5 BD à découvrir pour le Mois de l’Imaginaire

Pour poursuivre notre exploration des univers de la science-fiction et du fantastique à l’occasion du Mois de l’Imaginaire – et en savoir un peu plus sur les sorties du moment à ne rater sous aucun prétexte -, nous sommes allés demander conseil non pas à un libraire spécialisé SFFF comme c’était le cas en début de mois, mais cette fois à un libraire BD (avant de vous présenter un libraire jeunesse en fin de mois) !

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Nicolas tient la librairie Refuge depuis septembre 2012. Refuge ou caverne d’Ali Baba, sa librairie située au 40 rue Faidherbe dans le 11e est un joyeux foutoir dans lequel les lecteurs peuvent se perdre des heures durant pour trouver pépite sur pépite. Ici, aucun type de BD n’est plus mis en valeur qu’un autre et les zones de démarcation entre les genres sont volontairement floues : on passe facilement du manga à la BD franco-belge, des comics à la BD indépendante et des classiques aux toutes dernières nouveautés. De quoi traverser les genres et susciter sans cesse la curiosité des lecteurs.

C’est pourtant bien sur l’imaginaire que nous avons interrogé notre libraire. Quels sont les récits de science-fiction, de fantasy ou de fantastique qu’il recommande aux lecteurs en ce moment ? Il nous en a choisi cinq en précisant bien qu’ils peuvent chacun s’adresser au connaisseur le plus aguerri comme au néophyte le plus complet.

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Gou Tanabe, Dans l’abîme du temps (Ki-oon)

« Gou Tanabe continue d’adapter l’oeuvre de H.P. Lovecraft en manga chez Ki-oon après Les Montagnes hallucinées. Ce manga, qui peut tout à fait se lire indépendamment de ses autres adaptations, raconte l’histoire d’un professeur de fac – comme souvent chez Lovecraft – qui va se réveiller 5 ans après un malaise. Il n’a aucune idée, aucun souvenir de ce qui lui est arrivé pendant ces 5 ans alors il se met à enquêter mais ses recherches sur son mal profond vont l’emmener à se questionner sur la folie mais aussi sur l’existence même de l’Homme. Les interrogations éternelles de Lovecraft sont appuyées par les superbes dessins de Gou Tanabe. On retrouve de superbes planches avec des architectures incroyables. Et puis, l’ouvrage est somptueux. »

 

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Ugo Bienvenu, Préférence Système (Denoël)

« Ugo Bienvenu est en train de créer une oeuvre très intéressante sur le futur. Il s’attaque ici aux « banques de mémoires » ou « Data centers ». On est plongés dans un monde qui ressemble au nôtre. On croît être dans une démocratie mais on se retrouve assez vite chez Orwell. Le monde est focalisé sur la mémoire et surtout le manque de mémoire, d’espace pour la stocker. Le comité de censure est amené à faire disparaître des œuvres artistiques. Yves, le personnage principal, travaille justement pour ce comité – Le Bureau des essentiels – qui doit par exemple faire disparaître 2001 L’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick afin de faire un peu de place pour stocker les photos que les gens s’échangent ou leurs souvenirs personnels… La résistance viendra-t-elle des robots domestiques qui accompagnent les humains ? »

 

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Xavier Dorison et Félix Delep, Le Château des animaux (Casterman)

« J’étais un peu méfiant envers ce projet. J’avais peur d’une énième BD animalière et pourtant je me suis immédiatement plongé dans cette histoire qui fait évidemment référence à La Ferme des animaux de George Orwell. On découvre petit à petit les différents personnages et leurs situations comme Miss B. La chatte qui élève seule ses petits puis un lapin dragueur que l’on croit tout d’abord peu touché par le système totalitaire dans lequel ils sont pourtant tous plongés. Le château est en effet administré par un taureau despotique. Comment s’en sortir face à la puissance de l’animal le plus fort du château ? Les dessins sont magnifiques et sont d’autant plus impressionnants qu’il s’agit de la première BD de Félix Delep… »

 

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Ludovic Debeurme, Epiphania tome 3 (Casterman)

« Ludovic Debeurme est un artiste qui vient de la BD indépendante et dont Epiphania est peut-être la première série grand public. On est, dans Epiphania, et malgré les couleurs flashy des cases, dans un monde malade, en train de mourir. Quelque chose qui pourrait alors apparaître comme une aberration – des enfants qui naissent avec des attributs animaux – va en réalité peut-être se révéler être une chance pour la planète. Ce troisième tome marque la fin d’une trilogie très réussie. Ludovic Debeurme est un dessinateur qui travaille beaucoup le corps. On pense, en le lisant, à David Cronenberg mais aussi à des auteurs américains comme Daniel Clowes. »

 

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Tillie Walden, Dans un rayon de soleil (Gallimard)

« Une BD de science-fiction pour finir et attention, c’est plus de 500 pages qui vous attendent. Malgré sa taille, et son poids, ce roman graphique ce lit cependant très vite tant on est plongés dans l’histoire. On suit une jeune femme qui part aux confins de la galaxie restaurer des vestiges architecturales. Assez rapidement cependant, lui remontent en mémoire des souvenirs de son histoire d’amour avec une certaine Grace.
C’est une histoire très fine, très subtile dans un univers presque entièrement peuplé de femmes. S’il s’agit de SF et de vaisseaux spatiaux, on reste dans le registre de l’intime. »

 

Poursuivez avec…

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Les 5 romans de l’imaginaire choisis par Julien de La Dimension Fantastique

 

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Les 5 livres jeunesse d’imaginaire choisis par Maria de L’Enfant Lyre

Des salons aux tweets, quand auteurs et lecteurs se rencontrent

Qu’ils soient membres de Babelio ou pas, il n’a jamais semblé aussi facile pour les lecteurs de rentrer en contact avec leurs auteurs préférés. Aux librairies et aux salons littéraires, traditionnels lieux de rencontre et d’échange, se sont ajoutés depuis quelques années des réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook ou Instagram.

Ces nouveaux « lieux » ont-ils changé les liens entre lecteurs et auteurs ? Quelle place pour les maisons d’édition dans ce nouvel espace d’échanges dans lequel les barrières entre vie publique et vie privée sont parfois floues ?

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Dans le cadre de son cycle de conférences sur les pratiques des lecteurs, Babelio s’est interrogé sur ces liens à travers une étude présentée le 24 septembre 2019 lors d’une table ronde par Octavia Killian, responsable commercial et partenariat de Babelio et Guillaume Teisseire, cofondateur du site.

À leurs côtés, Arnaud Labory, directeur de l’agence La Bande, Marion Marin Dubuard, attachée de presse/chargée de communication chez Hugo Publishing et Serge Joncour, auteur, lauréat du Prix Interallié, ont été invités à partager leurs expériences et approches respectives.

De grandes lectrices en salon

L’étude a été menée du 20 août au 10 septembre 2019. 2906 internautes ont répondu, parmi lesquels beaucoup de femmes (79 %), plutôt jeunes (les deux tranches les plus représentées sont les 25-34 ans et les 34-44 ans). Pour la plupart membres de Babelio, ces derniers sont de grands lecteurs qui lisent plusieurs livres par mois, voire plusieurs par semaine pour certains d’entre eux.

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La fiction contemporaine (française puis étrangère), le polar et les littératures de l’imaginaire constituent le cœur de leurs lectures, acquises pour la grande majorité des répondants au format poche et en librairie ou dans des grandes surfaces culturelles de type Fnac ou Cultura.

De l’intérêt des rencontres physiques

En rentrant dans le vif du sujet, on constate que ces lecteurs et lectrices aiment rencontrer des auteurs et que leur enthousiasme est décroissant avec leur âge. Ainsi, si les 13-17 ans sont 92 % à déclarer aimer rencontrer les auteurs, ils ne sont plus « que » 75 % à être aussi favorables à ce genre de rencontres parmi les 65 ans et plus.

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Les lecteurs vont prioritairement se déplacer pour rencontrer des auteurs qu’ils connaissent et qu’ils ont lus (lire le livre au préalable enrichit les rencontres pour 87 % d’entre eux), même s’ils sont tout de même un certain nombre (55 % pour les hommes et 59 % pour les femmes) à découvrir de nouveaux écrivains par ce biais. La curiosité des lecteurs croît, d’après notre étude, avec leur âge. Ainsi, si 50 % des 13-17 ans privilégient des rencontres avec des auteurs qu’ils connaissent, ce pourcentage tombe à 16 % pour les seniors de 65 ans et plus. Le volume de lecture des répondants a également une influence sur leur curiosité : plus les lecteurs lisent, plus ils vont aller découvrir de nouveaux auteurs en dédicace.

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L’occasion pour Guillaume Teisseire de soulever une question auprès des intervenants : les rencontres sont-elles des outils de conquête de nouveaux lecteurs, d’un nouveau public, ou bien restent-elles surtout un outil de fidélisation de lecteurs déjà acquis à la cause ? Cela dépend des contextes pour l’écrivain Serge Joncour qui cite une tournée des bibliothèques auprès d’un public qui se serait déplacé, quel que soit l’auteur invité. Certains le connaissaient, d’autres l’ont découvert à cette occasion. À l’inverse, les rencontres en plein cœur de Paris à 19h se destinent effectivement, selon lui, à des lecteurs déjà connaisseurs qui veulent absolument voir l’auteur en question et pas un autre. Reste pour Serge Joncour le cadre des salons qui proposent souvent une telle offre d’auteurs que les lecteurs peuvent facilement venir pour « leur » auteur et en découvrir de nombreux autres.

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Pour Marion Marin Dubuard les salons sont bel et bien un espace de fidélisation et un espace de recrutement de nouveaux lecteurs : « Pour notre collection Hugo Thriller, deux ou trois auteurs de la collection se déplacent en même temps, ce qui permet à ceux qui n’en connaîtraient qu’un seul de découvrir les autres et d’avoir une vue plus précise sur la collection. C’est un schéma que nous produisons également dans notre festival New Romance pour lequel 30 auteurs se déplacent. Les lecteurs ont ainsi la possibilité de découvrir des auteurs et devenir peut-être plus attentifs à nos différentes publications. »

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Si la plupart des lecteurs apprécient les rencontres, seule une petite minorité déclare, par timidité, peur d’être déçue, contraintes spatio-temporelles ou simple volonté de s’en tenir à l’œuvre, ne pas vouloir assister à ce type de rencontres. D’ailleurs, la majorité des lecteurs interrogés déclare avoir déjà assisté à une rencontre physique avec un auteur, les clients de librairie étant présents en nombre à ces rencontres.

Quelle économie pour les rencontres ?

Attention, sujet sensible. Les lecteurs ne sont que 5 % à avoir participé à une rencontre payante avec un auteur. Le format est éminemment gratuit même s’il faut bien sûr parfois passer à la caisse lors des salons littéraires (on se souvient des nombreux débats quant au prix des places du Salon Livre Paris, sujet régulièrement remis en cause par les visiteurs ou les auteurs). 22 %, soit près d’un quart tout de même des lecteurs, seraient disposés à participer à des rencontres payantes, à condition qu’il s’agisse d’un format plus long, en plus petit comité que ceux auxquels ils sont habitués.

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Arnaud Labory pense qu’il y a des pistes à chercher « notamment du côté de l’hybridation comme ce que peut faire Olivier Chaudenson avec la Maison de la Poésie ou Les Correspondances de Manosque par exemple qui nécessitent d’avoir un lecteur professionnel et/ou un musicien. C’est quelque chose que l’on peut payer, que l’on doit même payer. Il faut développer ce genre de choses pour rendre la littérature sexy et attractive. Il faut qu’il y ait de plus en plus d’événements, de performances autour du livre. C’est aussi le travail des professionnels du livre : le montrer sous d’autres aspects, plus spectaculaires. C’est, je crois, l’enjeu des années à venir.« 

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Une vision partagée par Marion Marin Dubuard : « Il faut trouver de nouvelles passerelles entre l’auteur et le lecteur et cela peut passer par des événements qui allient différentes pratiques, différents arts. Qu’est-ce qu’on peut proposer pour donner encore plus envie aux gens d’aller vers les livres ? La question du paiement est évidemment importante : qu’est-ce qu’on va proposer, qu’est-ce qu’on va apporter aux lecteurs ?« 

L’auteur de Chien-loup nuance un peu les échanges : « C’est une question compliquée, car j’entends aussi les libraires qui sont inquiets de devoir rémunérer l’auteur quand celui-ci vient pour une rencontre. Il y a un équilibre tellement fragile dans l’édition. Être auteur est un métier sans aucune garantie, totalement périlleux. Il faut porter une forme de flamme.« 

Les dédicaces plébiscitées 

Les salons du livre, foires et autres festivals sont la principale arène de rencontres, devant la libraire, la bibliothèque ou encore Babelio (oui, nous organisons de nombreuses rencontres toute l’année \o/). C’est principalement pour des dédicaces, jugées plus propices aux échanges, que les lecteurs se déplacent même s’ils sont presque la moitié à également assister à une rencontre ou table ronde. Les autres manifestations, lecture d’une œuvre ou atelier d’écriture, ne concernent qu’une minorité de lecteurs.

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La dédicace est également pour les lecteurs le souvenir d’un moment privilégié qui permet à « l’objet livre » de devenir unique : « Après, c’est vraiment MON livre. » Et pour une séance de dédicaces vraiment mémorable (notamment pour les 18-24 ans), l’éditeur ou l’auteur est invité à proposer quelques goodies, une petite attention plébiscitée pas les lecteurs.L_auteur et ses lecteurs - Septembre 2019_p016.jpg

Amis auteurs, rassurez-vous, si les lecteurs aiment prendre une photo lors des dédicaces, c’est principalement pour un usage personnel. En revanche, les lecteurs sont susceptibles de changer d’avis de manière positive ou négative sur un livre, après avoir rencontré son auteur. Une idée qui laisse Serge Joncour songeur : « Cela rend l’exercice encore plus périlleux…« 

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Les lecteurs se déplacent souvent hors de leurs villes pour rencontrer des auteurs même s’ils ne les suivent pas dans plusieurs de leurs déplacements. Des déplacements que Serge Joncour effectue volontiers : « C’est le fait d’être auteur qui m’a permis de voyager et de découvrir autant de villes et de villages en France. J’ai rencontré de nombreuses personnes aux profils très différents à travers mes tournées de librairies. Pour moi, le véritable danger pour un écrivain, c’est de rester seul face à sa page blanche. Pour une rentrée littéraire, je fais à peu près une centaine de déplacements. Je ne vois pas cela comme une corvée, je vois ça comme un cadeau, comme une chance.« 

Les vaches sont paysagistes. pic.twitter.com/0hweyFIO3M

Des lecteurs connectés

Comment les lecteurs se tiennent-ils informés des événements de rencontre avec les auteurs ? Principalement via les réseaux sociaux des auteurs qu’ils suivent (56 %) ou de leurs maisons d’édition (36 %), leur librairie (53 %), mais aussi la newsletter de Babelio (vous n’êtes pas inscrit ?) ou encore les sites d’actualité littéraire.

