La Foire du livre de Brive comme si vous y étiez

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Pour sa 35ème édition, La Foire du livre de Brive se tiendra les 4, 5 et 6 novembre 2016.

Amis des livres, plus de 300 auteurs vous attendent pour des dédicaces, lectures, conférences et remises de prix en tous genres, sous l’égide de son nouveau président, Daniel Pennac. Babelio sera une nouvelle fois sur place et jouera le rôle de vos yeux et oreilles pendant toute la durée du festival. Avec l’arrivée des grands prix d’automne et la présence de la plupart des auteurs finalistes sur place, nous devrions avoir beaucoup de choses à vous raconter…

Cette année, Michel Bussi, Regis Jauffret, Simon Liberati, Harold Caubert, Alexandre Postel, Nina Bouraoui, Serge Joncour, Romain Slocombe, DOA,  Sandrine Collette, Daniel Pennac,  Philippe Forest, Jean-Louis Etienne, Gilles Legardinier, Jonathan Coe, Ariane Chemin, Jean-Baptiste Del Amo, Leïla Slimani, Baptiste Beaulieu, Alain Mabanckou, Velibor Colic, Luc Lang, Gaël Faye, Valentine Goby,  Ivan Jablonka, Abd Al Malik, Denis Michelis, Lionel Duroy, Jeau Teulé, Catherine Cusset, Jim Fergus, Yasmina Khadra et plus de  200 autres auteurs seront en effet présents sur la foire.

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SOMMAIRE :
RENCONTRE AVEC MICHEL BUSSI

GRANDE LECON AVEC ALAIN MABANCKOU

Le programme de Babelio

Pour la toute première fois cette année, Babelio organise ses propres rencontres sur le festival et nous serions enchantés de vous y retrouver ! N’hésitez pas à venir nous voir après les rencontres.

Rencontre avec Michel Bussi autour du livre Le temps est assassin

Vendredi 4 novembre, 17h30 à Claude Duneton

bussi« Eté 1989

La Corse, presqu’île de la Revellata, entre mer et montagne.
Une route en corniche, un ravin de vingt mètres, une voiture qui roule trop vite… et bascule dans le vide. Une seule survivante : Clotilde, quinze ans. Ses parents et son frère sont morts sous ses yeux.

Eté 2016
Clotilde revient pour la première fois sur les lieux de l’accident, avec son mari et sa fille ado, en vacances, pour exorciser le passé.
A l’endroit même où elle a passé son dernier été avec ses parents, elle reçoit une lettre.
Une lettre signée de sa mère.
Vivante ? »

1507-1Avec Le temps est assassin, Michel Bussi commet une infidélité à sa Normandie natale puisqu’il a choisi la Corse.

« Je suis attaché à la Normandie mais il n’est pas dit que tous mes romans s’y dérouleront. Je commence à inventer une histoire d’abord et je réfléchis ensuite à où elle peut se passer. Le temps est assassin, j’avais besoin d’une destination de vacances avec de l’eau turquoise et j’ai choisi la Corse, de façon logique. »

« Dans mes romans une fois l’histoire inventée, peut-être parce que je suis géographe de métier, le lieu devient très important. Et il doit être un des personnages de mon roman et j’aime ben les lieux qui ont des valeurs symboliques et métaphoriques. Beaucoup de fantasmes autour de la Corse. »

« J’ai pris une carte de la corse, tout est beau donc j’avais le choix, une presqu’ile, une plage, la montagne, donc on al e choix en corse. Cette presqu’ils, la Revelata, le nom m’a attiré, ça ressemble à révélation, ça m’a attiré. Tout près de Calvi que je connais très bien. C’est parti comme ça, avec une carte. »

« On est forcément fidèle aux lieux, surtout maintenant qu’il y a internet et les réseaux sociaux car tout le monde peut tout vérifier. Il y a toujours des gens qui vont trouver la faille et on est donc forcé, plus on vend, d’être fidèle. Ce qui est un peu embêtant car pour mon premier roman, j’ai pu tout inventer car j’en ai vendu 3 ! »

Les lecteurs de Michel Bussi remarqueront également que la plupart de ses romans évoquent le sujet de l’enfance. Ce thème est effectivement l’un des dadas de l’écrivain :

« Il a toujours un rapport à l’enfance dans mes romans, j’ai toujours écrit dessus finalement, mes intrigues se nourrissent toutes de secrets familiaux. Je voulais à la fois qu’il y ait une intrigue très forte et en plus une dimension du rapport mère fille, de l’adolescence, de comment on se construit après les illusions perdues de l’adolescence »

