Les interviews de la rentrée littéraire

Afin de vous aider à faire votre choix parmi les centaines d’ouvrages qui paraissent pour cette rentrée littéraire 2016, nous avons réalisé toute une sélection d’interviews d’auteurs, qui nous parlent tour à tour de leur dernier ouvrage.

Du huit clos au récit imaginaire, vous avez le choix.

 

Voici la liste de toutes nos interviews de la rentrée : 

Aurélien Gougaud, à propos du roman « Lithium »

Sébastien Berlendis, à propos de son roman « Maures »

Hugo Boris, à propos de son roman « POLICE »

Florent Oiseau, à propos de son roman « Je vais m’y mettre »

Vénus Khoury-Ghata, à propos de son roman « Les derniers jours de Mandelstam »

David Boratav, à propos de son roman « Portrait du fugitif »

 

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Denis Michelis, à propos de son roman « Le bon fils »

Laurence Tardieu, à propos de son roman « A la fin le silence »

Justine Bo, à propos de son roman « Le type qui voulait arrêter de mourir »

Laurence Vilaine, à propos de son roman « La grande villa »

Phaedra Patrick, à propos de son roman « Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper »

Céline Minard, à propos de son roman « Le grand jeu »

 

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Boris Bergmann, à propos de son roman « Déserteur »

Marie Barthelet, à propos de son roman « Celui-là est mon frère »

 

 

Alors, quel ouvrage vous tente le plus parmi notre sélection ?

N’oubliez pas de participer à notre grand défi de la rentrée littéraire !

A la rencontre des membres de Babelio (7)

Avec 300 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est à l’honneur, nous avons décidé de vous donner la parole. Puisqu’un lecteur n’est jamais las de conseils de lecture, voici le portrait livresque de l’un de nos lecteurs.

Rencontre avec carnetdelecture, inscrite depuis le 12/09/2011.

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Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ?

J’ai découvert Babelio grâce à la lecture de blogs littéraires qui en parlaient avec enthousiasme.  Maintenant, ce site est devenu LA référence : j’y passe plusieurs fois par semaine et c’est le premier site que je consulte quand je me pose une question sur un auteur ou un livre. Et, évidemment, j’en parle autour de moi à tous les amoureux des livres.

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Mes deux bibliothèques (papier et numérique) sont composées, en grande partie, de romans policiers et de thrillers même si on y retrouve aussi de la littérature blanche française et un peu de littérature étrangère.

 Vous lisez beaucoup de polars : qu’aimez-vous dans ce genre en particulier ?

7779646437_jean-christophe-grangeJ’aime le fait que l’on entre rapidement dans le vif du sujet, avec un objectif à atteindre et des retournements de situations qui donnent envie d’en savoir plus sans provoquer aucun ennui. Dans ce registre, mes auteurs préférés sont surtout masculins : Jean-Christophe Grangé, Sebastian Fitzek, Jussi Adler Olsen, Donato Carrisi… Malgré la pléthore de polars qui sort chaque année, ce sont des auteurs qui arrivent à se renouveler et qui vont toujours plus loin dans la psychologie des personnages.

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Quand je pense à mon «histoire » avec les livres, je me rends compte qu’en fait, les livres accompagnent mon quotidien depuis que je suis toute petite.

b47c679cc78867bf1910721d3149b82cMon premier vrai souvenir de lecture remonte à mes 6 ans et à un livre très épais qui racontait les aventures d’animaux dans un parc. L’histoire était découpée en 365 chapitres, qu’il fallait lire jour après jour. Au départ, ma mère me faisait la lecture puis j’ai pris le relais quand j’ai été capable de lire.  J’ai poursuivi avec les Martine, les Tintin, les Spirou que je dévorais littéralement. Très vite, j’ai emprunté des livres à la bibliothèque. Depuis, je n’ai jamais arrêté de lire. Le blog Carnet de lecture (http://carnetdelecture.skynetblogs.be/) a encore accentué ma passion puisque la lecture est devenue mon passe-temps principal.

Malheureusement, ce livre qui a tout déclenché a été perdu et je suis donc incapable de vous donner son titre😦

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

Cerisiers-fleurissent-malgres-tout-kanaIl y en a beaucoup ! Mais si je prends un livre que j’ai lu récemment, je parlerai de Les cerisiers fleurissent malgré tout  de Keiko Ichiguchi. C’est un livre graphique qui mêle l’univers manga à la bande dessinée occidentale et qui se penche sur le tremblement de terre et le tsunami qu’a connu le Japon en 2011. Un très beau livre que j’avais découvert lors d’une opération masse critique, que je n’ai pas pu avoir à cette occasion mais que j’ai pu me procurer plus tard.

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

les-cerfs-volants-de-kaboul-3731973Les cerfs-volants de Kaboul de Khaled Hosseini fait partie de mes romans préférés. Je ne m’en lasse pas et chaque relecture se termine en larmes tant ce roman me touche. Au-delà de l’histoire d’amitié, l’auteur nous fait découvrir l’Afghanistan au temps de sa grandeur mais aussi à travers les guerres que le pays connaît. De façon générale, j’aime ces romans où l’auteur nous fait découvrir d’autres cultures, la littérature devient alors un moyen d’ouverture au monde intéressant.

 

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

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Le Grand Meaulnes d’Alain-Fournier, dont j’ai entamé la lecture il y a plusieurs années mais que je n’ai jamais terminé. Ayant été biberonnée aux thrillers, j’ai toujours un peu de mal avec les romans classiques très descriptifs.

 

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Difficile de faire un choix parmi tous les livres qui m’ont marqués !417xfmmfctl-_sx303_bo1204203200_

Neige de Maxence Fermine est de ceux-là. L’auteur, qui est français, a complètement intégré les codes d’écriture japonais dans un texte magnifique, d’une sobriété et d’une sensibilité incroyable. Un roman qui me fascine et me transporte à chaque fois dans un autre monde.

 

Tablette, liseuse ou papier ?

Je lis à la fois sur papier et liseuse. Ma préférence va au papier surtout quand les éditeurs portent une attention particulière à la couverture ou au grain de papier. Cela donne une valeur particulière à cet objet auquel je tiens beaucoup. Si je suis passée à la liseuse il y a deux ans, c’est principalement pour avoir un meilleur confort de lecture avec les livres numériques, ce que le pc ou la tablette n’offrent absolument pas. La liseuse a aussi l’avantage de pouvoir contenir pas mal de livres, ce qui est intéressant lorsque l’on est en déplacement.

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

L’hiver dans un fauteuil confortable, au coin du feu, avec une tasse de thé fumant et un petit fond de musique classique. A la belle saison, j’aime lire à l’extérieur, au jardin, dans un parc ou au bord de l’eau.

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

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« Les bons lecteurs, on devrait les enfermer pour lire ! On leur verserait un salaire et ils ne feraient que ça, sauver la littérature en lisant. » de Charles Dantzig.

Si un tel job existait, je postulerais sur le champ ! Non pas que je pense que la littérature a besoin d’être sauvée (en témoigne le nombre de babeliautes passionnés) mais juste pour le plaisir de pouvoir me consacrer à la lecture🙂

Quel sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

UnpeuplusloinMa prochaine lecture sera Un peu plus loin sur la droite de Fred Vargas. Parce que c’est une auteure que je n’ai jamais lue et qu’il me tarde de découvrir. En plus, il s’agit d’un livre audio, qui est un support de lecture que j’apprécie aussi et qui se prête très bien aux romans policiers.

 

D’après vous qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Tout d’abord, je pense qu’une bonne critique est une critique qui ne résume pas le roman. Tout simplement parce que le résumé apparaît déjà dans la fiche du roman et que je ne vois pas l’intérêt de le recopier.

Ensuite, je pense que la critique peut être positive ou négative, tant qu’elle est argumentée. Personnellement, j’aime bien les critiques qui mettent le roman en perspective, qui établissent des liens avec d’autres livres par exemple. La longueur a peu d’importance à partir du moment où le lecteur arrive à faire transparaître son ressenti.

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ?

Je n’ai pas d’anecdote particulière mais je suis toujours étonnée de voir à quel point Babelio m’a permis de rencontrer d’autres lecteurs aux goûts proches des miens. Il y a de vraies affinités qui se sont créées au départ de Babelio : on s’échange des livres, on confronte nos avis, on se donne des conseils de lecture… Parfois, les échanges restent virtuels ou par blogs interposés mais il arrive aussi que l’on se rencontre dans la réalité ou que l’on découvre qu’une personne de notre entourage se cache sous un pseudo auquel on s’identifie en tant que lecteur. Dans mon parcours de lectrice, la découverte de Babelio a vraiment constitué un tournant et m’a plongé, encore plus, dans le monde de la littérature.

Quand « Les 68 premières fois » se livrent à Babelio

En juillet 2015, L’Insatiable Charlotte se lançait le challenge de lire tous les premiers romans annoncés pour la rentrée de Septembre. Six mois plus tard, en janvier 2016, c’est avec le soutien de nombreux éditeurs, de nombreux lecteurs et celui d’une équipe motivée qu’elle lance la seconde édition des 68 premières fois. Elle a accepté de nous en dire un peu plus sur ce défi livresque.

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L’Insatiable Charlotte, blogueuse passionnée (voir son blog), instigatrice des 68 premières fois

 

En juillet 2015, Les 68 premières fois étaient un challenge personnel un peu décalé. Aujourd’hui, elles ont beaucoup évolué, notamment avec la mise en place d’un comité de sélection et l’adoption d’un logo officiel. Quel effet cela fait-il de voir son projet, au départ personnel, devenir comme une petite institution parallèle à la rentrée littéraire ?

