Où Babelio vous donne rendez-vous au Salon du Livre, et vous invite à interroger les écrivains

Babelio est au Salon du Livre !


Bien entendu, cela fait des années que nous parcourons les allées du Salon, mais cette fois-ci, nous avons la chance d’être accueillis sur un stand. Et pas n’importe lequel, celui de France Télévisions ! Ils ont eu la gentillesse de nous faire un peu de place.

Passez nous dire bonjour sur le stand, c’est le W53 (pas la moindre d’idée de l’endroit où ça se trouve, mais on vous fait confiance pour nous trouver !) : http://www.annuaire-marche-edition.com/recherche/france-televisions-2990.htm

Pour une fois que nous avons l’occasion de discuter autrement qu’en ligne, venez nous voir, ça nous fera plaisir. Pour fêter ça, nous avons même préparé de magnifiques marque-pages Babelio. Le vôtre vous attend !

Et pour mémoire, le Salon du Livre, c’est Porte de Versailles, à Paris, du 18 au 21 mars.

Et Babelio posera vos questions aux écrivains !

 

Les équipes de France Télévisions nous ont de surcroît confié une tâche flatteuse, mais intimidante : animer des chats vidéos avec des écrivains. Nous serons chargés de poser les questions des internautes, et les vidéos seront retransmises en direct sur le site dédié : http://www.francetelevisions.fr/salon-du-livre/

La liste est prestigieuse, et vous avez certainement un tas de questions à leur poser :

Françoise Bourdin (vendredi 18 mars, à 17h)

Maxime Chattam (Vendredi 18 mars, à 19h)

Serge Moati (Samedi 19 mars, à 14h30)

Karine Giébel/ Legardinier/Franck Thilliez (Samedi 19, à 16h)

Jacques Ravenne et Eric Giacometti (Samedi 19, à 18h)

Jean Teulé (lundi 21, à 11h)

 

Vous pouvez dès à présent poser vos questions sur le site de France Télévisions. Rien de plus simpIe : il vous suffit de cliquer sur l’un des 6 noms ci-dessus, et de saisir vos questions. Vous pourrez également les poser en direct, pendant les chats, mais par sécurité, autant prendre un peu d’avance…

Posez toutes les questions que vous voulez. Nous nous chargeons de les relayer.

On compte sur vous ! C’est l’occasion ou jamais de montrer aux auteurs que Babelio est une communauté de lecteurs dynamique, et surtout curieuse !

Où Babelio revoit sa politique d’attribution de médailles

A l’heure où la grande presse met en lumière les pratiques douteuses qui gouvernent certaines attributions de la Légion d’Honneur au sommet de l’Etat, le gouvernement de Babelio a nommé une commission indépendante chargée d’évaluer l’impartialité du système de distributions des plus hautes décorations de notre République Littéraire : les Insignes du Phalanstère.

Pour ceux qui l’auraient oublié, ces distinctions convoitées récompensent les meilleurs contributeurs de Babelio : ceux qui nous aident à enrichir la base collective en couvertures, résumés, vidéos etc. , ceux qui rédigent les meilleures critiques, ceux qui partagent les meilleures citations.

Or des membres ont attiré l’attention de notre commission sur certains comportements opportunistes, exploitant la formule qui valorise les votes sur les critiques et les citations. En votant sur leurs propres critiques, et grâce à un système de votes croisés entre comptes, une poignée de membres parvenait à se placer artificiellement là où l’appréciation générale de la communauté ne les avait pas amenés.

Nous avons donc modifié notre formule pour pénaliser ce genre de comportement. Ne vous étonnez donc pas si vous observez des changements dans le classement par rapport à la semaine passée.

Et ne votez plus pour vos critiques, n’échangez plus de votes avec d’autres membres. Cela agira négativement sur votre classement. Ne vous inquiétez pas : si vos contributions sont de qualité, les membres de Babelio et les lecteurs du site se chargeront de les conduire à leur juste place !

Où Babelio découvre qu’Anatole France est plus populaire que Harry Potter dans les cours d’écoles

 

A l’occasion de l’ouverture du Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil le 1er décembre, nous nous sommes penchés sur les écrivains qui ont donné leur nom à des écoles, collèges et lycées français.

Nous avons analysé les 67 669 établissements scolaires de l’Annuaire de l’Education Nationale pour étudier ceux qui ont été baptisés en hommage à des écrivains.

Sur la base de cette analyse, nous avons réalisé un outil de visualisation interactif, qui permet de générer pour chaque auteur la carte et la liste des établissements qui portent son nom.

 

Il est disponible ici : http://www.babelio.com/classement-ecoles

Exemple : carte des écoles, collèges et lycées Marcel Pagnol.

Quelques enseignements tirés de l’étude :

–       Sur 67 669 établissements scolaires recensés, 3865 portent le nom d’un écrivain, soit 5,7%

–       Le podium des plus représentés : Jacques Prévert (332 établissements), Antoine de Saint Exupéry (276), Victor Hugo (230)

–       La première femme, George Sand (63), n’arrive que 13ème, ex aequo avec Emile Zola. (Et elle a un prénom d’homme.)

–       René Goscinny (12) l’emporte largement sur Albert Uderzo (1)

–       Les auteurs étrangers sont faiblement représentés : ainsi  Hemingway (2), Dante (1), James Joyce (1), Rudyard Kipling (1), avec une exception étonnante le poète chilien Pablo Neruda qui a laissé son nom à 27 établissements.

La forte localisation de ces établissements en  banlieue parisienne pourrait s’expliquer par un soutien des mairies communistes de la ceinture rouge à ce compagnon de route de Salvador Allende.

–       Les hommages sont souvent posthumes, et la grande majorité des auteurs du classement sont morts et enterrés. On compte néanmoins une poignée d’auteurs vivants tels Mona Ozouf (1), Alexandre Jardin (1), ou Jacqueline de Romilly (1).

–       Les répartitions géographiques varient fortement selon les auteurs. Ainsi Jules Verne (143), né à Nantes, mort à Amiens, est surreprésenté au nord de l’axe Nantes-Amiens.

–       Comme le Tour de France, la carte des écrivains compte ses « régionaux de l’étape », que le reste du pays a oubliés : Marie Mauron (12), surnommée la « Colette provençale »,   le duo alsacien Erckmann-Chatrian (9), ou encore le poète René Guy Cadou (20), champion de la Loire-Atlantique.

–       Pour dire un mot de la littérature jeunesse, elle n’est pas totalement absente, même si elle passe après les « grandes plumes de la Nation » : derrière Charles Perrault (116), 6ème au classement général, on retrouve notamment Roald Dahl (1), Tomi Ungerer (2),  André Dhôtel (1), Hector Malot (4), Benjamin Rabier (4), La Comtesse de Ségur (4), et même Paul-Jacques Bonzon (2), le père des Six Compagnons, qui firent les riches heures de la Bibliothèque Verte.

–       Et pour conclure, on est en droit de se demander si la proportion de cancres est plus forte dans les quatre écoles baptisées en hommage à Paul Lafargue, auteur et défenseur du Droit à la Paresse (1880)…

Où Masse Critique descend à nouveau du ciel, avec ses livres par milliers, ou du moins par centaines

Enfin !

