – 14 février 200
D’un côté la capacité de stockage et le faible encombrement des terminaux numériques. De l’autre le plaisir incomparable du papier sous les doigts.
Inconciliables ?
Babelio prend le pari que non, et dépasse cette contradiction en lançant l’eyebook®
LE MEILLEUR DES DEUX SUPPORTS
L’eyebook®, c’est l’association originale entre un volume de 250 pages vierges, reliure plein veau chamoisé aubergine, sur vélin Lana royal pur chiffon filigrané, et une visière virtuelle 640 x 480 pixels, écran de 42 pouces, moins de 80 grammes et 10 heures d’autonomie en lecture (alimentation : deux piles AA)
Choisissez un livre stocké dans la mémoire flash de l’eyebook, et feuilletez le livre : en temps réel, la visière « projette » le texte choisi sur les pages et les écouteurs amplifient le crissement du papier. Une reproduction à l’identique du plaisir de la lecture !
UNE SECURISATION MAXIMALE DES CONTENUS
Babelio est particulièrement soucieux du respect du droit d’auteur. Pour éviter que la numérisation du livre n’ouvre la porte aux pirates comme elle l’a fait pour l’industrie de la musique, nous avons développé avec les équipes techniques de nos partenaires éditeurs la norme BabelRight® de protection des contenus. BabelRight® est un tatouage numérique crypté appliqué au livre en amont, au moment de sa numérisation. Il garantit aux éditeurs et aux auteurs une sécurisation maximale, en bloquant tout usage illégal à l’interface même de consommation du livre : l’œil.
Nous sommes partis d’un constat simple : les sourds ne piratent pas de musique. BabelRight® transpose ce principe au livre. La lecture d’un livre téléchargé illégalement sur l’ eyebook® se traduit au bout de quelques pages par un flash puissant (5000 watts) qui provoque chez le pirate une cécité temporaire (entre 4 et 8 heures) et l’empêche ainsi de consommer le contenu. Editeurs, n’hésitez plus ! Rejoignez le programme eyebook® en toute sécurité !
Quant à toi, ami lecteur, si tu penses comme nous que la littérature doit être protégée de tout ceux qui veulent la tuer en la rendant gratuite (pirates, bibliothécaires etc.) assure-toi bien que chaque livre numérique que tu achètes porte bien le logo BabelRight® sur la première page.
LE PLAISIR DU PAPIER, LA RICHESSE DU NUMERIQUE !
L’ eyebook® est disponible dès aujourd’hui en deux modèles :
- 5 gigaoctets (199 euros TTC)
- 10 gigaoctets (249 euros TTC)
N’hésitez plus : pour recevoir une documentation plus complète, écrivez vite à eyebook@babelio.com
Les polémiques qui ont entouré le Salon du Livre ont fait couler beaucoup d’encre ces dernières semaines. On a également lu beaucoup d’articles- de qualité variable - sur la révolution numérique, l’e-book, les programmes de numérisation des uns et des autres, etc.
Mais pas un mot, pas un, sur l’évènement littéraire de l’année. Un silence assourdissant. 30 ans sans Maurice Carême, et personne pour en parler.
Nous nous y étions préparés : nos multiples courriers adressés au SNE et à Reed Midem, organisateurs du salon, pour le rebaptiser Salon Maurice Carême du Livre, étaient restés sans réponse.
Mais quelle tristesse de voir relegués au détour d’une allée sombre ceux-là mêmes à qui revenait la place d’honneur, les derniers grognards, les gardiens du temple : la Fondation Maurice Carême.
Gardons espoir, l’injustice ne peut durer toujours : “La Pierre rejetée des bâtisseurs, est devenue la Pierre d’Angle, c’est là l’œuvre du Seigneur, merveille pour nos yeux“. (Matthieu 21, 42)
A l’heure où l’on célèbre les 40 ans de Mai 68, la Sorbonne occupée, les CRS SS et les barricades, il faut croire que certaines commémorations dérangent. A relire Liberté, toujours brûlant d’actualité, on comprend que les puissants aient tout intérêt à laisser la tombe de Maurice Carême se couvrir en silence de la mousse de l’oubli…
Liberté
Prenez du soleil
Dans le creux des mains,
Un peu de soleil
Et partez au loin!
Partez dans le vent,
Suivez votre rêve ;
Partez à l’instant,
La jeunesse est brève !
Il est des chemins
Inconnus des hommes,
Il est des chemins
Si aériens !
Ne regrettez pas
Ce que vous quittez.
Regardez, là-bas,
L’horizon briller.
Loin, toujours plus loin,
Partez en chantant !
Le monde appartient
A ceux qui n’ont rien.
Maurice Carême
« Enfin, le chef du départ découvrit l’erreur : la caisse avait donné un faux numéro et le paquet était revenu.
– Quelle est la caisse qui a débité ça ? demanda Mouret. Hein ? vous dites la caisse 10…
Et, se retournant vers l’intéressé :
– La caisse 10, c’est Albert, n’est-ce pas ?… Nous allons lui dire deux mots. »
Emile Zola – Le Bonheur des Dames
Si seulement ce pauvre Albert avait pu profiter de la nouvelle fonctionnalité de Babelio, il ne se serait pas mis dans un tel pétrin…
Babelio lance l’ajout de livre par webcam !
Les heureux possesseurs d’une webcam peuvent remplir leur bibliothèque à la vitesse de l’éclair (ou disons à la vitesse d’une caissière) en scannant les codes barres de leurs livres avec leur webcam.
Il leur suffit d’éclairer correctement le livre, de cadrer le code-barre avec leur webcam, d’attendre le « bip » réglementaire, et voilà !
