A la rencontre des membres de Babelio (6)

À la rencontre des membres de Babelio

Avec 300 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est à l’honneur, nous avons décidé de vous donner la parole. Puisqu’un lecteur n’est jamais las de conseils de lecture, voici le portrait livresque de l’un de nos lecteurs.

 

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Rencontre avec MissCode, inscrite depuis le 04/03/2015.

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ?

Bonjour à tous,

Tout d’abord, merci de m’avoir proposé cette interview. Je suis très heureuse de pouvoir y répondre. Concernant votre question, je me souviens très bien de ce jour-là et je ne pourrais pas oublier mon arrivée sur ce fabuleux site.

Cela remonte à plus d’un an maintenant et j’avais déjà entendu parler de Babelio. Je ne m’y suis pas intéressé de plus près même si j’aime bien savoir des choses dans la vie. Je n’avais pas poussé des recherches à ce moment-là, je ne sais pas pourquoi…

Mais un jour, une amie m’a parlé un peu plus en détails de Babelio, me disant qu’elle était étonnée que je n’y sois pas vu mon amour pour la lecture. On reconnaît les amis car ils nous connaissent trop bien à la fin !

Et là, je me souviens que je suis allée directement sur le site de Babelio pour m’y inscrire ! Je n’ai pas réfléchi, pour moi, c’était tout à fait naturel. J’aime la lecture, le fait de pouvoir parler avec des personnes qui ont les mêmes goûts que moi, découvrir de nouvelles choses, apprendre… Tout y est sur Babelio ! Je ne regretterais jamais de m’y être inscrite et je souhaite y rester pour l’éternité !

Si j’y suis, c’est grâce à une amie. Je ne sais pas si j’y serais sans elle, on ne peut pas savoir ce que la vie nous réserve… En tout cas, je tiens fortement à la remercier ! Et à remercier tout Babelio car j’ai été très bien accueillie !

 

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Il faut savoir que je suis une grande passionnée de style… Policier ! Donc évidemment ma bibliothèque va contenir de ce genre. Mais après, je ne me limite pas uniquement à ça, j’essaye d’autres choses mais je ne garantis pas d’aimer.

 

Vous lisez beaucoup de mangas : qu’aimez-vous dans ce genre en particulier ?

Effectivement, je lis beaucoup de mangas ! Il faut savoir une petite chose là-dessus. J’ai connu les mangas en 2012, ce qui est assez récent. Je passais devant les rayons sans y prêter très attention et quand j’en ai ouvert un pour la première fois, pour regarder comment c’était… Et bien, je l’ai ouvert à l’envers et lu à la française (gauche à droite) (rires). Sur le moment, je n’ai rien compris et maintenant j’en rigole ! Je me dis que c’est logique ! (Et je comprends ce que je lis au moins !). Voilà pour la petite histoire.

Il y a beaucoup de choses que j’aime dans ce genre ! À la base, je ne connaissais pas ; je ne lisais que des livres.

 

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Le premier manga que j’ai eu entre les mains est « Détective Conan » de Gosho Aoyama aux éditions Kana en France. Ce manga a une grande histoire pour moi. Et en plus, c’est du policier !

Ce que j’aime particulièrement dans ce manga c’est son histoire. Le nombre de volumes ne me fait pas peur ; il faut tout de même savoir que Détective Conan compte plus de 80 tomes à l’heure actuelle. Et il y a quelque chose d’important pour moi, les graphismes ! Si c’est bien fait, ça va plus m’entraîner à lire. Et pour faire une petite parenthèse, c’est une série de plus de 20 ans donc les graphismes ont évolués entre les débuts des tomes et jusqu’à maintenant. Mais pour moi, ça a quand même de l’importance.

Après, il y a différents genres de mangas. Je peux lire (presque) de tout même si j’ai mes petites préférences !

 

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

51WqVatoBCL._SX195_Pour moi, c’est un livre en particulier qui a tout déclenché. Ma passion débordante pour la lecture puis pour l’écriture également.

Je me souviens que ma mère s’inquiétait que je ne lise pas ou très peu de livres. Mais un jour, un ami m’a offert un livre pour mon anniversaire et c’est lui qui a tout déclenché. J’ai ensuite acheté toute la série (j’en avais déjà un que j’ai lu en cinquième) et c’est grâce à lui et à l’auteur de ce livre que ma passion est née. C’était « Mort sur le Net » de Christian Grenier aux éditions Rageot (heure noire).

 

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

51zb3LyBZ8L._SX195_C’est une très bonne question ! Il y a tellement de beaux livres que j’ai découverts sur Babelio mais si je devais en choisir un, laissez-moi réfléchir… Je pense que je dirais « Sur les pas de l’inspecteur Dumontel ». Pour ceux qui ne connaissent pas, ce n’est pas un livre à « proprement parlé », c’est un livre découverte sur l’inspecteur Dumontel qui retrace sa vie. Il y a des explications, citations, photographies (qui sont d’ailleurs, magnifiques !)… Il y a vraiment de tout et c’est pour moi le plus beau livre que j’ai découvert sur Babelio. Je me rappelle l’avoir reçu à la Masse Critique. Ce livre m’a donné envie de découvrir toute la série autour de ce personnage donc pour moi, c’est le plus beau livre que Babelio m’a fait découvrir !

 

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Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

51r5Oqem8iL._SX195_Un livre que j’ai relu le plus souvent ? Voyons voir… C’était « Plongée fatale » de Jacques Asklund aux éditions Rageot. J’ai beaucoup aimé ce livre car la collection Heure Noire est une des premières collections que j’ai découvertes et que j’ai lues.

Je suis très fière de cette collection qui est très belle et elle est parfaitement placée dans ma bibliothèque. Donc, comme il fait partie des premiers livres, lui en particulier m’a beaucoup plu. Le fait que l’histoire se passe en Corse, je ne sais pas pourquoi mais inconsciemment, cela m’a fait voyager ! Je ne suis jamais allée en Corse donc à travers un livre, j’ai pu découvrir un petit peu et il y a quelques mots Corse, ce que je trouve d’autant plus intéressant. L’histoire est bien menée, il y a de tout. Et ça a été directement un coup de cœur ! Je ne me manque pas de le lire à nouveau si j’en ai l’occasion. Aussi, même si cette collection s’adresse pour les 12 ans et que je n’ai plus cet âge, j’aime le relire. Il n’y a pas d’âge pour aimer, non ?! (rires).

 

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Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

41I9SBII2EL._SX210_J’ai un grand classique dans ma bibliothèque mais je ne l’ai pas encore lu. Il doit traîner dans ma bibliothèque quelque part ! (rires).

Non mais sérieusement, il faut vraiment que je le lise… Beaucoup de monde l’a lu autour de moi, faudrait que je le lise pour au moins pouvoir en parler quand des personnes en parlent. Allez, je ne vais pas tourner autour du pot, enfin du livre, il s’agit du « Rouge et le Noir » de Stendhal.

 

 

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

51sMjz-Ng4L._SX195_C’est tout simple, pour trouver une perle, il faut ouvrir des huîtres et avoir la chance d’en trouver une ! (rires).  Sérieusement, une perle méconnue ? Je ne sais pas si dans ma bibliothèque, se trouve une perle mais j’aimerais faire découvrir un livre que j’ai trouvé récemment et que franchement, j’adore. Je rigole beaucoup ! J’adore passer mon temps dans un magasin où je peux trouver de quoi lire (livres, mangas, BD, marvel, tout ce qui se lit). Et par hasard, quand je regardais des livres qui ont été mis en vrac sur un présentoir, mon regard s’est arrêté sur un livre bien planqué et là, je n’ai pas hésité à l’acheter car ça a été un grand coup de cœur. Déjà rien que la couverture m’a fait rire et en feuilletant, j’en rigolais déjà. (J’étais caché derrière les livres, on ne me voyait pas rigoler toute seule). C’est vraiment un très bon livre, et il est surtout à lire si on veut rigoler. Il s’agit d’« Avec Maman » d’Alban Orsini.

 

Tablette, liseuse ou papier ?

Cette question ! Papier sans aucun doute ! C’est le support que j’aime, le fait qu’on peut toucher (si je devrais donner un exemple, la couverture de certains de mes livres est un peu en relief donc j’aime bien toucher et voir la qualité), mais pour moi, le support papier, il n’y a que ça de vrai ! J’ai reçu quelques livres sous format e-book mais ce n’est pas mon préféré, loin de là. Quand on est migraineuse, lire sur ordinateur n’est pas le top. Je n’utilise pas de tablette ni de liseuse dans la vie de tous les jours. Et il m’arrive que je m’y perde en lisant comme par exemple, sauter une ligne. Après, je ne comprends pas et je finis par me rendre compte que j’ai loupé une ligne… Après, je conçois fort bien que le support papier peut poser problème à certaines personnes à cause de l’environnement avec les arbres utilisés. Je respecte les différents choix de tous mais moi, ma préférence restera à jamais, le papier !

 

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Je n’ai pas d’endroit préféré pour lire. En fait, peu importe où je me trouve tant que je peux lire. Même si j’ai une préférence pour les endroits confortables, c’est important. Je pense que certains pourront comprendre mais quand on reste des heures dans la même position, on peut finir par avoir mal. C’est pareil quand on dort ; si on se met mal, au réveil, il risque d’avoir des douleurs. Je peux très bien lire dans la salle à manger que dans une salle d’attente. Je m’installe au mieux et quand j’ai besoin, je mets un oreiller sur mes jambes pour avoir le livre plus haut. Je dois avouer que porter le livre, au bout d’un moment, il devient de plus en plus lourd. Même si on sait tous qu’il fait le même poids qu’au départ ! (rires).

Mais voilà, le plus important est d’être bien installé. Donc si devrais dire un endroit préféré, je dirais à mon bureau sur ma chaise dactylo !

 

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

Je ne sais pas si je peux appeler cela une phrase fétiche mais il y en a une que j’aime beaucoup ! Par contre, elle ne provient pas d’un livre mais d’un manga qui se nomme Détective Conan. La citation est en anglais dans le manga.

Voici la citation « A secret makes a woman woman ». On peut donc le traduire par « Un secret fait d’une femme une femme ». C’est une citation que j’aime beaucoup et dans un sens, c’est vrai !

 

Quel sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

CVT_Au-dela-des-tours_5644Ma prochaine lecture ? Cela sera sans hésiter « Au-delà des tours » d’Anaïs W. Pourquoi ce livre ? Tout simplement parce que j’ai été convaincue par le petit bout de roman que j’ai commencé à lire sur son site (http://leslivresdanaisw.fr/). C’est également un membre de la communauté Babelio (Dadaverde) et c’est comme ça que j’ai découvert son livre. Et également son site où il y a plein d’informations intéressantes et variées autour de son univers (romans et autres) et j’ai eu envie de découvrir plus en profondeur son livre donc ça sera ma prochaine lecture.

 

D’après vous qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Pour moi, il n’y a ni bonne, ni mauvaise critique. Chacun s’exprime avec ses mots pour dire ce qu’il a pensé d’un livre et c’est ça pour moi, une critique. Peu importe qu’elle soit négative ou positive. On a tous des goûts différents (et heureusement !). Si tout le monde avait les mêmes goûts, je suis sûre qu’au bout d’un moment, ça ne serait pas « drôle ». On ne pourrait plus conseiller des livres à personne … Je pense fortement qu’une critique est bien à partir du moment où la personne (le critique littéraire) laisse son ressenti sur le livre. Même si personnellement, j’ai une petite préférence quand la critique est structurée ! C’est ce que je fais pour mes critiques d’ailleurs. Une petite introduction, un résumé général du roman, mon avis et une note. C’est principalement les ingrédients de mes critiques mais suivant ce que je lis, je rajoute des éléments à ma recette !

 

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ?

J’en aurais tellement à raconter ! Cela fait plus d’un an que je suis sur Babelio et il ne se passe pas un jour, sans qu’il se passe quelque chose de magique.

Entre les magnifiques découvertes de livres comme « Sur les pas de l’inspecteur Dumontel », les échanges avec des lecteurs qui deviennent des amis avec le temps et les rencontres avec différents auteurs qui se trouvent sur Babelio et également qui deviennent des amis… Jamais je n’aurai pensé à cela en m’inscrivant sur Babelio ! Et pour moi, je trouve que c’est un beau même un très beau cadeau.

