A la rencontre des membres Babelio (33)

Avec plus de 800 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. A l’occasion de la rentrée littéraire, nous donnons la parole à silencieuse1, une lectrice particulièrement férue des nouveautés de la rentrée.

Michèle

Rencontre avec silencieuse1, inscrite depuis le 1er juin 2013.

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ? Quel usage faites-vous du site ?

Une amie lectrice rencontrée lors d’un prix littéraire m’a parlé de Babelio. J’y suis allée et j’ai été d’emblée séduite par son esprit, son ouverture et le sentiment de pouvoir y partager de belles choses. Je poste régulièrement des chroniques, je lis celles qui concernent les livres dont j’ai entendu parler, je cherche des avis autant que des informations. Je me connecte au moins une fois par jour.

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Essentiellement de la fiction et du polar. Quelques essais en relation avec mon métier (je suis psychologue) et d’autres liés à mon intérêt pour la musique et le cinéma. J’aime aussi beaucoup la poésie, les textes des surréalistes, Paul Eluard en tête.

Comment choisissez-vous les livres que vous allez lire à la rentrée parmi tous les ouvrages qui sortent en librairie ?

Je fais partie du comité de lecture de Cultura et je vais régulièrement sur NetGalley, Lecteurs.com, Dialogues et bien sûr, je me rends à ma médiathèque, ainsi j’ai accès à l’actualité littéraire. J’ai eu la chance d’être souvent membre du jury de prix littéraires, j’ai gardé de bonnes relations avec certains écrivains, quelques éditeurs et surtout avec de nombreux lecteurs.

Je suis très attirée par les premiers romans et curieuse de découvrir de nouveaux talents. J’ai bien sûr quelques écrivains chouchous dont je lis chaque nouveauté. Je suis moins sensible aux coups médiatiques qui voudraient me faire acheter une tête de gondole ou un titre propulsé par une émission radio ou télévision. Je me méfie aussi des écrivains qui publient à date régulière et ne font plus l’effort d’un réel travail d’écriture.

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

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Mateo Falcone de Prosper Mérimée. J’avais environ 8 ans, ce texte a été un véritable choc et j’en frémis encore aujourd’hui. Une telle intensité dans un texte si court, cette violence des sentiments mais également l’absurdité des codes d’honneur.

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

La déchirure de l’eau de John Lynch. L’histoire d’un garçon de 17 ans qui cherche à découvrir la vérité sur la disparition de son père. Cela se passe en Irlande et c’est merveilleusement bien écrit. Une lectrice avait écrit : « A lire absolument… » J’ai suivi son conseil et je l’en remercie. Mais de manière générale, j’apprécie beaucoup la littérature irlandaise. Je suis rarement déçue.

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

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Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez. Un livre lu et relu, que j’ai offert à tous mes amis (ou presque) ! C’est magistral et chaque lecture est une découverte, c’est un roman à tiroirs, il y a toujours quelque chose qui m’a précédemment échappé.

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ? (à côté de quel classique êtes-vous passé, envers et contre tous)

A la recherche du temps perdu… Je pense que je n’arriverai jamais à dépasser les premières pages !

 

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?CVT_Le-prince-dOmeyya_2742

Le Prince d’Omeyya d’Anthony Fon Eisen, roman qui raconte le voyage du prince Abd al-Rahman, dernier survivant de la dynastie syrienne des Omeyyades. Je l’ai relu il y a peu de temps, il n’a pas vieilli… C’est un roman d’aventures magnifique qui fait voyager et rêver, une étonnante fresque historique destinée à la jeunesse mais que chacun pourra apprécier.

Tablette, liseuse ou papier ?

Papier de préférence, tablette quand je n’ai pas d’autre choix.

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Ma véranda. Elle fait face à un magnifique rosier rouge, elle garde bien le soleil et est très confortable. Mon chat s’installe sur mes genoux, je sirote une citronnade ou un petit vin blanc et en avant pour des instants magiques d’évasion…

Pouvez-vous nous parler de votre bibliothèque ? (organisation, genres, apparence visuelle, etc.)

C’est le bazar… j’essaie de ranger mais c’est impossible. J’ai presque envie de dire qu’elle est vivante, cela bouge sans cesse. Certains partent, d’autres arrivent. Je n’ai jamais suffisamment de place et je n’ai pas encore trouvé la bonne organisation. Je suppose que dans mon cas, il n’y en a pas !

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Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

« La terre est bleue comme une orange » – Paul Eluard. (La puissance de l’imaginaire, l’amour, la joie, la vie, le désir, l’harmonie terre/flore…)

Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

Le livre perdu de Leonard de Vinci de Francesco Fioretti… gagné lors de la dernière édition de Masse Critique. Ce livre me permettra de préparer la rétrospective du Louvre.

