5 livres jeunesse à découvrir pour le Mois de l’Imaginaire

Après vous avoir fait découvrir une librairie spécialisée dans la SFFF ainsi qu’une librairie dédiée à la bande dessinée à l’occasion du Mois de l’Imaginaire, nous vous proposons aujourd’hui de faire un tour du côté de la jeunesse avec 5 livres pour cultiver l’imagination des plus jeunes.

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La librairie L’enfant Lyre est tenue depuis presque un an par Maria au 17 rue Saint-Sébastien dans le 11e arrondissement de Paris. Dans cette librairie, de nombreux ouvrages de jeunesse sont classés par thématiques pour faire plaisir aux tout-petits comme aux plus grands. Vous pourrez également y retrouver un rayon dédié à la parentalité, à la psychopédagogie et une section pédagogie pour les enseignants.

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Paul Martin et Jean-Baptiste Bourgois, Violette Hurlevent et le jardin sauvage (Sarbacane)

« Ce livre est mon coup de cœur ! C’est un livre bien écrit et facile à lire, idéal quand on cherche de la littérature jeunesse accessible et de qualité. Un voyage au côté d’une héroïne attachante qui nous entraîne à l’aventure dans son jardin sauvage imaginé. Un livre à dévorer à partir de 9 ans, on accroche du début de l’histoire jusqu’à sa fin. »

Retrouvez notre interview avec Paul Martin et Jean-Baptiste Bourgois à propos de ce livre

 

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Laura Gallego Garcia, La Légende du roi errant (La Joie de lire)

« Je conseille ce livre à partir de 10 ans. Il nous emmène au royaume des mille et une nuits. C’est l’histoire d’un prince poète et orgueilleux qui, vaincu par un autre lors de plusieurs concours de poésie, voudra se venger. Tout au long du roman, il essayera de réparer ses erreurs et devra surmonter d’innombrables épreuves. L’histoire nous tient en haleine du début à la fin ! »

 

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Pierrette Dubé et Audrey Malo, Les Fables extravagantes de Conrad le corbeau (Les 400 Coups)

« Dans ce livre, un corbeau nous conte des fables aux morales farfelues et improbables. On y fait par exemple la connaissance de la moule qui voulait apprendre à écrire et qui cherchait un crayon au fond de l’océan. Ce livre met en scène, à travers des textes courts, divers animaux et personnages imaginés de toutes parts. Un livre que l’on peut raconter aux enfants à partir de 5 ans et qui peut être lu de manière autonome à partir de 7 ans. »

 

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Jean-Pierre Kerloc’h et Kaa Illustration, La Mythologie : Persée et Méduse (Glénat jeunesse)

« Ce livre fait partie d’une collection à lire et écouter très appréciée par nos clients. Idéale pour initier nos petits à la mythologie dès 5 ans. On est transportés au fil des aventures racontées par un conteur de talent et très joliment illustrées. J’aime beaucoup cette collection. »

 

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Claude Ponti, L’Album d’Adèle (Gallimard)

« Quand on me dit “imaginaire” c’est l’album auquel je pense en premier. C’est l’un de mes préférés. L’enfant plonge doucement dans l’histoire qu’il pourra suivre du bout du doigt au fil des illustrations. Claude Ponti nous entraîne comme personne au pays de l’imaginaire ! Pour ce genre spécifique, je pense que cet auteur est vraiment une référence incontournable. »

 

Poursuivez avec…

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Les 5 romans de l’imaginaire choisis par Julien de La Dimension Fantastique

 

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Les 5 BD d’imaginaire sélectionnées par Nicolas de la librairie Refuge

Les Nouveaux Auteurs : l’art du roman noir selon 3 écrivains

Pour la sortie de leur nouvelle gamme « NA puissance 2 », les éditions Les Nouveaux Auteurs et Babelio vous proposaient le jeudi 11 octobre une rencontre avec quelques auteurs de la maison d’édition. Retour sur une soirée sous le signe du polar.

 

Maison fondée en 2007 par Jean-Laurent Poitevin, Les Nouveaux Auteurs se sont donné pour ambition de lancer des auteurs de premier roman grâce à une communauté de lecteurs inscrits sur leur site. La nouvelle gamme « NA puissance 2 » permet ensuite d’accompagner les auteurs dénichés par Nouveaux Auteurs dans leurs prochains romans. Trois auteurs étaient présents à cette rencontre : Frank Leduc, Christophe Vasse et Nicolas Druart ; l’occasion d’en savoir un peu plus sur leur parcours et sur leur travail d’écrivain.