Je ne suis pas certaine que le projet soit déjà parvenu au stade « d’institution ». Mais on peut dire en tous cas que les 68 sont loin des listes préétablies des prix littéraires, qui résultent souvent des choix d’une poignée d’initiés. Ici on est plutôt dans une démarche authentique de lecteurs passionnés mais loin du milieu. Ils ne choisissent pas un livre par envie de mettre en avant une maison d’édition plutôt qu’une autre, mais plutôt parce qu’ils ont fait une belle découverte littéraire. De plus, ce sont les lecteurs qui font vivre la sélection et non l’inverse. On ne vient pas du haut pour diffuser la bonne parole, on part de ceux pour qui les auteurs écrivent vraiment, à savoir leurs lecteurs, et cela n’a pas manqué d’attirer l’attention.

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Logo des 68 premières fois, seconde édition

 

Les 68 premières fois ont effectivement beaucoup attiré l’attention, tant et si bien que vous avez rapidement croulé sous les demandes de lecteurs motivés souhaitant vous aider à lire tous ces premiers romans. Comment expliquez-vous un tel succès ?

Cela me semble encore magique. C’est peut-être parce que la démarche est sincère et authentique, qu’elle est faite sans chercher à vendre quelque chose et en toute indépendance, avec seulement la passion et la curiosité comme moteurs, qu’elle a tant été appréciée. Je pense aussi que « l’effet communauté » a beaucoup joué : participer aux 68, c’était avoir le sentiment d’appartenir à un groupe de privilégiés qui jouaient les défricheurs, partageant les découvertes littéraires qu’ils faisaient. Et puis l’idée de dénicher la perle rare avant tout le monde a sûrement motivé pas mal de lecteurs, et sans doute le fait-elle encore aujourd’hui.

D’autres prix littéraires français, quoique sans associer les lecteurs, défrichent le champ des premiers romans pour en faire émerger les pépites. En quoi Les 68 premières fois sont-elles différentes ?

En fait, les 68 premières fois ne sont pas un prix. C’est là la différence. Contrairement aux prix littéraires qui ne mettent bien souvent en avant qu’un ou deux romans (repris ensuite par tous les médias), les 68 s’attachent à faire découvrir au public tous les premiers romans, ceux dont on ne parle pas forcément – au moins une vingtaine par rentrée littéraire. On ne cherche pas à les comparer ou à les classer. On veut juste faire parler d’eux et les faire voyager. En somme, on les aide à vivre, on leur donne le coup de pouce dont ils ont besoin pour aller à la rencontre de leurs lecteurs.

Parlez-nous plus en détail des 68 premières fois… Avec votre équipe, vous allez publier en septembre une liste contenant environ une vingtaine de titres qui sera le second volet de la sélection 2016 (après la liste parue en mars). Concrètement, comment tout cela fonctionne-t-il ? Pourquoi choisissez-vous de mettre un titre dans la liste plutôt qu’un autre ?

Déjà, je m’oblige à lire tous les romans. Ce n’est qu’après, avec l’aide des lectrices Nicole, du blog Motspourmots et Eglantine, que nous commençons à dresser les listes des rentrées. Après, c’est plutôt simple. Pour déterminer la vingtaine de titres que l’on va mettre dans chacune d’entre elles, nous lisons tous les premiers romans, sans exception, et après cette étape cruciale nous choisissons selon l’émotion que les textes ont suscitée mais aussi selon la langue utilisée ou encore l’originalité présente dans le roman. Nous mettons un point d’honneur à mettre en avant ceux qui nous ont donné la sensation d’avoir face à nous une nouvelle façon de cerner le monde et de l’écrire.

Et les éditeurs ? L’an dernier ils étaient nombreux à avoir soutenu Les 68 premières fois. Cette année encore, ils sont présents. Puisqu’ils ne prennent pas part à la sélection, quel rôle ont-ils ?

A chaque rentrée littéraire, il y a entre 60 et 70 premiers romans. Il est impossible de tous les acheter, les éditeurs nous transmettent donc des exemplaires « presse » pour que nous puissions les lire et déterminer ceux qui feront parti de la sélection. Ensuite, une fois la sélection faite, ils nous envoient plusieurs exemplaires de chaque titre afin que l’on puisse les faire circuler entre les lecteurs participants (ils sont 75 cette année). Les éditeurs sont vraiment essentiels, sans eux, sans leur soutien, l’opération serait très réduite voire peut-être même impossible.

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Au final, quel est le rôle des 68 premières fois : élire le meilleur des premiers romans de la rentrée littéraire ou faire parler d’eux ?

Faire parler d’eux, sans hésiter. Les 68, c’est surtout pour faire découvrir les romans de la rentrée écrits par des auteurs qui ne sont pas encore connus du public. Ces titres sont souvent « oubliés ». Or, les premiers romans sont importants : ce sont des promesses. Ils véhiculent je crois une sorte de magie, celle de la publication qui peut changer une vie. Ils sont fragiles et leurs auteurs se retrouvent bien trop souvent projetés au milieu de centaines de parutions sans vraiment recevoir d’aide. Alors notre rôle, c’est de la leur fournir, et de faire parler d’eux. Mais je ne pense pas que nous soyons là pour « élire le meilleur ».

Dans quelques années, qu’est-ce que vous retiendrez de cette aventure ?

Ce que je retiendrai, c’est ce collectif qui se crée, avec cette envie et cette énergie incroyables. Je trouve ça magnifique qu’il soit encore possible de fédérer et de lancer des ponts, de permettre des rencontres autour d’une même passion. Je pense que l’on peut résumer en disant que le plus beau de cette aventure, c’est les gens qui l’ont rendue et la rendent encore  possible aujourd’hui.

Et sinon, quels sont les premiers romans de la première édition qui vous ont marqué, et que vous n’oublierez pas ?

Pour 2015, le roman Les échoués de Pascal Manoukian a reçu un accueil unanime, tous les lecteurs participants ont été émus par cette histoire et, tel un consensus rare, le texte a su toucher par sa profondeur et ses personnages, profondément attachants. Il y a également eu d’autres lectures marquantes, comme Nos âmes seules de Luc Blanvillain ou Appartenir de Séverine Werba. Ce sont tous des romans dont les médias ont peu parlé alors même qu’ils méritaient d’avoir accès à un large public.

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Vous avez déjà lu de nombreux premiers romans de la rentrée littéraire de septembre 2016, quels sont les titres que vous voyez déjà sortir du lot ?

Evidemment, il y a celui, incroyable, de Guy Bolet, qui offre avec son Fils de feu une langue riche et poétique, d’une puissance folle. Il y a également le roman de Jean-Marc Ceci, Monsieur Origami, un texte délicat et d’une pureté rare, ou encore Negar Djavadi et son si attachant Désorientale. On trouve aussi de jolies choses chez Zoé, Héloïse d’Ormesson ou bien Plon. La rentrée littéraire de Janvier nous avait livré des pépites, celle de septembre ne sera sûrement pas en reste !

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Bon et après ? On repart pour une troisième édition ?

Evidemment ! Tant que l’envie est là, on continuera.

Surtout, nous allons ajouter une nouvelle dimension aux 68 premières fois. L’idée, c’est de créer d’autres premières fois (un peu comme on l’a fait avec cette seconde première fois). Nous avons déjà commencé à faire évoluer le projet, en allant vers des publics non acquis, par exemple au travers de l’opération mise en place dans les établissements pénitentiaires. Cette nouvelle facette du projet nous permet de donner un autre rôle au roman et d’en faire un outil de transmission et de partage.

***

Un grand merci à L’Insatiable Charlotte pour ses réponses !

En attendant de découvrir la sélection des premiers romans de septembre 2016, vous pouvez faire une petite séance de rattrapage en consultant la liste de la rentrée littéraire de janvier. Et, parce que Babelio s’associe à cette seconde édition, vous aussi vous pourrez participer aux 68 premières fois grâce au Challenge Premier Roman qui sera lancée au début du mois de septembre🙂

A bientôt et belles lectures🙂

Challenge sportif de la littérature

Envie de prendre part cette année aux challenges sportifs de l’été ?

Participez au challenge sportif de la littérature !

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Parce que l’on a pensé à vous mais surtout parce que la littérature est elle aussi une discipline sportive (si, si, on ne vous l’avait jamais dit ?😉 ), nous vous avons concocté un petit programme, sur mesure bien sûr.

Du 5 au 21 août, défiez-vous les uns les autres en participant aux six challenges sportifs de littérature qui seront publiés tout au long de la compétition. Nous dévoilerons ici-même les différentes épreuves, au rythme de trois par semaine.

Voici les challenges que vous pouvez dès à présent relever :

Semaine 1 :

Semaine 2 :

Tous les challenges ont maintenant été dévoilés. Maintenant que vous avez relevez tous les défis, il ne reste plus qu’à attendre la sélection du gagnant.😉

A la fin de la compétition, l’un des participants sera tiré au sort et remportera un livre🙂 Pour avoir une chance de gagner, rien de plus facile : il suffit de participer à toutes les challenges sportifs de la littérature. Et, même si vous ne brillez pas partout, ce n’est pas grave ! Vous aurez quand même toutes vos chances🙂

Le jeu se terminera le 21 août.

Et pour accompagner votre voyage à Rio de Janeiro, au Brésil, nous avons complété ces challenges sportifs de l’été par une petite liste de livres qui vous fera découvrir le Brésil littéraire.

Bonne chance à tous !

Et belles lectures🙂

– – –

* Fin de la compétition *

Après deux semaines de compétition et vos nombreuses réponses à nos challenges littéraires, voici venu le temps des résultats.

Mais avant toutes choses, nous souhaitions vous remercier ! En quinze jours, vous avez été plus de trois cents à participer et à partager avec nous vos succès, vos impressions, vos défaites… Merci !

