Un roman pétri de douceur avec Jenny Colgan

Après le succès du livre La Petite Boulangerie du bout du monde, Jenny Colgan est de retour dans les librairies pour Noël à la petite boulangerie, troisième et dernier tome des aventures de Polly publié aux Editions Prisma. De quoi vivre au plus près les nouvelles péripéties de notre chère boulangère-pâtissière et de son amoureux Huckle.

« Maisons en pain d’épices, brioches aux fruits confits, feuilletés au miel… A l’approche des fêtes de fin d’année, Polly est débordée ! Accaparée par sa petite boulangerie, la jeune femme ne souhaite qu’une chose : passer un réveillon romantique avec Huckle, bien au chaud dans leur grand phare.

Mais les bourrasques qui balaient la petite île de Mount Polbearne pourraient bien emporter les doux rêves de Polly et faire resurgir du passé des souvenirs qu’elle croyait enfouis à jamais …

Entre mensonges, surprises et trahisons, Noël cette année s’annonce finalement très mouvementé ! »

Une vocation qui se confirme

L’auteure originaire d’Ecosse, de passage en France après y avoir vécu quelques années, est donc venue présenter son dernier ouvrage, Noël à la petite boulangerie devant des lecteurs Babelio sélectionnés pour l’occasion. Naturellement, la première question à être posée traite de ce goût pour l’écriture développé chez Jenny Colgan depuis bientôt 20 ans.

« J’ai toujours beaucoup lu, j’ai toujours aimé ça. Quand j’étais petite, j’habitais dans un village de pêcheurs en Ecosse. Il n’y avait rien, ou alors vraiment pas grand-chose. A cette époque, l’idée de devenir écrivaine était complètement incongrue. Je ne m’imaginais pas écrire un jour. » C’est le retour positif d’une maison d’édition qui initia pour de bon la nouvelle carrière de Jenny Colgan : « A 25 ans, quand j’ai vraiment commencé à écrire et au moment où je finissais mon premier roman, je l’ai envoyé à une maison d’édition sans grand espoir. Avec ma mère, nous avons vraiment été très surprises lorsque nous avons reçu une réponse positive de la part de la maison d’édition. C’est véritablement ce moment qui a été le déclencheur. » L’auteure complétant sur son rapport à la vocation d’écrire : « Il n’est pas indispensable d’être un génie, d’être né avec une plume magnifique. Tout le monde peut écrire sans être né avec un immense talent. Tout cela se travaille. C’est fluctuant, mobile. »

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Un sens de la construction

L’intérêt s’est porté sur la naissance de cette trilogie et des aventures de Polly. Pourquoi et comment Jenny Colgan est-elle parvenue à écrire ces différentes histoires et d’ailleurs, pourquoi une trilogie ?

« J’aime beaucoup écrire des trilogies. J’aime cette idée de découper un récit en trois parties distinctes où chacune trouve toute son importance. La première partie est toujours pour moi l’occasion de poser un cadre précis, défini, de poser mes personnages, leur contexte d’évolution et les bases de l’histoire à venir. Ensuite, la seconde partie de la trilogie est celle où l’on va retrouver une sorte de crise, un chamboulement dans la continuité de l’histoire. Puis, comme souvent, la troisième partie vient clore le tout avec une fin qui s’impose à moi et qui n’est pas forcément évidente lorsque je commence à écrire. »

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L’île au centre de tout

La figure de l’île de Mount Polbearne, a aussi été au cœur des interrogations. Pourquoi choisir un lieu si isolé du reste du monde pour raconter son histoire ? Est-ce une certaine idée du romantisme à la Jenny Colgan ?

« C’est d’abord cette idée de solitude, d’un endroit éloigné de tout, qui m’a inspiré le roman puis la trilogie. Je voulais raconter une histoire qui se déroulait sur une île, dans un endroit isolé une bonne partie de l’année. Le Saint Michael Mount, qui est une version de poche du Mont Saint Michel était le cadre parfait et m’a beaucoup inspiré pour créer le cadre de ce roman. Lorsque j’étais plus jeune, mes parents habitaient un petit village dans lequel tout le monde se connaissait. Je détestais cela et j’ai vite cherché à vivre dans une grande ville, Édimbourg puis Londres. Aujourd’hui, je vis dans un petit village semblable à celui dans lequel vivaient mes parents ! Je crois que cela me manquait finalement. C’est cette idée de petite communauté assez soudée que j’ai cherché à retranscrire dans ces livres. Dans ces petits villages difficilement accessibles, les secrets ne peuvent pas le rester très longtemps ! »

Le roman est-il pour autant fidèle à la réalité du Saint Michael Mount ? Jenny Colgan a-t-elle cherché à reproduire la vie de ses habitants ?

« Beaucoup de choses sont inventées dans mes romans. Par le passé, j’avais écrit un livre où je décrivais un endroit bien réel, un endroit où j’étais allée plusieurs fois, un endroit que j’appréciais plutôt bien mais qui était vraiment très … moche. Une fois le livre sorti en librairies, les critiques n’ont pas arrêté de pleuvoir sur moi, sur mon livre, des critiques qui provenaient de gens qui me reprochaient le tableau que je rendais de cet endroit qu’eux adoraient. A ce moment-là, j’ai bien compris qu’il était préférable de laisser toute la place à l’imagination, à la fiction pure et ce afin d’éviter toutes les éventuelles incohérences. »

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Les contraires s’attirent

La fin approchant, une dernière question a retenu l’attention des lecteurs présents dans la salle. Une question autour du personnage de Polly :

« Polly ne me ressemble pas du tout ! J’ai aimé faire d’elle un personnage calme, qui réagit avec prudence et sérieux dans toutes les situations, même les plus alarmantes. Elle est tout l’inverse de moi : dans les situations difficiles, je réagis n’importe comment, j’ai plutôt tendance à perdre les pédales ! Il est là aussi ce décalage entre la réalité et la fiction. »

Quelques questions plus tard, les lecteurs ont pu prendre part à une séance de dédicaces avec Jenny Colgan et échanger leur avis sur le livre autour d’un verre.

Découvrez Noël à la petite boulangerie de Jenny Colgan, aux éditions Prisma.

 

6 réflexions sur “Un roman pétri de douceur avec Jenny Colgan

  1. Un très chouette article ! J’ai adoré La petite boulangerie du bout du monde, et Noël à la petite boulangerie me tente beaucoup 🙂

  2. Pingback: Babelio:Toutes les actualites du livre – Lettre numero 163 – sourceserlande

  3. Pingback: Brian Selznick ou l’art de l’enfance | Le blog de Babelio

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