Quand les lecteurs de Babelio rencontrent Hervé Commère

En partenariat avec  Fleuve Editions, une trentaine de lecteurs de Babelio a eu l’occasion de rencontrer Hervé Commère pour la sortie de son quatrième roman intitulé Imagine le reste. C’est dans les locaux de la maison d’édition que lecteurs et auteur se sont réunis pour échanger au sujet de ce livre à la construction particulière à mi-chemin entre polar et roman à rebondissements. Retour sur cette rencontre.

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Les personnages au cœur de l’histoire

Difficile de caractériser les romans d’Hervé Commère !  Alternant les genres et les points de vue, il parvient à créer une histoire unique sous la forme d’un puzzle dans lequel viennent s’imbriquer plusieurs parties, plusieurs petites histoires. Mais alors comment résumer ce roman ? Hervé Commère répond : « Je n’arrive pas à raconter une histoire sans raconter ce qui se passe autour ». Ce roman a pour point de départ le vol d’un sac rempli de billets autour duquel vont graviter plusieurs personnages qui n’ont a priori rien à voir les uns avec les autres et dont les vies brisées vont se croiser et s’influencer. Quand on demande à l’auteur qui des personnages ou de l’histoire a été le fil conducteur de ce roman, il répond que ce sont les personnages qui l’ont guidés : « c’est le roman dans lequel j’ai le plus développé les personnages ». Il avoue également être fasciné par le « côté pile et face d’une histoire » dans laquelle les personnages se croisent mais ne se connaissent pas alors que le lecteur lui les connaît. Une influence qui lui vient des films de Lelouch ou de romans tels que l’Ironie du sort de Paul Guimard où le hasard a un rôle à jouer. Hervé Commère revient également sur son expérience de barman, métier qu’il a exercé pendant 15 ans et qui lui a permis de développer sa créativité : « Je me suis pris de passion pour le métier de barman parce qu’on est au cœur des histoires, des anecdotes ».

Un road-trip existentiel

Quand il s’agit de savoir si Imagine le reste est un polar, Hervé Commère répond : « Je ne me considère pas comme un auteur de polars ; je raconte des histoires, des histoires à rebondissements ». Si on lui fait alors remarquer que le vol de sac de billet est un thème récurrent des polars,  l’auteur répond qu’il y voit plutôt une référence aux vieux films de son enfance. Les lecteurs lui font d’ailleurs remarquer que son écriture est très visuelle, presque cinématographique. Ce à quoi il répond : «  je vois les histoires que je raconte comme les images d’un film ». Hervé Commère confie à ses lecteurs qu’il n’a pas construit de plan pour ce roman mais s’est laissé guider par son écriture. C’est d’ailleurs celui qu’il a écrit avec le plus de facilité : « Je voulais improviser, je savais seulement que je voulais que mes personnages partent du nord en voiture pour arriver dans le sud au soleil ». Une histoire que les lecteurs ont comparé à un road-trip existentiel, une expression qui plait bien à l’auteur puisque les personnages « se dirigent tous physiquement vers le sud mais aussi vers le bonheur ». Car il est aussi question de bonheur et d’amour dans ce roman : « dans tous mes romans c’est l’amour qui mène l’histoire ». Un thème que l’auteur retranscrit bien par son titre Imagine le reste : imagine que ta vie est meilleure. Un ordre lancé à tous les lecteurs !

La rencontre se termine sur une note musicale liée à la thématique rock du roman : quelle serait la bande son d’Imagine le reste ? Hervé Commère répond : « Thunder road de Bruce Springsteen ».

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Découvrez Imagine le reste d’Hervé Commère, publié chez Fleuve Editions

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Quand les lecteurs de Babelio rencontrent Marek Halter

En partenariat avec les éditions Robert Laffont, une trentaine de lecteurs de Babelio a eu la chance de rencontrer Marek Halter à l’occasion de la sortie de Khadija, premier volet de sa nouvelle saga consacrée aux femmes de l’Islam. C’est dans les locaux de la maison d’édition que lecteurs et auteur se sont réunis pour échanger au sujet du thème et de l’écriture de ce récit qui touche à l’une des figures les plus emblématiques de la religion musulmane.

 

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Khadija, une femme moderne

Après le succès de sa trilogie sur les figures féminines de la Bible, Marek Halter s’intéresse dans cette nouvelle saga aux femmes qui ont été au cœur de l’Islam en consacrant le premier tome à Khadija, première épouse de Mahomet.

Et c’est sur le portrait de cette femme hors du commun que se portent les premières questions des lecteurs. Qui est-elle ? Quelle influence a-t-elle sur Mahomet ? Marek Halter répond en rappelant le caractère résolument moderne de Khadija. Au cœur d’une société très masculine dans laquelle règne l’équilibre de la terreur, Khadija a réussi à s’imposer en tant que femme d’affaires libre et forte. Et contre toute attente c’est elle qui a choisi de prendre Mahomet pour époux, alors que celui-ci était pauvre, inconnu et illettré. Celle que l’on surnomme « la mère des croyants » a permis à Mahomet de s’élever au rang de prophète. Grâce à son savoir, elle lui a ouvert un monde qu’il ne connaissait pas et sans elle, l’aventure musulmane n’aurait peut-être jamais commencé.
Marek Halter reste convaincu du rôle central des femmes dans la société : « Si la société doit changer ce sera par les femmes ». C’est donc la raison pour laquelle il s’attache dans ses récits à faire connaître le rôle qu’elles ont joué dans l’Histoire : « Les femmes ont la capacité de prendre des décisions plus rapidement que les hommes quand il est question de vie ou de mort ».

 

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Le roman historique

Interrogé par les lecteurs sur son travail bibliographique, Marek Halter a signalé la richesse de la documentation historique autour de la naissance de l’Islam tout en s’étonnant que les chercheurs musulmans n’aient pas davantage travaillé autour de la personne de Khadija.

C’est donc sans grande difficulté qu’il a réussi à reconstituer l’environnement de son récit : la vie quotidienne dans le monde arabe pré-islamique. Il a toutefois dû porter une attention toute particulière à la cohérence de son récit et de ses personnages fictifs avec les personnages historiques existants. Une exigence particulièrement requise pour l’écriture de romans historiques. L’auteur était toutefois confiant car selon lui, il existe une logique interne à l’écriture : si l’écrivain a une bonne connaissance de l’environnement de son récit, il peut « lâcher » ses personnages dans le décor sans créer d’anachronisme.

"Mais quelle est la clé du succès des épopées historiques  ?", interrogent les lecteurs. Pour l’auteur, il est important que le lecteur puisse s’identifier aux personnages. Pour cela, « il faut injecter des personnages fictifs qui donnent de l’épaisseur à l’aventure historique ». Marek Halter se dit très inspiré par l’écriture d’Alexandre Dumas : « Alexandre Dumas m’a appris à tenir le lecteur en haleine ». Et il livre une astuce apprise dans les romans de Dumas : « Si on veut que le lecteur se souvienne d’un personnage, il faut lui attribuer une infirmité ».

