Où Babelio vous donne rendez-vous à Saint-Malo pour le festival Quai des Bulles

Une fois n’est pas coutume, l’équipe de Babelio se rend à Saint-Malo à l’occasion du festival Quai des Bulles, l’un des plus importants festivals de Bd – et peut-être aussi l’un des plus chouettes.

quai des bulles

Le festival Quai des Bulles en quelques mots 

La route des lecteurs
Par deux fois dans l’année, Saint-Malo devient le port d’attache des lecteurs les plus curieux, le point de rendez-vous obligatoire de tous ceux qui rêvent de terra incognita littéraires et de mers indomptées. On pense d’abord au festival Étonnants voyageurs, dédié à la littérature et aux films d’aventure, qui déploie ses voiles de papier au printemps.

On pense ensuite au festival Quai des Bulles, dédié pour sa part à “la bande dessinée et à l’image projetée” et dont la 35 ème édition se déroulera du 23 au 25 octobre 2015.

A l’origine, ces deux festivals n’en faisaient qu’un (le Festival de la Bande dessinée et du Livre d’aventure) avant qu’il ne soit décidé, en 1992, de scinder le festival en deux. C’est ainsi que naquit Quai des bulles, devenu, depuis, un rendez-vous incontournable pour tous les amoureux de la BD ainsi que pour les auteurs et dessinateurs, qu’ils soient confirmés ou non.

Au delà des rencontres et des expositions, de nombreux prix consacrent les auteurs les plus talentueux ainsi que les jeunes talents.

Parmi les prestigieux lauréats, on peut citer Coyote, tragiquement décédé cette année, Régis Loisel, Cosey, Bastien Vivès, Cyril Pedrosa, Emmanuel Lepage et, plus récemment, Frederik Peeters ou encore Guillaume Bouzard, récompensé l’année dernière du Grand prix de l’affiche pour l’ensemble de son oeuvre. Comme le veut la tradition, c’est lui, en tant que lauréat 2014, qui a été chargé de créer l’affiche de 2015 (ci-dessus), un superbe hommage à Franquin et à sa mouette “rieuse”.

L’édition 2015

Cette année, l’équipe de Babelio sera présente à Saint-Malo et vous propose, pour l’occasion, de découvrir toutes les richesses de ce festival devenu quasiment aussi important que le festival d’Angoulême. Comme nous l’avions fait pour le festival d’Angoulême en 2013 et 2014 ou encore pour Quais du Polar, nous vous proposons de suivre, sur cette même page qui sera actualisée tout au long de la durée du festival, l’ensemble de notre activité à Saint-Malo.

20151023_141559

Pour cette 35 ème édition, près de 550 auteurs seront présents pour des séances de dédicaces et des rencontres avec leurs lecteurs. Dans la ville de Saint-Malo, plusieurs expositions se tiendront le temps du festival. Une expo est ainsi consacrée aux 40 ans de Fluide Glacial une autre, aux adaptation des romans de Manchette par Tardi.

Vous pouvez voir le programme complet sur le site officiel et retrouver ci-dessous, notre couverture du festival. Au programme : des entretiens et des reportages quasi live sur les expositions présentées.

Expositions

Neuf expositions sont prévues dans le cadre du festival. Si nous ne pourrons nous rendre à toutes celles proposées par les organisateurs, elles semblent toutes passionnantes. Des planches de Tardi, qui est passé maître dans l’art d’adapter les romans de Manchette, à celles du voyageur Nicoby, de la rétrospective Fluide Glacial, qui fête ses 40 ans, à l’exposition consacrée à la trop méconnue bande dessinée chinoise, elles devraient intéresser quiconque apprécie le 9ème art.

Manchette / Tardi
tardiLe Petit bleu de la côte Ouest était un des grands chefs-d’oeuvre du roman noir signé Manchette. En 2005, c’est également devenu un chef d’oeuvre de la bande dessinée grâce à Tardi qui l’a adapté chez Les Humanoïdes Associés. En 2011 c’est à Ô dingos, ô châteaux ! toujours de Manchette, qu’il adapte avec le même brio chez Futuropolis. En passant au format BD, ces romans n’ont rien perdu de leur noirceur. Pour Gérard Cousseau qui a co-réalisé avec la Galerie Oblique l’exposition consacrée à l’adaptation de l’oeuvre de Manchette par Tardi, “les deux auteurs ont bâti leur collaboration et leur passion sur les mêmes bases, avec une obsession chronique partagée et un seul objectif commun : Aller à l’essentiel !”.