« Être dans le journal intime d’une adolescente, c’est presque le plus facile à écrire car c’est écrit à la première personne, comme est sensée penser la personne, elles n’ont pas besoin d’être trop littéraires, donc c’est plus facile. Mais il faut y croire donc il faut quand même trouver un compromis, assez agréable puisqu’on doit arriver à se mettre dans la tête des personnages ; Une narration plus neutre est plus difficile à donner une couleur, une pâte. La narration à la première personne me plait plus. »

« Je commence toujours par l’histoire, une étincelle, un pic, un accident de voiture, c’est mon point de départ. Dès l’instant, je connais la fin de mon roman, je sais où je veux aller. Une fois que j’ai traité ce point de départ, des personnages s’imposent d’eux-mêmes et c’est d’eux que naît la chaire du roman, les thèmes de l’histoire. »

A propos de l’attachement aux personnages, Michel Bussi explique préférer largement la place du lecteur :

« Je pense que les lecteurs connaissent beaucoup plus les personnages des romans. Un roman chasse l’autre donc les nouveaux personnages prennent beaucoup de place par rapport aux anciens. Mais surtout, pour moi, les personnages sont des marionnettes, c’est moi qui choisit leur prénom et qui les fais mourir ; je connais l’envers du décor. Alors que les lecteurs prennent les personnages et se les approprient, ils projettent beaucoup dessus. Du coup,  je pense qu’ils s’attachent beaucoup plus aux personnages que l’auteur qui les a fabriqués, l’émotion est différente. Si je tue un personnage, je le sais depuis le début, je ne me mets pas à pleurer en le tuant. »

Polars ? Romans noirs ? Fantastique ? Au fait, de quel genre se revendique Michel Bussi ?

« Je ne pense pas écrire des romans noirs, d’ailleurs il n’y a pas de twist dans les romans noirs ; L’imaginaire y est légèrement limité, avec une dimension sociale très forte. Mais quand on lit un roman noir, on connait le salop et le politique véreux dès le début et ce qui motive, c’est la révolte, la dénonciation. JE peux dénoncer des faits mais ça n’est pas par-là que je l’aborde. Je pourrais écrire des tas d’autres choses, histoire d’amour ou de science-fiction, mais j’aurais toujours cette façon de l’écrire, liée à la science du rebondissement en quelque sorte, une façon de raconter en puzzle, en se demandant toujours où l’auteur veut nous emmener. J’ai me les auteurs qui m’emmènent dans un imaginaire, parce qu’on ne sait pas où on va être et c’est là la différence avec les romans noirs où le plaisir n’est pas dans la surprise mais dans l’émotion ou dans les mots. »

« Aujourd’hui on a tendance à mettre l’accent sur le très réaliste, comme les prix récents, issus de faits divers, sans doutes très noirs et réalistes, et donc pas nature, pas liés à l’imaginaire. On a  de plus en plus d’autobiographies, on dénonce la société et je trouve qu’il faut mettre de l’imaginaire dans les romans, qui se passent sur la planète mars, qui parlent de sorcière, qui sortent de nos têtes et qui ne pourraient pas se passer. C’est un moteur fondamental de l’évasion par la lecture. ON perd un peu cet imaginaire. »

Rencontre avec Jean Teulé, autour du livre Comme une respiration


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Dimanche 6 novembre, 11h45 au forum des lecteurs

Après avoir signé moult BD et goûté aux plateaux télé, Jean Teulé s’est mis au roman avec une évidente réussite. Il propose aujourd’hui un étrange petit recueil de quarante textes de quelques pages, dont le titre résume le projet:Comme une respiration… Rencontre avec Jean Teulé dans son bureau au fond d’une cour du Marais.

Retrouvez en intégralité et en vidéo notre entretien avec Jean Teulé grâce aux caméras de Corrèze Télévision :

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Rencontre avec Niels Labuzan, Romain Slocombe et  Antoine Rault autour du thème L’histoire en toutes lettres

Dimanche 6 novembre à 15h45, au forum des lecteurs

Retrouvez en intégralité et en vidéo notre table ronde sur le thème L’Histoire en toutes lettres grâce aux caméras de Corrèze Télévision :

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 Extraits de la Grande Leçon d’Alain Mabanckou, samedi 5 novembre à 11H au forum Alain Gazeau.