 

Méthodes de travail

Marek Halter poursuit les confidences en expliquant aux lecteurs de quelle manière il travaille. Il est selon lui important d’être régulier dans l’écriture : « J’écris tous les jours à partir de 6h du matin. » Une écriture à la main qui est ensuite dictée à son assistant. « La dictée fait de mon écrit un récit oral ». L’écriture d’un roman prend ainsi un an et il faut un an avant cela pour faire les recherches nécessaires à la construction d’un récit cohérent.

Une méthode qui s’avère concluante puisque le deuxième tome de cette saga autour des femmes de l’Islam sortira en mars 2015 et sera consacré à Fatima, la plus jeune fille de Mahomet. Le troisième volet lui sortira en novembre 2015 et abordera la figure d’Aïcha, la dernière épouse du prophète.

 

Découvrez Khadija de Marek Halter, publié chez Robert Laffont :

 

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Babelio au Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo

Après le succès de Paris, Angoulême et Montreuil, les petits cartons orange de Babelio sont de retour pour habiller les stands des éditeurs du Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo.

Cartons - Salon du Livre 2013Pour la 25ème édition du Festival, nous renouvelons notre opération de cartons de critiques de lecteurs à afficher sur les stands des éditeurs. Comme pour les manifestations précédentes, nous avons sélectionné avec soin des extraits de critiques de nos membres pour mettre en avant les titres présentés par les éditeurs et inciter les visiteurs à découvrir leur prochaine lecture !

Plus de 150 cartons  seront à découvrir sur les stands de près de 50 éditeurs partenaires.

Si vous comptez vous rendre au festival breton, n’hésitez pas à aller à la chasse aux cartons. Vous y trouverez peut-être un extrait d’une de vos critiques !

La liste des éditeurs partenaires :

Albin Michel, Alexandrines, Alzabane, Apogée Editions, Au Diable Vauvert, Auzou, Belfond, Belin, Bruno Doucey, Calmann-Lévy, Cherche Midi, Critic , Denoël, Dialogues, Editions Générales First, Flammarion, Casterman, Galaade Editions, Gallmeister, Glénat, Grasset, Gulfstream, Hachette, JC Lattès, L’Aube, La Découvrance, La Joie de Lire, Le livre qui parle, Le MOTif, Le Passage, Les Petits Platons, Livre de Poche, Magnard, Marabout, Mercure de France, Metailié, Monsieur Toussaint Louverture, Nathan, Omnibus, Pascal Galodé, Payot-Rivages, Philippe Picquier, Philosophie Magazine, Plon-Perrin, Points, Scrineo, Presses de la Cité, Stock, Syros, Thierry Marchaisse.

Quand les lecteurs de Babelio rencontrent Jacques Ravenne

En partenariat avec Fleuve éditions, quelques lecteurs de Babelio ont eu la chance de rencontrer Jacques Ravenne à l’occasion de la sortie de son nouveau roman Les sept vies du Marquis. Le coauteur  des aventures du commissaire Antoine Marcas s’est penché dans cette publication sur le cas du très célèbre Marquis de Sade. C’est dans ce contexte qu’une vingtaine de lecteurs s’est réunie dans les locaux de l’éditeur pour un moment de partage avec l’auteur sur son expérience d’écriture et sa connaissance de la vie de Donatien de Sade.

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Les vies du Marquis de Sade

Connu habituellement pour ses thrillers ésotériques, Jacques Ravenne s’est tourné avec ce nouveau roman vers le genre historique, un genre assez proche du polar selon lui car basé sur une succession de rebondissements. Et le Marquis de Sade est l’écrivain du 18ème siècle dont la biographie a connu le plus de rebondissements ! Mais la volonté d’écrire sur cet illustre personnage n’est pas uniquement liée à ce fait. Jacques Ravenne a fait la connaissance de Sade lorsqu’il avait une vingtaine d’années au Château de Lacoste dans le Luberon. C’est en visitant la demeure du Marquis qu’il s’est pris de passion pour l’écrivain trop souvent injustement décrié.

Avec ce roman, l’auteur a voulu montrer que derrière la légende il y avait l’homme. Pari réussi puisque les lecteurs présents dans la salle ont salué le talent de Jacques Ravenne à « faire ressurgir la dimension humaine » du personnage. Et c’est notamment en choisissant de ne pas faire apparaître de scènes de débauches dans son livre qu’il a pu se concentrer sur les autres vies du marquis et porter à la connaissance des lecteurs d’autres facettes de son existence. A la question « Quel Sade aimez-vous le plus ? », Jacques Ravenne répond « Le Sade qui a été aimé ! » Les passions amoureuses du Marquis sont en effet assez peu connues. On sait que celui-ci a aimé deux femmes qui lui ont toutes deux brisé le cœur.

Il subsiste cependant peu de zones d’ombres et de mystères sur la vie de Sade. Seuls 6 mois de l’existence du marquis restent flous pour les chercheurs. Le reste de sa vie a été archivé. On recense notamment 1200 lettres signées de sa plume. A ce jour, seuls trois de ses livres restent inconnus et ses plus grands adeptes rêvent un jour de mettre la main dessus. Parmi ceux qui sont connus, Jacques Ravenne a conseillé aux lecteurs présents de découvrir l’écrivain en lisant La philosophie dans le boudoir et Justine, les deux plus beaux écrits selon lui.

L’expérience d’écriture

Après ces quelques anecdotes et conseils de lecture sur Sade, les lecteurs se sont intéressés à l’écriture du roman et ont questionné Jacques Ravenne sur son expérience d’écriture en solo. Habitué à écrire en duo avec Eric Giacometti, l’auteur a confié qu’il y avait en effet de nombreux inconvénients à écrire seul et notamment qu’il était plus risqué de sortir du cadre de l’histoire. D’autant qu’écrire une biographie nécessite davantage de travail sur les références historiques pour éviter l’anachronisme. Ayant choisi de travailler la vie de Sade sous forme de roman et non de biographie historique, il a en effet été difficile pour lui de « calibrer à la fin le personnage historique et le personnage créé au fil du roman ».

L’expérience de l’écriture historique et biographique a toutefois beaucoup plu à Jacques Ravenne qui souhaite se pencher prochainement sur les destins de Fouché et Talleyrand. Parallèlement à cela, il travaille avec Eric Giacometti à la poursuite des aventures du commissaire Marcas. Et il a annoncé aux lecteurs qu’il s’est également lancé dans un nouveau projet de roman basé sur l’écriture à la première personne.

