Jeu littéraire : Grille l'auteur

Pour lutter contre les longues heures qui nous attendent chez nous dans les semaines à venir, nous vous proposons un tout nouveau jeu littéraire auquel vous devriez pouvoir jouer avec vos collégiens ou lycéens d’enfants.

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Voici donc 20 grilles constituées de 12 mots qui devraient vous permettre d’identifier un.e auteur.e. Attention, cependant jusqu’à 3 mots-pièges (qui ne correspondent aucunement à la personne que vous devez identifier) se sont glissés dans chacune de ces grilles.

Exemple avec cette grille. Quel écrivain se cache derrière ces 12 mots ?

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Il s’agit bien sûr de…
Victor Hugo !
Les « mots-pièges » étant : « Science-Fiction » et « Suicide ».

Notez en commentaire vos propositions d’auteur.e pour chaque grille avec les listes des mots-pièges. On verra à la fin qui d’entre vous en trouve le plus (les commentaires étant cachés, il est normal que vous ne retrouviez pas le vôtre).
Notez que vous n’êtes pas obligé de jouer en une seule fois et d’avoir les 20 auteurs en un seul coup. Vous pouvez y aller progressivement.

Nous donnerons les résultats le 7 avril en fin de matinée. Si le jeu vous plaît, nous vous proposerons une deuxième session en avril au cas où le confinement se prolonge :(.

Bonne chance !

 Grille 1 : 

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Grille 2 :

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Grille 3 :

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Grille 4 :

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Grille 5 : 

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Grille 6 :

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Grille 7 : 

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Grille 8 :

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Grille 9 : jeuduconfinement9.png

Grille 10 :

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Grille 11 : 

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Grille 12 : 

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Grille 13 :

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Grille 14 :

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Grille 15 :

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Grille 16 :

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Grille 17 : 

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Grille 18 : 

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Grille 19 :

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Grille 20 :

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Alors, avez-vous identifié beaucoup d’auteurs ? 🙂 Dites-le nous en commentaire !

Quand les écrivains défendent les animaux

La consommation de viande ne cesse d’augmenter dans le monde. Pourtant, depuis de nombreuses années mais avec peut-être une certaine accélération ces derniers temps, le camp des végétariens et des vegans ne cesse en parallèle de gagner de la visibilité et de convaincre petit à petit certains consommateurs de ce qui se cache, pour eux, derrière la consommation de la viande. Parmi ces groupes de résistants à l’industrie agro-alimentaire/ces militants, de plus en plus d’écrivains ont non seulement pris la paroles en public mais ont également écrit des livres pour combattre avec leurs propres armes, c’est à dire les mots, une industrie qui tue chaque seconde des milliers d’animaux à travers le monde.

On vous propose un petit tour d’horizon de quelques-uns de ces auteurs engagés pour la cause animale avec 5 livres publiés relativement récemment et qui, à leur sortie, ont provoqué le débat. N’hésitez pas à en débattre justement avec nous en commentaire.

Faut-il manger les animaux ?  de Jonathan Safran Foer


A tout seigneur, tout honneur.
Faut-il manger les animaux ? (éditions de L’Olivier) de Jonathan Safran Foer est un ouvrage capital pour de nombreux lecteurs intéressés par ce sujet. Publié en 2009, ce plaidoyer végétarien est l’un des livres les plus cités par les personnes qui ont arrêté, ces dernières années, de consommer de la viande. C’est le livre qui a fait de Natalie Portman, selon ses propres dires, non pas une végétarienne (elle l’était déjà) mais une militante convaincue. Elle a d’ailleurs depuis produit une adaptation du livre en un documentaire.

Si le roman commence par une question a priori ouverte, l’auteur de Extrêmement fort et incroyablement près la referme très vite. On peut manger des animaux mais il ne faut pas, selon lui, se voiler la face sur tout ce que cela implique. Il détruit ainsi une à une les images qu’a le grand public de l’industrie. Non, les poulets qui terminent dans nos assiettes n’ont pas été élevés au grand air par un fermier qui tuerait honorablement ses bêtes : “Il n’y a plus de fermiers, mais des managers, des usines d’élevage, d’abattage, de découpe et de conditionnement dont les responsables n’ont plus aucune notion de ce qu’est un animal. Ils n’ont qu’une pensée : comment gagner plus en dépensant moins, et s’ils pensent que des animaux malades leur feront gagner plus que des animaux sains, ils le font.”

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C’est à l’élevage industriel dans son ensemble que s’attaque l’écrivain qui insiste sur le fait que les animaux sont aujourd’hui tout simplement torturés. C’est le système entier qui veut cela : “Lorsque nous mangeons de la viande issue de l’élevage industriel, nous nous nourrissons littéralement de chair torturée. Et, de plus en plus, cette chair devient la nôtre.”

Le livre est construit autour de plusieurs arguments, avec pour les lecteurs français, une grande faiblesse : l’auteur ne s’engage que sur ce qu’il connaît, les Etats-unis. Les lecteurs non américains peuvent ainsi penser que le bien-être des animaux est certainement bien plus contrôlé/respecté en Europe…

Deux kilos deux de Gil Batholeyns


C’est l’écriture de
ce roman (JC Lattès) qui oppose un vétérinaire et un éleveur de poulet en Belgique qui a fait de Gil Bartholeyns un végétarien. L’écriture de l’intrigue, qui se déroule dans un élevage de poulet, supposait une certaine documentation et des recherches de la part de l’auteur. Ces recherches, en Europe donc, l’ont convaincu qu’il était impossible d’aimer les animaux et de les manger quand on voit la façon dont ils sont élevés pour se faire abattre. Il a vu la torture que cela implique malgré la meilleure volonté du monde des éleveurs. Dans son roman, l’éleveur respecte scrupuleusement les consignes sanitaires européennes et l’auteur lui donne même la parole, nous fait voir son point de vue. Las, les lois ne protègent que les consommateurs, pas les animaux et le vétérinaire du roman est bien démuni face au malheur de ces poulets promis à une mort précoce.

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Le personnage, tout au long du roman, s’interroge : comment aimer autant nos animaux de compagnie et accorder aussi peu d’intérêt aux autres animaux pourtant aussi sensibles et parfois plus intelligents ? Une question  que s’est également posée mariech : “Une très belle réflexion sur notre monde actuel , sur les questions de productivité à tout prix , sur notre rapport aux animaux, voilà qui fait la force de ce roman , une réflexion intelligente sans aucun jugement.”


Comment j’ai arrêté de manger les animaux de Hugo Clément

A la manière de Gil Batholeyns, qui est devenu végétarien en travaillant sur son livre et en découvrant l’industrie avicole, c’est également au cours de ses reportages que Hugo Clément a décidé d’arrêter de manger de la viande. Le journaliste et reporter aime pourtant la viande et n’est pas un grand amoureux des animaux. Las, les conditions terribles d’élevage et d’abattage dont il a été témoin l’ont convaincu qu’une autre voie était, pour lui, non seulement souhaitable mais indispensable. C’est tout le propos de son livre Comment j’ai arrêté de manger les animaux publié au Seuil.

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Alors que Gil Batholeyns faisait parler un vétérinaire de fiction, Hugo Clément fait parler dans son livre, un ancien vétérinaire traumatisé par son travail qui n’a jamais eu pour but de sauver les animaux mais simplement de veiller à la santé du consommateur : “Tant qu’il n’y a pas de fuites, de photos ou de vidéos, déclare l’ancien vétérinaire Jean-Luc, ça continue. Moi je signalais plein de trucs aux services vétérinaires pendant mes visites, mais ils ne se bougeaient pas. Une fois, je les avais appelés pour des moutons assoiffés. Ils attendaient d‘être tués dans un enclos en plein soleil et n’en pouvaient plus. J’avais demandé qu’on donne de l’eau à ces pauvres bêtes. Le gars m’avais répondu : je ne vais pas me déplacer pour trois moutons.”

Le livre d’Hugo Clément fourmille d’anecdotes terribles, de témoignages personnels édifiants et de chiffres sur l’industrie. Le livre apparaîtra à cet égard insoutenable à certains, essentiel pour d’autres comme Anlixelle : “Ni manifeste, ni livre d’action, Comment j’ai arrêté de manger les animaux m’a donc permis d’envisager mes actes du quotidien dans leur globalité en leur donnant le temps et l’attention qu’ils requièrent pour que cela change la donne.”

Règne animal de Jean Baptiste Del Amo

Insoutenables, certaines scènes de Règne animal (Gallimard) de Jean-Baptiste Del Amo le sont. L’écrivain, membre de l’association L214 comme Hugo Clément, retrace dans ce roman multi-primé, un siècle d’activité d’une porcherie familiale. Et dans ce roman que certains n’ont pas hésité de qualifier de zolien, le lecteur n’est absolument jamais épargné. Del Amo tient à ce que l’on ressente physiquement la façon dont ces bêtes sont maltraitées, violentées, torturées : “A chaque occasion, l’auteur impose la pire description, la plus insupportable possible, provoquant l’effroi par le simple fait que fiction et informations bien réelles se confondent, témoigne Cardabelle. Je pense surtout à l’élevage industriel de porcs et aux descriptions par le menu du martyre de ces pauvres bêtes.”
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C’est là encore, décidément, de la visite d’un bâtiment d’élevage en compagnie de Tristan Garcia qu’est née l’idée du livre alors que les deux écrivains sont accueillis dans cet endroit par un concert de hurlement des bêtes. Le roman commence par un élevage à l’ancienne, traditionnel, alors que le contact avec les animaux est encore présent. Puis, le contact se perd de génération en génération. Les animaux deviennent des objets et la violence s’est transmise, et même amplifiée au fil des années.

A noter que l’écrivain ne s’est pas arrêté à ce texte pour défendre la cause des animaux. Auteur chez Athaud d’un portrait de l’association L214 dont il est membre, il a également écrit Comme toi (Gallimard Jeunesse), un livre à destination des enfants à travers lequel l’auteur montre à quel point nous sommes proches des animaux. 

 

Nous, animaux et humains : Actualité de Jérémy Bentham par Tristan Garcia

L’écrivain et philosophe Tristan Garcia a lui aussi écrit autour de la condition animale et du lien qui nous unit aux animaux. Un lien défait ? C’est le sujet de son essai Nous, animaux et humains : Actualité de Jeremy Bentham (François Bourin éditeur). Pour Aude Lancelin dans Bibliobs l’écrivain “se penche en essayiste sur la culpabilité que nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir face aux bêtes transformées en simples ressources, achevées dans l’obscurité sociale. Pour cela il remonte au penseur anglais Jeremy Bentham, le premier à avoir comparé la cruauté à l’égard des animaux à la réduction en esclavage d’Africains de l’Ouest”.

La souffrance animale, Tristan Garcia s’y est penché tardivement mais cela est venu comme une révélation : “Ce qui a compté pour moi ces dernières années, dit-il dans un entretien pour Les Inrockuptibles publié en 2017, c’est l’éthique animale et la défense des droits des animaux. Je pensais être progressiste et universaliste, je croyais à l’égalité. Or, il y avait un point aveugle : mon universalisme se limitait à l’espèce humaine. J’avais laissé derrière mon dos des créatures sensibles, souffrantes, sur le dos desquelles on avait bâti l’image du progrès.”

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L’auteur rappelle dans son livre que nous sommes bien plus proches que nous le pensons souvent des animaux, et que notre humanité devrait justement nous permettre de sortir des “lois de la nature”, au lieu d’asseoir sans cesse notre supériorité via notamment la maltraitance des animaux. L’occasion également de s’interroger, sans forcément apporter de réponse toute faite, sur la question de la protection des animaux : faut-il contraindre par le droit ? ou simplement réexplorer notre part d’animalité ? et quels sont, scientifiquement, les ressorts de la souffrance animale ? Partant ainsi du philosophe Jeremy Bentham et de ses idées très avant-gardistes au XVIIIe siècle – ce n’est pas un hasard s’il est devenu très influent récemment auprès des antispécistes -, Tristan Garcia pose les bases d’une nouvelle humanité, qui respecterait le vivant avant tout par amour et intelligence, que par la contrainte.

Bonus : le plaidoyer d’Emile Zola pour les animaux

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Grand amoureux des animaux, Emile Zola à écrit un plaidoyer en leur faveur que l’on peut retrouver en intégralité et gratuitement sur le site d’archives Retronews.

Il revient non seulement sur son amour des bêtes plus faibles que nous et qui ne peuvent se défendre : « Pour moi, lorsque je m’interroge, je crois bien que ma charité pour les bêtes est faite, comme je le disais, de ce qu’elles ne peuvent parler, expliquer leurs besoins, indiquer leurs maux. Une créature qui souffre et qui n’a aucun moyen de nous faire entendre comment et pourquoi elle souffre, n’est-ce pas affreux, n’est-ce pas angoissant ? »

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L’écrivain, à l’instar de Tristan Garcia, revient sur leur souffrance et l’amour que l’être humain devrait lui porter comme s’il s’agissait de son frère : « Les bêtes n’ont pas encore de patrie. Il n’y a pas encore des chiens allemands, des chiens italiens et des chiens français. Il n’y a partout que des chiens qui souffrent quand on leur allonge des coups de canne. Alors, est-ce qu’on ne pourrait pas, de nation à nation, commencer par tomber d’accord sur l’amour qu’on doit aux bêtes ? De cet amour universel des bêtes, par-dessus les frontières, peut-être en arriverait-on à l’universel amour des hommes. » 

 

Autre bonus : ce que l’abattoir fait aux humains

Jusqu'à la bête par Demeillers
Il a (logiquement) beaucoup été question dans cette sélection de la maltraitance animale organisée par les humains. Mais qu’en est-il de la souffrance humaine engendrée par la souffrance animale – ou quand la cruauté devient un piège qui se referme sur son instigateur ? Et si l’homme est un cousin de l’animal, comment peut-il supporter de travailler à la chaîne, dans les cadences infernales des abattoirs, et transformer du vivant en viande ? C’est la question que se pose
Timothée Demeillers dans son roman noir Jusqu’à la bête, paru en 2017 aux éditions Apshalte. 

Timothée Demeillers
Soit l’histoire d’Erwan, ouvrier dans un abattoir près d’Angers qui fait l’expérience du délitement des rapports sociaux et humains dans un lieu déjà largement inhumain. Voici ce qu’en disait l’auteur dans
une interview Babelio à retrouver ici : À partir du moment où les ouvriers sont poussés à une cadence de plus en plus rapide, l’animal devient une simple marchandise à transformer dans un temps imparti. Il n’y a pas de place pour prendre en compte la souffrance animale ou humaine. Sur la chaîne, l’animal devient un matériau déshumanisé à abattre, découper, dépecer et transformer le plus rapidement possible en steak haché.” Et à propos des réactions violentes vis-à-vis des employés d’abattoirs, suite à la diffusion de vidéos par L214 : “Je dois dire que ces vidéos dont on a beaucoup parlé dans la presse, bien qu`elles soient sans doute nécessaires pour faire avancer le débat, ont pu me déranger par certaines réactions qu’elles ont générées et l’opprobre qu’elles ont jeté, sûrement à leur insu, sur les ouvriers d’abattoirs déjà profondément déconsidérés socialement et auxquels on a rajouté la suspicion d’être des sadiques, s’amusant de la douleur des bêtes. Je comprends tout à fait que ces vidéos « choc » fassent avancer la cause animale, mais il faudrait peut-être davantage chercher la racine de cette souffrance animale, non pas dans les comportements dérangeants d’une poignée d’individus marbrés qui semblent s’amuser à violenter des bêtes, mais plutôt à notre échelle, dans notre surconsommation de viande, qu’on achète à tout petit prix, et qui légitime ce système de production absurde et violent, l’entretient et le perpétue.” 

On s’en doute, ça ne finit pas très bien pour Erwan. Et tout le mérite du livre de Timothée Demeillers est justement de montrer que la question de la souffrance animale ne peut pas être dé-corélée d’autres sujets, comme l’industrie de la viande liée à nos modes de consommation et les ravages sociaux qu’elle implique.

Voilà cinq livres (et un plaidoyer + un roman noir !)  autour de la condition animale amenés à faire débat. Avez-vous lu ces livres ? Qu’en avez-vous pensé ? Quels autres livres – qui ne vont peut-être pas forcément dans le même sens -, recommandez-vous ? 

 

10 (excellents) livres adaptés en 10 (excellentes) séries

En ces temps de confinement et de fermeture des cinémas, on vous propose une petite liste de séries télé diffusées récemment et adaptées de romans. Vous pourrez ainsi alterner littérature et petit écran pour les longues heures qui vous attendent à la maison ! On a essayé de représenter différents genres (vous trouverez du polar, des super-héros, du fantastique mais aussi des séries jeunesse) et différentes plateformes de vod/streaming.

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Il s’agit d’une liste en cours de construction. Si vous avez des idées d’adaptations réussies disponibles facilement, n’hésitez pas à nous les recommander en commentaire. Nous proposerons une mise à jour de l’article prochainement. 

Le Complot contre l’Amérique

C’est Philip Roth lui-même, décédé en 2018, qui confia les manettes de l’adaptation de son roman à David Simon, ancien journaliste, écrivain et créateur de séries de prestige chez HBO comme The Wire (la plus célèbre), mais aussi Treme, Show Me a Hero ou encore The Deuce.
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Le Complot contre l’Amérique, publié en 2006 chez Gallimard en France, raconte l’ascension politique de Charles Lindbergh, figure de l’aviation et pur héros américain. Dans cette uchronie que ne renierait pas Philip K. Dick, Lindbergh, sympathisant nazi, devient président des Etats-Unis en 1941…

Certes, Lindbergh ne s’est en réalité jamais présenté à des élections américaines et le président démocrate Franklin Delano Roosevelt a bien été réélu quatre fois avant de s’éteindre suite à une maladie en 1945. Roth imagine pourtant une uchronie extrêmement réaliste à partir de données réelles : l’antisémitisme proclamé d’une figure majeure des Etats-Unis et la montée du fascisme en Amérique. Une Amérique qui accueillait alors, à l’occasion et jusqu’à la déclaration de guerre des Etats-Unis à l’Allemagne en 1941, de grands rassemblements de sympathisants nazis. 

 

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Des sympathisants nazis au Madison Square Garden en février 1939.

 

Le récit a poussé la quasi totalité de ses lecteurs à imaginer le pire, à réfléchir sur les conséquences qu’aurait pu avoir une telle élection non seulement à l’échelle du monde mais également à l’échelle d’une famille puisque l’angle de vue du roman est celui d’un petit garçon juif vivant aux Etats-Unis (Philip Roth lui-même ?). MarieC recommande vivement la lecture du roman : « Portée par le réalisme du récit, la réflexion est d’une efficacité redoutable… Un livre à recommander tant à ceux qui réfléchissent sur le fascisme, qu’à ceux qui aiment tout simplement la littérature. »

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L’adaptation, en mini-série, est donc signée David Simon aidé du fidèle Ed Burns, ancien policier et scénariste co-créateur de The Wire. Si la série ne sera diffusé sur OCS que le 17 mars et que le public n’a pas encore eu l’occasion de s’exprimer, les premières critiques saluent une oeuvre extrêmement proche du roman de Philip Roth et évidemment, éminemment politique : « C’est fou à quel point (le roman) est une allégorie de notre époque politique, raconte David Simon dans des propos reportés par La Presse. Je suis convaincu que […] nous sommes sur une trajectoire qui nous mène à un basculement vers l’autoritarisme. Si nous ne prenons pas conscience de notre vulnérabilité et de la fragilité de la démocratie. »

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Voir la fiche du livre sur Babelio.

Voir la bande-annonce de la mini-série :

Le Maître du Haut Château

En parlant d’uchronie politique, comment ne pas parler du roman phare de Philip K. Dick, Le Maître du Haut Château, publié en France chez OPTA en 1970 puis chez J’ai Lu ?

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L’écrivain de SF place les curseurs un peu plus loin que Philip Roth dans Le Complot contre l’Amérique. Dans ce roman, les nazis ont gagné la guerre et, depuis dix ans quand le récit commence, se partagent l’Amérique avec l’armée japonaise. Seule une zone neutre sépare les deux territoires d’occupation.