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De fait, ils sont 81 % à utiliser les réseaux sociaux, sur Facebook, mais aussi, pour les plus jeunes d’entre eux, sur Instagram. Ainsi, 83 % des 13-17 ans suivent leurs auteurs sur Instagram. Les 65 ans et plus ne sont que 10 % à les suivre sur ce réseau. Sur Facebook, c’est l’inverse ! Twitter reste minoritaire, quelle que soit la tranche d’âge.

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Plus les lecteurs lisent de livres, plus ces derniers disent suivre des auteurs sur les réseaux sociaux même si la moitié des lecteurs se concentrent sur 5 à 10 auteurs. Seuls 18 % des lecteurs interrogés déclarent suivre plus de 20 auteurs sur les réseaux sociaux. Les lecteurs contribuent-ils sur ces pages auteurs ? Cela dépend de leur rythme de lecture : plus les lecteurs lisent, plus ils échangent avec les auteurs sur leurs comptes. Naturellement, les acheteurs en ligne ont des pratiques web plus développées que les clients de librairies et contribuent plus que ces derniers sur ces mêmes comptes.

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Serge Joncour précise tout de même qu’il existe plusieurs types de pages auteur : les pages personnelles tenues par ces derniers, vecteurs de communications qui sortent de la simple promotion avec certes de temps en temps des infos sur les livres ou les articles les concernant parus dans la presse, et les pages auteurs plus professionnelles utilisées uniquement par ces derniers ou par les maisons pour promouvoir leurs œuvres ou lancer des concours : « Ce ne sont pas les mêmes démarches et l’engagement des lecteurs n’est sensiblement pas le même.« 

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Pour Arnaud Labory, le plus important pour un auteur c’est d’être naturel et sincère : « Certains auteurs nous demandent des conseils quand ils signent dans une maison. Ils ne savent pas forcément quoi faire, quel ton prendre. Je leur dis qu’ils n’ont pas à se forcer à parler avec les gens s’ils n’aiment pas ça. Il ne faut pas que les échanges paraissent factices. La maison d’édition doit aussi savoir parfois prendre le relais et créer le contenu pour que l’engagement soit fort si l’auteur n’est pas à l’aise avec les réseaux sociaux. Le seul bémol évidemment, comme le soulignait Serge Joncour, c’est que la relation avec l’auteur est désincarnée.« 

Des auteurs présents sur les réseaux

On a demandé aux lecteurs quels auteurs ils suivaient sur les réseaux sociaux. On retrouve, sans grande surprise, les auteurs parmi les plus populaires en librairie : Maxime Chattam, Franck Thilliez, Virginie Grimaldi, Olivier Norek ou encore Stephen King. Ces auteurs, cités spontanément (à gauche de l’image ci-dessous, la liste des auteurs cités par les lecteurs), ne sont pourtant pas forcément les plus suivis en ligne (à droite de la même image, leur nombre d’abonnés/followers).

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La présence des auteurs sur les réseaux sociaux est quoi qu’il en soit primordiale pour Marion Marin Dubuard même si l’éditeur doit être présent pour l’accompagner en ligne : « Avec la baisse de l’impact de la presse, il est en effet important que les auteurs soient présents sur les réseaux sociaux. Un message posté par un auteur, une annonce peuvent être vus énormément de fois en très peu de temps. On accompagne beaucoup les auteurs pour leur recommander des formats, leur donner des idées sur la meilleure façon d’envoyer un message pour ne pas qu’il soit perdu dans l’immensité d’internet. Nous avons de notre côté assez peu d’auteurs qui ne sont pas sur les réseaux sociaux. » Arnaud Labory de surenchérir : « Les règles des médias sociaux changent tous les jours. C’est à nous de suivre ces règles parfois techniques pour conseiller au mieux les auteurs. Nous ne leur donnons par exemple pas le meilleur horaire pour poster sur Facebook, mais l’heure à laquelle ils se planteront le moins ! »

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Arnaud Labory précise par ailleurs qu’il y a un moment important dans la vie d’un auteur,  quand celui-ci devient une personnalité publique : « Notre travail est souvent de transformer l’écrivain et son livre en « objets » connus et reconnus. Comment va-t-on travailler ensuite ses réseaux sociaux ? C’est peut-être plus le travail du communicant de la maison d’édition de réfléchir à cela. On a récemment dû gérer par exemple un cas particulier autour de Sofia Aouine, une auteure peu connue avant son passage à « La Grande Libraire » et qui a ainsi été exposée au grand public du jour au lendemain. Elle a très rapidement été la cible de critiques odieuses de la part de certains sites d’extrême droite. Comment gérer ce genre d’attaques ? C’est un moment pivot dans la carrière d’un auteur. Dans ces exemples précis, on a dû laisser passer la vague.« 

Qu’attendent exactement les lecteurs de ces pages auteurs ? Avant tout des informations sur leurs nouvelles parutions, sur leurs actualités, mais aussi des extraits ou informations concernant leur travail en cours. Leur vie privée intéresse surtout les plus jeunes même si tous, en très grande majorité, quelle que soit la tranche d’âge, apprécient que les auteurs s’expriment sur des sujets extra-littéraires.

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Ce point sur le manque d’intérêt supposé pour la vie privée des auteurs n’est pas forcément constaté par Marion Marin Dubuard dans le secteur de la New Romance : « Chez Hugo Romance qui regroupe une communauté de grandes lectrices, très fidèles et qui adorent se déplacer en salons, l’échange est primordial et ces dernières aiment beaucoup échanger avec nos auteurs sur les réseaux de façon à connaître leurs plus grandes tristesses et leurs plus grandes joies. Une auteure a récemment annoncé sa grossesse sur les réseaux : les lectrices étaient très nombreuses à lui envoyer des messages de félicitations sur les réseaux sociaux. Nos lectrices apprécient ainsi énormément avoir des instants de vie privée qui les rapprochent de leurs auteurs. Cela leur permet également de mieux comprendre comment elles écrivent. Les éditeurs découvrent ces liens intimes dans les salons ou en festival : elles se reconnaissent même quand elles ne se sont vues qu’une fois.« 

La place de Babelio dans ces échanges

Quid de Babelio ? LE réseau social des livres et des lecteurs ? Et bien si de nombreux auteurs y sont présents et si les membres savent que les auteurs consultent leurs critiques, le site reste avant tout une communauté de lecteurs et ils ne sont que 15 % de lecteurs inscrits à avoir échangé avec des auteurs sur le site. Il s’agit dans la plupart des cas d’échanges autour de leurs critiques de livres. De 13 à 44 ans, les lecteurs sont en majorité persuadés que leur critique peut influencer l’auteur. Les lecteurs de plus de 45 ans sont quant à eux plus circonspects…

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Serge Joncour confirme, comme de nombreux autres auteurs, consulter le site et les critiques publiées sur ses livres – ou sur les nouvelles parutions. Lui-même a un compte de membre sur Babelio mais dit surtout échanger avec ses lecteurs sur le site lorsque sort un de ses romans. Ses échanges avec les lecteurs restent tout de même rares.

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De fait, les lecteurs ne pensent pas que les auteurs devraient forcément répondre aux critiques publiées sur le site. Les lecteurs sont par ailleurs assez peu nombreux à exprimer, à l’écrit ou de visu, des réserves aux auteurs et sont partagés quant à ce qu’ils peuvent dire à ces derniers. Deux lignes jaunes à ne pas franchir : l’intime et la critique non argumentée. Des lignes jaunes probablement partagées par les écrivains et les éditeurs.

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Voici les conclusions de notre étude ! Vous pouvez retrouver la totalité de notre étude ici. Avez-vous également échangé avec des auteurs sur Babelio ou les réseaux sociaux ? N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire de l’article.

 

Le jeu de l’été 2019 : Des lecteurs à l’écran (2)

On vous propose un nouveau jeu pour cet été. Après un été 2018 placé sous le signe de la musique, ce sont les cinéphiles et sérivores qui sont à l’honneur cette année !

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Voici notre deuxième série de captures d’écran de films dans lesquels les personnages lisent ou parlent de livres (la première session autour des séries TV est toujours accessible ici et les réponses sont données en bas de l’article). Dans chacun des plans, un ou plusieurs livres sont en tout cas visibles. Votre but du jeu ? Découvrir de quel film il s’agit à chaque fois (nous ne vous demandons pas le nom du livre) et répondre en commentaire (ils seront cachés jusqu’à la fin du jeu).

Cette deuxième session, ouverte du 5 août au 26, est consacrée aux films.

Exemple de capture d’écran : De quel film est extraite cette image ?
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Exemple de réponse attendue : « image 41 : Mais de La Petite Sirène, bien sûr ! »

A vous de jouer pour de vrai ci-dessous. Il y a du facile et du moins facile, de vieux films et des plus récents. Un même film n’est jamais référencé deux fois, mais il se peut qu’un réalisateur voit plusieurs de ses films mentionnés.
Vous avez jusqu’au lundi 26 août 18 h pour jouer.

Nous tirerons au sort deux participants de chaque session (deux pour la session de juillet et deux pour la session d’août) pour recevoir des livres de la rentrée littéraire !

N’hésitez pas à participer même si vous n’avez pas tous les résultats d’un coup 🙂

Mise à jour du 26/08/2019 : les réponses détaillées sont indiquées en bas de l’article et les gagnants seront contactés rapidement. Un grand merci pour votre participation, vos réponses et votre enthousiasme 🙂 

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Mise à jour du 26 août à 18h :

Et voici toutes les réponses de la seconde session de notre jeu :

1. Il fallait évidemment reconnaître Pulp Fiction de Quentin Tarantino, sorti en 1994. Palme d’or au festival de Cannes la même année, cette triple histoire de gangsters angelins a non seulement été un grand succès critique et publique mais à également profondément influencé le cinéma occidental. On ne compte plus, depuis la sortie de ce film, les oeuvres « tarantinesques », c’est-à-dire non linéaires, plus ou moins violentes et aux bandes-sons survoltées.  A-t-il, avec ce film, réussi à être le « Bob Dylan du cinéma« , en révolutionnant le neuvième art comme Dylan avait révolutionné la pop musique ?

L’influence de Quentin, grand lecteur -de 
Elmore Leonard notamment dont il adapta Punch Créole sur grand écran sous le nom Jackie Brown-, est quoi qu’il en soit plus littéraire qu’on ne pourrait le croire : « J’ai eu l’idée de faire quelque chose que font les romanciers mais pas les réalisateurs : raconter trois histoires distinctes avec des personnages qui vont et viennent dans chacune d’entre elles mais dont l’importance diffère selon l’histoire » déclara-t-il dans le NY Times selon Wikipédia.

Anecdote amusante pour les spectateurs du film : il se passe toujours quelque chose d’important quand le personnage interprété par John Travolta va au toilettes ! Sa lecture ici est celle des aventures de Modesty Blaise, un personnage de BD britannique créé par Peter O’Donnell qui a toujours fasciné Tarantino. Il avait d’ailleurs demandé à Neil Gaiman d’écrire un script pour un film mais cela ne s’est hélas jamais matérialisé sur le grand écran. Serait-ce le 10ème -et ultime- film de Tarantino ?

 

2. Cette image est extraite du film Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution de Jean-Luc Godard et sorti en 1965. Ce pur film de science fiction (dont le titre provisoire était Tarzan contre IBM), met en scène un agent secret chargé de se rendre à Alphaville où les sentiments humains ont disparu et où un ordinateur régit la ville.

Fin lettré, Jean-Luc Godard parsème son oeuvre de références littéraires. Si Jean Cocteau a été l’une des influences principales de ce film, les citations ou allusions à Jorge Luis Borges ou à George Orwell sont ainsi légions. Comme le suggérait notre image, c’est cependant Paul Eluard le véritable héro du film. Son livre Capitale de la douleur que lit le personnage incarné par Anna Karina a en effet un rôle déterminant dans l’intrigue même si les poèmes d’Eluard utilisés sont en réalité souvent un collage de plusieurs poèmes issus de différents recueils. Il n’en demeure pas moins que ce film est un superbe hymne au pouvoir de l’art et de la poésie.

 

3. On pourrait nous reprocher d’avoir utilisé ici une image issue d’un remake. Oui, l’image est tirée de Vous @vez un message(1998) de la reine des comédies romantiques Nora Ephron avec dans les rôles principaux un couple iconique : Tom Hanks et Meg Ryan. Ce film est en effet une version plus actualisée du superbe film de Ernst Lubitsh Rendez-vous / The shop around the corner, sorti en 1940 et lui-même adaptation libre d’une pièce de théâtre.

L’idée est la même : deux personnes tombent amoureux l’un de l’autre par messages interposés. Ils ignorent cependant qu’ils se connaissent dans la réalité et se détestent cordialement ! Nora Ephron modernise cependant l’intrigue en passant des petites annonces à internet et transpose le cadre de la maroquinerie utilisée par Ernt Lubitsh par celui des libraires qui, avouons-le, nous intéresse ici un peu plus ! De nombreuses références littéraires sont d’ailleurs présentes dans le film, Nora Ephron étant une grande fan d’Orgueil et préjugés. Son décès en 2012 nous prive d’ailleurs hélas d’un très beau projet autour de Jane Austen.

Vous avez donc rendez-vous : Les deux films suffisamment différents et intéressants pour justifier que vous les regardiez tous les deux 🙂

4. Peu de difficulté avec cette image, évidemment tirée du film La Belle et la Bête des studios Disney et sorti sur les écrans en 1991. Librement inspiré du conte éponyme de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, publié en 1757, ce film est l’un des plus célèbres des studios et le premier dessin animé à recevoir le Golden Globe du meilleur film musical ou de comédie. Une victoire pour les studios qui avaient déjà tenté, sans succès, d’adapter le conte dans les années 1940. Le film de Cocteau dissuada Walt Disney de réaliser sa version mais sert à son tour d’inspiration pour l’équipe du film de 1991.

Pour la petite histoire, on a hésité à publier, pour le jeu, une image tirée de l’adaptation en prises de vues réelles sortie en 2017 par les studios Disney mais on s’est dit que les images étaient évidemment un peu moins reconnaissables. Qu’aviez-vous pensé de cette adaptation ?

5. Cette image est issue du film Irréversible de Gaspard Noé sorti sur les écrans en 2002. C’est l’actrice Monica Bellucci qui apparaît dans cette séquence bien éloignée des insoutenables violences dépeintes dans le film.

Spoiler Alert : C’est la dernière scène du film mais en fait la première chronologiquement. Le personnage incarné par Bellucci est en train de lire le livre An experiment wih time du philosophe JW Dunne, un essai dans lequel il est question du temps présent mais aussi des rêves prémonitoires. Comment expliquer les rêves prémonitoires (vécus par l’auteur) ou les sentiments de déjà-vu ? Le temps n’est pour lui pas linaire et on peut, dans nos rêves, se « déplacer » dans notre entière existence. On ne peut peut-être pas s’y déplacer physiquement mais on peut accéder à des souvenirs d’événements futurs, des événements que l’on va vivre à un point ultérieur de notre existence. Les rêves prémonitoires ne prédisent pas l’avenir, ce sont des sortes de souvenirs auxquels on peut accéder.