La fonction est disponible dès à présent sur la page Ajouter des livres, onglet Webcam. Elle est en beta-test, alors n’hésitez pas nous communiquer vos remarques et questions à l’adresse contact AT babelio.com. Nous comptons notamment sur vous pour nous aider à lister les webcams compatibles et incompatibles.
MISE A JOUR :
Les premiers tests montrent qu’en l’état, un bon éclairage du code barre est un élément très important. Il faut veiller à ce que le code barre soit bien éclairé, sans reflet.
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Merci à tous !
Alors qu’apparaissent les premières critiques issues de la dernière édition de Masse Critique, nous prenons quelques instants pour remercier les blogueurs qui se sont fait l’écho de l’opération, et ont ainsi largement contribué à son succès.
Nous avons essayé d’être exhaustifs, mais si certains sont passés à travers les mailles du filet, qu’il n’hésitent à nous maudire publiquement, les commentaires sont faits pour ça.
Merci donc à :
les-routes-de-l-imaginaire.blogspirit.com
les-lectures-d-ysaye.over-blog.com
Cette fois, ça y est : la deuxième édition de Masse Critique est terminée.
Merci à tous les participants. Et un grand merci aux blogueurs qui ont relayé l’opération (ils seront remerciés plus dignement dans un prochain billet.)
D’ici quelques jours, les blogueurs sélectionnés recevront un email leur annonçant le livre qui leur sera envoyé. Les envois suivront peu de temps après.
Et pour ceux qui n’auront pas été sélectionnés, ou qui sont arrivés trop tard pour participer, qu’ils se rassurent : Masse Critique reviendra bien vite, avec de nouveaux livres à lire et à critiquer.
MISE A JOUR : LE TEXTE CI-DESSOUS EST UNE FICTION. RIEN DE TOUT CELA N’ARRIVERA (HEUREUSEMENT) SUR BABELIO
Samedi dernier, Babelio a accueilli sa 1984ème bibliothèque. Nous prenons prétexte de ce symbole pour annoncer quelques modifications dans les conditions générales du site, pour le bien de tous et l’harmonie de la communauté.
1. IDENTIFICATION DES MEMBRES
Le recours au pseudonyme est dorénavant proscrit. Pour simplifier l’usage de Babelio, les membres seront publiquement identifiés par leurs nom et prénom. Seuls les gens qui ont quelque chose à cacher ont honte de révéler leur nom. Par ailleurs, l’espace dédié à la description du profil - qui abritait bien souvent fantaisies et mensonges - sera avantageusement remplacé par une photographie du domicile du membre, grâce à Google Earth et à la géolocalisation de son adresse IP. Il sera ainsi loisible à chacun d’aller sonner chez un membre pour poursuivre une controverse littéraire entamée sur Babelio.
2. VERIFICATIONS TELEPHONIQUES
Nous avons constaté à plusieurs reprises que certains membres ajoutaient dans leur bibliothèque des livres qu’ils n’avaient lus que partiellement, voire pas du tout.
Pour mettre fin à ces pratiques, nous allons procéder à des sondages téléphoniques aléatoires portant sur le contenus des livres catalogués (éléments de l’intrigue, noms des personnages etc.) Les membres qui se montreront incapables de répondre aux questions relatives aux livres de leur bibliothèque verront leur compte suspendu.
Ces appels téléphoniques seront également l’occasion pour les membres contactés de nous apporter des justifications précises quant à certaines critiques publiées sur Babelio, exagérément positives ou négatives. Là encore, faute d’arguments convaincants, les comptes seront suspendus.
3. HARMONISATION DES BIBLIOTHEQUES
Des membres soucieux du bien-être collectif ont attiré notre attention sur certaines bibliothèques qui mettaient en avant des ouvrages séditieux n’ayant pas leur place sur Babelio.
Ces bibliothèques ont été immédiatement effacées, mais de nouvelles apparaissent chaque jour.
Afin de faciliter l’indispensable travail de surveillance effectué par les membres, nous avons amélioré le système d’étiquettes de Babelio. A partir de maintenant, les membres peuvent étiqueter non seulement les livres (”roman”, “littérature anglaise”, “thriller” etc.) mais aussi les autres membres (”bibliothécaire”, “fan de manga”, “déviant” etc.)
Etiquetez les membres ! Aidez-nous à identifier les bibliothèques qui défigurent Babelio !
(NB : fidèle à sa tradition de collaboration avec la puissance publique, Babelio se réserve le droit de communiquer aux autorités compétentes toutes les informations relatives aux membres déviants.)
La lecture de ces nouvelles conditions vaut acceptation.
Enfin, pour marquer le passage à une nouvelle ère, le slogan “Connectons nos bibliothèques”, assez flou, sera remplacé par la maxime “Une bibliothèque ordonnée est la marque d’une vie mentale saine.”
Et puisqu’il faut bien donner quelques statistiques, à l’heure où ce billet est rédigé :
2019 membres inscrits à Babelio
89043 livres catalogués
28429 livres notés
53930 étiquettes
2604 critiques
1258 citations
Babelio a passé ce matin la barre des 1793 membres.
En ces jours de mutations, on nous ressert souvent - à juste titre - le Ceci tuera cela de Notre Dame de Paris, “le livre tuera l’édifice“.
Que ce 1793ème membre soit pour nous l’occasion de rappeler cet autre passage visionnaire de Quatrevingt-treize sur l’ebook. Un extrait suit, mais je recommande de le lire dans son intégralité.