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Comme pour de nombreuses uchronies ou oeuvres de science-fiction, le postulat de base incite autant l’auteur que ses lecteurs à réfléchir non pas tant sur la partie fictionnelle que sur le monde actuel (celui du monde occidental des années 1960 pour K. Dick) poussé dans ses retranchements. C’est notamment ce qu’a retenu Athalenthe de sa lecture du livre : « Dans ce monde parallèle dominé par les nazis, c’est bien du sien, si éloigné et en même temps si proche, que l’auteur traite : Juliana nous le révèle « Que voulait donc dire Abendsen ? Rien sur le monde qu’il a inventé. Il nous parle de notre monde à nous. de ça. Ce qui nous entoure en ce moment même. Il veut qu’on voie les choses telles qu’elles sont ».

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Le livre a été adapté sur Amazon Prime par Frank Spotnitz en une série de quatre saisons très appréciées des spectateurs et objet, comme le roman avant elle, de nombreuses analyses critiques et politiques.

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Là encore, le créateur de la série a voulu le plus possible interroger le spectateur sur ce qui se passe dans le monde actuel. Interrogé par Télérama, Frank Spotnitz a présenté ainsi sa série : « The Man in the High Castle [titre de la série en VO] tente de nous faire réfléchir aux valeurs occidentales. » Plus loin : « Cette série est improbable historiquement, c’est une fiction, un songe, mais un songe qui doit être pris au sérieux car il nous offre un autre regard sur le monde. »

Voir la fiche du livre sur Babelio.

Voici la bande-annonce de la série :

Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire

Vous êtes bloqués avec vos enfants pour une durée indéterminée ? Pourquoi ne pas leur faire lire un des classiques de la littérature jeunesse puis, puisqu’on va être confinés un moment :), regarder ensemble l’adaptation de la saga sur Netflix ?

Les Desastreuses Aventures DES Orphelins Baudelaire: Vol. 1/Tout Commence Mal

Cette saga, écrite par un certain Lemony Snicket, se détache des autres productions littéraires destinées à la jeunesse par son ton. Terriblement pessimiste, ce Lemony Snicket (en réalité l’écrivain Daniel Handler) ne cesse de s’adresser aux lecteurs pour leur dire à quel point tout cela va mal finir. Il faut dire que tout commence mal dès le départ (c’est d’ailleurs le titre du premier tome), puisque l’histoire est celle d’une fratrie d’orphelins en proie aux manigances du Comte Olaf, prêt à absolument tout pour s’approprier leur fortune. On dénombre treize tomes publiés chez Nathan dès 2002, tous plus désespérément drôles les uns que les autres.

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Cette narration a séduit plus d’un lecteur – puisqu’on parle de près de 60 millions de livres vendus -, parmi lesquels Phoenicia : « Plus que l’histoire, déjà originale en soi, c’est la narration qui me séduit tant dans cette série. En effet, « l’auteur », Lemony Snicket est un personnage à lui tout seul de cette série. Il s’agit d’un enquêteur qui se doit de retracer les funestes aventures des Orphelins. A chaque tome, dans le résumé comme dans l’histoire, Lemony Snicket nous enjoint à refermer le livre pour se tourner vers des lectures plus réjouissantes. »
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Si un film de Brad Silberling avec Jim Carrey dans le rôle du Comte Olaf avait séduit en 2004 de nombreux spectateurs, le succès n’avait pas suffisamment été au rendez-vous pour adapter l’ensemble de la saga au cinéma. Peut-être qu’une série était plus appropriée pour reprendre l’esprit des livres sans rien sacrifier de leur ton ? C’est sans doute ce que se sont dit Mark Hudis et Barry Sonnenfeld en proposant une adaptation sur Netflix. La série se veut très fidèle aux livres. Daniel Handler en est d’ailleurs producteur.

Les adultes réfractaires seront sans doute contents de retrouver, dans le rôle du comte, Neil-  wait for it- Patrick Harris qui prend visiblement un malin plaisir à se déguiser pour ce rôle.

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Voir la fiche du premier tome sur Babelio.

Voici la bande-annonce de la série :

Watchmen

On ne reviendra pas ici trop longtemps sur les nombreuses polémiques qui accompagnent chaque adaptation de l’oeuvre du barde de Northampton. On le sait, Alan Moore refuse depuis de nombreuses années que son nom soit associé de près ou de loin aux adaptations de son oeuvre. Il ne veut pas toucher un seul centime d’Hollywood et se met carrément en colère dès qu’on lui en parle.Résultat de recherche d'images pour "watchmen comics yellow"

Publié au milieu des années 1980 (chez Zenda en France), la série de comics Watchmen, illustrée par Dave Gibbons, a immédiatement remporté un immense succès. Cette vision réaliste et très noire des super-héros en pleine Guerre Froide a même, pour beaucoup, révolutionné le médium comics à l’instar du Maus d’Art Spiegelman.

Alan Moore voulait montrer, parmi mille autres choses, que la bande dessinée permettait de raconter une histoire comme aucun autre support. Que la BD avait un avantage sur le cinéma. Que son histoire ne pouvait se raconter autrement que par la BD. Résultat de recherche d'images pour "watchmen comics"

Hélas pour lui, le succès sans précédent de la BD a incité de nombreux studios à tenter d’acheter les droits (qui n’ont jamais appartenu à Alan Moore) pour en faire des adaptations.

Un premier film a été réalisé en 2009 par Zack Snyder. Il a ses fiers partisans et ses farouches détracteurs. Les premiers saluent la fidélité de la réalisation qui reprend plan par plan les dessins de Dave Gibbons (associé à la production). Les seconds reprochent au réalisateur de n’avoir rien compris aux propos d’Alan Moore et d’avoir carrément inversé le message initial.

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Le succès mitigé de l’adaptation n’a pas empêché HBO de lancer, quelques années plus tard, la sienne. Approché plusieurs fois, Damon Lindelof, auteur de LOST et de The Leftovers, a finalement accepté d’adapter son oeuvre favorite sur le petit écran, sans l’aval de son héros Alan Moore. Il s’en explique sur Instagram. Les personnages, une fois posés sur le papier, n’appartiennent plus à leurs auteurs. Tant pis si l’écrivain anglais n’est pas d’accord. Il veut montrer sa version de Watchmen. Il précise que sa version n’aura rien ni d’une suite exacte ni d’une adaptation. Ce sera un « remix » situé aujourd’hui et non en pleine Guerre Froide.

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Diffusée sur HBO aux Etats-Unis et sur OCS en France, la série a conquis la plupart des réfractaires et a été saluée aussi bien par la presse que par le public, la chaîne enregistrant semaine après semaine quelques unes de ses meilleures audiences. On retrouve certains des personnages mais aussi de nouveaux. Il est question de racisme dans l’Amérique d’hier et d’aujourd’hui et plus généralement de transmission. Transmet-on ses traumatismes ? Que faire d’un héritage fait de violence et de haine ? Ce sont quelques-unes des questions que pose Damon Lindelof dans ce Watchmen remixé dont l’identité visuelle reste très proche de celle des comics.

Voir la fiche de l’intégrale sur Babelio.

Voir la bande-annonce de la série :

The Witcher

Quel succès pour The Witcher… La série de romans et de nouvelles connaît tout d’abord un immense succès en libraire. En Pologne d’abord, pays de son auteur Andrzej Sapkowski puis dans le monde entier. En France les livres sont publiés chez Bragelonne sous le titre Le Sorceleur.

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La saga connaît ensuite une nouvelle vie en jeu vidéo (nous en parlions d’ailleurs ici). Après deux jeux très appréciés, la saga vidéoludique du sorceleur a pris une nouvelle dimension avec un troisième jeu qui a explosé de nombreux records de ventes et permis à CD Projekt – studio polonais également – de devenir en quelques années seulement, le deuxième plus grand studio européen derrière Ubisoft.

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Le succès ne s’arrête cependant pas là pour The Witcher. Développée par Lauren Schmidt Hissrich pour Netflix, la série qui revient dans sa première saison aux origines de plusieurs personnages de la saga, rencontre à son tour un immense succès qui propulse de nouveau les livres mais aussi les jeux dans les classements des meilleures ventes… 

Où s’arrêtera The Witcher ? Il se murmure qu’un nouveau jeu sera développé par CD Projekt après leur ambitieux projet Cyberpunk 2077 et on sait d’ores et déjà que la saison 2 de la série sur Netflix est en cours de réalisation. 

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Revenons quelques instants tout de même à l’histoire de cette saga. Située dans un monde médiéval rempli de dragons et de magie, l’histoire raconte les mésaventures d’un mutant payé en échange de quelques pièces, pour débarrasser le continent de monstres en tout genre. Tout le sel des romans vient en grande partie de ce personnage Geralt de Riv, un mercenaire un brin cynique souvent plus proche des monstres solitaires qu’il chasse que des villageois qui le méprisent (qui sont les vrais monstres ?). Si on est très loin des intrigues de cour de Game of Thrones, les questions familiales sont au centre du récit. C’est une réussite pour Crazynath qui salue également le personnage principal : “Geralt de Riv, genre vieux loup solitaire (…), est attachant. Bien que plus tout à fait humain, il en possède les valeurs et ne manque pas de le rappeler à ceux qui veulent l’exploiter pour faire toute sorte de sale boulot. Il est un tueur de monstres, pas un tueur à gages…”

Résultat de recherche d'images pour "the witcher netflix"Voir la fiche du premier livre sur Babelio.

Voir la bande-annonce de la série :

Good Omens/De bons présages 


Et si on se moquait ensemble joyeusement de la fin du monde ? C’était le parti pris de Terry Pratchett et de Neil Gaiman quand ils ont co-écrit au début des années 1990, leur livre De bons présages, publié en France chez J’ai Lu en 1995. Une collaboration unique et inespérée pour tous les amateurs de fantastique et lecteurs respectifs de ces deux auteurs qui ont chacun marqué les littératures de l’imaginaire de leur empreinte. Avec un Terry Pratchett aux manettes, il est bien évident pour tout le monde que s’il est question de démons, de mort et de fin du monde, le rire sera également de la partie !

Résultat de recherche d'images pour "livre de bons présages"Le roman narre l’association entre un démon et un ange bien décidés à arrêter l’Apocalypse à venir. Après de nombreuses années à traîner sur terre, ils ont en effet pris goût à la vie ici-bas et entendent bien faire entendre raison à l’Antéchrist !

Après la mort de Terry Pratchett, Neil Gaiman s’est juré de porter ce roman à l’écran le plus fidèlement possible. Il est ainsi le showrunner d’une série à l’impressionnant casting : David Tennant, Michael Sheen, Frances McDormand, Jon Hamm & Benedict Cumberbatch s’en donnent à coeur-joie.

 
A noter que Neil Gaiman a promis de rester fidèle au livre et de ne pas proposer plusieurs saisons afin d’exploiter inutilement le filon. Une seule saison est et sera disponible. Damned !

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The Outsider/L’Outsider

Vous reprendrez bien un peu de Stephen King ?

On ne compte plus les adaptations transmédia des oeuvres du romancier, roi du thriller horrifique, encore (très) prolifique à l’âge de 72 ans : sur grand écran, un grand nombre de ces adaptations sont aujourd’hui des incontournables du genre. On nommera Shining, un huis clos qui voit sombrer dans la folie un Jack Nicholson en gardien d’hôtel désormais mythique, mais également le multi-adapté dyptique Ça, ou encore Christine, Misery… En bande dessinée, Le Fléau (à l’intrigue dangereusement actuelle…) publié en France chez Delcourt dans la collection Contrebande, a connu un franc succès. On ne fera pas mention des courts métrages, opéras et autres parodies…

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Depuis plusieurs années maintenant, ces adaptations se font de manière accrue sous la forme de séries télévisées (et ce, avec plus ou moins de réussite). En mai 2018 (janvier 2019 en France), Stephen King publie L’Outsider, un nouveau roman d’horreur qui prend pour point de départ la résolution impossible du meurtre d’un garçon de 11 ans. Le succès est au rendez-vous : le roman entre directement à la première place de la sacro-sainte liste des best-sellers du New York Times et y tient cette même place pendant deux semaines.

L’adaptation en format télévisuel ne tarde pas à voir le jour : dès janvier 2020, la chaîne HBO aux Etats-Unis et la chaîne OCS City en France diffusent une mini-série homonyme de 10 épisodes, directement inspirée du roman et produite par Richard Price et Jason Bateman (qui interprète également le principal accusé, Terry Maitland).

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La série dresse le portrait d’une Amérique sanglante si particulièrement décrite par King, et fait l’objet d’un approfondissement des personnages de Ralph Anderson et Holly Gibney, détectives aux méthodes atypiques et hantés par leurs propres démons. Comme toujours dans un roman et/ou une adaptation de Stephen King, le suspense et l’horreur sont au rendez-vous… pour notre plus grand plaisir. 

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Outlander

Tout a commencé en 1945… ou plutôt deux cents ans plus tôt. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Claire, une infirmière de guerre, profite de sa seconde lune de miel dans le nord de l’Écosse. Au cours d’une balade, elle est comme attirée par d’étranges pierres ancestrales : à leur contact, elle se retrouve transportée en 1743, en plein coeur du conflit jacobite qui oppose les peuples anglais et écossais…

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Outlander, c’est le projet inattendu de Diana Gabaldon, docteur en écologie, biologie marine et professeur en sciences numériques à l’Université d’Arizona. En 1988, elle décide d’écrire un roman : ses premiers essais sont publiés sur un forum d’écriture, le CompuServe Literary Forum, où elle reçoit une offre d’une maison d’édition : l’aventure commence.

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Après un premier tome publié en 1991, la saga littéraire compte aujourd’hui 8 tomes distincts, découpés en 10 (chez J’ai Lu) et 12 volumes (chez Libre Expression) pour les éditions française et québécoise. Un 9e tome est à paraître, et même si la date de sortie n’a pas encore été communiquée, Diana Gabaldon ne manque pas de tenir informés ses lecteurs sur son blog officiel où elle poste des « Daily Lines », à savoir des extraits exclusifs de son prochain roman…

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La série télévisée, adaptée par la chaîne américaine Starz depuis 2014, est un savoureux mélange de fiction historique, romance et voyage dans le temps et connaît un succès international. En France, toutes les saisons sont d’ores et déjà disponibles et la saison 5 est actuellement en cours de diffusion en J+1 sur Netflix : aucune raison de résister à l’appel de cette fresque passionnante !

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Les Œufs verts au jambon

Alors que vos prochains repas seront sans doute essentiellement constitués de féculents, on vous propose de notre côté des Oeufs verts au jambon, un plat concocté spécialement pour vous et pour vos enfants par le fameux Dr Seuss !


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 Livre illustré à destination de la jeunesse ultra-célèbre outre-Atlantique, Les Oeufs verts au jambon est la drôle d’histoire d’un certain Stan-est-mon-nom ou Sam-c’est-moi selon les traductions qui tente par tous les moyens de faire goûter son plat à son grognon compagnon. L’album, composé de 50 mots de vocabulaire dans sa version originale suite à un pari entre Dr Seuss et son éditeur, est avant tout destiné aux plus jeunes lecteurs. Peut-être reconnaîtront-ils la plume du créateur du Grinch !

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Jared Stern et Ellen DeGeneres ont respectivement créé et produit une adaptation ambitieuse de l’album pour Netflix (on parle de la série d’animation la plus chère à produire, chaque épisode coûtant environ 6 millions de dollars). Une pléiade de stars (Michael Douglas, Jeffrey Wright, Diane Keaton, John Turturro) prêtent leurs voix aux différents personnages dans la version originale et donnent vie à des dessins très colorés.

Et si vous avalez un peu trop vite cette première saison, réjouissez-vous, une deuxième a été récemment commandée par Netflix.

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Zéro Zéro Zéro


Si le succès du livre Gomorra (Gallimard) puis son adaptation en série télé ont valu à Roberto Saviano d’avoir sa tête mise à prix par la mafia italienne, cela n’a nullement empêché le journaliste de faire son métier : enquêter dans les milieux de la grande criminalité.

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Extra pur, son troisième livre toujours chez Gallimard, est une exploration approfondie du marché de la drogue, de sa production en Amérique latine jusqu’à sa consommation frivole et décomplexée en Europe. Dans le sillage de ce narcotrafic en continuelle progression ? Des litres de sang et de vies brisées. Saviano ne recule devant aucun chiffre, aucun détail. Il est question de tortures, d’assassinats en masse, de billets glissés, d’yeux fermés.

Manuel Contreras (Harold Torres), à la tête d’une unité de forces spéciales de l’armée mexicaine.

C’en est presque trop pour Carré : “Le livre égrène jusqu’à plus soif, toute une liste de noms, de familles, tout un lot de meurtres, de tortures, d’exactions abominables et terrifiantes. Des pages et des pages de guerre de clans, de pressions, d’horreurs insoutenables. Saviano patiemment, méthodiquement remonte aux origines du mal. Il y a certainement plus de morts que de mots dans cette terrifiante plongée.” C’est que, pour montrer la mondialisation absolue de ce trafic qui ne connaît aucune frontière et ne s’oppose à quasiment aucun pouvoir, l’auteur s’est rendu sur place, a interrogé les protagonistes de ce lucratif marché : “Il a voyagé dans le monde entier, nous dit Killing79 dans sa critique du livre, a rencontré un grand nombre de protagonistes, a recensé tous les chiffres, dans le but de nous faire entrer dans l’univers des stupéfiants. Lorsque j’imaginais le trafic de cocaïne, je résumais ça au dealer colombien vendant sa marchandise à des pauvres drogués dans des rues sombres. Mais à la fermeture de ce livre, ma vision s’est vraiment élargie et le plan d’ensemble que j’ai découvert, est plutôt effrayant.

 

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C’est également cette vision globale du marché qui intéressait Stefano Sollima pour l’adaptation du livre en série sur Canal + : “Il s’agissait, nous renseigne un article du journal Le Monde, de faire réaliser par trois cinéastes différents huit épisodes, dans cinq pays répartis sur trois continents, en une demi-douzaine de langues et dialectes, de l’espagnol mexicain au calabrais, en passant par le wolof et l’arabe marocain.” Vous vouliez du dépaysement ?

La série vient d’être mise en ligne par la chaîne cryptée qui est exceptionnellement en clair pendant la période du confinement. Aucune raison donc de rater cette série saluée par la critique non seulement pour ses édifiantes et désespérantes conclusions mais aussi pour son écriture. C’est ainsi, pour Télérama, “une épopée puissante et hyper réaliste [qui] nous entraîne sur les routes sanguinaires du narcotrafic. Époustouflante de beauté, spectaculaire de violence, elle scelle les retrouvailles de l’équipe de la série Gomorra.” 

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Et vous, qu’allez vous lire et regarder à la télé ? Venez partager ici vos coups de cœur télévisuels (attention, on s’intéresse ici uniquement aux adaptations de livres ! )

Les 10 BD les plus populaires de 2019

Alors que le Festival d’Angoulême bat son plein et vient de sacrer Emmanuel Guibert, Grand Prix 2020, nous vous proposons de découvrir les 10 albums de BD les plus populaires sur Babelio ! Attention, on parle de BD mais le manga occupe également une belle place dans notre classement où l’on retrouve un panorama assez diversifié de la bande dessinée : figures immortelles du franco-belge, one-shots, adaptations de romans, et nouvelles séries peuplent ce top 2019. Comme toujours, l’album le plus populaire se trouve en fin de liste.

Sans vous dévoiler l’ensemble du contenu de notre classement, on peut d’ores et déjà vous dire que l’aventure, intérieure ou extérieure, est au cœur de celui-ci. Il vous fera prendre la mer, boire la tasse, rejoindre la terre, partir en campagne (militaire ?), en colonie de vacances, voire, carrément, en direction de la capitale des livres (!). Vous n’aurez décidément pas un moment pour souffler.

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10. In waves de Aj Dungo

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Récent lauréat du prix BD Fnac France-Inter, In waves est un album très personnel de Aj Dungo publié chez Casterman. L’illustrateur américain, qui signe ici son premier roman graphique, y raconte en effet le combat d’une amie contre le cancer. Un combat qu’il a parfois mené à ses côtés mais qui n’est pas le seul sujet du livre. Aj Dungo retrace également en parallèle l’histoire du surf et le destin de deux de ses plus illustres figures : l’emblématique surfeur Duke Kahanamoku qui popularisa la pratique du surf auprès du grand public mais aussi Tom Blake, un touche-à-tout de génie qui modifia les planches pour transformer en profondeur ce sport et le rendre plus accessible.