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Trois auteurs pour trois romans noirs

Avec Cléa, Frank Leduc (gagnant du Grand Prix Femme Actuelle 2018) nous emmène au Vatican, cadre de meurtres, de complots, d’enquêtes et de mystères à la suite de l’élection d’un nouveau pape. Christophe Vasse (gagnant du Prix Femme Actuelle 2018) nous propose avec La Porte de Bosch un thriller haletant autour d’un mystérieux tableau de Jérôme Bosch dont les créatures semblent prendre vie. Enfin, le troisième livre présenté est Jeu de dames de Nicolas Druart (gagnant du Prix du Suspense Psychologique 2018) qui met en scène trois témoins d’un meurtre à une sortie de périphérique à Toulouse où sévit un tueur en série.

Avec trois polars, la question se pose de savoir si les trois auteurs ont une appétence particulière pour ce genre en question. Nicolas Druart et Christophe Vasse se définissent eux-mêmes comme de grands lecteurs de polars, thrillers et romans noir, ce qui explique leur envie en tant qu’auteur de baigner dans cet univers pour leurs propres romans. Frank Leduc a une conception plus particulière du thriller et conçoit ses intrigues comme des ascenseurs émotionnels : « Il y a peu de sang, peu de violence, peu de sexe, pas de poursuites en avion. J’essaie de susciter l’intérêt par la réflexion et l’émotion plus que par l’action. »

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Chaque auteur a été marqué par une scène ou par une thématique particulière qui leur a inspiré leur roman. Pour Christophe Vasse, il s’agit de sa passion pour le peintre flamand du XVe siècle : « Devant un tableau de Jérôme Bosch, je pourrais passer des heures. C’est noir, c’est sombre, il peint des créatures fantastiques complètement délirantes, c’est juste fascinant. C’est en restant bouche bée devant un tableau de Jérôme Bosch que m’est venue l’idée de ce thriller. » L’idée de départ du roman de Nicolas Druart est un lieu particulier, une sortie de périphérique à Toulouse qu’il empruntait très régulièrement pour aller travailler. Toute l’histoire s’est ensuite articulée autour de ce cadre où trois personnes sont témoins d’un meurtre. Pour Frank Leduc, l’idée du roman est tiré d’une scène à laquelle il a réellement assisté en visitant la basilique Saint-Pierre au Vatican : « Je suis tombé sur une messe privée de l’ancien pape Jean Paul II, de manière complètement fortuite. Il y avait une cinquantaine de personnes pour un baptême, cela m’avait marqué. Je me suis inspiré de cette anecdote pour écrire la première scène de Cléa. »

Comment écrit-on un polar ?

Lors de la rencontre, les auteurs ont pu partager leurs méthodes d’écriture. Les trois se rejoignent sur l’importance des recherches en amont de l’écriture de leurs livres. Christophe Vasse relève notamment l’accessibilité à l’information et l’infinité de support disponibles, que ce soit sur Internet ou en bibliothèque. Il partage également l’idée que les recherches doivent être constantes pendant l’écriture du roman et ne se limitent pas aux recherches préalables pour s’imprégner d’un univers : « Si c’est pour écrire quelques lignes sur la foudre par exemple, je vais m’arrêter dans mon histoire et je vais prendre une journée ou une demi-journée pour faire des recherches sur le sujet, même si ce n’est que pour écrire seulement 2-3 lignes dessus. »

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Pour son roman, Jeu de dames, Nicolas Druart est également passé par la phase de recherches : « Mes recherches se sont surtout portées sur les procédures judiciaires. Je n’y connaissais pas grand-chose mais j’ai eu la chance de rencontrer des commissaires de police dont les réponses m’ont aidé à être le plus exact possible. »

Frank Leduc, quant à lui, est un passionné d’histoire et de théologie et utilise ses connaissances pour écrire ses romans ainsi que diverses recherches pour étoffer son texte : « Lorsque j’écris, je trace un cadre sur mon intrigue puis je vais l’alimenter en travaillant comme un historien, plus par rapport à des livres que sur Internet. Je cherche des informations précises mais je cherche surtout à m’imprégner d’une vision, d’un contexte, d’une époque. » Son objectif, en parlant d’un sujet aussi pointu, était de vulgariser le sujet, de le rendre accessible à tous les lecteurs et de leur donner le sentiment de connaître le sujet après quelques pages.