La septième édition de Masse Critique est là.

La règle du jeu n’a pas changé :

Choisissez dans notre sélection les livres dont vous aimeriez écrire une critique. Si vous êtes sélectionné, vous recevrez l’un d’entre eux par la Poste. La seule contrepartie : dans le mois qui suit, nous dire ce que vous en avez pensé, en bien ou en mal, sur Babelio et sur votre blog.

Pour cette nouvelle édition, Masse Critique propose 69 titres pour un total de 350 exemplaires à distribuer !

Ils proviennent d’une sélection des dernières et des prochaines sorties de 22 maisons d’éditions : les Carnets de l’Info, Sud Ouest, Versant Sud, Gallmeister, Sabine Wespieser, Jigal, L’Herne, Gaïa, Syrtes, Volpilière, Buchet-Chastel, Alzabane, Philippe Rey, Albin Michel, Calmann-Levy, JC Lattès,Le livre de poche, Enfance & Musique, Soleil, Delcourt, le Seuil et les Allusifs

La liste des livres mis à la disposition des blogueurs sera disponible jeudi 21 à partir de 8h30 ici : http://www.babelio.com/massecritique.php

A demain matin !

Un avant-goût des titres disponibles dans la mosaïque ci-dessous :

Vive la crise du disque !Une catastrophe naturelleUn Ver Sous les EtoilesSukkwan islandShopping en ligne, même p@s peur !RavaillacPRICEMINISTER – Comment Internet change nos viesPink Floyd : Magiciens, alchimistes et milliardairesPetit complexe en littérature française ? Guide de premiers secours pour ceux qui ont tout oublié ou presque rien apprisPetit complexe en culture générale ? Guide de premiers secours pour ceux qui ont tout oublié ou presque rien apprisNe vous retournez pasMatthieu et la Flûte Traversiere  RomanMarre de préparer les repas !? Guide de premiers secours pour bien cuisiner au quotidienNeuf valisesMarcel Bluwal, réalisateur – Mon histoire de la télévisionMademoiselle ChristinaL’Adolescence, une chance pour la villeLong week-endLettre a Josephine (Fables des Iles)Les poissons ne connaissent pas l'adultèreLes Maitres ParleursLes Gaulois expliqués à ma filleLe Porteur de bonnes nouvellesMeurtre et obsessionLa maison RajaniFeuille de chou (Journal d'un tournage)Le MontespanLe Guide complet du logement 2010Le camion blancSont-ils morts pour rien ? : Un demi-siècle d'assassinats politiquesLe cahier bleuLe Bureau videLa Vigne Qui Aimait un Lierre et Autres Fables...La vie d'une autreLes hommes-couleursLa onzième plaieDom JuanLa mer noireLa méthode Coué : Histoire d'une pratique de guérison au XXe siècleElisaLa Feuille et son VentLa femme qui pleureLa croisade des enfantsL'un et l'AutreL'Oiseau des steppesL'été tous les chats s'ennuientL'écho des mortsKnut Hamsun, rêveur et conquérantJón l’IslandaisIls sont fous ces américains ! Guide de premiers secours pour survivre aux USAIls Ne Sont Pas Comme NousHenri IV et les femmesHenri IVGros problème : Une histoire de surpoidsFais de beaux rêvesEt Dieu créa les Beatles : Secrets d'une alchimie musicaleMezquite RoadCranfordChronique du Bon Roi Philibert1 an, 365 dessinsChili, pays de vins et de montagnesChaque femme est un romanCéanothes et PotentillesÀ la recherche d'HemingwayAlzabane, l'Oiseau de la LuneAnna Karénine, c'est moiBerceusesC'est décidé, je pars : guide de premiers secours pour une expérience à l'étrangerCadres noirs

Où Masse Critique n’en démord pas, et propose encore un livre en l’échange d’une critique

Pour les nouveaux-venus qui souhaiteraient savoir sans plus attendre de quoi il en retourne, Masse Critique est un programme gratuit qui associe Babelio, les éditeurs et les blogueurs. La règle est simple :

Choisissez dans notre sélection les livres dont vous aimeriez écrire une critique. Si vous êtes sélectionné, vous recevrez l’un d’entre eux par la Poste. La seule contrepartie : dans le mois qui suit, nous dire ce que vous en avez pensé, en bien ou en mal, sur Babelio et sur votre blog.

Pour sa cinquième édition, Masse Critique propose 100 titres pour un total de 452 exemplaires à distribuer !

Ils proviennent d’une sélection des dernières sorties de 21 maisons d’éditions : Gallimard, Robert Laffont, Soleil, Seuil, Stock, Fayard, Hachette Littératures, Calmann-Levy, Lattès, Dunod, Versant Sud, Sud Ouest, Jacques André, Folio, Arte Editions, Buchet-Chastel, Enfance et Musique, Jigal, First, Le Livre de Poche et Fetjaine.

La liste des livres mis à la disposition des blogueurs est disponible ici : http://www.babelio.com/massecritique.php

Aux autres, qui connaissent déjà le principe de l’opération, ou qui ont du temps à perdre à lire des billets idiots, j’aimerais dire quelques mots d’un certain jeu de cour d’école. J’ignore son nom. J’ignore d’ailleurs s’il a un nom. Il se situe quelque part entre la comptine et le « Monsieur & Madame ont un fils ». Faute de mieux, on l’appellera « calembour sériel ».

Il fonctionne habituellement sous la forme d’une question associant un chiffre et un nom, répétée de manière incrémentale : « Tu peux porter un tronc ? deux troncs ? trois troncs ? quatre troncs ? cinq troncs ? »

Jusqu’au moment où l’association du chiffre et du nom forme un jeu de mots, qui échappe à la vigilance de l’interlocuteur, endormie par la répétition.

« Six troncs ? Tu ne peux pas porter un citron? »

Les deux exemples types du calembour sériel sont « six troncs » et « six gares ». Mais les possibilités ne manquent pas (on en trouve un beau catalogue au chapitre 48 du Bestiaire ébloui des lexies tératoïdes.)

Il arrive que le calembour sériel fonctionne sur le mode de l’attente, dans le cas d’une série programmée. Lorsque en 2005 Saw 2 est sorti sur les écrans, à la suite du succès de Saw l’année précédente, les amateurs de cinéma d’horreur et de mauvais jeux de mots se sont pris à rêver, sans trop y croire, d’un hypothétique Saw 6. Leur espoir s’est affermi avec les sorties de Saw 3 (2006) et de Saw 4 (2007). La qualité de la franchise déclinant grandement au fil des itérations, il n’est pas interdit de penser que la plupart des 500 000 spectateurs de Saw 5 (2008) ne l’ont vu que dans l’optique de motiver à les producteurs à financer une suite, pour le seul plaisir de lire enfin « Saw 6 : une vraie boucherie » dans les pages cinéma de Libération.

Saw 6 devrait arriver le 25 novembre prochain dans les salles françaises. Joie.