9782203192393_4.jpgC’est ce double récit qui est au cœur de cet album à la fois émouvant et très instructif. “C’est une histoire dramatique, intime et légère, chronique Fransoaz. L’ondulé des vagues et les couleurs bleues des planches (il y a la planche et les planches) donnent de l’élégance et de l’agilité aux semelles de plomb de la maladie.” Fannyvincent a également été séduite : “Les couleurs sont d’une grande douceur. Cette oeuvre répond à une promesse faite à Kristen, celle de raconter leur histoire. Nul doute que la lecture de ce récit autobiographique, si plein de sensibilité et de pudeur, vous touchera également…”

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9. Le Retour à la terre, tome 6 : Les Métamorphoses de Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet

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Il y a 15 ans de cela, Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet alliaient leur plume et leur pinceau pour produire le premier tome d’une série qui marquerait le monde de la bande dessinée humoristique. Le Retour à la terre, c’est la chronique d’un citadin qui découvre, enfin, « les joies de la campagne, des petites fleurs, des bébêtes qui montent qui montent, et tout et tout… ». Après une absence de 11 ans, les deux artistes ont finalement publié, en 2019, toujours chez Dargaud, ce sixième tome très attendu.

 

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L’utilisateur jamiK s’interroge sur ce retour aux planches : « Était-ce bien la peine de reprendre une série laissée en suspens depuis 11 longues années ? Et bien la réponse, c’est OUI ! » La qualité des débuts est toujours au rendez-vous et n’a pas fini d’enthousiasmer les lecteurs : « C’est toujours aussi drôle, frais, fin et subtil avec de grands moments d’humour. Ça valait le coup d’attendre 11 ans. »

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8. Un été d’enfer de Véra Brosgol

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Vera Brosgol est une habituée des récits pour la jeunesse. Dans Le fantôme d’Anya (Alter Comics), réédité sous le titre La Vie hantée d’Anya chez Rue de Sèvres, elle évoquait déjà la tourmente inhérente à l’âge transitoire qu’est l’adolescence : le doute, la confiance en soi, la relation avec les autres… Dans Un été d’enfer !, qui a connu un joli succès l’an dernier, l’auteure passe au crible les nombreux archétypes qui font des colonies de vacances cet espace glorieux – ou l’enfer sur Terre, au choix.

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Un axe particulièrement évocateur pour orbe, qui cite les aspects intéressants de cet album représentatif de l’adolescence : « Feu de camp, toilettes sèches, défis, randonnées, cuisine… Le lecteur retrouve l’ensemble de ce qui fait, ou non, le charme d’une colonie. Une bande dessinée au format roman qui raconte l’expérience malheureuse et les difficultés à se faire des amis. »

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7. La fille dans l’écran de Lou Lubie et Manon Desveaux


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L’une est française, l’autre canadienne. On pourrait vous décrire là un simple synopsis, mais que nenni : Lou Lubie et Manon Desveaux sont bien les auteures et illustratrices de La Fille dans l’écran (Marabulles), un roman graphique né de la collaboration franco-canadienne entre deux artistes émergentes. Cet album, qui fait habilement écho à son procédé de réalisation en deux temps, aborde tout en délicatesse la force de l’amour et des liens humains à l’ère du numérique.
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Cette histoire originale et moderne n’a, en effet, pas manqué de vous émouvoir, comme en témoigne LePamplemousse dans sa critique : « J’ai beaucoup aimé cette bande dessinée qui n’est jamais mièvre, mais qui montre l’évolution des sentiments de deux personnes qui ne se connaissent pas et vont se dévoiler sous nos yeux, avec générosité et pudeur. Une très belle histoire, dans l’air du temps, pleine d’optimisme et de fraîcheur. »

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6. Le Château des animaux, tome 1 : Miss Bengalore de Xavier Dorison et Félix Delep

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Très inspiré par la La Ferme des animaux mais aussi par des actions de la désobéissance civile chère à Henry-David Thoreau, le très productif Xavier Dorison propose dans Le Château des animaux (Casterman) une fable puissante et intemporelle. Les humains ont quitté la ferme, laissant tous les animaux se débrouiller. Ce n’est que le début d’une nouvelle ère de servitude pour les animaux soumis à la loi du plus fort. A moins qu’une vague de protestation, non-violente, vienne changer les choses ?

Si le scénariste Xavier Dorison est bien connu des amoureux du neuvième art (Long John Silver, Undertaker, Le Troisième testament), il est ici accompagné  d’un dessinateur dont on découvre le travail pour la première fois : Félix Delep, un spécialiste du trait animalier.

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Les lecteurs ont apprécié cet hommage au roman de
George Orwell. Cela a parfaitement fonctionné pour Pixie-Flore : « Les scènes sont intenses : la cruauté et la peur règnent et nous révoltent. Les graphismes sont fins, les propos sous-jacents aussi.” C’est également l’avis de Bleuchocolat : “Les dessins sont splendides, les animaux sont très expressifs et derrière eux, ce sont bien les comportements humains qui sont évoqués. Une lecture complémentaire que je ne manquerai pas de conseiller à mes élèves après l’étude de La Ferme des animaux.

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5. Le Patient de Timothé Le Boucher

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Après
Ces jours qui disparaissent, roman graphique troublant au succès retentissant, Timothé Le Boucher a fait cette année son grand retour aux éditions Glénat avec un récit psychologique aux allures de thriller hitchcockien. Le Patient, ouvrage de près de 300 pages, aborde des thèmes chers à l’auteur : la quête identitaire, le rapport au monde et à l’autre, la réalité.

patient2.jpgSelon marina53, le roman graphique est une réussite sur tous les plans : « Ce thriller psychologique, rondement mené et captivant de bout en bout, nous entraîne dans les tréfonds de la mémoire. Outre un scénario parfaitement maîtrisé et huilé, des descriptions approfondies des relations humaines et des personnages minutieusement fouillés et explorés, Timothé le Boucher, en manipulateur diabolique, sème le trouble, parfois le doute, dans l’esprit du lecteur. »

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4. Magus of the Library, tome 1 de Mitsu Izuma

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Dessinatrice du shonen
Ano Hana (Panini) depuis 2012, l’auteure et illustratrice japonaise Mitsu Izuma connaît son premier succès en scénarisant Magus of the Library (Ki-oon), dont le premier tome a fait son apparition rayon manga en mars 2019. Véritable ode à la lecture, cet ouvrage retrace les aventures de Shio, jeune lecteur qui a pour projet utopique de partir pour la capitale des livres… Amorce d’une série prometteuse, ce premier tome a récolté une note moyenne de 4,28/5 sur Babelio, le plaçant dans vos favoris de l’année 2019.

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C’est un carton plein pour Kmye, qui estime que le manga traite très justement d’une réalité sociale qui parlera à tous les amoureux du livre : « Magus of the Library est une claque visuelle avec des dessins et détails de folie doublée d’un démarrage narratif maîtrisé. »

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3. Nymphéas noirs de Didier Cassegrain et Fred Duval

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Joli succès de librairie, coup de cœur de beaucoup d’amateurs de polars et roman auquel Michel Bussi est lui-même très attaché (il nous l’avait confié lors d’une rencontre chez Babelio), Nymphéas Noir (Presses de la Cité) a connu une seconde vie non pas au cinéma ou à la télévision, comme d’autres romans de l’écrivain normand, mais en bande dessinée. Un choix original et sans doute risqué tant le cadre est important dans le récit. L’action se situe en effet à Giverny, le village de Claude Monet. Comment reproduire en dessins cette atmosphère impressionniste sans imiter le peintre ? Comment ne pas déflorer l’incroyable twist de l’intrigue machiavélique mise en place par Michel Bussi ? C’est le pari réussi par Didier Cassegrain au dessin et par Fred Duval au scénario. Une adaptation respectueuse du livre de Michel Bussi que l’éditeur de la BD, Dupuis, présente d’ailleurs comme un hommage. 

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Les lecteurs ont été conquis, qu’ils soient déjà lecteurs du roman comme The Wind : “J’avais beaucoup aimé le roman de Bussi dont la fin m’avait vraiment étonnée. J’ai tout autant aimé cette BD. Je l’ai aimé pour son ambiance à la Giverny, sa lumière, ses couleurs pastel” ; ou qu’ils découvrent l’histoire tel JamiK : “la qualité de l’intrigue policière, servie par une atmosphère dense et riche font qu’il s’agit là d’une bande dessinée de grande qualité, passionnante et belle”.

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2. Les Indes fourbes de Alain Ayroles et Juanjo Guarnido

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C’était un projet fou, presque picaresque en lui-même. On parle là de près de 10 années de travail au scénario et au dessin, 150 pages remplies de bruit et de fureur qui font voyager le lecteur de l’Espagne jusqu’à ces Indes occidentales un brin fantasmées du siècle d’or. On parle aussi de plus de 100 000 exemplaires vendus et d’une BD qui fait l’unanimité sur Babelio avec une moyenne de 4,47/5, l’une des meilleures de notre classement.

Au scénario (bien plus retors qu’il n’y paraît à première vue), Alain Ayroles, déjà scénariste d’une saga culte très appréciée des lecteurs : De cape de et crocs. Il nous avait d’ailleurs accordé un entretien il y a quelques années pour la sortie du tome 11 de la série : Vingt mois avant. Au dessin, Juanjo Guarnido, le très respecté dessinateur espagnol de Blacksad, une série justement célébrée pour la qualité exceptionnelle de ses dessins et de son utilisation des couleurs et des ombres.

Une rencontre au sommet donc pour un récit picaresque qui vous restera longtemps en mémoire. On suit tout au long de cette aventure le jeune Don Pablos de Ségovie. Une “sympathique Fripouille” qui va avoir une vie plus que mouvementée à la recherche du mythique Eldorado.

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Les lecteurs ont été séduits par cet album publié chez Delcourt : “Si je pouvais, je lui mettrais toutes les étoiles qu’il y a dans le ciel, prévient d’emblée Crossroads. J’en fais peut-être trop, possible, mais je voulais juste souligner à quel point cette BD méritait de crouler sous un tombereau d’éloges.” Il s’agit également d’un “sans faute dans tous les domaines” pour Blandine5674 : “scénario, dessins, couleurs. Un plaisir évident à suivre cet aventurier aux allures de loser. La fin, inattendue, est une grande réussite. Un vrai eldorado pour lecteur. ”

Si vous voulez vous faire votre avis, tomber d’accord avec les autres lecteurs ou au contraire aller à contre-courant, il ne vous reste plus qu’à lire cet album ou à ajouter votre critique !

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1.Astérix, tome 38 : La Fille de Vercingétorix de Jean-Yves Ferri et Didier Conrad

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Il y a les années “avec” Astérix, et les années “sans”. L’année 2019 s’est terminée avec une nouvelle aventure du Gaulois (signée
Jean-Yves Ferri et Didier Conrad) et le marché de la BD – sinon celui du livre – peut lui dire merci. Ce nouveau tome a cartonné en librairies (on parle de presque 1,6 millions d’albums vendus à ce jour… ) mais a également connu un joli succès critique auprès des lecteurs sur Babelio.

La moyenne (3,48/5) est certes légèrement en-deçà de celle des autres albums du tandem Ferri-Conrad aux manettes depuis 2013 et l’album Astérix chez les Pictes, mais on reste dans les mêmes eaux et tout le monde semble s’accorder pour dire que le duo respecte fidèlement l’esprit initié par Goscinny et Uderzo.

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Dans ce nouveau tome, toujours publié aux éditions Albert René, c’est un personnage haut en couleur qui vole la vedette de nos Gaulois : la fille de Vercingétorix ! Melenny a apprécié cette nouvelle aventure parce qu’elle y a justement retrouvé les ingrédients qui lui sont chers : “On retrouve beaucoup de clins d’œil à l’actualité d’aujourd’hui, ce qui rend les scènes assez comiques. C’est toujours un bonheur de retrouver l’univers d’Astérix qui ne prend pas une ride.” C’est également l’avis de MarieLywood : “Ils restent fidèles à l’esprit initial avec des dessins de qualité, des références, des clins d’œil et des jeux de mots toujours aussi drôles et plaisants à débusquer tout au long des pages.”

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Que pensez-vous de ce classement ? Quelles ont été vos lectures préférées de l’année ? Quelles BD auraient dû selon vous figurer dans cette liste ?

Où l’on vous présente les 19 livres les plus populaires de l’année 2019

Quels ont été les livres francophones les plus populaires de l’année 2019 ?

Comme chaque année, nous vous proposons de découvrir, à l’approche de la période des fêtes, les livres les plus populaires de l’année sur Babelio. L’occasion rêvée de dresser un tableau des tendances littéraires de l’année 2019 mais aussi de préparer sa liste de cadeaux de Noël.

Attention, cette année nous n’avons pris en compte que les ouvrages francophones, ultra majoritaires dans nos classements annuels. Nous vous proposerons, spoiler alert, d’autres classements dans les semaines et mois à venir  !

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L’Imaginaire frappe à la porte

On regrettait, l’année dernière, l’absence remarquée de la science-fiction, du fantastique ou de la fantasy, genres pourtant omniprésents au cinéma, dans les séries télé ou dans les jeux vidéo. Il y a du mieux cette année grâce à deux auteurs extrêmement appréciés des lecteurs : Mathias Malzieu d’un côté, auteur d’une oeuvre onirique prête à enchanter les lecteurs et Alain Damasio de l’autre, étoile du Nord de la science-fiction à la française, c’est à dire engagée et foisonnante.

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On espère que ce n’est là que la première vague d’un raz-de-marée à venir et que les littératures de l’imaginaire vont de nouveau s’installer en force dans nos classements futurs.

Le prix Babelio aux premières places 

Résultat de recherche d'images pour "babelio prix"Immense fierté pour l’équipe de Babelio mais aussi, on l’espère ses milliers de membres,  les livres lauréats de notre (premier) prix Babelio occupent les premières places de notre classement !

Franck Bouysse, dont on suspectait l’immense succès dès la sortie de son livre – qui fut d’ailleurs accompagnée d’un entretien, et Olivier Norek qui n’en finit plus de gagner des médailles dans la compétition pourtant de plus en plus féroce du polar, occupent respectivement les deux premières places de notre classement.

Ces deux premières places témoignent quoi qu’il en soit de la place majeure qu’occupent ces deux auteurs aujourd’hui dans le paysage littéraire français.

La diversité de la littérature française et francophone

img_9792.jpgSi le polar et l’imaginaire sont présents cette année, il serait difficile de ne pas saluer l’incroyable diversité de la littérature dite « blanche ».

De Joseph Ponthus, qui ouvre notre classement avec un premier roman que personne n’attendait à Delphine de Vigan, auteure régulièrement présente dans nos classement, la littérature aussi qualifiée de « générale » ne s’est jamais aussi bien portée et n’a jamais semblé aussi diversifiée. Usines, vies (pas si) privées des écrivains, paradis naturels autoproclamés, chemins de croix, asiles de fous (et de folles), palais de la femme, ou encore cabinets d’orthophonistes, les auteurs ont cette année multiplié les territoires littéraires.

Découvrir le classement

Pour information, nous entendons par “livres les plus populaires” ceux qui ont le plus été ajoutés dans les bibliothèques de nos membres. Comme toujours, n’hésitez pas à commenter l’article et nous faire part des ouvrages qui auraient dû, selon vous, y figurer.

19. À la ligne : Feuillets d’usine de Joseph Ponthus

À la ligne : Feuillets d'usine par PonthusSi certains libraires perspicaces avaient anticipé le coup, le premier roman de Joseph Ponthus a été l’une des premières surprises de l’année. Publié le 3 janvier 2019 aux éditions de La Table Ronde, A la ligne a enthousiasmé les lecteurs mais aussi la presse et les jurés des différents prix littéraires. Tous ont été aussi bien séduits par le fond, l’histoire d’un ouvrier aux gestes quotidiens forcéments répétitifs, que par la forme qui traduit justement cette répétition aliénante des gestes par un jeu original sur la syntaxe et la ponctuation.

C’est pour Kirzy, “un livre qui secoue, et pas uniquement parce qu’il chamboule la syntaxe habituelle, aucune ponctuation, des retours à la ligne comme dans une poésie, des vers libres sans rime”, un avis partagé par les lecteurs puisque la moyenne du livre grimpe à 4,31/5. “Ce roman comporte autant de portes d’entrée que de retours de lectrices et de lecteurs”, nous avait confié l’auteur dans un entretien sur Babelio : “ouvriers, psychanalystes, poètes, chômeurs, professeurs, autres. Tous sont lecteurs et y raccrochent leur sensibilité. Ce livre ne m’appartient plus et c’est une dépossession bienheureuse”.

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  1. Une sirène à Paris de Mathias Malzieu 

Une sirène à Paris par MalzieuPremier lauréat du prix Babelio dans la catégorie Imaginaire, Mathias Malzieu a réussi une nouvelle fois à laisser filtrer quelques rayons de sa débordante imagination à travers l’écriture.

Après les succès de ses précédents romans comme La Mécanique du coeur ou Le Plus Petit Baiser jamais recensé, Une sirène à Paris, publié chez Albin Michel apporte une nouvelle pierre littéraire à une oeuvre pourtant largement protéiforme. Ecrivain mais aussi chanteur et compositeur pour le groupe Dionysos, mais aussi réalisateur, Mathias Malzieu est du genre à s’immerger profondément et totalement dans un océan créatif pour y trouver matière : “Je prends tout à bras le cœur avec appétit et passion, nous avait-il déclaré : “A partir du moment où je suis tombé amoureux d’une idée, je suis comme le pêcheur qui ferre son poisson. En l’occurrence, c’est une sirène qui gigotait dans ma tête. Je n’ai pas lâché. J’ai vécu en immersion avec cette sirène 24h sur 24.”

Les lecteurs ont une nouvelle fois été sous le charme de son écriture, telle Janessane : “Lire un ouvrage de Mathias Malzieu, c’est aussi ça : accepter de se laisser transporter et vivre une belle histoire, hors normes et loin de toutes les certitudes justement. C’est surtout accepter et reconnaître que la vie nous réserve bien des surprises”.

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  1. Les Choses humaines de Karine Tuil

Les choses humaines par TuilEn auscultant la société française de l’après #metoo, Karine Tuil ne comptait peut-être pas se faire des amis. C’est en effet sans prendre parti que l’auteure a choisi, dans son roman Les Choses humaines (Gallimard), de parler d’un homme à la carrière brillante subitement accusé de viol… Cette absence de position et de jugement est un tour de force pour hcdahlem  : “Karine Tuil décrit avec précision les étapes, de l’incarcération au procès, et met en parallèle les deux versions qui s’opposent, sans prendre parti. Ce qui donne encore davantage de force au roman. Comme le rappelle le juge aux jurés, «Il n’y a pas une seule vérité. On peut assister à la même scène, voir la même chose et l’interpréter de manière différente”. »

Si la plume de Karine Tuil est appréciée depuis longtemps ce sont peut-être à la fois cet angle et cette réflexion sur un sujet majeur de notre temps qui ont doublement séduit les jurés cette année. Le livre a en effet remporté le prix Interallié mais également le Goncourt des Lycéens.

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  1. Deux sœurs de David Foenkinos

Deux soeurs par FoenkinosLargement habitué de nos classements annuels, David Foenkinos est revenu en force cette année avec un roman dans lequel il est question de douloureuses ruptures amoureuses. Thriller psychologique à l’humour noir et aux coups de théâtre réguliers, Deux soeurs (Gallimard) avait de quoi surprendre nombre de ses lecteurs. Ils ont cependant été au rendez-vous, en témoigne la place du livre dans notre classement.

Le propos a notamment séduit Jeunejane : “L’analyse de la chute psychologique de Mathilde est absolument bien décrite, bien analysée par David Foenkinos avec des mots très précis, une écriture très abordable, un style qui fait mouche.”