Quand un écrivain m’a contacté pour critiquer son livre, j’étais aux anges, je n’aurai pas imaginé que cela m’arrive un jour. Le fait de pouvoir échanger avec des écrivains, pareil ! (Anaïs W, Lou sKepens…). Grâce à Babelio, je peux faire ça et ce que je peux rajouter c’est que quand on est malade, c’est un magnifique rêve qui se réalise sous nos yeux et que j’ai encore du mal à réaliser ! Je tiens à remercier toutes ces personnes-là. Merci également à Babelio pour tout et continuer, ne changez rien et je terminerais sur une petite note : Babelio a un petit quelque chose de magique que d’autres sites n’ont pas…

Où l’on remercie les lecteurs présents à notre pique-nique annuel !

C’est devenu, au fil des ans, le rendez-vous des plus fidèles membres de Babelio mais aussi des lecteurs curieux (ou gourmands) : le pique-nique Babelio se tenait pour la cinquième année consécutive, dans le parc de Bercy à Paris mais aussi, pour la première fois de son histoire, au Parc de la Tête d’Or à Lyon !


Un cinquième pique-nique sous le signe de la nouveauté

A Paris, cette année était celle des nouveautés. Pour proposer aux pique-niqueurs de nouvelles choses, l’équipe de Babelio, avec à sa tête un duo féminin composé de Marie-Delphine et d’Octavia, a décidé de sortir le grand jeu en ce 3 juillet 2016, date retenue pour les festivités : gobelets estampillés Babelio, thés glacés de bienvenue et tombola attendaient les participants à l’accueil.

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La tombola a permis à de nombreux participants de repartir avec un sac contenant un livre de la rentrée littéraire. Encore un grand merci aux éditeurs participants (Denoël, Héloïse d’Ormesson, Libella, Place des éditeurs, Seuil, Albin Michel, Allary Editions, Calmann-Lévy, Gaïa, Grasset, Metailié, Payot/Rivages, Piranha).

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Que les heureux réceptionnaires des ouvrages n’hésitent pas à publier leur critique du livre reçu en avant-première !


Un repas convivial

Qui dit pique-nique, dit nourriture à partager. Une nouvelle fois, nos lecteurs nous ont proposé différents plats préparés tels qu’une fougasse, des cakes, des tartes et de nombreuses choses salées ou sucrées proposées à toutes les personnes présentes.

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Un moment convivial qui a permis à chacun de discuter de ses plus beaux coups de cœur littéraires, ses dernières critiques ou bien ses scores à notre compétition de L’Euro 2016 :)


Deux quiz, quatre gagnantes

Comme chaque année, ce rendez-vous annuel a été l’occasion d’organiser deux quiz permettant aux meilleurs de repartir avec une Babelio Box remplie de livres et de goodies. Cette fois-ci ce sont deux groupes de deux femmes qui ont chacun remporté la partie.
Les voici ci-dessous en train de joyeusement déballer leurs Box. Le plus dur sera le partage de leurs contenus :

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Bravo à elles quatre ! Il n’était pas facile de répondre à toutes les questions issues des différents quiz publiés sur Babelio par l’ensemble des membres. Révisez en jouant à ceux-ci et vous aurez peut-être une chance l’année prochaine.


Une loterie 

Autre moment incontournable de nos pique-niques, la loterie de livre qui permet à tous les participants de partager un coup de coeur dédicacé ainsi que de repartir avec un nouveau livre conseillé par un membre. Il était en effet demandé à tous les participants de venir avec un livre de poche dédicacé puis emballé. Tous les livres ont été placés dans un panier dans lequel il fallait ensuite piocher pour repartir avec un livre ! N’hésitez pas d’ailleurs à nous dire avec quel livre vous êtes repartis en commentaire.

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Ce fut au final une très belle journée malgré la pluie et les nuages qui recouvraient le parc de Bercy.


Grande première, les pique-niques Babelio se sont pour la première fois exportés en province !

 

C’est la pelouse du Parc de la Tête d’or à Lyon qu’a eu lieu le premier pique-nique Babelio hors de Paris. Une expérience qui devrait ouvrir la voie à d’autres rendez-vous en dehors de la capitale. Merci à tous les participants (une trentaine, belle réussite !)  et plus particulièrement à Amandine et Hélène qui ont pris le relais, sur place, pour organiser le pique-nique. Les locaux de Babelio étant situés à Paris, il ne nous était en effet as possible de nous joindre aux participants lyonnais mais ce n’est que partie remise. Eux ont en tout cas eu le soleil, contrairement aux parisiens.

Voici les photos prises par Amandine. Encore un très grand merci à elle.

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Bref, un grand merci à tous ceux qui, à Lyon ou à Paris, ont fait de ces pique-niques littéraires et gourmands de vraies réussites.

Babelio est partenaire de la seconde édition des « 68 premières fois » !

On vous l’avait annoncé au début du mois de juin : Babelio accompagne cette année la seconde édition des « 68 premières fois ». Au programme : de beaux textes, de belles découvertes, de belles émotions. Mais avant, en quelques mots, les « 68 premières fois » c’est…

  • Une façon de bousculer les codes de la rentrée littéraire en ouvrant nos esprits (un peu) boulimiques de Belles Lettres.

Les « 68 premières fois » c’est en effet une opération créée à l’initiative d’une blogueuse qui voulait faire parler de ces premiers auteurs prometteurs qui peinent, chaque année, à se frayer un chemin dans la masse des têtes d’affiches !


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  • La preuve qu’une ambition fédératrice peut devenir une merveilleuse aventure !

Tout a débuté un jour de juillet 2015. L’Insatiable Charlotte, blogueuse passionnée et chroniqueuse littéraire pour France Bleu Maine, décide ce jour-là de prendre la rentrée littéraire à contre-courant, parce qu’elle est un peu lasse de savoir « par avance quels seront les seront les livres qui tiendront le haut de l’affiche » mais surtout parce qu’elle est persuadée que, faute de place dans leurs tribunes, les médias passent à côté de véritables pépites. Elle se lance alors le challenge personnel de lire les 68 premiers romans français à paraître en septembre 2015.

 

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« Les 68 premières fois », édition 2015 ©Agnès Druesne

 

Active sur les réseaux sociaux, l’Insatiable Charlotte parle de son défi et propose à des lecteurs motivés de l’accompagner dans son aventure littéraire. L’initiative remporte alors un certain succès : très vite, une quarantaine de blogueurs se regroupent autour d’elle…et les éditeurs aussi. Ils fournissent des exemplaires des premiers romans retenus qui voyagent entre les lecteurs.

 

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L’équipe des « 68 premières fois », 1ere édition, décembre 2015

 

Six mois plus tard, l’aventure se conclut, en présence des auteurs, avec la présentation du Palmarès 2015 des premiers romans chouchous des « 68 premières fois ».

 

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Palmarès 2015 des « 68 premières fois »

 

  • Un succès tellement enthousiasmant que l’idée s’est pérennisée

Dès janvier, face au succès rencontré, on parle de l’après. En mars, la seconde édition est lancée, avec un nouveau logo, mais aussi avec la mise en place d’un comité de pilotage composé de L’Insatiable Charlotte et de deux de ses acolytes, Églantine et Nicole.

 

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Pour cette nouvelle saison des « 68 premières fois », c’est plus de 70 lecteurs qui ont rejoint l’aventure, s’engagent à lire tout ou partie des premiers romans de la rentrée littéraire de janvier et de celle de septembre sélectionnés par le comité ! C’est aussi une soirée de clôture organisée en décembre au cours de laquelle sera dévoilé le Palmarès 2016.

Et, pour que vous aussi sur Babelio vous puissiez découvrir ces nouveaux auteurs, vous pourrez, dès mi-septembre, relever un petit challenge grâce auquel vous pourrez accompagner les lecteurs des 68 jusqu’à l’annonce de leur Palmarès en décembre.

Mais en attendant que la sélection de septembre soit publiée, vous pouvez toujours faire une petite séance de rattrapage « lecture-critique » en consultant (et en lisant) les livres de la liste des premiers romans en lice pour la rentrée de janvier 2016 retenus par le comité.

Alors à vos livres !:-)

Qui sont les lecteurs de séries et sagas ? Etude de lectorat

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Dans le cadre de son cycle de conférences sur “les pratiques des lecteurs”, Babelio a présenté le 23 juin 2016, sa dernière étude de lectorat, portant sur les séries et sagas littéraires. Plus précisément, le réseau social s’est intéressé aux pratiques de ces lecteurs : comment choisissent-ils leurs lectures ? Que recherchent-ils précisément ? Quelle image véhicule ce type de publication ? Quels en sont les prescripteurs ?

 

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L’étude a été menée du 1er au 6 juin 2016, auprès de 4 874 internautes.

Comme à l’accoutumée, étaient réunis autour d’une table ronde, trois professionnels du livre, invités à apporter leur éclairage sur les résultats de l’enquête :

Églantine Gabarre, responsable du pôle marketing digital du groupe Delcourt

Florian Lafani, responsable du développement numérique et éditeur aux éditions Michel Lafon

Antoinette Rouverand, directrice marketing aux éditions Jean-Claude Lattès

Une fois le tour de table réalisé par Guillaume Teisseire, cofondateur de Babelio, les résultats ont été présentés par Octavia Tapsanji, responsable des relations éditeurs chez Babelio.
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La part que représentent les séries dans l’ensemble des lectures des internautes interrogés est relativement variable : un quart des sondés lisent majoritairement des séries alors que 10% n’en lisent pas du tout. Plus précisément, les séries représentent une proportion variée en fonction des genres littéraires lus. Par exemple, les séries représentent 50% des lectures pour les amateurs de fantasy et de littérature jeunesse, alors qu’elles ne correspondent qu’à 20% des lectures des amateurs de littérature ou de polar. En revanche, ce dernier chiffre montre que ces deux genres sont malgré tout susceptibles de séduire des lecteurs de séries alors même que peu de romans policiers ou de littérature générale sont publiés sous forme sérielles.

Les séries représentent donc un genre majoritairement lu par les interrogés, ce que souligne Antoinette Rouverand : “ On sait que les séries ont un public. La preuve en est que si un one shot, un roman en un seul tome, se vend bien, comme Nos étoiles contraires de John Green, les autres titres de l’auteur réalisent ensuite des scores de ventes tout aussi élevés.” Florian Lafani poursuit : “Les séries sont à double tranchant : elles sont celles qui peuvent réaliser les plus gros succès mais également devenir un énorme poids pour les éditeurs. C’est un très gros risque pour nous car en cas d’échec, nous sommes confrontés au problème de l’arrêt en cours de série, qui déçoit énormément les fans. Il est d’autant plus difficile de prédire le succès des séries que certaines qui connaissent un succès indéniable aux États-Unis ne trouvent au contraire pas leur public en France. De plus, lorsque la série américaine fonctionne, elle multiplie ses tomes et nous éditeurs, face à un public absent, ne pouvons absolument pas nous permettre de les suivre.”

Face à ce constat, nous avons interrogé les lecteurs sur leurs motivations et leurs réticences à la lecture de séries. Si certains lecteurs ne s’y aventurent pas, c’est en premier lieu parce qu’ils manquent de patience, relative au temps de parution de chacun des tomes. Par ailleurs, ils craignent pour la qualité de l’écriture (qui serait moins bonne que sur un livre en un seul tome) et c’est davantage la nouveauté qui attise leur curiosité.

 

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Qu’apprécient alors les lecteurs de séries dans ce format ? Selon les résultats obtenus lors de l’enquête, il semblerait que l’univers soit l’attrait principal d’une série. Ainsi, si les lecteurs sont nombreux à vouloir connaître la suite d’un roman, ils soulignent majoritairement leur attachement à l’univers du roman, d’autant plus lorsque ce dernier est bien développé. Le format des séries convient par conséquent mieux aux lecteurs aimant se plonger dans un univers complexe, qui se développe sur plusieurs tomes.