Très bien, me direz-vous, mais quel rapport avec Masse Critique ?

Il faut savoir que dans le jargon interne de Babelio, les différentes éditions de l’opération sont désignées par les abréviations MC1, MC2, MC3 etc.

Et bien nous y voilà. MC5. J’ai bien cru qu’on y arriverait jamais. Kick Out the Jams !

 

 

(Note : pour information, ce que crie Rob Tyner, le leader de MC5, quand le son de la vidéo saute curieusement dans les premières secondes, c’est « Kick out the jams, motherfuckers ! »

Note 2 : prenez un instant pour regarder à la fin de la vidéo la sympathique jeune femme en salopette qui perce des ballons. Ca, c’est de la télévision.)

Quelques lignes enfin sur la sélection de cette 5ème édition, et sur les tendances qui s’en dégagent.

La crise économique était un thème attendu (Krach, boom… et demain ? : Pour enfin comprendre la crise et l’économie mondiale , Confessions d’un banquier pourri , Le trader et la ménagère : Enquête sur l’hypercapitalisme , Au secours, ils veulent la peau du capitalisme ! : Petites leçons sur l’économie de marché à l’usage de ses détracteurs )

Pour ceux qui voudraient au contraire s’en évader le temps d’un livre, Masse Critique offre une alternative musicale pour tous les goûts : classique (René Jacobs : Prima la musica, prime le parole), rock (Miscellanées du Rock (les)), jazz (Les tout-petits loups du jazz) ou électro (DJ pour les nuls).

On notera également dans cette édition une forte représentation des icônes culturelles, qu’elles soient américaines (Jack Kerouac Breton d’Amérique , Le livre de Homer ) ou françaises (Notre besoin de Rimbaud , Alain Delon est une star au Japon )

Hasard des publications, jamais la sélection de Masse Critique n’a été aussi érotique (L’orgasme, on s’en fout, Petite anthologie de la littérature érotique, jusqu’à l’opulente et diabolique poitrine de Camilla, offerte en couverture de Succubes, Tome 1 : Camilla ), et jamais elle n’a été aussi religieuse (L’Icône , Jésus sans Jésus : La christianisation de l’Empire romain , Journal d’un rabbin raté , Talmud : Enquête dans un monde très secret , Prières cachées des Chartreux , Prières du Carmel )

Ce n’est d’ailleurs pas incompatible, et nos lecteurs carmélites connaissent la belle sensualité des écrits des mystiques espagnols : Sainte Thérèse d’Avila, Saint Jean de la Croix, ou dans l’exemple ci-dessous Saint Pierre d’Alcantara

Texte non disponible
Texte non disponible

Source : Traité de l’Oraison et de la Méditation (1537)

Difficile de conclure après Saint Pierre d’Alcantara, et je préfère vous laisser comme le veut la tradition des billets d’annonce de Masse Critique avec la mosaïque des livres disponibles.

La liste complète et le formulaire d’inscription sont ici : http://www.babelio.com/massecritique.php

Facesà farcesL'orgasme, on s'en foutMiscellanées du Rock (les)CodicilleLe livre de HomerLes mots migrateurs : Tribulations du français en EuropeTravailler sans les autres ?Lebrac, trois mois de prisonComment je me suis séparée de ma fille et de mon quasi-filsLove codePrières du CarmelPrières cachées des ChartreuxLes Insupportables : Saison 1Notre besoin de RimbaudNos amis des confinsDans ma maison sous terreTsahalà l'épreuve du terrorismeJe vais passer une bonne journée cette nuitRéveiller l'auroreKrach, boom... et demain ? : Pour enfin comprendre la crise et l'économie mondialePetit traité de bizarrologie : La science derrière l'étrangeté de la vie quotidienneCe qui fait rire les angesLe plein pouvoir des mots : Comment déclencher et maintenir la motivation des autres... et de soi-même grâce au profil LABPetites leçons de physique dans les jardins de ParisLa science par le petit bout de la lorgnetteSortileges de DentelleChouette, une ride !Robe de mariéAlain Delon est une star au JaponL'Instinct de la TueuseQu'Il Etait Beau Mon MeccanoLa gauche devant l'histoire : A la reconquête d'une conscience politiqueLe ballon vert : Et autres nouvelles d'un mondeà l'enversJournal d'un rabbin ratéVa chercher !La puissance des corpsUne Mort EsthetiqueLe compteà rebours a-t-il commencé ?Fleurs et CouronnesUn temps fouDeux soeurs pour LéonardLa CucinaLes outsidersLibérationUn été grecLes tout-petits loups du jazzL'année brouillardL'IcôneLe déclin de l'empire européenChronique de l'intégrisme ordinaireMarguerite Françoise et MoiJe Vous Promets de RevenirLa CasteLe Cercle Litteraire des Amateurs d'Epluchures de PatatesSoulfood EquatorialeEt Dormir Dans l'Oubli Comme un Requin Dans l'OndeLa dame NoirePetite anthologie de la littérature érotique200 répliques cultes du cinémaParis planètePourêtre au top de sa formeLe temps d'unéclairMamma miam !Au secours, ils veulent la peau du capitalisme ! : Petites leçons sur l'économie de marché à l'usage de ses détracteursL'Ecologie pour les nulsL'Europe pour les nulsLe corps humainDJ pour les nulsPatriot Act : Première enquête de l'inspecteur Elvis CasanovaLes visages du MalSeul contre tousJeu, set et matchTrois chambres à ManhattanLes grandes dates de l'histoire du mondeSuccubes, Tome 1 : CamillaLe trader et la ménagère : Enquête sur l'hypercapitalismeLe Dessous des Cartes : Coffret en 2 volumes : Atlas géopolitique ; Atlas d'un monde qui change (1DVD)L'Europe de Aà Z : Abécédaire illustréJésus sans Jésus : La christianisation de l'Empire romainKarambolage : Tome 2Le monde selon Monsanto : De la dioxine aux OGM, une multinationale qui vous veut du bienTalmud : Enquête dans un monde très secretLes falsificateursLe colonel désaccordéLe dieu des animauxAu paysLes gensAu secours, Mrs Dalloway !Traque en haute merJack Kerouac Breton d'AmériqueL'Egypte ancienneSchuiten filiationRené Jacobs : Prima la musica, prime le parole

Où une tranche de salami gâche une journée bien entamée

Le lundi 16 mars 2009 restera dans les annales de Babelio comme un jour particulièrement riche en évènements liés aux bibliothèques.

Deux évènements heureux. Le troisième regrettable.

Évènement n°1 : lancement de Babelthèque

Nous avons lancé lundi dernier notre service Babelthèque dans le catalogue en ligne de la Bibliothèque de Toulouse. Babelthèque permet aux bibliothèques d’enrichir leur catalogue en ligne en affichant dans leur catalogue le contenu publié par les membres de Babelio : critiques, citations, étiquettes et notes. Ce service permet d’autre part aux usagers de la bibliothèque d’ajouter des critiques et des citations directement depuis le catalogue, comme ils le feraient depuis Babelio, ces contenus étant ensuite partagés avec les bibliothèques partenaires.