“Ce fut un moment effrayant. Gros-Alain et Georgette virent, avec une extase mêlée d’épouvante, René-Jean froncer ses sourcils, roidir ses jarrets, crisper ses poings et pousser hors du lutrin l’in-quarto massif. Un bouquin majestueux qui perd contenance, c’est tragique. Le lourd volume désarçonné pendit un moment, hésita, se balança, puis s’écroula, et, rompu, froissé, lacéré, déboîté dans sa reliure, disloqué dans ses fermoirs, s’aplatit lamentablement sur le plancher. Heureusement il ne tomba point sur eux.
Ils furent éblouis, point écrasés. Toutes les aventures des conquérants ne finissent pas aussi bien.
Comme toutes les gloires, cela fit un grand bruit et un nuage de poussière.
Ayant terrassé le livre, René-Jean descendit de la chaise.
Il y eut un instant de silence et de terreur, la victoire a ses effrois. Les trois enfants se prirent les mains et se tinrent à distance, considérant le vaste volume démantelé.
Mais après un peu de rêverie, Gros-Alain s’approcha énergiquement et lui donna un coup de pied.
Ce fut fini. L’appétit de la destruction existe. René-Jean donna son coup de pied, Georgette donna son coup de pied, ce qui la fit tomber par terre, mais assise ; elle en profita pour se jeter sur Saint-Barthélemy ; tout prestige disparut ; René-Jean se précipita, Gros-Alain se rua, et joyeux, éperdus, triomphants, impitoyables, déchirant les estampes, balafrant les feuillets, arrachant les signets, égratignant la reliure, décollant le cuir doré, déclouant les clous des coins d’argent, cassant le parchemin, déchiquetant le texte auguste, travaillant des pieds, des mains, des ongles, des dents, roses, riants, féroces, les trois anges de proie s’abattirent sur l’évangéliste sans défense. ”
Jeff Bezos peut bien parader avec son Kindle. En matière de destruction du livre imprimé, il n’a pas grand chose à apprendre à René-Jean, Gros-Alain et Georgette.

Chose promise, chose due.
Souvenez-vous, il y a quelques semaines, nous annoncions les résultats du sondage sur les fonctionnalités les plus attendues par les membres.
Vos prières ont été entendues : en voilà deux d’un coup !
La première : la possibilité d’ajouter sur chaque livre une description ou un résumé.
Ces descriptions peuvent être de deux types :
- Une description « éditeur » : c’est-à-dire les quelques lignes figurant au dos du livre (quatrième de couverture.)
- Une description « membres » : rédigée collectivement par les membres de Babelio en mode wiki.
Parce qu’il faut bien définir des règles du jeu, ces descriptions sont encadrées par une politique éditoriale (pas trop sévère, comme vous le verrez.)
La seconde : l’export de bibliothèques
Il est maintenant possible de sauvegarder votre bibliothèque, vos critiques ou vos citations dans un fichier. Il vous suffit de vous rendre sur la page « modifier mon profil ».
Il nous reste beaucoup de choses à faire, et 2008 ne fait que commencer. Nous vous donnons rendez-vous très vite pour de nouvelles fonctionnalités.
On ne s’en cache pas : chez Babelio, on aime la littérature qui agace. Qui dérange. Les livres qui tâchent les doigts et qui brûlent les yeux.
Il y a trente ans, le 13 janvier 1978 disparaissait un grand Monsieur, qui n’avait pas peur de tremper sa plume dans le vitriol, le dernier des géants (à n’en pas douter, il aurait condamné ces louanges éculées, lui que le cliché hérissait tant.)
Les pionniers du site s’en souviennent peut-être, c’est sous son patronage que nous avons lancé Babelio, il y a un an. Pour le saluer, nous aimerions reprendre les mots de Nimier au sujet de Bernanos dans Le Grand d’Espagne :
“On me demandait un jour de citer ses disciples. A quoi bon? Nous lui serons fidèles, voilà tout. Il a compté sur nous, passionnément il attendait notre génération. Nous ferons toutes les bêtises du monde, mais il y a bien des choses que nous ne ferons pas, parce qu’elles seraient sans son aveu. Maintenant qu’il n’est plus là, suivant un de ces vieux mots dont il aimait la plénitude, nous voudrions le servir. […] Nous choisissons ce capitaine.”
30 ans déjà que nous avons dit adieu à Maurice Carême. Chapeau, l’artiste.
Pour que son cri jamais ne s’éteigne, un de ses derniers brûlots :
Mon petit lapin
Mon petit lapin
N’a plus de chagrin
Depuis le matin,
Il fait de grands sauts
au fond du jardin.
Mon petit lapin
N’a plus de chagrin
Il parle aux oiseaux
Et il rit tout haut
Dans l’ache et le thym
Mon petit lapin
N’a plus de chagrin
Le voisin d’en face
A vendu ses chiens,
Ses trois chiens de chasse.
N’en jetez plus !
Merci à tous pour votre enthousiasme concernant cette première édition. Nous avons reçu un très grand nombre de demandes et de marques de sympathie, et nous préférons nous arrêter là pour procéder au tirage au sort.
Nous allons finir de dépouiller tous vos emails (n’oubliez pas que Babelio est un site artisanal, et que chaque mail est patiemment dépouillé à la main à la lueur d’une bougie) et nous préviendrons très vite les membres qui recevront un livre.
Quant à ceux que nous ne pourrons malheureusement pas satisfaire cette fois-ci, qu’ils se rassurent : Masse Critique reviendra très bientôt, avec de nouveaux livres et de nouveaux éditeurs.

Nous sommes heureux de vous annoncer le lancement du programme Masse Critique de Babelio.
Recevez chez vous gracieusement des livres et faites en votre critique publique lapidaire ou dithyrambique comme bon vous semblera. Il n’y a rien d’autre à comprendre : un livre en l’échange d’une critique, c’est aussi simple que ça. Comment ça marche précisément?