Trouver l’inspiration…

Les sources d’inspiration des trois auteurs sont variées. Pour l’atmosphère, Christophe Vasse a notamment pris pour référence le film culte Le Nom de la rose : « J’espère avoir donné ce genre d’atmosphère à mon roman. Tous ces films et séries qui rappellent cet univers fantastique et d’épouvante (comme The Haunting of Hill House plus récemment) sont des sources d’inspirations constantes. » Pour la préparation de son livre, Nicolas Druart s’est mis à la lecture de romans policiers écrits par des policiers eux-mêmes ou par des anciens membres de la police. L’influence des films et des séries est également citée par Nicolas Druart mais un auteur précis constitue une source d’inspiration majeure : « Il y a un auteur qui m’inspire en particulier, il s’agit de Franck Thilliez. Je me suis inscrit au prix du suspense psychologique parce que c’était Franck Thilliez qui le présidait. Je lis principalement en français, pour éviter la barrière de la traduction, cela m’aide en tant qu’écrivain à enrichir mon vocabulaire et mes phrases. » De la même manière selon Frank Leduc, l’influence est partout et un roman ne peut pas être écrit en partant d’absolument rien.

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Galerie de personnages

Les trois romans mettent en scène des personnages forts qui sont confrontés à des situations peu communes. Dans Cléa, Frank Leduc introduit le personnage d’Adrian Sandgate, un théologien écossais un peu has been qui a fait ses heures de gloire en dénonçant les dérives de christianisme et qui est convoqué au Vatican à cause de la disparition d’une jeune adolescente. Avec Jeu de dames, Nicolas Druart a préféré prendre des personnes assez quelconques. Pour reprendre une formule de Stephen King, toute l’ambition de son roman est de prendre des personnages ordinaires pour les mettre dans des situations extraordinaires : « Ce sont trois personnes prises au hasard qui se retrouvent à cette sortie de périphérique. Ce sont des profils quelconques, comme n’importe qui. Ce ne sont pas des super-héros mais plutôt des personnages que l’on peut croiser dans la vie de tous les jours ». Pour écrire le personnage de Rebecca Decker dans La Porte de Bosch, Christophe Vasse s’est inspiré d’une personne de son entourage qui lisait dans les cartes. L’auteur insiste également sur le caractère de son personnage : « Généralement, j’aime bien que mes personnages principaux soient des fortes têtes, des têtes de mules, des gens qui ne se laissent pas faire et qui ont la niaque ». Il utilise également quelques références à la littérature fantastique comme son personnage nommé Van Helsing qui emprunte son nom au célèbre chasseur de vampires.

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Il n’est pas exclu que les personnages puissent avoir une volonté propre au cours de l’écriture, comme nous l’explique Nicolas Druart : « Parfois, je suis surpris par la réaction des personnages quand j’écris et je me laisse emporter. Ce sont des personnages en mouvement. » Pour Frank Leduc, la psychologie des personnages secondaires peut également évoluer au fil de l’écriture, sans l’avoir prévu initialement dans son plan. A l’inverse, Christophe Vasse est rarement surpris par les égarements de ses personnages : « Je ne me sens pas complètement possédé par mes personnages, dans le sens où j’ai déjà une très bonne idée de leur psychologie au départ. Pour moi dès le début ils sont capables de n’importe quoi. »

Certains de ces personnages se retrouveront peut être dans les prochains ouvrages des trois auteurs, ces derniers ayant évoqué la possibilité de faire de leurs « héros » des « témoins » qui passeraient d’un roman à un autre, comme un lien entre les livres.

Retrouvez les livres de Frank Leduc, Nicolas Druart et Christophe Vasse sur Babelio.

A la rencontre des membres Babelio (33)

Avec plus de 800 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. A l’occasion de la rentrée littéraire, nous donnons la parole à silencieuse1, une lectrice particulièrement férue des nouveautés de la rentrée.

Michèle

Rencontre avec silencieuse1, inscrite depuis le 1er juin 2013.

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ? Quel usage faites-vous du site ?

Une amie lectrice rencontrée lors d’un prix littéraire m’a parlé de Babelio. J’y suis allée et j’ai été d’emblée séduite par son esprit, son ouverture et le sentiment de pouvoir y partager de belles choses. Je poste régulièrement des chroniques, je lis celles qui concernent les livres dont j’ai entendu parler, je cherche des avis autant que des informations. Je me connecte au moins une fois par jour.