 

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Face à ces résultats, Églantine Gabarre voit dans les réseaux sociaux, une des raisons qui expliquerait ce constat : “Les réseaux sociaux ont complètement bouleversé les pratiques des lecteurs et leurs rapports aux éditeurs. Les réseaux constituent un nouveau mode d’accès à l’univers d’une série.” Travaillant notamment sur la série The Walking Dead, elle cite l’exemple du formidable succès de la bande dessinée : “Pour ce genre de séries littéraires, le succès ne surgit pas dès la parution du premier tome. Il a fallu ici, et c’est souvent le cas, attendre la programmation du premier épisode de la série à la télévision aux États-Unis pour voir l’engouement des fans se concrétiser en librairie. Pour The Walking Dead, lorsqu’est sorti le premier épisode de la série télévisée, les stocks ont été vidés en quelques jours. Nous n’avions aucune idée de combien il fallait en réimprimer, ce cas était complètement nouveau pour nous. Cela uniquement parce que les fans, grâce aux réseaux, ont partagé l’engouement américain pour l’arrivée de la série et ont pu connaître la date de programmation des épisodes télévisés. Cette adaptation a sonné le top départ du succès en librairie en France, qui dure aujourd’hui depuis 25 tomes” . Plus encore qu’une possibilité d’accroître les ventes du papier, le phénomène des réseaux a complètement modifié le travail des maisons d’édition, ce que souligne Églantine Gabarre : “L’actualité fait véritablement partie de notre travail désormais. Nous devons tout surveiller, partout dans le monde. Nous ne devons pas nous faire surprendre, ce qui nous est arrivé avec The Walking Dead à l’époque. Nous devons effectuer un travail de veille incessant, ainsi que développer notre proximité avec les lecteurs, beaucoup plus qu’il y a quelques années.”

 

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Les lecteurs ont ensuite été interrogés à propos de leurs séries préférées, par le biais d’une question ouverte. Nous avons choisi de lister ci-dessus, les 72 séries les plus populaires. Trois genres semblent se démarquer dans cette liste : le Young Adult et la Bit Lit, regroupés pour les besoins de l’étude, représentent 25% des séries citées, la jeunesse 20% et la SF/Fantasy, 20%. Au global, nous avons pu constater que sur ces 72 séries, 41 d’entre elles ont été l’objet d’une adaptation à l’écran. Il semble en effet exister une véritable communication entre ces deux supports, série littéraire et cinéma puisque 90% des interrogés déclarent aller voir les adaptations des séries lues, dont un quart systématiquement. La série littéraire dépasse dans ce cas son support d’origine, ce qui concorde avec le fait que l’univers de la série apparaît comme l’attrait majoritaire des séries pour leurs lecteurs, ce que nous avons vu précédemment. Antoinette Rouverand précise : “Il est indéniable que les adaptations contribuent au succès des livres papier. Les meilleures ventes ont été atteintes par des séries adaptées au cinéma. De plus, il convient de rappeler que les ventes du livre sont souvent coordonnées avec l’annonce d’une date de parution du film. J’ai travaillé au lancement de la série Twilight, et c’est seulement au moment de la parution du tome 4 que le succès est véritablement venu, alors que la presse évoquait les débats concernant le casting du premier film. Les réalisateurs ont créé un buzz qui a été très bénéfique pour les ventes papier. Seuls les comics ont un public si particulier que la parution d’un nouveau volume suffit à créer l’engouement. Le plus dur avec les séries finalement, c’est de les lancer sans film.”

 

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La notion de licence semble dès lors constitutive d’une série réussie, ce qu’explique par la suite Églantine Gabarre : “La licence permet de faire vivre l’univers. L’enjeu principal d’une série est selon moi de construire un univers suffisamment complexe pour permettre d’entretenir l’intérêt des lecteurs dans la durée et parfois même, au delà de la publication du dernier tome. La licence apparaît lorsque la série atteint le stade “d’univers” à proprement parler, lorsqu’elle s’émancipe du simple cadre du livre. Bien sûr, cette notion est encore aujourd’hui plutôt anglo-saxonne et existe en France surtout dans le manga, qui parviennent pour certains à se déployer sur soixante tomes et tout autant d’animés. En bande dessinée, on peut dire que la série en est la forme de prédilection, par nature, c’est ainsi que la bande dessinée est née et nous comptons donc sur une certaine appétence des lecteurs à ce découpage en différents volumes d’une même histoire, comme pour le manga. En revanche, notre difficulté, commune avec le roman, c’est le recrutement de nouveaux lecteurs à parution de chaque tome. Voilà l’angle que nous cherchons à améliorer au quotidien.”

Nous avons ensuite interrogé les lecteurs sur leur mode de consommation des séries littéraires. En effet, si les séries télévisées invitent à une consommation que nous appellerons “en continu”, cela ne semble pas être le cas des livres. On note que pour les séries parues dans leur intégralité, plus de la moitié des lecteurs entrecoupent la lecture de la série avec d’autres livres. Par ailleurs, les intégrales sont achetées par 40% des interrogés.

 

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Si 60% des lecteurs interrogés ont déjà abandonné la lecture d’une série en cours, les raisons de cette démission sont multiples. Ils évoquent notamment le temps d’attente trop long entre la publication de chaque tome, le fait que la série comporte trop de volumes ainsi que le manque d’intérêt pour le tome précédent.

Églantine Gabarre explique, d’un point de vue éditorial, tout l’enjeu que représente la publication d’une série, vis à vis du public : “L’investissement communicationnel pour une série est définitivement plus important que pour un one shot car il faut communiquer à chaque parution. L’essentiel est de parvenir à disposer d’une base de lecteurs de départ, qu’il s’agira de faire grossir par la suite.” Elle évoque à ce sujet l’idée d’un empilement. Quelle recette pour recruter continuellement des lecteurs ? Pour elle, il s’agit de faire vivre l’univers au maximum  : “Si l’on poursuit l’exemple de The Walking Dead, les producteurs sortent à présent une deuxième série, afin de poursuivre le recrutement de nouveaux lecteurs tout en satisfaisant les fans. Cette série représente un bel enjeu pour nous. Voilà quel est en définitive notre enjeu marketing principal : chercher continuellement de la matière à fournir au public, déjà lecteur ou non. Je crois que pour ce faire, la meilleure méthode est d’interroger subtilement les fans pour savoir ce qu’ils souhaitent lire de plus que ce qu’ils savent déjà.”

 

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Antoinette Rouverand évoque à son tour le rôle du poche dans le recrutement de nouveaux lecteurs : “En Young Adult, le poche ne sort que très tard par rapport au grand format. Harry Potter est l’une des seules séries à avoir combiné la sortie poche et grand format et même si cela n’est pas la seule raison de son succès planétaire, je pense que cela a joué de façon non négligeable sur les ventes. La parution en poche permet de séduire un nouveau type de lectorat.” Florian Lafani confirme : “Oui, le poche créé une synergie avec le grand format, on sait qu’il est bénéfique pour les ventes, que les séries marchent ou non. Je pense notamment aux jeunes qui n’ont pas le budget pour s’offrir le grand format.”

Le poche apparaît effectivement comme une bonne solution pour recruter de nouveaux lecteurs. Antoinette Rouverand évoque à cette occasion la publication numérique, qui apparaît alors comme une alternative à la version poche : “Nous sortons systématiquement les ouvrages en format ebook, au même prix qu’en version de poche. Le numérique ouvre le champ des possibles en termes éditoriaux, beaucoup plus que le livre papier. Ainsi, nous pouvons par exemple proposer des offres promotionnelles sur un tome 1, au moment de la sortie du tome 2, ce qui est impossible avec le papier. Nous pouvons également jouer sur le prix des intégrales. Cela dynamise beaucoup les ventes, même si cela n’a pas le même effet qu’un inédit car le public du livre numérique est encore quelque peu restreint. Ce levier de ventes seul ne suffit pas, il est en revanche un très bon accompagnateur.” Florian Lafani ajoute : “Il est vrai que lorsqu’il s’agit de numérique, tout est question de public. Les jeunes par exemple, alors qu’ils sont les plus connectés, n’achètent pas sur ce support. Même les séries best seller ont du mal à décoller en ebook.”

 

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Et la bande dessinée, bénéficie-t-elle d’un autre genre de traitement ? “Nous travaillons sur des intégrales également afin de recruter de nouveaux lecteurs mais malheureusement leur effet est relativement mineur en termes de ventes” explique Églantine Gabarre “Nous réfléchissons à  publier des versions en plus petit format à prix réduit, dans une optique parallèle à celle du livre de poche. Pour le moment, en ne sortant qu’en grand format, certains lecteurs sont gênés par le prix. Nous sommes justement en plein débat en ce moment chez Delcourt.”

En revanche, si les lecteurs sont susceptibles de stopper la lecture d’une série en cours de route, l’arrêt d’une publication du côté de l’éditeur est un geste extrêmement mal perçu par le public, ce qu’explique Églantine Gabarre : “L’arrêt des séries n’est pas toujours dû à l’éditeur, il arrive que cela vienne de l’auteur et ça, les lecteurs n’y pensent pas assez. Pour éviter cela, en bande dessinée, nous l’avons compris, nous privilégions les séries en 4 à 5 tomes, afin de ne pas nous trouver confrontés à ce cas trop souvent.”

 

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Comme nous l’avons vu précédemment, certains lecteurs, au contraire, cherchent à réduire le temps de parution entre chaque tome, quitte à lire les ouvrages dans leur langue originale, ce qui est le cas d’un quart des sondés. Parmi les lecteurs interrogés, 80% déclarent trouver ce temps de parution entre deux tomes trop élevé à leur goût. Selon eux, le délais ne devrait pas excéder 3 à 6 mois. Antoinette Rouverand, partage à ce sujet ses ambitions : “De mon côté, j’aspire à renforcer ma collaboration avec les auteurs français, afin de diminuer ce temps de parution, en supprimant la traduction. Je pense notamment au Messager des vents, paru chez nous en 2015. Le délai entre chaque tome n’a jamais excédé 6-7 mois et nous l’avons ressenti au niveau des ventes. De plus, nous pourrions travailler directement avec l’auteur et imaginer de nouvelles possibilités relatives au public, comme faire intervenir les lecteurs dans le déroulé de l’histoire. U4 a également été un joli succès : les 4 tomes sont parus simultanément, cela n’avait jamais été fait. Nous réfléchissons à nous lancer dans des projets similaires car je pense que l’on se dirige vers une consommation à la Netflix, une consommation d’un seul coup, comme avec les séries. Je souhaiterais véritablement pouvoir aider les auteurs français à percer pour toutes ces raisons.” Florian Lafani complète : “Les lecteurs de version originale nous sont également très utiles car ils jouent le rôle de défricheurs, ils permettent de déceler des succès à venir dans les autres pays, avant que nous ne soyons au courant. Nous évoquions le travail de veille un peu plus tôt, et ces lecteurs en font partie intégrante.”

 

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Nous avons ensuite interrogé les lecteurs à propos de leur fidélité aux séries. Parmi les plus populaires précédemment citées, nous avons étudié la proportion de lecteurs ayant lu au moins 3 tomes d’une série et avons cherché une constante. Il ne semble cependant par exister de série type, qui permettrait de favoriser la lecture de tous ses tomes, comme le montre le graphique ci-dessus.

Selon Florian Lafani, cette problématique est une question de communication : “Un éditeur ne doit jamais s’arrêter de communiquer sur une série, même si il ne peut évidemment pas se permettre de mettre le même budget sur chacun des tomes. Il faut toujours parler de la série en cours de publication, même si c’est peu. Il faut ensuite tenter de varier les supports afin de renforcer l’engouement des lecteurs pour l’univers de la série, ce que fait très bien une adaptation en BD ou en film par exemple.” Antoinette Rouverand précise ensuite : “Il faut évidemment porter une grande attention à la qualité lorsque l’on décide de développer un univers. Beaucoup de spin off de séries, c’est-à-dire de séries dérivées d’autres séries, sont franchement critiqués par les fans. Il ne faut pas oublier que ces produits éditoriaux dérivés sont immédiatement comparés à l’oeuvre d’origine, souvent difficile à égaler. Je pense qu’il ne faut pas abuser de ce système et surtout ne pas trop s’éloigner de l’univers de base lorsque l’on choisit d’emprunter cette voie.”