C’est donc sur cette note que s’est clôturé le débat laissant place à une séance de dédicaces des plus chaleureuses où chaque lecteur a eu l’occasion d’échanger quelques mots avec l’auteur.

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Découvrez Les sept vies du Marquis de Jacques Ravenne, chez Fleuve Editions

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Où Babelio présente une étude sur le grand format et le livre de poche au Centre National du Livre

Le 3 décembre dernier s’est tenue la 4ème conférence organisée par Babelio au Centre National du Livre. Inscrite dans le cadre du cycle de conférences sur « Les pratiques des lecteurs », celle-ci portait sur le thème du grand format et du livre de poche. A destination des professionnels du livre, cette conférence avait pour but d’apporter un éclairage sur les perceptions et stratégies d’attente du lecteur par rapport à ces deux formats ainsi que sur les façons dont ceux-ci sont travaillés par les maisons d’édition.

Pour répondre à ces questions étaient présents Pierre Fremaux, co-fondateur de Babelio, Louis Chevaillier, responsable éditorial de la littérature contemporaine pour Folio, Audrey Petit, directrice littéraire du Livre de Poche et Béatrice Duval, directrice générale des éditions Denoël. Le tout animé par Guillaume Teisseire, co-fondateur de Babelio.

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Portrait-robot du lecteur Babelio

La conférence démarre par la restitution des résultats de l’étude menée auprès de 2 250 lecteurs Babelio sur leurs pratiques de lecture en grand format et poche. Pierre Fremaux débute sa présentation en faisant le portait robot du lecteur Babelio. Ce n’est pas un lecteur comme les autres : il s’agit majoritairement d’une lectrice, grande lectrice puisque 96% d’entre elles lisent plus d’un livre par mois (contre 16% de la population française). Elle est relativement jeune (un tiers déclare avoir entre 25 et 34 ans). A noter toutefois que la population de lecteurs qui appréhendent les outils sociaux s’élargit et se démocratise (en comparaison les plus de 34 ans représentaient 38% des lecteurs Babelio fin 2012 contre 48% fin 2013).

Pratiques de lecture

Concernant les pratiques de lecture, il apparaît que les genres les plus lus en poche sont les classiques, la poésie et le polar alors que la bande dessinée, les livres jeunesse et les livres pratiques sont davantage lus en grand format. L’achat de livres au format poche est majoritairement motivé par le prix et le poids, la taille alors que le confort de lecture et l’esthétique sont des critères de différenciation du grand format.

les plus lus en poche

Stratégies d’attente et achats d’impulsion

Etant de très grands lecteurs, les lecteurs Babelio sont extrêmement bien informés sur les différentes parutions en librairie. Ainsi ils sont près de 60% à attendre la sortie en poche d’un livre repéré en grand format. Et il apparaît qu’il existe 5 types de livres pour lesquels la sortie au format poche est attendue : les sagas et séries, les best-sellers, les titres de la rentrée littéraire, les livres dont l’auteur est inconnu du lecteur et ceux dont ils doutent de la qualité. Les lecteurs développent ainsi diverses stratégies d’attente selon que la qualité du livre est connue (sagas, best-sellers, rentrée littéraire) ou inconnue (auteur inconnu, appréciation incertaine).

A la question relative aux achats d’impulsion, il apparaît que seul un lecteur Babelio sur 5 achète sur un coup de tête un livre en grand format alors qu’ils sont plus de 6 lecteurs sur 10 à le faire pour le livre de poche.

les plus lus en poche

Maisons et collections

Les lecteurs sont plus de 60% à faire preuve d’attachement à une maison ou collection en grand format. Parmi les plus fréquemment citées, on retrouve Actes Sud, Gallimard, Albin Michel…Mais on constate également une surreprésentation de maisons de collection de genre (Bragelonne, Collection R), ou d’estime (Zulma, Minuit).

Concernant l’attachement à des maisons ou collections de poche, 95% des lecteurs citent au moins une maison qu’ils apprécient. On note toutefois un décalage entre le classement des appréciations déclarées et le classement des meilleures ventes en librairie. Par exemple, Folio ou Babel sont des marques suridentifiées par les lecteurs par rapport à leurs parts de marché.

Quand on regarde plus en détail quels sont les motifs d’attachement des lecteurs aux différentes maisons d’édition poche, on remarque que ceux-ci sont assez variables. Il apparaît que la nature du catalogue est importante chez Fleuve Noir (logique littérature de genre) ou chez Philippe Picquier alors que le prix n’est jamais mentionné pour ce dernier. Les couvertures sont très importantes chez Babel, l’appareil critique est plus souvent relevé chez Folio ou chez Rivages que dans d’autres collections.  Chez J’ai Lu, ou Milady le prix est un critère plus souvent relevé.

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Le numérique, une alternative au livre de poche ?

L’étude se conclut sur la question du numérique et notamment du passage du poche à celui-ci. A cela, les lecteurs qui ont déjà opéré la transition répondent que le numérique permet un confort de lecture que le poche ne propose pas et qu’il permet de se constituer une véritable bibliothèque portable. Pour d’autres lecteurs, le numérique n’est pas une alternative au poche, les deux formats étant complémentaires. Par ailleurs, il apparaît majoritairement que le passage du poche au numérique ne peut être envisageable aujourd’hui  en raison de son prix encore jugé trop élevé.

C’est sur cette question sur l’avenir du poche que se termine la présentation de l’étude Babelio, pour laisser la parole aux représentants des trois maisons d’édition invitées.

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Passage du grand format au poche

Le débat commence par une question de Guillaume Teisseire sur la façon dont s’opère la parution d’un livre grand format en poche. Béatrice Duval, directrice générale de Denoël nous apprend qu’il existe des accords historiques de partenariat entre maisons grand format et poche en particulier lorsqu’elles appartiennent au même groupe. Les éditions Denoël travaillent par exemple régulièrement avec Folio, à qui certains titres sont proposés en exclusivité pour l’édition en poche. Il est toutefois également possible de travailler avec une maison hors groupe quand l’auteur a par exemple un historique avec une autre maison d’édition. Audrey Petit, nous révèle à ce sujet que le Livre de Poche a vocation à la diversification : la maison a un attachement au groupe Hachette mais il est « important de s’alimenter chez des maisons hors groupe ». Ce qui se traduit parfois par le démarchage direct des éditeurs grand format par les maisons poche.

Louis Chevaillier, quant à lui nous explique qu’il existe une nouvelle manière de travailler la parution d’un titre qui consiste en un engagement commun d’une maison grand format et d’une maison poche sur l’achat des droits d’un titre. Ce n’est donc plus la maison d’édition grand format qui porte seule toute la responsabilité de parution d’un titre mais celle-ci est partagée conjointement avec la maison poche.