Pour cette exposition nous retrouverons, dans le Palais du Grand Large, salle Bouvet, un dispositif inédit : “les 74 planches originales en noir et blanc de l’une des œuvres majeures de Manchette, Le petit bleu de la côte ouest.”


Vous pourrez retrouver ici-même nos impressions de l’exposition ainsi que nos photos.

Chine, une Bd singulière

chineSi tous les amateurs de BD européens sont a priori grandement familiers avec les genres du comics et du manga, la bande dessinée chinoise ne peut jouir d’une même reconnaissance. Largement méconnue dans nos contrées,  ce que l’on appelle le manhua méritait un coup de projecteur. C’est à cela que se sont employés les Editions Mosquito et l’éditeur de Beijing Total Vision avec une exposition entièrement consacré à cette bande dessinée chinoise : “A travers une sélection de quinze manhuajiha (nom donné aux dessinateurs de manhua), cette exposition se propose de vous initier à une bande dessinée diverse, surprenante, généreuse et loin des idées reçues” déclare ainsi Laurent Lefeuvre qui a conçu cet événement.

L’expo est composée de panneaux-portraits de ces quinze manhuajiha, ainsi que des reproductions de quelque unes de leurs planches. “Elle est complétée, précise Laurent Lefeuvre,  d’une sélection d’originaux de Lu-Ming, prodige flamboyant et figure de proue de cette bande dessinée chinoise décidément inattendue.”

Pour découvrir la bande dessinée chinoise, rendez-vous au Palais du Grand Large, salle Vauban I et II.

Nos impressions

20151023_170007
On ne sait trop à quoi s’attendre en entrant dans la Salle Vauban du Palais du Grand Large de Saint-Malo. S’il on est habitué à lire et regarder tous types de mangas depuis notre plus tendre enfance, les auteurs et dessinateurs chinois n’ont jamais été très accessibles en France.

Des « lianhuanhua », ces « images enchaînées » que l’on retrouve dans de petits fascicules, existent pourtant en Chine depuis les premières années du XXème siècle.  A cette époque, les fascicules proposaient un seul dessin par page et représentaient, pour les artistes, un « support idéal de propagande et d’éducation » d’après Laurent Lefeuvre.  Rapidement se crée la « Shanghai Cartoon Association » qui a pour but de connecter les auteurs et d’améliorer la qualité de la production, notamment face aux bandes dessinées de l’ennemi japonais : les mangas.

Au début des années 1980, une nouvelle génération d’auteurs permet à cet art de renaître. Tout en conservant les acquis des maîtres, ces dernier s’ouvrent à la bande dessinée européenne. Ils s’émerveillent pour des dessinateurs comme Sergio Toppi, pourtant méconnu dans ses propres frontières italiennes.
C’est ce chapitre de la bade dessinée chinoise qui est présenté au festivaliers de Quai des Bulles.

20151023_171516

A travers une sélection de 15 manhuajiha, on découvre les acteurs de ce renouveau tels Pang Bangben, ancien dessinateur de lianhuanhua et rédacteur en chef de plusieurs revues ou encore Wang Kewei, l’un des premiers dessinateurs à traiter du thème de la seconde guerre mondiale.

1
D’autres comme Yang Weilin ont su profiter de cette ouverture . Ce dernier propose aussi bien des bandes dessinées en Chine qu’aux Etats-Unis avec par exemple la série Wayward Sons qui lorgne clairement du côté des comics.

zaoZao Dao, présente lors du festival, est l’une des dessinatrices les plus emblématiques de cette « nouvelle vague ». Cette artiste qui publie ses dessins sur internet et jouit d’une très grande popularité sur les réseaux sociaux cite aussi bien des dessinateurs chinois que Moebius parmi ses influences.  Dans ses dessins et ses BD, on retrouve souvent des adolescents qui doivent affronter leurs démons pour grandir, des récits inspirés par d’anciens contes chinois. Selon son éditeur français Mosquito, « Elle possède un style très original mêlant les éléments traditionnels de la peinture chinoise à une grande modernité graphique, avec des effets de textures dans le choix de ses papiers. »

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur cette exposition et surtout sur cette « école » de la bande dessinée made in China. Il faudra, pour continuer, s’intéresser de plus près aux œuvres desdits artistes. Si vous n’avez pas pu vous le procurer à Saint-Malo lors de sa présentation en avant-première, Le vent errant dans les pins de Zao Dao sortira aux Editions Mosquito en janvier !