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  1. Une bête au Paradis de Cécile Coulon 

Une bête au paradis par CoulonTrès attendu par ses lecteurs, de plus en plus nombreux, le nouveau roman de Cécile Coulon publié chez L’Iconoclaste a su créer l’événement. Située dans une ferme isolée appelée le Paradis, l’action de son livre Une bête au Paradis avait de quoi titiller l’imagination des lecteurs et leur proposer un récit à plusieurs lectures où il est aussi bien question de terre nourricière que de vengeances sanglantes.

Une interprétation multiple qui a impressionné les lecteurs tels que JustaWord : “Une bête au Paradis tord le cou au banal pour en tirer un drame et des histoires tout sauf ordinaires, sublimés par l’écriture divine d’une Cécile Coulon qui semble bel et bien toucher le Paradis du doigt (et de la plume).”

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  1. Une évidence d’Agnès Martin-Lugand

Une évidence par Martin-LugandUne évidence, la présence d’Agnès Martin Lugand dans notre classement annuel ? L’auteure aux plus de 3 millions d’exemplaires vendus était déjà présente dans plusieurs de nos classements antérieurs : À la lumière du petit matin figurait dans notre classement 2018 et  Désolée, je suis attendue dans celui de 2017. Alors oui, voir le dernier livre d’Agnès Martin-Lugand publié chez Michel Lafon dans notre classement 2019 a tout d’une évidence. D’ailleurs avec une moyenne de 4 sur 5, Une évidence a séduit les lecteurs autour d’une question qui hante Reine, le personnage principal : “Faut-il se délivrer du passé pour écrire l’avenir ?”  


C’est un nouveau roman réussi pour besath qui y a trouvé tous les éléments qu’elle attendait : “Au-delà de ces personnages tous plus attachants les uns que les autres, nous sommes amenés à nous interroger sur les notions de culpabilité, d’amour filial, d’Amour avec un grand A à l’adolescence puis à toutes les étapes de la vie.”


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  1. Les Victorieuses de Laetitia Colombani

Les victorieuses par ColombaniAprès avoir enchanté ses lecteurs avec La Tresse en 2017, Laetitia Colombani revient cette année avec Les Victorieuses (Grasset) qui confirme le succès fulgurant de cette nouvelle auteure phare du paysage littéraire francophone. Deux femmes, deux époques, deux parcours marqués par l’entraide et la solidarité : Blanche Peyron, fondatrice du Palais de la Femme au début du XXe siècle et Solène, de nos jours, qui à la suite d’un burn-out décide de faire du volontariat auprès de femmes en difficulté. 

Un roman bouleversant selon isabelleisapure, lectrice Babelio : “Les Victorieuses parle de femmes d’hier et d’aujourd’hui. Des femmes qui se battent pour leur vie et d’autres qui donnent leur vie pour les aider. […] Un roman où se mêlent petite et grande histoire, solidarité, échec et réussite. Un roman contemporain qui nous apprend ou nous rappelle le combat de certains. Malgré la dureté du sujet, Lætitia Colombani réussit à nous livrer un roman lumineux et plein d’espoir.”

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12. Soif d’Amélie Nothomb

Soif par NothombAttendue chaque année comme le messie de la rentrée littéraire, la cuvée 2019 d’Amélie Nothomb nous fait justement entrer dans le corps et les pensée du Christ. C’est sur son chemin de croix que plonge directement le lecteur dans Soif (Albin Michel). Le Christ se confie sur sa vision du monde, à la première personne. Un choix audacieux qui a surpris certain des fidèles de l’auteure belge mais qui lui a valu d’être parmi les finalistes du prix Goncourt

Un pari risqué mais réussi pour Celinesolveig : “Personnellement pour moi c’est un pari gagnant, j’ai adoré. Je m’en suis délecté. Non seulement il y a la lecture du livre mais aussi la deuxième lecture, plus profonde, qui se lit entre les lignes, et qui explique le titre… « pour éprouver la soif il faut être vivant ».”

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  1. Quand nos souvenirs viendront danser de Virginie Grimaldi

Quand nos souvenirs viendront danser par GrimaldiFaisant partie des dix romanciers français les plus lus en 2018, Virginie Grimaldi revient en 2019 avec son nouveau livre Quand nos souvenirs viendront danser (Fayard), qui vous a beaucoup plu et vient se glisser à la 11e place de notre classement. Il faut dire que certains lecteurs de Babelio ont eu la chance de rencontrer l’auteur pour un moment privilégié.

Le livre raconte l’histoire de Marceline, Anatole, Gustave, Joséphine, Marius et Rosalie, sur le point d’être délogés de l’impasse dans laquelle ils vivent depuis 63 ans. 

Un beau texte sur l’amitié, la solidarité et rempli d’émotion selon Saiwhisper, lectrice Babelio : “On a là un beau récit mettant en avant la solidarité, les relations intergénérationnelles, la maladie, la famille et le cycle de la vie. Le résultat est très sympathique ! La joyeuse bande d’« Octogéniaux » va me manquer. Je vous recommande ce livre si vous cherchez une lecture divertissante et touchante.”

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  1. J’ai dû rêver trop fort de Michel Bussi

J'ai dû rêver trop fort par BussiMichel Bussi est un auteur français très prolifique qui nous propose année après année des romans passionnants et surprenants avec des twists finaux qui laissent sans voix. Cette année avec J’ai dû rêver trop fort (Les Presses de la Cité), Michel Bussi signe une grande histoire d’amour aux accents de roman policier. Entre amour de jeunesse et coïncidences mystérieuses, embarquez pour un voyage aux quatre coins du monde entre Montréal, San Diego, Barcelone et Jakarta. 

Les lecteurs comme JIEMDE sont heureux de retrouver l’auteur pour un roman qui fait voyager : “Comme d’habitude, c’est rythmé, remarquablement documenté et sans abus de twists faciles et répétés. On y retrouve la patte Bussi, qui au-delà de l’intrigue, soigne sa géographie et distille çà et là de nombreuses références passionnées à la chanson, au cinéma ou à la littérature. Et puis il y a l’amour, omniprésent, prétexte à quelques réflexions profondes sur l’unicité amoureuse et la passion.”

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  1. Les Furtifs d’Alain Damasio 

Les Furtifs par DamasioVous le connaissez sûrement grâce à son chef-d’oeuvre La Horde du contrevent, Alain Damasio, maître français de la science-fiction, revient cette année avec Les Furtifs (La Volte). L’auteur nous subjugue une fois de plus par son univers dystopique et la richesse du vocabulaire et diverses inventions typographiques dont il a le secret. Quant à l’histoire, Alain Damasio propose un roman d’anticipation où un père part à la recherche de sa fille disparue. 

Une histoire qui a beaucoup plu aux lecteurs Babelio : “Avec cette écriture de haut vol qu’on lui connaît, l’auteur nous offre le loisir de rêver tout en réfléchissant à notre société. […] J’ai découvert dans ce roman une histoire touchante qui nous parle aussi bien de famille et d’amour, que de politique et d’engagement. Une histoire de vitesse et de mouvement bouleversante. Un roman qui prend aux tripes.” (missalyss)

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  1. Luca de Franck Thilliez

Luca par ThilliezUne envie de polar ? Embarquez dans un roman policier sombre et technologique avec Luca le dernier roman de Franck Thilliez publié chez Fleuve. Les deux enquêteurs fétiches de l’auteur, Franck Sharko et Lucie Henebelle, sont toujours au rendez-vous pour une enquête glaçante autour des thèmes très actuels de l’intelligence artificielle, du transhumanisme et du futur de l’humanité. Tout un programme pour un roman qui a déjà séduit de très nombreux lecteurs et qui confirme la place de Franck Thilliez comme auteur incontournable du polar. 

Comme Frederic524, préparez-vous à une lecture addictive : “C’est prodigieux de voir avec quel plaisir Thilliez nous mène en bateau. Brouillant les pistes, on suit avec un plaisir de lecture total les circonvolutions de son esprit qui crée là encore une histoire sans temps mort et qui nous emmène très loin dans une réflexion sur le devenir de l’homme. Les questions éthiques sont au coeur de ce livre qui manie des sujets complexes sans que l’on ne soit jamais perdu dans les méandres de ce pavé de 550 pages.”

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  1. Le Bal des folles de Victoria Mas

Le bal des folles par MasCarton plein pour la primo-romancière Victoria Mas, qui avec Le Bal des folles (Albin Michel), signe un roman puissant ayant reçu un très bel accueil en librairie. Direction l’hôpital de la Salpêtrière à Paris au XIXe siècle où les médecins (avec la figure emblématique du Professeur Charcot) se livrent à des expérimentations sur la psychiatrie féminine. Le récit se concentre sur le récit de ces femmes injustement internées victimes de pratiques médicales plus que douteuses. 

Récompensé par le prix Renaudot des lycéens, Le Bal des folles est également un grand coup de coeur chez les lecteurs, qui comme Canetille, louent la qualité de l’écriture et des thèmes abordés : “Entre condition féminine, perception de la folie par contraste avec une certaine idée de la conformité sociale, expérimentation médicale et dignité humaine, abus de pouvoir sur personnes assujetties, Victoria Mas a choisi une thématique historique qui ne peut laisser indifférent. La curiosité du lecteur se retrouve par ailleurs aiguillonnée par la tension maintenue tout au long du récit, qui, porté par une écriture agréable et fluide, coule jusqu’à son dénouement sans que jamais ne fléchisse le plaisir de lecture.”

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  1. Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon par DuboisHeureux lauréat du prix Goncourt 2019, Jean-Paul Dubois se fait une place de choix dans notre classement des livres les plus populaires de l’année. Habile mélange d’humour noir, de bienveillance et de philosophie, l’auteur dépeint dans Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon (Editions de l’Olivier) un personnage malchanceux incarcéré dans une prison au Canada s’occupant à faire un point sur sa vie. Un roman qui a séduit autant les aficionados de l’oeuvre de Jean-Paul Dubois que les nouveaux lecteurs découvrant une écriture fluide et un sens du récit certain.

Latina, lectrice Babelio, est conquise : “Vraiment, je recommande la lecture de ce roman, pour la bienveillance dont Paul Hansen fait preuve, bienveillance qu’il tient de son père pasteur, malgré la vie qui n’est pas facile et les coups du sort. Pour l’humour. Pour la vivacité d’esprit et les références littéraires que tout le monde connait et qui nous font sourire. Pour l’amour. Pour cette connaissance sans concession des êtres humains, qui n’habitent pas le monde de la même façon, évidemment.”

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  1. La Vie secrète des écrivains de Guillaume Musso

La vie secrète des écrivains par MussoVoilà un autre grand habitué du Top de fin d’année Babelio. Et pour cause : depuis 2004, Guillaume Musso sort avec une régularité métronomique un livre par an, d’abord chez XO Editions, et depuis 2018 chez Calmann-Lévy. Et puisque son lectorat est fidèle et enthousiaste, en plus d’être bien représenté sur Babelio, on le retrouve chaque année dans ce bilan des livres plébiscités par les Babelionautes, depuis le premier classement de ce type en 2012. En 2014, il prenait même la tête du classement avec Central Park.

Classé 5e en 2019, il totalise une moyenne de 3,68/5 pour 646 notes avec son petit dernier, La Vie secrète des écrivains. Un roman dans lequel les éléments autobiographiques et fictionnels s’entremêlent : un célèbre écrivain, Nathan Fawles, annonce qu’il arrête d’écrire et se retire sur une île sauvage sublime au large des côtes de la Méditerranée. Vingt ans plus tard, une jeune journaliste débarque sur l’île, bien déterminée à percer son secret. Pour Hippocampelephantocamelos, “Guillaume Musso réussit une jolie mise en abyme. Un roman dans un roman, entrecoupé de réflexions sur le métier d’écrivain. Les personnages prennent tant de place dans votre esprit, que vous aurez envie d’en découvrir plus sur ce Nathan Fawles…”

La plupart des lecteurs ayant apprécié ce livre soulignent au passage la complexité de l’intrigue, et son caractère addictif (dont l’auteur est coutumier) : une fois commencé, impossible de le lâcher. Pas étonnant avec tout ça que Guillaume Musso domine les ventes de livres en France depuis 7 ans, avec 1 617 000 exemplaires vendus rien que pour l’année 2018. Mais qui détrônera le roi ?

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  1. Sérotonine de Michel Houellebecq

Sérotonine par HouellebecqLe football français a son classico (l’incontournable match entre PSG et Marseille), la musique son nouvel album de Beyoncé, et la littérature sa livraison épisodique d’un nouveau roman de Michel Houellebecq – 7 romans en 25 ans pour le moment. Comme à chaque fois, le monde des lettres a tressailli, fulminé, plaisanté et fait pas mal de plans sur la comète en attendant Sérotonine (Flammarion). Deux médias, sans doute trop fiévreux, n’ont d’ailleurs pas réussi à respecter l’embargo sur le contenu du livre, demandé “très solennellement” par l’éditeur aux journalistes. Bref, rien de bien exceptionnel pour la parution d’un livre du plus clivant des auteurs français contemporains.

Mais au fait, qu’a-t-il dans le ventre, ce dernier Houellebecq ? Pour la Babelionaute AgatheDumaurier, c’est un roman très ancré dans le présent et incroyablement lucide : “Un arrêt sur image d’une civilisation en crise, une pierre en plus dans le mausolée de granit gris que Houellebecq construit peu à peu pour notre époque, l’Occident post-apocalyptique des désastres mondiaux du XXe siècle, où nous avons perdu notre âme.” Pour jbicrel, le son de cloche est bien différent : “J’ai lu à peu près la moitié avec obstination pour ne pas refermer trop tôt mais j’abandonne. Le bovarysme au masculin teinté de provocation, de misogynie, d’homophobie même si ça veut passer pour de l’humour, je n’en peux plus. C’est à croire que l’auteur publie ce livre car son éditeur le presse de produire quelque chose.” 

On dirait bien qu’entre les pro- et les anti-, ceux qui supportent l’humour parfois limite de l’écrivain et ceux qui n’en peuvent plus des portraits de dépressifs, le fossé ne sera jamais comblé. Sérotonine reste pourtant globalement un “événement littéraire” et un livre fort apprécié des Babelionautes, qui se retrouve donc logiquement parmi les premiers titres de notre classement 2019.

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  1. Les Gratitudes de Delphine de Vigan

Les gratitudes par ViganDifficile de savoir combien de larmes auront été versées à la lecture de ce nouveau roman de Delphine de Vigan. On sait en revanche que la note moyenne de ce livre est l’une des plus élevées de l’année sur Babelio : 3,94 sur 5, pour près de 1000 notes. Et pour cause, voici ce qu’en dit Fandol : “Après Rien ne s’oppose à la nuit, D’après une histoire vraie et Les Loyautés (lire notre interview ici à propos de ce livre), j’ai aimé lire Les Gratitudes, aimé être dérangé, bouleversé, ému, attendri par ces choses de la vie devant lesquelles nous passons trop souvent sans faire attention.”

Car l’un des grands talents de Delphine de Vigan, c’est certainement de nous faire réinvestir nos émotions, nous amener à comprendre ce qui fait de nous des êtres humains, et pointer du doigt les errements de nos vies. Michka, cette petite vieille qui souffre d’aphasie mais ne se laisse pas abattre, c’est nous. Ses anges-gardiens, Marie sa voisine et Jérôme l’orthophoniste, c’est encore nous. Les Gratitudes (JC Lattès) est sans doute de ces livres qui aident à mieux vivre, et prouve s’il le fallait encore que la littérature reste largement en prise avec le réel, et la lecture une forme d’humanisme solitaire.

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  1. Surface d’Olivier Norek

Surface par NorekVoilà un livre qui était certainement l’un des plus attendus des amateurs de polars – mais pas seulement – cette année. Arrivé sur les tables des librairies au mois d’avril, Surface (Michel Lafon) s’est en effet vite imposé comme un succès de librairie. Il faut dire que depuis Entre deux mondes en 2017 (lire notre interview ici à propos de ce livre), la carrière littéraire d’Olivier Norek a pris une autre tournure, et qu’il fait aujourd’hui figure de plume incontournable parmi les flics/écrivains français (dont Danielle Thiéry, Hervé Jourdain ou encore Laurent Guillaume). A croire que délaisser le capitaine Coste, héros de sa trilogie Code 93TerritoiresSurtensions, a finalement plutôt réussi à l’ex. lieutenant de Police Judiciaire en Seine-Saint-Denis.

Dans Surface, on suit la capitaine Noémie Chastain, mise à l’écart par sa hiérarchie après une intervention lors de laquelle elle a pris une balle en pleine tête. Paris ne veut plus d’elle, alors on l’envoie “se mettre au vert” dans l’Aveyron. Mais voilà, Chastain est une dure à cuire, et trouve bien vite un cold case à se mettre sous la dent. Un scénario simple et efficace, pour un livre que de nombreux Babelionautes n’ont pas pu lâcher avant d’en avoir lu le dernier mot. En plus de recevoir le Prix Babelio Polar et Thriller en 2019, l’auteur s’est vu décerner le Prix des Maisons de la Presse et le Prix Relay des Lecteurs pour Surface.

Plus que jamais célébré, plus que jamais attendu pour son prochain livre, Olivier Norek s’impose définitivement comme l’un des porte-étendards du polar réaliste à la française. Et pourtant, une question subsiste : reverra-t-on un jour le capitaine Coste à l’oeuvre ?

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1. Né d’aucune femme de Franck Bouysse
Né d’aucune femme par BouysseEt si 2019 était l’année Franck Bouysse, côté littérature ? En plus d’être le livre préféré des Babelionautes cette année, il a reçu durant ces 12 mois une palanquée de prix prestigieux, à commencer par le premier Prix Babelio, catégorie littérature française – mais aussi le Grand Prix des lectrices du magazine Elle ou le Prix des Libraires. Une chose est sûre : Né d’aucune femme, publié par La Manufacture de livres, l’aura révélé à un lectorat bien plus étendu avec une histoire pourtant très dure. Celle de Rose, jeune femme vendue par son père au notable de son village, dont on découvre le destin à travers les carnets qu’elle écrit, mais aussi le récit qu’en font d’autres personnages comme son père, son enfant, ou encore le Père Gabriel. 

Un roman choral et différent styles d’écriture donc, pour explorer une fois de plus les obsessions de l’auteur : “Je pense que pour ceux qui ont déjà lu Né d`aucune femme, l`incarnation parmi mes personnages de l’ogre et de la sorcière est assez évidente. Jamais je n’avais poussé ce thème aussi loin et je crois que je suis arrivé à une limite extrême. Il s’agissait en effet de parler de la lutte contre le mal, qui pourrait être aussi comme je l’ai découvert dans ce roman une lutte de la féminité contre le mâle”, comme il nous le confiait plus tôt dans l’année dans une interview à retrouver sur Babelio.

Né d’aucune femme est aussi et peut-être avant tout l’histoire d’une femme qui va utiliser l’écriture pour lutter contre l’oubli et, simplement, exister. Un livre sur le pouvoir de la littérature. Un roman presque méta-littéraire finalement, dont on comprend dès lors aisément pourquoi il a plu à autant de lecteurs passionnés (plus de 100 000 exemplaires du grand format vendus depuis janvier), qui n’oublieront probablement pas Rose de sitôt.

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Quels livres manquent à l’appel selon vous ? Quels auteurs mériteraient d’y figurer ? (ou d’en sortir 🙂 ? )

5 BD à découvrir pour le Mois de l’Imaginaire

Pour poursuivre notre exploration des univers de la science-fiction et du fantastique à l’occasion du Mois de l’Imaginaire – et en savoir un peu plus sur les sorties du moment à ne rater sous aucun prétexte -, nous sommes allés demander conseil non pas à un libraire spécialisé SFFF comme c’était le cas en début de mois, mais cette fois à un libraire BD (avant de vous présenter un libraire jeunesse en fin de mois) !

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Nicolas tient la librairie Refuge depuis septembre 2012. Refuge ou caverne d’Ali Baba, sa librairie située au 40 rue Faidherbe dans le 11e est un joyeux foutoir dans lequel les lecteurs peuvent se perdre des heures durant pour trouver pépite sur pépite. Ici, aucun type de BD n’est plus mis en valeur qu’un autre et les zones de démarcation entre les genres sont volontairement floues : on passe facilement du manga à la BD franco-belge, des comics à la BD indépendante et des classiques aux toutes dernières nouveautés. De quoi traverser les genres et susciter sans cesse la curiosité des lecteurs.