Toulouse essuie les plâtres. Qu’il nous soit permis de remercier ici Pascal, à l’initiative du projet à Toulouse (son blog est là) : ses exigences déraisonnables, ses mails lapidaires, ses attaques ad hominem et plus généralement l’ensemble de ses remarques constructives nous ont permis de comprendre les attentes des bibliothécaires et de concevoir un service qui essaie d’y répondre au mieux.

Les bibliothèques qui souhaiteraient en savoir plus sur le service sont invitées à nous contacter à l’adresse : contact@babelio.com

Nous vous invitons à le tester dans le catalogue de Toulouse, et à jeter un œil à la présentation ci-dessous.

Évènement n°2 : le Miel du Cabanon

Lundi après-midi, après le lancement réussi de Babelthèque à Toulouse, je suis passé récupérer un colis à la Poste. Certains indices ne trompent pas : quand l’emballage est un carton récupéré indiquant « 1000 Fiches – Borgeaud Equipement de Bibliothèques », il y a de fortes chances que l’expéditeur soit bibliothécaire…

A l’intérieur, une excellente surprise : en lieu et place des 1000 fiches, trois pots de « Miel du Cabanon », un pour chacun des ours de Babelio !

windowslivewriterounetranchedesalamigcheunejournebienenta-115ec3363084900-340a8601a5-thumb1

Quel cabanon, me direz-vous ? Celui de Franck, bibliothécaire à Saint Raphaël, membre émérite de Babelio sous un pseudonyme albertcohenien, fidèle chroniqueur de Masse Critique, et triple blogueur ici, et . Un grand merci, Franck !

Et le cabanon, alors ? C’est encore Franck qui en parle le mieux : « Le cabanon ? Et bien, c’est un vrai cabanon de Provence qui appartenait à la grand-mère de ma compagne. Nous sommes en cours d’agrandissement, c’est la future maison de ma petite famille… nous devrions emménager à la rentrée. Il y a la fameuse ruche avec de vraies abeilles ! Il n’y a pas d’Ours, heureusement ! Il y a une vingtaine d’oliviers et on fait aussi notre huile d’olive… Et moi, quand j’y serai, je ferai le jardin potager pour manger de l’authentique comme le dit le personnage du bossu dans Manon des Sources…»

Veinards.

Évènement n°3 : l’Affaire du Salami

Les lecteurs de ce blog s’en souviennent peut-être : Pierre, le Petit Ours de Babelio, a la fâcheuse habitude de laisser des taches de gras sur les livres. Bon gré mal gré, nous avons appris à vivre avec. Mais lundi soir, au terme d’une journée ensoleillée par le lancement de Babelthèque et le Miel du Cabanon, Pierre est allé trop loin.

Alors que nous faisions le bilan de la journée, Vassil, le Grand Ours, feuilletait machinalement un exemplaire de Surveiller et punir de Michel Foucault, emprunté à la bibliothèque, qui traînait sur le bureau de Pierre. Lancé dans une explication sur les problèmes de bande passante, il s’arrête soudain au beau milieu d’une phrase, son visage s’empourpre, et la petite veine qu’il a au coin du front se met à palpiter frénétiquement.

Grand Ours (calmement. Le livre ouvert, tendu vers Petit Ours. Ecrasée entre deux pages de la préface, on aperçoit une tranche de salami) : Tu peux me dire ce que c’est ?

Petit Ours (gêné, baissant les yeux) : ….

Grand Ours (plus fermement) : Tu peux me dire ce que c’est ?

Petit Ours (d’une toute petite voix) : C’est…C’est du salami…

Grand Ours (la mâchoire tremblant légèrement, le calme avant la tempête) : Et comment il s’est retrouvé là ?

Petit Ours : Non mais c’est parce que…

Grand Ours (n’y tenant plus) : Du salami ? Du salami ? Mais tu as quel âge ? Tu n’es pas fichu de prendre soin des affaires que tu empruntes ? Qu’est-ce que tu crois qu’il dirait, hein, Michel Foucault ? Qu’est-ce que tu crois qu’il dirait ? Tu crois qu’il serait fier ?

Petit Ours : Non mais mon copain Nouf Nouf, il…

Grand Ours (excédé) : Tu commences à me taper sur le système avec ton copain Nouf Nouf ! Les parents de ces trois Petits Cochons éduquent leurs enfants comme ils veulent, mais dans cette maison, jeune homme, on respecte les livres !

Petit Ours (en sanglots) : Mais j’ai pas fait exprès !

Moyen Ours (tendant d’intercéder pour Pierre auprès de Vassil) : Tu vois bien qu’il ne l’a pas fait exprès…

Grand Ours : Encore heureux, qu’il ne l’ait pas fait exprès ! Ca serait le comble ! Combien de fois il faut répéter les choses ? Combien ? On prend son goûter, on se lave les pattes, et APRES SEULEMENT on peut lire ! C’est si compliqué que ça ? Mais qu’est ce que j’ai fait au Bon Dieu pour avoir un Petit Ours pareil, bon sang ? Allez, j’en ai assez entendu. File dans ta chambre ! Au lit, sans dessert !

Petit Ours (entre deux hoquets) : Mais…Je peux pas…Je peux pas…Il y a quelqu’un qui dort dans mon lit…

Grand Ours (explosant) : Quelqu’un qui dort dans ton lit ! Alors là, c’est le pompon ! Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire à dormir debout ?

Je préfère couper là. La discussion a duré deux bonnes heures, le temps que Grand Ours abandonne ses menaces de « mettre Petit Ours en pension, et crois-moi, là-bas, ça sera pas la même limonade, tu vas filer droit, fini Michel Foucault et la Playstation », et finisse par se ranger à une punition moins radicale.

Nous sommes donc allés Pierre et moi à la Bibliothèque Parmentier le lendemain. J’ai réglé l’amende, et Pierre a présenté ses excuses aux bibliothécaires (une inspection de l’ouvrage sur place a révélé, en plus du salami, la présence d’une part de pizza dans le chapitre sur la sanction normalisatrice, mais j’ai préféré le cacher à Vassil, pour ne pas souffler inutilement sur les braises.)

Pour que porte la leçon, il a été convenu que le feuillet rose de la créance serait affiché sur la porte du réfrigérateur de Babelio pendant une semaine, et que Pierre serait privé de son pot de miel jusqu’à nouvel ordre. Il restera sur la plus haute étagère de la cuisine le temps qu’il « devienne enfin un peu plus responsable » (dixit Vassil.)

windowslivewriterounetranchedesalamigcheunejournebienenta-115eccrance-thumb6

Où Babelio s’essaie à la pub copinage

C’était au début des années 90. Je lisais Fluide Glacial, où l’on trouvait alors Maëster, Coyote, Edika, Tronchet, Lelong et Binet, mais aussi l’Encyclopédie des bébés ou le piano-bar de Johnny Staccato. Il y a longtemps que je n’ai plus eu un Fluide entre les mains, mais il y avait à l’époque un truc fascinant qui s’appelait « les marges de Fluide » : dans les marges des différentes rubriques du magazine, les auteurs griffonnaient des petits dessins absurdes, des strips de quelques cases, des aphorismes égrillards, des plaisanteries sur la soirée de bouclage du numéro etc. Tout ça donnait une agréable impression de bricolage et de folle complicité. J’ai appris par la suite, au hasard des interviews et des blogs d’auteur, que l’exercice des marges était imposé, et que cette complicité était largement factice, mais c’est une autre histoire.