Quand le poche se fait grand

Assiste-t-on donc à un rapprochement du grand format et du poche au sein des maisons ? demande Guillaume Teisseire en citant l’exemple de 10/18 qui s’est lancé dans l’aventure grand format avec une collection dédiée. Audrey Petit répond à la question en expliquant que la maison s’est lancée dans l’édition de titres en semi-poche avec « le besoin et la volonté de faire découvrir de nouveaux auteurs » car le travail d’édition n’est pas le même que celui de reprise de titres en grand format. « C’est retrouver le métier d’éditeur », précise-t-elle.

Béatrice Duval confirme que ce rapprochement est de plus en plus fréquent et cite l’exemple de Fleuve Noir, historiquement éditeur poche qui aujourd’hui s’est entièrement reconverti dans l’édition grand format.

Promotion du format poche

Comment s’opère la promotion d’un titre à sa parution en poche ? Est-elle similaire à celle qui a eu lieu pour le grand format ? Les trois intervenants s’accordent à dire que le poche souffre d’un oubli de la presse. En effet, celle-ci parle très peu de la parution de titres en poche. Louis Chevaillier nous précise que les maisons poche travaillent donc souvent en synergie avec les maisons grand format, par exemple lorsque que le poche du tome 1 sort au même moment que le tome 2 en grand format. Par ailleurs, la promotion se fait également par un travail sur les réseaux sociaux et le bouche à oreille.

Audrey Petit précise toutefois que le format poche jouit d’un certain avantage puisque sa diffusion commerciale est plus large. « Le poche peut être présent sur certains points de vente où le grand format ne peut être ». De plus, les maisons poche peuvent tirer des enseignements de l’expérience de parution du grand format pour réajuster leur communication à la sortie du titre en poche.

Ainsi il n’est pas rare que la parution en poche donne une seconde vie à succès à un titre, comme ça a été le cas pour L’île des oubliés de Victoria Hislop chez Livre de Poche ou Le Confident d’Hélène Grémillon chez Folio.

Durée de vie du poche

Le débat se conclut par quelques questions de l’assistance dont une sur la durée de vie des titres en poche. Audrey Petit répond en nous informant qu’il y a 20 000 références aux éditions Livre de Poche. La disponibilité des titres varie en fonction de différents paramètres : actualité cinématographique, sortie d’un nouveau titre de l’auteur en grand format, âge de l’auteur… Louis Chevaillier acquiesce en précisant que chez Folio 80% du catalogue est disponible.

C’est sur ces propos que se termine la conférence. Les lecteurs seront invités à répondre à une nouvelle enquête  sur leurs pratiques de lecture au printemps 2014 pour une nouvelle conférence qui se tiendra au CNL en juin 2014.

Retrouvez l’étude complète sur le grand format et le livre de poche

Où Babelio vous invite à choisir votre olive préférée

L’olive était à l’honneur de défi littéraire du mois de septembre !

Comme tous les mois, les participants de ce jeu d’écriture se réunissent pour proposer leurs créations littéraires autour d’un mot désigné. La règle est simple : chaque personne souhaitant participer au défi doit proposer un texte libre sur le thème/mot choisi et le publier sous un mois dans notre forum.

Ce mois-ci, neuf Babelionautes ont participé à l’aventure, donnant naissance à des olives toutes différentes et goutues !

Découvrez, sans plus attendre les textes de nos participants et votez pour votre préféré ici !

Texte de LiliGalipette :

Le crime de l’estaminet ou le mystère des olives.

07h34, le lendemain – Hervé Malinvif a retourné les clichés de la scène du crime dans tous les sens. Il ne comprend pas pourquoi il y a des olives autour du corps de la victime. Il est fatigué, mais il doit rencontrer le Dr Alain Ricard pour le rapport d’autopsie avant d’interroger les trois suspects.

07h56 – Le rapport d’autopsie est confus. Le légiste a relevé une marque sur la joue, probablement un coup de poing, mais ce n’est pas ce qui a causé la mort. Il y a également des griffures sur le bras, probablement faites par des ongles de femme, mais la victime ne semble pas s’être défendue contre une attaque. Enfin, l’intérieur de sa main porte un large rond rouge et violacé, une empreinte impossible à identifier. Aucune trace de drogue dans le sang, une quantité d’alcool minime. Et Bernard Salvion ne s’est pas étouffé avec une olive. Pour le moment, on ne sait pas comment est mort le patron de l’estaminet.

08h21 – Gisèle Martin a quitté le poste après son interrogatoire. Elle a avoué s’être disputée avec la victime en fin d’après-midi. Son ex-mari avait encore refusé de payer pour une de ses extravagances. Très énervée, elle avait tenté de le gifler, mais il l’avait calmement mise dehors en la traînant par le bras. Elle l’avait griffé en se débattant.

09h13 – Donatien Ombelle n’a pas tué le patron de l’estaminet, mais il l’a frappé. Excédé que ses heures supplémentaires ne soient pas payées, il avait donné sa démission en milieu de soirée, pendant le coup de feu. Bernard Salvion l’avait copieusement insulté et Donatien avait enfin laissé s’exprimer sa colère en lui jetant une belle droite sur le coin du nez. Il avait aussi volé une caisse d’olives en bocal pour se payer lui-même.

10h52 – Étienne Gervaise a été difficile à joindre. Toujours entre deux appels de clients et de fournisseurs, il n’a pu accorder que quelques minutes à Hervé Malinvif. Oui, il a eu une violence discussion téléphonique avec la victime au cours de la soirée. Il ne voulait plus le livrer tant que les trois mois d’impayés n’étaient pas réglés. Et il l’avait menacé d’appeler l’agence du contrôle sanitaire.

14h28 – La fouille approfondie de l’estaminet a révélé quelques nids de souris et que le patron dissimulait des caméras de surveillance dans tous les recoins. L’examen des vidéos devrait aider Hervé Malinvif à comprendre ce qui s’est passé.

19h49 – Hervé Malinvif a reconstitué le fil des évènements. En début de soirée, Bernard Salvion met Gisèle Martin à la porte de l’estaminet après une discussion très animée. Deux heures plus tard, Donatien Ombelle frappe la victime et sort de l’estaminet. Bernard Salvion semble très agité sur les vidéos. On voit ensuite la victime au téléphone, très en colère et gesticulant. Après avoir violemment raccroché, il avale un petit verre de cognac et se met en devoir d’ouvrir une cinquantaine de bocaux d’olives pour accompagner tout ce que boivent les clients devant le match de foot. Après une trentaine de bocaux, Bernard Salvion porte la main à la tête, comme foudroyé par une terrible douleur. Sa main s’abat nerveusement sur une assiette d’olives. On voit la victime quitter la grande salle. La caméra de la réserve le montre ensuite appuyé sur le chambranle de la porte de derrière, le poing crispé. Puis il s’effondre en travers de la porte, sa main s’ouvre et relâche une poignée d’olives. Le légiste peut reprendre son analyse : rupture d’anévrisme causée par un effort répété et violent à la suite d’une forte tension nerveuse. S’il avait été moins radin, le patron de l’estaminet aurait acheté un ouvre-bocal…mais olive soit qui mal y pense !