 

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Florian Lafani évoque à son tour la notion de communauté, liée selon lui à la réussite d’un livre : “L’idée de communauté a beaucoup évolué ces dernières années ; Auparavant, nous devions les créer de toute pièce grâce à des sites dédiés à des séries. Aujourd’hui, ce phénomène nous dépasse complètement et de véritables communautés de lecteurs se créent, souvent autour de plusieurs séries littéraires sur un même support, sans que nous ayons à les pousser. Ces communautés participent à faire vivre les séries par delà la simple publication de tomes et c’est très bénéfique pour le bouche à oreille.”

 

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Les sondés ont par ailleurs été interrogés au sujet de la prescription qui s’applique au monde des séries. Les points de vente physiques ainsi que Babelio apparaissent comme les deux moyens privilégiés par les lecteurs pour choisir leurs lectures. Les médias apparaissent comme la troisième source de découverte de séries. Nous avons ensuite comparé ces résultats à ceux des études que nous avons précédemment effectuées et avons pu constater que la série littéraire se comporte comme le polar au niveau prescriptif, alors que la romance et les littératures de l’imaginaire privilégient les blogs au détriment des médias traditionnels.

Le lecteur de séries littéraires apparaît comme très attaché à la recommandation entre fans : trois quarts des interrogés échangent des avis dans la vie réelle ainsi que sur internet. Nous avons pu constater que les conseils de l’entourage sont éminemment prescripteurs pour les lecteurs de séries puisqu’il s’agit selon eux de la première source d’incitation à l’achat. On note également que le conseil du libraire occupe la troisième place du classement.

 

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Qu’en est-il de l’attachement aux marques ? Nous avons interrogé les lecteurs au sujet de leur fidélité aux maisons d’édition. Pour faciliter la lecture des résultats, nous avons choisi de faire ressortir les marques fortes, d’où la distinction entre des collections et des éditeurs (Collection R et Robert Laffont). Plus de la moitié des sondés disent suivre avec attention le catalogue d’une maison d’édition après la lecture d’une série qu’ils ont appréciée. Antoinette Rouverand apporte un éclairage sur la question : “Je pense effectivement que les lecteurs portent une attention particulière à une maison suite à une lecture agréable. J’ai participé au lancement de la série Twilight dans la collection Black Moon. Après le succès des romans, j’ai remarqué la hausse des ventes des autres titres de la collection, moyennant une couverture faisant écho à celle de Twilight. La fidélité était réelle. Nous avions l’impression que tout roman parlant de vampires aurait pu se vendre chez nous à l’époque. Les lecteurs accordaient une certaine confiance à la marque Black Moon, il y voyaient un gage de qualité. Évidemment, une fois que tous les éditeurs nous ont rejoint sur le créneau, Black Moon a perdu son privilège dans l’esprit des lecteurs.”

 

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Églantine Gabarre poursuit : “ Je pense qu’au contraire, l’auteur n’a pas d’importance aussi marquée en bande dessinée. Les auteurs de The Walking Dead par exemple, ne vendent pas aussi bien leurs autres albums alors même que Robert Kirkman est un immense auteur par ailleurs. La maison d’édition n’est pas pour nous non plus un levier particulier de fidélité. Nous travaillons plus nos personnages et nos séries que notre marque, pour la simple raison que nous publions de tout. Les Carnets de Cerise par exemple, au lieu de mettre en avant la marque Delcourt, nous avons privilégié les personnages en organisant un concours de dessin qui permettait au gagnant de se voir apparaître dans le prochain tome de la série. Il n’y a rien de mieux en bande dessinée pour fidéliser le lecteurs que de l’impliquer dans le processus éditorial. J’ai conscience que cela n’est pas applicable à tous les supports.” Florian Lafani complète : “Nous travaillons un peu notre logique de marque chez Michel Lafon, mais nous privilégions l’univers des séries dans notre communication ; cela est sans doute dû à l’absence de collection.”

 

Pour conclure, il n’existe pas de lecteur de série type et les pratiques de ce lectorat sont très variées. Les lecteurs qui abandonnent une série le font pour des raisons qualitatives et d’indisponibilité. Le temps d’attente entre deux tomes est en effet jugé comme trop long pour la majorité des sondés qui aimeraient ne pas le voir dépasser 6 mois. Les lecteurs découvrent de nouvelles séries principalement grâce au bouche à oreille ainsi que dans les points de vente physiques. Les maisons et collections sont des marques fortes : quand une série plaît aux lecteurs chez un même éditeur, ils aiment découvrir les autres publications de la maison. Enfin, les lecteurs sont critiques envers certains aspects éditoriaux : l’arrêt anticipé d’une série ainsi que la découpe abusive exercée par rapport à la tomaison originale les gêne, comme la différence marquée entre les couvertures française et originales, qu’ils trouvent souvent plus belles.

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Babelio tient une nouvelle fois à remercier ces trois intervenants ainsi que les nombreux internautes d’avoir répondu présents lors du sondage.

L’étude est à retrouver en intégralité sur notre slideshare.

 

 

Notre jeu de l’été : Bons baisers de Babelio

Et c’est parti pour un nouveau grand jeu de l’été !

Du 1er juillet au 31 août 2016, Babelio vous propose un grand voyage dans la littérature. Vous n’avez pas réservé de billet de train ? Vous n’avez pas fait vos valises ? Pour une fois, ça n’est pas grave du tout…

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Nous allons vous proposer deux séries de cartes postales. La première (ci-dessous) et la seconde au début du mois d’août. Ces cartes postales ont été écrites par de célèbres écrivains*, toutes époques confondues. L’idée, c’est qu’elles n’ont pas été signées (quels étourdis ces auteurs! ) et c’est à vous de retrouver qui les a écrites ! Sur la gauche de chaque carte, vous aurez une image de la résidence de l’écrivain auteur de la carte, et sur la droite, leur texte. Avec ça, il sera difficile de ne pas trouver !

Pour jouer, c’est très simple. Chaque carte postale est numérotée et il vous suffit, en commentaire à ce post, de nous écrire vos réponses.

Exemple :
1- Tolkien
6-Marguerite Yourcenar
13- Richard Brautigan

Pour pouvoir gagner, il vous suffit de participer, pas besoin de trouver l’intégralité des bonnes réponses. Vous pouvez simplement proposer des noms pour quelques cartes postales, vous aurez autant de chance d’être tiré au sort que les autres. Nous tirerons au sort un participant par session (celle de juillet et celle d’août) et les deux gagnants se verront envoyer un livre !

Alors, prêt pour le grand voyage ?

Voici la première série de cartes postales (cliquez sur les images pour les agrandir) :

*Enfin, faisons comme si

Edit : Bonjour à tous et merci d’avoir été si nombreux à jouer à la première partie de notre jeu de l’été !

Voici les bonnes réponses ci-dessous. Nous allons contacter un participant au jeu dans la journée.

Pour info, la deuxième partie de notre jeu, avec 25 nouvelles cartes postales sera dévoilée lundi 1 er août !

1 Victor Hugo
2 Alexandre Dumas père
3 George Sand
4 Boris Vian
5 Agatha Christie
6 Francis Scott Fitzgerald
7 Robert Louis Stevenson
8 Descartes
9 Sylvain Tesson
10 Ian Fleming
11 Philippe Sollers
12 Maurice Leblanc
13 Marguerite Duras
14 Karen Blixen
15 J.K Rowling
16 Edmond Rostand
17 Ernest Hemingway
18 Rudyard Kipling
19 Franz Kafka
20 Lewis Carroll
21 Jules Verne
22 Marguerite Yourcenar
23 Jean Giono
24 William Faulkner
25 Gérard de Nerval.

 

Quand le Défi Babelio 2015 – 2016 s’achève…

Créé il y a quatre ans déjà, Le Défi Babelio est un challenge littéraire dédié aux jeunes lecteurs où les participants s’affrontent … en lisant des livres ! Le but : donner le goût de la lecture aux enfants et adolescents, de l’école primaire au lycée. Organisé tout au long de l’année scolaire, le Défi s’est clôturé il y a quelques jours à peine, avec la publication du Palmarès 2015 – 2016. Retour sur une année de lectures jeunesse.

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Le Défi 2015 – 2016

Lancé cette année encore lors de la rentrée scolaire en septembre, le Défi Babelio a débuté par la publication de deux listes, chacune destinée à une catégorie différente de lecteurs. La première, Défi Babelio 2015 – 2016, dédiée aux lecteurs adolescents, se composait de 40 titres jeunesse. La seconde, Défi Babelio Junior 2015 – 2016, contenait 30 ouvrages et s’adressait aux lecteurs les plus jeunes du défi.

Plus ou moins gros lecteurs, les centaines d’élèves participant au challenge, d’âges et de goûts littéraires divers et variés, se sont alors saisis des listes et ont commencé à lire, lire, lire, lire….

Au final, ce sont plusieurs dizaines de titres qui ont été dévorés et, surtout, des milliers de critiques et de citations qui ont été publiées sur Babelio ! Ainsi, lors du bilan, nous avons comptabilisé la mise en ligne de plus de deux mille deux cents critiques, preuve que ces jeunes lecteurs qui ne lisent censément pas…lisent quand même beaucoup, si l’on leur en donne l’envie😉

Nuage participants

Les résultats

C’est donc une année riche en lectures et découvertes littéraires qui s’est achevée au début du mois de juin. Et, parce qu’il ne faut pas oublier que le Défi Babelio est avant tout un challenge, et qu’il faut donc un ou plusieurs gagnants, il faut mentionner le palmarès 2015 – 2016 du Défi Babelio et le palmarès 2015 – 2016 du Défi Babelio Junior que les organisatrices ont publiés il y a quelques jours à peine, lors de la clôture de cette année 2015 – 2016.

Ados 2016 - Copie

Lauréats junior 2016

Pour déterminer les vainqueurs, les organisateurs ont regardé le nombre de livres lus et critiqués mais aussi l’investissement et la participation de chacune des classes, la qualité de leurs avis ainsi que l’originalité des productions des élèves autour du challenge. En tout, le Défi a distingué une dizaine de classes, dont six d’entre elles ont été déclarées gagnantes.

Pour le Défi Babelio Ado+, la première place est revenue au collège Pierre Delmas à Sainte Enimie (48) tandis qu’à la deuxième place, tous deux ex-æquo, on retrouve le Collège Aspe à Bedous (64) et le Collège Varsovie à Carcassonne (11). Pour le Défi Junior, la première place est revenue à deux établissements, tous deux ex-æquo, l’école primaire Notre Dame de la Paix à Lille (59) et au Collège André Maurois à Menton (06) ; la deuxième place à été attribuée à une classe du même Collège Varsovie précédemment cité.

Merci aux éditeurs, ces généreux donateurs…

A chaque édition, le Défi Babelio fait appel à la gentillesse des éditeurs pour trouver des lots à offrir aux gagnants car, sans leur soutien, le challenge ne pourrait pas récompenser si généreusement ses vainqueurs. Cette année encore, les maisons impliquées auprès des jeunes lecteurs avec des publications soignées et travaillées ont répondu à la demande. Ainsi, les maisons Actes Sud, Delcourt, Nobi Nobi !, Lumen, La Martinière Jeunesse, Pocket Jeunesse, Rageot éditeur, les éditions du Rouergue encore les éditions Dupuis ont envoyé des dizaines de titres qui ne devraient pas manquer de plaire aux gagnants !

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Et, parce que chez Babelio, partenaire du Défi, nous aimons récompenser les lecteurs – et plus encore les plus jeunes – nous avons déjà trié, empaqueté… et envoyé les lots !😉

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Et c’est (déjà) reparti !

Sitôt finie…Sitôt reprise. A peine le palmarès 2015 -2016 a-t-il été publié et les récompenses envoyées que l’édition 2016 – 2017 du Défi Babelio s’organise déjà ! En effet, les inscriptions pour le Défi Ado+ ainsi que celles pour le Défi Junior sont ouvertes depuis la mi-Juin. Alors si vous êtes professeur, et si vous souhaitez faire lire vos futurs élèves, il suffit d’un clic.

Alors, à l’année prochaine et, en attendant, lisez bien😉

Où l’on fête la musique (avec des livres)

A l’occasion de la fête de la musique, nous vous proposons une liste aussi bien musicale que littéraire. 