1- Nous recevons tous les mois une sélection de livres mis à disposition par les éditeurs partenaires (pour cette première édition XO , Univers Poche, Place des éditeurs, et Oh ! Editions, d’autres devraient les rejoindre très vite), sélection que nous publions sur notre blog et en vous en avertissant sur la page d’accueil de Babelio. Ce mois ci les livres sélectionnés se trouvent à la fin de ce billet.
2- Les internautes désirant participer à l’opération doivent être membres de Babelio et tenir un blog (Masse Critique est un pilote pour l’instant limité aux blogueurs. Vous n’avez pas de blog ? C’est la meilleure occasion d’ouvrir celui auquel vous pensiez depuis des mois ! Il n’y a rien de plus facile, sur wordpress.com, over-blog.com, typepad.com et surtout, si vous êtes enseignant, sur lewebpedagogique.com.)
Pour de bêtes raisons postales, nous limitons pour l’instant l’opération aux membres français, suisses et belges. Nous espérons pouvoir changer ça à l’avenir.
Vous envoyez un mail à massecritique@babelio.com en notant dans le corps du mail le livre que vous souhaitez recevoir, votre adresse postale (nous n’en ferons aucun usage commercial, mais c’est plus utile pour vous envoyer les livres), l’adresse de votre blog et votre nom sur Babelio.
3- Nous sélectionnons par tirage au sort les membres gagnant le droit de recevoir les œuvres et nous les leur envoyons dans un joli paquet cadeau.
4-Les membres s’engagent à lire le livre et à en publier une critique dans le mois qui suit sa réception. La critique devra être publiée à la fois sur Babelio et sur votre blog.
Merci qui ?
PS. Nous invitons les éditeurs désireux de participer à l’opération à nous contacter à l’adresse contact@babelio.com.
LES LIVRES DE L’EDITION DE DECEMBRE DU PROGRAMME MASSE CRITIQUE :
Pour cette première édition, nous avons deux exemplaires de chaque livre à vous envoyer. Ecrivez-nous vite !
Un jour des choses terribles, de Laurent Botti
Présentation de l’éditeur
D’abord, la brume, tenace, envahissante, qui noie tous les repères. Ensuite la première mort.Naturelle… quoi que. Et puis ces enfants dont les jeux sont loin d’être innocents. Vous êtes à Laville-Saint-Jour, avec ses vestiges gothiques, ses gargouilles et ses morts mystérieuses. N’oubliez pas : un jour, des choses terribles arriveront ; et ce jour-là, plus rien, jamais, ne sera comme avant. Après Pleine Brume, Fatale Lumière et La Nuit du Verseau, vendus à plus de 400 000 exemplaires, Laurent Botti livre un thriller à l’ambiance sombre et inquiétante, qui tient en haleine jusqu’aux derniers mots.
Mémoires glacées, de Nicolas Vanier
Présentation de l’éditeur
Au terme de plus de vingt années de périple dans les pays d’en haut, Nicolas Vanier revient sur ses fabuleux voyages à travers la Sibérie, le grand Nord Canadien, l’Alaska, la Laponie. Avec beaucoup d’humour, d’autodérision, un peu en colère parfois, il raconte ses aventures, seul, en famille ou en équipe, en compagnie d’Indiens, de trappeurs ou d’Inuits. Incroyables, drôles, émouvants ou surprenants, ses récits sont toujours riches d’enseignements : les face à face avec les loups, la chasse au caribou, les visions d’un chaman indien, le froid, les ours, l’étonnante complicité avec certains de ses chiens… Mais bien plus, au fil de ses souvenirs, il nous offre son regard et sa vision du monde, de la nature, des combats qu’il ne faut pas livrer sans discernement, de l’urgence à faire cesser la dégradation de cette nature qu’il aime et connaît si bien. Quel meilleur moyen, pour nous en convaincre, que de nous entraîner ainsi au cœur de territoires sublimes et inconnus, où la trace de l’homme s’efface devant celle, majestueuse, de la nature ?
La voleuse de livres, Markus Zusak et Marie-France Girod
Présentation de l’éditeur
Quand la mort vous raconte une histoire, vous avez tout intérêt à l’écouter. Une histoire étrange et émouvante où il est question : d’une fillette ; des mots ; d’un accordéoniste ; d’Allemands fanatiques ; d’un boxeur juif ; de vols. Traduit en 20 langues, le best-seller 2007.
Le clan Rhett Buttler, de Donald McCaig
Aucun des millions de lecteurs d Autant en emporte le vent n a oublié la passion flamboyante de Rhett Butler et Scarlett O Hara, ni le déchirement de leur séparation. Mais un si grand amour ne pouvait pas finir ainsi : voici la suite de leur histoire. Et l on retrouve le Sud des États-Unis, les bals dans les grandes maisons blanches, les plantations de coton, l esclavage, la guerre de Sécession. Rhett Butler, rejeton insoumis d une grande famille, Scarlett O Hara, ravissante, volontaire, libre, beaucoup trop pour une femme de son temps.Deux personnalités hors du commun aux prises avec une époque bouleversée. Scarlett et Rhett se ressemblent et s aiment bien plus qu ils ne se l avouent. Non, ils n étaient pas destinés à se quitter ce jour-là, séparés à jamais par la mort de leur fillette. Il leur reste tant à vivre ! A travers ces pages, tous ceux dont le coeur et l imaginaire ont été marqués au fer rouge par Autant en emporte le vent vont goûter au bonheur de replonger dans la passion inoubliable de Rhett Butler et Scarlett O Hara.
