Où l’on remet enfin un ours dans le moteur de Babelio

Merci Vassil !

Et bien voilà, Babelio a retrouvé cet après-midi sa vitesse de croisière, après ces insupportables journées pendant lesquelles le site a été projeté en 1997, avec des temps de chargement digne d’un bon vieux modem 28 800 bauds.

Nous présentons nos excuses à tous les membres de Babelio pour ce ralentissement, dû à un transfert surprise de notre hébergeur. Nous avions déjà subi un transfert imprévu et douloureux en décembre. Dès janvier nous avons décidé de nous mettre à l’abri en changeant d’hébergeur et en migrant sur des serveurs dédiés. La migration est imminente, Vassil la prépare depuis des semaines. Ce transfert l’a malheureusement précédée.

Merci pour toutes les encouragements et toutes les marques de compréhension reçues ces derniers jours. Nous nous sommes beaucoup arrachés les cheveux, et tous vos messages nous ont permis de garder le moral (vraiment).

Pour finir sur autre chose, quelques mots lus cette semaine dans La Bibliothèque, la nuit, d’Alberto Manguel. Plus qu’un essai, une promenade érudite dans toutes sortes de bibliothèques, des publiques et des privées, des anonymes et des fameuses, en Chine, à New York, à Paris ou à Alexandrie. Passionnant.

J’y ai trouvé ces quelques lignes qui, par bien des aspects, font écho à Babelio.

« Ce qui fait d’une bibliothèque un reflet de son propriétaire, c’est non seulement le choix des titres, mais aussi le réseau d’associations qu’implique ce choix. Notre expérience se construit sur l’expérience, nos souvenirs sur d’autres souvenirs. Nos livres se construisent sur d’autres livres qui les modifient ou les enrichissent, qui leur confèrent une chronologie différente de celle des dictionnaires de littérature. Je suis aujourd’hui, après tout ce temps, incapable de trouver seul la trace de ces connexions. J’oublie, ou je ne sais même pas, quelles sont les relations entre beaucoup de ces livres. Si je pars dans une direction – les récits africains de Margaret Laurence me remettent en mémoire La Ferme Africaine d’Isaac Dinesen, qui me fait à son tour penser à ses Sept contes gothiques, lesquels me ramènent à Edgardo Cozarinsky (qui m’a fait découvrir l’œuvre de Dinesen) et à son livre et son film sur Borges et, plus loin encore, aux romans de Rose Macaulay, dont nous avons discuté un après-midi déjà lointain à Buenos Aires, surpris l’un et l’autre que quelqu’un d’autre les connût -, je perds alors les autres fils de cette toile complexe et je me demande comment, à la façon d’une araignée, j’ai réussi à en lancer un à travers la distance apparemment incommensurable qui sépare, par exemple, les Tristes d’Ovide des poèmes d’Abd Al-Rahman, exilé de son Espagne natale en Afrique du nord. »

Une réflexion sur “Où l’on remet enfin un ours dans le moteur de Babelio

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