Texte de Piston :

Le Sang et l’Olive

— Ma chair est ta terre. Olivier, j’ai grandi à tes pieds, et c’est là que je m’en irai. Voici qu’expire mon dernier souffle, et tout me rappelle à ton souvenir. Au crépuscule de ma vie, ton fruit meurtri me surplombe ; je m’en remets à Dieu pour l’emporter dans la tombe. Et s’Il en décide autrement pour cette terre nourricière, qu’Il m’accorde au moins d’en ôter la douceur. Du bruissement de tes feuilles, aux effluves de l’écorce, qu’il ne reste de ta force, que regrets et poussières. Que la pluie drue qui t’abreuve draine mes soupirs. Puisse l’Équitable ne leur laisser qu’amertume, c’est tout ce dont j’aspire à titre posthume. Ils ont empli les sillons de mon sang ; que ma chair te nourrisse, pour qu’en de jours meilleurs renaisse l’olive tendre d’antan.

Texte de Lune :

Force illusoire.

Du lit de sa femme
Ulysse fut absent
Durant vingt nombreux ans.
Aucun n’eut le sésame.

La couche en olivier
Donna toute sa force
Empêcha le divorce
Maintint l’aventurier.

Tous les soirs sous la taie
Reposait curative
Une juteuse olive.
Pénélope s’en effraye.

"Qu’est-ce donc que cela?"
-Votre fidélité,
Votre amour bien rangé.
"Pouh! Quel apostolat".

Ces paroles secrètes,
L’Histoire les cacha.
Tout ce prêchi-prêcha
Et pas d’entourloupette!

Pénélope eut aimé
Connaître une amourette.
Mais point de galipette…
Ainsi fut décidé!

Texte de Tchippy :

Ode à l’amour

En caraco kaki la cocotte à Coco
Monte à quatre le nombre de ces coquins compères
Qui sans coup férir coupent dans un fond d’eau
L’alcool, cas d’école, qui est si populaire

Claquement de langue appréciant le curieux liquide clair
Les croustillants biscuits concassés sous les crocs
Les quatre olives cloquées piquées sur cure-dents.
Que les carcans éclatent le temps de l’apéro !

Cinquante-et-un que jamais ne s’oublie ton clinquant
Que les coupelles se vident, que tu claques ton piquant,
Toi que Gainsbourg commandait comme coupe-faim

Que ta cruche décape les éclopés des clepsydres,
51 tu raccordes les amis les copains
51 ton corps et ton cœur ne font qu’un !

Texte de Thoxana :

Sur la plage… abandonnée !

La vieille 4L blanche cahotait à qui mieux mieux sur le chemin empierré. La petite voiture pétaradante projetait derrière elle un immense nuage de poussière, dérangeant temporairement la sérénité du lieu. Les animaux affolés ne s’y trompaient d’ailleurs pas et fuyaient le terrifiant spectacle.
Les passagers, brinquebalés en tous sens, semblaient regretter quelque peu que les amortisseurs de l’engin aient déjà tant vécus. Et comme en cette fin juin, il faisait particulièrement chaud dans l’habitacle, tous attendaient avec impatience l’heure de la délivrance.
Le chauffeur déclara, pour la quatrième fois depuis un quart d’heure : « Ne vous inquiétez pas : nous sommes bientôt arrivés ! » Pierre paraissait confiant, tout à fait certain de son affaire. Il faut dire qu’il connaissait le coin comme sa poche et que c’était à son initiative que l’expédition avait été lancée. « Je vous invite à découvrir mon endroit préféré ! Vous verrez, ça vous plaira. »
A l’arrière, Agnès, étudiante en entomologie, jouait avec Bobby, un labrador couleur sable âgé de quatre mois qui n’avait de cesse de la mordiller. J’enviais l’insouciance de ces deux-là. Ils semblaient prendre plaisir à ce voyage malgré les nombreux hoquets que nous faisait subir la route.

Mes amis, Pierre et Agnès, m’avaient proposé cette virée vespérale pour célébrer mon départ prochain qui me verrait quitter la belle Camargue pour me ramener dans mes pénates. Un pique-nique en bord de mer n’avait rien pour me déplaire, au contraire ! Moi, la Bourguignonne qui n’avait vu la grande bleue que cinq fois tout au plus, j’étais enchantée ! Un seul bémol à toute cette aventure : j’avais à cet instant hâte de sortir de la petite boite à savon qui nous servait de moyen de locomotion…

Enfin, nous arrivâmes en bout de course. Pierre tira le frein à main et retira la clé de contact. Nous pouvions sortir !
Bobby fut le premier à s’élancer, suivi par Agnès qui avait manifestement des atomes crochus avec le chiot de Pierre. Je sortis à mon tour de l’engin, m’étirant quelque peu avant de prendre un bon bol d’air marin. Ah ! Je revenais à la vie !
Agnès et Pierre se chargèrent de prendre les sacs qui comportaient tout le barda nécessaire à notre pique-nique – j’avais voulu les aider mais je m’étais fait rabrouée par notre chauffeur : « Tu nous laisse faire ! C’est toi l’invitée ! On s’occupe de tout ! »
Nous nous dirigeâmes vers la plage. Enfin, c’était ce que je croyais. Car au-delà des dunes, je découvris un spectacle édifiant : un véritable petit camping sauvage était installé là ! Quelques caravanes posées de-ci de-là entre de petites bicoques faites de bric et de broc formaient ce qui semblait être un village. Tout ceci était des plus dépareillé, des plus surréaliste. Pierre m’expliqua que la plage de Beauduc était effectivement, en partie, un camping sauvage et que, régulièrement, on parlait de tout raser. Mais les cabanes étaient toujours là, depuis des dizaines d’années, plus ou moins solides, mais fièrement posées sur ce bout de terre. Pour le moment, seules quelques personnes occupaient les lieux. « Mais tu sais, me dit Pierre, dès la semaine prochaine, ce sera plein de touristes ! J’aime bien cet endroit. Ce n’est certes pas très joli, mais ça a du cachet ! » J’étais surprise que cet homme, si épris de nature, puisse trouver du charme à cet endroit. Franchement, je trouvais l’ensemble plutôt laid. Et je pensais que pour vivre là, il fallait être un vieux soixante-huitard attardé ou un ancien hippy. D’ailleurs, les individus que nous croisions semblaient bien faire partie de cette dernière catégorie. Malgré mes vingt-cinq ans à peine, je n’aurais aimé pour rien au monde me retrouver là plus de quelques heures ! J’appréciais le confort moderne que peut représenter une douche ou une kitchenette équipée. Et ceci ne faisait manifestement pas partie des lieux…
J’avais craint un instant que nous ne nous invitions à manger chez l’habitant. Mais je fus vite rassurée lorsque nous nous retrouvâmes de l’autre côté d’une dune et que nous découvrîmes la mer Méditerranée. Enfin, la plage – la vraie – était là !! Plus de maisons biscornues ni de caravanes de guingois !
Nous déposâmes nos affaires un peu plus loin, sur le sable, hors de la vue des cabanons et commençâmes à préparer de quoi nous sustenter : olives pour l’apéritif, salade de pâtes et tomates, fromage et pommes, le tout arrosé de jus de fruit. Un ensemble frugal mais particulièrement bien choisi en cette soirée.