40 ans de Fluide Glacial

fluideJoyeuse rétrospective, l’exposition Fluide Glacial propose un véritable voyage dans le temps à ses visiteurs qui pourront entre autres choses découvrir les planches originales des auteurs mythiques de la revue, ainsi que visiter l’authentique salle de rédaction du journal, animée d’interview , de dessins et de bien d’autres surprises !

Depuis cette fameuse années 1975 où Marcel Gotlib et Alexis et Jacques Diament se sont lancés dans l’aventure Fluide, rares sont les titres de presse de bande dessinée ayant survécu. Mais ils ont su trouver la recette de la longévité en rendant la rigolade indémodable. Car chez eux, l’humour n’est pas réservé aux planches dessinées, mais s’invite absolument partout, du roman photo à l’article culturel, en passant par les marges du magazine.

Superdupont, Les Bidochons, Carmen Cru ou encore Titine, les personnages de Fluide Glacial font aujourd’hui partie intégrante de notre patrimoine et ont fait de ce gai journal, l’institution officielle de la rigolade.

Nos impressions:

2015-10-23 15.42.59

Impossible de manquer l’exposition Fluide Glacial pour quiconque se rend à Quai des Bulles !

Si un curieux innocent s’aventure à l’exposition sans en connaître les penchants humoristiques, ces derniers n’ont pas pu rester mystérieux bien longtemps. Alors que le visiteur parcoure le long couloir présentant un panel de couvertures des 40 années de vie du magasine, mentionnant anecdotes et explications toujours bienvenues, résonnent déjà des bruits étranges…

L’innocent, décide alors de suivre les cris qu’il semble percevoir et se retrouve alors parmi un dédale de couloirs au

2015-10-23 15.45.32sein desquels il découvre albums à feuilleter, numéros spéciaux du magasine et perles rares sorties du placard pour l’occasion. Il y a un peu de tout et c’est tant mieux, cela permet à chacun de découvrir à son niveau ce magasine devenu aujourd’hui emblématique. Selon la volonté des organisateurs, le but est de rassembler sur cette exposition un maximum d’auteurs afin de pouvoir faire découvrir au public de quel bois Fluide se chauffe.

Coyote, le célèbre papa de Litteul Kevin, décédé cette année, est évidemment mis à l’honneur et bénéficie d’un espace dédié à son petit motard. Le visiteur évolue, découvre, sourit… Puis soudain, au détour d’un couloir il découvre…

2015-10-23 15.52.55

Il découvre des auteurs en plein combat dessiné ! L’homme en rouge, c’est le MC, celui qui rameute les passants dans les différents couloirs de l’exposition en leur ordonnant de venir soutenir les concurrents grâce à son mégaphone.  Quelques minutes, c’est ce dont disposent les intervenant pour improviser une illustration, sur des thèmes variés comme « sérénade intergalactique » ou encore « l’imposture ». Compétitions et bonne humeur sont au rendez-vous pour cette fin de journée. Merci Fluide.

Moby Dick

chaboutéNombreux sont ceux d’entre vous qui connaissent les aventures du célèbre Moby Dick, maintes fois adaptées au cinéma ou en albums. Christophe Chabouté, maître absolu du noir et blanc ayant déjà exploré de nombreux univers dans ses albums comme Sorcières ou Henri Désiré Landru, propose cette année aux visiteurs du festival de découvrir son diptyque consacré à l’éminent cachalot. Fidèle au texte originel d’Herman Melville, il met en perspective la folie du capitaine Hachab, omnubilé par la bête marine qui lui a volé sa jambe des années auparavant. Dans une version intimiste plutôt qu’aventureuse, le dessinateur propose sa vision personnelle du récit, privilégiant silences et ellipses, afin de rendre le malaise de l’équipage encore plus palpable.

L’exposition propose également plusieurs illustrations inédites en couleurs, qui, mêlées aux planches de l’album de Chabouté, offrent aux visiteurs une balade illustrée en grand format et surtout en plein air ! Quoi de mieux que de découvrir les contours du navire du capitaine Achab, embrassé par les cris des mouettes ?

Libre à chaque visiteur de s’attarder ou non sur chaque planche, qui méritent à notre avis plusieurs minutes d’attention afin d’en saisir la qualité. Le but de cette promenade n’est pas de faire lire l’album en entier, mais bien de donner une idée du traitement du roman par Chabouté.