Du sang sur le green, de Harlan Coben
Présentation de l’éditeur Myron Bolitar n’aime pas le golf. Mais pour un agent sportif, difficile de faire une croix sur un sport aussi populaire, où les millions se brassent à la pelle. Aussi est-ce sur les greens de l’US Open qu’il va tenter de dénicher son nouveau client… Et comme toujours, ce sont avant tout des ennuis qu’il va récolter : le fils du leader de l’épreuve a été enlevé, et c’est à lui que la famille demande de résoudre discrètement l’affaire. Derrière l’apparence feutrée des club-houses, la réalité se révèle autrement plus sordide, voire franchement crapuleuse. Pas sûr que cette histoire change l’opinion de Myron sur la petite balle blanche… Mes amis, mes amours, de Marc Levy
Présentation de l’éditeur Quand deux pères trentenaires réinventent la vie en s’installant sous un même toit, ils s’imposent deux règles, pas de baby-sitter et pas de présence féminine dans la maison… Dans le village français, au cœur de Londres, une histoire d’amitié, des histoires d’amour, des destins qui se croisent au fil d’une comédie tendre et enlevée.
Seras-tu là ? de Guillaume Musso
Présentation de l’éditeur
Et si l’on nous donnait la chance de revenir en arrière ? Elliott, médecin réputé, père comblé, ne s’est jamais consolé de la disparition d’Ilena, la femme qu’il aimait, morte il y a trente ans. Un jour, par une circonstance extraordinaire, il est ramené dans le passé et rencontre le jeune homme qu’il était alors. Les années 1970 battent leur plein à San Francisco, Elliott est un jeune médecin passionné et plein d’ambition. Fera-t-il cette fois le geste décisif qui pourrait sauver Ilena ? Saura-t-il modifier son implacable destin ?
Darling, de Jean Teulé
Présentation de l’éditeur
Elle voulait qu’on l’appelle ” Darling “. Elle y tenait ! Pour oublier les coups reçus depuis l’enfance, les rebuffades et les insultes, pour effacer les cicatrices et atténuer la morsure des cauchemars qui la hantent. Elle voulait que les autres entendent, au moins une fois dans leur existence, la voix de toutes les ” Darling ” du monde. Elle a rencontré Jean Teulé. Il l’a écoutée et lui a écrit ce roman.
Anatomie d’un crime, d’Elisabeth George
Présentation de l’éditeur
Londres. A l’arrière d’un bus qui traverse la ville, le jeune Joel, sa sœur et son frère roulent vers leur destin. Dans un quartier chic, Helen Lynley rentre chez elle. Elle est belle, heureuse, la vie lui sourit. Tout est en place pour une rencontre. Inexorablement fatale. Car, même s’il l’ignore, Joel est une arme vivante. Le détonateur, c’est son histoire, le chaos qu’on lui a donné pour tout bagage. L’explosif ? C’est son quartier, écrasé par la misère et la violence qu’elle génère. Jusqu’au dernier moment, Joel pense qu’il pourra choisir. Mais d’autres ont peut-être déjà choisi pour lui… Le nouveau roman d’Elizabeth George est beaucoup plus qu’une enquête : le récit passionnant d’un engrenage implacable. Elle sait comme nul autre nous faire emboîter le pas de son personnage, nous placer avec lui à la croisée des chemins. Lequel va-t-il prendre ? Où sont les issues, et y en a-t-il jamais eu ? Un roman noir, plus que jamais ancré dans son époque et ses bouleversements. Une extraordinaire machine à remonter le crime. Et à le démonter.
Mille soleils splendides, de Khaled Hosseini
Présentation de l’éditeur
Après l’immense succès des Cerfs-volants de Kaboul : le nouveau roman de Khaled Hosseini. Sur fond de chaos et de violence dans un Afghanistan déchiré par cinquante ans de conflits, l’histoire bouleversante de deux femmes dont les destins s’entremêlent, un chant d’amour poignant à une terre sacrifiée et à une ville : Kaboul. Forcée d’épouser un homme de trente ans son aîné, Mariam ne parvient pas à lui donner un fils. Après dix-huit années de soumission à cet homme brutal, elle doit endurer une nouvelle épreuve : l’arrivée sous son propre toit de Laila, une petite voisine de quatorze ans. Enceinte, Laila met au monde une fille. D’abord rongée par la jalousie, Mariam va finir par trouver une alliée en sa rivale. Toutes deux victimes de la violence et de la misogynie de leur mari, elles vont unir leur courage pour tenter de fuir l’Afghanistan. Mais parviendront-elles jamais à s’arracher à cette terre afghane sacrifiée, et à leur ville, Kaboul, celle qui dissimulait autrefois derrière ses murs ” mille soleils
splendides “?
La délégation norvegienne, de Hugo Boris
Présentation de l’éditeur
” Est-ce l’alcool en carafon, le cuir brun, le mobilier vieux chêne, le feu qui crépite dans la cheminée ? Ce climat anglais où l’on s’assassine en grignotant des scones et en buvant du thé ? Il lui semble que chaque chose est bien à sa place, que chaque personne autour de cette table est un peu trop racée pour être honnête. S’appelle-t-on Ethel Brakefield dans la vie ? Ou Ernst von Sydow ? Ou même Lucas Cranach ? ” Un relais de chasse absent de tous les guides spécialisés. Cinq hommes, deux femmes, qui viennent des quatre coins de l’Europe et ne se connaissent pas. Sept chasseurs pris par la neige, qui doivent se défendre du froid, de la faim, de la paranoïa qui les guette. Prisonniers ? D’une île à la rigueur, mais d’une forêt ? Ils le sont pourtant, serrés par les arbres, piégés par la neige. L’un d’eux commence à douter : et s’ils n’étaient pas victimes du hasard, de la malchance ? Au fil des pages, René Derain acquiert la conviction qu’il est condamné, qu’il va mourir. Non pas de froid, de fatigue, de gangrène ; il sera assassiné. Il sent, dans son dos, le souffle d’une intelligence. Il sait qu’ils sont devenus de vulgaires pantins. Et que le piège ne demande qu’à se refermer. Un style vif et moderne, des personnages énigmatiques et ambivalents, La Délégation norvégienne est un roman fantastique au climat lourd et oppressant. Une mise en abyme vertigineuse !