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Essentiellement de la fiction et du polar. Quelques essais en relation avec mon métier (je suis psychologue) et d’autres liés à mon intérêt pour la musique et le cinéma. J’aime aussi beaucoup la poésie, les textes des surréalistes, Paul Eluard en tête.

Comment choisissez-vous les livres que vous allez lire à la rentrée parmi tous les ouvrages qui sortent en librairie ?

Je fais partie du comité de lecture de Cultura et je vais régulièrement sur NetGalley, Lecteurs.com, Dialogues et bien sûr, je me rends à ma médiathèque, ainsi j’ai accès à l’actualité littéraire. J’ai eu la chance d’être souvent membre du jury de prix littéraires, j’ai gardé de bonnes relations avec certains écrivains, quelques éditeurs et surtout avec de nombreux lecteurs.

Je suis très attirée par les premiers romans et curieuse de découvrir de nouveaux talents. J’ai bien sûr quelques écrivains chouchous dont je lis chaque nouveauté. Je suis moins sensible aux coups médiatiques qui voudraient me faire acheter une tête de gondole ou un titre propulsé par une émission radio ou télévision. Je me méfie aussi des écrivains qui publient à date régulière et ne font plus l’effort d’un réel travail d’écriture.

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

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Mateo Falcone de Prosper Mérimée. J’avais environ 8 ans, ce texte a été un véritable choc et j’en frémis encore aujourd’hui. Une telle intensité dans un texte si court, cette violence des sentiments mais également l’absurdité des codes d’honneur.

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

La déchirure de l’eau de John Lynch. L’histoire d’un garçon de 17 ans qui cherche à découvrir la vérité sur la disparition de son père. Cela se passe en Irlande et c’est merveilleusement bien écrit. Une lectrice avait écrit : « A lire absolument… » J’ai suivi son conseil et je l’en remercie. Mais de manière générale, j’apprécie beaucoup la littérature irlandaise. Je suis rarement déçue.

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

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Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez. Un livre lu et relu, que j’ai offert à tous mes amis (ou presque) ! C’est magistral et chaque lecture est une découverte, c’est un roman à tiroirs, il y a toujours quelque chose qui m’a précédemment échappé.

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ? (à côté de quel classique êtes-vous passé, envers et contre tous)

A la recherche du temps perdu… Je pense que je n’arriverai jamais à dépasser les premières pages !

 

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?CVT_Le-prince-dOmeyya_2742

Le Prince d’Omeyya d’Anthony Fon Eisen, roman qui raconte le voyage du prince Abd al-Rahman, dernier survivant de la dynastie syrienne des Omeyyades. Je l’ai relu il y a peu de temps, il n’a pas vieilli… C’est un roman d’aventures magnifique qui fait voyager et rêver, une étonnante fresque historique destinée à la jeunesse mais que chacun pourra apprécier.

Tablette, liseuse ou papier ?

Papier de préférence, tablette quand je n’ai pas d’autre choix.

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Ma véranda. Elle fait face à un magnifique rosier rouge, elle garde bien le soleil et est très confortable. Mon chat s’installe sur mes genoux, je sirote une citronnade ou un petit vin blanc et en avant pour des instants magiques d’évasion…

Pouvez-vous nous parler de votre bibliothèque ? (organisation, genres, apparence visuelle, etc.)

C’est le bazar… j’essaie de ranger mais c’est impossible. J’ai presque envie de dire qu’elle est vivante, cela bouge sans cesse. Certains partent, d’autres arrivent. Je n’ai jamais suffisamment de place et je n’ai pas encore trouvé la bonne organisation. Je suppose que dans mon cas, il n’y en a pas !

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Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

« La terre est bleue comme une orange » – Paul Eluard. (La puissance de l’imaginaire, l’amour, la joie, la vie, le désir, l’harmonie terre/flore…)

Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

Le livre perdu de Leonard de Vinci de Francesco Fioretti… gagné lors de la dernière édition de Masse Critique. Ce livre me permettra de préparer la rétrospective du Louvre.

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Une critique courte, concise qui fait état de sentiments, d’émotions après lecture, qui peut résumer éventuellement un contexte mais ne doit en aucun cas raconter le livre, ce que je vois trop souvent et qui m’agace beaucoup. J’ai même lu la critique d’un polar qui nommait le coupable… Ce n’est pas non plus un concours d’érudition.