Cette exposition est présentée à l’Esplanade Quai St-Malo.

Nicoby
nicobyC’est en pleine jungle que nous avions laissé Nicoby qui publiait cet été son Manuel de la jungle en compagnie de Joub et Olivier Copin. Il est de retour à Saint Malo cet automne pour une exposition consacrée à la partie autobiographique de son oeuvre. En effet, comme le rappelle Joub et Régis Thomas, qui ont tous les deux réalisé cette exposition, au delà de son travail avec différents scénaristes, “Nicoby dessine aussi Nicoby ! Son avatar d’encre et de papier, sorte d’aventurier des temps modernes, nous fait découvrir sa vie quotidienne, ses moments intimes, ses doutes et ses peurs qui lui donnent ce petit quelque chose de si attachant, et de tellement vrai.”

C’est cet aspect de son oeuvre que le festival vous invite à (re)découvrir dans la Salle du Grand Large du Palais éponyme.



Nos impressions20151023_142507

C’est l’une des expositions les plus réussies de l’édition 2015 du festival Quai des Bulles. Très complète, joliment mise en scène, l’exposition Nicoby devrait plaire aux fans de l’auteur aussi bien qu’à ceux et celles qui ne connaîtraient pas encore cet auteur prolifique.

20151023_142801

Nicoby est un auteur à l’oeuvre déjà imposante. Né en 1976 à Rennes, il a commencé par dessiner dans divers fanzines tout en poursuivant des études qui le mèneront aux Beaux-arts à Orléans.

On retrouve, au festival Quai des Bulles, un bel aperçu d’une oeuvre en partie  portée sur le voyage. Si l’exposition propose d’accueillir le visiteur dans une cuisine joliment décorée, il l’emmène rapidement en Corée à travers quelques planches de son album Excursion coréenne puis à Djibouti (il est l’auteur d’Un Poète à Djibouti) ou encore en Guyane avec la présentation de superbes croquis et dessins préparatoires à son Manuel de la jungle dont l’auteur nous parlait récemment.

Une véritable invitation au voyage que l’on vous recommande. Grâce à sa belle mise en scène, elle plaira immanquablement aux enfants et à tous les « voyageurs immobiles ».

20151023_142853

Nos entretiens avec les grandes figures de la bande dessinée

Dès aujourd’hui et pendant toute la durée du festival, nous allons publier ici-même de nombreux entretiens avec des auteurs de la bande dessinée. On commence dès maintenant avec un entretien de l’un des auteurs phares de cet automne, Cyril Pedrosa qui a publié un ambitieux roman graphique chez Dupuis : Les Equinoxes.

Cyril Pedrosa: Les Equinoxes

pedrosaEn 2011, Cyril Pedrosa avait marqué les esprits avec son formidable album Portugal, dans lequel le dessinateur tentait de retrouver ses racines portugaises. Il revient en ce moment avec un album ambitieux intitulé Equinoxes, un roman graphique choral divisé en quatre tableaux. Un nouveau chef d’oeuvre qui devrait faire date. A l’occasion de la sortie de la BD, nous avons pu poser quelques questions à son auteur.


Babelio
: Les Equinoxes est une bande dessinée qui parle notamment de la solitude, un thème que vous évoquiez déjà dans la bande dessinée Les cœurs solitaires. Est-ce un sujet qui vous est cher ?
Cyril Pedrosa : C`est sans doute un sujet qui me préoccupe… Disons que je suis souvent troublé par cette barrière qui semble parfois infranchissable entre soi et les autres. C`est dans l`essence de l`existence humaine, être en relation avec les autres, en avoir besoin, et en même temps une part importante de nous même et des autres demeure inaccessible, impartageable.

L’entretien est à découvrir en intégralité ici.

Brüno : Tyler Cross, tome 2 : Angola

brunoEn 2013, les lecteurs de polars faisaient la connaissance d’un nouvel anti-héro, Tyler Cross. « Ce qu`il fait n »est pas bien, mais il le fait bien » nous précise Brüno, dessinateur de ses aventures aux côtés du scénariste Fabien Nury. Tyler Cross reprend du service cette année avec un deuxième tome aussi noir que le précédent. Alors que le premier tome était aussi sec que le désert texan, on sent dans ce deuxième tome tout aussi réussi, toute la moiteur de la Louisiane.