Si le livre est peu présent en France, il est extrêmement connu dans le monde anglo-saxon et a inspiré ou fait réagir de nombreux écrivains, de J.R.R. Tolkien à HG Wells.

La question du temps est très importante dans ce film. Le temps détruit-il tout comme le cela est suggéré tout au long du récit ?

6. C’est l’actrice Margot Robbie que l’on peut voir dans cette image tirée du film Suicide Squad de David Ayer, publié en 2016.

Le film, adaptation sur grand écran des comics DC, raconte l’histoire d’un groupe de méchants, des super-vilains de l’univers DC : On retrouve ainsi Deadshot (incarné par Will Smith), El Diablo, Katana et donc Harley Quinn incarnée par Margot Robbie.
Ce personnage est apparu pour la première fois dans la (géniale) série animée de 1992 (ceux qui ont grandi avec les Minikeums savent de quoi on parle) et est depuis devenu un personnage récurrent de l’univers de Batman. Harley Quinn est une psychopathe qui accompagne le Joker en tenue d’Arlequin.

Si le film de David Ayer n’a pas été très bien accueilli par la presse, la prestation de l’actrice américaine a été plébiscitée et il est fort probable que l’actrice renfile le costume d’Arlequin pour de futurs films de l’univers DC la mettant en scène.

A noter qu’elle lit dans cette image une romance de Molly O’Keefe intitulée Plus si affinité en français. Une histoire de rédemption…

 

7. C’est une adaptation qu’il fallait trouver ici, en l’occurrence celle de la nouvelle Petit déjeuner chez Tiffany de Truman Capote devenue sur grand écran Diamants sur canapé (1961).

Signée Blake Edwards, cette comédie (ou est-ce plutôt un drame ?) romantique met en scène Audrey Hepburn. Si tout le monde adore Audrey Hepburn et que son interprétation fut remarquée au point de devenir iconique dans l’imagerie collective, Truman Capote fut lui très en colère lorsqu’il apprit que c’est elle qui tiendrait le rôle au lieu de Marylin Monroe, auquel il pensait plutôt lors de la rédaction de la nouvelle. Le ton plus léger du film n’a pas arrangé les choses pour l’écrivain, comme le rappellent les Inrocks qui citent l’auteur : »Le roman était assez amer en réalité, déclara-t-il dans une interview accordée à Playboy, et Holly Golightly était ‘vraie’ : une dure à cuire, strictement rien à voir avec Audrey Hepburn. On a fait du film une mièvre lettre d’amour à New York et à Holly. Par conséquent, c’était un film léger et charmant alors qu’il aurait dû être pesant et déplaisant. Le film et mon travail avaient à peu près autant en commun que les Rockettes avec l’étoile Galina Ulanova. »

La fin du film est également très différente de celle du livre et ne plait pas à tous les lecteurs de Truman Capote même si l’immense succès du film donné une notoriété nouvelle à l’écrivain.

8. Bon, tout le monde a vu Le Cercle des Poètes Disparus, n’est-ce pas ? Si ce n’est pas le cas, je pense qu’on serait nombreux à vous conseiller de voir ce film du désormais très rare Peter Weir avec Robin Williams dans l’un de ses rôles les plus émouvants, celui d’un professeur de poésie pour « l’élite » de la jeunesse américaine. Son enseignement non conformiste va bouleverser la vie de ses étudiants et leur conception du monde. Sa devise : profiter de l’instant présent.

La poésie et le théâtre de Shakespeare ont un très grand rôle dans ce récit initiatique même s’il est aussi question de Robert Frost ou de Henry David Thoreau.

A noter que s’il existe un roman intitulé Le Cercle des poètes disparus (et qui connait un certain succès sur Babelio) signé Nancy H. Kleinbaum, il s’agit d’un novélisation du film et non l’inverse. 

 

9. Only Lovers left Alive est un film de l’un des grands représentants du cinéma indépendant américain, Jim Jarmush. Sorti en 2014, il raconte l’histoire d’amour d’un vieux couple de vampires immortels : Adam et Eve.

Si Ada est un musicien qui se lamente sur l’état actuel du marché du disque, Eve, jouée par Tilda Swinton, est quant à elle une bibliophile convaincue et dont l’appartement croule sous les livres. Des internautes ce sont naturellement penchés sur sa collection pour dresser une liste non exhaustive de ses lectures. On y retrouve des auteurs issus des horizons les plus éloignés comme Jules VerneYukio MishimaLudovico Ariosto ou encore Elik Shafak.

Bien sûr, on retrouve également dans le film toutes les obsessions culturelles de Jim Jarmush : William Blake, Tesla ou encore William S. Burroughs.

 

10. Deuxième film de Quentin Tarantino cité dans notre article : Inglourious Basterds, sorti en 2009. Parmi le casting international du film (la communication et le language sont les thèmes principaux du film) on retrouve plusieurs acteurs français dont Mélanie Laurent en jeune juive pourchassée par les nazis à la tête desquels le colonel fou Hans Landa.

On remarque encore une fois qu’il décidément n’est pas rare de croiser dans l’oeuvre du réalisateur des personnages qui lisent ou qui ont en tout cas un livre à la main lors de scènes déterminantes. C’est également le cas dans Once Upon a time in Hollywood. Dans ce dernier film, le personnage interprété par Leonardo DiCaprio, un acteur au tournant de sa carrière, sanglote en lisant un médiocre livre de western dans lequel il croit se reconnaître.

Dans Inglourious Basterds, le personnage lit un exemplaire des aventures de Simon Templar : Le Saint à New-York de Leslie Charteris (publié en 1936).

 

11. Retour parmi les grands classiques du cinéma américain avec cette scène issue de Fenêtre sur cour, l’un des nombreux chefs-d’œuvre d’Alfred Hitchcock (certains considèrent que c’est l’un des plus grands films de tous les temps…). L’actrice est Grace Kelly, lisant ici, dans la scène finale du film -pardon pour le spoiler- un livre quasi-introuvable en France : Beyond The High Himalayas, un guide de voyage signé William O. Douglas. Elle le troque cependant bien vite pour un magazine de mode !

A noter que le film est l’adaptation d’une nouvelle de William Irish intitulée It Had to be murder. Si le film est devenu bien plus connu que la nouvelle, William Irish est un auteur de polar prolifique et très respecté. Il est notamment l’auteur de La mariée était en noir.

 

12. La scène évoque plus un film de SF style L’armée des 12 singes mais il s’agit bien d’une image tirée d’Harry Potter et plus exactement du troisième volet de l’adaptation cinématographique des aventures de Hermione (et de son ami le sorcier) : Le Prisonnier d’Azkaban.

Réalisé par Alfonso Cuaron (recommandé par Guillermo Del Toro qui refusa la rôle -il s’en mord encore les doigts), ce troisième épisode, bien plus sombre que les précédents réalisés par Chris Colombus, est pour de nombreux spectateurs, le volet le plus réussi de la saga, et pour certains une étape majeur dans le cinéma pour adolescents.

La question a souvent été posée sur les forums des fans de la saga : pourquoi un sorcier lirait-il un livre destiné aux moldus ? Certains ont avancé une explication assez convaincante : cette scène permet d’annoncer aux spectateurs un élément très important de ce troisième volet, le voyage dans le temps.

Du reste, cet ouvrage de vulgarisation scientifique de l’un des plus célèbres physiciens du XXème siècle Stephen Hawking est une lecture recommandée à tous, moldu ou pas.

13. Il aurait été insensé de ne pas inclure dans ce jeu l’une des plus grandes saga de cinéma du XXème siècle ! Cette scène est bien entendu issue du troisième volet des aventures d’un célèbre aventurier : Indiana Jones et la dernière croisade (1989).

Des débats continuent d’exister pour déterminer quel volet de la saga est le meilleur. Est-ce le premier qui a fait découvrir au monde entier les joies et les dangers du métier d’archéologue ? Le second qui a terrorisé une génération entière de gamins ou bien le troisième dont l’humour a au contraire galvanisé cette même génération ? (Oui, étonnamment, personne ne tient compte du quatrième volet).

C’est bien du troisième volet de la saga imaginée par Steven Sielberg et George Lucas que nous avons tiré notre image. On y retrouve Indy et son père, incarné par Sean Connery dans son deuxième rôle le plus iconique après James Bond. Ce n’est pas autour d’un roman que les deux Jones échangent mais à propos des notes sur le Graal récupérées par Indy père.

Depuis ce film, on n’est quelques uns à ne plus jamais partir en voyage sans un carnet de voyage…

14. Cette image vient du film Seven (ou Se7en) de David Ficher sorti en 1995. Difficile d’oublier ce film et sa fin. C’est l’une des plus traumatisantes du cinéma et les producteurs ont d’ailleurs absolument tout fait pour qu’elle soit adoucie. C’était sans compter sur l’opiniâtreté de David Fincher qui pensait que la fin était la clef de voûte du film. On retrouve dans ce long métrage policier Brad Pitt, hors champs dans notre image, et Morgan Freeman ici entouré d’une belle pile de livres. Les deux détectives chassent un tueur en série particulièrement violent qui s’inspire des 7 péchés capitaux. Peut-être que la lecture des livres de Thomas d’Aquin les aideront à dresser le portrait du tueur et à le capturer.

Les lecteurs de littérature britannique auront peut-être remarqué que le nom du très cultivé détective incarné par Morgan Freeman, William Somerset, est inspiré de W. Somerset Maughan. Il se trouve être l’écrivain préféré de Andrew Kevin Walker, le scénariste du film qui proposait là son premier scénario à Hollywood.

15. Le patient Anglais est un film réalisé par le regretté Anthony Minghella, en fait une adaptation du roman L’Homme flambé de Michael Ondaatje. Grand succès public et critique, le film a absolument tout raflé aux Oscars 1997. Dans les rôles principaux on retrouve l’actrice française Juliette Binoche et le britannique Ralph Fiennes.

Dans ce film, Juliette Binoche incarne Hana une lumineuse infirmière qui s’occupe, en pleine Seconde guerre mondiale, d’un mystérieux « homme flambé », un grand blessé dont tout le monde ignore l’identité. Ce dernier transportait avec lui un ouvrage, un livre qui va passionner Hana.

Si c’est le réalisateur qui signe le scénario du film, Michael Ondaatje a été très impliqué dans sa production et a aidé le monteur Walter Murch dans le montage très compliqué du film en raison de ses innombrables flash-backs.

16. On retrouve Anthony Minghella dans la production de The Reader qui met une nouvelle fois en scène Ralph Fiennes mais cette fois-ci avec Kate Winslet comme partenaire de jeu. Le film est réalisé par Stephen Daldry d’après le roman éponymede Bernhard Schlink et est sortie en 2009.

Egalement récompensé par une multitude de prix, le film raconte la terrible histoire d’une Allemande qui demande dans les années 1950 à son jeune amant de lui lire des romans à voix haute. Quelques années plus tard, cet amant la reconnait parmi un groupe de femmes accusées d’avoir été des gardiennes SS et coupables d’avoir tuées 300 jeunes femmes juives…

Si cela a été critiqué par la presse, le jeu en anglais et non en allemand des acteurs a été suggéré par l’auteur du roman lui-même qui pense que cette histoire va bien au-delà de la Seconde guerre mondiale.

17. C’est du film Moonrise Kingdom (2012) de Wes Anderson qu’est extraite cette image. L’histoire du film est celle d’une histoire d’amour entre deux enfants qui font tout pour passer du temps ensemble. Pour cela, ils doivent s’enfuir de leurs environnements respectifs.

Dans ses bagages, la jeune Suzy emporte six livres « empruntés » à la bibliothèque ( Shelly and the Secret UniverseThe Francine Odysseys,The Girl from JupiterDisappearance of the 6th Grade,The Light of Seven Matchsticks & The Return of Auntie Lorraine): ce sont des livres qu’elle lit le soir à Sam mais inutile de les chercher dans votre librairie, ils n’existent que dans le film !

Des courts animés illustrant la lecture des extraits des livres par Suzy devaient êtres montrés dans le film mais ont finalement été supprimés du montage final. Vous pouvez les retrouver ici.

18. Cette image qui peut aisément être utilisée en Gif est extraite d’un film culte : Donnie Darko. Réalisé en 2001 par Richard Kelly, le film n’a pas connu de grand succès (la bande annonce montrant un crash d’avion quelques temps après les événements du 11 septembre n’aidant pas tellement) avant d’être réhabilité chemin faisant par des cinéphiles du monde entier.

L’histoire, un brin déjantée, est celle d’un adolescent timide mais intelligent qui a pour ami imaginaire un lapin géant. Ce dernier lui annonce que la fin du monde est prévue pour dans 28 jours…

L’ombre de Watership Down de Richard George Adams plane dans ce récit même si d’autres romans ou écrivains sont cités, et plus particulièrement Les Destructeurs de Graham Greene


19. Tout le monde aura je pense reconnu 
Bridget Jones, personnage culte créé par Helen Fielding et interprété à l’écran par Renée Zellweger. Quatre romans et trois films auront fait la popularité de ce personnage de jeune célibataire maladroite et enrobée qui recherche l’amour parfait.

De l’aveu même de l’auteur, le roman original est une adaptation moderne (et très libre) d’Orgueil et Préjugés de Jane Austen. Dans le roman, Bridget est obnubilée par Colin Firth qui incarne Fitzwilliam Darcy dans l’adaptation sur la BBC d’Orgueil et Préjugés. Grande réussite du casting et clin d’oeil parfait aux fans, c’est ce même acteur qui incarne Mark Darcy dans le film.

20. Pas de piège avec cette image tirée de Là-haut des studios Pixar (2009).  Cette scène est tirée du début du film alors que Carl Fredricksen vit encore avec sa femme dans leur maison. Cette très touchante scène qui forme l’intro du film peut être visionnée ici mais ne nous en voulez pas si vous sortez les mouchoirs…

Hormis cette image, qui représente un couple heureux qui lit ensemble des livres, et que l’on aime forcément, peu de références littéraires sont à noter ici.

 

21. Adaptation du roman Club Dumas de Arturo Pérez-Reverte par Roman Polanski, La neuvième porte met en scène un Johnny Depp chasseur de livre autour duquel les cadavres semblent s’accumuler.

Roman Polanski a aimé et parfaitement compris le livre de l’écrivain espagnol comme en témoignent ses propos retranscrits sur Allociné : « C’est un superbe divertissement, un roman baroque, ludique, foisonnant, ouvrant sans cesse de nouvelles pistes, vraies ou fausses. J’y ai pris un grand plaisir, mais il m’a semblé que sa transposition exigeait des choix précis et rigoureux » (extrait d’un entretien accordé à Olivier Eyquem).

Le grand talent de Reverte dans ce livre est d’avoir fait de la littérature elle-même un immense terrain de jeu dans lequel évolue une sorte de détective érudit mais, dans la grande tradition du roman noir, rapidement aussi perdu que le lecteur lui-même. Il est question dans le récit d’un chapitre perdu des Trois Mousquetaires et d’un livre écrit possiblement par le diable lui-même.