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ? (rencontre avec auteur ou lecteurs, échange entre lecteurs, découverte littéraire…)

J’ai échangé avec un lecteur de Babelio qui m’a dit habiter Madrid. Quand je suis allée quelques mois plus tard dans cette ville, que je ne connaissais pas encore, je lui ai proposé une rencontre autour d’un café et ce fut un moment d’échange d’une rare intensité. Nous sommes restés en contact et communiquons régulièrement. En plus d’être lecteur, c’est un écrivain espagnol très connu. Une belle amitié était née, merci Babelio !

Merci à silencieuse1 pour ses réponses !

La rentrée littéraire Auzou romans, une collection jeunesse riche en découvertes

Lundi 9 septembre avait lieu chez Babelio la présentation de rentrée de la collection romans des éditions Auzou. Animée par la responsable éditoriale, Krysia Roginski, cette matinée fut l’occasion de présenter un catalogue audacieux et diversifié en présence de quatre auteurs prestigieux : Yaël Hassan, Erik L’Homme, Yann Rambaud et Eric Sanvoisin. Devant un public de lecteurs et de libraires, chaque écrivain a pu parler de son nouveau livre, le tout dans une ambiance conviviale et complice.

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Les éditions Auzou sont d’ailleurs particulièrement attachées à la création littéraire française, puisque leur catalogue compte 90 % d’auteurs francophones. Pour la responsable éditoriale, toute la particularité des éditions Auzou tient dans leur volonté de promouvoir un plaisir de lecture à travers des histoires fortes, émouvantes et drôles avec des illustrations attrayantes et de qualité. Retour sur les romans mis en avant.

Eric Sanvoisin, écrire une préquelle de fantasy

Eric Sanvoisin est notamment connu pour avoir imaginé la Saga des dragons. Son dernier roman L’Homme-dragon (paru le 22 août) en est la préquelle et raconte l’histoire des parents du héros de la saga dans un contexte de guerre acharnée entre les dragons et les hommes. L’Homme-dragon s’adresse aux jeunes lecteurs dès 9-10 ans. Le fait d’écrire une préquelle est une nouveauté pour lui : « Quand j’écris, j’aime bien me lancer des défis parce que ça m’aide à écrire et ça me donne encore plus envie d’écrireEcrire une préquelle, je n’ai jamais fait ça de ma vie. Je le fais parce que ça m’amuse. »

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Par ailleurs bibliothécaire en Bretagne, Eric Sanvoisin raconte sa double expérience : « En tant que bibliothécaire, forcément on a envie que les enfants aiment le livre, on sait bien que ce n’est pas toujours facile. Moi quand j’écris, l’idée que j’ai derrière la tête, c’est d’arriver à séduire des gamins qui n’aiment pas les livres. »

Yaël Hassan, deux romans jeunesse pour la rentrée

Pour cette rentrée, Yaël Hassan nous propose deux romans jeunesse dans des genres assez différents. Le premier, Mytho (paru le 22 août) est coécrit avec Pascal Brissy qui a proposé l’histoire de cette jeune fille menteuse, Yaël Hassan ayant, elle, créé le personnage de la vieille dame écrivaine. « C’est une belle rencontre, à la fois avec l’écriture de Pascal et avec cette histoire que j’ai beaucoup aimé écrire. J’aime bien faire des rencontres improbables. Quand deux personnes qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre, font un bout de chemin ensemble et se révèlent. »

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Avec Lilou ensuite (paru le 12 septembre), Yaël Hassan avait envie de s’adresser aux plus jeunes et inaugure une nouvelle tranche d’âge (9-11 ans) avec les aventures d’une petite fille en fauteuil roulant. « Je n’avais pas du tout envie de faire quelque chose de larmoyant, de pathétique. Je voulais que cette petite fille incarne la joie de vivre, soit extrêmement positive et se lance des défis inatteignables pour elle. » En écrivant les aventures de Lilou, l’auteure a décidé d’en faire une série pour continuer à décliner tous les objectifs que cette petite fille voulait atteindre. Vous pourrez retrouver prochainement Lilou dans d’autres tomes à paraître.