Babelio n’a que quatre mois d’existence, et la liste des fonctionnalités à venir est encore longue. Très longue
Pour nous aider à établir des priorités, nous avons décidé de consulter les membres du site. Nous avons dressé une liste de dix fonctionnalités à développer. Vous pouvez voter sur chacune d’entre elle de 1 à 5 (5 correspondant aux fonctionnalités qui vous semblent les plus importantes.
Vous trouverez cette liste en cliquant ici.
On compte sur vous !

Il est 21h.
Si vous êtes en train de lire ça, c’est que vous n’assistez pas sur Second Life au lancement de Traverses, le livre voyageur porté par Karen Guillorel.
Et vous devriez.
Plus d’infos ici. Vite !
Ce n’est un secret pour personne : chez Babelio, on aime les livres, et on aime les galeries.
C’est pourquoi nous ne résistons pas au plaisir de partager ces deux formidables galeries, qui regroupent des dizaines de couvertures des différentes éditions de Sur la Route et de la Guerre des Mondes. On peut aussi y voir notre contribution indirecte au débat sur l’ebook.
Pour vous inciter à les parcourir, une petite sélection.
Une élégante couverture tchèque de Sur la Route.
Une couverture ukrainienne de contrebande, pas si bête.
En hommage à Vassil, une astucieuse couverture bulgare.
Une pin-up qui lit les lettres de son fiancé GI pour cette édition allemande. Assez proche du n’importe quoi.
Le sommet : cette couverture chinoise, qui semble directement pompée sur l’affiche de The Outsiders, de Coppola
Concernant la Guerre des Mondes, j’ai une affection particulière pour cette couverture campagnarde, un décor banal, les envahisseurs posés au milieu des champs comme des pylônes incongrus.
On jurerait cette pieuvre mutine sortie d’un épisode de Bob l’Eponge. Pas du tout : elle est venue pour tous nous détruire, sur cette édition russe de l’œuvre de Wells.
Quant à cette couverture argentine, qui met en scène une tête de grenouille géante venue de l’espace, je vous laisse seuls juges.
J’ai pour ma part découvert la Guerre des Mondes dans l’édition illustrée par Edgar P. Jacobs. Spielberg pourra faire autant d’effets spéciaux qu’il voudra, pour moi, les tripodes auront toujours cette tête-là. Le pouvoir des couvertures…


Le Prix Clara a été créé en mémoire de Clara S., disparue brutalement il y a un an en raison d’une malformation cardiaque. Elle avait 13 ans. Le Prix Clara, destiné aux jeunes plumes de 11 à 17 ans sera remis le 4 octobre par Christine Albanel .
Six nouvelles, parmi les 600 reçues, ont été choisies par un jury présidé par Erik Orsenna et composé de Camilla Antonini, Gilles Cohen-Solal, François Dufour, Isabelle Lebret, Bernard Lehut, Florence Malraux, Annick Meignen, Héloïse d’Ormesson, Jorge Semprun, Bernard Spitz, Alexandre Wickham et de quatre adolescents de 14 ans.
Les six textes, écrits par Noémie Éloy, Maud Lecacheur, Hermine Lefebvre de Martens, Ludivine Manric, Amandine Pohu, Paola Termine, ont été réunis dans le recueil Pour Clara, qui sera disponible en librairie dès le 4 octobre.
L’intégralité des bénéfices sera versée à l’association pour la recherche en cardiologie de l’hôpital Necker-Enfants malades.
Dans l’euphorie des débuts, nous avons hâtivement publié un communiqué de presse claironnant que Babelio était «le premier réseau social français pour les amateurs de livres » (j’étais partisan de « premier site mondial sur le livre », mais Pierre et Vassil ont été intraitables, au motif que « arrête, ça va se voir. »)
Andras, le fondateur de l’Agora des livres (www.agoradeslivres.com) est venu nous tirer (gentiment) les oreilles. Et il a bien raison : l’Agora a plus de deux ans d’existence.
On ne le voit pas sur la photo, mais cachés derrière nos livres, nos visages sont rouges de honte.
Avec toutes nos excuses, Andras.
Je profite d’un moment de répit au milieu du déballage des cartons et de la mise en place du réseau local pour publier quelques photos de nos nouveaux locaux. Naturellement, nous venons d’emménager, et il faut faire un petit effort pour imaginer ça dans six mois, avec un bon coup de peinture et du linoleum flambant neuf, mais ça donne déjà une idée.
Tout d’abord le bureau de Pierre. Sympa, mais un peu sombre (notez l’absence de fenêtres.)
Ci-dessous, le bureau que je partage temporairement avec Vassil (c’est aussi ça, les start-ups, il faut parfois se serrer. A la guerre comme à la guerre.)
Notre cantine. Pas de photos de la cuisine, encore en travaux.
Et enfin notre salle de réunion. A ce sujet, nous sommes à la recherche d’une table en chêne de 15 mètres sur 2,50. Rien trouvé sur eBay pour l’instant. Si quelqu’un a une piste, qu’il n’hésite pas à se manifester.