Dommage que Polanski n’ait pas gardé cette double trame pourtant consubstantielle l’une à l’autre pour ne garder que le plus clinquant. Si l’on retrouve un très sobre Johnny Depp dans quelques magnifiques bibliothèques, la déclaration d’amour de Reverte au monde du livre (rare) s’est un peu perdue sur grand écran.

 

22. On retrouve ici un film de Jim Jarmush. Cette image est extraite de son film Ghost Dog, la voie du Samouraï dont le rôle est tenu par Forest Whitaker. Le pitch est le suivant  : l’acteur incarne un tueur à gages new-yorkais qui vit selon les préceptes du Hagakure, code d’honneur des samouraïs. Ce sont ces mêmes préceptes que lit le personnage dans cette image.

Largement inspiré par le film Le samouraï de Jean-Pierre Melville, Ghost Dog fait de nombreux ponts entre la culture japonaise médiévale et la culture hip-hop contemporaine. La musique originale du film est d’ailleurs signée par le rappeur RZA, lui-même passionné d’arts martiaux. Il a ainsi participé aux musiques du film Kill Bill du décidément incontournable Tarantino et de la série animée Afro Samurai de Takashi Okazaki.

Si vous avez aimé le film, sachez qu’une série serait en cours de préparation.

 

23. L’auteur était venu en personne chez Babelio pour nous parler de son travail et nous montrer quelques images des coulisses des tournages des adaptations de ses livres au cinéma ! Il s’agit bien sûr de Brian Selznick, auteur de L’invention de Hugo Cabret, adapté au cinéma par l’immense Martin Scorsese.

Véritable déclaration d’amour au cinéma le film est très fidèle au roman graphique de Selznick, déjà plébiscité par les lecteurs Babelio. On peut ainsi citer Darkmoon qui juge dans sa critique que « Brian Selznick nous livre un conte poétique et sublime baigné d’un univers enfantin, fait de magie et de cinéma, un roman d’aventures formidablement mené avec beaucoup d’inventivité et d’imagination.  »

Les livres ont aussi leur importance dans le récit et plus particulièrement le livre Robin Hood le proscrit d’Alexandre Dumas.

 

24. Cette image en couleur est issue d’un film pourtant largement en noir et blanc : Pleasant Ville de Gary Ross sorti au cinéma en 1998.
Deux jeunes gens dont une peu conformiste Jennifer (Reesse Witherpoon) vont être téléportés dans une série télé en noir et blanc bien austère.

Leur vie réglée comme du papier à musique va être bouleversée par l’arrivée de ces deux jeunes gens et surtout celle de la délurée Jennifer. Cette dernière va rapidement apporter de la couleur, littéralement, à leurs vies et cela passe notamment par la littérature.

 

25. Vous avez été nombreux à reconnaître les personnages du film The Shining de Stanley Kubrick. On retrouve ici Wendy Torrance et son fils Danny. Il s’agit bien sûr de la femme et du fils de Jack Torrance incarné au cinéma par Jack Nicholson (on a fait exprès de ne pas le montrer, cela aurait été trop facile :p ).

On ne reviendra pas ici sur les nombreux débats sur les différences entre le roman de Stephen King et le film et les qualités et défauts de l’adaptation (« grand film mais mauvaise adaptation » dira en substance Stephen King). On rappellera simplement que dans le roman comme dans le film, Jack Torrance accepte un poste de gardien d’un hôtel isolé car il pense que cela l’aiderait à écrire son roman. Il est cependant prévenu que le précédent gardien, rendu fou par l’isolement y a massacré sa famille…

 

26. Il s’agit ici du film Le nom de la Rose avec Sean Connery. Adaptation jugée réussie du célèbre roman d’Umberto Eco par Jean-Jacques Annaud.

Livre puis film policier retors situé dans un monastère du 14ème siècle couplé à une profonde réflexion sur l’humanité, Le nom de la Rose est également une belle déclaration de l’auteur à la littérature et aux vieux livres pour former, comme le rappelle Malaura dans sa critique du livre, un véritable monument de la littérature : « A côté d’une intrigue digne des meilleurs romans policiers, l’auteur médiéviste, latiniste, possédant une culture phénoménale, a su parfaitement intégrer à son récit les éléments historiques et religieux afin de bâtir un gigantesque monument de littérature. »

A noter que c’est Sean Connery qui fera campagne pour obtenir le rôle de Guillaume de Baskerville, malgré la méfiance de Jean-Jacques Annaud et, parait-il le refus initial d’Umberto Eco… Difficile aujourd’hui, pourtant, d’imaginer un autre visage que celui de l’acteur écossais pour incarner ce personnage.

 

27. La très jeune Elle Faning incarne Mary Shelley dans un film réalisé par Haifaa al-Mansour en 2017. On avait déjà aperçu l’actrice américaine dans l’adaptation d’une nouvelle de Neil Gaiman, How to talk to girls at parties (très jolie adaptation selon certains, complètement ratée selon d’autres…).

Le film se concentre sur l’histoire d’amour entre la jeune romancière et son mari Percy Bysshe Shelley et la naissance de son premier roman devenu l’un des plus grands classiques de la littérature gothique : Frankenstein ou le Prométhée moderne.

Si la performance d’Elle Fanning a été saluée, le film n’a cependant pas convaincu la plupart des critiques qui ont regretté que le film ne montre pas suffisamment à quelle point Mary Shelley était une anti-conformiste à la vie flamboyante.

 

28. C’est un film français qu’il fallait retrouver sur cette image et en l’occurrence un grand succès de l’année 2014 : La Famille Bélier.

Le film suit les aventures d’une jeune fille entendante  qui vit dans une famille de sourds. Cette jeune fille a par ailleurs une très belle voix et est rapidement poussée par son professeur de musique à tenter un concours radiophonique malgré les incompréhensions de sa famille.

Le film a été écrit par Victoria Bedos et Stanislas Carré de Malberg sur une idée de Véronique Poulain, assistante de Guy Bedos qui en a tiré un roman très populaire sur Babelio : Les mots qu’on ne dit pas.

 

29. C’est un autre film français qu’il fallait identifier ici, mais un classique des années 1960 : Le Mépris de Jean-Luc Godard, adaptation à l’écran du roman éponyme d’Alberto Moravia.

Film culte de Godard avec une prestation remarquée de Brigitte Bardot ( « Tu les aimes, mes fesses… Mes seins… Mes pieds… ?« ), le film a pourtant été, à sa sortie, un échec commercial.

C’est un livre sur le réalisateur Fritz Lang par Luc Moullet que lit Brigitte Bardot dans son bain. Le Mépris est un film sur le cinéma où d’ailleurs Fritz Lang joue son propre rôle.

 

30. Classique des comédies romantiques US, Pretty Woman de Garry Marshall, sorti en 1990, met en scène un couple devenu culte : Richard Gere et Julia Roberts.

Le film raconte l’histoire d’amour entre un playboy richissime et une prostituée délurée. La scène du shopping est devenue extrêmement célèbre et maintes fois parodiée.

 

31. Vous aurez bien entendu reconnu l’acariâtre Tatie Danielle, incarnée au cinéma par Tsilla Chelton dans la comédie d’Étienne Chatiliez.Sous ses airs de mamie gâteau, Tatie Danielle est une horrible personne qui multiplie les répliques acerbes à l’encontre de son entourage. Ses répliques ont d’ailleurs fait mouche auprès des spectateurs.

Le livre qu’elle lit est une romance de Barbara Cartland intitulée L’amour démasqué.

 

32. C’est bien un Spiderman qu’il fallait retrouver ici, en l’occurrence Spiderman Homecoming sorti sur les toiles en 2017.

Si l’homme araignée est absent de cette photo, on peut reconnaître M.J. incarnée par la jeune chanteuse Zendaya Coleman. Le livre est un jeu avec les spectateurs. Alors que M.J. cherche la véritable identité de Spiderman, elle lit Servitude humaine de W. Somerset Maugham qui relate l’histoire d’un jeune orphelin qui vit avec sa tante. Cela vous rappelle quelque chose ?

 

33. On continue avec les super héros. On retrouve ici le personnage de Docteur Strange (incarné par Benedict Cumberbatch, déjà présent dans la première session de notre jeu sous les traits de Sherlock Holmes) et son créateur Stan Lee. Stan Lee, à qui l’on doit les personnages Spider-Man, Iron Man, Docteur Strange donc ou encore Daredevil pour ne citer que les plus populaires, a fait une apparition dans chacun des films de l’Univers Marvel. Vous pouvez vous amuser à retrouver chacune de ses apparitions ici.

Il a été remarqué que le livre qu’il lisait n’était rien d’autre que Les portes de la perception d’Aldous Huxley, qui faisait lui une apparition dans notre jeu de l’été 2018 sur la playlist des écrivains.

 

34. C’est Annie Hall de Woody Allen, oscar du meilleur film 1977 qu’il fallait retrouver.

Souvent considéré comme son meilleur film, Annie Hall est une comédie romantique dans laquelle Woody incarne son névrosé de toujours, passionné par la littérature mais obsédé par la mort et la précarité de la vie. Le livre qu’il tient dans les main est le recueil de poésie Ariel de Sylvia Plath dans lequel il est notamment question de Shakespeare, l’une des obsessions du New-Yorkais. Le livre a été publié à titre posthume, quelques années après le suicide de l’écrivain.

Anecdocte : L’écrivain Truman Capote fait une brève apparition dans le film. Saurez-vous le retrouver ?

 

35. C’est le film L’Auberge espagnole de Cédric Klapish publié en 2002 qu’il fallait retrouver ici.

On suit dans le film Xavier, un étudiant qui part étudier un an à Barcelone dans le cadre du programme Erasmus. Beaucoup de jeunes se sont reconnus dans ce film qui a été un grand succès de l’année 2002. Il inaugure une trilogie composée également des Poupées Russes et de Casse-tête chinois avec le même casting.

Le personnage incarné par Romain Duris lit le livre Les Sept Pé­chés Ca­pi­taux, L’or­gueil de Eu­gène Sue

 

36. Innocents, The Dreamers est un film  réalisé par Bernaro Bertolucci en 2003 avec Eva – future Vesper Lynd-  Green dans son second rôle au cinéma et son premier rôle important. Philosophie, politique et découverte de la sexualité forment la substance de ce film très sensuel (et aux scènes de sexe explicites) interdit au moins de 12 ans à sa sortie.

Le personnage incarné par Eva Green lit le livre Isabelle d’André Gide, un roman d’amour « construit, pour Marcellina, sur une imagination débridée, une sensibilité exacerbée, une jeunesse encore folle pour qui tout est possible ».

37. C’est sur la suggestion d’une participante de notre première session que nous avons intégré cette image issue de La Famille Adams !

Le premier film, signé Barry Sonnenfeld (c’est son premier long-métrage), est sorti en 1991. Il s’agit bien sûr de l’adaptation de la célèbre série télé mettant en scène une famille hors norme et pour le moins macabre. La série est elle-même tirée des personnages inventés par Charles Addams.

Dans cette scène Morticia Addams lit, avec douleur, les aventures du Chat chapeauté de Dr Seuss à l’un de ses enfants. Vous pouvez voir cette drôle de séquence en entier ici.

38. Cette image est extraite du film Captain Fantastic de Matt Ross (2016). On y suit un père de famille interprété par Viggo Mortensen qui soit s’occuper seul de ses six enfants après la mort de leur mère.

Petite particularité de cette famille : ils vivent de manière totalement isolée en marge de la société américaine. Si les enfants ne vont pas à l’école, leur parents leur donnent pourtant une éducation sans faille voire exemplaire, à base de lecture de livres et d’échanges intenses.

39. C’est un film récent qu’il fallait trouver avec cette image extraite de Murder Mystery de Kyle Newacheck avec Jennifer Anniston , Adam Sandler et une courte apparition de Dany Boon.

Un fabuleux yacht de luxe, dans lequel a été invité le couple incarné par Jennifer Anniston et Adam Sandler est bientôt le théâtre d’un meurtre. Si lui est un flic américain peu intéressé par cette histoire, elle, passionnée de livres policiers, va rapidement enquêter et tenter de découvrir le fin mot de l’histoire. A moins qu’ils ne soient tous les deux suspectés ?

40. Dernier film à trouver, et pas des moindres 🙂 Il s’agit de Gigli (renommé Amours troubles en France).

Doté d’un grand budget et d’un couple de stars Ben Affleck & Jennifer Lopez (ensemble à l’écran comme dans la vie), le film a été tellement critiqué et à été un tel désastre au box office, qu’il est aujourd’hui considéré comme l’un des pires films de tous les temps. Au vu des premiers retours ultra-négatifs, le studio avait même carrément retiré la publicité prévue pour le film…

Le talentueux réalisateur Martin Brest (on lui doit notamment Rencontre avec Joe Black), s’est, depuis la sortie de Gigli, retiré d’Hollywood et plus personne n’a plus jamais entendu parler de lui. Ce n’est évidemment pas bien de tirer sur les ambulances alors nous n’accablerons pas ce film et, chez Babelio, on apprécie toujours quand des personnages lisent des livres à l’écran. 

 

Le jeu de l’été 2019 : Des lecteurs à l’écran

On vous propose un nouveau jeu pour cet été. Après un été 2018 placé sous le signe de la musique, ce sont les cinéphiles et sérivores qui sont à l’honneur cette année !

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Nous publierons deux séries de captures d’écran de films ou de séries télé dans lesquels les personnages lisent ou parlent de livres. Dans chacun des plans, un ou plusieurs livres sont en tout cas visibles. Votre but du jeu ? Découvrir de quelle série ou de quel film il s’agit à chaque fois (nous ne vous demandons pas le nom du livre) et répondre en commentaire (ils seront cachés jusqu’ à la fin du jeu).

On vous propose deux sessions. La première, celle du mois de juillet, du lundi 15 juillet dès 11h au lundi 29 juillet à 18h, est consacrée aux séries TV et celle du mois d’août, du 5 août au 26, aux films.

Exemple de capture d’écran : De quelle série est extraite cette image ?

Exemple de réponse attendue : « Mais des Simpsons, bien sûr ! »

A vous de jouer pour de vrai ci-dessous. Il y a du facile et du moins facile, de vieilles séries et de très actuelles. Une même série n’est jamais référencée deux fois.
Vous avez jusqu’au lundi 29 juillet 18 h pour jouer.

Nous tirerons au sort deux participants de chaque session (deux pour la session de juillet et deux pour la session d’août) pour recevoir des livres de la rentrée littéraire !