Babelio : Comment est née l’idée du cadre pénitentiaire de cet album ? Aviez-vous déjà quelques idées de ses prochaines aventures lors de l’élaboration du premier tome ?

Brüno : Avec Fabien, nous savions que nous Tyler Cross ne serait pas un one shot. L’envie du récit de bagne, est venue assez tôt (le titre était déjà trouvé au moment de la sortie du tome 1), en revanche l’élaboration du scénario a nécessité plus de temps.

Découvrez l’intégralité de notre entretien avec Brüno. 

Marion Duclos : Victor et Clint
duclosDans Victor et Clint, Marion Duclos met en scène un jeune garçon qui se prend pour un cow-boy et qui vit de belles aventures dans un Far west imaginaire en compagnie de son chien. Evidemment, sous ses rêves, se chache une peur. Celle de grandir ? D’affronter la vie ? POur répondre à ces questions nous avons posé quelques questions à son auteur :

Babelio  : 
Victor est fasciné par les westerns. Pourquoi avoir choisi cet univers très cinématographique et très codifié pour représenter son monde imaginaire ?
Marion Duclos : 
Les films de Sergio Léone ont bercé mon enfance. Ces personnages crasseux, ambigus et caricaturaux me fascinaient. de plus, on trouvait au Far West beaucoup de zones de non-droit, environnement rêvé pour un enfant qui supporte mal l’autorité et qui est confronté à la loi du plus fort.

Retrouvez l’intégralité de notre entretien avec Marion Duclos

Frédéric Maupomé : SuperS, tome 1

Photo_26967Fraîchement débarqués dans une nouvelle ville, trois frères et sœurs découvrent leur école. Jusqu’ici, rien de bien révolutionnaire. Mais la donne change lorsque ces petits bambins dociles nous dévoilent leurs pouvoirs magiques, ainsi qu’un robot domestique surnommé AL, chargé de subvenir à leurs besoins…

Babelio : Supers est l’histoire d’une jeune fratrie extraterrestre qui tente de vivre une existence normale parmi les humains. Qu’est-ce qui a motivé la rédaction de ce scénario ? Un état d’âme personnel ou une envie littéraire particulière ?

F. Maupomé : C’est difficile de répondre à cette question. Je porte mes scénarios très longtemps avant de commencer à les écrire, souvent plusieurs années ! Donc il n’y a pas vraiment de moment déclencheur, mais plutôt une accumulation de moments et d’envies dont je n’ai pas toujours conscience. Une scène vue dans la rue, un bout de film, l’émotion suscitée par une chanson, tout cela s’entasse, se mêle, infuse et finit par donner un assemblage intéressant… Ou pas ! Mais il y a quand même deux choses :
J’avais envie de dialogues, déjà. Ça ne se voit pas trop parce que j’ai commencé la BD par Anuki : La Guerre des poules, qui est une série muette, mais j’adore les dialogues et j’avais envie de me faire plaisir

Découvrez l’intégralité de l’interview de Frédéric Maupomé

Mayalen Goust : Kamarades, tome 1

goustFaire voir la romance d’un épisode historique dramatique, voilà le pari qu’a relevé Mayalen Goust, l’illustratrice de l’album Kamarades, tome 1, paru chez Rue de Sèvres en cette rentrée littéraire.

Babelio : Le premier tome de Kamarades traite de la chute des Romanov, la dernière dynastie régnante en Russie avant la Première Guerre Mondiale et la Révolution Russe. En tant que dessinateur, comment accepte-t-on de se lancer sur un thème déjà autant traité ?

M. Goust : C’est une période de l’histoire très mouvementée et réellement passionnante. Même si le sujet a déjà été traité il existe plein de manières de l’aborder, de revisiter l’histoire à travers différents thème. c’est ce qui m’a plu à la lecture de ce scénario. une romance sur un fond historique.

Retrouvez l’intégralité de notre entretien avec Mayalen Goust sur Babelio

Retrouvez vos critiques à Saint-Malo

Comme nous le faisons dorénavant pour de nombreux salons tels que le festival d’Angoulême, le Salon du livre de Paris ou encore le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, nous proposons, pour cette édition 2015 du festival Quai des Bulles, de nombreux avis de lecteurs sur les stands des éditeurs.

carton BD Angoulême

Si vous apercevez votre critique ou celle d’un membre, prenez-la en photo et venez la partager en commentaire de ce post, sur la page Facebook de Babelio ou notre page Twitter ! Cela fera plaisir aux membres de voir leurs critiques.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s