En résumé :

On félicite également les lecteurs qui sont parvenus à grimper sur le podium🙂 :

Et, comme nous sommes dans une compétition, il doit forcément y avoir un gagnant🙂   Nous avons effectué un tirage au sort. Le lecteur sélectionné a été contacté et devrait recevoir très bientôt sa petite surprise littéraire (et, encore une fois, on rappelle qu’il n’a pas été sélectionné selon son score).

Voilà donc pour ces Challenges sportifs littéraires de l’été 2016. En attendant une nouvelle compétition de quiz, on vous dit à très vite sur Babelio🙂

Deuxième partie de notre jeu de l’été : Bons baisers de Babelio

Vous avez été très nombreux à participer à la première partie de notre jeu de l’été (on comptabilise près de… 2000 réponses en tout et un record de pages vues pour le blog battu le 12 juillet !). Ce jeu vous a permis de recevoir une carte postale (même virtuelle) de 25 écrivains. Le facteur vient de passer, il a de nouveau une carte pour vous !

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Comme lors de la session de juillet, nous vous présentons ci-dessous 25 cartes postales écrites par de célèbres écrivains*, toutes époques confondues. L’idée, c’est qu’elles n’ont pas été signées (quels étourdis ces auteurs) et c’est à vous de retrouver qui les a écrites ! Sur la droite de chaque carte, vous avez une image de la résidence de l’écrivain auteur de la carte, et sur la gauche, son texte.

Pour jouer, c’est très simple. Sous chaque carte vous pouvez écrire votre réponse ou bien nous indiquer en commentaire de cet article, la liste de vos réponses en veillant à bien indiquer le numéro de la carte. Ces cartes prennent directement la suite de celles de juillet, elles commencent donc avec le numéro 26.

Exemple :
26- Tolkien
30-Marguerite Yourcenar
43- Richard Brautigan

Pour pouvoir gagner, il vous suffit de participer, pas besoin de trouver l’intégralité des bonnes réponses. Vous pouvez simplement proposer des noms pour quelques cartes postales, vous aurez autant de chance d’être tiré au sort que les autres. Nous tirerons au sort un participant par session (celle de juillet et celle d’août) et les deux gagnants se verront envoyer un livre !

Pour que tout le monde puisse jouer les commentaires seront masqués jusqu’à la fin août.

Alors, prêt pour le grand voyage ?

Voici la seconde série de cartes postales (cliquez sur les images pour les agrandir) :

EDIT :
Bonjour à tous !
Le jeu prend fin aujourd’hui. Merci à tous les nombreux participants qui ont fait de ce jeu un grand succès (il y a eu un record d’audience sur le blog lors du lancement du jeu début juillet \o/ ). 
On compte près de 2000 réponses pour l’édition de juillet et 1600 pour celle d’août. Beaucoup de bonnes réponses parmi les suggestions qui seront accessibles aujourd’hui. 

Le gagnant recevra un mail dans la journée🙂

Voici les bonnes réponses de notre jeu de l’été

Session de juillet
1 Victor Hugo installé à Guernesay dans sa maison appelée Hauteville House. Le recueil en question est les Contemplations.
2 Alexandre Dumas père. Plusieurs indices vous permettaient de l’identifier : les « feuilletons » pour lesquels il était célèbre et « Auguste Maquet », son nègre littéraire. Le nom du chateau ? Le Château de Monte-Cristo, bien sûr !
3 George Sand qui ne tient pas tant à revoir son amant Musset à Nohant-Vic.
4 Boris Vian dans son appartement situé dans l’enceinte du Moulin-Rouge. Tout le monde a compris l’allusion aux pianocktails ?🙂
5 Agatha Christie en train de concocter un nouveau crime tout en se baladant dans sa propriété de Greenway House.
6 Francis Scott Fitzgerald qui organise des fêtes à Antibes, comme son héros dans Gatsby le Magnifique.
7 Robert Louis Stevenson parti vivre (et mourir) sur l’île Samoa. Henry James, un ami, lui écrivit : « Mon cher Louis, Vous êtes trop loin, vous êtes trop absent, trop
invisible. La vie est trop brève et l’amitié un sujet trop délicat pour jouer de tels tours. Donc, revenez, arrêtez-moi tout cela -noyez-moi tout cela et revenez ». Il répondra ceci : Mon cher James, Oui, je l’avoue, je faillis à l’amitié […] Mais jugez-moi avec clémence. J’ai retiré plus de plaisir et d’amusement de ces derniers mois que je n’en ai jamais eu auparavant, et ma santé n’a jamais été meilleure depuis dix ans. […] bien que la mer soit pleine de périls mortels, j’aime à vivre ici, et j’aime les tornades (quand elles sont passées) ; et je ne puis dire combien ce m’est une joie que d’arriver en vue d’une île inconnue.  »
8 Descartes qui vous a envoyé ce mot depuis la ville de… Descartes (bien qu’elle fut en son temps connue sous le nom de  La Haye-en-Touraine.)
9 Sylvain Tesson qui a rôdé un temps près du lac Baïkal, un peu avant d’entamer le trajet de la retraite de Russie menée par Napoléon Ier qui sera racontée dans le livre Berezina.
10 Ian Fleming qui vivait en Jamaïque dans sa propriété Golden Eye, nom qui sera repris pour une (excellente) avanture cinématographique de James Bond.
11 Philippe Sollers, qui aime passer du temps sur l’île de Ré, même si on l’associe souvent, il est vrai, à Venise.
12 Maurice Leblanc qui vivait à Etretat. Avez-vous été mis sur la piste grâce à notre indice ?
13 Marguerite Duras en Indochine  et qui aurait pu vous présenter son amant à qui nous avons fait subtilement (hum…) référence !
14 Karen Blixen qui travaille dur pour faire pousser quoi que ce soit sur les plantations de son mari au Kenya.
15 J.K Rowling qui écrivit une grande partie des aventures d’Harry Potter dans les cafés d’Edimburg dont The Elephant House. 
16 Edmond Rostand vous a envoyé sa lettre d’Arnaga dans le pays basque.
17 Ernest Hemingway qui écume les bars de La Havane. (Certes, il ne fit pas que ça !)
18 Rudyard Kipling dans sa jungle (si ce n’est pas un indice !), pardon dans le jardin de sa maison à Burwash en Grande-Bretagne.
19 Franz Kafka à Prague qui lutte contre l’idée de se métamorphoser en un monstrueux insecte!
20 Lewis Carroll à Oxford qui semble avoir déjà quelques idées pour son roman Alice aux pays des merveilles.
21 Jules Verne qui veut s’échapper de son quotidien à Nantes.
22 Marguerite Yourcenar qui vous écrit depuis Saint Jans Cappel dans le Nord pas de Calais.
23 Jean Giono à Manosque qui a connu un grand succès avec son premier roman Colline, mentionné dans la carte.
24 William Faulkner depuis Oxford dans le Mississippi. Monnaie de singe devait vous mettre sur la piste.
25 Gérard de Nerval en pleine balade bucolique à Mortefontaine, St Germain en Laye.
Session d’août : 
26 Virginia Woolf qui a écrit sa carte depuis Lewes en Grande-Bretagne.
27 Johann Goethe depuis Weimar.
28 Leon Tolstoï de Toula en Russie.
29 Jacques Prévert avec un clin d’oeil à Boris Vian, qui était présent dans notre session de Juillet. C’est cependant d’Omonville-la-petite qu’il écrit cette carte.
30 Théophile Gautier qui prépare des plats à Neuilly.
31 Voltaire qui ne signe pas une Lettre (un indice qui n’aura échappé à personne ) mais une carte postale depuis  son Château de Cirey  en Haute Marne
32 Mme de Sévigné qui prend la pluie bretonne l’air breton à Vitré.
33 Paul Claudel qui évoque sa soeur sculptrice dans cette carte envoyée de Brangues en Isère.
34 Pierre de Ronsard vous a écrit depuis le Prieuré St Cosme près de Tours.
35 Jean-Paul Sartre qui écrit depuis son immeuble parisien du 14ème arrondissement. Ou bien écrit-il sa carte du Flore ?
36 Honoré de Balzac en son appartement rue Raynouard à Paris
37 Olivier Adam qui écrit des remparts de Saint-Malo alors qu’il fait ses premiers pas au cinéma.
38 Colette qui partage sa joie d’être acceptée à l’Académie française depuis St Sauveur en Puisaye.
39 Mary Higgins Clark qui entre l’écriture de deux romans policiers vous a écrit depuis sa ville natale de New-York.
40 Pierre Loti a eu le temps, avant de repartir en voyage de vous écrire depuis Rochefort.
41 Jean-Jacques Rousseau.  Oui il y avait bien un jeu de mot : les Charmettes lieu de sa résidence/ Vous charmer😉.
42 Antonin Artaud parti en Irlande. Voici d’ailleurs le commentaire de son médecin : « Mégalomanie syncrétique: part en Irlande avec la canne de Confucius et la canne de St Patrick. Mémoire parfois rebelle. Toxicomanie depuis 5 ans (héroïne, cocaïne, laudanum). Prétentions littéraires peut-être justifiées dans la limite où le délire peut servir d’inspiration. À maintenir.  » (On a essayé de reproduire cette idée du délire dans notre carte.)
43 Jack London inconsollable depuis l’incendie qui a ravagé sa maison de Glen Ellen en Californie.
44 Mark Twain dans son incroyable maison à Hartford dans le Connecticut, avant qu’il ne soit ruiné et obligé de la quitter.
45 Lord Byron depuis l’une des centaines de pièces qui constituent cette impressionnante demeure située à Newstead Abbey dans le Nottinghamshire.
46 Stephen King, qui ne semble jamais quitter le Maine, une région du nord-est des Etats-Unis.
47 Edgar Allan Poe, qui vivait dans une toute petite maison d’un quartier pauvre du Bronx. Un maison qu’il adorait :  » C’était le plus doux petit cottage qu’on puisse imaginer. Oh, comme nous étions suprêmement heureux dans notre cher cottage ».
48 William Shakespeare qui, s’il a véritablement vécu, serait né à Stratford-upon-Avon, une ville du centre de l’Angleterre.
49 George Orwell, qui vivait dans une partie totalement isolée (!) d’une île (!!) écossaise, Jura.
50 Jack Kerouac qui dormait au Chelsea Hotel à New-York. Certes, de nombreux auteurs sont passés par cet hôtel devenu un symbôle des années 1960 mais le « fichu manuscrit » était un indice pour l’identifier, La Route ayant été écrit en un seul jet sur un seul et unique rouleau de papier.

