Les livres du moment #3 – jeudi 16 avril 2020

Connaissez-vous les pages de recommandations par genre sur Babelio ? Chaque jour, l’équipe du site trie et sélectionne les livres les plus appréciés des Babelionautes pour vous faire découvrir des parutions récentes, agrémentées d’une critique de lecteur. Et chaque semaine nous vous proposons désormais sur le blog de retrouver une liste de dix ouvrages, soit un par catégorie, afin de suivre l’actualité littéraire au plus près.

Littérature française : Cloé Korman, Tu ressembles à une juive (Seuil)

Tu ressembles à une juive par Korman
C’est l’histoire du combat d’une vie. À travers ses romans, cette jeune écrivaine s’était donné pour mission d’offrir une voix aux minorités de tous horizons. Chose déjà faite avec son premier ouvrage Les Hommes-Couleurs (Prix du Livre Inter 2010) où l’histoire d’une famille se mêle à l’épopée des migrations modernes. Plus tard, dans Les Saisons de Louveplaine, roman nourri de son expérience personnelle, Cloé Korman retranscrivait fidèlement les histoires des habitants d’une cité de la Seine-Saint-Denis. Avec son premier essai – pleinement autobiographique -, Cloé Korman dénonce cette fois-ci la distinction trop souvent émise entre la lutte contre l’antisémitisme et les autres luttes antiracistes. Dans ce texte court (il compte une centaine de pages) mais dense, l’auteure milite, à l’écrit, à la fois en tant que femme, mais également en tant qu’écrivaine issue d’une minorité religieuse, pour la disparition de cette distinction injuste. 

Un manifeste éminemment percutant et éclairant pour hcdahlem : « Délaissant le roman, Cloé Korman nous offre un court essai, une réaction aussi érudite que salutaire sur l’antisémitisme et le racisme qui semblent regagner du terrain aujourd’hui. Un texte utile. »

Littérature étrangère : Mieko Kawakami, J’adore (Actes Sud)

J'adore par Kawakami
J’adore donne un aperçu de cette période charnière qu’est la porte de l’enfance donnant sur l’adolescence, et des doutes et observations du monde qui lui sont inhérents. Deux enfants d’une douzaine d’années, tous deux issus d’une famille monoparentale, se lient d’amitié : s’amorce une profonde réflexion sur le langage, le sens que l’on donne aux mots et le pouvoir qui leur est attribué une fois atteint l’âge adulte. 

Une thématique qui a vivement intéressé Bookycooky : « C’est une jolie histoire écrite avec poésie et amour, qui dépeint la difficulté d’exister dans notre monde actuel, pour deux enfants solitaires, qui n’ont pas encore basculé dans le monde des apparences, et cherchent à rester dans leur propre vérité. »

Polar et thriller : Chris Brookmyre, Les Ombres de la toile (Métailié)

 

Les ombres de la toile par Brookmyre
Appartenant au mouvement littéraire tartan noir (un genre de fiction criminelle particulière à l’Écosse qui puise ses racines dans la littérature du pays et du polar noir) aux côtés, entre autres, de William McIlvanney ou Ian Rankin, Chris Brookmyre a su créer, à l’aide de sa plume aiguisée, une expérience de lecture jouissive et inédite. Encore relativement peu traduite en France, son oeuvre est pourtant à l’image de son dernier roman : pleine de suspense, rebondissements et dénouements inattendus. Dans ce thriller implacable, une jeune femme brillante en informatique et un journaliste d’investigation s’associent pour contrer un mystérieux ennemi commun…

nath45 a été séduite par l’écriture maîtrisée des personnages : « Un très bon roman sur la cybercriminalité, avec des personnages très intéressants, mystérieux, leur psychologie est bien décrite, sans scène violente. »

Bande dessinée : Matt Kindt, MIND MGMT – Rapport d’opérations 1/3 (Monsieur Toussaint Louverture)

Mind MGMT : Rapport d'opérations par Kindt
Et s’il existait des individus capables de manipuler la mémoire des autres ? Et si certains, en ayant accès aux pensées des êtres vivants à proximité, pouvaient prédire le futur ? C’est là l’un des enjeux présentés dans MIND MGMT : Rapport d’opérations 1/3, le nouveau projet dessiné et scénarisé par Matt Kindt, dont le premier roman graphique publié en 2001 s’était classé parmi les dix meilleurs romans graphiques du magazine Time. À mi-chemin entre Inception et Jason Bourne, le premier volume de ce triptyque met intelligemment en place un univers riche où tous les doutes sont permis. 