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Alain Mabanckou se définit comme un écrivain congolo-français, a reçu le prix Renaudot 2006 et est actuellement professeur à UCLA ainsi qu’au collège de France, où il occupe la chaire de création artistique et littéraire. Il évoque aujourd’hui, devant ses lecteurs de Brive, ses origines, qu’il discute notamment dans son dernier roman paru chez Seuil en 2015, Petit piment

« Le destin d’in individu doit être gravé dans son nom. Dans mon pays si on a un nom court, c’est suspect. Mon nom signifie « l’enfant né avec les fièvres. »

mabanckou-petit-piment« C’est mon oncle qui m’a donné mon nom. Il était le seul à avoir une télévision, une voiture, c’était un modèle pour moi. Cet oncle m’appréciait beaucoup peut-être parce que ses enfants, à cause de sa richesse, n’allait pas à l’école, alors que moi je voulais porter sa parole très loin. Il vivait en France et je me faisais passer pour son fils. »

Il évoque Mobutu : « Il a inventé la télévision de propagande, on était communiste, on chantait l’internationale au lycée, on nous disait de travailler, on nous apprenait une philosophie toute particulière. La caractéristique de ces dictatures a été de décapiter les jeunesses africaines. Il ne laissait pas aux enfants la capacité d’émerger. L’insouciance de la jeunesse a permis aux dictatures de s’installer. »

« On a vécu dans le culte de Papa Digol (de gaulle). On a une tribu au Congo, qui pense que de gaulle n’est pas mort et que c’est un complot. Chaque mois, elle va à l’aéroport pour voir si le général ne rentre pas. Quand on a entendu qu’li serait enterré à Colombay les deux églises, ma mère s’est dit qu’il était tellement génial qu’il avait besoin de deux églises pour être enterré.»

9782246802198-001-xIl évoque ensuite Le monde est mon langage, essais romanesque, publié en septembre 2016 chez Grasset, ode aux écrivains de sa vie.

« Je suis toujours fasciné par la capacité française à se croire petite alors que ceux qui l’envient la prennent pour une très grande nation. Les meilleurs pourfendeurs de la France sont les français eux-mêmes. C’est de mon devoir de pouvoir revendre aux français la nécessité de ne pas marcher le menton collé à la poitrine. Comment expliquer que quand je suis en train d’enseigner la littérature, on trouve de la littérature italienne ou germanique ou lusophone, alors que dans les classes de littérature française, il y a énormément de gens. J’ai 70 élèves alors que les autres en ont 10. ON parle toujours de la littérature française, de l’histoire de la France quand on évoque l’art. Tous les grands musiciens comme Jim Harrisson ont été fascinés par la culture française. Pendant la ségrégation, les noirs sont venus se réfugier où ? En France. Ce peuple a toujours donné une respiration aux peuples opprimés. C’est une illusion de dire que l’on ne lit plus ou que l’on écrit plus.»

img_20161105_110745_01_01« J’évoque dans mon livre mon styliste, situé dans le XVIIIe et qui vous cite toujours de la poésie lorsque vous entrez dans sa boutique.  C’est pourtant l’un des quartiers de Paris où se passent le plus d’expulsions, où l’on trouve le plus de pauvres gens, et pourtant c’est là que bouillonne la langue française, tout comme la plante pousse toujours où se trouve le fumier : il ne faut pas se tromper, ce qu’on pense être le fumier est souvent le terreau propice à la culture. »

« Nous sommes à une période où les gens s’émeuvent beaucoup plus de la thématique du roman que de ce que j’appelle sa couture. Alors que la thématique est secondaire, ce qui m’intéresse c’est comment un auteur se bat pour expliquer le monde. On pense aujourd’hui que le catalogue des malheurs du monde, suffit à faire le roman. Non, ce qui compte c’est parler de l’actualité pour en faire mon monde, tailler une sculpture qui sera personnelle. Comme à la guitare, les cordes sont toujours les notes, mais le doigté change. Je suis possédé par les écritures, par celle de Mathias Enard, Jean-Baptiste Del Amo, par la littérature de couture. »

« Si on était dans une maison du collège de France, je dirais que nous sommes aujourd’hui dans le courant du néo réalisme. On a refusé le romantisme pour se rapprocher de la réalité, la traiter comme une photographie figée. C’est là que sont arrivés les naturalistes, qui ajoutent à cette photographie, il fallait y lier les progrès scientifiques. Et puis l’on s’est dit  que cela ne suffisait pas et que sont nés les parnassiens. Ça n’a pas suffi de faire cet art pour l’art, et c’est là que les symbolistes sont arrivés pour expliquer ce qu’il y a derrière. On est ensuite allés vers le surréaliste : qu’a-t-il derrière la vérité ? La littérature française qui s’empare des faits divers, est une volonté de cadrer le récit français depuis que les politiques ont décapité selon moi, le rêve ; mais il ne faut pas oublier que le rêve est important pour espérer un autre monde. Il faut réinventer le rêve pas français mais en français. »