*Enfin, faisons comme si

A la rencontre des membres de Babelio (6)

À la rencontre des membres de Babelio

Avec 300 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est à l’honneur, nous avons décidé de vous donner la parole. Puisqu’un lecteur n’est jamais las de conseils de lecture, voici le portrait livresque de l’un de nos lecteurs.

 

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Rencontre avec MissCode, inscrite depuis le 04/03/2015.

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ?

Bonjour à tous,

Tout d’abord, merci de m’avoir proposé cette interview. Je suis très heureuse de pouvoir y répondre. Concernant votre question, je me souviens très bien de ce jour-là et je ne pourrais pas oublier mon arrivée sur ce fabuleux site.

Cela remonte à plus d’un an maintenant et j’avais déjà entendu parler de Babelio. Je ne m’y suis pas intéressé de plus près même si j’aime bien savoir des choses dans la vie. Je n’avais pas poussé des recherches à ce moment-là, je ne sais pas pourquoi…

Mais un jour, une amie m’a parlé un peu plus en détails de Babelio, me disant qu’elle était étonnée que je n’y sois pas vu mon amour pour la lecture. On reconnaît les amis car ils nous connaissent trop bien à la fin !

Et là, je me souviens que je suis allée directement sur le site de Babelio pour m’y inscrire ! Je n’ai pas réfléchi, pour moi, c’était tout à fait naturel. J’aime la lecture, le fait de pouvoir parler avec des personnes qui ont les mêmes goûts que moi, découvrir de nouvelles choses, apprendre… Tout y est sur Babelio ! Je ne regretterais jamais de m’y être inscrite et je souhaite y rester pour l’éternité !

Si j’y suis, c’est grâce à une amie. Je ne sais pas si j’y serais sans elle, on ne peut pas savoir ce que la vie nous réserve… En tout cas, je tiens fortement à la remercier ! Et à remercier tout Babelio car j’ai été très bien accueillie !

 

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Il faut savoir que je suis une grande passionnée de style… Policier ! Donc évidemment ma bibliothèque va contenir de ce genre. Mais après, je ne me limite pas uniquement à ça, j’essaye d’autres choses mais je ne garantis pas d’aimer.

 

Vous lisez beaucoup de mangas : qu’aimez-vous dans ce genre en particulier ?

Effectivement, je lis beaucoup de mangas ! Il faut savoir une petite chose là-dessus. J’ai connu les mangas en 2012, ce qui est assez récent. Je passais devant les rayons sans y prêter très attention et quand j’en ai ouvert un pour la première fois, pour regarder comment c’était… Et bien, je l’ai ouvert à l’envers et lu à la française (gauche à droite) (rires). Sur le moment, je n’ai rien compris et maintenant j’en rigole ! Je me dis que c’est logique ! (Et je comprends ce que je lis au moins !). Voilà pour la petite histoire.

Il y a beaucoup de choses que j’aime dans ce genre ! À la base, je ne connaissais pas ; je ne lisais que des livres.

 

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Le premier manga que j’ai eu entre les mains est « Détective Conan » de Gosho Aoyama aux éditions Kana en France. Ce manga a une grande histoire pour moi. Et en plus, c’est du policier !

Ce que j’aime particulièrement dans ce manga c’est son histoire. Le nombre de volumes ne me fait pas peur ; il faut tout de même savoir que Détective Conan compte plus de 80 tomes à l’heure actuelle. Et il y a quelque chose d’important pour moi, les graphismes ! Si c’est bien fait, ça va plus m’entraîner à lire. Et pour faire une petite parenthèse, c’est une série de plus de 20 ans donc les graphismes ont évolués entre les débuts des tomes et jusqu’à maintenant. Mais pour moi, ça a quand même de l’importance.

Après, il y a différents genres de mangas. Je peux lire (presque) de tout même si j’ai mes petites préférences !

 

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

51WqVatoBCL._SX195_Pour moi, c’est un livre en particulier qui a tout déclenché. Ma passion débordante pour la lecture puis pour l’écriture également.

Je me souviens que ma mère s’inquiétait que je ne lise pas ou très peu de livres. Mais un jour, un ami m’a offert un livre pour mon anniversaire et c’est lui qui a tout déclenché. J’ai ensuite acheté toute la série (j’en avais déjà un que j’ai lu en cinquième) et c’est grâce à lui et à l’auteur de ce livre que ma passion est née. C’était « Mort sur le Net » de Christian Grenier aux éditions Rageot (heure noire).

 

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

51zb3LyBZ8L._SX195_C’est une très bonne question ! Il y a tellement de beaux livres que j’ai découverts sur Babelio mais si je devais en choisir un, laissez-moi réfléchir… Je pense que je dirais « Sur les pas de l’inspecteur Dumontel ». Pour ceux qui ne connaissent pas, ce n’est pas un livre à « proprement parlé », c’est un livre découverte sur l’inspecteur Dumontel qui retrace sa vie. Il y a des explications, citations, photographies (qui sont d’ailleurs, magnifiques !)… Il y a vraiment de tout et c’est pour moi le plus beau livre que j’ai découvert sur Babelio. Je me rappelle l’avoir reçu à la Masse Critique. Ce livre m’a donné envie de découvrir toute la série autour de ce personnage donc pour moi, c’est le plus beau livre que Babelio m’a fait découvrir !

 

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Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

51r5Oqem8iL._SX195_Un livre que j’ai relu le plus souvent ? Voyons voir… C’était « Plongée fatale » de Jacques Asklund aux éditions Rageot. J’ai beaucoup aimé ce livre car la collection Heure Noire est une des premières collections que j’ai découvertes et que j’ai lues.

Je suis très fière de cette collection qui est très belle et elle est parfaitement placée dans ma bibliothèque. Donc, comme il fait partie des premiers livres, lui en particulier m’a beaucoup plu. Le fait que l’histoire se passe en Corse, je ne sais pas pourquoi mais inconsciemment, cela m’a fait voyager ! Je ne suis jamais allée en Corse donc à travers un livre, j’ai pu découvrir un petit peu et il y a quelques mots Corse, ce que je trouve d’autant plus intéressant. L’histoire est bien menée, il y a de tout. Et ça a été directement un coup de cœur ! Je ne me manque pas de le lire à nouveau si j’en ai l’occasion. Aussi, même si cette collection s’adresse pour les 12 ans et que je n’ai plus cet âge, j’aime le relire. Il n’y a pas d’âge pour aimer, non ?! (rires).

 

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Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

41I9SBII2EL._SX210_J’ai un grand classique dans ma bibliothèque mais je ne l’ai pas encore lu. Il doit traîner dans ma bibliothèque quelque part ! (rires).

Non mais sérieusement, il faut vraiment que je le lise… Beaucoup de monde l’a lu autour de moi, faudrait que je le lise pour au moins pouvoir en parler quand des personnes en parlent. Allez, je ne vais pas tourner autour du pot, enfin du livre, il s’agit du « Rouge et le Noir » de Stendhal.

 

 

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

51sMjz-Ng4L._SX195_C’est tout simple, pour trouver une perle, il faut ouvrir des huîtres et avoir la chance d’en trouver une ! (rires).  Sérieusement, une perle méconnue ? Je ne sais pas si dans ma bibliothèque, se trouve une perle mais j’aimerais faire découvrir un livre que j’ai trouvé récemment et que franchement, j’adore. Je rigole beaucoup ! J’adore passer mon temps dans un magasin où je peux trouver de quoi lire (livres, mangas, BD, marvel, tout ce qui se lit). Et par hasard, quand je regardais des livres qui ont été mis en vrac sur un présentoir, mon regard s’est arrêté sur un livre bien planqué et là, je n’ai pas hésité à l’acheter car ça a été un grand coup de cœur. Déjà rien que la couverture m’a fait rire et en feuilletant, j’en rigolais déjà. (J’étais caché derrière les livres, on ne me voyait pas rigoler toute seule). C’est vraiment un très bon livre, et il est surtout à lire si on veut rigoler. Il s’agit d’« Avec Maman » d’Alban Orsini.

 

Tablette, liseuse ou papier ?

Cette question ! Papier sans aucun doute ! C’est le support que j’aime, le fait qu’on peut toucher (si je devrais donner un exemple, la couverture de certains de mes livres est un peu en relief donc j’aime bien toucher et voir la qualité), mais pour moi, le support papier, il n’y a que ça de vrai ! J’ai reçu quelques livres sous format e-book mais ce n’est pas mon préféré, loin de là. Quand on est migraineuse, lire sur ordinateur n’est pas le top. Je n’utilise pas de tablette ni de liseuse dans la vie de tous les jours. Et il m’arrive que je m’y perde en lisant comme par exemple, sauter une ligne. Après, je ne comprends pas et je finis par me rendre compte que j’ai loupé une ligne… Après, je conçois fort bien que le support papier peut poser problème à certaines personnes à cause de l’environnement avec les arbres utilisés. Je respecte les différents choix de tous mais moi, ma préférence restera à jamais, le papier !