C’est pourtant bien sur l’imaginaire que nous avons interrogé notre libraire. Quels sont les récits de science-fiction, de fantasy ou de fantastique qu’il recommande aux lecteurs en ce moment ? Il nous en a choisi cinq en précisant bien qu’ils peuvent chacun s’adresser au connaisseur le plus aguerri comme au néophyte le plus complet.

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Gou Tanabe, Dans l’abîme du temps (Ki-oon)

« Gou Tanabe continue d’adapter l’oeuvre de H.P. Lovecraft en manga chez Ki-oon après Les Montagnes hallucinées. Ce manga, qui peut tout à fait se lire indépendamment de ses autres adaptations, raconte l’histoire d’un professeur de fac – comme souvent chez Lovecraft – qui va se réveiller 5 ans après un malaise. Il n’a aucune idée, aucun souvenir de ce qui lui est arrivé pendant ces 5 ans alors il se met à enquêter mais ses recherches sur son mal profond vont l’emmener à se questionner sur la folie mais aussi sur l’existence même de l’Homme. Les interrogations éternelles de Lovecraft sont appuyées par les superbes dessins de Gou Tanabe. On retrouve de superbes planches avec des architectures incroyables. Et puis, l’ouvrage est somptueux. »

 

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Ugo Bienvenu, Préférence Système (Denoël)

« Ugo Bienvenu est en train de créer une oeuvre très intéressante sur le futur. Il s’attaque ici aux « banques de mémoires » ou « Data centers ». On est plongés dans un monde qui ressemble au nôtre. On croît être dans une démocratie mais on se retrouve assez vite chez Orwell. Le monde est focalisé sur la mémoire et surtout le manque de mémoire, d’espace pour la stocker. Le comité de censure est amené à faire disparaître des œuvres artistiques. Yves, le personnage principal, travaille justement pour ce comité – Le Bureau des essentiels – qui doit par exemple faire disparaître 2001 L’Odyssée de l’espace de Stanley Kubrick afin de faire un peu de place pour stocker les photos que les gens s’échangent ou leurs souvenirs personnels… La résistance viendra-t-elle des robots domestiques qui accompagnent les humains ? »

 

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Xavier Dorison et Félix Delep, Le Château des animaux (Casterman)

« J’étais un peu méfiant envers ce projet. J’avais peur d’une énième BD animalière et pourtant je me suis immédiatement plongé dans cette histoire qui fait évidemment référence à La Ferme des animaux de George Orwell. On découvre petit à petit les différents personnages et leurs situations comme Miss B. La chatte qui élève seule ses petits puis un lapin dragueur que l’on croit tout d’abord peu touché par le système totalitaire dans lequel ils sont pourtant tous plongés. Le château est en effet administré par un taureau despotique. Comment s’en sortir face à la puissance de l’animal le plus fort du château ? Les dessins sont magnifiques et sont d’autant plus impressionnants qu’il s’agit de la première BD de Félix Delep… »

 

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Ludovic Debeurme, Epiphania tome 3 (Casterman)

« Ludovic Debeurme est un artiste qui vient de la BD indépendante et dont Epiphania est peut-être la première série grand public. On est, dans Epiphania, et malgré les couleurs flashy des cases, dans un monde malade, en train de mourir. Quelque chose qui pourrait alors apparaître comme une aberration – des enfants qui naissent avec des attributs animaux – va en réalité peut-être se révéler être une chance pour la planète. Ce troisième tome marque la fin d’une trilogie très réussie. Ludovic Debeurme est un dessinateur qui travaille beaucoup le corps. On pense, en le lisant, à David Cronenberg mais aussi à des auteurs américains comme Daniel Clowes. »

 

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Tillie Walden, Dans un rayon de soleil (Gallimard)

« Une BD de science-fiction pour finir et attention, c’est plus de 500 pages qui vous attendent. Malgré sa taille, et son poids, ce roman graphique ce lit cependant très vite tant on est plongés dans l’histoire. On suit une jeune femme qui part aux confins de la galaxie restaurer des vestiges architecturales. Assez rapidement cependant, lui remontent en mémoire des souvenirs de son histoire d’amour avec une certaine Grace.
C’est une histoire très fine, très subtile dans un univers presque entièrement peuplé de femmes. S’il s’agit de SF et de vaisseaux spatiaux, on reste dans le registre de l’intime. »

 

Poursuivez avec…

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Les 5 romans de l’imaginaire choisis par Julien de La Dimension Fantastique

 

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Les 5 livres jeunesse d’imaginaire choisis par Maria de L’Enfant Lyre

Des salons aux tweets, quand auteurs et lecteurs se rencontrent

Qu’ils soient membres de Babelio ou pas, il n’a jamais semblé aussi facile pour les lecteurs de rentrer en contact avec leurs auteurs préférés. Aux librairies et aux salons littéraires, traditionnels lieux de rencontre et d’échange, se sont ajoutés depuis quelques années des réseaux sociaux tels que Twitter, Facebook ou Instagram.

Ces nouveaux « lieux » ont-ils changé les liens entre lecteurs et auteurs ? Quelle place pour les maisons d’édition dans ce nouvel espace d’échanges dans lequel les barrières entre vie publique et vie privée sont parfois floues ?

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Dans le cadre de son cycle de conférences sur les pratiques des lecteurs, Babelio s’est interrogé sur ces liens à travers une étude présentée le 24 septembre 2019 lors d’une table ronde par Octavia Killian, responsable commercial et partenariat de Babelio et Guillaume Teisseire, cofondateur du site.

À leurs côtés, Arnaud Labory, directeur de l’agence La Bande, Marion Marin Dubuard, attachée de presse/chargée de communication chez Hugo Publishing et Serge Joncour, auteur, lauréat du Prix Interallié, ont été invités à partager leurs expériences et approches respectives.

De grandes lectrices en salon

L’étude a été menée du 20 août au 10 septembre 2019. 2906 internautes ont répondu, parmi lesquels beaucoup de femmes (79 %), plutôt jeunes (les deux tranches les plus représentées sont les 25-34 ans et les 34-44 ans). Pour la plupart membres de Babelio, ces derniers sont de grands lecteurs qui lisent plusieurs livres par mois, voire plusieurs par semaine pour certains d’entre eux.

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La fiction contemporaine (française puis étrangère), le polar et les littératures de l’imaginaire constituent le cœur de leurs lectures, acquises pour la grande majorité des répondants au format poche et en librairie ou dans des grandes surfaces culturelles de type Fnac ou Cultura.

De l’intérêt des rencontres physiques

En rentrant dans le vif du sujet, on constate que ces lecteurs et lectrices aiment rencontrer des auteurs et que leur enthousiasme est décroissant avec leur âge. Ainsi, si les 13-17 ans sont 92 % à déclarer aimer rencontrer les auteurs, ils ne sont plus « que » 75 % à être aussi favorables à ce genre de rencontres parmi les 65 ans et plus.

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Les lecteurs vont prioritairement se déplacer pour rencontrer des auteurs qu’ils connaissent et qu’ils ont lus (lire le livre au préalable enrichit les rencontres pour 87 % d’entre eux), même s’ils sont tout de même un certain nombre (55 % pour les hommes et 59 % pour les femmes) à découvrir de nouveaux écrivains par ce biais. La curiosité des lecteurs croît, d’après notre étude, avec leur âge. Ainsi, si 50 % des 13-17 ans privilégient des rencontres avec des auteurs qu’ils connaissent, ce pourcentage tombe à 16 % pour les seniors de 65 ans et plus. Le volume de lecture des répondants a également une influence sur leur curiosité : plus les lecteurs lisent, plus ils vont aller découvrir de nouveaux auteurs en dédicace.

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L’occasion pour Guillaume Teisseire de soulever une question auprès des intervenants : les rencontres sont-elles des outils de conquête de nouveaux lecteurs, d’un nouveau public, ou bien restent-elles surtout un outil de fidélisation de lecteurs déjà acquis à la cause ? Cela dépend des contextes pour l’écrivain Serge Joncour qui cite une tournée des bibliothèques auprès d’un public qui se serait déplacé, quel que soit l’auteur invité. Certains le connaissaient, d’autres l’ont découvert à cette occasion. À l’inverse, les rencontres en plein cœur de Paris à 19h se destinent effectivement, selon lui, à des lecteurs déjà connaisseurs qui veulent absolument voir l’auteur en question et pas un autre. Reste pour Serge Joncour le cadre des salons qui proposent souvent une telle offre d’auteurs que les lecteurs peuvent facilement venir pour « leur » auteur et en découvrir de nombreux autres.

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Pour Marion Marin Dubuard les salons sont bel et bien un espace de fidélisation et un espace de recrutement de nouveaux lecteurs : « Pour notre collection Hugo Thriller, deux ou trois auteurs de la collection se déplacent en même temps, ce qui permet à ceux qui n’en connaîtraient qu’un seul de découvrir les autres et d’avoir une vue plus précise sur la collection. C’est un schéma que nous produisons également dans notre festival New Romance pour lequel 30 auteurs se déplacent. Les lecteurs ont ainsi la possibilité de découvrir des auteurs et devenir peut-être plus attentifs à nos différentes publications. »

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Si la plupart des lecteurs apprécient les rencontres, seule une petite minorité déclare, par timidité, peur d’être déçue, contraintes spatio-temporelles ou simple volonté de s’en tenir à l’œuvre, ne pas vouloir assister à ce type de rencontres. D’ailleurs, la majorité des lecteurs interrogés déclare avoir déjà assisté à une rencontre physique avec un auteur, les clients de librairie étant présents en nombre à ces rencontres.

Quelle économie pour les rencontres ?

Attention, sujet sensible. Les lecteurs ne sont que 5 % à avoir participé à une rencontre payante avec un auteur. Le format est éminemment gratuit même s’il faut bien sûr parfois passer à la caisse lors des salons littéraires (on se souvient des nombreux débats quant au prix des places du Salon Livre Paris, sujet régulièrement remis en cause par les visiteurs ou les auteurs). 22 %, soit près d’un quart tout de même des lecteurs, seraient disposés à participer à des rencontres payantes, à condition qu’il s’agisse d’un format plus long, en plus petit comité que ceux auxquels ils sont habitués.

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Arnaud Labory pense qu’il y a des pistes à chercher « notamment du côté de l’hybridation comme ce que peut faire Olivier Chaudenson avec la Maison de la Poésie ou Les Correspondances de Manosque par exemple qui nécessitent d’avoir un lecteur professionnel et/ou un musicien. C’est quelque chose que l’on peut payer, que l’on doit même payer. Il faut développer ce genre de choses pour rendre la littérature sexy et attractive. Il faut qu’il y ait de plus en plus d’événements, de performances autour du livre. C’est aussi le travail des professionnels du livre : le montrer sous d’autres aspects, plus spectaculaires. C’est, je crois, l’enjeu des années à venir.« 

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Une vision partagée par Marion Marin Dubuard : « Il faut trouver de nouvelles passerelles entre l’auteur et le lecteur et cela peut passer par des événements qui allient différentes pratiques, différents arts. Qu’est-ce qu’on peut proposer pour donner encore plus envie aux gens d’aller vers les livres ? La question du paiement est évidemment importante : qu’est-ce qu’on va proposer, qu’est-ce qu’on va apporter aux lecteurs ?« 

L’auteur de Chien-loup nuance un peu les échanges : « C’est une question compliquée, car j’entends aussi les libraires qui sont inquiets de devoir rémunérer l’auteur quand celui-ci vient pour une rencontre. Il y a un équilibre tellement fragile dans l’édition. Être auteur est un métier sans aucune garantie, totalement périlleux. Il faut porter une forme de flamme.« 

Les dédicaces plébiscitées 

Les salons du livre, foires et autres festivals sont la principale arène de rencontres, devant la libraire, la bibliothèque ou encore Babelio (oui, nous organisons de nombreuses rencontres toute l’année \o/). C’est principalement pour des dédicaces, jugées plus propices aux échanges, que les lecteurs se déplacent même s’ils sont presque la moitié à également assister à une rencontre ou table ronde. Les autres manifestations, lecture d’une œuvre ou atelier d’écriture, ne concernent qu’une minorité de lecteurs.

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La dédicace est également pour les lecteurs le souvenir d’un moment privilégié qui permet à « l’objet livre » de devenir unique : « Après, c’est vraiment MON livre. » Et pour une séance de dédicaces vraiment mémorable (notamment pour les 18-24 ans), l’éditeur ou l’auteur est invité à proposer quelques goodies, une petite attention plébiscitée pas les lecteurs.L_auteur et ses lecteurs - Septembre 2019_p016.jpg

Amis auteurs, rassurez-vous, si les lecteurs aiment prendre une photo lors des dédicaces, c’est principalement pour un usage personnel. En revanche, les lecteurs sont susceptibles de changer d’avis de manière positive ou négative sur un livre, après avoir rencontré son auteur. Une idée qui laisse Serge Joncour songeur : « Cela rend l’exercice encore plus périlleux…« 

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Les lecteurs se déplacent souvent hors de leurs villes pour rencontrer des auteurs même s’ils ne les suivent pas dans plusieurs de leurs déplacements. Des déplacements que Serge Joncour effectue volontiers : « C’est le fait d’être auteur qui m’a permis de voyager et de découvrir autant de villes et de villages en France. J’ai rencontré de nombreuses personnes aux profils très différents à travers mes tournées de librairies. Pour moi, le véritable danger pour un écrivain, c’est de rester seul face à sa page blanche. Pour une rentrée littéraire, je fais à peu près une centaine de déplacements. Je ne vois pas cela comme une corvée, je vois ça comme un cadeau, comme une chance.« 

Les vaches sont paysagistes. pic.twitter.com/0hweyFIO3M

Des lecteurs connectés

Comment les lecteurs se tiennent-ils informés des événements de rencontre avec les auteurs ? Principalement via les réseaux sociaux des auteurs qu’ils suivent (56 %) ou de leurs maisons d’édition (36 %), leur librairie (53 %), mais aussi la newsletter de Babelio (vous n’êtes pas inscrit ?) ou encore les sites d’actualité littéraire.

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De fait, ils sont 81 % à utiliser les réseaux sociaux, sur Facebook, mais aussi, pour les plus jeunes d’entre eux, sur Instagram. Ainsi, 83 % des 13-17 ans suivent leurs auteurs sur Instagram. Les 65 ans et plus ne sont que 10 % à les suivre sur ce réseau. Sur Facebook, c’est l’inverse ! Twitter reste minoritaire, quelle que soit la tranche d’âge.

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Plus les lecteurs lisent de livres, plus ces derniers disent suivre des auteurs sur les réseaux sociaux même si la moitié des lecteurs se concentrent sur 5 à 10 auteurs. Seuls 18 % des lecteurs interrogés déclarent suivre plus de 20 auteurs sur les réseaux sociaux. Les lecteurs contribuent-ils sur ces pages auteurs ? Cela dépend de leur rythme de lecture : plus les lecteurs lisent, plus ils échangent avec les auteurs sur leurs comptes. Naturellement, les acheteurs en ligne ont des pratiques web plus développées que les clients de librairies et contribuent plus que ces derniers sur ces mêmes comptes.

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Serge Joncour précise tout de même qu’il existe plusieurs types de pages auteur : les pages personnelles tenues par ces derniers, vecteurs de communications qui sortent de la simple promotion avec certes de temps en temps des infos sur les livres ou les articles les concernant parus dans la presse, et les pages auteurs plus professionnelles utilisées uniquement par ces derniers ou par les maisons pour promouvoir leurs œuvres ou lancer des concours : « Ce ne sont pas les mêmes démarches et l’engagement des lecteurs n’est sensiblement pas le même.« 

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Pour Arnaud Labory, le plus important pour un auteur c’est d’être naturel et sincère : « Certains auteurs nous demandent des conseils quand ils signent dans une maison. Ils ne savent pas forcément quoi faire, quel ton prendre. Je leur dis qu’ils n’ont pas à se forcer à parler avec les gens s’ils n’aiment pas ça. Il ne faut pas que les échanges paraissent factices. La maison d’édition doit aussi savoir parfois prendre le relais et créer le contenu pour que l’engagement soit fort si l’auteur n’est pas à l’aise avec les réseaux sociaux. Le seul bémol évidemment, comme le soulignait Serge Joncour, c’est que la relation avec l’auteur est désincarnée.« 

Des auteurs présents sur les réseaux

On a demandé aux lecteurs quels auteurs ils suivaient sur les réseaux sociaux. On retrouve, sans grande surprise, les auteurs parmi les plus populaires en librairie : Maxime Chattam, Franck Thilliez, Virginie Grimaldi, Olivier Norek ou encore Stephen King. Ces auteurs, cités spontanément (à gauche de l’image ci-dessous, la liste des auteurs cités par les lecteurs), ne sont pourtant pas forcément les plus suivis en ligne (à droite de la même image, leur nombre d’abonnés/followers).

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La présence des auteurs sur les réseaux sociaux est quoi qu’il en soit primordiale pour Marion Marin Dubuard même si l’éditeur doit être présent pour l’accompagner en ligne : « Avec la baisse de l’impact de la presse, il est en effet important que les auteurs soient présents sur les réseaux sociaux. Un message posté par un auteur, une annonce peuvent être vus énormément de fois en très peu de temps. On accompagne beaucoup les auteurs pour leur recommander des formats, leur donner des idées sur la meilleure façon d’envoyer un message pour ne pas qu’il soit perdu dans l’immensité d’internet. Nous avons de notre côté assez peu d’auteurs qui ne sont pas sur les réseaux sociaux. » Arnaud Labory de surenchérir : « Les règles des médias sociaux changent tous les jours. C’est à nous de suivre ces règles parfois techniques pour conseiller au mieux les auteurs. Nous ne leur donnons par exemple pas le meilleur horaire pour poster sur Facebook, mais l’heure à laquelle ils se planteront le moins ! »

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Arnaud Labory précise par ailleurs qu’il y a un moment important dans la vie d’un auteur,  quand celui-ci devient une personnalité publique : « Notre travail est souvent de transformer l’écrivain et son livre en « objets » connus et reconnus. Comment va-t-on travailler ensuite ses réseaux sociaux ? C’est peut-être plus le travail du communicant de la maison d’édition de réfléchir à cela. On a récemment dû gérer par exemple un cas particulier autour de Sofia Aouine, une auteure peu connue avant son passage à « La Grande Libraire » et qui a ainsi été exposée au grand public du jour au lendemain. Elle a très rapidement été la cible de critiques odieuses de la part de certains sites d’extrême droite. Comment gérer ce genre d’attaques ? C’est un moment pivot dans la carrière d’un auteur. Dans ces exemples précis, on a dû laisser passer la vague.« 

Qu’attendent exactement les lecteurs de ces pages auteurs ? Avant tout des informations sur leurs nouvelles parutions, sur leurs actualités, mais aussi des extraits ou informations concernant leur travail en cours. Leur vie privée intéresse surtout les plus jeunes même si tous, en très grande majorité, quelle que soit la tranche d’âge, apprécient que les auteurs s’expriment sur des sujets extra-littéraires.