PS : en réalité, Babelio est toujours domicilié dans le cagibi qui me tient lieu d’appartement, mais vous pouvez aller vous promener sur ce formidable billet découvert aujourd’hui pour admirer quelques-unes des plus belles bibliothèques du monde.
Mise à jour : Bakelith nous signale dans un commentaire que toutes ces photos sont tirées de Libraries livre de la photographe Candida Höfer, accompagné d’un texte d’Umberto Eco. 74,10 euros, vous pouvez commencer à économiser pour Noël.
Bien qu’absolument personne ne l’ait réclamé, nous avons jugé qu’il était temps de dire un mot des vacances de Babelio. Après tout, à quoi bon avoir un blog si on ne peut pas y publier ses photos de voyages. Voilà qui devrait plaire à Patrick Rambaud, habituellement mieux inspiré que dans ce court texte clichetonnant sur les blogs, justement critiqué par Virginie Clayssen (premier commentaire sur Bibliobs.) Un texte paru il y a deux jours dans les Nouvelles Mythologies orchestrées par Jérôme Garcin pour succéder à celles de Barthes. (une bonne idée d’éditeur. On avait déjà eu il y a quelques années un Nouveau dictionnaire des idées reçues. Pour les éditeurs en panne d’idées, j’en offre une autre, gratuite : une nouvelle version de Je me souviens, de Pérec, tellement daté. Au vu du succès discographique de Vincent Delerm, il y a un marché certain pour une réactualisation de la nostalgie. « Je me souviens des images Panini de la coupe du monde de 1986. Je me souviens de Challenger et de mon refus de croire qu’il y avait réellement des passagers à bord. Je me souviens de Fruité, c’est plus musclé. Etc. » C’est cadeau, parce que comme le dit Virginie, écrire un blog, c’est aussi «partager de l’information et de la réflexion.»)
Mais revenons à nos diapos.
Pierre a effectué le pèlerinage que tout membre de Babelio doit faire au moins une fois dans sa vie, en allant à Marrakech s’agenouiller devant la Koutoubia, la « Mosquée des Libraires ». Dorénavant, il ne sera plus fait référence à lui dans ce blog que sous le nom de El Hadji Pierre.

Je suis pour ma part allé en Birmanie prendre des photos de librairies. Ci-dessous, un Birman en longji (la jupe traditionnelle que portent la plupart des hommes) qui s’interroge sur les étiquettes qu’il pourrait mettre dans sa bibliothèque virtuelle sur le livre de recettes qu’il s’apprête à acquérir.
J’ai d’ailleurs découvert le lancement de Babelio le 1er août dans un cybercafé de Rangoon. Dans un pays où bon nombre de sites sont interdits par le régime, il est heureux de savoir que Babelio passe entre les mailles du filet (cela dit, l’expérience des cybercafés birmans montre heureusement la vanité de la censure internet : sur n’importe quel ordinateur, on a accès à des sites qui permettent de contourner les barrières gouvernementales et de consulter tranquillement des sites interdits comme Yahoo ou Gmail.)

Et Vassil ? me direz-vous. Comment croyez-vous que Babelio ait pu se lancer cet été avec ses fondateurs en vadrouille ? Pendant que deux d’entre eux papillonnaient en Afrique et en Asie, Vassil était enfermé dans une cave à développer nuit et jour, avec pour seul contact humain le geôlier qui lui descendait tous les deux jours un seau de poissons frais. Il n’en sera jamais assez remercié.
Pour finir, un mot sur la meilleure nouvelle de l’été, ramenée dans les bagages d’El Hadji Pierre. Nous avons déjà dit un mot de l’origine du nom Babelio. Mais Pierre en a appris (merci David !) le sens caché : Bab Al Lihouh signifie en arabe « La Porte des Princes ». Les Princes, ça en jette tout de suite plus que les Ours.
Les Princes vous saluent bien.
“Thésée, à l’aide du fil d’Ariane, revient à la porte du labyrinthe qu’avant lui nul autre n’avait pu retrouver.” Ovide – Métamorphoses, VIII, 169-182
Afin que les membres de Babelio ne se perdent plus jamais dans le dédale de notre bibliothèque collective, nous avons mis au point un fil d’actualités personnel, qui apparaît sur chaque profil.
Chaque membre peut ainsi suivre en temps réel son actualité, celle de ses bibliothèques préférées, et même celle des livres de sa bibliothèque (dernières critiques, dernières citations.) Et en passant sur les pages d’autres membres, il peut découvrir leurs critiques les plus récentes, ou les derniers livres ajoutés à leur bibliothèque. Il est par ailleurs possible d’intégrer son fil d’actualités à un lecteur RSS. Pour mieux comprendre, jetez-un œil à la copie d’écran en bas de ce billet.
Pensez donc à ajouter vos bibliothèques préférées sur votre page profil, et n’hésitez pas à inviter vos amis sur Babelio !
L’émotion du lancement est derrière nous. Les premiers utilisateurs arrivent en masse (ou presque). Même s’il nous reste énormément de pain sur la planche pour améliorer Babelio, le moment est venu de remercier tout ceux qui nous ont conseillés, encouragés et supportés jusqu’ici. Et ils sont nombreux :
- Antonia, sans qui tout cela ne serait probablement jamais arrivé (formule consacrée, mais c’est vrai)
- Seb LN pour le logo et les photos
- Seb DS pour le montage
- Claudine pour les pages Myspace et Amiz
- Violette, Bénedicte et Evelyne pour le design
- Vincent et son camarade de Rayonnance pour avoir renforcé notre confiance
- Vessi pour son aide logistique
- Julien et JB pour leurs conseils avisés depuis le départ
- Charles et Geoffroy, indispensables consultants juridiques
- Yannick pour sa maîtrise des arcanes comptables
- Antoine et ses informations précieuses sur Google
- Bibliobsession pour ses conseils de bibliothécaire
Mais aussi Hubert, Quentin, David M., Benjamin, Alexandre, le Gillou, Rothko, Matthieu J., Thibaut, Pierre-Alexandre, Matthieu L., et beaucoup d’autres encore.