Toujours est-il qu’un grand classique des marges de Fluide, c’était la « Pub Copinage ». Dans un coin de page, les auteurs pouvaient mettre en avant le bouquin ou le disque d’un pote. Le blog de Babelio n’a pas de marges. J’ai bien tenté de coller ce billet dans une colonne, mais au vu du résultat, il faudra se contenter d’une publication classique pour cette première « Pub Copinage ».

Parlons donc de Wikiroman.fr.

logowikiromanWikiroman a été créé en janvier 2008 par Alexandre. Il s’agit d’un projet de roman collectif en ligne, libre et gratuit, écrit par les internautes, qui utilise depuis décembre 2008 la plateforme Mediawiki, que l’on retrouve derrière Wikipedia.

Publiquement, Alexandre tient un discours d’une humilité suspecte sur Wikiroman :

« Mon but n’est pas de faire écrire aux internautes le prochain Prix Goncourt : j’ai tout-à-fait conscience des limitations du site d’un point de vue purement « littéraire » : pas de plan pour le récit, des auteurs hétéroclites (et donc des styles hétéroclites), des contributions inégales, etc.


Le but est plutôt de créer une communauté d’internautes-écrivains (et amateurs de lecture via le forum) qui se fait plaisir en participant au projet. En plus de cela, il y a également une sorte de pari sur l’objet littéraire non identifié qui pourrait découler de tout ça… »


200px-fingers_of_dr_tTout indique que le projet cache en réalité une exploitation habile du paradoxe du singe savant énoncé par le probabiliste Emile Borel : un singe immortel tapant au hasard sur le clavier d’une machine à écrire finira par rédiger l’ensemble des livres de la Bibliothèque Nationale de France.

L’ensemble des livres de la BNF, mais surtout une infinité de best-sellers aux droits d’auteur juteux, pour le plus grand bénéfice d’Alexandre. Un dessein maléfique qui semble directement inspiré de celui du Docteur T, qui séquestrait 500 jeunes garçons pour jouer de son immense piano à 5000 touches, dans « The 5000 fingers of Dr. T », une comédie musicale de 1953 tirée d’un livre du Dr Seuss.

A vos risques et périls, Babelio vous encourage donc à jeter un œil à Wikiroman.fr et à rejoindre les 5000 doigts du Dr A.

Où les bibliothèques retournent enfin dans le salon

Nous sommes bien tous pareils. Pas un apéritif, pas un dîner, pas un week-end à la campagne sans que nous nous sentions obligés de caresser d’un œil prétendument distrait la bibliothèque des propriétaires. Prétendument distrait, en réalité terriblement attentif, cherchant à déchiffrer dans les tranches qui se succèdent on ne sait quelle vérité profonde sur ceux qui ont la gentillesse de nous recevoir (aucune culpabilité : il y a quelques semaines, dans votre propre salon, les mêmes rôdaient près de vos grosses étagères bleues. Vous ne pouvez rien prouver, mais il vous semble même que le plus petit a pris une photo avec son téléphone mobile.)

Disons le tout net : il n’y a rien à déchiffrer dans une bibliothèque. C’est une pierre de Rosette muette. Sans la moindre indication, tout s’y mélange, lectures d’il ya dix ans et lectures du mois dernier, lectures d’école et lectures d’été, livres relus, livres abandonnés au milieu, livres jamais ouverts, livres offerts, livres prêtés, livres hérités, livres lus pour de bonnes ou de mauvaises raisons, pour séduire l’un, pour faire plaisir à l’autre, pour briller, pour comprendre, pour apprendre, pour vérifier, pour tuer le temps, livres lus dans le jardin, au coin du feu, dans un train, dans la baignoire, livres oubliés dans l’heure, livres qui collent des années aux chaussures, marque pages de libraires, tickets de métro, entrées de musées, images pieuses, fleurs séchées, tranches cassées, coins cornés, paragraphes surlignés, points d’exclamation dans les marges, livres tombés derrière, ou absents, dans d’autres bibliothèques, jamais rendus.

Mais on ne peut s’en empêcher. On compare, on extrapole, on reconstitue, on psychologise. Et tant pis si l’on tombe à coup sûr à côté, comme le paléontologue Gideon Mantell qui, ne sachant que faire du pouce d’iguanodon qu’il avait déterré, décida que c’était une corne.

Iguanodon

Imaginons maintenant la scène suivante. Vous dînez chez des amis d’amis. Dès l’apéritif, quand le maître de maison se lance dans un discours de dix minutes sur le chablis qu’il vous sert, vous comprenez que c’était une mauvaise idée de venir. Tout en continuant à hocher la tête, vous décrochez au milieu d’un passage particulièrement ennuyeux sur les sols argilo-calcaires, pour balayer la pièce du regard. Votre objectif, toujours le même : trouver la bibliothèque. Mais rien. Quatre murs vides.

Intrigué, vous passez à table. Le canard est desséché, mais ce n’est pas ce qui vous occupe l’esprit. Où peuvent être ces foutus livres ? Un illettré ? Impossible, il ne vous aurait pas infligé pendant l’entrée cette citation de Fénelon à contretemps ou ce « il faut relire Wisława Szymborska », beaucoup trop appuyé sur le « faut », avec cette passion mise en scène, où ce n’est pas l’œil, mais la bouche qui brille.

N’y tenant plus, alors que le fromage arrive, vous vous levez, prétextant de manière impolie un téléphone qui vibre, un appel que vous ne pouvez pas manquer. Vous vous éloignez, faisant étalage de vos piètres talents de comédien (mimique désolée, conversation simulée, « Ouais, je dîne chez des amis, là, je te prends, mais vraiment une minute »), mais vous vous moquez bien de la qualité de votre prestation. Il y a plus important. Vous quittez le salon. Chou blanc dans le couloir. Rien. Un pêle-mêle avec des photos de mariage, une reproduction de Rothko. Vous jetez un œil dans la chambre. Le lit au carré, pas un pli, comme si votre intrusion était attendue, mais toujours rien, pas même un poche sur la table de nuit. Salle de bains et toilettes vides, naturellement.

Quelque chose cloche. Vous vous ruez dans le salon pour en avoir le cœur net. En voyant la table basse où la dernière olive, que personne n’a osé prendre, sommeille au fond d’un bol, vous comprenez enfin. Peu vous importent les mines interloquées des convives, vous ne prenez même plus la peine de jouer la comédie du coup de fil. Vous lâchez votre téléphone, qui s’écrase au sol comme la tasse à café à la fin de Usual Suspects. C’est impossible. Un type comme ça devrait obligatoirement avoir des beaux livres en démonstration sur sa table basse. Un gros Phaidon sur Magritte ou l’architecture. Au minimum le catalogue d’une expo Nan Goldin au Centre Pompidou.