N’hésitez pas à participer même si vous n’avez pas tous les résultats d’un coup 🙂

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Alors, sans tricher, vous avez retrouvé combien de séries ? (et combien de vos séries préférées ? 🙂 )

Mise à jour du 29 juillet à 18h :

Et voici toutes les réponses de la première session de notre jeu :

  1. Et la réponse était… Mad Men, une série créée par Matthew Weiner. La série met notamment en scène un certain Don Draper (Jon Hamm), publiciste à la vie pour le moins compliquée mais prenant ici le temps de lire Portnoy et son complexe de Philip Roth(excellent choix des scénaristes, on imagine assez bien Don Draper se perdre dans ce roman de l’écrivain américain)
  2. Et voici Mrs. Wheeler (l’actrice Cara Buono) en train de lire Samantha, une romance de Johanna Lindsey. Mrs Wheeler est un personnage de la série Strangers Things créée par les frères Duffer sur Netflix. Cette scène peut paraître anodine dans le récit très SF des années 1980  proposée par la série mais elle dit pourtant beaucoup de choses de ce personnage
  3. Infortuné en amour, cherchant la femme de sa vie à longueur d’épisodes, Ted Mosby, de la série How I Met You Mother (créée par Carter Bays et Craig Thomas) se réfugie parfois – wait for it… – dans les livres et principalement dans la poésie de Pablo Neruda
  4. C’est une série adaptée d’un livre qu’il fallait trouver. Sur la photo se trouve en effet Clay Jensen (Dylan Minnette), le personnage principal de la série 13 Reasons Why, une série de Brian Yorkey basée sur le livre éponyme de Jay Asher.  La journée de Clay va être particulièrement bouleversante. Il découvre en effet progressivement les raisons du suicide de l’une de ses camarades de classe, Hannah Baker
  5. Classique des sitcoms US mais étonnamment peu trouvé dans les propositions, Seinfeld, créée par Jerry Seinfeld lui-même et Larry David, regroupe une bande d’amis new-yorkais pas franchement dégourdis. C’est d’ailleurs peut-être George Costanza en train de lire Falconer de John Cheever sur notre photo, qui l’est le moins (il se déclare lui-même « le roi des idiots »). Ce personnage est incarné par l’acteur Jason Alexander
  6. Il est beaucoup question d’Albert Camus dans l’œuvre des frères Coen (avez-vous déjà noté toutes les références dans leurs films ? il y en a pléthore). La présence du philosophe se fait ressentir également dans la série de Noah Hawley qui reprend le principe du film Fargo. Dans la troisième saison, c’est la jeune Noreen qui lit Le Mythe de Sisyphe même s’il n’est pas certain qu’elle ait encore tout compris à la pensée du philosophe français. A noter que Noah Hawley est également écrivain et qu’il a reçu le Prix Edgar-Allan Poe en 2017
  7. Petit piège avec cette image qui peut sembler extraite de la série How I Met Your Mother puisque l’actrice Sarah Chalke y joue aussi un rôle très important. Nous précisions cependant dans les règles qu’aucune série n’était représentée deux fois… Il s’agit donc ici d’un extrait de la série humoristique Scrubs créée par Bill Lawrence qui met en scène plusieurs jeunes internes de l’hôpital du Sacré-Cœur
  8. Voici Lady Edith Crawley (Laura Carmichael) de la série Downtown Abbey en train de lire près d’un feu de plus en plus dangereux… Vous pouvez voir les coulisses de cette scène épique ici. La série, créée par Julian Fellowes met en scène une famille anglaise aristocratique au début du XXe siècle et est devenue une référence absolue pour tous les amoureux de grandes sagas historiques
  9. Il n’est pas étonnant de trouver quelques références à Karl Marx dans la série The Americans qui suit une famille d’espions soviétiques implantés aux Etats-Unis en plein cœur de la Guerre Froide. Dans la scène représentée ici, un pasteur très engagé donne le livre Le Capital à un personnage important de la série. Nous n’en dévoilerons pas trop pour ne pas spoiler cette série pleine de suspense créée par Joe Weisberg, un ancien agent de la CIA
  10. C’est une autre adaptation de roman qu’il fallait trouver ici, en l’occurrence Le Maître du Haut Château, terrible uchronie inventée par Philip K. Dick et adaptée en série par Frank Spotnitz et produite par Ridley Scott. Il est question dans cette réalité alternative, de la victoire des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. La série se déroule dans des Etats-Unis divisés en trois territoires : l’un est occupé par les Allemands, un autre par l’Empire du Japon et le troisième, situé entre les deux, reste neutre…
  11. C’est une série française qu’il fallait trouver ici ! Et l’une des plus populaires du moment puisqu’il s’agit de Dix pour cent, la série de Fanny Herrero qui permet aux téléspectateurs de suivre une bande d’agents artistiques tous plus attachiants les uns que les autres. C’est Noémie Leclerc (Laure Calamy) que l’on retrouve dans le plus simple appareil sur cette photo
  12. Funny Girl est un roman de Nick Hornby, très apprécié des lecteurs de Babelio. C’est aussi la lecture de Piper Chapman, la jeune détenue de  Orange Is The New Black, une série inspirée des mémoires de Piper Kerman. La série, créée par Jenji Kohan est humoristique même si elle traite de sujets graves et le ton correspond assez bien au roman de Nick Hornby
  13. C’est le toujours très élégant personnage « Chalky » White de la série Boardwalk Empire que l’on retrouve ici en train de lire David Copperfield de Charles Dickens. Comme la plupart des personnages de cette série créée par Terence Winter et adaptée d’un roman policier de Nelson Johnson, celui interprété par Michael Kenneth Williams est un gangster. Chef de la communauté noire d’Atlantic City où se déroule l’histoire, il est également le chef d’une distillerie clandestine
  14. On ne distingue pas le titre du livre, mais c’est le roman Le Masque de l’araignée de James Patterson, le premier tome des enquêtes du détective Alex Cross, que lit Hanna (Ashley Benson) dans cet épisode de Pretty Little Liars, une série de I. Marlene King adaptée des romans Les Menteuses de Sara Shepard (même si les romans furent développés directement dans l’idée de les adapter à la télé). L’histoire de plusieurs jeunes filles qui enquêtent sur la disparition, un an plus tôt, d’une amie portée disparue
  15. On espère qu’à défaut de retrouver le nom de la série, vous avez tous trouvé qui était en photo ci-dessous ? Il s’agit de Neil Gaiman ! Le scénariste/écrivain lauréat d’une multitude de prix littéraires. On peut d’ailleurs apercevoir un exemplaire de l’une de ses œuvres Sandman sur la photo (série de comics books bientôt adaptée en série TV également). Neil Gaiman a fait une apparition dans la série The Big Bang Theory, une sitcom de Chuck Lorre et de Bill Prady très appréciée des amateurs de références pop et geeks. Dans l’épisode en question, l’écrivain visite la librairie BD du personnage Stuart Bloom et provoque, via un tweet, le succès de celle-ci
  16. Le Cosby Show a été l’une des sitcoms les plus populaires des années 1980 aux Etats-Unis. La série, co-créée par Bill Cosby lui-même, suit les aventures d’une famille afro-américaine plutôt aisée vivant à Brooklyn. Dans cet épisode, Aaron Dexter, personnage récurrent de la septième saison (oui, il était plutôt difficile à trouver) lit le livre policier Le Diable en robe bleue de Walter Mosley
  17. Gillian Anderson a incarné pendant des années le personnage de Dana Scully, une agente du FBI plutôt sceptique et terre-à-terre qui accompagne Fox Mulder, un agent qui croit lui pertinemment à de nombreuses théories du complot. La série en question, créée par Chris Carter, s’appelle bien sûr X-Files et met les deux enquêteurs sur la piste de nombreuses histoires paranormales particulièrement flippantes (mais jamais autant que le mythique générique)
  18. Ce gif qui circule beaucoup sur les réseaux sociaux est extrait de la série Gilmore Girls créée par Amy Sherman-Palladino. Elle raconte l’histoire quasi fusionnelle d’une mère célibataire et de sa fille. La jeune Rory Gilmore (Alexis Bledel) aime les livres et l’objet-livre et personne, ici, ne devrait le lui reprocher !
  19. Est-il vraiment besoin de rappeler ce qu’est la série Game of Thrones ? Adaptée de la série encore inachevée (mais ne revenons pas là-dessus, voulez-vous ?) de romans de George R.R. Martin, l’œuvre de David Benioff et D. B. Weiss est l’un des plus grands succès télévisées de ces dernières années. Est-ce des livres qu’il lit que Tyrion Lannister, personnage favori de nombreux lecteurs et téléspectateurs, tient son fameux sens de la répartie ?
  20. Adaptation du roman Les Magiciens de Lev Grossman, la série éponyme créée par Sera Gamble et John McNamara raconte la formation de plusieurs magiciens dans une université un peu particulière appelée Brakebills. Dans le roman comme dans la série, les livres ont une grande importance…
  21. Série humoristique culte pour de nombreux sérivores, Arrested Development, de Mitchell Hurwitz, raconte les mésaventures d’une famille complètement dysfonctionnelle mais très aisée dont le père, chef de l’entreprise familiale, vient d’être arrêté. Parmi les multiples personnages, Tobias Fünke (David Cross) est l’un des plus farfelus mais aussi l’un des plus appréciés. Il semble, si l’on en croit notre image, avoir quelques problèmes de virilité
  22. Autre série française présente dans notre jeu, Un gars, une fille raconte la vie mouvementée d’un couple de trentenaires en prise avec les aléas et les bonheurs de la vie à deux. Jean « Chouchou » Dujardin essaie-t-il de comprendre la psychologie féminine en lisant le livre de John Gray ?
  23. Héros de la série Firefly, Nathan Fillion est également l’un des personnages principaux de la série Castle (Andrew W. Marlowe) dans lequel il incarne un auteur de romans policiers un peu présomptueux mais terriblement attachant. Il apporte quoi qu’il en soit une aide précieuse au lieutenant de police Katherine « Kate » Beckett pour résoudre de nombreux crimes. A noter que de nombreux auteurs de polars prestigieux ont participé à la série
  24. Un peu de comics dans notre jeu ! Cette scène est en effet issue de la série Luke Cage qui met en scène l’un des premiers super-héros afro-américains proposés par Marvel. Il a eu, sur Netflix, sa propre série TV développée par Cheo Hodari Coker. Remarque : on peut voir que le livre qui apparaît à l’écran est du même auteur que celui lu par le personnage du Cosby Show (même s’il s’agit d’un autre roman de Walter Mosley, en l’occurrence Little Green, un ouvrage plus récent encore non traduit en français)
  25. Philosophie et littérature sont très présentes dans la série LOST créée par  J. J. Abrams, Damon Lindelof et Jeffrey Lieber. Les noms de nombreux personnages échoués sur une île mystérieuse sont en effet empruntés à des philosophes et certains personnages tels que Sawyer passent leur temps à lire. Comme tout à un sens dans LOST, de nombreuses analyses très poussées des lectures de ce personnage ont été proposées sur Internet tout au long de la diffusion de la série. Certains lecteurs de Babelio ont même lu John Steinbeck car le personnage y fait souvent référence dans la série
  26. Créée par Michael Schur, The Good Place met en scène un groupe d’inconnus qui se retrouvent au « Paradis ». Seul souci, il y a erreur sur la personne d’Eleanor Shellstrop (incarnée par Kristen Bell) qui méritait en fait d’aller « au mauvais endroit ». Pour mériter sa place elle va prendre des cours de philosophie auprès de Chidi Anagonye (William Jackson Harper ici en pleine lecture de Kant), un professeur d’éthique et de morale qui lui mérite sa place ! La philosophie est omniprésente dans cette série humoristique où les retournements de situation sont légions
  27. Adaptation des romans de fantasy de Diana GabaldonOutlander raconte les aventures d’une ancienne infirmière de l’après Seconde Guerre mondiale qui se retrouve projetée dans les Highlands du XVIIIe siècle ! On retrouve sur cette image le personnage principal Claire Beauchamp-Randall, incarnée par l’actrice Caitriona Balfe, en train de lire tranquillement dans un fauteuil
  28. Dans la série Parks and Recreation, créée par Greg Daniels et Michael Schur (décidément dans tous les bons coups), on suit les mésaventures des employés du département des parcs et des loisirs d’un Etat américain. Si la blonde Leslie Knope a de grandes ambitions politiques, elle prend aussi du temps pour lire des romans tels que Freedom de Jonathan Franzen, qu’elle conseille avidement à son amie Ann Perkins
  29. Bon, vous avez tous reconnu Sherlock ? Il est ici incarné par Benedict Cumberbatch et suivi par son fidèle Watson qui prend ici les traits de l’acteur anglais Martin Freeman. Assez fidèle aux romans de Sir Arthur Conan Doyle mais située dans un Londres contemporain, la série de Mark Gatiss et Steven Moffat (en ce moment en train de préparer une alléchante adaptation du roman Dracula de Bram Stoker) a ravi les fans du détective et fait de Benedict Cumberbatch une star dans le monde entier. Avez-vous également aimé cette série ? Ou bien préférez-vous les films avec Robert Downey Jr 🙂 ?
  30. Version US de la célèbre série The Office créée par Ricky Gervais, The Office US dévoile à travers la technique du faux documentaire le quotidien des employés de Dunder Mifflin. Si une certaine bêtise caractérise une bonne partie des employés de cette entreprise (et surtout de son patron Michael Scott), certains se réunissent pour parler livres : The Finer Things Club
  31. Entre deux attaques de zombies, les personnages de The Walking Dead ont parfois le temps de lire des livres. C’est L’Art de la paix de Morihei Ueshiba qui est lu par Morgan Jones (Lennie James) dans cette scène, un ouvrage rempli de sagesse sur l’aïkido. C’est un ouvrage très important pour ce personnage puisque directement hérité de son maître d’aïkido. On rappelle que The Walking Dead est l’adaptation par Frank Darabont et Robert Kirkman de la série de comics éponyme de ce dernier
  32. Cette image est extraite d’Orphan Black, une série de SF créée par Graeme Manson et John Fawcett. Le thème du clonage est le thème central de cette série qui n’a hélas pas connu de grand succès en France, contrairement aux autres pays dans laquelle elle était diffusée. On reconnaît que cette image était l’une des plus difficiles à trouver 🙂
  33. Il ne s’agit pas ici de l’actrice Margot Robbie comme certains ont pu le penser mais d’Emma Mackey, héroïne de la série Sex Education de Laurie Nunn dans laquelle elle incarne la rebelle Maeve. Elle va, avec son ami Otis, donner des leçons d’éducation sexuelle au sein du lycée
  34. Cette image est extraite de l’une des séries les plus appréciées des téléspectateurs même si on a un peu corsé les choses en ne montrant pas le personnage principal. Plutôt que de montrer Tony Soprano, voici donc son fils, ici en pleine lecture d’un ouvrage historique majeur : Une Histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours d’Howard Zinn, une référence pour quiconque s’intéresse à l’histoire des Etats-Unis. Peut-être qu’à l’instar de The Wire, Les Soprano sera également enseignée en cours d’Histoire pour montrer une certaine représentation des Etats-Unis dans la culture populaire
  35. Queen B n’est pas seulement l’un des épiclèses de Beyoncé. C’est aussi le pseudo de Blair Waldorf dans la série de romans Gossip Girl de Cecily von Ziegesarpuis de la série TV de Josh Schwartz et Stephanie Savage. Incarnée par Blair Waldorf à l’écran, cette jeune et arrogante habitante du quartier très huppé de l’Upper East Side a un goût très prononcé pour la mode mais aussi pour la littérature, en témoigne sa lecture de Gigi de Colette.
  36. Il était facile de trouver cette série. Aucun piège à l’horizon, il s’agit bien de Walter White (Bryan Cranston) sur cette image, ce fameux professeur de chimie devenu  producteur de méthamphétamine dans la série Breaking Bad créée par Vince Gilligan. C’est la poésie d’un « autre WW » que lit Walter White, Walt Whitman et en l’occurrence son fameux recueil Feuilles d’herbe. Le poète aura une importance grandissante dans la série
  37. Inutile de chercher ce livre en librairie. The Angel’s Kiss: A Melody Malone Mystery est un livre de fiction créé dans la série Doctor Who, série que l’on ne vous fera pas l’injure de présenter ici. Le livre a une importance capitale dans la série et en particulier pour Amy – La fille qui attendait – Pond (l’actrice Karen Gillan), compagne du Docteur dans sa onzième incarnation. La postface du livre, attention spoiler, a fait couler de nombreuses larmes outre-Manche
  38. Peu connue en France, la sitcom Black Books raconte la vie d’un libraire aussi fascinant qu’antipathique. Le libraire, incarné par l’humoriste irlandais Dylan Moran (co-créateur de la série avec le vétéran Graham – The It-Crowds – Linehan), déteste en effet ses clients et utilise n’importe quel prétexte pour fermer sa librairie. Sa misanthropie couplée à son amour presque exclusif de la lecture est la source de nombreux gags qui ne devraient pas laisser les amoureux de livres insensibles
  39. Ce n’est certes pas la série la plus connue en France mais ce gif – et son bon mot – ont beaucoup tourné. Il est extrait de la série iCarly de Dan Schneider, une sitcom centrée sur la vie d’une jeune et enthousiaste adolescente, Carly (Miranda Cosgrove) devenue célèbre suite à la création d’une émission web. De nombreux invités ont participé à rendre célèbre cette série : Emma Stone, One Direction (oui la série est avant tout destinée aux ados) ou encore Michelle Obama
  40. Enfin, la dernière image de notre session de juillet représente Alex Dunphy (Ariel Winter) de la série Modern Family créée par Christopher Lloyd II et Steven Levitan, un faux documentaire sur des « familles d’aujourd’hui » (et en cela très proche de la série française Fais pas ci, fais pas ça). Il n’est pas étonnant de voir Alex lire sur cette image. C’est en effet une jeune femme intelligente et très cultivée, plus en tout cas que sa famille.