De nombreux livres se sont en effet inspirés de diverses chansons et oeuvres musicales et, inversement, certains chanteurs et musiciens ont allègrement puisé dans la littérature pour proposer leur propre oeuvre. Ce sont donc près de 30 chansons que nous vous présentons ci-dessous. Certaines sont inspirées de romans, d’autres ont influencé des auteurs pour leurs oeuvres.

feteOn ne prétend pas à l’exhaustivité et on attend vos suggestions et conseils musicaux ! Si vous connaissez d’autres livres inspirés par une oeuvre musicale ou des chansons (de n’importe quel genre, rock, rap, raggae, chanson française, musique classique…) qui font explicitement référence à une oeuvre littéraire, n’hésitez pas à nous en faire part en commentaire.

N’oubliez pas de cliquer sur les liens pour découvrir en musique les oeuvres mentionnées.

♫ C’est notre manière aujourd’hui, de célébrer la musique. ♫ 

Lettres à Miléna d’Art Mengo

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Issue de La vie de château, quatrième album de l’auteur, compositeur et interprète Art Mengo, « Lettres à Milena » s’inspire de la correspondance passionnée qu’entretinrent Franz Kafka et Milena Jesenska.

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Journaliste et écrivain tchèque, Milena Jesenska rencontre Franz Kafka en 1919, au détour d’une de ses nouvelles qu’elle voulu traduire. De cette rencontre littéraire naquit une profonde passion, qu’ils vécurent pendant plusieurs mois.

Il disait « Dites-moi au moins « tu » une fois
Alors, je serai comme le plus heureux des hommes
Dans cette intimité seule connue de nous
Vos lèvres de papier sauront me rendre fou »

Dans « Lettres à Milena », Art Mengo fait revivre cet amour le temps de quelques vers, entre poésie, tendresse et tristesse ; car sa chanson parle surtout de la rupture.

Il s’agit pour Art Mengo,  de « l’une des plus belles correspondances de la littérature ».
Ecouter la chanson « Lettres à Milena », Art Mengo sur Youtube.

Come fly with me de Frank Sinatra

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Chanson populaire, Come Fly With Me, titre phare de l’album éponyme, fut enregistrée en 1957. Dans le ton d’un album entièrement consacré au voyage, cette chanson conte une aventure exotique qui transporte l’auditeur des plages d’Acapulco aux bars de Bombay, en passant par le Pérou.

You may hear the angels cheer because we’re together.
Weather-wise it’s such a lovely day
Just say the words and we’ll beat those birds down to Acapulco Bay
It’s perfect for a flying honeymoon, they say
So come with me, let’s fly, let’s fly away

Chantée de très nombreuses fois par Frank Sinatra, elle fut aussi reprise dans maintes œuvres. La chanson a aussi inspiré des auteurs de fiction. Dans All I want for Christmas, Emily Blaine place ses chapitres sous l’égide des chansons de Frank Sinatra. Plus encore, dans le second chapitre, « Come Fly With Me », l’héroïne, plongée par cette chanson dans une douce mélancolie, se remémore les Noëls de son enfance.

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De nouveau, Sinatra capta mon attention. « Come fly with me » résonna dans la cuisine et je chantonnai doucement, me  perdant dans les souvenirs de Noël de mon enfance. C’était la première fois en vingt-cinq ans que j’allais passer Noël loin d’eux. Les larmes me montèrent spontanément aux yeux. 

Ecouter « Come Fly with me » de Frank Sinatra sur Youtube.

Osez Joséphine d’Alain Bashung

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Issue d’Osez Joséphine, huitième album d’Alain Bashung, la chanson a été écrite par le chanteur en collaboration avec son parolier Jean Fauque d’après une histoire familiale entre Joséphine Draï et Alain Bashung. Parce qu’il voulait aider la fille timide, le chanteur lui répétait sans cesse « Ah si j’osais, Joséphine »…

Osez, osez Joséphine,
Plus rien ne s’oppose à la nuit
Rien ne justifie 

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En 2011, Delphine De Vigan reprend les paroles de la chanson et s’en inspire pour trouver le titre de son roman Rien ne s’oppose à la nuit. Dans son livre, lauréat de quatre prix entre 2011 et 2012, l’auteur raconte l’enfance, la maladie et le suicide de sa mère, osant porter à l’écrit l’indicible perte de l’être cher.

Ecouter « Osez Joséphine » d’Alain Bashung sur Youtube.

Killing an arab de The Cure

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Premier single du groupe The Cure, Killing an Arab paraît pour la première fois (en 45 tours !) en 1978. Vendu à 15 000 exemplaires, il est réédité en février 1979. La chanson, à cause de son titre, fait polémique et Robert Smith, auteurs des paroles, dû se justifier. Il déclara que ses paroles n’étaient qu’une courte et poétique tentative pour retranscrire les émotions qu’il avait ressenti à la lecture de L’étranger d’Albert Camus. Le meurtre fait référence à celui perpétré par le narrateur du roman d’Albert Camus. 

 Standing on the beach
With a gun in my hand
Staring at the sea
Staring at the sand

Lors de la promotion du single, pour éviter les interprétations douteuses du texte, le disque était envoyé aux médias … accompagné du livre d’Albert Camus ! Du fait cependant de l’incompréhension de certains et de la récupération de la chanson par des partis extrémistes, Robert Smith a regretté avoir choisi ce titre.

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Ecouter « Killing an Arab » de The Cure sur YouTube. 

Dr. Jekyll and Mr. Hide de Serge Gainsbourg 

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En 1968, Serge Gainsbourg chante Dr. Jekyll and Mr. Hide, chanson très largement inspirée du livre éponyme écrit par Robert Louis Stevenson.

Docteur Jekyll il avait en lui
Un Monsieur Hyde qui était son mauvais génie
Mister Hyde n’disait rien
Mais en secret n’en pensait pas moins 

 

A posteriori et avec un regard critique sur la carrière et la vie du chanteur français, on peut aisément comprendre le choix de l’artiste de s’inspirer d’un tel texte. La double personnalité du héros qui lutte contre les parties les plus sombres de lui-même à chaque instant du livre n’est pas sans rappeler la complexe personnalité du chanteur lui-même qui, au fil du temps, s’est façonné en « Gainsbarre », poète maudit ivre et provocateur.  

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Ecouter « Dr. Jekyll and Mr. Hide » de Serge Gainsbourg sur YouTube.

Rue des Blancs-Manteaux de Juliette Greco

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A l’origine, cette chanson fut écrite par Jean-Paul Sartre, sur une composition musicale du compositeur hongrois Joseph Kozma, pour le personnage d’Inès qu’il met en scène dans sa pièce de théâtre Huis clos (1944). Cette pièce, qui se réfère à la Révolution Française, évoque les outils de la mise à mort révolutionnaire, l’échafaud et le bourreau notamment.  

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Quelques années plus tard, Jean-Paul Sartre offre à la jeune Juliette Gréco, dont la carrière n’est encore qu’à ses débuts, la chanson Rue des Blancs-Manteaux. « Je vous fait cadeau, [dit-il], c’est une chanson que j’ai écrite pour Huis clos, parole et musique. La musique ne me plaît pas ».

A sa sortie en novembre, la chanson ne fut pas un grand succès, mais elle acquit sa notoriété au fil des ans, grâce aux autres interprétations du titre (notamment celle des Frères Jacques) mais aussi grâce à la réédition, en 1963, du titre historique de Juliette Greco.

Dans la rue des Blancs-Manteaux
Ils ont élevé des tréteaux
Et mis du son dans un seau
Et c’était un échafaud
Dans la rue des Blancs-Manteaux 

Ecouter « Rue des Blancs-Manteaux » de Juliette Greco sur YouTube.

Norwegian Wood, des Beatles

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Titre issu de l’album Rubber Soul, « Norwegian Wood » fut écrit en 1965 par John Lennon.

Les paroles tracent les contours de la relation amoureuse, de la douceur de la rencontre à la rage de la fin et l’amertume de l’absence :

 I once had a girl, or should I say, she once had me…
She showed me her room, isn’t it good, norwegian wood
And when I awoke, I was alone, this bird had flown
So I lit a fire, isn’t it good, norwegian wood. 

L’histoire veut que John Lennon écrivit cette chanson pour l’un de ses maîtresses, la journaliste Maureen Cleave.

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Vingt ans plus, tard, Haruki Murakami s’inspira directement de cette chanson pour écrire son roman La ballade de l’impossible (dont le titre anglais est d’ailleurs Norwegian Wood).

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Au cours d’un voyage en avion, le narrateur entend une chanson des Beatles : Norwegian Wood. […] il replonge dans le souvenir d’un amour vieux de dix-huit ans. Quand il était lycéen, son meilleur ami, Kizuki, s’est suicidé. Kizuki avait une amie, Noko. Ils étaient amoureux. Un an après ce suicide, le narrateur retrouve Naoko. Elle est incertaine et angoissée, il l’aime ainsi. Une nuit, elle lui livre son secret, puis disparaît.

Oeuvres jumelles, chanson et texte se mêlent et résonnent alors l’une avec l’autre, hommages aux amours enfuis qui ont marqué les deux artistes.

Ecouter « Norwegian Wood » des Beatles sur YouTube.

Murder in the Rue Morgue de Iron Maiden

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Nouvelle écrite par Edgar Allan Poe, Double assassinat dans la Rue Morgue (1841) met en scène, pour la première fois, le détective Auguste Dupin. Dans le Paris du XIXe siècle, l’enquêteur va résoudre une affaire pour le moins énigmatique : deux femmes, une mère et sa fille, ont été sauvagement tués, sans mobile pour le crime et sans explication plausible…

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La nouvelle influence de nombreux artistes, dans la littérature ou au cinéma, mais aussi dans la musique. Le groupe de heavy metal Iron Maiden s’inspira ainsi du texte d’Edgar Allan Poe pour sa chanson Murders in the Rue Morgue (extraite de l’album Killers). Notons que la nouvelle est également citée dans une chanson de Bob Dylan « Just Like Tom Thumb’s Blues » qui comporte également une référence à Arthur Rimbaud, poète que Dylan appréciait particulièrement.

Ecouter « Murders in the Rue Morgue » d’Iron Maiden sur YouTube.

Wuthering Heights de Kate Bush

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C’est à 16 ans et après avoir vu les dernières minutes de l’adaptation cinématographique de 1970 des Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë que Kate Bush écrivit la chanson Wuthering Heights dont le nom, reprise direct du titre en version originale du livre, atteste immédiatement de son inspiration.

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Cette chanson, dont elle aurait composé les paroles en seulement quelques heures en regardant la lune depuis la fenêtre de sa chambre, s’inspire des pensées de Catherine Earnshaw, personnage principal du roman.

Bad dreams in the night
You told me I was going to lose the fight
Leave behind my wuthering, wuthering, wuthering heights
Heathcliff, it’s me, Cathy, I’ve come home I’m so cold
Let me in your window
Heathcliff, it’s me, Cathy, I’ve come home I’m so cold
Let me in your window

Grâce à cette chanson, Kate Bush devint la première femme à voir une chanson qu’elle a écrite et chanté elle-même atteindre la première place du « UK singles Chart », classement hebdomadaire des singles britanniques.

Ecouter « Wuthering Heights  » de Kate Bush sur YouTube.

Bonjour tristesse d’Alain Souchon

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« Bonjour tristesse » est  une chanson extraite de l’album La vie de Théodore, véritable hommage à Théodor André Monod, explorateur, érudit et humaniste français.

Best-seller historique de l’édition française (en 2011, on dénombrait près de deux millions d’exemplaires vendus depuis sa première parution en 1954), Bonjour tristesse est l’oeuvre d’une adolescente, car Françoise Sagan n’a alors que 17 ans. Ecrit rapidement, le livre fut envoyé à un éditeur qui, séduit par le style soigné de la jeune fille, le publiera.