L’idéal sociétal de Yann Rambaud

L’idée derrière L’Epopée de Sem, dernier roman de Yann Rambaud (paru le 12 septembre), vient d’une nouvelle qu’il a écrite il y a quelques années. Avec ce roman, l’auteur développe cette idée avec un univers fantastique que l’on peut dater à l’Age de fer, où la nature reprend ses droits et où les humains sont plus des proies que des prédateurs. « J’ai l’impression que dans la littérature et les arts, il y a deux grands thèmes dont tout est dérivé : c’est l’amour et la mort, qu’on retrouve partout et qui nous agitent en tant qu’êtres humains. Dans Sem, le récit est devenu presque quelque chose de shakespearien, d’épique. »

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Bien que le cadre soit très primitif, le roman met en scène un personnage vivant dans une communauté d’environ trois cents personnes aux lois égalitaires : « Comme je suis travailleur social, j’avais envie de mettre dans cette société mon idéal au niveau sociétal, c’est-à-dire une parité parfaite, une solidarité, une tolérance… ». Le rapport à la nature est également très présent à travers la religion animiste, sur le modèle des peuples amérindiens. L’ouvrage est destiné aux enfants à partir de 10-11 ans mais également aux jeunes adultes et aux adultes grâce aux deux niveaux de lecture proposés. L’univers ainsi créé par Yann Rambaud se déclinera sur deux tomes dont vous pouvez retrouver le premier tome en librairie dès à présent.

Erik L’Homme ou comment conjuguer l’amour de la nature et la passion pour la littérature

Pour sa première contribution à un recueil de nouvelles avec Au cœur de la forêt, Erik L’Homme est très fier de participer à cet ensemble de textes sur le thème des arbres et de la forêt. Il s’agit en effet d’une thématique qui le touche particulièrement en tant qu’amoureux des arbres. Le recueil comprend un ensemble de dix nouvelles qui abordent la forêt et les arbres sous des angles très différents. Erik L’Homme a choisi lui de surprendre, et au lieu de choisir un genre fantastique a préféré écrire une nouvelle réaliste, inspirée d’une histoire vraie. « Ce qui me plaît dans ce thème de l’arbre et de la forêt c’est que l’arbre peut avoir un côté utile avec l’oxygène et l’ombre qu’il apporte, mais l’arbre c’est aussi bien davantage. Le jour où il n’y aura plus d’arbres, il n’y aura plus d’hommes. Je suis farouchement persuadé que l’homme reste humain grâce aux arbres. Il y a un petit peu de végétal au fond de nos gènes et ce n’est pas pour rien, nous sommes intrinsèquement liés aux arbres et à la forêt. »

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Les éditions Auzou s’inscrivent également dans une démarche écologique puisque l’ensemble des droits d’auteurs de ce recueil seront reversés à l’association Up2Green Reforestation qui œuvre pour la plantation d’arbres fruitiers en Inde. Selon Gauthier Auzou, directeur des éditions Auzou et également présent ce matin-là : « Le seul bémol du métier d’éditeur, c’est d’être obligé d’abattre des arbres pour publier des livres », d’où la volonté de s’impliquer davantage dans la protection de l’environnement à travers cette démarche.

Quelques conseils d’écrivains…

Réunir quatre écrivains autour d’une même table, c’était l’occasion rêvée pour parler d’écriture et partager quelques anecdotes amusantes sur le métier d’auteur.

Chaque auteur a sa propre méthode d’écriture. Yaël Hassan préfère écrire ses livres à la main : « J’ai toujours dit que le verbe « écrire » c’est tenir un crayon et noircir des pages. Sur un ordinateur on tape un texte. Moi je n’ai pas envie de taper mon texte, il ne m’a rien fait. C’est une torture de taper un texte. » Erik L’Homme préfère, quant à lui, écrire à l’ordinateur bien qu’il ait débuté l’écriture avec une machine à écrire : « Aujourd’hui ce qui est très amusant c’est que j’ai gardé toutes les habitudes que j’avais avec ces vieilles machines. Bien que je dispose d’un ordinateur dernier cri qui appelle l’effleurement des touches, je tape encore comme un malade ! En bibliothèque, ça me pose des problèmes et les gens viennent me voir pour me demander d’arrêter de faire du bruit. »

La rencontre se conclut avec la métaphore de l’architecte et du jardinier pour décrire les méthodes d’écriture de chacun. Explication : « On peut classer les écrivains en deux catégories même si l’on n’est pas forcément tout l’un ou tout l’autre. Le jardinier plante sa graine qui pousse sans que l’on ne sache où cela va aller alors que l’architecte ne démarre rien s’il n’a pas fait son plan avant. » Autour de la table, Yaël Hassan et Eric Sanvoisin s’identifient plus aux jardiniers tandis que Yann Rambaud et Erik L’Homme se considèrent comme des écrivains architectes… A chacun sa méthode !

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Revivez en images la matinée de rentrée des éditions Auzou avec notre vidéo :