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Une critique courte, concise qui fait état de sentiments, d’émotions après lecture, qui peut résumer éventuellement un contexte mais ne doit en aucun cas raconter le livre, ce que je vois trop souvent et qui m’agace beaucoup. J’ai même lu la critique d’un polar qui nommait le coupable… Ce n’est pas non plus un concours d’érudition.

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ? (rencontre avec auteur ou lecteurs, échange entre lecteurs, découverte littéraire…)

J’ai échangé avec un lecteur de Babelio qui m’a dit habiter Madrid. Quand je suis allée quelques mois plus tard dans cette ville, que je ne connaissais pas encore, je lui ai proposé une rencontre autour d’un café et ce fut un moment d’échange d’une rare intensité. Nous sommes restés en contact et communiquons régulièrement. En plus d’être lecteur, c’est un écrivain espagnol très connu. Une belle amitié était née, merci Babelio !

Merci à silencieuse1 pour ses réponses !

A la rencontre des membres Babelio (32)

Avec plus de 770 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. En cette fin du mois de mai et à l’occasion du festival Les Imaginales dont nous sommes partenaires, nous donnons la parole à Saigneurdeguerre, un lecteur passionné par les littératures de l’imaginaire.

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Rencontre avec saigneurdeguerre, inscrit depuis le 25 juillet 2018.

Comment êtes-vous arrivé sur Babelio ? Quel usage faites-vous du site ?

Je suis arrivé sur Babelio, en tant que participant, durant les grandes vacances 2018. Ne supportant pas la chaleur et mon petit cœur manifestant un ras-le-bol de devoir me supporter depuis plus de soixante ans, je suis resté à l’intérieur pratiquement tout juillet et août. Comme j’avais accumulé beaucoup de retard dans mes lectures, j’achète plus vite que je ne lis, j’avais décidé de rattraper le temps perdu en lisant jour et nuit. Auparavant, je me contentais de lire des critiques sur Babelio sans en publier. Ayant remarqué qu’en rédigeant un petit résumé et une critique, je gardais plus longtemps en mémoire le souvenir des livres lus, j’ai franchi le cap et me suis inscrit pour tenter de passer du rôle de gros consommateur à celui de « consommateur-producteur ». Un petit bémol : depuis que j’écris des commentaires et que je recopie des citations, j’ai moins de temps pour LIRE !

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Dans ma bibliothèque, il y a de tout, de tout, de tout… Il y a des livres partout, à tous les étages ! Mais attention : quand j’achète des livres, un volume équivalent doit être évacué. Mes connaissances en profitent largement.

J’ai aussi bien des guides, que des BD, des encyclopédies, de l’histoire, de la fantasy, de la SF, des thrillers, des polars, de la littérature blanche, des livres pour enfants ou adolescents, de la psychologie, de la géopolitique, de l’art… En français, en portugais, en anglais, en espagnol…

Cette année, vous vous êtes fixé un défi de lecture assez impressionnant, en prévoyant de lire 99 livres. Comment avez-vous évalué votre menu pour 2019 ?

Le 1er janvier, j’ai commencé à compter les livres que j’avais achetés et que je n’avais pas encore lus… Arrivé à 300, je me suis arrêté de compter… Et j’ai décidé d’en lire au moins 99 avant la fin de l’année. Selon l’humeur, je piocherai parmi la réserve qui continue de s’allonger au gré des commentaires des Babelionautes. Ce qui est sûr, c’est qu’il y en aura dans tous les genres.Antonio et editions Heron d argent 001.jpg

Question spécifique : vous lisez beaucoup de littératures de l’imaginaire. Comment est né cet intérêt, et qu’aimez-vous particulièrement dans la fantasy, la science-fiction et le fantastique ?

Je lisais énormément depuis l’âge de sept ans. Vers douze ans, j’en étais à un livre par jour. Impossible de m’endormir sans avoir terminé l’histoire. Il est vrai que les livres comptaient moins de pages qu’aujourd’hui : espionnage, romans historiques, récits de guerre, policiers et… Beaucoup de science-fiction ! « Fleuve Noir Anticipation », cela vous parle ? J’achetais, quand j’avais quelques francs, mes livres dans des bouquineries de seconde main, très nombreuses à Bruxelles, ou j’échangeais deux livres contre un du même genre. J’aimais surtout le « space opera », mais aussi tout ce qui touchait à un futur proche, mâtiné de catastrophes post-apocalyptiques ou de désastres écologiques. Un des livres qui m’avait alors beaucoup plu, était Les Grognards d’Eridan de Pierre Barbet.