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Comme
Je suis l’homme élégant,
Pour conduire je mets les gants
Dans les bolides extravagants
De Françoise Sagan

Dans ses romans, dans ses nouvelles,
Cette dame-demoiselle mêle
De jolies mélancolies frêles
Et je chante ma ritournelle
A la gloire d’elle

La chanson, qui fait référence à la maturité mêlée de jeunesse de l’auteur, est un véritable hommage à Françoise Sagan et à ses oeuvres et, plus particulièrement, à son premier roman Bonjour Tristesse dont elle reprend le titre.

Ecouter « Bonjour Tristesse » d’Alain Souchon sur YouTube


Mr Bojangles de Nina Simone

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Avec son premier roman intitulé En attendant Bojangles, Olivier Bourdeaut a séduit l’ensemble des lecteurs. Au coeur de ce roman publié par une petite maison d’édition bordelaise, une histoire d’amour et de folie avec Nina Simone en bande sonore.

Pourquoi Nina Simone et cette chanson en particulier, devenue personnage du roman ? Dans un entretien qu’il nous avait accordé lors de la publication du livre, il est revenu sur l’influence de cette chanson dans l’écriture e ce roman : « Je l’ai découverte en marchant dans les rues de Paris sous la pluie et le froid. Elle m’a beaucoup touchée. Je l’ai donc écoutée en boucle pendant quinze jours. Et puis, lorsque je me suis mis à écrire les premiers paragraphes elle est passée sur mon ordinateur. Au début j’ai souhaité la mentionner sans penser que Bojangles deviendrait un personnage aérien du roman. »

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Ce n’est que 5 ans après la publication, en 1968, de « Mr Bojangles » par le chanteur de country Jerry Jeff Walker que Nina Simone enregistre sa propre version de cette chanson inspirée par un vagabond rencontré en prison. Depuis, des centaines d’artistes ont repris « Mr Bojangles », sur scène comme Robbie Williamsà la télé comme Sammy Davis Jr ,  sur disque comme Neil Diamond ou lors d’une session d’enregistrement comme Bob Dylan. C’est pourtant bien la version de Nina Simone qui est au coeur du roman d’Olivier Bourdeaut.

Vous avez écouté la chanson ? Quelle est votre version préférée ?

Ecouter Mr Bojangles de Nina Simone sur Youtube.

Schizophrenia de Sonic Youth

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L’histoire de la musique rock est parsemée d’albums-concepts c’est à dire d’albums dont les chansons sont liées par une thématique commune. Dans l’album Sister (1987), le groupe Sonic Youth innove en rendant hommage à un grand auteur, l’écrivain de science-fiction Philip K. Dick décédé cinq ans plus tôt. Si les chansons présentes sur le disque ne lui sont pas toutes entièrement consacrées, il est tout de même au cœur de l’album. Ainsi, le titre même du disque est un hommage à la sœur jumelle de Philip, Jane Charlotte, décédée 6 semaines après sa naissance et dont l’absence a hanté sa vie autant que son oeuvre.

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La schizophrénie diagnostiquée sur Philip K. Dick est l’objet de la chanson « Schizophrenia » qui ouvre l’album :

I had a dream
And it split the scene
But I got a hunch
It’s coming back to me

Preuve de l’intérêt du groupe non seulement pour l’oeuvre mais également pour la vie de l’écrivain de science-fiction, le titre d’une biographie de ce dernier écrite par Paul Williams –Only apparently, real to irreal– est citée dans les paroles de la chanson Stereo Sanctity.

Ecouter l’album Sister de Sonic Youth sur YouTube.

1984 de David Bowie

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C’est une véritable adaptation télévisée de l’ouvrage de George Orwell 1984 que devait réaliser David Bowie en 1974, ou disons, s’il ne s’agissait pas d’une fidèle transposition, d’une interprétation personnelle de la fameuse dystopie. Comme des milliers de lecteurs à travers le monde, Bowie est fasciné par le roman. Peut-être le chanteur anglais se retrouvait-il dans les thèmes abordés par l’écrivain. Peut-être, comme cela se murmurait alors dans les pages des magazines et des
newspapers, était-il devenu paranoïaque. En somme, il était donc parfaitement en phase avec la tonalité de ce sombre roman mettant en scène un régime totalitaire et policier.

1984
L’adaptation, pourtant, ne se fit pas. Les ayant droits refusèrent finalement que la star cocainée n’utilise l’oeuvre de George Orwell. On ne sait quelle fut la réaction de Bowie. On sait en revanche que chez lui, rien ne se perd mais que tout se transforme. Il se lança alors immédiatement dans un autre projet totalement imprégné, d’une part de sa propre paranoïa et d’autre part de l’oeuvre de George Orwell.

L’album Diamond Dogs sort en 1974. On y retrouve un univers oppressant (il s’agit d’un album-concept, les chansons racontent une histoire), une dictature totalitaire… et certains titres qui nous rappellent quelque chose…

Someone to lead us, someone to follow
Someone to fool us, some brave Apollo
Someone to save us, someone like you
We want you, Big Brother
Big Brother!


Au delà de l’atmosphère très orwelliennes de l’album on retrouve deux allusions directes à son oeuvre : une chanson intitulée « Big Brother » et une autre intitulée “1984”. Deux résidus du projet initial de Bowie.

Au delà de l’influence d’Orwell, on peut également citer l’influence de l’écrivain William S. Burroughs dans la méthode d’écriture des chansons de David Bowie. Ce dernier a en effet emprunté au parrain de la Beat Generation la technique du “cut up” qui consiste, pour citer le magazine Rolling Stones à un “genre littéraire où un texte est découpé au hasard, mélangé avec d’autres, pour produire un ensemble inédit.”

Ecouter « 1984 » de David Bowie sur YouTube.

 

Hey Jack Kerouac de 10 000 maniacs

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C’est directement au pionnier de la Beat Generation Jack Kerouac mais aussi aux autres auteurs associés au mouvement que s’adresse le groupe américain 10 000 Maniacs dans la chanson (au titre équivoque) “Hey Jack Kerouac”.

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Auteur du livre culte Sur la route, livre de chevet de toute une génération, Jack Kerouac a inspiré de nombreux chanteurs et auteurs-compositeurs comme Bob Dylan ou Tom Waits. Il était normal qu’un groupe rende un jour hommage à celui qui se considérait comme un “poète jazz”. La chanson “Hey Jack Kerouac” du groupe 10 000 Maniacs est cependant un hommage en demi-teinte. La chanson ne tient à aucun moment d’une légende dorée, la chanteuse Natalie Merchant n’éludant aucun aspect de la vie mouvementée des auteurs de cette génération. De fait, c’est un regard doux amère qu’elle semble porter sur Jack Kerouac et son entourage littéraire :

Hey Jack, now for the tricky part
When you were the brightest star
Who were the shadows
Of the San Francisco beat boys ?
You were the favorite
Now they sit and rattle their bones
And think of their blood stoned days


Faire la liste de tous les liens entre Jack Kerouac et le monde de la musique relève d’une tâche presque impossible. Notons simplement brièvement qu’une scène du festival Les Vieilles Charrues en Bretagne porte son nom, que le groupe de hip hop Tiron & Ayomari a également composé une chanson intitulée Jack Kerouac, que le titre d’un de ses romans, Satori à Paris a inspiré Etienne Daho ou encore que le personnage principal du roman Sur la route a été utilisé comme nom par un groupe franco américain de country-blues.

Ecouter « Hey, Jack Kerouac » de  10 000 Maniacs sur YouTube.

La Sonatine de Diabelli

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C’est par la savoureuse scène d’une leçon de piano pour le moins compliquée que commence le huitième roman de Marguerite Duras. L’élève semble n’avoir que faire des conseils de son professeur : « Quand même, […], tu pourrais t’en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c’est facile. » Le morceau que doit jouer l’élève est une sonatine de Diabelli, plus exactement celle-ci :

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Anton Diabelli est un musicien autrichien du 19ème siècle. Il est surtout connu pour son travail d’éditeur. Il a demandé à plusieurs grands compositeurs allemands et autrichiens de composer des variations de ses valses. Ces variations sont à l’origine de l’un des grands chefs-d’oeuvre de Beethoven : les 33 Variations sur une valse de Diabelli.

Ecouter la Sonatine de Diabello sur YouTube.

Tear in Your Hand de Tori Amos

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La chanteuse américaine Tori Amos n’a jamais caché son admiration pour la bande dessinée The Sandman de Neil Gaiman. Cette Bd raconte les aventures du marchand de sable, Morphée, le roi des Rêve. Il a pour famille La Mort, le Délire, le Désir ou encore le Destin. The Sandman est une oeuvre de comics ambitieuse dans laquelle chaque histoire fait office de conte. Les influences de l’auteur sont multiples et ont attiré de nombreux lecteurs et lectrices pourtant réfractaires au genre du comics.

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Parmi les lecteurs fidèles de cette BD, on retrouve une certaine Tori Amos. Dans la chanson « Tear in your hand », la chanteuse fait ainsi explicitement référence au personnage créé par Neil Gaiman et à Neil lui-même :

Let me take a deep breath babe
If you need me
Me and Neil’ll be hangin’ out with the dream king

Certains lecteurs de The Sandman et/ou fans de Tori Amos sont même allés jusqu’à penser que cette dernière avait inspiré le personnage Délire créé par Neil Gaiman. Ceci est faux même si l’amitié qui a rapidement lié les deux artistes a effectivement en partie influencé l’évolution du personnage Délire : « Délire a été créée avant que je ne rencontre Tori, mais elles se sont effrontément plagiées l’une l’autre ».

 

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Ecouter « Tear in your Hand » de Tori Amos sur YouTube


La Sonate à Kreutzer de Léon Tolstoï

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Publié en 1889, mais immédiatement censuré par les autorités russes, La sonate à Kreutzer est un court roman de Léon Tolstoï qui fait référence dans son titre à l’une des plus célèbres mais aussi des plus longues sonates pour piano et violon de Beethoven, oeuvre que doit jouer l’un des protagonistes du roman.

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https://www.youtube.com/watch?v=COGcCBJAC6I

A travers ce roman dans lequel un homme raconte ce qui l’a poussé à tuer sa femme, Tolstoï promeut l’idée de l’abstinence sexuelle. Oeuvre forcément polémique, elle poussa sa femme Sophie Tolstoï puis son fils Léon Tolstoï fils (dans un ouvrage intitulé Le prélude de Chopin)  à défendre les positions de l’écrivain.

Trois poèmes pour Annabel Lee d’Hubert Félix Thiéfaine

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Présente dans son album à succès Suppléments de mensonge, la chanson « Trois poèmes pour Annabel Lee » évoque un personnage de l’oeuvre d’Edgar Allan Poe, Annabel Lee.

Annabel lee
pas un seul cheveux blanc
n’a poussé sur mes rêves
Annabel lee
au roman des amants
je feuillette tes lèvres

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Dans le poème d’Edgar Allan Poe, qui ne fut publié qu’après sa mort et qui fut traduit par Stéphane Mallarmé en France, Annabel Lee est une jeune femme dont est profondément épris le narrateur. Les anges, jaloux de cet amour, tuent la jeune femme :

Les anges, moitié moins heureux dans le ciel,
S’étaient pris à nous jalouser, moi et elle –
Si ! – et c’est la raison pour laquelle (tout le monde sait cela
Dans ce royaume du bord de la mer)
Le vent est parti du nuage, la nuit,
Glaçant et tuant mon ANNABEL LEE.

Ecouter « Trois poèmes pour Annabel Lee »d’Hubert-Félix Thiéfaine sur YouTube. 

Les variations Goldberg de Bach

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Les variations Goldberg représentent une œuvre pour clavecin composée par Johann Sebastian Bach, aux alentours de l’année 1740, c’est à dire vers la fin de sa vie.

Le critique Patrick Szersnovicz témoigne de l’importance de cette oeuvre : “Recueil touffu, fantasque, d’une rare densité contrapuntique, les Variations Goldberg […] ne partent pas d’un point pour arriver à un autre, mais tournent autour d’un thème, une paisible aria en forme de sarabande tirée du second Clavierbüchlein que Bach composa pour sa femme Anna-Magdalena en 1725.”

Le pianiste Glenn Gould interpréta quatre fois les variations au piano, les rendant célèbres auprès du grand public.

