Quand les lecteurs de Babelio rencontrent Kate Morton

Grâce aux Presses de la Cité, quelques lecteurs de Babelio ont eu la chance de se retrouver autour d’une table avec Kate Morton, sa frange, ses yeux rieurs, et son grand sourire.  Sans oublier son interprète, car comme elle l’explique, ses  livres sont traduits dans 40 pays all over the world, et elle ne maîtrise pas encore la langue de tous ses lecteurs.

Kate Morton est australienne, elle est l’auteur du Jardin des Secrets, ou encore des Brumes de Riverton, des romans sur la famille et sur les secrets, qui s’impriment avec force sur un fond historique. Son dernier roman, La scène des souvenirs, retrace les secrets d’une famille à travers les époques, l’espace : le récit nous entraîne dans le Londres bombardé de la deuxième guerre mondiale, dans le bush australien du début du XXème siècle et dans la campagne anglaise contemporaine. Ses héroïnes, souvent des femmes, se battent contre les souvenirs, et tentent de réunir toutes les pièces du puzzle de leur histoire.

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Kate Morton, qui publie son quatrième roman en France, est arrivée à l’écriture naturellement, en noircissant des carnets, en se plongeant dans des documents historiques, des récits qu’elle a réussi à mêler avec brio à ses propres souvenirs de little girl. Les secrets, la famille, la nature et l’Histoire d’Angleterre sont autant de motifs qu’elle affectionne et qu’elle déconstruit pour mieux les reconstruire dans tous ses romans. Quand on lui demande « Pourquoi toutes ces femmes ? » elle répond qu’elle a grandi dans un univers très féminin, et qu’elle se sent à l’aise avec les figures de jeunes filles, de femmes Et en effet, la force de son écriture c’est de rendre parfaitement sensibles les liens entre les personnages, c’est d’explorer ces figures à travers les âges et les époques. Dans son dernier roman cependant, La scène des souvenirs, elle fait remarquer l’apparition d’un personnage masculin « qui, pour une fois, n’est pas une personne exécrable ou promis à une fin impitoyable ! »

Pour écrire, elle explique qu’il lui faut trois éléments, trois images qui, réunies, formeraient un mélange fertile. Le roman naît alors de cet accord parfait. Ecrire, pour elle, c’est comme courir un marathon : on sait d’où on part, on sait à quoi ressemble la ligne d’arrivée, mais entre les deux, place à l’imagination.

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Et elle a une confiance infinie dans son imagination. Celle-là même qui a créé dans sa jeunesse une image très précise de l’Angleterre à travers les livres qu’elle lisait, en Australie. Et, elle se surprend encore à constater à quel point l’idée qu’elle s’était faite de cette île à l’autre bout du monde était exacte. « C’est exactement comme je l’avais imaginé » s’exclame-t-elle, mimant le jour où, jeune étudiante, elle a posé son sac à dos sur le sol britannique.

Tout lui plait dans le métier d’écrivain, et notamment le fait de rencontrer partout où elle passe des personnes qui partagent avec elle la passion de la littérature. « Je vais finir par penser que le monde n’est peuplé que de personnes incroyables, poursuit-elle, puisqu’à chaque fois que je fais des rencontres nous parlons de littérature ! »

Son seul regret, en tant qu’écrivain, est d’avoir perdu le privilège du lecteur qui est de pouvoir lire simplement : l’écrivain-lecteur est alourdi du poids de la technique. Il ne peut s’empêcher, dans sa lecture, d’essayer de dévoiler les mécanismes d’écriture. Elle avoue alors avoir considérablement diminué ses lectures d’œuvres de fiction, et se réserver aux documents et récits historiques.

Toujours enthousiaste et souriante, elle a terminé la rencontre avec ses lecteurs en s’appliquant à épeler chaque prénom en français, tout en les écrivant, en tête de ses longues dédicaces, sur les exemplaires de son dernier roman. Avant de s’en retourner en Australie, où son prochain roman, nous a-t-elle confié, est sur le feu.

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Pour découvrir son dernier roman : cliquez ici.

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La scène des souvenirs de Kate Morton, Presses de la cité, 2013

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