Quand les lecteurs de Babelio rencontrent Jean-Claude Mourlevat et Anne-Laure Bondoux…

En partenariat avec Fleuve Editions, une trentaine de lecteurs Babelio a eu la chance de rencontrer Jean-Claude Mourlevat et Anne-Laure Bondoux les deux souriants auteurs de Et je danse aussi, déjà vendu dans six pays avant même sa parution en France. SteveWells ©

Pierre-Marie, auteur à succès en panne d’inspiration reçoit par la poste une mystérieuse enveloppe de l’une de ses lectrices, mais refuse catégoriquement de l’ouvrir. En réalité, Adeline Parmelan, l’expéditrice, n’est pas n’importe laquelle de ses admiratrices… Chagrins d’amour et trahisons, Et je danse aussi nous invite à valser au travers de la correspondance que ces deux personnages attendrissant s’échangeront alors pendant six mois.

Drôle sans être léger, ce roman tout juste paru est un véritable concentré de vie qui a été dévoré en un rien de temps par la plupart des lecteurs présents à cette rencontre organisée dans les locaux de la célèbre maison d’édition. La soirée s’est déroulée tout comme la lecture du roman, ponctuée d’éclats de rire.

Un vingt doigts à la lanterne

SteveWells ©Tous deux physiquement à l’opposé de leur double littéraire, les  auteurs ont dans un premier temps été interrogés sur les difficultés induites par leur collaboration. En effet, ce projet un peu fou a commencé par faire peur à tout le monde. « Ça sentait le casse gueule » glissera même leur éditeur à propos du livre avant la séance de dédicaces. Ce roman épistolaire à quatre mains a été écrit à la lanterne, « au fur et à mesure sur le chemin de la narration ». Sans prévenir, Jean-Claude Mourlevat envoie un premier mail à Anne-Laure Bondoux qui  accepte sans trop y croire. Et pourtant, la correspondance s’enchaîne, pendant six mois. Selon Anne-Laure Bondoux, c’est le flegme optimiste de Jean-Claude qui a su apaiser ses hésitations : « il a gardé espoir et il a eu raison ». Très vite, les lecteurs trouvent leur aise face à ces deux auteurs dont la complicité est communicative.

« Un quatre mains c’est une vraie leçon de modestie »

SteveWells ©Intrigués, les lecteurs s’interrogent sur le travail effectué sur les mails d’origine. Jean-Claude Mourlevat précise : « On a ordonné, mis de la cohérence mais on les a très peu retouchés ». La boîte mail de Pierre-Marie, personnage principal du roman, est à quelques détails près celle de Jean-Claude Mourlevat et les dates indiquées dans l’ouvrage sont les vraies, mis à part l’ellipse de cinq mois qui clôture le récit. Tout comme leur double, Jean-Claude Mourlevat et Anne-Laure Bondoux attendaient avec impatience « comme des lettre d’amoureux » les mails de l’autre, piquant ainsi la curiosité de leurs familles respectives. Mais Jean-Claude Mourlevat confie aussi que faire cohabiter deux imaginaires n’est pas chose facile. Bien qu’aucune dispute ne soit venue entacher leur travail, nombreuses ont été les pistes proposées par l’un et délaissées par l’autre. « Quand Anne-Laure a apporté le personnage de Lisbeth, je me suis demandé si c’était nécessaire. Mais nous l’avons finalement gardée et sa présence s’est avérée fondamentale. Un quatre mains, c’est une vraie leçon de modestie ».

Des personnages plus vrais que nature

SteveWells ©A plusieurs reprises, la salle questionne le duo sur la frontière entre le réel et le roman. Ils soulignent chacun à leur tour que la frontière est toujours ténue et qu’un lien inextricable existe entre un personnage et son auteur. Ainsi, Jean-Claude Mourlevat explique qu’il avait peur de blesser Anne-Laure Bondoux  lorsque Pierre-Marie moquait Adeline. Et tandis que Jean-Claude Mourlevat reconnaît en Pierre-Marie sa fièvre pendant l’écriture, Anne-Laure Bondoux avoue quant à elle avoir eu du mal à lâcher son personnage qu’elle considère comme son véritable double fantasmatique. Plus encore, elle affirme que Pierre-Marie continue d’exister dans son quotidien et que la confusion entre réel et roman n’a pas été si simple à gérer.

Une réflexion sur l’écriture

La question de l’écriture est au cœur du roman et plusieurs questions amènent Jean-Luc à réitérer son argumentaire sur les points de suspension et la fuite symbolique qu’ils incarnent. Enfin, la question du fantasme de la relation épistolaire est posée au duo d’écrivain, chacun répondant avoir toujours refusé de donner suite à des courriers entreprenants, de peur de perdre pieds sur une pente glissante. D’ailleurs, Jean-Claude Mourlevat avoue que la mystérieuse enveloppe, objet de l’intrigue, contient finalement le contenu d’un roman, le roman d’un amour brûlant, qu’il aurait eu peur d’écrire et c’est pourquoi ils ont tous deux choisi de laisser le doute planer sur la fin de l’ouvrage. La rencontre s’est ensuite clôturée par une séance de dédicaces, moment privilégié des retrouvailles entre lecteurs et auteurs  où chacun allait de son expérience de lecture et de son avis sur la couverture et le titre du roman.
SteveWells ©

Découvrez Et je danse aussi d’Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat chez Fleuve Editions

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