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Les variations Golberg est également le nom du premier roman de Nancy Huston. Voici comme elle explique le principe de ce livre dans lequel les variations ont une place centrale :  

Si tu invitais trente personnes chez toi, des êtres que tu as aimés et que tu aimes, pour t’écouter jouer au clavecin, pendant une heure et demie, Les Variations Goldberg de Bach, et si ce concert se déroulait comme un songe d’une nuit d’été, c’est-à-dire si toi, Liliane, tu parvenais à faire vibrer ces trente personnes comme autant de Variations, chacune à un diapason différent — (il te faudrait pour cela osciller entre le souvenir et la spéculation ; il te faudrait surtout maîtriser tes peurs) — peut-être alors tous tes fragments de musique s’animeraient-ils enfin dans une même coulée, et cela s’appellerait Les Variations Goldberg, romance.


Ecouter les variations Goldberg de Bach intrerprétées par Glenn Gould sur YouTube

Scentless Apprentice de Nirvana

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Kurt Cobain disait volontiers qu’il s’agissait de l’une de ses chansons préférées. Celle-ci s’inspire directement du célèbre roman de Patrick Süskind, le Parfum, histoire d’un meurtrier.

Il s’agit, dans ce roman, de l’histoire d’un homme amoral, Jean-Baptiste Grenouille, qui possède un odorat extrêmement développé, bien que n’ayant lui-même aucune odeur. Il n’a qu’une obsession, créer le parfum parfait.

I promise not to sell your perfumed secrets
There are countless formulas for pressing flowers

 

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Dans plusieurs interviews le chanteur confirme que Le Parfum de Patrick Süskind était un roman qu’il affectionnait particulièrement : “J’ai lu le Parfum une dizaine de fois dans ma vie, et je ne peux m’empêcher de le relire. […] C’est un roman qui ne me quitte pas.”

Si vous cherchez une bande son à la lecture de ce livre, celle-ci pourrait donc aisément en faire partie, tout comme la chanson  “Du riecht so gut” (“Tu sens si bon”) du groupe berlinois Rammstein, également inspirée de l’oeuvre de Süskind.


Ecouter Scentless Apprentice de Nirvana sur YouTube

La Symphonie pastorale de Beethoven

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La Symphonie pastorale est un roman d’André Gide paru en 1919. Il s’agit pour Kittiwake, du “récit qui mène une jeune aveugle de l’ombre à la lumière. Mais […] aussi les confidences de l’homme [le pasteur] qui l’accompagne et la guide sur ce chemin, pour le malheur de tous.”

Le roman tire son nom d’une symphonie de Beethoven. Au début du roman, le pasteur emmène la jeune aveugle écouter cette symphonie. Le concert émeut profondément la jeune fille :

Longtemps après que nous eûmes quitté la salle de concert, Gertrude restait encore silencieuse et comme noyée dans l’extase. — Est-ce que vraiment ce que vous voyez est aussi beau que cela ? dit-elle enfin. — Aussi beau que quoi, ma chérie ? — Que cette « scène au bord du ruisseau ». Je ne lui répondis pas aussitôt, car je réfléchissais que ces harmonies ineffables peignaient, non point le monde tel qu’il était, mais bien tel qu’il aurait pu être, qu’il pourrait être sans le mal et le péché. Et jamais encore je n’avais osé parler à Gertrude du mal, du péché, de la mort. Ceux qui ont des yeux, dis-je enfin, ne connaissent pas leur bonheur. Mais moi qui n’en ai point, s’écria-t-elle aussitôt, je connais le bonheur d’entendre. 


Ecouter La Symphonie pastorale de Beethoven sur YouTube.

Venus in Furs du Velvet Underground

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Chanteur lettré, Lou Reed a souvent cherché dans les livres son inspiration. Grand lecteur d’Hubert Selby Jr, qui lui a inspiré de nombreux personnages, ou encore de Vaclav Havel, écrivain héros de la révolution de Velours (sic) devenu Président de la première République tchèque, Lou Reed a également été fasciné par un roman sulfureux de Leopold von Sacher-Masoch, La Venus à la fourrure. L’auteur a donné son nom au “masochisme”, soit la recherche du plaisir dans la douleur.

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Ce roman érotique, semi-autobiographique, publié en 1870, raconte la relation amoureuse entre Séverin von Kusiemski et Wanda von Dunajew . Voici comment en parle le membre de Babelio Marti94 : “Séverin von Kusiemski, raconte comment, aux termes d’un contrat conclu avec sa maîtresse, Wanda von Dunajew, il s’est engagé à être son esclave, contraint de subir toutes les humiliations qu’elle jugerait bon de lui infliger. le bonheur alterne sans fin avec la douleur, comme si l’un ne pouvait venir que de l’autre : « Si je ne peux jouir pleinement et parfaitement du bonheur de l’amour, je veux boire jusqu’à la lie la coupe de ses souffrances et de ses tourments ; je veux être maltraité et trahi par la femme que j’aime. Plus elle sera cruelle, mieux cela vaudra. C’est aussi une jouissance ! ».”

On retrouve chacun de ces éléments dans la chanson éponyme du Velvet Underground :

Au delà des références explicites et sexuelles à l’oeuvre de Sacher-Masoch, on retouve également une belle poésie :

I am tired, I am weary
I could sleep for a thousand years
A thousand dreams that would awake me
Different colors made of tears 

Lou Reed a repris cette chanson dans de nombreux concerts, même après la fin de son groupe The Velvet Underground comme par exemple ici lors de sa tournée Animal Serenade.

Ecouter « Venus in Furs » du Velvet Underground sur YouTube.

King de Mike G.

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A qui une chanson intitulée « King » peut-elle bien faire penser ? Pour vous aider, voici un extrait des paroles de la chanson :

My Shining will never stop,
fuck runnin’ from every cop
Wait ’til the sun goes down
and have a showdown out in Salem’s Lot

Vous l’aurez compris, cette chanson est un hommage à l’oeuvre du maître de l’horreur Stephen King !

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Avec des centaines de romans à son actif, presque autant de prestigieux prix littéraires, un succès populaire aussi bien que critique, il eut été étonnant que Stephen King ne soit pas l’objet de diverses hommages de la part du monde des arts.

Le rappeur Mike G., auteur de cette chanson est originaire de Miami aux Etats-Unis et fait partie du collectif de hip-hop californien Odd Future. La chanson tient presque de la performance oulipienne : retrouverez-vous toutes les références à Stephen King cachées dans la chanson ?

Ecouter « King » de Mike G sur YouTube.

 

The Catcher in the Rye de Guns’n’Roses

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L’Attrape-Coeurs de J.D. Salinger est un roman culte qui a inspiré de nombreux artistes et notamment de nombreux chanteurs. De fait, sur la page Wikipedia francophone du livre, on retrouve une vingtaine de chansons qui y font explicitement référence. Ces artistes se sont sans doute retrouvés dans les interrogations du jeune Holden Caulfield. Le groupe français Holden par exemple, s’est ainsi nommé en hommage au jeune héros du roman.

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On aurait pu citer de nombreuses chansons. Nous avons choisi celle-ci, du groupe de rock américain The Guns’N’Roses qui fait non seulement référence au livre mais à l’assassinat de John Lennon par Mark Chapman. Ce dernier venait en effet de se faire dédicacer ce livre par le membre des Beatles avant de l’assassiner. Axl Rose se demande comment un tel livre (l’un de ses livres de chevet) peut amener des lecteurs à commettre de tels gestes :

When all is said and done
We’re not the only ones
Who look at life this way
That’s what the young folks say
But every time I see them
Makes me wish I had a gun

Ecouter The Catcher in The Rye des Guns’n’Roses

Avez-vous d’autres couples « ouvrage/ chanson » à nous recommander ? Postez vos suggestions en commentaire !

Retrouvez la liste des livres cités sur Babelio dans notre liste.  

A la rencontre des lecteurs Babelio (5)

Avec 300 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est à l’honneur, nous avons décidé de vous donner la parole. Puisqu’un lecteur n’est jamais las de conseils de lecture, voici le portrait livresque de l’un de nos lecteurs.
En avant pour le cinquième portrait livresque de l’histoire de Babelio.

 

Rencontre avec ju-s-tine, inscrite depuis le 2/11/2012.

 

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Bibliothèque de Jus-t-ine

 

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ?

Par hasard, en cherchant un livre. Et après quelques jours à découvrir le site, j’ai décidé de m’inscrire. Je me suis prise très vite au jeu, jusqu’à y passer plusieurs heures le soir, après les cours. J’étais encore étudiante à ce moment là.C’est devenu LE site où passer mon temps libre.

 

Quels genres contient votre bibliothèque ?

0185558b270e2eda88a1d9ea2b33989e9c7d4a98Essentiellement de la littérature générale. Il y a quelques thrillers et policiers, mais très peu de fantastique/science-fiction. C’est un genre que je n’ai jamais réussi à apprécier, je suis trop terre à terre pour arriver à imaginer des mondes étranges (j’ai par contre totalement accroché à la série jeunesse GONE, mais c’est bien la seule).C’est pour cela que je lis essentiellement de la littérature générale, classique de temps en temps, parce que c’est plus facile pour moi à imaginer dans le « réel ».

 

Vous lisez beaucoup de littérature française : qu’aimez-vous dans ce genre en particulier ?

Ravie de l’apprendre ! Je n’y avais jamais réellement prêté attention. En fait, je ne choisi pas mes livres en fonction de l’origine de l’auteur. Je choisi mes livres en fonction de l’histoire, que l’auteur soit de France ou d’ailleurs, cela n’a aucune importance pour moi. Il y a bien quelques auteurs dont j’ai lu tous les romans (ou presque), mais ce n’est pas la majorité de mes lectures.

Ce qui est appréciable dans la littérature française, c’est le fait qu’il n’y ai pas de travail de traduction entre la version originale et la version française. Il n’est donc pas possible que des détails aient été enlevés ou des passages mal traduits qui changent le sens initialement donné par l’auteur.

La littérature étrangère, notamment américaine, est pour moi une littérature de détente, ce qu’on peut appeler « lecture d’été ». Ou alors je ne connais pas les bons auteurs…

 

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

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C’est un livre jeunesse, ou plutôt une collection, celle des Lapingouin, que j’ai pu découvrir grâce à l’opération Masse Critique. Je trouve cette collection magnifique. J’ai quatre titres, et j’aimerais beaucoup avoir la collection complète. Les dessins pastel sont très agréables à regarder et les mots valises rendent l’histoire vraiment tendre et agréable. Le coup de foudre !

 

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

CVT_Si-je-reste_2834Je ne relis que très rarement un livre. Le souvenir du dernier livre que j’ai relu, c’est Si je reste, de Gayle Forman, pour me remettre l’histoire en tête avant d’aller voir le film au cinéma. Je voudrais déjà avoir plus de temps pour lire des livres que je n’ai pas encore lu, alors du temps pour relire ceux que j’ai déjà lu.. C’est quasi impossible.

Pour les livres que j’ai lu, je vais quasiment toujours voir l’adaptation au cinéma si il y en a une.

Pour les adaptations que je vais voir sans avoir lu le livre, je lis rarement le livre après. Sauf exception, pour les séries par exemple, quand le 1er volet sort au cinéma, je lis la série derrière, et donc le 1er tome aussi. Il y a toujours des détails supplémentaires dans le livre.19481411
La plus belle adaptation que j’ai vue pour le moment est celle d’ Elle s’appelait Sarah. En voyant le film, j’avais l’impression d’être en train de lire le livre. Le film était exactement comme j’avais pu l’imaginer lors de la lecture.

 

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

9782253058151-TIl y a bien quelques classiques que j’ai mis longtemps à lire mais que je « rattrape » de temps en temps, comme Le Rouge et Le Noir, Robinson Crusoé ou Voyage au Centre de la Terre. Le prochain que j’aimerais lire est Le Cercle des Poètes Disparus, le film est un de mes préférés, je pense que je ne serais pas déçue par le livre. Il y a aussi Fahrenheit 451 que j’aimerais beaucoup lire. Il avait été proposé pour un Club de Lecture, mais je n’ai pas eu le temps de le lire à ce moment là.