C’est l’avis de JustAWord, qui pense que « Mind MGMT réaffirme le goût de Matt Kindt pour les chemins de traverse et les aventures en trompe-l’œil qui ne lésinent pas sur les détails et les niveaux de lectures. Un premier volume sacrément accrocheur qui donne furieusement envie de découvrir la suite… déjà prévue pour septembre 2020 ! » 

Manga : Negi Haruba, The Quintessential Quintuplets, tome 2 (Pika)

The quintessential quintuplets, tome 2 par Haruba
En France, les tomes 1 et 2 avaient été publiés simultanément en février dernier chez Pika : si la première partie posait les bases de la comédie romantique de Negi Haruba, ce deuxième tome fait un point quant aux liens entretenus entre les cinq soeurs – ces fameuses Quintessential Quintuplets – et leur professeur particulier, Fûtarô Uesugi.

Selon Marlene_lmedml, retrouver ces personnages est un véritable plaisir : « La série fait la part belle aux liens familiaux qui tiennent une place importante dans le récit, cela inclus la complexité des sentiments et l’attachement des uns et des autres. »

Jeunesse : Louise Le Bars et Laurent Cazuguel, Le Prince Sans Sourire (Noir d’Absinthe)

Le Prince Sans Sourire par Le Bars

Dans un royaume où le peuple est dirigé par une famille égoïste aux richesses abondantes, une sorcière se décide de voler le sourire du jeune hériter pour faire changer les choses… Sous la plume de Louise Le Bars et les pinceaux de Laurent Cazuguel, cet album jeunesse mêle savamment les codes du conte traditionnel à la modernité d’un récit réinventé.

Un joli conte qui possède des qualités également pédagogiques pour LesLivresdeFlo : « Les parents y trouveront un bon outil pour évoquer de nombreuses thématiques et notions avec leurs enfants. »

Jeune adulte : Holly Black, Le Prince cruel, tome 1 (Rageot)

Le Prince Cruel, tome 1 par Black

Après le succès retentissant de son oeuvre en cinq tomes Les Chroniques de Spiderwick (portée à l’écran en 2008), Holly Black continue son exploration des univers magiques avec Le Prince Cruel, premier tome d’une trilogie déjà en pole position des ventes du New York Times aux États-Unis. L’héroïne, Jude, une simple humaine, doit se faire une place au sein de la Cour de Domelfe où règnent les puissantes et cruelles Faes…

Une trilogie hautement addictive selon la lectrice icarusinlove : « J’ai lu les deux premiers tomes en une semaine et j’ai du attendre trois mois la sortie du troisième (…), mais l’attente valait tellement le coup. (…) Je ne peux que les recommander. »

Imaginaire : Christopher Ruocchio, Le Dévoreur de soleil, tome 1 : L’Empire du silence (Bragelonne)

Le Dévoreur de soleil, tome 1 : L'Empire du silence par Ruocchio

Un récit épique de science-fiction, ça vous tente ? C’est ce que propose Christopher Ruocchio et plus encore avec L’Empire du silence, le premier tome de la très attendue traduction de la saga Le Dévoreur de soleil. On y découvre l’histoire d’Hadrian Marlowe, ancien héros au passé troublé qui, en son temps, a repoussé l’invasion extraterrestre et détruit le soleil et une partie de la civilisation dans le même temps…

Pour culturevsnews, ce roman passionnant est à la croisée des genres : « Il s’agit d’un opéra de l’espace, mais avec une société féodale, médiévale à bien des égards, où la religion a une influence et où les hérétiques sont torturés de manière extravagante. C’est amusant à bien des égards. Je n’ai pas lu de science-fiction de ce type depuis un certain temps, et c’est un bon rappel. Je me suis bien amusé avec le livre. »

Roman d’amour : Gala de Spax, Comme sur des roulettes ! (Déliées)

Vous prendrez bien un grand bol d’air frais ? Belly, une patiente pas comme les autres, part sur les traces de Marcel, le grand-père disparu de son médecin de famille. Idéal en ces temps troublés, ce périple complètement loufoque dans le Sud de la France est un roman feel-good sur fond de romance signé Gala de Spax.