img_20161105_110757Et à propos de la langue française et de la francophonie : « Ce qu’on reproche à la francophonie c’est que c’est une continuation de la politique de la France par un moyen détourné, comme si les pays francophone sont des anciens pays colonisés te que la France ne s’intéresse à la francophonie que dans son aspect politique. Je vis à Los Angeles depuis plus de 20 ans maintenant, et pour chaque réunion au consulat, il doit y avoir un écrivain français ; on m’invite tout le temps. Pour eux, je suis français, alors qu’en France, je suis un écrivain francophone. Là-bas, je suis français car je suis capable de comprendre les subtilités du français, on me demande toujours mon avis sur les problèmes français là-bas. On ne peut pas expliquer la France en restant à l’intérieur, il faut en sortir. » La langue française n’est pas en décadence, il faut le savoir, il suffit de s’éloigner pour le voir. »

« IL n’y a pas de honte que la parole française soit portée par des gens qui n’ont pas la même couleur de peau. »

 Extraits de la table ronde Frères, Soeurs & Fils, samedi 5 novembre à 17H45 au forum Alain Gazeau.

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Trois auteurs étaient réunis dans le grand forum Alain Gazeau pour évoquer les liens familiaux, parfois compliqués : Sophie Avon qui vient de publier l’ouvrage semi-autobiographique Le vent se lève au Mercure de France , Lionel Duroy auteur de L’absente chez Julliard  & Denis Michelis qui signe Le bon fils (dont l’auteur nous parlait récemment dans un récent entretien.)

Les relations familiales sont au coeur de chacun de ces trois ouvrages et de cette table ronde. Voici quelques verbatim de la rencontre :duroy.jpg

Le vent se lève par AvonSophie Avon à propos de son livre Le vent se lève et de sa part autobiographique : « C’est un ouvrage très inspiré de ma vie mais j’avais besoin du masque du roman, de la fiction. Lili est un de mes avatars. Alors qu’elle n’aime pas trop la mer et qu’elle vient de tomber amoureuse d’un homme, elle part en voyage dans les années 1980 à une époque où le GPS n’existe pas, simplement par amour pour son frère, pour qui elle a une confiance aveugle. C’est un épisode très important de ma vie. »

A propos de la difficulté d’écrire si longtemps après les faits : « La difficulté à été de retrouver mes souvenirs, ma vitalité de l’époque. Je voulais redevenir cette jeune fille un peu inconsciente. Heureusement, mon frère a gardé son journal de bord. J’en avais certes écrit un mais le mien était rempli de grandes phrases assez inutiles dont je me suis finalement assez peu servie alors que mon frère tenait un journal beaucoup plus intéressant. »

Lionel Duroy à propos du livre de Sophie : « Au même age que Sophie, j’ai entrepris un voyage similaire, sans penser revenir. Ce départ était une question existentielle.Le vent se lève est le livre que j’aurais voulu écrire à cette époque. Elle a réussi à écrire le livre qu’on n’arrive pas à écrire à 20 ans parce qu’à 20 ans ce n’est pas possible de trouver les mots pour comprendre ce qui se passe. »

Lionel Duroy à propos du retour à la vie normale après le voyage : « J’ai très mal vécu le retour, qui correspond à une vraie phase de dépression. Ces voyages là ne sont pas la vie, c’est quelque chose qui est de l’ordre du rêve. Quand on revient, on ne sait plus où est sa place. Sophie a écrit ce livre trente ans après son voyage et le lire m’a donné envie d’écrire le mien. Bon, maintenant, il existe déjà ! »

L'absente par DuroyLionel Duroy à propos de son roman L’absente et de sa mère dont il est question dans le roman : « J’ai été surpris de voir que dans L’absente se dessinait un autre livre que celui prévu au départ. Je n’ai jamais pensé écrire ce livre sur cette mère qui m’effrayait, qui était un objet d’effroi et dont j’avais déjà parlé dans Le Chagrin. Au départ ce livre était une errance qui est devenue un livre lumineux sur ma mère, sur ce qu’elle aurait pu être, sur ce qu’elle aurait pu devenir. C’est un voyage sur les traces d’une femme et d’un amour entre mon père et ma mère qui a été destructeur. Alors qu’elle était issue d’une famille très riche, nous vivions dans la misère. Elle a été abandonnée par les siens quand elle a épousé mon père une sorte d’escroc fantasque et charismatique. Peut-être a-t-elle épousé l’homme qu’il ne fallait pas. Elle est rapidement devenue folle, pensant tous les jours se suicider. Quand vous voyez, enfant, un de vos parents devenir fou, c’est tout un monde qui s’effondre. Les parents qui sont censés vous protéger deviennent fou. Peut-être suis-je devenu écrivain à cet instant, pour comprendre ce qui s’est passé. « 

