La romance de Catherine-Rose Barbieri : un jeu de l’amour et du hasard

Catherine-Rose Barbieri enseigne l’anglais à l’université de Lyon, c’est une jeune femme souriante et pétillante. Son premier roman lui ressemble : il s’agit d’une romance contemporaine, un feel-good book qui a enthousiasmé les lecteurs de Babelio. Le 16 novembre, elle était dans nos locaux pour présenter son livre,  Am Stram Gram… Ce sera toi qui me plairas !, paru le 1er novembre 2018 chez Eyrolles.

Son livre raconte l’histoire de Camille, une jeune femme à la vie personnelle peu épanouissante. La vie de cette dernière bascule lorsqu’elle reçoit un mail d’un amoureux anonyme. En recherchant l’identité de ce mystérieux admirateur, Camille va apprendre à ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure…

barbieri1.png

Le début de l’aventure

Camille-Rose Barbieri a commencé à écrire pour s’amuser. C’est en septembre 2016 que son aventure d’écrivaine débute, sur la plateforme Wattpad, un site qui permet de partager ses articles, fanfictions, poèmes… où se côtoient des écrivains déjà publiés, et d’autres inconnus. « Tout est parti d’un défi lancée avec une amie : nous n’avions qu’une seule consigne, écrire une lettre d’amour », raconte l’écrivain. Sur Wattpad, les commentaires sont très enthousiastes, ce qui l’encourage à continuer son histoire. L’auteur parle de l’importance qu’ont eue les retours de lecteurs sur son travail, de leur influence sur la création des personnages secondaires notamment. Portée par les encouragements et les compliments de ses lecteurs sur le site, Catherine-Rose Barbieri s’investit de plus en plus dans l’écriture de son roman : « J’écrivais un chapitre tous les mois, puis deux par mois. Après le coup de fil de l’éditeur, j’étais plutôt à un par semaine ». Au fil de l’écriture, Catherine-Rose avait beaucoup d’idées de scènes et de moment précis en tête, comme des étapes-clés du récit autour desquelles il fallait articuler des connexions pour rendre le tout cohérent. Un an et demi plus tard, le livre est publié.

Pour le titre de son roman, elle trouvait que « Lettres d’amour » était trop banal. « J’aimais l’idée du hasard dans la rencontre, alors j’ai proposé Am Stram Gram… et puis mon éditeur a proposé la suite : Ce sera toi qui me plairas. Ce titre montre un certain besoin de lâcher prise, d’accepter, mais il illustre aussi à la fois le côté enfantin de Camille et le côté ludique du roman.».

barbieri2.png

Des inspirations filmiques et littéraires

Lorsqu’on compare le style de son livre, léger, drôle, avec ceux de Gilles Legardinier, elle avoue, un peu honteuse, qu’elle n’a jamais lu aucun de ses livres. Elle avoue qu’elle a davantage tiré ses inspirations dans le cinéma que de la littérature : « J’adore les comédies romantiques. J’en regarde beaucoup à la maison, un peu trop (rires). Je voulais que mon livre soit dans cet esprit, une lecture un peu « doudou », rassurante et réconfortante ». Avec son intrigue, Catherine-Rose Barbieri espère apporter un peu de réconfort et de bonheur à ses lecteurs.

Le sourire aux lèvres, elle avoue être « une grand fan de comédies romantiques avec Meg Ryan, Julia Roberts… Comme Bridget Jones, j’aime les héroïnes gaffeuses, maladroites. On s’attache plus facilement aux personnages imparfaits. Camille n’est pas parfaite, et elle n’a pas besoin de l’être ». Quand on lui parle justement de la ressemblance de son héroïne avec Bridget Jones, elle répond que ce film est inspiré – comme beaucoup d’autres –  de la trame narrative dOrgueil et préjugés, « un roman que je peux relire tous les ans ».

Quand on lui parle du côté « cinématographique » de son roman, l’auteur rétorque qu’elle aime les lectures dynamiques, toniques, celles que l’on a envie de lire vite, partout, dans les transports… Pour les dialogues, « il fallait que je les entende dans ma tête, je voulais qu’ils soient fluides et naturels : je voulais que ça ‘’marche à l’écran’’ ».

Et du côté de ses inspirations littéraires, Catherine-Rose Barbieri avoue aimer surtout les romances historiques, comme la série des Angélique d’Anne Golon.

barbieri3.png

Être dans la « vraie vie »

L’héroïne de son roman, Camille, est hilarante mais elle est fêlée, elle est touchante et vraie : Catherine-Rose Barbieri voulait que ce personnage soit renfermé, qu’il ait des failles, que le lecteur s’interroge sur le secret qu’elle semble cacher. « Je partage certaines névroses de mon personnage. Parfois j’aimerai m’enfermer chez moi et passer des jours entiers à lire. Mais il faut parfois se rappeler que la vraie vie est auprès des gens. » Et c’est finalement ça, le message de son roman : « s’ouvrir sur le monde et s’ouvrir aux autres, aller au bout de la rencontre. Lors d’une rencontre, on est  toujours surpris, et très souvent, agréablement. J’aimerais que les lecteurs de mon livre en ressortent en se disant : j’étais comme Camille au début de ma lecture, mais maintenant j’ai envie de m’ouvrir aux autres ».

barbieri4.png

Et après ?

Catherine-Rose Barbieri a d’autres idées. Elle aimerait travailler d’autres questions en gardant les grands thèmes de l’amour et de l’humour. L’un des deux est un roman de New Adult avec des éléments de fantasy, tandis que l’autre est une romance avec un drame. « J’adorerais écrire des romances historiques. Peut-être à quatre mains, sinon j’aurais trop peur de trahir l’univers », conclue-t-elle.

 

En complément de la rencontre, l’auteur s’est prêtée au jeu des cinq mots de Babelio. Une interview à découvrir ici.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s