Alors, combien de séries avez-vous trouvées ?
Nous allons contacter les gagnants cette semaine !
Et rendez-vous le 5 août pour jouer à une nouvelle session consacrée cette fois-ci au cinéma !

Babelio, un Etonnant Voyageur 2019

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Un festival qui s’interroge

C’est une année de doute pour le festival Etonnants Voyageurs qui se déroule du samedi 8 au lundi 10 juin à Saint-Malo. « Qu’est-ce qui nous arrive ? » se demande son fondateur Michel Le Bris. « Bouleversement de tous les équilibres mondiaux, guerre économique ouverte, effondrement de nos systèmes de représentation du monde, guerre déclarée de plus en plus ouvertement à nos valeurs fondamentales – démocratie, droits de l’Homme, laïcité – montée, partout, des régimes autoritaires, sinon des dictatures ; montée des intégrismes, fragmentation accélérée de la société, lente implosion d’une Europe dont nous savons […] qu’elle sera à réinventer dans la pire des tourmentes depuis sa création »… La liste des interrogations est longue. L’occasion pour les écrivains, photographes, aventuriers, philosophes, cinéastes, artistes et lecteurs de se réunir 3 jours durant et de réfléchir ensemble à l’état du monde.

Comme toujours, expositions, rencontres, dédicaces, films et masterclasses seront à l’honneur dans la cité malouine. L’aventure, ne sera pas dénuée de sens.

Retrouvez ici le programme complet du festival.

Les rencontres Babelio

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Les mondes d’Alan Lee.

A l’occasion de la sortie de La Chute de Gondolin, l’un des « trois grands contes du Premier Âge » écrit par J.R.R Tolkien et illustré par Alan Lee dans cette édition publiée en France chez Christian Bourgois, l’illustrateur anglais sera présent pour une rencontre inédite à Saint-Malo.
Nous évoquerons son travail d’illustrateur, de son rapport à l’oeuvre de J.R.R Tolkien, de son travail sur cette nouvelle publication (la dernière de la main de Christopher Tolkien ? ) mais aussi de son rapport aux mythologies nordiques.
Vous pouvez réviser avec notre interview d’Alan Lee publiée lors de la sortie de Beren et Luthen.

Rendez-vous samedi à 15h15 à la Maison de l’Imaginaire  

Leur vie est une aventure
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Direction l’Egypte avec Robert Solé qui publie Les Méandres du Nil, les Indes orientales avec Olivier Truc (Le Cartographe des Indes Boréales), l’océan indien du XIXe siècle sous la houlette de Fabien Clauw (Le Pirate de L’Indien), et la (re)découverte des sources du Nil avec Mahi Grand & Olivia Burton (Un Anglais dans mon arbre).

Il sera question du transport épique de l’Obélisque de Louxor, de guerres de pirates dans un océan déchaîné, des enjeux de la cartographie en terre lapone mais aussi de grands explorateurs tels que Francis Richard Burton, Izko Detcheverry ou encore le redoutable capitaine Gilles Belmonte.

Rendez-vous samedi à 17h45 à l’Ecole Nationale Supérieure Maritime – Salle 2

Le Réveil des Sens

51EQV-R9FAL._SX195_.jpgL’aventure est plus intérieure, plus intime pour les personnages dont il sera question lors de cette rencontre. Face à une forêt sauvage à la fois amie et ennemie, face à une nature qui reprend le dessus sur l’homme et la femme ou face à un ogre qui ne laisse aucune parcelle de rêve à une jeune fille arrachée à sa famille, les sens peuvent s’éveiller, violemment, pour le meilleur et pour le pire.

Ce sera l’objet d’un bel entretien entre Franck Bouysse (Né d’aucune femme), Jamey Bradbury (Sauvage) et Christiane Vadnais (Faunes).
En guise de mise en bouche, nous vous proposons un entretien avec Franck Bouysse.

Retrouvez vos critiques

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Comme les années précédentes, vos critiques sont mises en avant lors du festival Étonnants Voyageurs. 126 critiques de lecteurs sont en effet à retrouver sur les stands des éditeurs. Arriverez-vous à retrouver votre critique ? Si c’est le cas, n’oubliez pas de nous avertir sur Twitter ou Instagram !

Réservez votre dimanche 30 juin pour le pique-nique Babelio 2019 !

Le pique-nique annuel de Babelio fait son grand retour cet été. Les membres de Babelio et leurs amis lecteurs de 11 villes sont cette année invités à se rejoindre le dimanche 30 juin autour d’un bon repas, de belles discussions et, bien sûr, de leurs coups de cœur littéraires de l’année.

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Le programme

Au programme, en 2019, des traditions et des surprises : une loterie de livres, des sessions de quiz, le « Jeu du Livre » et un grand festin !

– La loterie de livres : Chaque participant au pique-nique sera (s’il le veut bien) muni d’un livre de poche qu’il souhaite faire découvrir, neuf ou d’occasion. Un petit mot signé de son pseudonyme et expliquant le choix du livre pourra y être ajouté. Surtout, le livre sera emballé dans du papier, pour que le mystère reste total… Tous les livres seront ensuite mélangés et chacun pourra alors piocher un paquet et repartir avec un nouveau livre.

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– Le festin de Babette : Pour accompagner tous ces plaisirs livresques, nous proposons que chaque participant apporte son pique-nique, ce sera le plus simple. Mais bien évidemment, si vous souhaitez faire découvrir des spécialités, vous pourrez aussi les partager.

– Jeux : Des sessions de quiz seront organisées. Vous pourrez affronter d’autres lecteurs en jouant par équipe si vous le souhaitez. Les questions seront piochées parmi celles des quiz déjà créés sur Babelio, alors n’hésitez pas à aller réviser : https://www.babelio.com/quiz/ Nous vous proposerons également un nouveau jeu, le « Jeu du Livre », que vous pourrez découvrir le jour J… De nouveaux goodies Babelio seront à gagner !
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– D’autres surprises à Paris et dans d’autres villes en fonction du nombre de participants et des possibilités locales.

Les onze villes participantes

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Voici la liste des villes participantes et les liens pour s’inscrire à chacun de ces événements. Vous inscrire nous permettra de vous contacter et vous tenir informés de son déroulement.

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Bordeaux

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Bruxelles

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Lille

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Lyon

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Marseille

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Montpellier

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Nantes

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Paris

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Rennes

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Strasbourg

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Toulouse

Nous vous proposerons une carte complète avec les lieux exacts de chaque pique-nique dès que ces derniers auront été identifiés.

Enfin, si une ville vous semble manquer à l’appel et que vous êtes motivé pour organiser le pique-nique Babelio près de chez vous ? Vous pouvez nous contacter par mail (p.krause [arobase] babelio [point] com), et nous étudierons votre proposition.

Le prix Babelio 2019

Mise à jour du 19/06 : Les lauréats 2019 sont annoncés sur la page du prix Babelio

Babelio lance son prix des lecteurs

“Quoi, encore un prix littéraire ?” se demandent peut-être certains… Non, pas UN prix littéraire, mais LE prix des lecteurs. Car avec plus de 4 millions de visiteurs uniques par mois, Babelio est bel et bien le premier site sur le livre en France.

Et depuis sa création en 2007, son équipe a toujours à cœur d’offrir un maximum de fonctionnalités, d’événements, de découvertes, bref : d’occasions de partager autour des livres et de la littérature tout au long de l’année. Après l’application mobile, attendue avec impatience par la communauté, nous avons choisi de vous donner la parole à travers un prix littéraire constitué de 10 catégories différentes.

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Le fonctionnement

Pas de jury donc dans ce nouveau prix, sinon les centaines de milliers de membres du site et ses millions de visiteurs, c’est-à-dire vous ! Tous les lecteurs, inscrits ou non sur Babelio, seront en effet invités à participer en votant pour les livres les plus marquants, les plus incroyables, ou tout simplement les plus touchants publiés entre le 1er octobre 2018 et le 1er mai 2019.

Chaque catégorie, au nombre de dix, est constituée des dix livres les plus populaires sur le site de Babelio, c’est à dire ceux qui ont été le plus ajoutés dans les bibliothèques des lecteurs et qui ont été le plus appréciés. On aurait bien sûr aimé inclure plus de livres et de catégories ou étendre la période de publication des livres mais il a fallu faire un choix pour se limiter à tout de même, déjà, 100 ouvrages.

Chaque lecteur ne peut par ailleurs voter que pour un seul livre par catégorie.

Nous avons déterminé 10 catégories :

  • Littérature Française
  • Littérature Étrangère
  • Polar et thriller
  • Bande dessinée
  • Manga
  • Imaginaire (Science-fiction & Fantasy)
  • Roman d’amour
  • Jeunesse
  • Jeune adulte
  • Non-fiction

Les votes sont ouverts du 20 mai au 4 juin sur cette page dédiée. Découvrez dès maintenant les 100 livres en compétition, et votez pour vos préférés juste ici.

Les résultats seront annoncés le 19 juin lors d’une soirée de remise de prix, à laquelle 10 lecteurs votants seront invités sur tirage au sort. Un lecteur votant sera également tiré au sort et remportera les 10 livres lauréats du prix Babelio.

Pour ne rien rater du prix, de la sélection ou des votes, vous pouvez continuer à nous suivre sur Facebook, Twitter, Instagram et Youtube.

 

Mise à jour : Découvrez les lauréats  https://www.babelio.com/prix-babelio

 

Quais du Polar 2019 : un vent nordique souffle sur Lyon

Du 29 au 31 mars 2019 se tiendra la quinzième édition de Quais du Polar, le festival dédié au « noir » sous toutes ses formes : littérature, cinéma, BD ou encore séries télé. Cette année, un vent glacial venu du nord va s’abattre sur la Capitale des Gaules puisque ce sont les auteurs nordiques qui seront particulièrement mis à l’honneur.

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Un festival incontournable

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Ils n’étaient probablement pas si nombreux, au cours de l’année 2005, à donner au tout frais festival Quais du Polar, une très longue durée de vie. Ils étaient 14 000 témoins – tout de même – à visiter alors les différents sites de la ville lyonnaise pour écouter quelques grands noms du polar. Il faut cependant une drôle d’alchimie pour réunir tous les ingrédients nécessaires à la survie de ce type de festival : une équipe ultra-motivée, un public de passionnés mais aussi de curieux, des auteurs investis, qu’ils soient archi-connus ou primo-romanciers, de nombreux bénévoles, beaucoup d’argent.

Une quinzaine d’années plus tard, impossible de remettre la main sur les sceptiques. De l’eau a passé sous le pont Lafayette et le succès toujours renouvelé du festival a convaincu à peu près tous les acteurs du noir et en particulier les lecteurs, toujours plus nombreux à assister aux conférences, aux projections et à faire dédicacer leurs livres. Ils étaient ainsi 90 000 en 2018. Le mot d’ordre est toujours le même : donner une visibilité à tous les registres du genre policier. Réalisateurs, écrivains, scénaristes, éditeurs et dessinateurs, tous les usual suspects du policier en somme, se retrouvent trois jours durant pour échanger entre eux et partager leur vision du genre avec le public.

Parmi les nombreuses traditions du festival, est remis chaque année le Prix des lecteurs « Quais du Polar ». Le premier lauréat fut DOA, que les lecteurs de Babelio connaissent bien pour avoir eu l’occasion de le rencontrer en 2015 et 2016 lors des sorties successives des deux tomes de son roman Puhktu et dont vous pouvez retrouver une interview ici pour son dernier livre en date, le très noir Lykaia.
En 2005, c’est pour son roman Les Fous d’avril qu’il obtint le prix. Quand on voit à quel point l’auteur est aujourd’hui devenu important dans le paysage littéraire, on se dit les jurés ont vu juste.

Ce fut l’année dernière le « sacre » de Gilda Piersanti pour son roman Illusion tragique. Nous avions d’ailleurs pu poser quelques questions à l’auteur à propos de ce roman.

Le festival est également l’occasion de visiter de nombreuses expositions et d’assister à plusieurs rencontres. Vous pouvez retrouver un retour sur l’édition 2015,  notre compte rendu de l’édition 2016, un recap vidéo de l’édition 2017 et un autre de l’édition 2018 !

L’édition 2019

Cette année, 116 auteurs de vingt nationalités différentes sont présents. Il y a ceux, très attendus, venus du Nord comme l’Islandais Ragnar Jónasson ou la Suédoise Viveca Sten mais aussi des auteurs venus du Nigéria comme Oyinkan Braithwaite, de Roumanie tel Bogdan Teodorescu ou d’Italie à l’image de Roberto Saviano qui vient parler de la suite de son roman Piranhas et sans doute aussi de son adaptation prochaine au cinéma. Parce que le registre n’a pas de frontières, le festival accueille également l’espagnol Arturo Pérez-Reverte pour parler de son nouveau ténébreux héro Falco.