Lionel Duroy à propos de la mort de sa mère : « Ma mère est morte en ayant raté sa vie.Elle ne pensait plus qu’à mourir. Mais elle a eu 10 ans comme tout le monde. C’est ce que je voulais raconter, même en ayant si peu de pistes. »

Lionel Duroy à propos de l’écriture : « Nous avons été expulsé plusieurs fois quand nous étions enfants. Dès lors je n’ai cessé de me demandé qu’elle était ma place dans ce monde : où ai-je le droit d’exister ? Peut-être dans la chambre de bonne dans laquelle j’écris. Si on a une place dans la vie, on a pas besoin de l’écrire. Vous ne pouvez pas savoir l’émotion qui est de voir son livre en librairie. On m’a expulsé plusieurs fois en tant qu’homme mais en tant qu’écrivain je suis inexpulsable. L’écriture c’est l’arme du pauvre. »

Le bon fils par Michelis

Denis Michelis à propos à propos du genre de son roman Le bon fils: « Ce roman est un conte mais aussi un drame familial. J’ai grandi en Allemagne, j’ai lu beaucoup de contes allemands, de contes de la vieille Europe.
Ma culture est d’ailleurs plus européenne qu’américaine. »

Denis Michelis à propos des thèmes de son roman :  » J’ai pensé à des films comme Harry, un ami qui vous veut du bien, ces films où l’étranger dérange. Dans ce roman, on retrouve un fils, un père et un étranger qui cherche à prendre la place du père, qui veut changer le mauvais fils en bon fils. C’est une sorte de père idéalisé qui brise l’équilibre entre le fils et son père.  »

Denis Michelis à propos de ce « bon fils » : « C’est un ado qui tente d’échapper à la violence de son père qui est une violence domestique mais aussi sociale. Il va être rattrapé par son père mais aussi par un deuxième père. Au contraire des romans de Lionel Duroy et Sophie Avon, mon livre n’est pas une traversée vers le père ou la mère mais une fuite.  »

Denis Michelis à propos de l’aspect autobiographique du roman  : « C’est une pure fiction mais j’avoue que les cours qui sont dans le roman sont les miens. C’est le seul élément biographique de mon roman. J’ai toujours été, pour ma part, un « bon fils », je ramenais des bonnes notes mais je trouve assez pénibles ces injonctions sociales de réussite dès l’enfance. Je ne pense pas que les enfants qui ont des mauvaises notes ratent leur vie.  »

Lionel Duroy a le dernier mot :  » Moi je me fichais des notes ».

Retrouvez vos critiques sur le salon

Pour cette nouvelle édition du festival, nous renouvelons notre opération de cartons de critiques de lecteurs à afficher sur les stands des auteurs. Comme pour les manifestations précédentes, nous avons sélectionné des extraits de critiques de nos membres pour inciter les visiteurs à découvrir leur prochaine lecture !

Si vous tombez sur une de vos critiques ou celle d’un membre que vous connaissez, prenez là en photo et partagez là avec nous sur Twitter !

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Les éditeurs partenaires  : 

AllaryBayard / MilanCherche midiCourtes et longues, La Martinière jeunesse / Seuil jeunesseDecrescenzo, DelcourtDidier jeunesseEcole des loisirsEditions des EquateursEditions du jasmin, Editions du mercrediFayardFeiGeste / Marmaille, GulfstreamHachette jeunesseHarlequinHC Editions, Héloïse d’Ormesson, L’aubeLes ardentsLibellaL’iconoclasteLivre de pocheMagnardMercure de FranceMichel LafonNathan, PaulsenPlace des éditeursPrismaRobert LaffontRocherSyrosTallandier.

Revue de presse du festival : 

Coup d’envoi vendredi de la 35e Foire du livre de Brive, présidée par Daniel Pennac 

Ivan Jablonka, prix Médicis, présent à la Foire du livre de Brive 

Foire du livre de Brive : les nouveautés 2016 

Foire du livre de Brive : le prix de la langue française attribué à Philippe Forest

Ces écrivains préférés des français qui seront à la foire du livre de Brive

2 réflexions sur “La Foire du livre de Brive comme si vous y étiez

  1. Pingback: Où l’on vous présente les 16 livres les plus populaires de l’année 2016 | Le blog de Babelio

  2. Pingback: Où Babelio vous donne rendez-vous à la Foire du Livre de Bruxelles | Le blog de Babelio

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