La cocasserie des événements de Comme sur des roulettes ! n’est pas sans déplaire à Lire-une-passion, qui a savouré sa lecture : « Belly est complètement folle et le pire dans tout ça, c’est qu’elle l’assume totalement. Vraiment. Ça en devient tellement drôle qu’on se demande si nous ne sommes pas arrivés dans un monde parallèle. Des situations improbables, des rencontres inattendues, un voyage particulier. Bref, Gala de Spax nous offre ici tous les ingrédients pour un cocktail qui détonne ! »

Non-fiction : Guillaume Davranche, Dix questions sur l’anarchisme (Libertalia)

Dix questions sur l'anarchisme par Davranche

Comment définir l’anarchisme de façon succincte tout en restant au plus proche de l’exhaustivité ? C’est la question que Guillaume Davranche s’est posée lors de l’écriture de Dix questions sur l’anarchie, son essai publié aux éditions Libertalia. Journaliste et chercheur en histoire sociale, il avait déjà prêté sa plume à l’étude de cette cause en participant à l’écriture des Anarchistes : dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone en 2014.

L’écriture synthétique et compréhensible de Davranche a convaincu ErnestLONDON : « Guillaume Davranche présente de façon extrêmement synthétique l’anarchisme, comme courant politique très structuré, porteur d’une alternative au capitalisme et d’une vision globale de transformation de la société, à partir de ses fondamentaux idéologiques, tout en se référant aux pratiques existantes. »

Vous avez vous aussi des livres récents à recommander ? N’hésitez pas à partager vos lectures en commentaire de cet article !

A la rencontre des membres Babelio (34)

Avec plus de 875 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. A l’occasion de l’Année de la BD 2020 initiée par le ministère de la Culture, nous avons posé quelques questions à Dionysos89, un lecteur particulièrement féru de comics.

Rencontre avec Dionysos89, inscrit depuis le 4 décembre 2011.

Comment êtes-vous arrivé sur Babelio ? Quel usage faites-vous du site ?

Je suis arrivé sur Babelio vers la fin de l’année 2011 ; avec ma future épouse (Boudicca) et son papa (Carre), nous cherchions un site pour échanger à propos de nos lectures et de quoi tenir le compte de nos bibliothèques d’une façon pratique. Depuis, on a beaucoup contribué à enrichir le site avec une quantité assez folle de fiches créées ou complétées, d’informations en tout genre ajoutées et de lecteurs aidés via la messagerie Babelio et le forum. J’avoue que j’utilise sûrement moins les derniers ajouts du site, parce qu’en parallèle, depuis 2013, avec les mêmes personnes (Boudicca et Carre), nous tenons un site sur le monde des livres, Le Bibliocosme (lebibliocosme.fr).

Vous semblez avoir des goûts très diversifiés en matière de bande dessinée, lisant tout aussi bien des comics que de la BD franco-belge. Y a-t-il un genre que vous préférez ?

Il est clair que j’ai très peu de références en matière de mangas, j’en ai lus durant mes années universitaires, mais dès qu’on sort de Dragon Ball ou Death Note, je suis un peu perdu. Mes principales lectures BD sont des comics, même aujourd’hui, puisqu’on finit par trouver dans la bande dessinée anglo-saxonne traduite en France beaucoup de récits super-héroïques certes mais plus seulement, beaucoup de science-fiction désormais, des récits historiques, etc. Côté bande dessinée franco-belge, je garde un rythme respectable et j’y privilégie les fictions historiques, car elles utilisent bien souvent, comme matériau de documentation, des sources historiques variées.

En somme, dès que cela tord un peu l’Histoire en lorgnant sur les littératures de l’imaginaire, ou bien que cela prolonge un univers déjà connu par ailleurs (séries ou romans), j’adhère, en espérant que les dessins suivent.

Pouvez-vous nous parler de votre bibliothèque ? (organisation, genres, apparence visuelle, etc.)

Ma « bédéthèque » est plutôt concentrée par rapport à la place que prennent les autres bibliothèques de romans et d’essais : les comics et BD franco-belges y sont réunis par éditeurs, par souci esthétique et ce qui est tout aussi facile pour retrouver le tome voulu. Il n’y a plus aucun manga désormais. Pour agrémenter tout cela, plusieurs statuettes de Blacksad ou Tintin sont disséminées où on peut. Enfin, on essaie de temps en temps d’acquérir un dessin ou une reproduction d’une couverture (d’Emmanuel Lepage [voir également notre promenade dessinée à Saint-Malo avec l’auteur], de Ronan Toulhoat [autre promenade dessinée] ou des reproductions de la série Long John Silver par Mathieu Lauffray par exemple) afin de compléter par des cadres une décoration qui commence à devenir encombrante…

Quelle est votre première grande découverte BD ?