 

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

SG_CV_PREMIER OUBLIE_RAS_OK_Mise en page 1Le premier livre auquel j’ai pensé est Le premier oublié. Puis je me suis dit qu’il ne devait pas être si méconnu que ça, mais au vu du nombre de lecteurs Babelio qui ont inscrit ce livre dans leur bibliothèque, actuellement 97 lecteurs, je me suis dit que finalement, il n’était pas si populaire que ça. Le premier oublié est un roman sur la maladie d’Alzheimer. Il dégage des sentiments forts, c’est un livre qui m’a beaucoup parlé. C’est aussi un sujet sensible, et je comprendrais très bien que certains lecteurs n’aient pas envie de lire de romans sur ce sujet. Mais pour ma part, je l’ai beaucoup aimé, et que j’ai d’ailleurs envie de relire (si un jour j’ai un petit peu de temps…).

 

Tablette, liseuse ou papier ?

Incontestablement papier. J’ai gagné une tablette grâce à un concours. Quand je l’ai reçu j’étais contente, c’était un nouveau jouet, ça a duré 30 minutes, le temps de l’installer et de l’explorer. Je ne dis pas que je suis contre, chacun lis comme il veut, mais je préfère le papier, on tient vraiment un livre dans ses mains, on tourne les pages. Tout le charme se perd avec la tablette, mais cela peux rester pratique lors de voyage, moins lourd que d’emmener une valise de livres. Pour des occasions exceptionnelles, pourquoi pas, mais le livre reste pour moi la plus belle manière de lire.

 

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Mon lit ! Bien au chaud, emmitouflée dans ma couette, c’est là que je passe le plus de temps pour lire. Et aux beaux jours, lire dehors au soleil est aussi un véritable bonheur.

 

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

9782253114864« J’ai grandi entre les livres, en me faisant des amis invisibles dans les pages qui tombaient en poussière et dont je porte encore l’odeur sur les mains. »

[ Carlos Ruiz ZafόnL’Ombre du vent ]

Mais ce n’est pas la seule, il y en a tellement… Je répertorie depuis quelques années les citations des livres qui me marquent, qui me parlent. Les passages des livres que je trouve beaux. J’en suis actuellement à 66 pages d’un fichier Word, une vraie petite bible !

 

Quel sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

Je ne sais pas encore, cela dépendra de mon humeur et de mon état d’esprit au moment de choisir mon livre. Je ne prépare pas à l’avance d’ordre de lecture, sinon il serait tout le temps modifié. Alors je fais au fur et à mesure de mes envies.

 

D’après vous qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio?

Pour moi, c’est une critique qui donne envie de lire le livre, même si la critique est négative. Je n’aime pas trop les critiques qui commencent par un (grand) résumé de l’histoire. Il y a la quatrième de couverture pour ça. Ni les critiques qui sont très longues, je ne les lis que très rarement en entière. Je préfère largement quelques lignes convaincantes à de longues dissertations.

 

Rendez-vous le mois prochain pour découvrir un nouveau lecteur de la communauté !

On vous raconte la remise du Prix des Lectrices Milady

« Tu pourrais faire des tas de choses que tes sœurs ne sont pas autorisées à faire. On changera ta garde-robe et on te donnera un nouveau prénom. Tu pourras aller à l’épicerie chaque fois qu’on aura besoin de quelque chose, aller à l’école sans avoir peur d’être embêtée par les garçons, jouer à des jeux. Qu’est-ce que tu en dis ? C’était le paradis, voilà ce que j’en disais. » Nadia Hashimi – La Perle et la coquille, Milady.

 

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Nadia Hashimi, lauréate 2016

Nadia Hashimi habite aujourd’hui à Washington où elle exerce le métier de pédiatre. Originaire d’Afghanistan, ses parents ont quitté leur pays dans les années 1970. Sa première visite sur la terre de ses origines date de 2002. Ce voyage extrêmement marquant lui a permis de découvrir la nouvelle réalité des femmes afghanes, faisant naître chez elle un fort désir d’écriture. C’est sans doute grâce à ces qualités qu’elle a reçu le jeudi 17 juin dernier le Prix des Lectrices Milady tant son épopée sur la condition des femmes est empreinte de réalisme et d’honnêteté.

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Le Prix des lectrices ! 

Fait par et pour les lectrices, ce prix au jury exclusivement amateur propose aux internautes de voter parmi une sélection de romans publiés dans la collection Littérature des éditions Milady l’année précédant la nomination, par l’intermédiaire d’un site dédié : Prixdeslectrices.fr. Entre le 31 janvier et le 11 avril 2016, pour la troisième édition du Prix, les lectrices ont dû faire leur choix parmi une liste de dix titres. Près de 5 000 participantes se sont prêtées au jeu pour le plus grand plaisir des auteurs sélectionnés. Malgré un trio de tête bien dégagé par rapport au reste de la sélection et des scores très rapprochés, le touchant roman de Nadia Hashimi a presque atteint les 20% des votes. Une belle réussite pour un témoignage qui mérite selon ses éditrices d’être entendu.

A l’occasion de la remise du Prix, journalistes, blogueurs et les deux partenaires du Prix, Babelio et Mademoizelle.com se sont donc rendus dans les locaux des éditions Bragelonne/Milady pour une soirée pas comme les autres. Annoncé par Aurélia Chesneau, l’attachée de presse de la maison d’édition, le prix a ensuite été commenté par l’éditrice de Nadia Hashimi, Aurélie Charron, qui a souligné son attachement à cet auteur ainsi qu’à son texte bouleversant.

 

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Sans plus attendre, voici les trois ouvrages les plus sollicités par les votes :

–         La Perle et la coquille de Nadia Hashimi (1er)

–          Avant de t’oublier de Rowan Coleman (2ème)

–          Comptoir des soupirs d’Olivier Piat (3ème)

 

Pour découvrir le reste de la sélection, cliquez ici. 

 

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La perle de la soirée

L’auteur résidant au Etats-Unis, l’assemblée a vite compris que, contrairement à l’an passé où Jojo Moyes nous avait honorée de sa présence, Nadia Hashimi ne pourrait se rendre à la remise du prix. Pourtant, à la fin du discours des responsables de Milady, une surprise nous attendait. Projeté sur un mur de la salle, c’est le visage de Nadia Hashimi qui est apparu. Pour remercier ses lecteurs, l’auteur avait préparé une attendrissante vidéo, dans laquelle elle remercie ses lecteurs et exprime son regret de ne pouvoir être présente ce soir là. Un moment que chacun a beaucoup apprécié.

 

 

Après la remise du Prix, nous avons eu la joie de découvrir un bar à cocktails, tous plus étonnants les uns que les autres et dont voici un petit aperçu. De la glace carbonique à la seringue de sirop, il y avait de quoi surprendre !

 

 

 

Si vous n’avez pas encore lu La perle et la coquille, sachez que le roman vient tout juste de paraître en format poche chez Milady. D’ici là, voici son résumé :

Kaboul, 2007 : les Talibans font la loi dans les rues. Avec un père toxicomane et sans frère, Rahima et ses sœurs ne peuvent quitter la maison. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à la jeune Rahima de se travestir jusqu’à ce qu’elle soit en âge de se marier. Elle jouit alors d’une liberté qui va la transformer à jamais, comme le fit, un siècle plus tôt, son ancêtre Shekiba. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et permettent une exploration captivante de la condition féminine en Afghanistan.

 

 

Sachez par ailleurs qu’en octobre, vous pourrez découvrir un nouvel ouvrage de Nadia Hashimi, Si la lune éclaire nos pas, l’épopée bouleversante d’une mère qui mène sa famille sur les chemins de l’exil.

 

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Retrouvez la liste des lauréats du prix des Lectrices sur Babelio. 

Nadia Hashimi succède à Jojo Moyes pour son roman Jamais deux sans toi.

Babelio vous invite à son pique-nique annuel, le 3/07 à Lyon et Paris

Vous l’avez choisi, Babelio vous attend nombreux le dimanche 3 juillet sur la pelouse du parc de Bercy à Paris pour son pique-nique annuel !

 

Pour l’édition lyonnaise, c’est par ici

L’édition parisienne

Rendez-vous le 3 juillet dès 12h30 sur les pelouses du parc de Bercy !

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Sur les pelouses du parc de Bercy, à côté de l’Orangerie, entrée rue Paul Belmondo

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L’Orangerie du parc de Bercy

Cette année, pas question de manquer les nouveaux arrivants au pique-nique. Un point d’accueil sera installé au lieu de rendez-vous, où vous attendront des boissons fraîches ainsi que les membres de l’équipe pour vous saluer ! Une étiquette vous sera remise afin que vous puissiez y inscrire votre pseudo et favoriser les échanges avec les autres participants.

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  • Une tombola : A votre arrivée, un numéro sera remis à chacun d’entre vous.  Ces numéros correspondent à des sacs Babelio que vous récupérerez au moment de votre départ. Certains d’entre eux contiendront un marque page Babelio et d’autres (pour les plus chanceux) un livre de la rentrée littéraire de septembre !

 

  • Une loterie de livres : Chaque participant au pique-nique sera (s’il le veut bien) muni d’un livre de poche qu’il souhaite faire découvrir, neuf ou d’occasion. Un petit mot signé de votre pseudonyme et expliquant le choix du livre pourra y être ajouté. Surtout, le livre sera emballé dans du papier, pour que le mystère reste total… Tous les livres seront ensuite mélangés dans un grand sac et chacun pourra alors piocher un paquet et repartir avec un nouveau livre.

 

  • Une grande compétition de quiz : deux manches, une facile et une un peu plus difficile, de 10 questions seront proposées à tous les volontaires, participants seuls ou en équipe. A la clé, deux Babelio Box seront offertes aux gagnants, des boîtes remplies de livres et de surprises. D’ici là, n’hésitez pas à vous entraîner avec les quiz Babelio.

 

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  • Le festin de Babette : Pour accompagner tous ces plaisirs livresques, nous proposons que chaque participant apporte son pique-nique, ce qui nous semble être la façon la plus simple de procéder. Bien évidemment, les petites choses à partager sont les bienvenues !

 

Le lien pour ne pas manquer l’événement et inviter vos amis : https://www.facebook.com/events/100625590356277/

 

Et si vous vivez dans les alentours de Lyon, n’oubliez pas qu’un pique-nique vous est également proposé !

 

L’édition lyonnaise 

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Cette année, les membres de Babelio ainsi que tous les lecteurs lyonnais sont conviés au parc de la Tête d’Or pour la première édition lyonnaise des pique-niques Babelio !

Après de nombreuses éditions parisiennes, les fameux pique-niques de Babelio s’exportent hors de la capitale. Si l’équipe du site, située à Paris, ne pourra être présente des membres se chargeront de l’accueil et des activités, puisque nous leur avons envoyé de quoi vous faire jouer. 

 

Rendez-vous le dimanche 3 juillet au parc de la Tête d’Or à cet endroit précisément :

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C’est à dire ici :

 

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Au programme, de nombreuses activités autour des livres, avec notamment :

  • Une grande compétition de quiz : Les questions seront piochées parmi celles des quiz les plus populaires de Babelio (que vous pouvez retrouver ici : http://www.babelio.com/quiz/populaires) Révisez-donc vos quiz avant le 3 juillet afin de vous préparer au mieux. Une Babelio Box sera à gagner !

 

  • Une loterie de livres : Chaque participant doit idéalement se rendre au pique-nique muni d’un livre de poche qu’il souhaite faire découvrir, neuf ou d’occasion. Un petit mot signé de votre pseudonyme et expliquant le choix du livre pourra y être ajouté si vous le souhaitez. Surtout, le livre sera emballé dans du papier, pour que le mystère reste total… Tous les livres seront ensuite mélangés dans un grand sac et chacun pourra alors piocher un paquet et repartir avec un nouveau livre.

 

  • Le festin de Babette : Pour accompagner tous ces plaisirs livresques, nous proposons que chaque participant apporte son pique-nique, ce sera le plus simple. Mais bien évidemment, si vous souhaitez nous faire découvrir des spécialités, vous pourrez aussi les partager.

Le pique-nique débutera vers 12h30 mais vous pouvez arriver plus tard (mais pas trop, quand même !). Si vous souhaitez venir accompagnés, vos amis sont également les bienvenus.

Le lien pour ne pas manquer l’événement et inviter vos amis : https://www.facebook.com/events/1619749028351683/