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Ce point sur le manque d’intérêt supposé pour la vie privée des auteurs n’est pas forcément constaté par Marion Marin Dubuard dans le secteur de la New Romance : « Chez Hugo Romance qui regroupe une communauté de grandes lectrices, très fidèles et qui adorent se déplacer en salons, l’échange est primordial et ces dernières aiment beaucoup échanger avec nos auteurs sur les réseaux de façon à connaître leurs plus grandes tristesses et leurs plus grandes joies. Une auteure a récemment annoncé sa grossesse sur les réseaux : les lectrices étaient très nombreuses à lui envoyer des messages de félicitations sur les réseaux sociaux. Nos lectrices apprécient ainsi énormément avoir des instants de vie privée qui les rapprochent de leurs auteurs. Cela leur permet également de mieux comprendre comment elles écrivent. Les éditeurs découvrent ces liens intimes dans les salons ou en festival : elles se reconnaissent même quand elles ne se sont vues qu’une fois.« 

La place de Babelio dans ces échanges

Quid de Babelio ? LE réseau social des livres et des lecteurs ? Et bien si de nombreux auteurs y sont présents et si les membres savent que les auteurs consultent leurs critiques, le site reste avant tout une communauté de lecteurs et ils ne sont que 15 % de lecteurs inscrits à avoir échangé avec des auteurs sur le site. Il s’agit dans la plupart des cas d’échanges autour de leurs critiques de livres. De 13 à 44 ans, les lecteurs sont en majorité persuadés que leur critique peut influencer l’auteur. Les lecteurs de plus de 45 ans sont quant à eux plus circonspects…

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Serge Joncour confirme, comme de nombreux autres auteurs, consulter le site et les critiques publiées sur ses livres – ou sur les nouvelles parutions. Lui-même a un compte de membre sur Babelio mais dit surtout échanger avec ses lecteurs sur le site lorsque sort un de ses romans. Ses échanges avec les lecteurs restent tout de même rares.

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De fait, les lecteurs ne pensent pas que les auteurs devraient forcément répondre aux critiques publiées sur le site. Les lecteurs sont par ailleurs assez peu nombreux à exprimer, à l’écrit ou de visu, des réserves aux auteurs et sont partagés quant à ce qu’ils peuvent dire à ces derniers. Deux lignes jaunes à ne pas franchir : l’intime et la critique non argumentée. Des lignes jaunes probablement partagées par les écrivains et les éditeurs.

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Voici les conclusions de notre étude ! Vous pouvez retrouver la totalité de notre étude ici. Avez-vous également échangé avec des auteurs sur Babelio ou les réseaux sociaux ? N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire de l’article.

 

Le jeu de l’été 2019 : Des lecteurs à l’écran (2)

On vous propose un nouveau jeu pour cet été. Après un été 2018 placé sous le signe de la musique, ce sont les cinéphiles et sérivores qui sont à l’honneur cette année !

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Voici notre deuxième série de captures d’écran de films dans lesquels les personnages lisent ou parlent de livres (la première session autour des séries TV est toujours accessible ici et les réponses sont données en bas de l’article). Dans chacun des plans, un ou plusieurs livres sont en tout cas visibles. Votre but du jeu ? Découvrir de quel film il s’agit à chaque fois (nous ne vous demandons pas le nom du livre) et répondre en commentaire (ils seront cachés jusqu’à la fin du jeu).

Cette deuxième session, ouverte du 5 août au 26, est consacrée aux films.

Exemple de capture d’écran : De quel film est extraite cette image ?
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Exemple de réponse attendue : « image 41 : Mais de La Petite Sirène, bien sûr ! »

A vous de jouer pour de vrai ci-dessous. Il y a du facile et du moins facile, de vieux films et des plus récents. Un même film n’est jamais référencé deux fois, mais il se peut qu’un réalisateur voit plusieurs de ses films mentionnés.
Vous avez jusqu’au lundi 26 août 18 h pour jouer.

Nous tirerons au sort deux participants de chaque session (deux pour la session de juillet et deux pour la session d’août) pour recevoir des livres de la rentrée littéraire !

N’hésitez pas à participer même si vous n’avez pas tous les résultats d’un coup 🙂

Mise à jour du 26/08/2019 : les réponses détaillées sont indiquées en bas de l’article et les gagnants seront contactés rapidement. Un grand merci pour votre participation, vos réponses et votre enthousiasme 🙂 

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Mise à jour du 26 août à 18h :

Et voici toutes les réponses de la seconde session de notre jeu :

1. Il fallait évidemment reconnaître Pulp Fiction de Quentin Tarantino, sorti en 1994. Palme d’or au festival de Cannes la même année, cette triple histoire de gangsters angelins a non seulement été un grand succès critique et publique mais à également profondément influencé le cinéma occidental. On ne compte plus, depuis la sortie de ce film, les oeuvres « tarantinesques », c’est-à-dire non linéaires, plus ou moins violentes et aux bandes-sons survoltées.  A-t-il, avec ce film, réussi à être le « Bob Dylan du cinéma« , en révolutionnant le neuvième art comme Dylan avait révolutionné la pop musique ?

L’influence de Quentin, grand lecteur -de 
Elmore Leonard notamment dont il adapta Punch Créole sur grand écran sous le nom Jackie Brown-, est quoi qu’il en soit plus littéraire qu’on ne pourrait le croire : « J’ai eu l’idée de faire quelque chose que font les romanciers mais pas les réalisateurs : raconter trois histoires distinctes avec des personnages qui vont et viennent dans chacune d’entre elles mais dont l’importance diffère selon l’histoire » déclara-t-il dans le NY Times selon Wikipédia.

Anecdote amusante pour les spectateurs du film : il se passe toujours quelque chose d’important quand le personnage interprété par John Travolta va au toilettes ! Sa lecture ici est celle des aventures de Modesty Blaise, un personnage de BD britannique créé par Peter O’Donnell qui a toujours fasciné Tarantino. Il avait d’ailleurs demandé à Neil Gaiman d’écrire un script pour un film mais cela ne s’est hélas jamais matérialisé sur le grand écran. Serait-ce le 10ème -et ultime- film de Tarantino ?

 

2. Cette image est extraite du film Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution de Jean-Luc Godard et sorti en 1965. Ce pur film de science fiction (dont le titre provisoire était Tarzan contre IBM), met en scène un agent secret chargé de se rendre à Alphaville où les sentiments humains ont disparu et où un ordinateur régit la ville.

Fin lettré, Jean-Luc Godard parsème son oeuvre de références littéraires. Si Jean Cocteau a été l’une des influences principales de ce film, les citations ou allusions à Jorge Luis Borges ou à George Orwell sont ainsi légions. Comme le suggérait notre image, c’est cependant Paul Eluard le véritable héro du film. Son livre Capitale de la douleur que lit le personnage incarné par Anna Karina a en effet un rôle déterminant dans l’intrigue même si les poèmes d’Eluard utilisés sont en réalité souvent un collage de plusieurs poèmes issus de différents recueils. Il n’en demeure pas moins que ce film est un superbe hymne au pouvoir de l’art et de la poésie.

 

3. On pourrait nous reprocher d’avoir utilisé ici une image issue d’un remake. Oui, l’image est tirée de Vous @vez un message(1998) de la reine des comédies romantiques Nora Ephron avec dans les rôles principaux un couple iconique : Tom Hanks et Meg Ryan. Ce film est en effet une version plus actualisée du superbe film de Ernst Lubitsh Rendez-vous / The shop around the corner, sorti en 1940 et lui-même adaptation libre d’une pièce de théâtre.

L’idée est la même : deux personnes tombent amoureux l’un de l’autre par messages interposés. Ils ignorent cependant qu’ils se connaissent dans la réalité et se détestent cordialement ! Nora Ephron modernise cependant l’intrigue en passant des petites annonces à internet et transpose le cadre de la maroquinerie utilisée par Ernt Lubitsh par celui des libraires qui, avouons-le, nous intéresse ici un peu plus ! De nombreuses références littéraires sont d’ailleurs présentes dans le film, Nora Ephron étant une grande fan d’Orgueil et préjugés. Son décès en 2012 nous prive d’ailleurs hélas d’un très beau projet autour de Jane Austen.

Vous avez donc rendez-vous : Les deux films suffisamment différents et intéressants pour justifier que vous les regardiez tous les deux 🙂

4. Peu de difficulté avec cette image, évidemment tirée du film La Belle et la Bête des studios Disney et sorti sur les écrans en 1991. Librement inspiré du conte éponyme de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, publié en 1757, ce film est l’un des plus célèbres des studios et le premier dessin animé à recevoir le Golden Globe du meilleur film musical ou de comédie. Une victoire pour les studios qui avaient déjà tenté, sans succès, d’adapter le conte dans les années 1940. Le film de Cocteau dissuada Walt Disney de réaliser sa version mais sert à son tour d’inspiration pour l’équipe du film de 1991.

Pour la petite histoire, on a hésité à publier, pour le jeu, une image tirée de l’adaptation en prises de vues réelles sortie en 2017 par les studios Disney mais on s’est dit que les images étaient évidemment un peu moins reconnaissables. Qu’aviez-vous pensé de cette adaptation ?

5. Cette image est issue du film Irréversible de Gaspard Noé sorti sur les écrans en 2002. C’est l’actrice Monica Bellucci qui apparaît dans cette séquence bien éloignée des insoutenables violences dépeintes dans le film.

Spoiler Alert : C’est la dernière scène du film mais en fait la première chronologiquement. Le personnage incarné par Bellucci est en train de lire le livre An experiment wih time du philosophe JW Dunne, un essai dans lequel il est question du temps présent mais aussi des rêves prémonitoires. Comment expliquer les rêves prémonitoires (vécus par l’auteur) ou les sentiments de déjà-vu ? Le temps n’est pour lui pas linaire et on peut, dans nos rêves, se « déplacer » dans notre entière existence. On ne peut peut-être pas s’y déplacer physiquement mais on peut accéder à des souvenirs d’événements futurs, des événements que l’on va vivre à un point ultérieur de notre existence. Les rêves prémonitoires ne prédisent pas l’avenir, ce sont des sortes de souvenirs auxquels on peut accéder.

Si le livre est peu présent en France, il est extrêmement connu dans le monde anglo-saxon et a inspiré ou fait réagir de nombreux écrivains, de J.R.R. Tolkien à HG Wells.

La question du temps est très importante dans ce film. Le temps détruit-il tout comme le cela est suggéré tout au long du récit ?

6. C’est l’actrice Margot Robbie que l’on peut voir dans cette image tirée du film Suicide Squad de David Ayer, publié en 2016.

Le film, adaptation sur grand écran des comics DC, raconte l’histoire d’un groupe de méchants, des super-vilains de l’univers DC : On retrouve ainsi Deadshot (incarné par Will Smith), El Diablo, Katana et donc Harley Quinn incarnée par Margot Robbie.
Ce personnage est apparu pour la première fois dans la (géniale) série animée de 1992 (ceux qui ont grandi avec les Minikeums savent de quoi on parle) et est depuis devenu un personnage récurrent de l’univers de Batman. Harley Quinn est une psychopathe qui accompagne le Joker en tenue d’Arlequin.

Si le film de David Ayer n’a pas été très bien accueilli par la presse, la prestation de l’actrice américaine a été plébiscitée et il est fort probable que l’actrice renfile le costume d’Arlequin pour de futurs films de l’univers DC la mettant en scène.

A noter qu’elle lit dans cette image une romance de Molly O’Keefe intitulée Plus si affinité en français. Une histoire de rédemption…

 

7. C’est une adaptation qu’il fallait trouver ici, en l’occurrence celle de la nouvelle Petit déjeuner chez Tiffany de Truman Capote devenue sur grand écran Diamants sur canapé (1961).

Signée Blake Edwards, cette comédie (ou est-ce plutôt un drame ?) romantique met en scène Audrey Hepburn. Si tout le monde adore Audrey Hepburn et que son interprétation fut remarquée au point de devenir iconique dans l’imagerie collective, Truman Capote fut lui très en colère lorsqu’il apprit que c’est elle qui tiendrait le rôle au lieu de Marylin Monroe, auquel il pensait plutôt lors de la rédaction de la nouvelle. Le ton plus léger du film n’a pas arrangé les choses pour l’écrivain, comme le rappellent les Inrocks qui citent l’auteur : »Le roman était assez amer en réalité, déclara-t-il dans une interview accordée à Playboy, et Holly Golightly était ‘vraie’ : une dure à cuire, strictement rien à voir avec Audrey Hepburn. On a fait du film une mièvre lettre d’amour à New York et à Holly. Par conséquent, c’était un film léger et charmant alors qu’il aurait dû être pesant et déplaisant. Le film et mon travail avaient à peu près autant en commun que les Rockettes avec l’étoile Galina Ulanova. »

La fin du film est également très différente de celle du livre et ne plait pas à tous les lecteurs de Truman Capote même si l’immense succès du film donné une notoriété nouvelle à l’écrivain.

8. Bon, tout le monde a vu Le Cercle des Poètes Disparus, n’est-ce pas ? Si ce n’est pas le cas, je pense qu’on serait nombreux à vous conseiller de voir ce film du désormais très rare Peter Weir avec Robin Williams dans l’un de ses rôles les plus émouvants, celui d’un professeur de poésie pour « l’élite » de la jeunesse américaine. Son enseignement non conformiste va bouleverser la vie de ses étudiants et leur conception du monde. Sa devise : profiter de l’instant présent.

La poésie et le théâtre de Shakespeare ont un très grand rôle dans ce récit initiatique même s’il est aussi question de Robert Frost ou de Henry David Thoreau.

A noter que s’il existe un roman intitulé Le Cercle des poètes disparus (et qui connait un certain succès sur Babelio) signé Nancy H. Kleinbaum, il s’agit d’un novélisation du film et non l’inverse. 

 

9. Only Lovers left Alive est un film de l’un des grands représentants du cinéma indépendant américain, Jim Jarmush. Sorti en 2014, il raconte l’histoire d’amour d’un vieux couple de vampires immortels : Adam et Eve.

Si Ada est un musicien qui se lamente sur l’état actuel du marché du disque, Eve, jouée par Tilda Swinton, est quant à elle une bibliophile convaincue et dont l’appartement croule sous les livres. Des internautes ce sont naturellement penchés sur sa collection pour dresser une liste non exhaustive de ses lectures. On y retrouve des auteurs issus des horizons les plus éloignés comme Jules VerneYukio MishimaLudovico Ariosto ou encore Elik Shafak.

Bien sûr, on retrouve également dans le film toutes les obsessions culturelles de Jim Jarmush : William Blake, Tesla ou encore William S. Burroughs.

 

10. Deuxième film de Quentin Tarantino cité dans notre article : Inglourious Basterds, sorti en 2009. Parmi le casting international du film (la communication et le language sont les thèmes principaux du film) on retrouve plusieurs acteurs français dont Mélanie Laurent en jeune juive pourchassée par les nazis à la tête desquels le colonel fou Hans Landa.

On remarque encore une fois qu’il décidément n’est pas rare de croiser dans l’oeuvre du réalisateur des personnages qui lisent ou qui ont en tout cas un livre à la main lors de scènes déterminantes. C’est également le cas dans Once Upon a time in Hollywood. Dans ce dernier film, le personnage interprété par Leonardo DiCaprio, un acteur au tournant de sa carrière, sanglote en lisant un médiocre livre de western dans lequel il croit se reconnaître.

Dans Inglourious Basterds, le personnage lit un exemplaire des aventures de Simon Templar : Le Saint à New-York de Leslie Charteris (publié en 1936).

 

11. Retour parmi les grands classiques du cinéma américain avec cette scène issue de Fenêtre sur cour, l’un des nombreux chefs-d’œuvre d’Alfred Hitchcock (certains considèrent que c’est l’un des plus grands films de tous les temps…). L’actrice est Grace Kelly, lisant ici, dans la scène finale du film -pardon pour le spoiler- un livre quasi-introuvable en France : Beyond The High Himalayas, un guide de voyage signé William O. Douglas. Elle le troque cependant bien vite pour un magazine de mode !

A noter que le film est l’adaptation d’une nouvelle de William Irish intitulée It Had to be murder. Si le film est devenu bien plus connu que la nouvelle, William Irish est un auteur de polar prolifique et très respecté. Il est notamment l’auteur de La mariée était en noir.

 

12. La scène évoque plus un film de SF style L’armée des 12 singes mais il s’agit bien d’une image tirée d’Harry Potter et plus exactement du troisième volet de l’adaptation cinématographique des aventures de Hermione (et de son ami le sorcier) : Le Prisonnier d’Azkaban.

Réalisé par Alfonso Cuaron (recommandé par Guillermo Del Toro qui refusa la rôle -il s’en mord encore les doigts), ce troisième épisode, bien plus sombre que les précédents réalisés par Chris Colombus, est pour de nombreux spectateurs, le volet le plus réussi de la saga, et pour certains une étape majeur dans le cinéma pour adolescents.

La question a souvent été posée sur les forums des fans de la saga : pourquoi un sorcier lirait-il un livre destiné aux moldus ? Certains ont avancé une explication assez convaincante : cette scène permet d’annoncer aux spectateurs un élément très important de ce troisième volet, le voyage dans le temps.

Du reste, cet ouvrage de vulgarisation scientifique de l’un des plus célèbres physiciens du XXème siècle Stephen Hawking est une lecture recommandée à tous, moldu ou pas.

13. Il aurait été insensé de ne pas inclure dans ce jeu l’une des plus grandes saga de cinéma du XXème siècle ! Cette scène est bien entendu issue du troisième volet des aventures d’un célèbre aventurier : Indiana Jones et la dernière croisade (1989).

Des débats continuent d’exister pour déterminer quel volet de la saga est le meilleur. Est-ce le premier qui a fait découvrir au monde entier les joies et les dangers du métier d’archéologue ? Le second qui a terrorisé une génération entière de gamins ou bien le troisième dont l’humour a au contraire galvanisé cette même génération ? (Oui, étonnamment, personne ne tient compte du quatrième volet).

C’est bien du troisième volet de la saga imaginée par Steven Sielberg et George Lucas que nous avons tiré notre image. On y retrouve Indy et son père, incarné par Sean Connery dans son deuxième rôle le plus iconique après James Bond. Ce n’est pas autour d’un roman que les deux Jones échangent mais à propos des notes sur le Graal récupérées par Indy père.

Depuis ce film, on n’est quelques uns à ne plus jamais partir en voyage sans un carnet de voyage…

14. Cette image vient du film Seven (ou Se7en) de David Ficher sorti en 1995. Difficile d’oublier ce film et sa fin. C’est l’une des plus traumatisantes du cinéma et les producteurs ont d’ailleurs absolument tout fait pour qu’elle soit adoucie. C’était sans compter sur l’opiniâtreté de David Fincher qui pensait que la fin était la clef de voûte du film. On retrouve dans ce long métrage policier Brad Pitt, hors champs dans notre image, et Morgan Freeman ici entouré d’une belle pile de livres. Les deux détectives chassent un tueur en série particulièrement violent qui s’inspire des 7 péchés capitaux. Peut-être que la lecture des livres de Thomas d’Aquin les aideront à dresser le portrait du tueur et à le capturer.

Les lecteurs de littérature britannique auront peut-être remarqué que le nom du très cultivé détective incarné par Morgan Freeman, William Somerset, est inspiré de W. Somerset Maughan. Il se trouve être l’écrivain préféré de Andrew Kevin Walker, le scénariste du film qui proposait là son premier scénario à Hollywood.

15. Le patient Anglais est un film réalisé par le regretté Anthony Minghella, en fait une adaptation du roman L’Homme flambé de Michael Ondaatje. Grand succès public et critique, le film a absolument tout raflé aux Oscars 1997. Dans les rôles principaux on retrouve l’actrice française Juliette Binoche et le britannique Ralph Fiennes.

Dans ce film, Juliette Binoche incarne Hana une lumineuse infirmière qui s’occupe, en pleine Seconde guerre mondiale, d’un mystérieux « homme flambé », un grand blessé dont tout le monde ignore l’identité. Ce dernier transportait avec lui un ouvrage, un livre qui va passionner Hana.

Si c’est le réalisateur qui signe le scénario du film, Michael Ondaatje a été très impliqué dans sa production et a aidé le monteur Walter Murch dans le montage très compliqué du film en raison de ses innombrables flash-backs.

16. On retrouve Anthony Minghella dans la production de The Reader qui met une nouvelle fois en scène Ralph Fiennes mais cette fois-ci avec Kate Winslet comme partenaire de jeu. Le film est réalisé par Stephen Daldry d’après le roman éponymede Bernhard Schlink et est sortie en 2009.

Egalement récompensé par une multitude de prix, le film raconte la terrible histoire d’une Allemande qui demande dans les années 1950 à son jeune amant de lui lire des romans à voix haute. Quelques années plus tard, cet amant la reconnait parmi un groupe de femmes accusées d’avoir été des gardiennes SS et coupables d’avoir tuées 300 jeunes femmes juives…

Si cela a été critiqué par la presse, le jeu en anglais et non en allemand des acteurs a été suggéré par l’auteur du roman lui-même qui pense que cette histoire va bien au-delà de la Seconde guerre mondiale.