Bobby paraissait comme fou à la vue de toute cette immensité aqueuse et n’avait plus qu’une envie : attraper coûte que coûte un des goélands argentés qui maraudaient dans l’écume. Mais ces sales bêtes semblaient se moquer de lui et s’envolaient toujours au dernier moment, au grand désespoir du chiot. Agnès s’évertuait à vouloir l’attraper, mais il repartait à chaque fois de plus belle pour une nouvelle et vaine tentative. Toutefois, après quelques essais infructueux, le jeune chien finit enfin par se lasser et il revint auprès de son amie, mouillé mais heureux de ces petits bains de mer. Il s’allongea à nos côtés, fourbu.

Enfin, nous pouvions déguster notre repas !
Ce qui fut dit pendant celui-ci ? Etrangement, je ne m’en souviens guère. Sans doute des banalités sur le temps qu’il faisait ce soir-là, sur le lieu où nous nous trouvions, sur mon départ prochain… En tout cas, une fois le repas terminé et nos affaires remballées, mes deux amis me remirent un cadeau : un petit sac à dos en tissus provençal dans les tons de bleus que j’aimais tant. Un petit geste qui m’a touchée. Un sac que j’ai conservé précieusement et que je découvre toujours dans mon placard non sans une pointe de nostalgie…

Mais la journée touchait déjà à sa fin. Le soleil commençait à se coucher à l’horizon ; la nature se paraît de couleurs or et feu et chacun de nous se tût soudain, admirant le tableau qui s’offrait à nous. Bobby, insensible au charme de l’instant, ne cessait de demander à Agnès si elle voulait jouer avec lui ; à sa manière, bien sûr ! Et notre amie ne pu résister longtemps à ses appels si insistants. Les deux complices s’éloignèrent donc un peu, jouant avec un bâton échoué là.

Avec Pierre, nous restâmes un long moment silencieux. Il faut dire que nous étions tout deux plutôt du genre taiseux… Nous admirions le soleil qui prenait son bain de pieds vespéral, faisant au passage rougir la mer de plaisir. Le moment était tout simplement parfait !
Mon compagnon me déclara tout à coup : « Tu comprends pourquoi j’aime cet endroit ? » Oh ! Oui ! Je comprenais ! « On se sent comme au bout du monde, ici ! C’est splendide ! », répondis-je. Oui… C’était véritablement un moment de communion avec la nature dans ce qu’elle a de plus simple et de plus beau.
Ne résistant pas à l’appel du large, je me levai alors et décidai de plonger moi aussi mes pieds dans la mer, histoire d’imiter notre ami le soleil. Je regardai les vaguelettes qui allaient et venaient sur mes petons, me laissant bercer par leur bruit incessant et subissant leurs douces caresses. En quelques instants, je fus comme hypnotisée, transportée hors du temps et de l’espace.
Mais le cri de Pierre me sortit brutalement de ma torpeur : « Regardez !! Un bateau !! » En effet, au loin, la silhouette d’un voilier se découpait en contre-jour devant le soleil rougeoyant. On se serait cru dans une carte postale…
Je me demandai d’où venait ce voilier, où il allait et qui était à bord lorsque, tout à coup, je réalisai que moi-même, j’étais en train d’embarquer pour une expédition au long cours. Mon stage se terminait dans quelques jours, je rentrerais chez moi et je devrais me battre bec et ongles pour trouver un emploi. Il me semblait que j’allais monter à bord d’une coquille de noix pour affronter les 40e rugissants…
Et si il n’y avait que cela !! Voilà que le capitaine, moi en l’occurrence, avait mal au cœur ! Terriblement !! En effet, un grand maladroit avait cassé mon « palpitant » en mille morceaux et, depuis de nombreuses semaines, je trainais malgré moi un vague à l’âme dont je ne parvenais pas à me débarrasser… J’allais devoir affronter la tempête, certes. Mais voilà que j’étais de plus sans équipement, sans même une boussole : ce serait particulièrement complexe ! J’eus soudain le sentiment de me sentir affreusement seule, sur cette plage, comme abandonnée… Des jours, que je redoutais sombres, allaient sans doute bientôt faire partie de mon quotidien. Comme j’aurais aimé alors pouvoir arrêter le temps !!
Un peu triste, je rejoignis mes compagnons qui, de leur côté, avaient repris les paniers et se dirigeaient maintenant vers la voiture. Le soleil était pratiquement couché et nous devions en faire autant : Une nouvelle journée de travail nous réunirait de bonne heure le lendemain matin…

Cette soirée, vous l’avez compris, a été pour moi particulièrement riche en émotions fort contrastées. A tel point que je ne l’ai jamais oubliée. Cependant la vérité m’oblige à dire que je ne savais pas à cet instant là que, près d’un mois plus tard, un doux vent venu des steppes lointaines soufflerait sur ma coquille de noix, me permettant alors de me remettre dans le sens de la marche. Enfin, je retrouverais une boussole !
Décidément, ce fut un été vraiment hors du commun…
La leçon que j’ai tiré de tout cela est qu’il ne faut jamais perdre espoir !

Texte de Dr Jackal :

Julie La ptite Olive…………………………………………………………………..Fait le : 25/092011
13 rue du Rameau
26110 Nyons
Tél 0666666666

Objet : Demande d’enseignement sur l’histoire de la création.

……………………………………………..Chère Monsieur le Soleil

Peut être me trouverez vous prétentieuse, moi une simple olive verte au milieu d’un rameau, de vous écrire en cette journée automnale, et peut être ma requête vous semblera saugrenue mais elle reste murement réfléchie.
Je suis apparue dans un vieil olivier né en l’an de grâce 1862, celui qui trône dans la rue des Rameaux dans cette ville de Provence bien connu pour la culture de mes congénères justement, au milieu d’un rameau ou nous cohabitons à 15 frères et sœurs. Cette Olivier se situe juste en dessous des fenêtres du collège Barjavelle, et depuis longtemps je peux écouter les cours d’histoire et de biologie. Et voilà que la vendange tardives des olives arrives, et bien que toute ma famille se réjouisse de leur devenir, que ce soit dans l’huile pour certaine ou pour finir dans le martini de Jambonde, ou en un cake, souvent trop sec soit dite en passant, mais voilà à force d’entendre parler de révolution, d’invention toute plus varié les unes que les autres, savoir que Charlemagne a inventer l’école, que le Japon est une île ou il y a encore un empereur de descendance divine, etc… ne me donne pas du tout envie de me transformer en met alimentaire, et disparaître dans le ventre d’un glouton, d’un espion ou d’un vieux moches. Et c’est donc la raison de ma missive.