 

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Je n’ai pas d’endroit préféré pour lire. En fait, peu importe où je me trouve tant que je peux lire. Même si j’ai une préférence pour les endroits confortables, c’est important. Je pense que certains pourront comprendre mais quand on reste des heures dans la même position, on peut finir par avoir mal. C’est pareil quand on dort ; si on se met mal, au réveil, il risque d’avoir des douleurs. Je peux très bien lire dans la salle à manger que dans une salle d’attente. Je m’installe au mieux et quand j’ai besoin, je mets un oreiller sur mes jambes pour avoir le livre plus haut. Je dois avouer que porter le livre, au bout d’un moment, il devient de plus en plus lourd. Même si on sait tous qu’il fait le même poids qu’au départ ! (rires).

Mais voilà, le plus important est d’être bien installé. Donc si devrais dire un endroit préféré, je dirais à mon bureau sur ma chaise dactylo !

 

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

Je ne sais pas si je peux appeler cela une phrase fétiche mais il y en a une que j’aime beaucoup ! Par contre, elle ne provient pas d’un livre mais d’un manga qui se nomme Détective Conan. La citation est en anglais dans le manga.

Voici la citation « A secret makes a woman woman ». On peut donc le traduire par « Un secret fait d’une femme une femme ». C’est une citation que j’aime beaucoup et dans un sens, c’est vrai !

 

Quel sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

CVT_Au-dela-des-tours_5644Ma prochaine lecture ? Cela sera sans hésiter « Au-delà des tours » d’Anaïs W. Pourquoi ce livre ? Tout simplement parce que j’ai été convaincue par le petit bout de roman que j’ai commencé à lire sur son site (http://leslivresdanaisw.fr/). C’est également un membre de la communauté Babelio (Dadaverde) et c’est comme ça que j’ai découvert son livre. Et également son site où il y a plein d’informations intéressantes et variées autour de son univers (romans et autres) et j’ai eu envie de découvrir plus en profondeur son livre donc ça sera ma prochaine lecture.

 

D’après vous qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Pour moi, il n’y a ni bonne, ni mauvaise critique. Chacun s’exprime avec ses mots pour dire ce qu’il a pensé d’un livre et c’est ça pour moi, une critique. Peu importe qu’elle soit négative ou positive. On a tous des goûts différents (et heureusement !). Si tout le monde avait les mêmes goûts, je suis sûre qu’au bout d’un moment, ça ne serait pas « drôle ». On ne pourrait plus conseiller des livres à personne … Je pense fortement qu’une critique est bien à partir du moment où la personne (le critique littéraire) laisse son ressenti sur le livre. Même si personnellement, j’ai une petite préférence quand la critique est structurée ! C’est ce que je fais pour mes critiques d’ailleurs. Une petite introduction, un résumé général du roman, mon avis et une note. C’est principalement les ingrédients de mes critiques mais suivant ce que je lis, je rajoute des éléments à ma recette !

 

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ?

J’en aurais tellement à raconter ! Cela fait plus d’un an que je suis sur Babelio et il ne se passe pas un jour, sans qu’il se passe quelque chose de magique.

Entre les magnifiques découvertes de livres comme « Sur les pas de l’inspecteur Dumontel », les échanges avec des lecteurs qui deviennent des amis avec le temps et les rencontres avec différents auteurs qui se trouvent sur Babelio et également qui deviennent des amis… Jamais je n’aurai pensé à cela en m’inscrivant sur Babelio ! Et pour moi, je trouve que c’est un beau même un très beau cadeau.

Quand un écrivain m’a contacté pour critiquer son livre, j’étais aux anges, je n’aurai pas imaginé que cela m’arrive un jour. Le fait de pouvoir échanger avec des écrivains, pareil ! (Anaïs W, Lou sKepens…). Grâce à Babelio, je peux faire ça et ce que je peux rajouter c’est que quand on est malade, c’est un magnifique rêve qui se réalise sous nos yeux et que j’ai encore du mal à réaliser ! Je tiens à remercier toutes ces personnes-là. Merci également à Babelio pour tout et continuer, ne changez rien et je terminerais sur une petite note : Babelio a un petit quelque chose de magique que d’autres sites n’ont pas…

Où l’on remercie les lecteurs présents à notre pique-nique annuel !

C’est devenu, au fil des ans, le rendez-vous des plus fidèles membres de Babelio mais aussi des lecteurs curieux (ou gourmands) : le pique-nique Babelio se tenait pour la cinquième année consécutive, dans le parc de Bercy à Paris mais aussi, pour la première fois de son histoire, au Parc de la Tête d’Or à Lyon !


Un cinquième pique-nique sous le signe de la nouveauté

A Paris, cette année était celle des nouveautés. Pour proposer aux pique-niqueurs de nouvelles choses, l’équipe de Babelio, avec à sa tête un duo féminin composé de Marie-Delphine et d’Octavia, a décidé de sortir le grand jeu en ce 3 juillet 2016, date retenue pour les festivités : gobelets estampillés Babelio, thés glacés de bienvenue et tombola attendaient les participants à l’accueil.

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La tombola a permis à de nombreux participants de repartir avec un sac contenant un livre de la rentrée littéraire. Encore un grand merci aux éditeurs participants (Denoël, Héloïse d’Ormesson, Libella, Place des éditeurs, Seuil, Albin Michel, Allary Editions, Calmann-Lévy, Gaïa, Grasset, Metailié, Payot/Rivages, Piranha).

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Que les heureux réceptionnaires des ouvrages n’hésitent pas à publier leur critique du livre reçu en avant-première !


Un repas convivial

Qui dit pique-nique, dit nourriture à partager. Une nouvelle fois, nos lecteurs nous ont proposé différents plats préparés tels qu’une fougasse, des cakes, des tartes et de nombreuses choses salées ou sucrées proposées à toutes les personnes présentes.

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Un moment convivial qui a permis à chacun de discuter de ses plus beaux coups de cœur littéraires, ses dernières critiques ou bien ses scores à notre compétition de L’Euro 2016 🙂


Deux quiz, quatre gagnantes

Comme chaque année, ce rendez-vous annuel a été l’occasion d’organiser deux quiz permettant aux meilleurs de repartir avec une Babelio Box remplie de livres et de goodies. Cette fois-ci ce sont deux groupes de deux femmes qui ont chacun remporté la partie.
Les voici ci-dessous en train de joyeusement déballer leurs Box. Le plus dur sera le partage de leurs contenus :

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Bravo à elles quatre ! Il n’était pas facile de répondre à toutes les questions issues des différents quiz publiés sur Babelio par l’ensemble des membres. Révisez en jouant à ceux-ci et vous aurez peut-être une chance l’année prochaine.


Une loterie 

Autre moment incontournable de nos pique-niques, la loterie de livre qui permet à tous les participants de partager un coup de coeur dédicacé ainsi que de repartir avec un nouveau livre conseillé par un membre. Il était en effet demandé à tous les participants de venir avec un livre de poche dédicacé puis emballé. Tous les livres ont été placés dans un panier dans lequel il fallait ensuite piocher pour repartir avec un livre ! N’hésitez pas d’ailleurs à nous dire avec quel livre vous êtes repartis en commentaire.

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Ce fut au final une très belle journée malgré la pluie et les nuages qui recouvraient le parc de Bercy.


Grande première, les pique-niques Babelio se sont pour la première fois exportés en province !

 

C’est la pelouse du Parc de la Tête d’or à Lyon qu’a eu lieu le premier pique-nique Babelio hors de Paris. Une expérience qui devrait ouvrir la voie à d’autres rendez-vous en dehors de la capitale. Merci à tous les participants (une trentaine, belle réussite !)  et plus particulièrement à Amandine et Hélène qui ont pris le relais, sur place, pour organiser le pique-nique. Les locaux de Babelio étant situés à Paris, il ne nous était en effet as possible de nous joindre aux participants lyonnais mais ce n’est que partie remise. Eux ont en tout cas eu le soleil, contrairement aux parisiens.

Voici les photos prises par Amandine. Encore un très grand merci à elle.

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Bref, un grand merci à tous ceux qui, à Lyon ou à Paris, ont fait de ces pique-niques littéraires et gourmands de vraies réussites.

Babelio est partenaire de la seconde édition des « 68 premières fois » !

On vous l’avait annoncé au début du mois de juin : Babelio accompagne cette année la seconde édition des « 68 premières fois ». Au programme : de beaux textes, de belles découvertes, de belles émotions. Mais avant, en quelques mots, les « 68 premières fois » c’est…

  • Une façon de bousculer les codes de la rentrée littéraire en ouvrant nos esprits (un peu) boulimiques de Belles Lettres.

Les « 68 premières fois » c’est en effet une opération créée à l’initiative d’une blogueuse qui voulait faire parler de ces premiers auteurs prometteurs qui peinent, chaque année, à se frayer un chemin dans la masse des têtes d’affiches !


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  • La preuve qu’une ambition fédératrice peut devenir une merveilleuse aventure !

Tout a débuté un jour de juillet 2015. L’Insatiable Charlotte, blogueuse passionnée et chroniqueuse littéraire pour France Bleu Maine, décide ce jour-là de prendre la rentrée littéraire à contre-courant, parce qu’elle est un peu lasse de savoir « par avance quels seront les seront les livres qui tiendront le haut de l’affiche » mais surtout parce qu’elle est persuadée que, faute de place dans leurs tribunes, les médias passent à côté de véritables pépites. Elle se lance alors le challenge personnel de lire les 68 premiers romans français à paraître en septembre 2015.