A tous, merci.
En attendant le lancement de Babelio, qui approche à grands pas, nous souhaitions vous présenter notre équipe sur la photo ci-dessous, qui regroupe de gauche à droite Guillaume, Pierre et Vassil.
Et pour vous faire patienter, nous vous proposons le petit jeu suivant : où peuvent bien être Vassil, Pierre et Guillaume sur cette photo ?
- Allongés sur une pelouse de Hyde Park, avec en fond sonore les rires des étudiantes et les cris virils des joueurs de cricket.
- Flottant nonchalamment sur un banc de varech en Mer des Sargasses, avec en fond sonore les rires des mouettes (rieuses) et le chant plaintif des lamantins.
- Plantés comme des piquets devant une haie de thuyas de la Cité Universitaire, à Paris, avec en fond sonore le boum-boum d’un djembé qui couvre tout le reste.
Pierre et moi étions hier soir à Bouquinosphère, la première rencontre de la bibliosphère organisée à l’initiative d’Hubert, de la Feuille (Vassil, resté développer au coin du feu, nous accompagnait par la pensée.)
La soirée a été riche en rencontres et en découvertes, listées en vrac :
- Hubert, bien entendu, venu de Valence (j’ai repensé tard cette nuit à cette Valentinoise qui m’avait affirmé il y a quelques années que par tradition SNCF, les conducteurs de trains arrivant en gare de Valence annonçaient systématiquement “Valence, Valence, la Provence commence ! » avec un fort accent du Sud-est. J’avoue que j’ai toujours été sceptique quant à la réalité de cette tradition, et je n’ai même pas pensé à la valider auprès d’Hubert. La prochaine fois…)
- Bibliobsession ou plutôt, pour rester dans les tons provençaux, Bibliarlésienne, que nous avons tous cherché en vain tout au long de la soirée.
- Hervé, soulagé de lancer enfin Abicia le jour même, après des semaines passées à errer dans le maquis administratif pour monter sa structure.
- Andras, de l’Agora des livres, que nous rencontrons enfin après son commentaire sur la Bibliothèque de Babel
- Au chapitre francophone : Eric, qui avait quitté la drache bruxelloise pour le soleil de Paris, et Clément, arrivé du Québec il y un peu plus longtemps (18 mois tout de même.)
- François, qui bouillonne d’idées sur l’avenir de l’écriture, de la lecture, les nouveaux formats et la micro-édition.
- Karen, invitée de dernière minute (elle a découvert l’existence de Bouquinosphère à 19h24), et ses projets d’édition fantastiques et érotiques.
- Marin, qui nous a appris l’existence de Zotero, un plugin Firefox qui permet d’extraire les metadata de textes et d’ouvrages de recherche. A creuser.
- Virginie et Heileen, entraperçues
- Et tous les autres que nous avons manqués cette fois-ci.
Merci Hubert pour cette très bonne soirée, en espérant un Bouquinosphère 2 à la rentrée, quand nous aurons enfin un peu plus à montrer qu’une page de préinscription sur Babelio.
En raison d’un changement de serveur, Babelio est malheureusement indisponible ce matin.
Nous mettons tout en oeuvre pour le remettre en ligne au plus vite.
MISE A JOUR AU 29/05 : Ca y est, notre page de prélancement est à nouveau disponible
Nos lecteurs les plus assidus le savent, le choix du nom Babelio est en partie un clin d’oeil à la nouvelle intitulée La Bibliothèque de Babel, de Jorge Luis Borges.
Et bien ça y est, tremble Google Books, tremble Europeana : la numérisation de la Bibliothèque de Babel a commencé !
Un peu plus de 10 000 ouvrages ont déjà été numérisés (c’est un beau début, mais il reste du travail, puisque la Bibliothèque de Babel regroupe 2,865431 * 10 puissance 2517830 ouvrages.)
Parmi les premiers ouvrages numérisés, on retrouve sans surprise des classiques tels que NRNIEQOGAGOJ OBEOCEFNJCR RCDBFPBG GIL MGIYHAJBY YBNREHNLELQ ou encore VORO OXR YYSTJ FAOLSCTFL YEM JYJTJLTO (avec sa célèbre ouverture, si souvent imitée : « PDQ,OIJ PNIGPEQBCYDXH,AHHEYA B.NYADR,HJJTQELQFD,OJGLRVSQQHYGFDIEQ,RS QFGJ.»)
Chez Babelio, nous avons une affection particulière pour un ouvrage injustement méconnu, BHVA FLFPB DBOFDMPB FPCS CAOGXOXVLXS PVQ, à qui cette initiative permettra peut-être de donner une seconde vie. Nous pourrions vous expliquer pourquoi nous l’aimons, mais il existe à l’intérieur de la Bibliothèque un livre qui le fera mieux que nous, car « il suffit qu’un livre soit concevable pour qu’il existe. Ce qui est impossible est seul exclu. Par exemple : aucun livre n’est aussi une échelle, bien que sans doute il y ait des livres qui discutent, qui nient et qui démontrent cette possibilité, et d’autres dont la structure a quelque rapport avec celle d’une échelle. » (J.L. Borges) Dès que le livre en question sera numérisé, nous ajouterons un lien à cette note (qui elle-même est déjà écrite dans la Bibliothèque, sans le lien, avec le lien, et un nombre indéfini de variations.)
