Mais tout est clair maintenant. Vous savez. Vous savez où est son Nan Goldin. Où sont ses Pléiades jamais ouverts, Aristophane et les Présocratiques, reliure en cuir pleine peau vert antique, dorée à l’or fin. Où est sa bibliothèque.

Elle est à quelques pâtés de maisons, dans un grand bâtiment rempli de bouquins. Vous connaissez bien l’endroit, puisque c’est là que se trouve votre propre bibliothèque. Et celle de votre sœur. Et celle de milliers d’inconnus.

Vous trouvez cette histoire absurde ? Et un peu longue ? Un peu longue, j’en conviens. Mais pas si absurde que ça : c’est précisément ce qui se passe sur Internet. Vous êtes sur un blog, vous lisez, vous commentez, mais s’il vous prend l’envie de parcourir la bibliothèque du blogueur, il vous faut aller chez Babelio (ou, pire encore, chez un concurrent de Babelio).

Et bien séchez vos larmes ! Cet âge de ténèbres a pris fin !

Babelio lance en effet son widget à destination des blogueurs. Il permet à chacun d’afficher un extrait personnalisé de sa bibliothèque sur son blog, comme dans l’exemple ci-dessous, sur le blog de Sylvie.

image2

Ou encore ici, sur notre blog de démonstration

Nous avons travaillé dur (enfin, Vassil surtout. Pierre et moi, nous nous contentons de faire des caprices) pour que le widget soit utile et simple à mettre en place :

Il est personnalisable : vous pouvez choisir d’afficher vos dernières lectures, vos livres préférés, des livres au hasard, les livres qui portent une étiquette particulière etc. Vous avez le choix entre trois formats d’affichage, et le widget s’intègre automatiquement dans le design de votre blog.

Il s’actualise en temps réel en fonction des ajouts et des modifications faites dans votre bibliothèque.

Il est compatible avec la majorité des plateformes de blog (toutes celles qui acceptent le javascript) : Over-blog, Canalblog, Blogspot / Blogger, Haut et Fort, Blogspirit, Typepad, 20six, Dotclear, WordPress (hébergés).

Il est simple à intégrer: un simple bout de code à copier-coller. Et si vous n’êtes pas sûr de vous, nous avons rédigé des tutoriels pour vous guider pas-à-pas.

Il vous permet même de percevoir des revenus Amazon, si vous êtes membre du programme Amazon Partenaires.

Que dire de plus ? Rendez-vous sur l’onglet « Autres » de votre profil, installez votre widget, et ramenez votre bibliothèque dans le salon. On attend tous de pouvoir vous juger.

Onglet Autres

Où Masse Critique revient, avec une offre inchangée : un livre en l’échange d’une critique

Nous y voilà.

La quatrième édition de Masse Critique.

Toujours plus de titres, toujours plus d’exemplaires. Ca va mal finir, un jour, cette folie des grandeurs.

En attendant ce jour où nous ajouterons le livre de trop, où la pile entière s’écroulera sur nous, savourons impunément cette nouvelle édition : 29 maisons partenaires, 136 titres, 370 exemplaires à distribuer aux blogueurs !

Où Masse Critique revient, avec une offre inchangée : un livre en l’échange d’une critique

La règle n’a pas changé : choisissez les livres dont vous aimeriez écrire une critique. Si vous êtes sélectionné, vous recevrez l’un d’entre eux par la Poste. La seule contrepartie : dans le mois qui suit, nous dire ce que vous en avez pensé, en bien ou en mal, sur Babelio et sur votre blog.

Saluons tout d’abord les nouveaux-venus : Gallimard, Albin Michel, Fetjaine, Les Syrtes et Murakamis.

Ils rejoignent les habitués :

10/18, Belfond, Des Femmes, Dunod, Fayard, Fleuve Noir, Hachette Jeunesse, Jigal, La Martinière Textes, L’Amourier, Lattès, Le livre de poche, Le Masque, Le pré aux clercs, Les Allusifs, Perrin, Plon, Pocket, Pocket Jeunesse, Presses de la Cité, Seuil, Stock, Sud Ouest, Verlag Im Wald.

Tous ensemble, ils mettent à votre disposition la très belle liste visible en carrelage ci-dessous, et disponible sur la page d’inscription : http://www.babelio.com/massecritique.php

Il y a beaucoup de choses dans cette liste :

– Des exclusivités (comme le prochain Maurice G. Dantec, qui paraîtra en janvier) et des classiques (Les lettres de Capri ou La conjuration des imbéciles)

– Des habitués des listes de meilleures ventes (Maxime Chattam, Erik Orsenna) et une poétesse lituanienne (Dagnija Dreika)

– De beaux livres sur la musique (Les Beatles : la dernière tournée, Guitares et guitaristes de légende ) et de beaux textes lus en CD (Ma mère, Dialogues de bêtes)

– Des premiers romans (Crack, Une éducation libertine) et une vénérable académicienne (Jacqueline de Romilly)

– Des biographies qui replongent dans le passé (Le Temps de Franco, Boni de Castellane) et des essais qui s’inquiètent pour l’avenir (6 degrés, que va-t-il se passer ?)

– Mais aussi le Prix de Flore, des thrillers, de la littérature jeunesse, des témoignages de professeurs, une dissection du Canard Enchaîné, une réflexion sur la crise financière, un polar marseillais, un autre sud-africain, une autobiographie slovène, des photos de Lascaux, de l’heroic-fantasy et bien d’autres choses encore…

Et comme toujours dès qu’une liste est suffisamment longue, des correspondances qui apparaissent comme par magie :

– Le premier roman d’un père (Guy Bedos) et celui de sa fille (Victoria Bedos)

– Un Cœur volé et un Cœur cousu (pour empêcher qu’on le vole, comme l’ombre de Peter Pan, cousue à ses chaussures ?)

– Un roi (Louis XIII), un ancien ministre (Luc Ferry) et l’épouse de l’ex-premier (Sylviane Agacinski).

– Des enfants atteints de leucémie (Je veux vivre, Quand vous lirez ce livre…) et un cancérologue de la Pitié-Salpêtrière (Le Principe de Vie : le Cancer peut être guéri)

– Une Histoire de l’Oubli et un Amnésique.

Les lois de la gravité de Jean Teulé et Juste assez de physique pour briller en société

– Des oiseaux en liberté (Instants d’oiseaux) ou pas (Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage)

– Encore des oiseaux (Le Vrai Canard), toujours des oiseaux (Coup de foudre au poulailler)

– L’homosexualité en France dans les années 80 (La meilleure part des hommes), et dans les années 90 (Ginsberg et moi)

– Le Diable, glissé une fois de plus dans les détails (Dialogues avec Satan, l’Amie du Diable, l’Ange Noir), et pour le conjurer la mystique de Maître Eckhart (Etre Dieu en Dieu).