 

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« Les 68 premières fois », édition 2015 ©Agnès Druesne

 

Active sur les réseaux sociaux, l’Insatiable Charlotte parle de son défi et propose à des lecteurs motivés de l’accompagner dans son aventure littéraire. L’initiative remporte alors un certain succès : très vite, une quarantaine de blogueurs se regroupent autour d’elle…et les éditeurs aussi. Ils fournissent des exemplaires des premiers romans retenus qui voyagent entre les lecteurs.

 

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L’équipe des « 68 premières fois », 1ere édition, décembre 2015

 

Six mois plus tard, l’aventure se conclut, en présence des auteurs, avec la présentation du Palmarès 2015 des premiers romans chouchous des « 68 premières fois ».

 

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Palmarès 2015 des « 68 premières fois »

 

  • Un succès tellement enthousiasmant que l’idée s’est pérennisée

Dès janvier, face au succès rencontré, on parle de l’après. En mars, la seconde édition est lancée, avec un nouveau logo, mais aussi avec la mise en place d’un comité de pilotage composé de L’Insatiable Charlotte et de deux de ses acolytes, Églantine et Nicole.

 

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Pour cette nouvelle saison des « 68 premières fois », c’est plus de 70 lecteurs qui ont rejoint l’aventure, s’engagent à lire tout ou partie des premiers romans de la rentrée littéraire de janvier et de celle de septembre sélectionnés par le comité ! C’est aussi une soirée de clôture organisée en décembre au cours de laquelle sera dévoilé le Palmarès 2016.

Et, pour que vous aussi sur Babelio vous puissiez découvrir ces nouveaux auteurs, vous pourrez, dès mi-septembre, relever un petit challenge grâce auquel vous pourrez accompagner les lecteurs des 68 jusqu’à l’annonce de leur Palmarès en décembre.

Mais en attendant que la sélection de septembre soit publiée, vous pouvez toujours faire une petite séance de rattrapage « lecture-critique » en consultant (et en lisant) les livres de la liste des premiers romans en lice pour la rentrée de janvier 2016 retenus par le comité.

Alors à vos livres !🙂

Qui sont les lecteurs de séries et sagas ? Etude de lectorat

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Dans le cadre de son cycle de conférences sur “les pratiques des lecteurs”, Babelio a présenté le 23 juin 2016, sa dernière étude de lectorat, portant sur les séries et sagas littéraires. Plus précisément, le réseau social s’est intéressé aux pratiques de ces lecteurs : comment choisissent-ils leurs lectures ? Que recherchent-ils précisément ? Quelle image véhicule ce type de publication ? Quels en sont les prescripteurs ?

 

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L’étude a été menée du 1er au 6 juin 2016, auprès de 4 874 internautes.

Comme à l’accoutumée, étaient réunis autour d’une table ronde, trois professionnels du livre, invités à apporter leur éclairage sur les résultats de l’enquête :

Églantine Gabarre, responsable du pôle marketing digital du groupe Delcourt

Florian Lafani, responsable du développement numérique et éditeur aux éditions Michel Lafon

Antoinette Rouverand, directrice marketing aux éditions Jean-Claude Lattès

Une fois le tour de table réalisé par Guillaume Teisseire, cofondateur de Babelio, les résultats ont été présentés par Octavia Tapsanji, responsable des relations éditeurs chez Babelio.
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La part que représentent les séries dans l’ensemble des lectures des internautes interrogés est relativement variable : un quart des sondés lisent majoritairement des séries alors que 10% n’en lisent pas du tout. Plus précisément, les séries représentent une proportion variée en fonction des genres littéraires lus. Par exemple, les séries représentent 50% des lectures pour les amateurs de fantasy et de littérature jeunesse, alors qu’elles ne correspondent qu’à 20% des lectures des amateurs de littérature ou de polar. En revanche, ce dernier chiffre montre que ces deux genres sont malgré tout susceptibles de séduire des lecteurs de séries alors même que peu de romans policiers ou de littérature générale sont publiés sous forme sérielles.

Les séries représentent donc un genre majoritairement lu par les interrogés, ce que souligne Antoinette Rouverand : “ On sait que les séries ont un public. La preuve en est que si un one shot, un roman en un seul tome, se vend bien, comme Nos étoiles contraires de John Green, les autres titres de l’auteur réalisent ensuite des scores de ventes tout aussi élevés.” Florian Lafani poursuit : “Les séries sont à double tranchant : elles sont celles qui peuvent réaliser les plus gros succès mais également devenir un énorme poids pour les éditeurs. C’est un très gros risque pour nous car en cas d’échec, nous sommes confrontés au problème de l’arrêt en cours de série, qui déçoit énormément les fans. Il est d’autant plus difficile de prédire le succès des séries que certaines qui connaissent un succès indéniable aux États-Unis ne trouvent au contraire pas leur public en France. De plus, lorsque la série américaine fonctionne, elle multiplie ses tomes et nous éditeurs, face à un public absent, ne pouvons absolument pas nous permettre de les suivre.”

Face à ce constat, nous avons interrogé les lecteurs sur leurs motivations et leurs réticences à la lecture de séries. Si certains lecteurs ne s’y aventurent pas, c’est en premier lieu parce qu’ils manquent de patience, relative au temps de parution de chacun des tomes. Par ailleurs, ils craignent pour la qualité de l’écriture (qui serait moins bonne que sur un livre en un seul tome) et c’est davantage la nouveauté qui attise leur curiosité.

 

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Qu’apprécient alors les lecteurs de séries dans ce format ? Selon les résultats obtenus lors de l’enquête, il semblerait que l’univers soit l’attrait principal d’une série. Ainsi, si les lecteurs sont nombreux à vouloir connaître la suite d’un roman, ils soulignent majoritairement leur attachement à l’univers du roman, d’autant plus lorsque ce dernier est bien développé. Le format des séries convient par conséquent mieux aux lecteurs aimant se plonger dans un univers complexe, qui se développe sur plusieurs tomes.

 

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Face à ces résultats, Églantine Gabarre voit dans les réseaux sociaux, une des raisons qui expliquerait ce constat : “Les réseaux sociaux ont complètement bouleversé les pratiques des lecteurs et leurs rapports aux éditeurs. Les réseaux constituent un nouveau mode d’accès à l’univers d’une série.” Travaillant notamment sur la série The Walking Dead, elle cite l’exemple du formidable succès de la bande dessinée : “Pour ce genre de séries littéraires, le succès ne surgit pas dès la parution du premier tome. Il a fallu ici, et c’est souvent le cas, attendre la programmation du premier épisode de la série à la télévision aux États-Unis pour voir l’engouement des fans se concrétiser en librairie. Pour The Walking Dead, lorsqu’est sorti le premier épisode de la série télévisée, les stocks ont été vidés en quelques jours. Nous n’avions aucune idée de combien il fallait en réimprimer, ce cas était complètement nouveau pour nous. Cela uniquement parce que les fans, grâce aux réseaux, ont partagé l’engouement américain pour l’arrivée de la série et ont pu connaître la date de programmation des épisodes télévisés. Cette adaptation a sonné le top départ du succès en librairie en France, qui dure aujourd’hui depuis 25 tomes” . Plus encore qu’une possibilité d’accroître les ventes du papier, le phénomène des réseaux a complètement modifié le travail des maisons d’édition, ce que souligne Églantine Gabarre : “L’actualité fait véritablement partie de notre travail désormais. Nous devons tout surveiller, partout dans le monde. Nous ne devons pas nous faire surprendre, ce qui nous est arrivé avec The Walking Dead à l’époque. Nous devons effectuer un travail de veille incessant, ainsi que développer notre proximité avec les lecteurs, beaucoup plus qu’il y a quelques années.”

 

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Les lecteurs ont ensuite été interrogés à propos de leurs séries préférées, par le biais d’une question ouverte. Nous avons choisi de lister ci-dessus, les 72 séries les plus populaires. Trois genres semblent se démarquer dans cette liste : le Young Adult et la Bit Lit, regroupés pour les besoins de l’étude, représentent 25% des séries citées, la jeunesse 20% et la SF/Fantasy, 20%. Au global, nous avons pu constater que sur ces 72 séries, 41 d’entre elles ont été l’objet d’une adaptation à l’écran. Il semble en effet exister une véritable communication entre ces deux supports, série littéraire et cinéma puisque 90% des interrogés déclarent aller voir les adaptations des séries lues, dont un quart systématiquement. La série littéraire dépasse dans ce cas son support d’origine, ce qui concorde avec le fait que l’univers de la série apparaît comme l’attrait majoritaire des séries pour leurs lecteurs, ce que nous avons vu précédemment. Antoinette Rouverand précise : “Il est indéniable que les adaptations contribuent au succès des livres papier. Les meilleures ventes ont été atteintes par des séries adaptées au cinéma. De plus, il convient de rappeler que les ventes du livre sont souvent coordonnées avec l’annonce d’une date de parution du film. J’ai travaillé au lancement de la série Twilight, et c’est seulement au moment de la parution du tome 4 que le succès est véritablement venu, alors que la presse évoquait les débats concernant le casting du premier film. Les réalisateurs ont créé un buzz qui a été très bénéfique pour les ventes papier. Seuls les comics ont un public si particulier que la parution d’un nouveau volume suffit à créer l’engouement. Le plus dur avec les séries finalement, c’est de les lancer sans film.”

 

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La notion de licence semble dès lors constitutive d’une série réussie, ce qu’explique par la suite Églantine Gabarre : “La licence permet de faire vivre l’univers. L’enjeu principal d’une série est selon moi de construire un univers suffisamment complexe pour permettre d’entretenir l’intérêt des lecteurs dans la durée et parfois même, au delà de la publication du dernier tome. La licence apparaît lorsque la série atteint le stade “d’univers” à proprement parler, lorsqu’elle s’émancipe du simple cadre du livre. Bien sûr, cette notion est encore aujourd’hui plutôt anglo-saxonne et existe en France surtout dans le manga, qui parviennent pour certains à se déployer sur soixante tomes et tout autant d’animés. En bande dessinée, on peut dire que la série en est la forme de prédilection, par nature, c’est ainsi que la bande dessinée est née et nous comptons donc sur une certaine appétence des lecteurs à ce découpage en différents volumes d’une même histoire, comme pour le manga. En revanche, notre difficulté, commune avec le roman, c’est le recrutement de nouveaux lecteurs à parution de chaque tome. Voilà l’angle que nous cherchons à améliorer au quotidien.”