17. C’est du film Moonrise Kingdom (2012) de Wes Anderson qu’est extraite cette image. L’histoire du film est celle d’une histoire d’amour entre deux enfants qui font tout pour passer du temps ensemble. Pour cela, ils doivent s’enfuir de leurs environnements respectifs.

Dans ses bagages, la jeune Suzy emporte six livres « empruntés » à la bibliothèque ( Shelly and the Secret UniverseThe Francine Odysseys,The Girl from JupiterDisappearance of the 6th Grade,The Light of Seven Matchsticks & The Return of Auntie Lorraine): ce sont des livres qu’elle lit le soir à Sam mais inutile de les chercher dans votre librairie, ils n’existent que dans le film !

Des courts animés illustrant la lecture des extraits des livres par Suzy devaient êtres montrés dans le film mais ont finalement été supprimés du montage final. Vous pouvez les retrouver ici.

18. Cette image qui peut aisément être utilisée en Gif est extraite d’un film culte : Donnie Darko. Réalisé en 2001 par Richard Kelly, le film n’a pas connu de grand succès (la bande annonce montrant un crash d’avion quelques temps après les événements du 11 septembre n’aidant pas tellement) avant d’être réhabilité chemin faisant par des cinéphiles du monde entier.

L’histoire, un brin déjantée, est celle d’un adolescent timide mais intelligent qui a pour ami imaginaire un lapin géant. Ce dernier lui annonce que la fin du monde est prévue pour dans 28 jours…

L’ombre de Watership Down de Richard George Adams plane dans ce récit même si d’autres romans ou écrivains sont cités, et plus particulièrement Les Destructeurs de Graham Greene


19. Tout le monde aura je pense reconnu 
Bridget Jones, personnage culte créé par Helen Fielding et interprété à l’écran par Renée Zellweger. Quatre romans et trois films auront fait la popularité de ce personnage de jeune célibataire maladroite et enrobée qui recherche l’amour parfait.

De l’aveu même de l’auteur, le roman original est une adaptation moderne (et très libre) d’Orgueil et Préjugés de Jane Austen. Dans le roman, Bridget est obnubilée par Colin Firth qui incarne Fitzwilliam Darcy dans l’adaptation sur la BBC d’Orgueil et Préjugés. Grande réussite du casting et clin d’oeil parfait aux fans, c’est ce même acteur qui incarne Mark Darcy dans le film.

20. Pas de piège avec cette image tirée de Là-haut des studios Pixar (2009).  Cette scène est tirée du début du film alors que Carl Fredricksen vit encore avec sa femme dans leur maison. Cette très touchante scène qui forme l’intro du film peut être visionnée ici mais ne nous en voulez pas si vous sortez les mouchoirs…

Hormis cette image, qui représente un couple heureux qui lit ensemble des livres, et que l’on aime forcément, peu de références littéraires sont à noter ici.

 

21. Adaptation du roman Club Dumas de Arturo Pérez-Reverte par Roman Polanski, La neuvième porte met en scène un Johnny Depp chasseur de livre autour duquel les cadavres semblent s’accumuler.

Roman Polanski a aimé et parfaitement compris le livre de l’écrivain espagnol comme en témoignent ses propos retranscrits sur Allociné : « C’est un superbe divertissement, un roman baroque, ludique, foisonnant, ouvrant sans cesse de nouvelles pistes, vraies ou fausses. J’y ai pris un grand plaisir, mais il m’a semblé que sa transposition exigeait des choix précis et rigoureux » (extrait d’un entretien accordé à Olivier Eyquem).

Le grand talent de Reverte dans ce livre est d’avoir fait de la littérature elle-même un immense terrain de jeu dans lequel évolue une sorte de détective érudit mais, dans la grande tradition du roman noir, rapidement aussi perdu que le lecteur lui-même. Il est question dans le récit d’un chapitre perdu des Trois Mousquetaires et d’un livre écrit possiblement par le diable lui-même.

Dommage que Polanski n’ait pas gardé cette double trame pourtant consubstantielle l’une à l’autre pour ne garder que le plus clinquant. Si l’on retrouve un très sobre Johnny Depp dans quelques magnifiques bibliothèques, la déclaration d’amour de Reverte au monde du livre (rare) s’est un peu perdue sur grand écran.

 

22. On retrouve ici un film de Jim Jarmush. Cette image est extraite de son film Ghost Dog, la voie du Samouraï dont le rôle est tenu par Forest Whitaker. Le pitch est le suivant  : l’acteur incarne un tueur à gages new-yorkais qui vit selon les préceptes du Hagakure, code d’honneur des samouraïs. Ce sont ces mêmes préceptes que lit le personnage dans cette image.

Largement inspiré par le film Le samouraï de Jean-Pierre Melville, Ghost Dog fait de nombreux ponts entre la culture japonaise médiévale et la culture hip-hop contemporaine. La musique originale du film est d’ailleurs signée par le rappeur RZA, lui-même passionné d’arts martiaux. Il a ainsi participé aux musiques du film Kill Bill du décidément incontournable Tarantino et de la série animée Afro Samurai de Takashi Okazaki.

Si vous avez aimé le film, sachez qu’une série serait en cours de préparation.

 

23. L’auteur était venu en personne chez Babelio pour nous parler de son travail et nous montrer quelques images des coulisses des tournages des adaptations de ses livres au cinéma ! Il s’agit bien sûr de Brian Selznick, auteur de L’invention de Hugo Cabret, adapté au cinéma par l’immense Martin Scorsese.

Véritable déclaration d’amour au cinéma le film est très fidèle au roman graphique de Selznick, déjà plébiscité par les lecteurs Babelio. On peut ainsi citer Darkmoon qui juge dans sa critique que « Brian Selznick nous livre un conte poétique et sublime baigné d’un univers enfantin, fait de magie et de cinéma, un roman d’aventures formidablement mené avec beaucoup d’inventivité et d’imagination.  »

Les livres ont aussi leur importance dans le récit et plus particulièrement le livre Robin Hood le proscrit d’Alexandre Dumas.

 

24. Cette image en couleur est issue d’un film pourtant largement en noir et blanc : Pleasant Ville de Gary Ross sorti au cinéma en 1998.
Deux jeunes gens dont une peu conformiste Jennifer (Reesse Witherpoon) vont être téléportés dans une série télé en noir et blanc bien austère.

Leur vie réglée comme du papier à musique va être bouleversée par l’arrivée de ces deux jeunes gens et surtout celle de la délurée Jennifer. Cette dernière va rapidement apporter de la couleur, littéralement, à leurs vies et cela passe notamment par la littérature.

 

25. Vous avez été nombreux à reconnaître les personnages du film The Shining de Stanley Kubrick. On retrouve ici Wendy Torrance et son fils Danny. Il s’agit bien sûr de la femme et du fils de Jack Torrance incarné au cinéma par Jack Nicholson (on a fait exprès de ne pas le montrer, cela aurait été trop facile :p ).

On ne reviendra pas ici sur les nombreux débats sur les différences entre le roman de Stephen King et le film et les qualités et défauts de l’adaptation (« grand film mais mauvaise adaptation » dira en substance Stephen King). On rappellera simplement que dans le roman comme dans le film, Jack Torrance accepte un poste de gardien d’un hôtel isolé car il pense que cela l’aiderait à écrire son roman. Il est cependant prévenu que le précédent gardien, rendu fou par l’isolement y a massacré sa famille…

 

26. Il s’agit ici du film Le nom de la Rose avec Sean Connery. Adaptation jugée réussie du célèbre roman d’Umberto Eco par Jean-Jacques Annaud.

Livre puis film policier retors situé dans un monastère du 14ème siècle couplé à une profonde réflexion sur l’humanité, Le nom de la Rose est également une belle déclaration de l’auteur à la littérature et aux vieux livres pour former, comme le rappelle Malaura dans sa critique du livre, un véritable monument de la littérature : « A côté d’une intrigue digne des meilleurs romans policiers, l’auteur médiéviste, latiniste, possédant une culture phénoménale, a su parfaitement intégrer à son récit les éléments historiques et religieux afin de bâtir un gigantesque monument de littérature. »

A noter que c’est Sean Connery qui fera campagne pour obtenir le rôle de Guillaume de Baskerville, malgré la méfiance de Jean-Jacques Annaud et, parait-il le refus initial d’Umberto Eco… Difficile aujourd’hui, pourtant, d’imaginer un autre visage que celui de l’acteur écossais pour incarner ce personnage.

 

27. La très jeune Elle Faning incarne Mary Shelley dans un film réalisé par Haifaa al-Mansour en 2017. On avait déjà aperçu l’actrice américaine dans l’adaptation d’une nouvelle de Neil Gaiman, How to talk to girls at parties (très jolie adaptation selon certains, complètement ratée selon d’autres…).

Le film se concentre sur l’histoire d’amour entre la jeune romancière et son mari Percy Bysshe Shelley et la naissance de son premier roman devenu l’un des plus grands classiques de la littérature gothique : Frankenstein ou le Prométhée moderne.

Si la performance d’Elle Fanning a été saluée, le film n’a cependant pas convaincu la plupart des critiques qui ont regretté que le film ne montre pas suffisamment à quelle point Mary Shelley était une anti-conformiste à la vie flamboyante.

 

28. C’est un film français qu’il fallait retrouver sur cette image et en l’occurrence un grand succès de l’année 2014 : La Famille Bélier.

Le film suit les aventures d’une jeune fille entendante  qui vit dans une famille de sourds. Cette jeune fille a par ailleurs une très belle voix et est rapidement poussée par son professeur de musique à tenter un concours radiophonique malgré les incompréhensions de sa famille.

Le film a été écrit par Victoria Bedos et Stanislas Carré de Malberg sur une idée de Véronique Poulain, assistante de Guy Bedos qui en a tiré un roman très populaire sur Babelio : Les mots qu’on ne dit pas.

 

29. C’est un autre film français qu’il fallait identifier ici, mais un classique des années 1960 : Le Mépris de Jean-Luc Godard, adaptation à l’écran du roman éponyme d’Alberto Moravia.

Film culte de Godard avec une prestation remarquée de Brigitte Bardot ( « Tu les aimes, mes fesses… Mes seins… Mes pieds… ?« ), le film a pourtant été, à sa sortie, un échec commercial.

C’est un livre sur le réalisateur Fritz Lang par Luc Moullet que lit Brigitte Bardot dans son bain. Le Mépris est un film sur le cinéma où d’ailleurs Fritz Lang joue son propre rôle.

 

30. Classique des comédies romantiques US, Pretty Woman de Garry Marshall, sorti en 1990, met en scène un couple devenu culte : Richard Gere et Julia Roberts.

Le film raconte l’histoire d’amour entre un playboy richissime et une prostituée délurée. La scène du shopping est devenue extrêmement célèbre et maintes fois parodiée.

 

31. Vous aurez bien entendu reconnu l’acariâtre Tatie Danielle, incarnée au cinéma par Tsilla Chelton dans la comédie d’Étienne Chatiliez.Sous ses airs de mamie gâteau, Tatie Danielle est une horrible personne qui multiplie les répliques acerbes à l’encontre de son entourage. Ses répliques ont d’ailleurs fait mouche auprès des spectateurs.

Le livre qu’elle lit est une romance de Barbara Cartland intitulée L’amour démasqué.

 

32. C’est bien un Spiderman qu’il fallait retrouver ici, en l’occurrence Spiderman Homecoming sorti sur les toiles en 2017.

Si l’homme araignée est absent de cette photo, on peut reconnaître M.J. incarnée par la jeune chanteuse Zendaya Coleman. Le livre est un jeu avec les spectateurs. Alors que M.J. cherche la véritable identité de Spiderman, elle lit Servitude humaine de W. Somerset Maugham qui relate l’histoire d’un jeune orphelin qui vit avec sa tante. Cela vous rappelle quelque chose ?

 

33. On continue avec les super héros. On retrouve ici le personnage de Docteur Strange (incarné par Benedict Cumberbatch, déjà présent dans la première session de notre jeu sous les traits de Sherlock Holmes) et son créateur Stan Lee. Stan Lee, à qui l’on doit les personnages Spider-Man, Iron Man, Docteur Strange donc ou encore Daredevil pour ne citer que les plus populaires, a fait une apparition dans chacun des films de l’Univers Marvel. Vous pouvez vous amuser à retrouver chacune de ses apparitions ici.

Il a été remarqué que le livre qu’il lisait n’était rien d’autre que Les portes de la perception d’Aldous Huxley, qui faisait lui une apparition dans notre jeu de l’été 2018 sur la playlist des écrivains.

 

34. C’est Annie Hall de Woody Allen, oscar du meilleur film 1977 qu’il fallait retrouver.

Souvent considéré comme son meilleur film, Annie Hall est une comédie romantique dans laquelle Woody incarne son névrosé de toujours, passionné par la littérature mais obsédé par la mort et la précarité de la vie. Le livre qu’il tient dans les main est le recueil de poésie Ariel de Sylvia Plath dans lequel il est notamment question de Shakespeare, l’une des obsessions du New-Yorkais. Le livre a été publié à titre posthume, quelques années après le suicide de l’écrivain.

Anecdocte : L’écrivain Truman Capote fait une brève apparition dans le film. Saurez-vous le retrouver ?

 

35. C’est le film L’Auberge espagnole de Cédric Klapish publié en 2002 qu’il fallait retrouver ici.

On suit dans le film Xavier, un étudiant qui part étudier un an à Barcelone dans le cadre du programme Erasmus. Beaucoup de jeunes se sont reconnus dans ce film qui a été un grand succès de l’année 2002. Il inaugure une trilogie composée également des Poupées Russes et de Casse-tête chinois avec le même casting.

Le personnage incarné par Romain Duris lit le livre Les Sept Pé­chés Ca­pi­taux, L’or­gueil de Eu­gène Sue

 

36. Innocents, The Dreamers est un film  réalisé par Bernaro Bertolucci en 2003 avec Eva – future Vesper Lynd-  Green dans son second rôle au cinéma et son premier rôle important. Philosophie, politique et découverte de la sexualité forment la substance de ce film très sensuel (et aux scènes de sexe explicites) interdit au moins de 12 ans à sa sortie.

Le personnage incarné par Eva Green lit le livre Isabelle d’André Gide, un roman d’amour « construit, pour Marcellina, sur une imagination débridée, une sensibilité exacerbée, une jeunesse encore folle pour qui tout est possible ».

37. C’est sur la suggestion d’une participante de notre première session que nous avons intégré cette image issue de La Famille Adams !

Le premier film, signé Barry Sonnenfeld (c’est son premier long-métrage), est sorti en 1991. Il s’agit bien sûr de l’adaptation de la célèbre série télé mettant en scène une famille hors norme et pour le moins macabre. La série est elle-même tirée des personnages inventés par Charles Addams.

Dans cette scène Morticia Addams lit, avec douleur, les aventures du Chat chapeauté de Dr Seuss à l’un de ses enfants. Vous pouvez voir cette drôle de séquence en entier ici.

38. Cette image est extraite du film Captain Fantastic de Matt Ross (2016). On y suit un père de famille interprété par Viggo Mortensen qui soit s’occuper seul de ses six enfants après la mort de leur mère.

Petite particularité de cette famille : ils vivent de manière totalement isolée en marge de la société américaine. Si les enfants ne vont pas à l’école, leur parents leur donnent pourtant une éducation sans faille voire exemplaire, à base de lecture de livres et d’échanges intenses.

39. C’est un film récent qu’il fallait trouver avec cette image extraite de Murder Mystery de Kyle Newacheck avec Jennifer Anniston , Adam Sandler et une courte apparition de Dany Boon.

Un fabuleux yacht de luxe, dans lequel a été invité le couple incarné par Jennifer Anniston et Adam Sandler est bientôt le théâtre d’un meurtre. Si lui est un flic américain peu intéressé par cette histoire, elle, passionnée de livres policiers, va rapidement enquêter et tenter de découvrir le fin mot de l’histoire. A moins qu’ils ne soient tous les deux suspectés ?

40. Dernier film à trouver, et pas des moindres 🙂 Il s’agit de Gigli (renommé Amours troubles en France).

Doté d’un grand budget et d’un couple de stars Ben Affleck & Jennifer Lopez (ensemble à l’écran comme dans la vie), le film a été tellement critiqué et à été un tel désastre au box office, qu’il est aujourd’hui considéré comme l’un des pires films de tous les temps. Au vu des premiers retours ultra-négatifs, le studio avait même carrément retiré la publicité prévue pour le film…

Le talentueux réalisateur Martin Brest (on lui doit notamment Rencontre avec Joe Black), s’est, depuis la sortie de Gigli, retiré d’Hollywood et plus personne n’a plus jamais entendu parler de lui. Ce n’est évidemment pas bien de tirer sur les ambulances alors nous n’accablerons pas ce film et, chez Babelio, on apprécie toujours quand des personnages lisent des livres à l’écran. 

 

Le jeu de l’été 2019 : Des lecteurs à l’écran

On vous propose un nouveau jeu pour cet été. Après un été 2018 placé sous le signe de la musique, ce sont les cinéphiles et sérivores qui sont à l’honneur cette année !

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Nous publierons deux séries de captures d’écran de films ou de séries télé dans lesquels les personnages lisent ou parlent de livres. Dans chacun des plans, un ou plusieurs livres sont en tout cas visibles. Votre but du jeu ? Découvrir de quelle série ou de quel film il s’agit à chaque fois (nous ne vous demandons pas le nom du livre) et répondre en commentaire (ils seront cachés jusqu’ à la fin du jeu).

On vous propose deux sessions. La première, celle du mois de juillet, du lundi 15 juillet dès 11h au lundi 29 juillet à 18h, est consacrée aux séries TV et celle du mois d’août, du 5 août au 26, aux films.

Exemple de capture d’écran : De quelle série est extraite cette image ?

Exemple de réponse attendue : « Mais des Simpsons, bien sûr ! »

A vous de jouer pour de vrai ci-dessous. Il y a du facile et du moins facile, de vieilles séries et de très actuelles. Une même série n’est jamais référencée deux fois.
Vous avez jusqu’au lundi 29 juillet 18 h pour jouer.

Nous tirerons au sort deux participants de chaque session (deux pour la session de juillet et deux pour la session d’août) pour recevoir des livres de la rentrée littéraire !