En effet qui d’autre que vous astre éternel apparu bien avant la création de la terre, première étoile dans l’encre infini du ciel, pourrais m’aider à m’instruire, et peut être me permettre ainsi d’échapper à ma destiner. Ainsi je serais votre plus fidèle auditrice, une élève assidu toujours à l’écoute et qui ne vous contredira jamais. Laisser moi devenir votre disciple passionnée, et devenir une olive savante, peut être la première avec un doctorat, un prix Nobel d’histoire, une Olive voyageuse allant visiter la grande muraille et escalader le mon Rochemort, clamant partout votre grandeur et votre amour pour la vie et l’olivité.

Je sais que je ne suis rien et que cette lettre ne vous proviendra probablement jamais, mais si les aléas de la vie vous permette de poser vos yeux de feu sur cette misérable prose promettez moi de ne pas la bruler d’une seul émanation, mais de lui prêter, si ce n’est de l’amour, au moins l’attention qui lui est du, si l’on puis dire qu’une prose olivienne puisse mériter de l’attention par une grandeur tel que la votre. Et même si la fratrie me soutient mordicus que vous n’allez jamais prêter attention à mes pitreries, je sais au tréfonds de mon noyau que vous ne serez pas fermer à mes suppliques.

Veuillez agrée, monsieur le soleil, l’assurance de mes sincères salutation et de mon admiration éternel

Julie la petite Olive

PS : Passez le bonjours a madame la lune et remerciez la de me lancer ses reflet blond la nuit.

Texte d’Isallysun :

Oh mais quel dégoût
Le mot n’inspire pas du tout
Indigeste au goût
Verte olive sans atout
Emblème du mou

Texte de Bibalice :

L’olivier

Avez-vous aimé la vue
Quand le jour s’est levé
La brume dans les champs
Et l’orage dans les prés

Prenez une dernière tasse
Une dernière goutte de café
Demain nous serons sur la route
A ressasser nos souvenirs
Et abandonner l’Olivier

On doit quitter nos vies
Et on doit quitter nos plaines
Mais l’histoire s’écrit ainsi
Dans ces terres oubliées

Pour la beauté des choses
Et pour la mort de tous
Nous irons couper les roses
Et tailler l’Olivier

Moi je vous attends près des cives
Si vous reveniez nous voir
On irait goûter les olives
Dans les couleurs du soir

Texte de Mandarine43 :

- AU LIT LALIE L’OLIVE -

- Allez, au lit, Lalie l’Olive !
- Lis, Lulu !! Allez lis le loup, là !!
- …………… Alors, le loup velu avait vu le vieux veau, il l’avait vu voler le vélo à Eve, Eve avait vêlé avant !!
- Eve avait vêlé un veau ?
- Oui, elle avait vêlé à la ville.
- Et le loup alors ?
- Alors, le loup velu a vu le vieux veau et le vélo volé aller vers la vallée, il l’a hélé, – oh l’hallali – !
- Et ?
- Et le loup l’a avalé !!
- Le loup a avalé le vélo à Eve ?!!
- Il a avalé le veau !!!!!!!
- Le loup velu a avalé le vieux veau ?????!!!!!
- Oui, avalé !
- Oh l’hallu !!!!!!
- Le loup a avoué !! Il avait avalé le vin à Vivien, alors il a avoué ! Ah le vin a un vil élan, ah la vie est vile !
- Oh l’aveu ! Le vin est pas vain ! Ahahah !
- Allons, au lit, Lalie l’Olive !
- Lis Lulu, lis le lieue, le lieue, là ! Le lieue à l’eau !!
- Alors……….le lieue……….. il est où ??
- Là !! Là !!
- Ah !! …… Alors, le lieue….. à l’eau, oui, élevé au vivier ! Le lieue et vingt alevins au vivier….alors, à l’eau vive, lavés à l’évier, et mille ouïes, mille events à laver avant !
- Oh mille à laver avant !
- Oui ! Et le vent a envolé le lieue et les vingt alevins !
- Ah ?
- Oui !
- Et ?
- ET VOILA !!!!!!!!!!
- Confused
- Allez Lalie L’Olive !! Allez, va au lit !!!!!!!!!!!

Où Babelio profite de l’anniversaire de Beigbeder pour dévoiler sa liste de livres à sauver avant l’apocalypse

Pour cette rentrée littéraire, l’écrivain Frédéric Beigbeder a publié un nouveau livre qui a beaucoup fait parler de lui.

Dans "Premier bilan après l’apocalypse", véritable livre-manifeste, l’auteur se propose de dresser une liste des 100 livres à sauver d’une éventuelle apocalypse, l’apocalypse étant pour lui l’arrivée du livre numérique. En effet, il considère que le numérique est une menace pour le livre papier et le monde de l’édition. A ce sujet, retrouvez ici notre débat sur le forum.

Tous les livres de cette sélection personnelle sont issus de la littérature du 20ème siècle et font partis de ceux qu’il faut conserver au 21ème siècle.

Nous vous proposons dès à présent de découvrir la liste de ces 100 coups de coeur littéraires à l’adresse suivante.

Par ailleurs, nous avons lancé un appel aux membres de Babelio pour savoir quels sont les livres qu’ils aimeraient sauver et voici ce qu’il nous ont répondu :