Outre les très classiques Tintin et Astérix dès le plus jeune âge, mon premier vrai « choc » en BD fut ma découverte de la série XIII, ce devait être en 1998 : à mon neuvième anniversaire, on m’a offert le tome 12 et, étonnamment, ce ne fut pas pour autant compliqué d’adhérer et d’adorer le concept du loup solitaire devenu amnésique et qui retourne sur ses pas pour découvrir les horreurs auxquelles il a participé. J’avoue que plus de vingt ans après, je me demande encore comment commencer au 12e tome a pu être une bonne idée, et pourtant… C’est la construction du récit, avec plusieurs couches d’intrigues qui m’a passionné. J’ai très vite rattrapé mon retard sur les onze premiers tomes et poursuivi l’aventure par la suite. Il est vrai que depuis, la série a largement périclité, mieux vaut se cantonner au premier cycle…

Quelle est la bande dessinée que vous avez relue le plus souvent ?

Outre les bandes dessinées Kaamelott, d’Alexandre Astier, qui adaptent la série télévisée éponyme, il m’arrive souvent de me replonger dans le comics Punk Rock Jesus, chez Urban Comics : un road-trip sans temps mort qui nous fait suivre un clone du Christ qui ne veut pas remplir le rôle qui lui a été attribué à la suite d’une émission de télé-réalité, mais préfère subvertir la société de consommation. Le dessin de Sean Murphy est toujours aussi anguleux et magnifique, et il a trouvé là une histoire vraiment inoubliable. Juste revoir quelques planches suffit pour donner la pêche !

Vous êtes très actif sur Babelio et avez publié un nombre important de listes en tous genres. Quelle serait donc votre top 3 des meilleures bandes dessinées ?

Difficile évidemment de n’en garder que trois, alors autant miser sur du clinquant :

– le tome 1 d’une série récente qui est vite devenue un classique : Murena, de Jean Dufaux et du regretté Philippe Delaby (dans cette catégorie, le ténébreux Blacksad ou le truculent De Cape et de Crocs sont aussi géniaux). Murena réunit la solidité scénaristique, le confort d’une trame historique connue et la beauté des dessins.

– un roman graphique accessible à tous les publics : Un océan d’amour, de Wilfried Lupano et Grégory Panaccione, une histoire d’amour sans dialogue aussi touchante que bien rythmée.

– un comics peut-être pour terminer et pour illustrer l’inventivité de certains auteurs anglo-saxons : Pax Romana, de Jonathan Hickman, un récit uchronique où des militaires surarmés utilisent un voyage temporel à usage unique pour hâter la victoire de Constantin au IIIe siècle, jouant ainsi sur l’histoire religieuse de nos civilisations. C’est à la fois dérangeant dans son scénario, révoltant par son cynisme et osé dans son graphisme.

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Parmi les belles découvertes de ces derniers mois, il y a notamment Les Damnés de la Commune (déjà deux tomes parus), de Raphaël Meyssan chez les éditions Delcourt : il s’agit d’un récit tout à fait historique à l’époque de la Commune de 1870-1871 (pas que de Paris d’ailleurs) qui a le double avantage de réinformer sur cette période décriée, alors qu’on lui doit tellement d’avancées démocratiques, et d’utiliser comme matériau graphique des gravures et des cartes postales de l’époque découpées puis remontées, ce qui a dû demander un long et lent travail de montage à l’auteur. C’est poignant, instructif et douloureusement d’actualité.

Avez-vous une citation ou une scène fétiche issue d’une bande dessinée ?

« En temps de tyrannie, écrire c’est bien, combattre c’est mieux ! »

Dans Victor Hugo : Aux frontières de l’exil, très bel album chez Daniel Maghen (souvent très agréable à l’œil chez eux) d’Esther Gil et Laurent Paturaud.

Tablette, liseuse ou papier ?

Il peut m’arriver de lire quelques sorties en version numérique (notamment chez Akileos ou les truculentes éditions Lapin), mais je n’ai pas ni tablette ni liseuse, donc cela se passe directement sur ordinateur. Malgré cela, la majeure partie de mes lectures BD est en papier, évidemment j’ai envie de dire tant rien ne remplace le plaisir de découvrir le son, le toucher et l’odeur d’une BD neuve ou d’occasion.

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Y a-t-il un meilleur endroit pour lire que son propre lit ?

Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

Plusieurs bandes dessinées attendent d’être lues dans les bédéthèques, notamment celles déjà dévorées par ma chère et tendre et qui me font de l’œil depuis longtemps : je pense surtout à l’adaptation du chef-d’œuvre d’Howard Zinn, Une Histoire populaire de l’empire américain, ainsi que ce qui semble être un petit bijou réalisé par deux Italiens, Teresa Radice et Stefano Turconi, Le Port des marins perdus.

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Sur Babelio, comme ailleurs, j’essaie de faire des critiques qui ont trois buts assez simples : se réapproprier l’intrigue (la raconter avec ses propres termes et zoomer sur ce qui nous semble l’essentiel), décortiquer le récit afin d’en fournir une analyse un peu personnelle et enfin tenter de faire des liens avec d’autres récits voire des faits d’actualité. Évidemment, le tout sans « divulgâcher » quoi que ce soit de primordial, cela va sans dire. Après, tout cela reste parfois un objectif, une bonne critique est d’abord quelque chose de sincère qui ouvre la voie à la discussion, ainsi qu’au doute vis-à-vis de ce qu’on a pensé de telle ou telle lecture.

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ? (rencontre avec auteur ou lecteurs, échange entre lecteurs, découverte littéraire…)

N’étant pas parisien, je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de participer aux nombreuses sollicitations proposées par Babelio. Heureusement, je garde surtout le plaisir de rencontrer des lectrices et lecteurs sympathiques sur le site (je pense d’abord à Bibalice, Celindanae, Davalian, Fnitter, Belette2911, BlackWolf, Verdorie, et bien d’autres). Avec certains, nous avons même pu nous rencontrer en direct lors de salons ou festivals du livre.

Merci à Dionysos89 pour ses réponses !

Nuit de la lecture 2020 : partager le goût des livres

Dans Voyage au bout de la solitude, Jon Krakauer écrit que « le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé ». La lecture, activité pourtant individuelle et solitaire, n’échappe pas à cette règle. S’il suffit d’une paire d’yeux et d’un peu d’imagination pour faire danser dans notre esprit des mots imprimés sur une page, l’appréciation réelle d’une œuvre ne se révèle souvent qu’à travers le partage de notre lecture intime.

La Nuit de la lecture, dont nous vous présentions la deuxième édition il y a deux ans déjà, a fait de cet échange littéraire sa raison d’être. Pour sa quatrième édition prévue le 18 janvier prochain, l’événement culturel devenu annuel a fait le choix de promouvoir, par la lecture, une valeur universelle cruellement nécessaire à l’aube d’une décennie déjà conflictuelle : le partage. Cette orientation thématique s’inscrit dans les valeurs portées, d’année en année, par la jeune manifestation s’articulant autour du livre et de ses richesses.

Lire, faire lire, conter, découvrir, échanger, c’est en effet toute l’ambition portée par cette Nuit de la lecture. Franck Riester, le Ministre de la Culture, y a mis un point d’honneur dans l’éditorial officiel publié sur le site de l’événement : « Susciter l’envie et partager le plaisir de lire seront plus que jamais au cœur de cette Nuit qui promet d’être riche en expériences et découvertes : lectures à voix haute, en musique, balades contées, spectacles, quiz littéraires, chasses au trésor et bien sûr rencontres avec des auteurs. »

© Unsplash

Cette dynamique de la transmission et du partage est au cœur même de la manifestation depuis sa création en 2017. Mais alors qu’elle ne concernait que les contrées francophones lors de sa première édition, la nuit la plus littéraire de l’année traverse aujourd’hui les frontières culturelles et linguistiques françaises pour toucher un public international : avec 10 pays participants en 2018 et 31 l’année suivante, il est attendu que ces chiffres suivent la même progression lors de l’édition 2020. Ce sont quelque 5100 événements, d’ores et déjà organisés à l’Institut Français du Vietnam, à l’Alliance Française Abou Dabi ou encore à la Librairie française de Munich, qui annoncent une édition aux couleurs de la diversité.

Bibliothèque de la Sorbonne à Paris © Lise Hébuterne – Agence Façon de penser

Il y a deux ans déjà, on lui souhaitait la plus grande des réussites, c’est aujourd’hui chose faite : l’événement proposé et mis en place par le ministère de la Culture prend cette année plus d’ampleur. Ce samedi 18 janvier, c’est dans votre bibliothèque, librairie ou établissement culturel participant le plus proche qu’il faudra vous rendre pour profiter d’une nuit placée sous le signe de la lecture partagée.

Découvrez le programme complet de cette édition 2020 juste ici.