Nous avons ensuite interrogé les lecteurs sur leur mode de consommation des séries littéraires. En effet, si les séries télévisées invitent à une consommation que nous appellerons “en continu”, cela ne semble pas être le cas des livres. On note que pour les séries parues dans leur intégralité, plus de la moitié des lecteurs entrecoupent la lecture de la série avec d’autres livres. Par ailleurs, les intégrales sont achetées par 40% des interrogés.

 

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Si 60% des lecteurs interrogés ont déjà abandonné la lecture d’une série en cours, les raisons de cette démission sont multiples. Ils évoquent notamment le temps d’attente trop long entre la publication de chaque tome, le fait que la série comporte trop de volumes ainsi que le manque d’intérêt pour le tome précédent.

Églantine Gabarre explique, d’un point de vue éditorial, tout l’enjeu que représente la publication d’une série, vis à vis du public : “L’investissement communicationnel pour une série est définitivement plus important que pour un one shot car il faut communiquer à chaque parution. L’essentiel est de parvenir à disposer d’une base de lecteurs de départ, qu’il s’agira de faire grossir par la suite.” Elle évoque à ce sujet l’idée d’un empilement. Quelle recette pour recruter continuellement des lecteurs ? Pour elle, il s’agit de faire vivre l’univers au maximum  : “Si l’on poursuit l’exemple de The Walking Dead, les producteurs sortent à présent une deuxième série, afin de poursuivre le recrutement de nouveaux lecteurs tout en satisfaisant les fans. Cette série représente un bel enjeu pour nous. Voilà quel est en définitive notre enjeu marketing principal : chercher continuellement de la matière à fournir au public, déjà lecteur ou non. Je crois que pour ce faire, la meilleure méthode est d’interroger subtilement les fans pour savoir ce qu’ils souhaitent lire de plus que ce qu’ils savent déjà.”

 

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Antoinette Rouverand évoque à son tour le rôle du poche dans le recrutement de nouveaux lecteurs : “En Young Adult, le poche ne sort que très tard par rapport au grand format. Harry Potter est l’une des seules séries à avoir combiné la sortie poche et grand format et même si cela n’est pas la seule raison de son succès planétaire, je pense que cela a joué de façon non négligeable sur les ventes. La parution en poche permet de séduire un nouveau type de lectorat.” Florian Lafani confirme : “Oui, le poche créé une synergie avec le grand format, on sait qu’il est bénéfique pour les ventes, que les séries marchent ou non. Je pense notamment aux jeunes qui n’ont pas le budget pour s’offrir le grand format.”

Le poche apparaît effectivement comme une bonne solution pour recruter de nouveaux lecteurs. Antoinette Rouverand évoque à cette occasion la publication numérique, qui apparaît alors comme une alternative à la version poche : “Nous sortons systématiquement les ouvrages en format ebook, au même prix qu’en version de poche. Le numérique ouvre le champ des possibles en termes éditoriaux, beaucoup plus que le livre papier. Ainsi, nous pouvons par exemple proposer des offres promotionnelles sur un tome 1, au moment de la sortie du tome 2, ce qui est impossible avec le papier. Nous pouvons également jouer sur le prix des intégrales. Cela dynamise beaucoup les ventes, même si cela n’a pas le même effet qu’un inédit car le public du livre numérique est encore quelque peu restreint. Ce levier de ventes seul ne suffit pas, il est en revanche un très bon accompagnateur.” Florian Lafani ajoute : “Il est vrai que lorsqu’il s’agit de numérique, tout est question de public. Les jeunes par exemple, alors qu’ils sont les plus connectés, n’achètent pas sur ce support. Même les séries best seller ont du mal à décoller en ebook.”

 

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Et la bande dessinée, bénéficie-t-elle d’un autre genre de traitement ? “Nous travaillons sur des intégrales également afin de recruter de nouveaux lecteurs mais malheureusement leur effet est relativement mineur en termes de ventes” explique Églantine Gabarre “Nous réfléchissons à  publier des versions en plus petit format à prix réduit, dans une optique parallèle à celle du livre de poche. Pour le moment, en ne sortant qu’en grand format, certains lecteurs sont gênés par le prix. Nous sommes justement en plein débat en ce moment chez Delcourt.”

En revanche, si les lecteurs sont susceptibles de stopper la lecture d’une série en cours de route, l’arrêt d’une publication du côté de l’éditeur est un geste extrêmement mal perçu par le public, ce qu’explique Églantine Gabarre : “L’arrêt des séries n’est pas toujours dû à l’éditeur, il arrive que cela vienne de l’auteur et ça, les lecteurs n’y pensent pas assez. Pour éviter cela, en bande dessinée, nous l’avons compris, nous privilégions les séries en 4 à 5 tomes, afin de ne pas nous trouver confrontés à ce cas trop souvent.”

 

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Comme nous l’avons vu précédemment, certains lecteurs, au contraire, cherchent à réduire le temps de parution entre chaque tome, quitte à lire les ouvrages dans leur langue originale, ce qui est le cas d’un quart des sondés. Parmi les lecteurs interrogés, 80% déclarent trouver ce temps de parution entre deux tomes trop élevé à leur goût. Selon eux, le délais ne devrait pas excéder 3 à 6 mois. Antoinette Rouverand, partage à ce sujet ses ambitions : “De mon côté, j’aspire à renforcer ma collaboration avec les auteurs français, afin de diminuer ce temps de parution, en supprimant la traduction. Je pense notamment au Messager des vents, paru chez nous en 2015. Le délai entre chaque tome n’a jamais excédé 6-7 mois et nous l’avons ressenti au niveau des ventes. De plus, nous pourrions travailler directement avec l’auteur et imaginer de nouvelles possibilités relatives au public, comme faire intervenir les lecteurs dans le déroulé de l’histoire. U4 a également été un joli succès : les 4 tomes sont parus simultanément, cela n’avait jamais été fait. Nous réfléchissons à nous lancer dans des projets similaires car je pense que l’on se dirige vers une consommation à la Netflix, une consommation d’un seul coup, comme avec les séries. Je souhaiterais véritablement pouvoir aider les auteurs français à percer pour toutes ces raisons.” Florian Lafani complète : “Les lecteurs de version originale nous sont également très utiles car ils jouent le rôle de défricheurs, ils permettent de déceler des succès à venir dans les autres pays, avant que nous ne soyons au courant. Nous évoquions le travail de veille un peu plus tôt, et ces lecteurs en font partie intégrante.”

 

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Nous avons ensuite interrogé les lecteurs à propos de leur fidélité aux séries. Parmi les plus populaires précédemment citées, nous avons étudié la proportion de lecteurs ayant lu au moins 3 tomes d’une série et avons cherché une constante. Il ne semble cependant par exister de série type, qui permettrait de favoriser la lecture de tous ses tomes, comme le montre le graphique ci-dessus.

Selon Florian Lafani, cette problématique est une question de communication : “Un éditeur ne doit jamais s’arrêter de communiquer sur une série, même si il ne peut évidemment pas se permettre de mettre le même budget sur chacun des tomes. Il faut toujours parler de la série en cours de publication, même si c’est peu. Il faut ensuite tenter de varier les supports afin de renforcer l’engouement des lecteurs pour l’univers de la série, ce que fait très bien une adaptation en BD ou en film par exemple.” Antoinette Rouverand précise ensuite : “Il faut évidemment porter une grande attention à la qualité lorsque l’on décide de développer un univers. Beaucoup de spin off de séries, c’est-à-dire de séries dérivées d’autres séries, sont franchement critiqués par les fans. Il ne faut pas oublier que ces produits éditoriaux dérivés sont immédiatement comparés à l’oeuvre d’origine, souvent difficile à égaler. Je pense qu’il ne faut pas abuser de ce système et surtout ne pas trop s’éloigner de l’univers de base lorsque l’on choisit d’emprunter cette voie.”

 

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Florian Lafani évoque à son tour la notion de communauté, liée selon lui à la réussite d’un livre : “L’idée de communauté a beaucoup évolué ces dernières années ; Auparavant, nous devions les créer de toute pièce grâce à des sites dédiés à des séries. Aujourd’hui, ce phénomène nous dépasse complètement et de véritables communautés de lecteurs se créent, souvent autour de plusieurs séries littéraires sur un même support, sans que nous ayons à les pousser. Ces communautés participent à faire vivre les séries par delà la simple publication de tomes et c’est très bénéfique pour le bouche à oreille.”

 

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Les sondés ont par ailleurs été interrogés au sujet de la prescription qui s’applique au monde des séries. Les points de vente physiques ainsi que Babelio apparaissent comme les deux moyens privilégiés par les lecteurs pour choisir leurs lectures. Les médias apparaissent comme la troisième source de découverte de séries. Nous avons ensuite comparé ces résultats à ceux des études que nous avons précédemment effectuées et avons pu constater que la série littéraire se comporte comme le polar au niveau prescriptif, alors que la romance et les littératures de l’imaginaire privilégient les blogs au détriment des médias traditionnels.