L’attrape Coeurs de JD Salinger

Poésies de Marceline Desbordes Valmore

Aurélia de Gérard de Nerval

Le Petit Prince de Saint-Exupéry

Le parfum de Patrick Suskind

Jane Eyre de Charlotte Brontë

Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates de Mary Ann Shaffer

La voleuse de livres de Markus Zuzak

Une suite française d’Irène Némirovsky

Vies Minuscules de Pierre Michon

Hunger Games de Suzanne Collins

La Trilogie new-yorkaise de Paul Auster

1984 de George Orwell

Hygiène de l’assassin d’Amélie Nothomb

Les mendiants de miracles de Virgil Gheorghiu

L’Oeuvre au noir de Marguerite Yourcenar

Voyage au bout de la nuit de Louis Ferdinand Céline

Le rêve du village des Ding de Yan Lianke

Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde

Le cœur cousu de Carole Martinez

Autant en emporte le vent de Margaret Mitchell

La mousson de Louis Bromfield

Démons et merveilles de HP Lovecraft

Ivre du vin perdu de Gabriel Matzneff

Harry Potter de JK Rowling

Lignes de faille de Nancy Huston

Les Hauts de Hurle-Vent d’Emily Brontë

Demande à la poussière de John Fante

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee

L’alchimiste de Paulo Coelho

Belle du Seigneur d’Albert Cohen

Les misérables de Victor Hugo

Anna Karenine de Tolstoï

Les Contemplations de Victor Hugo

Le bossu de Paul Féval

Le Prophète de Khalil Gibran

Salammbô de Flaubert

Le passeur de Lois Lowry

Et si c’était vrai de Marc Lévy

L’Enchanteur de Barjavel

Jacquou le croquant d’Eugène le Roy

Fictions de Borges

Du vent dans les mollets de Raphaële Moussafir

Egypt Farm de Rachel Cusk

Journal d’une femme adultère de Curt Leviant

Là-bas de Joris-Karl Huysmans

notre dame de paris de Victor Hugo

La nuit des temps de René Barjavel

La Ballade de l’impossible d’Haruki Murakami

Da Vinci Code de Dan Brown

La Part de l’autre d’Eric Emmanuel Schmidt

L’élégance du hérisson de Muriel Barbery

L’équilibre du monde de Robin Mistry

Les chutes de Joyce Carol Oates

La pastorale américaine de Philipp Roth

Le Prince des Marées de Pat Conroy

Le monde selon Garp de John Irving

Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez

La ferme africaine de Karen Blixen

Oscar et la dame rose d’Eric-Emmanuel Schmitt

L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

Le Nom de la rose d’Umberto Eco

Le temps où nous chantions de Richard Powers

Le Vieil Homme et la Mer d’Ernest Hemingway

Le livre de Joe de Jonathan Tropper

A la recherche du temps perdu de Marcel Proust

Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad

Si c’est un homme de Primo Levi

Quelques uns des cents regrets de Philippe Claudel

La Douleur de Marguerite Duras

Des bleus à l’âme de Françoise Sagan

Lolita de Nabokov

Le paradis un peu plus loin de Vargas Llosa

Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda

La couleur des sentiments de Kathryn Stockett

L’homme sans qualité de Robert Musil

Aurora, Kentucky de Carolyn D. Wall

Orgueil et Préjugés de Jane Austen

Mort sur le Nil d’Agatha Christie

Enfance de Nathalie Sarraute

Roméo et Juliette de Shakespeare

Madame Bovary de Gustave Flaubert

Les Raisins de la colère de John Steinbeck

Les mille et une nuits

Une vie bouleversée d’Etty Hillesum

Le pacte des marchombres de Pierre Bottero

N’espérez pas vous débarrasser des livres d’Umberto Eco

L’étranger d’Albert Camus

Ne le dis à personne d’Harlan Coben

Au pays de Tahar Ben Jelloun

Le geste d’eve d’Henri Troyat

La Trilogie des jumeaux d’Agota Kristof

Millénium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes de Stieg Larsson

Le Rouge et le Noir de Stendhal

Léa de Pascal Mercier

Les derniers géants de François Place

Maximes de François de La Rochefoucauld

Au nom de tous les miens de Martin Gray



Et voici la sélection de l’équipe de Babelio :

L’écriture ou la vie de Jorge Semprun

Les Douze Chaises de Ilf Petrov

Moby Dick
d’Hermann Melville

Soie d’Alessandro Baricco

Les Diaboliques de Jules Barbey d’Aurévilly

Saurez-vous dire de quel Ours et de quelle Abeille viennent chacune de ces propositions ?

Où les prix littéraires font l’objet d’un Grand Challenge

Vous avez pu remarquer depuis quelques temps, que chaque prix littéraire reçu par un livre est identifié sur la page du livre concerné (sous la couverture). De même, il est maintenant possible de retrouver l’ensemble des prix littéraires sur la page Découvrir.

Ainsi pour fêter l’arrivée de cette nouvelle fonctionnalité, nous vous proposons un tout nouveau Challenge collectif.

Quelles sont les règles du jeu ?

Rendez-vous sur la page des prix littéraires et repérez dans les différentes listes un roman que vous avez lu ou que vous aimeriez lire mais n’ayant pas encore de critiques, de citations ou dont la fiche est vierge (pas de couverture, pas de résumé etc…).

Apportez votre contribution et signalez-la dans le forum (avec un lien). Nous y tiendrons à jour une liste avec toutes ces contributions.

Nous avons en effet constaté que de nombreux romans primés et populaires n’avaient pas toujours de critiques ou de fiche complète et voulions faire quelque chose pour y remédier.

Le but du jeu est donc de faire en sorte qu’au final, les listes des prix soient le plus complètes possibles grâce à vos contributions !

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de livres primés sans critiques :

-Le Dit de Tianyi - Prix Femina 1998

-Le Monde connu d’Edward P. Jones -Prix Pulitzer 2004

-Les vieillards de Brighton de Gonzague Saint Bris- Prix Interallié 2002

-Les sirènes de Belpêchao de Magali Le Huche – Prix Sorcières album 2006

Alors, par quel titre allez-vous commencer ?

Où l’olive est au coeur des créations littéraires

Comme tous les mois sur Babelio, quelques amateurs d’écriture et de défis se retrouvent pour composer un texte autour d’un mot choisi.

Après avoir passé le mois d’août dans un estaminet, nos participants ont choisi l’Olive pour le défi d’écriture de septembre.

Le principal de ce défi d’écriture ?

Rédiger un court texte autour du thème de l’Olive et le publier sur le forum à cette adresse.

Comme il s’agit d’un défi mensuel, les participants ont jusqu’au 30 septembre pour proposer leur création.

Une fois tous les textes proposés, chacun a la possibilité d’élire son texte préféré. Le gagnant du défi a alors la possibilité de proposer les mots du mois suivant.

Alors à vos plumes !

PS. Pour ceux qui ne se sentent pas l’âme d’un écrivain, vous pouvez toujours vous rendre sur le forum pour découvrir les textes des participants.

Où les Ours vous attendent nombreux ce dimanche

Notre pique-nique livresque aura lieu ce dimanche 11 septembre au Parc de Bercy.

Le rendez-vous est fixé à 12h30 au Parc de Bercy au niveau de l’Orangerie :


Nous vous rappelons que vous pouvez venir accompagnés à cette rencontre, de préférence muni d’un petit casse-croûte.

Au programme de cette rencontre entre lecteurs, vous aurez la possibilité de participer à :

- une loterie de livres : chaque lecteur vient muni d’un livre de poche qu’il souhaite faire découvrir à un lecteur

-  une remise de prix d’un concours sur les souvenirs de vacances

- une discussion sur Paris et la littérature

Pour plus d’informations au sujet de ce pique-nique, retrouvez notre programme des festivités  ainsi que l’événement Facebook !

A dimanche !