N’hésitez pas à participer même si vous n’avez pas tous les résultats d’un coup 🙂

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Alors, sans tricher, vous avez retrouvé combien de séries ? (et combien de vos séries préférées ? 🙂 )

Mise à jour du 29 juillet à 18h :

Et voici toutes les réponses de la première session de notre jeu :

  1. Et la réponse était… Mad Men, une série créée par Matthew Weiner. La série met notamment en scène un certain Don Draper (Jon Hamm), publiciste à la vie pour le moins compliquée mais prenant ici le temps de lire Portnoy et son complexe de Philip Roth(excellent choix des scénaristes, on imagine assez bien Don Draper se perdre dans ce roman de l’écrivain américain)
  2. Et voici Mrs. Wheeler (l’actrice Cara Buono) en train de lire Samantha, une romance de Johanna Lindsey. Mrs Wheeler est un personnage de la série Strangers Things créée par les frères Duffer sur Netflix. Cette scène peut paraître anodine dans le récit très SF des années 1980  proposée par la série mais elle dit pourtant beaucoup de choses de ce personnage
  3. Infortuné en amour, cherchant la femme de sa vie à longueur d’épisodes, Ted Mosby, de la série How I Met You Mother (créée par Carter Bays et Craig Thomas) se réfugie parfois – wait for it… – dans les livres et principalement dans la poésie de Pablo Neruda
  4. C’est une série adaptée d’un livre qu’il fallait trouver. Sur la photo se trouve en effet Clay Jensen (Dylan Minnette), le personnage principal de la série 13 Reasons Why, une série de Brian Yorkey basée sur le livre éponyme de Jay Asher.  La journée de Clay va être particulièrement bouleversante. Il découvre en effet progressivement les raisons du suicide de l’une de ses camarades de classe, Hannah Baker
  5. Classique des sitcoms US mais étonnamment peu trouvé dans les propositions, Seinfeld, créée par Jerry Seinfeld lui-même et Larry David, regroupe une bande d’amis new-yorkais pas franchement dégourdis. C’est d’ailleurs peut-être George Costanza en train de lire Falconer de John Cheever sur notre photo, qui l’est le moins (il se déclare lui-même « le roi des idiots »). Ce personnage est incarné par l’acteur Jason Alexander
  6. Il est beaucoup question d’Albert Camus dans l’œuvre des frères Coen (avez-vous déjà noté toutes les références dans leurs films ? il y en a pléthore). La présence du philosophe se fait ressentir également dans la série de Noah Hawley qui reprend le principe du film Fargo. Dans la troisième saison, c’est la jeune Noreen qui lit Le Mythe de Sisyphe même s’il n’est pas certain qu’elle ait encore tout compris à la pensée du philosophe français. A noter que Noah Hawley est également écrivain et qu’il a reçu le Prix Edgar-Allan Poe en 2017
  7. Petit piège avec cette image qui peut sembler extraite de la série How I Met Your Mother puisque l’actrice Sarah Chalke y joue aussi un rôle très important. Nous précisions cependant dans les règles qu’aucune série n’était représentée deux fois… Il s’agit donc ici d’un extrait de la série humoristique Scrubs créée par Bill Lawrence qui met en scène plusieurs jeunes internes de l’hôpital du Sacré-Cœur
  8. Voici Lady Edith Crawley (Laura Carmichael) de la série Downtown Abbey en train de lire près d’un feu de plus en plus dangereux… Vous pouvez voir les coulisses de cette scène épique ici. La série, créée par Julian Fellowes met en scène une famille anglaise aristocratique au début du XXe siècle et est devenue une référence absolue pour tous les amoureux de grandes sagas historiques
  9. Il n’est pas étonnant de trouver quelques références à Karl Marx dans la série The Americans qui suit une famille d’espions soviétiques implantés aux Etats-Unis en plein cœur de la Guerre Froide. Dans la scène représentée ici, un pasteur très engagé donne le livre Le Capital à un personnage important de la série. Nous n’en dévoilerons pas trop pour ne pas spoiler cette série pleine de suspense créée par Joe Weisberg, un ancien agent de la CIA
  10. C’est une autre adaptation de roman qu’il fallait trouver ici, en l’occurrence Le Maître du Haut Château, terrible uchronie inventée par Philip K. Dick et adaptée en série par Frank Spotnitz et produite par Ridley Scott. Il est question dans cette réalité alternative, de la victoire des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. La série se déroule dans des Etats-Unis divisés en trois territoires : l’un est occupé par les Allemands, un autre par l’Empire du Japon et le troisième, situé entre les deux, reste neutre…
  11. C’est une série française qu’il fallait trouver ici ! Et l’une des plus populaires du moment puisqu’il s’agit de Dix pour cent, la série de Fanny Herrero qui permet aux téléspectateurs de suivre une bande d’agents artistiques tous plus attachiants les uns que les autres. C’est Noémie Leclerc (Laure Calamy) que l’on retrouve dans le plus simple appareil sur cette photo
  12. Funny Girl est un roman de Nick Hornby, très apprécié des lecteurs de Babelio. C’est aussi la lecture de Piper Chapman, la jeune détenue de  Orange Is The New Black, une série inspirée des mémoires de Piper Kerman. La série, créée par Jenji Kohan est humoristique même si elle traite de sujets graves et le ton correspond assez bien au roman de Nick Hornby
  13. C’est le toujours très élégant personnage « Chalky » White de la série Boardwalk Empire que l’on retrouve ici en train de lire David Copperfield de Charles Dickens. Comme la plupart des personnages de cette série créée par Terence Winter et adaptée d’un roman policier de Nelson Johnson, celui interprété par Michael Kenneth Williams est un gangster. Chef de la communauté noire d’Atlantic City où se déroule l’histoire, il est également le chef d’une distillerie clandestine
  14. On ne distingue pas le titre du livre, mais c’est le roman Le Masque de l’araignée de James Patterson, le premier tome des enquêtes du détective Alex Cross, que lit Hanna (Ashley Benson) dans cet épisode de Pretty Little Liars, une série de I. Marlene King adaptée des romans Les Menteuses de Sara Shepard (même si les romans furent développés directement dans l’idée de les adapter à la télé). L’histoire de plusieurs jeunes filles qui enquêtent sur la disparition, un an plus tôt, d’une amie portée disparue
  15. On espère qu’à défaut de retrouver le nom de la série, vous avez tous trouvé qui était en photo ci-dessous ? Il s’agit de Neil Gaiman ! Le scénariste/écrivain lauréat d’une multitude de prix littéraires. On peut d’ailleurs apercevoir un exemplaire de l’une de ses œuvres Sandman sur la photo (série de comics books bientôt adaptée en série TV également). Neil Gaiman a fait une apparition dans la série The Big Bang Theory, une sitcom de Chuck Lorre et de Bill Prady très appréciée des amateurs de références pop et geeks. Dans l’épisode en question, l’écrivain visite la librairie BD du personnage Stuart Bloom et provoque, via un tweet, le succès de celle-ci
  16. Le Cosby Show a été l’une des sitcoms les plus populaires des années 1980 aux Etats-Unis. La série, co-créée par Bill Cosby lui-même, suit les aventures d’une famille afro-américaine plutôt aisée vivant à Brooklyn. Dans cet épisode, Aaron Dexter, personnage récurrent de la septième saison (oui, il était plutôt difficile à trouver) lit le livre policier Le Diable en robe bleue de Walter Mosley
  17. Gillian Anderson a incarné pendant des années le personnage de Dana Scully, une agente du FBI plutôt sceptique et terre-à-terre qui accompagne Fox Mulder, un agent qui croit lui pertinemment à de nombreuses théories du complot. La série en question, créée par Chris Carter, s’appelle bien sûr X-Files et met les deux enquêteurs sur la piste de nombreuses histoires paranormales particulièrement flippantes (mais jamais autant que le mythique générique)
  18. Ce gif qui circule beaucoup sur les réseaux sociaux est extrait de la série Gilmore Girls créée par Amy Sherman-Palladino. Elle raconte l’histoire quasi fusionnelle d’une mère célibataire et de sa fille. La jeune Rory Gilmore (Alexis Bledel) aime les livres et l’objet-livre et personne, ici, ne devrait le lui reprocher !
  19. Est-il vraiment besoin de rappeler ce qu’est la série Game of Thrones ? Adaptée de la série encore inachevée (mais ne revenons pas là-dessus, voulez-vous ?) de romans de George R.R. Martin, l’œuvre de David Benioff et D. B. Weiss est l’un des plus grands succès télévisées de ces dernières années. Est-ce des livres qu’il lit que Tyrion Lannister, personnage favori de nombreux lecteurs et téléspectateurs, tient son fameux sens de la répartie ?
  20. Adaptation du roman Les Magiciens de Lev Grossman, la série éponyme créée par Sera Gamble et John McNamara raconte la formation de plusieurs magiciens dans une université un peu particulière appelée Brakebills. Dans le roman comme dans la série, les livres ont une grande importance…
  21. Série humoristique culte pour de nombreux sérivores, Arrested Development, de Mitchell Hurwitz, raconte les mésaventures d’une famille complètement dysfonctionnelle mais très aisée dont le père, chef de l’entreprise familiale, vient d’être arrêté. Parmi les multiples personnages, Tobias Fünke (David Cross) est l’un des plus farfelus mais aussi l’un des plus appréciés. Il semble, si l’on en croit notre image, avoir quelques problèmes de virilité
  22. Autre série française présente dans notre jeu, Un gars, une fille raconte la vie mouvementée d’un couple de trentenaires en prise avec les aléas et les bonheurs de la vie à deux. Jean « Chouchou » Dujardin essaie-t-il de comprendre la psychologie féminine en lisant le livre de John Gray ?
  23. Héros de la série Firefly, Nathan Fillion est également l’un des personnages principaux de la série Castle (Andrew W. Marlowe) dans lequel il incarne un auteur de romans policiers un peu présomptueux mais terriblement attachant. Il apporte quoi qu’il en soit une aide précieuse au lieutenant de police Katherine « Kate » Beckett pour résoudre de nombreux crimes. A noter que de nombreux auteurs de polars prestigieux ont participé à la série
  24. Un peu de comics dans notre jeu ! Cette scène est en effet issue de la série Luke Cage qui met en scène l’un des premiers super-héros afro-américains proposés par Marvel. Il a eu, sur Netflix, sa propre série TV développée par Cheo Hodari Coker. Remarque : on peut voir que le livre qui apparaît à l’écran est du même auteur que celui lu par le personnage du Cosby Show (même s’il s’agit d’un autre roman de Walter Mosley, en l’occurrence Little Green, un ouvrage plus récent encore non traduit en français)
  25. Philosophie et littérature sont très présentes dans la série LOST créée par  J. J. Abrams, Damon Lindelof et Jeffrey Lieber. Les noms de nombreux personnages échoués sur une île mystérieuse sont en effet empruntés à des philosophes et certains personnages tels que Sawyer passent leur temps à lire. Comme tout à un sens dans LOST, de nombreuses analyses très poussées des lectures de ce personnage ont été proposées sur Internet tout au long de la diffusion de la série. Certains lecteurs de Babelio ont même lu John Steinbeck car le personnage y fait souvent référence dans la série
  26. Créée par Michael Schur, The Good Place met en scène un groupe d’inconnus qui se retrouvent au « Paradis ». Seul souci, il y a erreur sur la personne d’Eleanor Shellstrop (incarnée par Kristen Bell) qui méritait en fait d’aller « au mauvais endroit ». Pour mériter sa place elle va prendre des cours de philosophie auprès de Chidi Anagonye (William Jackson Harper ici en pleine lecture de Kant), un professeur d’éthique et de morale qui lui mérite sa place ! La philosophie est omniprésente dans cette série humoristique où les retournements de situation sont légions
  27. Adaptation des romans de fantasy de Diana GabaldonOutlander raconte les aventures d’une ancienne infirmière de l’après Seconde Guerre mondiale qui se retrouve projetée dans les Highlands du XVIIIe siècle ! On retrouve sur cette image le personnage principal Claire Beauchamp-Randall, incarnée par l’actrice Caitriona Balfe, en train de lire tranquillement dans un fauteuil
  28. Dans la série Parks and Recreation, créée par Greg Daniels et Michael Schur (décidément dans tous les bons coups), on suit les mésaventures des employés du département des parcs et des loisirs d’un Etat américain. Si la blonde Leslie Knope a de grandes ambitions politiques, elle prend aussi du temps pour lire des romans tels que Freedom de Jonathan Franzen, qu’elle conseille avidement à son amie Ann Perkins
  29. Bon, vous avez tous reconnu Sherlock ? Il est ici incarné par Benedict Cumberbatch et suivi par son fidèle Watson qui prend ici les traits de l’acteur anglais Martin Freeman. Assez fidèle aux romans de Sir Arthur Conan Doyle mais située dans un Londres contemporain, la série de Mark Gatiss et Steven Moffat (en ce moment en train de préparer une alléchante adaptation du roman Dracula de Bram Stoker) a ravi les fans du détective et fait de Benedict Cumberbatch une star dans le monde entier. Avez-vous également aimé cette série ? Ou bien préférez-vous les films avec Robert Downey Jr 🙂 ?
  30. Version US de la célèbre série The Office créée par Ricky Gervais, The Office US dévoile à travers la technique du faux documentaire le quotidien des employés de Dunder Mifflin. Si une certaine bêtise caractérise une bonne partie des employés de cette entreprise (et surtout de son patron Michael Scott), certains se réunissent pour parler livres : The Finer Things Club
  31. Entre deux attaques de zombies, les personnages de The Walking Dead ont parfois le temps de lire des livres. C’est L’Art de la paix de Morihei Ueshiba qui est lu par Morgan Jones (Lennie James) dans cette scène, un ouvrage rempli de sagesse sur l’aïkido. C’est un ouvrage très important pour ce personnage puisque directement hérité de son maître d’aïkido. On rappelle que The Walking Dead est l’adaptation par Frank Darabont et Robert Kirkman de la série de comics éponyme de ce dernier
  32. Cette image est extraite d’Orphan Black, une série de SF créée par Graeme Manson et John Fawcett. Le thème du clonage est le thème central de cette série qui n’a hélas pas connu de grand succès en France, contrairement aux autres pays dans laquelle elle était diffusée. On reconnaît que cette image était l’une des plus difficiles à trouver 🙂
  33. Il ne s’agit pas ici de l’actrice Margot Robbie comme certains ont pu le penser mais d’Emma Mackey, héroïne de la série Sex Education de Laurie Nunn dans laquelle elle incarne la rebelle Maeve. Elle va, avec son ami Otis, donner des leçons d’éducation sexuelle au sein du lycée
  34. Cette image est extraite de l’une des séries les plus appréciées des téléspectateurs même si on a un peu corsé les choses en ne montrant pas le personnage principal. Plutôt que de montrer Tony Soprano, voici donc son fils, ici en pleine lecture d’un ouvrage historique majeur : Une Histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours d’Howard Zinn, une référence pour quiconque s’intéresse à l’histoire des Etats-Unis. Peut-être qu’à l’instar de The Wire, Les Soprano sera également enseignée en cours d’Histoire pour montrer une certaine représentation des Etats-Unis dans la culture populaire
  35. Queen B n’est pas seulement l’un des épiclèses de Beyoncé. C’est aussi le pseudo de Blair Waldorf dans la série de romans Gossip Girl de Cecily von Ziegesarpuis de la série TV de Josh Schwartz et Stephanie Savage. Incarnée par Blair Waldorf à l’écran, cette jeune et arrogante habitante du quartier très huppé de l’Upper East Side a un goût très prononcé pour la mode mais aussi pour la littérature, en témoigne sa lecture de Gigi de Colette.
  36. Il était facile de trouver cette série. Aucun piège à l’horizon, il s’agit bien de Walter White (Bryan Cranston) sur cette image, ce fameux professeur de chimie devenu  producteur de méthamphétamine dans la série Breaking Bad créée par Vince Gilligan. C’est la poésie d’un « autre WW » que lit Walter White, Walt Whitman et en l’occurrence son fameux recueil Feuilles d’herbe. Le poète aura une importance grandissante dans la série
  37. Inutile de chercher ce livre en librairie. The Angel’s Kiss: A Melody Malone Mystery est un livre de fiction créé dans la série Doctor Who, série que l’on ne vous fera pas l’injure de présenter ici. Le livre a une importance capitale dans la série et en particulier pour Amy – La fille qui attendait – Pond (l’actrice Karen Gillan), compagne du Docteur dans sa onzième incarnation. La postface du livre, attention spoiler, a fait couler de nombreuses larmes outre-Manche
  38. Peu connue en France, la sitcom Black Books raconte la vie d’un libraire aussi fascinant qu’antipathique. Le libraire, incarné par l’humoriste irlandais Dylan Moran (co-créateur de la série avec le vétéran Graham – The It-Crowds – Linehan), déteste en effet ses clients et utilise n’importe quel prétexte pour fermer sa librairie. Sa misanthropie couplée à son amour presque exclusif de la lecture est la source de nombreux gags qui ne devraient pas laisser les amoureux de livres insensibles
  39. Ce n’est certes pas la série la plus connue en France mais ce gif – et son bon mot – ont beaucoup tourné. Il est extrait de la série iCarly de Dan Schneider, une sitcom centrée sur la vie d’une jeune et enthousiaste adolescente, Carly (Miranda Cosgrove) devenue célèbre suite à la création d’une émission web. De nombreux invités ont participé à rendre célèbre cette série : Emma Stone, One Direction (oui la série est avant tout destinée aux ados) ou encore Michelle Obama
  40. Enfin, la dernière image de notre session de juillet représente Alex Dunphy (Ariel Winter) de la série Modern Family créée par Christopher Lloyd II et Steven Levitan, un faux documentaire sur des « familles d’aujourd’hui » (et en cela très proche de la série française Fais pas ci, fais pas ça). Il n’est pas étonnant de voir Alex lire sur cette image. C’est en effet une jeune femme intelligente et très cultivée, plus en tout cas que sa famille.

Alors, combien de séries avez-vous trouvées ?
Nous allons contacter les gagnants cette semaine !
Et rendez-vous le 5 août pour jouer à une nouvelle session consacrée cette fois-ci au cinéma !

Babelio, un Etonnant Voyageur 2019

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Un festival qui s’interroge

C’est une année de doute pour le festival Etonnants Voyageurs qui se déroule du samedi 8 au lundi 10 juin à Saint-Malo. « Qu’est-ce qui nous arrive ? » se demande son fondateur Michel Le Bris. « Bouleversement de tous les équilibres mondiaux, guerre économique ouverte, effondrement de nos systèmes de représentation du monde, guerre déclarée de plus en plus ouvertement à nos valeurs fondamentales – démocratie, droits de l’Homme, laïcité – montée, partout, des régimes autoritaires, sinon des dictatures ; montée des intégrismes, fragmentation accélérée de la société, lente implosion d’une Europe dont nous savons […] qu’elle sera à réinventer dans la pire des tourmentes depuis sa création »… La liste des interrogations est longue. L’occasion pour les écrivains, photographes, aventuriers, philosophes, cinéastes, artistes et lecteurs de se réunir 3 jours durant et de réfléchir ensemble à l’état du monde.

Comme toujours, expositions, rencontres, dédicaces, films et masterclasses seront à l’honneur dans la cité malouine. L’aventure, ne sera pas dénuée de sens.

Retrouvez ici le programme complet du festival.

Les rencontres Babelio

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Les mondes d’Alan Lee.

A l’occasion de la sortie de La Chute de Gondolin, l’un des « trois grands contes du Premier Âge » écrit par J.R.R Tolkien et illustré par Alan Lee dans cette édition publiée en France chez Christian Bourgois, l’illustrateur anglais sera présent pour une rencontre inédite à Saint-Malo.
Nous évoquerons son travail d’illustrateur, de son rapport à l’oeuvre de J.R.R Tolkien, de son travail sur cette nouvelle publication (la dernière de la main de Christopher Tolkien ? ) mais aussi de son rapport aux mythologies nordiques.
Vous pouvez réviser avec notre interview d’Alan Lee publiée lors de la sortie de Beren et Luthen.

Rendez-vous samedi à 15h15 à la Maison de l’Imaginaire  

Leur vie est une aventure
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Direction l’Egypte avec Robert Solé qui publie Les Méandres du Nil, les Indes orientales avec Olivier Truc (Le Cartographe des Indes Boréales), l’océan indien du XIXe siècle sous la houlette de Fabien Clauw (Le Pirate de L’Indien), et la (re)découverte des sources du Nil avec Mahi Grand & Olivia Burton (Un Anglais dans mon arbre).

Il sera question du transport épique de l’Obélisque de Louxor, de guerres de pirates dans un océan déchaîné, des enjeux de la cartographie en terre lapone mais aussi de grands explorateurs tels que Francis Richard Burton, Izko Detcheverry ou encore le redoutable capitaine Gilles Belmonte.

Rendez-vous samedi à 17h45 à l’Ecole Nationale Supérieure Maritime – Salle 2

Le Réveil des Sens

51EQV-R9FAL._SX195_.jpgL’aventure est plus intérieure, plus intime pour les personnages dont il sera question lors de cette rencontre. Face à une forêt sauvage à la fois amie et ennemie, face à une nature qui reprend le dessus sur l’homme et la femme ou face à un ogre qui ne laisse aucune parcelle de rêve à une jeune fille arrachée à sa famille, les sens peuvent s’éveiller, violemment, pour le meilleur et pour le pire.

Ce sera l’objet d’un bel entretien entre Franck Bouysse (Né d’aucune femme), Jamey Bradbury (Sauvage) et Christiane Vadnais (Faunes).
En guise de mise en bouche, nous vous proposons un entretien avec Franck Bouysse.

Retrouvez vos critiques

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Comme les années précédentes, vos critiques sont mises en avant lors du festival Étonnants Voyageurs. 126 critiques de lecteurs sont en effet à retrouver sur les stands des éditeurs. Arriverez-vous à retrouver votre critique ? Si c’est le cas, n’oubliez pas de nous avertir sur Twitter ou Instagram !