– Et au coeur de la nuit noire (La Cité des Ténèbres, les Obscures, le Miroir des Ombres, J’ai grandi dans des salles obscures, Le Seigneur des Neiges et des Ombres), une lueur (Petite, Allume un Feu).

Mais le plus simple est encore de vous laisser découvrir tout ça par vous-mêmes : http://www.babelio.com/massecritique.php

Et dépêchez vous : la liste est longue, mais nous n’avons que quelques exemplaires de chaque titre, parfois un seul…

ZuluLes idées clés pour comprendre notre planèteDe Berlin à PékinJournal imaginaireUneéducation libertineUn Palais dans les dunesUn Jour Je Suis MorteUlysse from BagdadUbiquitéDans la Russie des tsars, le destin du fils de l'imam de TchétchénieTête de chienTempus Fugit ... le temps s'enfuit ...Tant que je serai noireStimuler ses neurones... Oui mais comment ?Sous un ciel de marbreSolo d'un revenantSix pieds sous terreSix degrés - Que va-t-il se passer ?Les larmes d'Artamon180 énigmes et tests décoiffantsQuand vous lirez ce livre...Quand nos grands-parents faisaient la fêtePour mieux comprendre comment ils influencent notre viePsychoProfs AcademyPetites lecons sur le grec ancienPetite Allume un FeuPardonner, tyrannie ou libération ?Outside ValentineNos séparationsDécisions de fin de vie en réanimationMonsterédition spécialeVie de VoltaireMiroitementsMicrosoft... l'après Bill GatesJ'ai entendu pleurer la forêtMeurtresà la pomme d'orMétamorphoses d'un mariageMaxMa mèreLouis XIIILes vrais durs meurent aussiDe 1940 à nos joursLes ObscuresLes mémoires de GiorgioneLes lois de la gravitéL'enfant de l'exilLes Feuilles MortesLe Proche-Orient, de l'invention de l'écriture à la naissance du monothéismeLettres de capriLes Chroniques de Kheradon - l'Eveil du RoiLes Chants de la Walkyrieédition spécialeLa dernière tournéeLemmer, l'invisibleLe week-endLe vrai canardLe Temps de FrancoLe roman vrai de la crise financièreLe roi d'Afghanistan ne nous a pas mariésLe cancer peutêtre guériLe petit MalikLe miroir des ombresLe Métro revisité1959-2009, Cuba sous le soleil de FidelLe jour et l'heureLe déniLe complot des franciscainsLe coeur cousuLe Bestial Serviteur du pasteur HuuskonenLacrimosaLa traversée de l'étéLa tendresse des loupsLa Sixième LamentationLa science de Stephen KingLa nudité des femmesLa Musica Deuxieme CDLa meilleure part des hommes-Prix de Flore 2008édition spécialeLa coupe mortelleL'oeil du IIIe ReichL'Instinct du tueurL'église des pas perdusPetit précis de mondialisation IIL'Ange noirL'amnésiqueL'Amie du DiableJuste assez de physique pour briller en sociétéJuste assez de maths pour briller en sociétéJonathan Strange et Mr NorrellJeanne d'Arc, vérités et légendesJe veux vivreJe sais pourquoi chante l'oiseau en cageJ'Ai Grandi Dans des Salles ObscuresJ Ai Cherche CDIntrigueà l'anglaiseInstants d'oiseauxHistoire de l'OubliHeydrich et la solution finaleGuitares et guitaristes de légendeGinsberg et moiGénération MLF 1968-2008Une enquête de l'inspecteur RebusEtre Dieu en DieuEternalisEdouard DrumontIbsen, Strindberg, BergmanDictionnaire de LascauxDiaporamaDialogues de bêtesDialogues avec SatanHistoires de géographieVivre au château de Versailles au XVIIIe siècleDernier battement de cilDemainDans la ville des veuves intrépidesCrackCoup de foudre au poulaillerComme le Fantôme d'un Jazzman Dans la Station Mir en DerouteCoeur voléCodex, le manuscrit oubliéCinq leçons sur le crime et l'hystérieNihal de la Terre du VentChercheur d'étoilesCher Diego Quiela T Embrasse CDBlagues d'informaticiens et humour de geeksBrel par LeloirBoni de CastellaneL'Alliance des TroisTome 2, La sagesse des mythes150 petites expériences de psychologie pour mieux comprendre l'autre sexe4 Fers au feuLa guerre du MeinAL

Où un point sur la rentrée de Babelio donne lieu à des révélations fracassantes

Le redoux de ces derniers jours ne nous trompera pas : la rentrée est bel et bien derrière nous, et il est plus que temps de faire un point sur toutes les nouveautés apparues sur Babelio depuis le 1er septembre. Voici donc, en vrac, ce qui nous a occupés en septembre, au point de nous empêcher d’en parler sur ce blog.

  1. Mise en ligne d’extraits de la rentrée littéraire

Où un point sur la rentrée de Babelio donne lieu à des révélations fracassantes

On nous interroge souvent sur les motifs qui nous ont conduits à masquer nos visages sur la page « Notre équipe » de Babelio. Si les relations complexes de Vassil avec la police politique bulgare et mes propres problèmes de peau ont joué un rôle non négligeable, c’est néanmoins Pierre qui a imposé cet anonymat.

Il me pardonnera de le révéler ici (ça commençait de toutes façons à se savoir), mais Pierre, c’est Bertillon. Ce surnom ne vous dit peut-être rien, mais les libraires du sud et de l’est parisien le murmurent avec effroi. Bertillon – baptisé ainsi en référence au fameux criminologue, qui fût le premier à utiliser les empreintes digitales comme mode d’identification – est un fantôme insaisissable qui hante les librairies le samedi après-midi, compulse de ses doigts gras les ouvrages disposés sur les tables, et les laisse derrière lui, maculés et invendables. « Certains samedis, il me salope plus de vingt bouquins. Les éditeurs refusent des les reprendre. Même Gibert n’en veut pas. » me confiait récemment un libraire du XVème arrondissement.

Pierre nourrit en effet deux passions inconciliables : la première (noble) pour la littérature ; la seconde (coupable) pour les nourritures orientales huileuses et bon marché de type döner kebab. Babelio a été conçu à l’origine pour lui permettre de parcourir les bibliothèques de ses amis, à commencer par la mienne, sans y laisser sa signature graisseuse, source de disputes que je préfère oublier aujourd’hui.

Mais ça ne réglait pas le problème des libraires. Pour mémoire, un sondage réalisé en mars 2008 auprès de 275 libraires parisiens classait Bertillon comme le deuxième fléau de la librairie indépendante derrière la vente en ligne.

Où un point sur la rentrée de Babelio donne lieu à des révélations fracassantes

Babelio aime les libraires, et a décidé de réagir. En partenariat avec une dizaine d’éditeurs (Grasset, Fayard, Stock, First, Sabine Wespieser, les Allusifs, Au Diable Vauvert, Points etc.), nous avons choisi d’offrir à Pierre et à tous les doigts gras la possibilité de lire en ligne des extraits de 70 romans de la rentrée littéraire. Ca laisse entier le problème des claviers poisseux, mais c’est un premier pas.