Les Etats-Unis d’Amérique sont naturellement très bien représentés avec une délégation d’une dizaine d’auteurs parmi lesquels Ron Rash, Michael Connelly, mais aussi le réalisateur Brian de Palma présent cette année pour présenter Les serpents sont-ils nécessaires ? son premier roman co-écrit avec sa femme Susan Lehman, mais aussi pour évoquer son oeuvre cinématographique. Le (très beau) film Phantom of the paradise est ainsi projeté lors du festival. Les Français ne sont évidemment pas en reste avec la plupart des stars du genre qui répondent présent, et notamment le très populaire Olivier Norek qui présentera son nouveau roman Surface. Vous pouvez consulter la liste complète ici.

Vous pouvez retrouver la liste des rencontres et animations sur le site du festival. Toutes les rencontres et animations sont comme chaque année gratuites. 

Babelio sur les lieux du crime

Comme depuis quelques années, Babelio est partenaire du festival. Nous allons ainsi animer plusieurs rencontres et quiz. Et au delà de notre présence à Lyon, le polar est au cœur de notre mois de mars sur le site !

Les rencontres

Quand les auteurs nordiques s’emparent des séries

Rencontre avec Michael Hjorth, Hans Rosenfeldt et Kristina Ohlsonn : Bron, Wallander, Sthlm Reqviem : Pour des créations originales ou des adaptations, les séries TV nordiques font appel aux ressources créatives de la littérature noire. Quels rapports ces formes d’écriture entretiennent-elles ? Rencontre avec trois auteurs de créations emblématiques récentes.

Rendez-vous samedi 30 mars à 12h au Palais de la Bourse – Salle Jacquard.

 

Gangsters modernes : du banditisme d’hier aux malfrats d’aujourd’hui

Pascale Dietrich, Joseph Knox et Anders Roslund : Vols, recels, braquages, récupérations, évasions, petites frappes et gros bonnets restent des héros à la page. Les gangsters modernes ont changé de visage, mais leurs intentions restent les mêmes. Comment a évolué cette figure incontournable du polar ?

Rendez-vous dimanche 31 mars à 10h30 à l’Hôtel de Ville – Salon des Anciennes Archives

Les Quiz

Comme l’année dernière, on vous propose des sessions de quiz autour du polar ! Rendez-vous à l’Espace café (Hôtel de Ville — Rez-de-chaussée) pour tenter votre chance. Des cadeaux sont à gagner. Vous pouvez jouer seul ou en équipe.

Les sessions :

Vendredi 29 mars de 17h à 18h

Samedi 30 Mars de 12 h 00 à 16 h 00

Dimanche 31 Mars de 12h à 13h

 

Le polar sur Babelio

Pour fêter le polar, on vous propose en ce mois de mars de nombreuses activités autour du genre.

Le meilleur du polar nordique
Voici notre liste très subjective des 10 polars nordiques les plus incontournables de la littérature ! Ils ont beau se situer dans des pays froids, ils vous sont chaudement recommandés.

Et visionnez ici notre vidéo sur ce même thème :


 
Sherlock Holmes, toujours vivant
On vous propose de découvrir une sélection des meilleures variations et autres adaptations modernes des enquêtes de Sherlock Holmes. La liste est très resserrée mais vous pouvez nous en suggérer d’autres en commentaire.

La carte du polar
A venir sur Babelio, une carte du monde spéciale polar.

Toujours plus de listes
Vous ne connaissez rien au polar ? Vous cherchez des lectures dans un genre en particulier ? Il existe de nombreuses listes sur Babelio qui vous permettront de découvrir toute la richesse du genre.

Le Groupe Polar
Pour discuter du polar, demander des conseils ou tout simplement lire ensemble, il n’existe pas de meilleur endroit que le groupe Polar. Venez nous rejoindre !

A suivre…

Pour accompagner le festival, nous prévoyons d’ajouter régulièrement du contenu (notamment des interviews d’auteurs) autour du genre sur Babelio, mais aussi nos comptes Facebook, Twitter, Instagram & Youtube. Un vrai détective ne néglige aucune piste, alors restez attentifs !

Où l’on vous présente les 18 livres les plus populaires de l’année 2018

Quels ont été les livres les plus populaires de l’année 2018 ?

Comme chaque année, nous vous proposons de découvrir, à l’approche des fêtes, les livres les plus populaires de l’année sur Babelio. C’est l’occasion idéale de dresser un tableau des tendances littéraires de l’année 2018 mais aussi, pourquoi pas, de préparer sa liste des cadeaux de Noël.

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Le succès du polar tricolore

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C’est une nouvelle fois le genre du polar qui se taille la part du lion dans le classement Babelio avec une demie douzaine d’ouvrages apparentés au genre, dont – spoiler alert- le grand gagnant de l’année 2018.

Ce sont pour la plupart des auteurs appréciés depuis longtemps des lecteurs et déjà présents dans nos classements annuels comme Franck Thilliez (présent dans nos classements 2015, 2016 et 2017), Joël Dicker (déjà bien classé en 2012 et 2015) ou encore Bernard Minier (2017) et Karine Giebel (2016). Les lecteurs sont fidèles et ont eu plaisir à retrouver leurs nouvelles enquêtes cette année. Ce sont tous des auteurs de langue française, un signe positif quant à la santé du polar francophone ?

La cape d’invisibilité de la littérature de genre

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A part le polar, la littérature de genre est la grande absente de notre classement : aucun récit de science-fiction ou de fantasy n’a atteint les premières places comme cela a pu être le cas les années précédentes. On se souvient par exemple du succès du Passe-miroir de Christelle Dabos en 2017, ou encore du raz-de-marée Harry Potter en 2016 lors de la publication du texte Harry Potter et l’Enfant Maudit de Jack Thorne.

Plusieurs auteurs de BD et de mangas sont présents dans le classement « élargi » comme Riad Sattouf et son quatrième tome de l’Arabe du futur, Emil Ferris et son premier album impressionnant Moi ce que j’aime, c’est les monstres ou encore Kamome Shirahama et son Atelier des sorciers mais aucun n’a réussi à se placer dans les plus hautes marches. Nous vous proposerons avant le festival d’Angoulême, un classement spécial BD.

Des premiers romans remarqués

premier roman blog.jpgTrois auteurs de premiers romans ont également su tirer leur épingle du jeu  : Julien Sandrel, Isabelle Carré et Adeline Dieudonné ont proposé des romans qui ont chacun su toucher les lecteurs malgré des sujets parfois difficiles comme, respectivement, le coma,  les violences conjugales ou encore le récit d’une enfance sinon difficile, disons mouvementée. Nul doute que les lecteurs attendrons avec impatience leurs prochaines publications. Il est d’ailleurs fréquent dans nos classements de retrouver des auteurs de premiers romans. La Tresse de Laetitia Colombani était le livre le plus populaire de l’année dernière (pour la petite histoire, il a été édité par Juliette Joste, à qui l’on doit également les succès d’Isabelle Carré ou encore de Gaël Faye, à la quatrième place de notre classement 2016 avec Petit Pays).


L’absence de la littérature étrangère

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Nous notions un peu plus haut que les auteurs de polars étaient tous français ou francophones. On s’aperçoit que c’est l’entièreté de notre classement des 18 livres les plus populaires qui est de langue française.

Bonne santé de l’édition française et francophone ou manque de curiosité des lecteurs pour les différentes littératures étrangères ? Le premier auteur étranger non francophone est de Gabriel Tallent, auteur américain de My Absolute Darling. Inutile de préciser que la plupart des auteurs étrangers sont anglo-saxons même si, toujours dans le classement (très) élargi on retrouve l’écrivain flamande d’expression néerlandaise Lize Spit (pour Débâcle), l’auteur islandais Jón Kalman Stefánsson, auteur d’Asta mais aussi les japonaises Kamome Shiraham (auteur du manga L’atelier des sorciers, tome 1) et Ito Ogawa (La papeterie Tsubaki) ou encore l’italienne Ilaria Tuti (Sur le toit de l’enfer)…

Une parité exemplaire

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Enfin, si on se félicite chaque année de retrouver quasiment autant d’hommes que de femmes dans le classement, cette année la parité est exemplaire avec neuf auteurs femmes et neuf hommes. Et si c’est un homme que l’on retrouve en tête de notre classement, le podium est ensuite exclusivement féminin.

Découvrir le classement

Pour information, nous entendons par “livres les plus populaires” ceux qui ont le plus été ajoutés dans les bibliothèques de nos membres. Comme toujours, n’hésitez pas à commenter l’article et nous faire part des ouvrages qui auraient dû, selon vous, y figurer.

18. Sauf de Hervé Commère 

Sauf par CommèreAvec 81 critique et une moyenne de 3,72, Sauf, publié chez Fleuve Editions, fait à peine moins bien que Ce qu’il nous faut, c’est un mort, le plus gros succès d’Hervé Commère sur Babelio. C’est par l’apparition improbable d’un album de photos de famille qui « ne devrait plus exister » que commence l’intrigue de ce roman noir où il est aussi beaucoup question d’amour.

Il s’agit pour Redmary d’un « roman addictif, intelligent, plein d’intrigues mais aussi chargé de sensibilité et de questions sur les racines et l’identité ».

17. Juste après la vague de Sandrine Collette

Juste après la vague par CollettePas vraiment un roman policier mais un vrai roman noir. Dans Juste après la vague, publié chez DenoëlSandrine Colette introduit des personnages dans une position impossible : pour sauver leur famille de l’irrésistible montée des eaux qui va engloutir ce qui est devenu leur île, un père de famille et sa femme décident d’y abandonner quelques uns de leurs enfants. Cette situation, cruelle, n’est que le point de départ de ce roman que Marina53 qualifie de « terrifiant et émouvant ».

Quelques lecteurs chanceux ont eu la chance d’écouter l’auteur en parler dans les locaux de Babelio. Vous pouvez retrouver le compte rendu de la rencontre mais aussi notre vidéo avec l’auteur.

16. Vers la beauté de David Foenkinos

Vers la beauté par Foenkinos« C’est la beauté qui sauvera le monde » disait Dostoïevski. Se tourner vers la beauté, c’est le choix ou plutôt le remède qu’a choisi Antoine Duris pour survivre à un grave traumatisme. Peut-on se soigner, voire se sauver, grâce à l’art et la beauté ? C’est la question que se pose David Foenkinos dans son roman Vers la beauté publié chez Gallimard.

Pour Plumette, « l’auteur fait de la souffrance et de la résilience un traitement sans pathos, pansant avec des mots simples les blessures les plus âpres et les plus vives. Un livre réparateur sur la réparation par l’art ».

15. Les prénoms épicènes d’Amélie Nothomb

Les prénoms épicènes par NothombElle est de toutes les rentrées littéraires et de quasiment tous nos classements (sauf en 2015 et 2016, que s’était-il donc passé ‽). Amélie Nothomb entre en 15 ème position cette année avec ce roman dont le titre évoque ces prénoms qui peuvent être à la fois masculins et féminins.

Si Frappe-toi le coeur, le millésime 2017, avait eu une moyenne très légèrement supérieure (3,67 contre 3,37) et que certains y ont vu un peu trop de ressemblances entre les deux – la relation mère-fille laissant sa place à celle entre un père et sa fille, Les prénoms épicènes, publié chez Albin Michel, semble avoir plu autant aux fidèles comme Gaoulette (« Amélie frappe juste et fort et j’adore! ») qu’aux lecteurs moins familiers de sa plume comme Fanette812 (« Elle réussit en effet à faire briller une histoire qui est parfois très triste »).

14. Les rêveurs d’Isabelle Carré

Les Rêveurs par CarréPremier roman de la célèbre actrice française Isabelle Carré, Les Rêveurs, publié chez Grasset, est l’une des grandes surprises de l’année 2018 et il n’est pas étonnant de le retrouver dans notre classement des livres les plus populaires de l’année. Dans ce roman largement autobiographique, l’actrice désormais écrivain raconte son enfance parfois malheureuse car incomprise et sa rencontre déterminante avec le théâtre.

Martinemagnin a été immédiatement séduite : « Cette Isabelle, qu’elle soit enfant ou maman, soeur ou amie, me séduit totalement par sa sincérité et sa force. Son écriture est savoureuse et harmonieuse, il y a du craquant, du croquant, de l’amer, de l’amertume, du piment, un liant permanent de tendresse et des traits d’originalité ».

13. À la lumière du petit matin d’Agnès Martin-Lugand

À la lumière du petit matin par Martin-LugandDans ce nouveau roman publié chez Michel Lafon, celle qui fut dans une autre vie psychologue clinicienne dans la protection de l’enfance fait de nouveau confronter des êtres blessés qui n’arrivent pas à trouver le bonheur. Un accident puis un retour au sources loin de sa vie parisienne va peut-être permettre à Hortense de se remettre en question et de s’interroger sur sa vie.

« Ce qui fait tout le charme des romans d’Agnès Martin-Lugand, nous dit Delcyfaro, c’est qu’ils sont ancrés dans la vraie vie. Ce sont des histoires simples, touchantes ou agaçantes mais des moments qu’on ressent vraiment comme réels. »

12. Soeurs de Bernard Minier

Soeurs par MinierIl avait ouvert le bal l’année dernière avec Glacé. Bernard Minier gagne quelques places cette année avec Soeurs, son nouveau roman publié chez XO. Il s’agit d’ un polar « très noir » qui raconte notamment la première enquête de Martin Servaz que les lecteurs de Minier connaissent bien. Un côté « méta » transparaît également puisqu’il est question dans ce roman d’un auteur de roman policier particulièrement cruel dans ses récits !

Fidèle lecteur de Bernard Minier, kuroineko a été convaincue par ce nouveau récit : « Outre une enquête et une intrigue palpitante, Bernard Minier nous sert une réflexion sur les rapports et considérations des fans ultras envers leur auteur adulé, encensé, divinisé presque. Il y a ici un air qui rappelle le troublant Misery de Stephen King« .

11. La chambre des merveilles de Julien Sandrel

La chambre des merveilles par SandrelPremier roman de Julien Sandrel, La chambre des Merveilles (Calmann-Lévy) raconte l’histoire d’une mère qui tente de faire sortir son fils du coma en essayant de réaliser les rêves de ce dernier. C’est pour beaucoup de lecteurs un « hymne à la vie » malgré le sujet très lourd abordé par l’auteur : celui d’un fils dans le coma et d’une mère désemparée.

Tantquilyauradeslivres : « Malgré la noirceur de ce que vit Thelma (le cauchemar de toute mère), ce livre est résolument plein d’optimisme et d’humour. Il y a aussi beaucoup d’émotions dans ce livre ».

10. Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin

Changer l'eau des fleurs par PerrinLe livre avait impressionné les membres de notre club de lecture de mai. Il a séduit de nombreux autres lecteurs depuis. Avec une moyenne de 4,41 sur 5 pour 300 notes environ, il s’agit même de l’un des ouvrages les plus appréciés de notre palmarès.