Le lecteur de séries littéraires apparaît comme très attaché à la recommandation entre fans : trois quarts des interrogés échangent des avis dans la vie réelle ainsi que sur internet. Nous avons pu constater que les conseils de l’entourage sont éminemment prescripteurs pour les lecteurs de séries puisqu’il s’agit selon eux de la première source d’incitation à l’achat. On note également que le conseil du libraire occupe la troisième place du classement.

 

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Qu’en est-il de l’attachement aux marques ? Nous avons interrogé les lecteurs au sujet de leur fidélité aux maisons d’édition. Pour faciliter la lecture des résultats, nous avons choisi de faire ressortir les marques fortes, d’où la distinction entre des collections et des éditeurs (Collection R et Robert Laffont). Plus de la moitié des sondés disent suivre avec attention le catalogue d’une maison d’édition après la lecture d’une série qu’ils ont appréciée. Antoinette Rouverand apporte un éclairage sur la question : “Je pense effectivement que les lecteurs portent une attention particulière à une maison suite à une lecture agréable. J’ai participé au lancement de la série Twilight dans la collection Black Moon. Après le succès des romans, j’ai remarqué la hausse des ventes des autres titres de la collection, moyennant une couverture faisant écho à celle de Twilight. La fidélité était réelle. Nous avions l’impression que tout roman parlant de vampires aurait pu se vendre chez nous à l’époque. Les lecteurs accordaient une certaine confiance à la marque Black Moon, il y voyaient un gage de qualité. Évidemment, une fois que tous les éditeurs nous ont rejoint sur le créneau, Black Moon a perdu son privilège dans l’esprit des lecteurs.”

 

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Églantine Gabarre poursuit : “ Je pense qu’au contraire, l’auteur n’a pas d’importance aussi marquée en bande dessinée. Les auteurs de The Walking Dead par exemple, ne vendent pas aussi bien leurs autres albums alors même que Robert Kirkman est un immense auteur par ailleurs. La maison d’édition n’est pas pour nous non plus un levier particulier de fidélité. Nous travaillons plus nos personnages et nos séries que notre marque, pour la simple raison que nous publions de tout. Les Carnets de Cerise par exemple, au lieu de mettre en avant la marque Delcourt, nous avons privilégié les personnages en organisant un concours de dessin qui permettait au gagnant de se voir apparaître dans le prochain tome de la série. Il n’y a rien de mieux en bande dessinée pour fidéliser le lecteurs que de l’impliquer dans le processus éditorial. J’ai conscience que cela n’est pas applicable à tous les supports.” Florian Lafani complète : “Nous travaillons un peu notre logique de marque chez Michel Lafon, mais nous privilégions l’univers des séries dans notre communication ; cela est sans doute dû à l’absence de collection.”

 

Pour conclure, il n’existe pas de lecteur de série type et les pratiques de ce lectorat sont très variées. Les lecteurs qui abandonnent une série le font pour des raisons qualitatives et d’indisponibilité. Le temps d’attente entre deux tomes est en effet jugé comme trop long pour la majorité des sondés qui aimeraient ne pas le voir dépasser 6 mois. Les lecteurs découvrent de nouvelles séries principalement grâce au bouche à oreille ainsi que dans les points de vente physiques. Les maisons et collections sont des marques fortes : quand une série plaît aux lecteurs chez un même éditeur, ils aiment découvrir les autres publications de la maison. Enfin, les lecteurs sont critiques envers certains aspects éditoriaux : l’arrêt anticipé d’une série ainsi que la découpe abusive exercée par rapport à la tomaison originale les gêne, comme la différence marquée entre les couvertures française et originales, qu’ils trouvent souvent plus belles.

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Babelio tient une nouvelle fois à remercier ces trois intervenants ainsi que les nombreux internautes d’avoir répondu présents lors du sondage.

L’étude est à retrouver en intégralité sur notre slideshare.

 

 

Notre jeu de l’été : Bons baisers de Babelio

Et c’est parti pour un nouveau grand jeu de l’été !

Du 1er juillet au 31 août 2016, Babelio vous propose un grand voyage dans la littérature. Vous n’avez pas réservé de billet de train ? Vous n’avez pas fait vos valises ? Pour une fois, ça n’est pas grave du tout…

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Nous allons vous proposer deux séries de cartes postales. La première (ci-dessous) et la seconde au début du mois d’août. Ces cartes postales ont été écrites par de célèbres écrivains*, toutes époques confondues. L’idée, c’est qu’elles n’ont pas été signées (quels étourdis ces auteurs! ) et c’est à vous de retrouver qui les a écrites ! Sur la gauche de chaque carte, vous aurez une image de la résidence de l’écrivain auteur de la carte, et sur la droite, leur texte. Avec ça, il sera difficile de ne pas trouver !

Pour jouer, c’est très simple. Chaque carte postale est numérotée et il vous suffit, en commentaire à ce post, de nous écrire vos réponses.

Exemple :
1- Tolkien
6-Marguerite Yourcenar
13- Richard Brautigan

Pour pouvoir gagner, il vous suffit de participer, pas besoin de trouver l’intégralité des bonnes réponses. Vous pouvez simplement proposer des noms pour quelques cartes postales, vous aurez autant de chance d’être tiré au sort que les autres. Nous tirerons au sort un participant par session (celle de juillet et celle d’août) et les deux gagnants se verront envoyer un livre !

Alors, prêt pour le grand voyage ?

Voici la première série de cartes postales (cliquez sur les images pour les agrandir) :

*Enfin, faisons comme si

Edit : Bonjour à tous et merci d’avoir été si nombreux à jouer à la première partie de notre jeu de l’été !

Voici les bonnes réponses ci-dessous. Nous allons contacter un participant au jeu dans la journée.

Session de juillet : 
1 Victor Hugo installé à Guernesay dans sa maison appelée Hauteville House. Le recueil en question est les Contemplations.
2 Alexandre Dumas père. Plusieurs indices vous permettaient de l’identifier : les « feuilletons » pour lesquels il était célèbre et « Auguste Maquet », son nègre littéraire. Le nom du chateau ? LeChâteau de Monte-Cristo, bien sûr !
3 George Sand qui ne tient pas tant à revoir son amant Musset à Nohant-Vic.
4 Boris Vian dans son appartement situé dans l’enceinte duMoulin-Rouge. Tout le monde a compris l’allusion aux pianocktails ?🙂
5 Agatha Christie en train de concocter un nouveau crime tout en se baladant dans sa propriété de Greenway House.
6 Francis Scott Fitzgerald qui organise des fêtes à Antibes, comme son héros dans Gatsby le Magnifique.
7 Robert Louis Stevenson parti vivre (et mourir) sur l’île Samoa. Henry James, un ami, lui écrivit : « Mon cher Louis, Vous êtes trop loin, vous êtes trop absent, trop
invisible. La vie est trop brève et l’amitié un sujet trop délicat pour jouer de tels tours. Donc, revenez, arrêtez-moi tout cela -noyez-moi tout cela et revenez ». Il répondra ceci : Mon cher James, Oui, je l’avoue, je faillis à l’amitié […] Mais jugez-moi avec clémence. J’ai retiré plus de plaisir et d’amusement de ces derniers mois que je n’en ai jamais eu auparavant, et ma santé n’a jamais été meilleure depuis dix ans. […] bien que la mer soit pleine de périls mortels, j’aime à vivre ici, et j’aime les tornades (quand elles sont passées) ; et je ne puis dire combien ce m’est une joie que d’arriver en vue d’une île inconnue.  »
8 Descartes qui vous a envoyé ce mot depuis la ville de… Descartes (bien qu’elle fut en son temps connue sous le nom de  La Haye-en-Touraine.)
9 Sylvain Tesson qui a rôdé un temps près du lac Baïkal, un peu avant d’entamer le trajet de la retraite de Russie menée par Napoléon Ier qui sera racontée dans le livre Berezina.
10 Ian Fleming qui vivait en Jamaïque dans sa propriété Golden Eye, nom qui sera repris pour une (excellente) avanture cinématographique de James Bond.
11 Philippe Sollers, qui aime passer du temps sur l’île de Ré, même si on l’associe souvent, il est vrai, à Venise.
12 Maurice Leblanc qui vivait à Etretat. Avez-vous été mis sur la piste grâce à notre indice ?
13 Marguerite Duras en Indochine  et qui aurait pu vous présenter son amant à qui nous avons fait subtilement (hum…) référence !
14 Karen Blixen qui travaille dur pour faire pousser quoi que ce soit sur les plantations de son mari au Kenya.
15 J.K Rowling qui écrivit une grande partie des aventures d’Harry Potter dans les cafés d’Edimburg dont The Elephant House. 
16 Edmond Rostand vous a envoyé sa lettre d’Arnaga dans le pays basque.
17 Ernest Hemingway qui écume les bars de La Havane.(Certes, il ne fit pas que ça !)
18 Rudyard Kipling dans sa jungle (si ce n’est pas un indice !), pardon dans le jardin de sa maison à Burwash en Grande-Bretagne.
19 Franz Kafka à Prague qui lutte contre l’idée de se métamorphoser en un monstrueux insecte!
20 Lewis Carroll à Oxford qui semble avoir déjà quelques idées pour son roman Alice aux pays des merveilles.
21 Jules Verne qui veut s’échapper de son quotidien à Nantes.
22 Marguerite Yourcenar qui vous écrit depuis Saint Jans Cappel dans le Nord pas de Calais.
23 Jean Giono à Manosque qui a connu un grand succès avec son premier roman Colline, mentionné dans la carte.
24 William Faulkner depuis Oxford dans le Mississippi. Monnaie de singe devait vous mettre sur la piste.
25 Gérard de Nerval en pleine balade bucolique à Mortefontaine, St Germain en Laye.

 

Session d’août : https://babelio.wordpress.com/2016/08/01/deuxieme-partie-de-notre-jeu-de-lete-bons-baisers-de-babelio/#comment-8345