Tous ces extraits sont accessibles à partir de la page : http://www.babelio.com/listeextraits.php

Où un point sur la rentrée de Babelio donne lieu à des révélations fracassantes

Si d’autres éditeurs souhaitent y ajouter leurs propres titres, qu’ils n’hésitent pas à nous écrire à l’adresse contact AT babelio.com

  1. Lancement des pages auteurs

Dans les résultats du sondage lancé auprès des membres de Babelio en décembre dernier, la création de pages dédiées aux auteurs faisait partie des quatre fonctionnalités les plus attendues par la communauté.

Si les trois autres fonctionnalités (export de bibliothèque, amélioration du rapprochement entre bibliothèques, mise en ligne de résumés) ont été lancées rapidement dans la foulée du sondage, les pages auteurs ont en revanche fait l’objet de pressions répétées de la part des éditeurs (appels nocturnes, pneus crevés, chouettes clouées sur les portes, j’en passe et des meilleures) qui expliquent ce lancement tardif.

Pourquoi de telles pressions ? Tout simplement pour préserver un des secrets les mieux gardés de l’industrie du livre, un secret que Babelio – animé par un souci constant de transparence – dévoile aujourd’hui : les auteurs sont généralement très laids.

Le 12 septembre dernier, dans un article du Monde des Livres intitulé Bonnes ondes pour le livre, Alain Beuve-Méry expliquait qu’ « il est difficile de faire vivre le livre à la télévision, alors qu’à la radio la chose semble aller de soi. […] La radio est surtout plébiscitée par les éditeurs qui la considèrent comme très prescriptrice. ‘C’est un média stable et régulier qui offre une très grande qualité d’écoute et qui permet de parler des ouvrages sur la longue distance’, explique Philippe Robinet, responsable de Oh ! éditions. »

Un media stable et régulier qui bla bla bla bla. N’importe quoi. Mais qui espèrent-ils tromper ? Si les éditeurs « plébiscitent » la radio, c’est uniquement parce que les auteurs peuvent y cacher leurs traits grossiers, leurs dents jaunies, et leurs corps contrefaits dans la pénombre des studios, sans risquer de faire chuter les ventes.

Les éditeurs assurent se plaindre de l’absence de littérature à la télévision. La belle affaire. Michel Field confie volontiers que les programmateurs de TF1 prévoyaient de diffuser sa nouvelle émission, Au Field de la Nuit, en première partie de soirée et non à 23h50 comme c’est le cas chaque mardi. C’était compter sans les éditeurs, qui ont imposé un horaire tardif et un plateau sous-éclairé dont ils gardent farouchement l’accès, ne laissant passer à l’antenne qu’une poignée de brunes piquantes fraîchement diplômées de Normale Sup et de néoromantiques débraillés dont les chemises s’ouvrent avec style sur des torses épilés avec soin.

Babelio n’a pas plus de poids que TF1. A l’issue de nos premières négociations avec le Syndicat National de l’Edition, nous n’avons obtenu le droit de publier les photographies que de quatre auteurs :

Auteur 1 – autorisé par le SNE

Auteur 2 – autorisé par le SNE

Auteur 3 – autorisé par le SNE

Auteur 4 – autorisé par le SNE

Faisant fi des répercussions, nous avons décidé de passer outre. Advienne que pourra.

Vous pouvez donc dès à présent découvrir notre galerie des monstres (pensez quand même à éloigner les enfants) : http://www.babelio.com/decouvrirauteurs.php

Au-delà des photos (parfois insoutenables), nos nouvelles pages auteurs réunissent des vidéos, des biographies, la liste des œuvres, les membres qui les ont lues, et l’ensemble des critiques, citations et étiquettes publiées sur Babelio. Vous pouvez jeter un œil à quelques-uns de ces affreux jojos :

J.K. Rowling

Louis-Ferdinand Céline

George Orwell

Où un point sur la rentrée de Babelio donne lieu à des révélations fracassantes

Et comme toujours chez Babelio, nous comptons sur nos membres pour nous aider à enrichir la base d’informations disponibles : vous pouvez ajouter des photos, vidéos, biographies et citations sur toutes les pages auteurs. Ce billet nous donne d’ailleurs l’occasion de remercier Penelope et Lormari, extrêmement actives depuis le lancement des pages auteurs : un grand merci à toutes les deux pour toutes les photos et biographies ajoutées ! Merci également à Henriette, Mulder, Philo15, Chartel, Durdane et bien entendu l’incontournable MarcF. C’est grâce à vos contributions que Babelio avance.

3. Tout le reste (et ça fait pas mal…)

Vassil a été pris d’une frénésie de code en septembre, qui a débouché sur les enrichissements suivants :

L’amélioration du moteur de recherche

Testez-le : il est devenu beaucoup plus pertinent.

L’ajout de couverture

Une fonctionnalité demandée depuis longtemps. Il est maintenant possible de faire disparaître les couvertures vertes, qualifiées d’ « abomifreuses » par Urbanbike, en les remplaçant par les couvertures originales depuis la page d’ajout de critiques/citations/étiquettes.

Où un point sur la rentrée de Babelio donne lieu à des révélations fracassantes

La refonte de la page d’ajout manuel

Elle est devenue plus simple et ergonomique.

L’apparition de nuages d’auteurs

Sur les pages membres, les nuages d’étiquettes ont été refondus, et sont accompagnés de nuages d’auteurs qu’un algorithme concocté par Vassil sélectionne directement dans votre bibliothèque.

Où un point sur la rentrée de Babelio donne lieu à des révélations fracassantes

L’association d’auteurs

Pour permettre à Babelio de regrouper sur une même page toutes les informations relatives à un auteur, vous pouvez maintenant associer les différents noms de cet auteur, en cliquant sur le lien « Autres noms connus – voir tous et associer ». Cette fonction permet par exemple de rapprocher les 26 orthographes de Dostoïevski recensées dans Babelio.

Où un point sur la rentrée de Babelio donne lieu à des révélations fracassantes

C’est un premier pas dans l’amélioration de la base, avant la mise en ligne de l’association d’étiquettes actuellement en test (pour expliquer à Babelio que « 20ème » et « XXième », c’est plus ou moins la même chose), et bientôt de l’association d’éditions (pour expliquer à Babelio que les critiques et citations de  Sur la route et de Sur la route, version intégrale peuvent être regroupées sur une même page.)

Les pages « coup de main »

Accessibles depuis la page Découvrir, elles sont destinées aux membres qui souhaitent contribuer à l’enrichissement de la base de Babelio, mais ne savent pas par où commencer : elles permettent de voir les photos, biographies et résumés qui restent à ajouter.

Si vous êtes motivés, rendez-vous sur : http://www.babelio.com/contributionbio.php

Où un point sur la rentrée de Babelio donne lieu à des révélations fracassantes

Et ensuite ?

Nous continuons à travailler sur l’amélioration du site et la mise en ligne de nouvelles fonctionnalités. Il nous reste pas mal de surprises dans notre chapeau. Soyez patients…

Oh oh, mais c’est déjà la fin de ce billet. Il est temps de nous quitter en chanson.