Ecrit par la photographe et scénariste Valérie Perrin et publié chez Albin Michel, Changer l’eau des fleurs raconte l’histoire d’une garde-cimetière dont la vie n’a pas été de tout repos. Prenons Biblioroz comme porte-parole des lecteurs du livre : « Une multitude de sentiments s’entrechoquent lors de sa lecture. Des ressentis ô combien douloureux qui sont admirablement remplacés par des sensations plus douces, plus sereines, plus belles. Abandon, injustice, douleur, colère, anéantissement, s’estompent peu à peu pour laisser place, à travers d’admirables paroles et gestes, au bonheur d’une vie ».

9. Le Lambeau de Philippe Lançon

Le Lambeau par LançonCandidat malheureux au Goncourt -dont la non sélection dans le dernier carré a dû forcer le jury à s’expliquer, Le Lambeau de Philippe Lançon publié chez Gallimard a tout de même remporté le prix Femina. Un choix applaudi par les lecteurs qui ont a l’unanimité été pour le moins touchés par ce récit de reconstruction. Philippe Lançon était en effet dans les locaux de Charlie Hebdo quand les terroristes ont débarqué  le 7 janvier 2015. Il est gravement touché au visage et doit subir de nombreuses interventions chirurgicales.

C’est ce récit, entre autres, qu’il raconte dans Le Lambeau : Citons Fleitour : « Dans les plus belles pages que j’ai lu, il y a ces portraits invisibles de ces travailleurs de l’ombre, ces sherpas qui accompagnent, qui soulagent, qui embaument les douleurs et font les gestes que même Picasso n’imaginerait pas ».

8. Il est grand temps de rallumer les étoiles de Virginie Grimaldi

Il est grand temps de rallumer les étoiles par GrimaldiSi l’oeuvre de Virgine Grimaldi a toujours été très appréciée des amateurs de feel-good books, Il est grand temps de rallumer les étoiles, son dernier roman publié chez Fayard a été particulièrement bien reçu par les babelionautes. On y croise trois femmes à des moments différents de leurs vies : Anna, 37 ans et ses deux filles Chloé 17 & Lily, 12. Chacune a ses problèmes et le jour où Anna le découvre, elle les emmène pour un road trip avec l’espoir de rallumer les étoiles dans leurs yeux.

« Un panel d’émotions vous attend, prévient Saiwhisper ! On a là un très beau message d’amour à toutes les femmes et plus particulièrement les mères. C’est frais, enjoué, drôle, sans prétention, touchant et vivant ».

7. Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu

Leurs enfants après eux par MathieuAuréolé du prix Goncourt, le roman de Nicolas Mathieu (Actes Sud) est désormais dans les meilleures ventes de livres et devrait se trouver sous le sapin de nombreux lecteurs. Mais qu’ont pensé les lecteurs de cette chronique sociale d’une France souvent négligée ? Du bien si l’on en croit les nombreux avis positifs qui se succèdent sur Babelio, et ce dès la parution du livre à la rentré.

« Ce roman est juste formidable dans sa façon de parler de cette jeunesse qui va se désenchanter au contact de cette putain de réalité » nous dit Kirzy quand LapinFluo souligne la façon dont l’auteur parvient à pousser le lecteur à s’intéresser à des personnages pourtant ordinaires : « il nous intéresse malgré nous à ces personnages dont il ne livre que peu, à travers l’action et la parole, la profondeur vient après, individuellement, patiemment. Et au lecteur de recréer l’ensemble ».

6. La Jeune fille et la nuit de Guillaume Musso

La Jeune fille et la nuit par Musso
« Thriller plutôt intime, voire intimiste » selon Audelagandre, mais « au rythme haletant » selon Franckync, le nouveau roman de Guillaume Musso, le premier chez sa nouvelle maison Calmann-Levy, avait tout pour plaire au public habituel de Musso mais aussi aux nouveaux lecteurs. Un roman d’ailleurs peut-être plus personnel que les autres pour l’auteur puisque de nombreux liens peuvent être faits entre sa vie et quelques éléments du roman -sans les meurtres entendons-nous bien.
Un roman très réussi pour de nombreux fans qui se sont faits de nombreuses fois avoir tout au long du récit. Fanfury75 est de ceux-là :  « le maître Guillaume Musso nous réserve des surprises tout au long du roman, des revirements de situation, certains que l’on sent poindre, d’autres plus sournois, mais qui font leur effet comme à chaque fois ».

5. Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue  par GiebelC’est un thème qui lui tenait à cœur depuis de longues années mais qu’elle n’a abordé qu’à travers ce nouveau roman publié chez Belfond et intitulé Toutes blessent la dernière tue. Un roman difficile, violent, qui s’appuie sur une véritable enquête menée par l’auteur avec l’aide de l’OIECM, l’Organisation internationale contre l’esclavage moderne. Car à travers ce thriller, c’est bien de cela dont il s’agit : l’esclavage moderne.

De ce sujet difficile, Karine Giebel en a tiré un thriller percutant avec pour héroïne une esclave moderne nommée Tama. Il s’agit pour Antyryia d’un « très grand Giebel » : « Intense, percutant, dense, habilement construit, émouvant, éprouvant… Autant de qualificatifs qui pourraient s’appliquer à Toutes blessent, la dernière tue. »

4. Le manuscrit inachevé de Franck Thilliez

Le manuscrit inachevé par ThilliezGrand habitué de nos classements annuels, le Franck Thilliez 2018 se retrouve au pied de notre podium avec un récit qui s’éloigne des aventures de son célèbre duo Sharko/ Hennebelle. Publié chez Fleuve éditions, Le manuscrit inachevé est, sans trop en dire, un récit dans le récit.  L’occasion pour l’auteur de s’amuser avec tous les codes du polars et surtout, de s’amuser avec le lecteur qui tombe forcément dans l’un de ses nombreux pièges.

Le récit n’a laissé aucun répit à Pollux246 : » Des retournements de situation qui m’ont retourné le cerveau, avancer, comprendre, décortiquer, démêler les fils tortueux de cette histoire qui a été pour moi un vrai régal et une fin vertigineuse, j’ai passé un excellent moment de lecture. »

3. La vraie vie d’Adeline Dieudonné
La vraie vie par DieudonnéDes milliers de lecteurs, un fabuleux bouche à oreille et un prix à l’orée de la rentrée littéraire ont fait du premier roman d’Adeline Dieudonné l’un des succès surprises de l’année. Publié chez L’Iconoclaste, La vraie vie raconte la vie d’une petite fille dans une famille « presque » ordinaire. On se rend compte très vite dans le récit que la jeune narratrice est confrontée à un monde de violence et de terreur.  « Comment font deux enfants pour grandir et espérer une « vraie vie » dans ce monde là ? » s’était interrogée l’auteur lors de notre entretien.

Malgré la violence, les lecteurs ont très fortement apprécié ce roman. Il s’agit pour Isabelleisapure d’un livre « magistral, original et addictif dont l’atmosphère parfois nimbée de douceur, parfois irrespirable va me hanter encore longtemps ».

2. Les loyautés de Delphine de Vigan

Les loyautés par ViganLauréate du prix Renaudot et du Goncourt des Lycéens en 2015 pour son roman D’après une histoire vraie qui succédait à un déjà très remarqué -et moult fois récompensé- Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan est revenue en 2018 avec le roman Les Loyautés(J.C. Lattès) qui cumule près de 300 critiques sur Babelio pour une moyenne très positive de 3,76 sur 5.

Roman psychologique dans lequel il est question de thèmes à la fois intemporels et très actuels comme nous le rappelle La_Bibliotheque_de_Juju : « La maltraitance. L’amour maternel. le couple. L’amitié. L’éducation. Internet. Et surtout de loyautés ». Voilà ce que nous disait l’auteur lors d’un entretien pour la sortie du livre : « Mon idée était de travailler sur les loyautés. Ces promesses silencieuses, ces dettes invisibles, ces pactes tacites que nous abritons parfois sans en avoir conscience ».

Un pari réussi tant le livre a intéressé les lecteurs tels que Pyrouette : « Delphine de Vigan jongle avec les mots, percute nos sentiments, nous met en face de notre lâcheté. Elle égratigne la famille, le couple, le système scolaire. Une lecture rapide qu’on n’oublie pas de sitôt. »

1. La Disparition de Stephanie Mailer de Joël Dicker

La Disparition de Stephanie Mailer par Dicker

Quelques années après le fabuleux succès de son livre La vérité sur l’affaire Harry Quebert, aujourd’hui adapté en série télé et traduit dans plusieurs langues comme l’espagnol (on a posé quelques questions à sa traductrice Amaya Garcia récemment), Joël Dicker semble toujours aussi apprécié des lecteurs.

La Disparition de Stephanie Mailer, son nouveau roman, toujours publié aux Editions de Fallois, raconte l’histoire d’une double enquête. Celle de deux jeunes mais ambitieux enquêteurs Jesse Rosenberg et Derek Scott, à première vue réussie, qui a eu lieu en 1994 et qui a confondu un assassin, accablé par les preuves réunies par les deux enquêteurs. Et puis l’autre, celle qui se déroule 20 ans plus tard. Une journaliste, Stéphanie Mailer, affirme que Jesse Rosenberg et Derek Scott se sont trompés de coupable mais celle-ci disparaît…

Si quelques critiques ont regretté retrouver les mécaniques habituelles de l’auteur suisse, la plupart des lecteurs ont plongé une nouvelle fois dans cette double enquête qui regorge de faux-semblants et de rebondissements jusque dans les dernières pages. Aproposdelivres a été charmée : « Secrets, révélations, fausses pistes, rebondissements et un trio d’enquêteurs très attachants, voilà un livre que j’ai dévoré avec beaucoup de plaisir ! Bravo ! « 

Retrouvez la liste en vidéo :

Que pensez-vous de ce classement ? Quels autres auteurs auraient amplement mérité d’y figurer ?

Nos futurs en question au Salon du livre et de la presse jeunesse

Du 28 novembre au 3 décembre 2018, la littérature et la presse jeunesse tiennent salon à Montreuil. L’occasion pour enfants, ados, jeunes adultes et adultes qui refusent ou non de grandir « d’interroger le dialogue entre passé, présent et futur dans les livres pour enfants ».

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L’édition 2018

En quelques chiffres, le Salon du livre et de la presse jeunesse c’est plus de 250 créatrices et créateurs, près de 3000 signatures, des centaines de rencontres réparties sur 4 scènes (littéraire, BD, vocale et décodage), et une grande exposition « pour explorer, transformer, initier, composer et lire nos futurs à travers les œuvres réalisées par plus d’une cinquantaine d’artistes » comme, ci-dessous, cette illustration issue de L’Étrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde par Maurizio A.C. Quarello (Sarbacane).

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Vous pouvez retrouver le programme complet sur le site du salon.

No(s) futur(s)

Le fil rouge, cette année, c’est donc la thématique « Nos futurs » qui sera interrogée, questionnée par l’ensemble des auteurs, illustrateurs, créateurs et visiteurs du salon que ce soit à travers l’exposition ou les rencontres et tables rondes.

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« Quand j’annonce le thème « Nos futurs », il y a toujours un petit temps d’hésitation dans les yeux de mon interlocuteur, mais il s’agit bien de mettre un « s » à « Nos Futurs » a déclaré Sylvie Vassalo la directrice du salon au micro de Culturebox . C’est la marque d’une pluralité que nous revendiquons, pluralité d’artistes et de regards sur nos futurs, pluralité des genres, pluralité des grands sujets qui interrogent nos futurs, ceux de nos enfants et ceux de notre planète ».

Les pépites

Le salon c’est aussi plusieurs prix littéraires, les fameuses Pépites réparties en 3 catégories (Livres illustrés ; Romans ; Bandes dessinées). Vous pouvez retrouver l’ensemble des finalistes à travers notre liste. A ces trois sélections s’ajoute la Pépite d’Or qui avait l’année salué l’ouvrage Nos vacances de Blexbolex.

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Parmi les finalistes on retrouve l’écrivain Patrick K. Dewdney qui a justement répondu à nos questions lors d’un entretien pour son livre L’enfant de poussière. Il en a profité pour réagir à sa nomination parmi les pépites : « Je n’écris pas pour un public en particulier, et il me semble que si des adolescents adhèrent à un format littéraire qui est différent de celui qu’on leur propose dans le cadre scolaire, et bien pour moi quelque part, j’ai accompli mon travail ». Vous pouvez retrouver son entretien en intégralité sur Babelio. 

Les gagnants seront dévoilés mercredi 28 novembre lors de l’inauguration du salon.

Les rencontres Babelio

Nous animons trois rencontres cette année lors du salon.
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Jeudi 29 novembre à 12h, avec Nadia Coste qui vient de publier le roman Rhizome (éditions du Seuil) et Loïc Le Pallec auteur de Fréquence Orégon (éditions Sarbacane).

La Terre dans quelques années : catastrophes écologiques et paysages post-apocalytiques, le décor est planté. Deux écrivains s’interrogent sur la construction de nouveaux mondes en compagnie d’adolescents prêts à tout pour faire bouger les lignes. Des romans construits comme des fables écologiques pour interpeller sur l’avenir de notre planète.

Le lien vers la rencontre.

– Jeudi 29 novembre à 15h, avec Gaspard Flamant qui présente son premier roman Shorba, l’appel de la révolte (éditions Sarbacane) et Florence Médina auteur du livre jeunesse Direct du coeur (éditions Magnard).

Que ce soit à travers un engagement militant ou l’apprentissage de la LSF, Shorba et Tim, deux adolescents quelque peu désoeuvrés, se confrontent à des mondes qu’ils ne connaissent pas. Ces rencontres créent un choc qui va les connecter au monde, leur permettre de le voir autrement et d’enfin, y trouver leur place.

Le lien vers la rencontre.

Samedi 1er décembre à 12h15, avec Joseph Delaney célèbre auteur de la saga de l’Epouvanteur, dont Bayard publie le 15 ème tome (ou plus précisément le deuxième d’un second cycle) mais aussi auteur d’une nouvelle saga à venir en février toujours chez Bayard intitulée Aberrations et Sean Easley, auteur de l’Hôtel invisible, premier tome d’une saga fantastique publiée chez Lumen editions.

Un maître du genre rencontre un auteur qui publie son premier roman : décryptage de démarches de création pour plonger dans des mondes magiques peuplés d’êtres mystérieux et de lieux maléfiques.

Grâce aux éditions Lumen, vous pouvez retrouver l’intégralité de la rencontre en vidéo :

Le lien vers la rencontre.

Les cartons

Comme pour la plupart des festivals avec lesquels nous sommes partenaires, nous vous proposons une grande « chasse au trésor » dans les allées du salon.  Des centaines de critiques de lecteurs sont en effet à retrouver sur les stands des éditeurs.

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Arriverez-vous à retrouver votre critique ? Si c’est le cas, n’oubliez pas de nous avertir sur Twitter ou Instagram.

Bonus vidéo

En préparation de ce festival, Nicolas et Nathan ont réalisé un petit reportage vidéo à l’Heure Joyeuse, la plus ancienne bibliothèque jeunesse de France. C’est dans notre vidéo d’actualité à retrouver ci dessous :

 

Vous allez à Montreuil pour le festival ?  Vous aimeriez découvrir de nouveaux romans de jeunesse ? Alors un groupe est fait pour vous sur Babelio : Le groupe des ados lecteurs.