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Lorsque j’ai découvert La compagnie des glaces de Georges-Jean Arnaud, c’est devenu ma série préférée. Je lisais les livres de cette série complètement dans le désordre, en fonction de ce que je trouvais « en seconde main ». Je ne suis jamais arrivé à les avoir tous. Peut-être essaierais-je un jour de lire toute la série, dans le bon ordre cette fois. J’étais ravi lorsqu’on se mit à les publier en BD. Malheureusement, la série n’a pas rencontré un grand succès, 15 albums seulement, difficiles à trouver, et ils sont indisponibles à l’achat aujourd’hui.

Je suis venu à la fantasy plus tard, au début des années 1980. Ce qui était disponible n’était pas génial. Même le Seigneur des Anneaux ne m’a pas franchement emballé. J’ai acheté la trilogie à trois reprises et je ne l’ai jamais lue jusqu’au bout. Par contre, j’ai adoré les films.

J’aimerais trouver davantage de steampunk de qualité dans les librairies.

Quels sont les livres de l’imaginaire qui vous semblent incontournables, et pourquoi ceux-ci ?

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J’aime la fantasy quand la magie n’est pas trop présente et surtout super puissante. Ma trilogie préférée est celle de La Trilogie de l’Empire de Raymond E. Feist où la diplomatie, les trahisons, les coups tordus sont de toute beauté.

Dans la SF, j’adore le space opera façon Jack Campbell avec La Flotte perdue , Etoiles perdues et La genèse de la flotte . De nouveau, j’aime le côté intrigues, les difficultés rencontrées par les militaires confrontés au pouvoir des politiques, les scènes de combat très bien rendues. Je regrette juste que Cambell se lance dans la narration des événements qui ont contribué à la création de l’Alliance avant d’avoir achevé Etoiles perdues.

Le Trône de Fer contient tout ce que j’aime. Mais faut-il encore évoquer ce chef-d’œuvre ? Dommage que George R. R. Martin n’achève pas la série au lieu de se lancer dans d’autres projets.

Les Trois Mousquetaires par Dumas

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Les trois mousquetaires, sans oublier Vingt ans après et Le Vicomte de Bragelonne. J’aimais d’autant plus Alexandre Dumas qu’il était complètement dénigré par mes profs de français en secondaire : « Ce petit auteur d’une littérature populaire juste bonne pour des ados prépubères ! »

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

L'oeuf de Tanglemhor - Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 1 par JhelilL’oeuf de Tanglemhor – Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 1 d’Azaël Jhelil a été une découverte rendue possible grâce à Babelio. Jamais, je n’aurais trouvé ce livre autrement car il est publié sur Amazon. Azaël a une maîtrise de la langue, du vocabulaire et du monde antique qui mériteraient de le faire entrer à l’Académie française ! C’est vrai que, Dieu merci ! il n’est pas encore mourant et qu’il sera toujours temps de lui offrir un fauteuil dans quarante ans, quand il sera presque fossilisé. D’ici là, il aura fini sa saga et probablement qu’il en aura enfanté beaucoup d’autres.

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Indiscutablement, Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas ! Un modèle de récit d’aventures. J’en ai tourné des films dans ma petite tête avec ces quatre fabuleux personnages ! Du coup, j’ai dévoré tous les livres du même genre tels que Le Capitaine Fracasse de Théophile Gauthier.

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ? (à côté de quel classique êtes-vous passé, envers et contre tous)

La Roue du Temps, Tome 1 : La roue du temps par JordanLa Roue du temps de Robert Jordan. Je les ai tous offerts à mon fils qui a tout lu (tout ce qui a été publié en français) … Et qui attend la suite… qui ne viendra peut-être jamais puisque Robert Jordan est décédé en 2007 et que de changement d’éditeur en changement d’éditeur, on se demande si les francophones bénéficieront un jour de l’ensemble de l’œuvre puisque Brandon Sanderson a été chargé par la famille Jordan de terminer l’histoire… J’aime les sagas, mais c’est trop long. Trop de personnages. Trop de lieux. Trop de royaumes. On a le temps de tout oublier avant d’avoir parcouru la moitié.

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Si vous permettez, il y en a deux ! D’abord, L’oeuf de Tanglemhor – Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 1 d’Azaël Jhelil parce qu’il y a tout dans ce roman : des civilisations crédibles, de l’aventure, de la romance, de l’humour, des scènes de combats épiques… Et une magnifique langue écrite qui peut facilement rivaliser avec les auteurs de littérature dite « blanche ».

The Prison Experiment par CostaMais j’aimerais aussi faire connaître The Prison Experiment d’Eric Costa. Nous sommes là dans un futur tellement proche qu’on pourrait croire qu’il existe déjà. C’est un magnifique thriller qui se joue presque en vase clos. L’écriture vous plonge directement dans l’action.

Je vous renvoie aux critiques que j’en ai tirées si les sujets vous intéressent. Ce sont deux auteurs publiés chez Amazon.fr et je n’hésite pas à les placer dans les dix meilleures lectures que j’ai faites dernièrement.

Tablette, liseuse ou papier ?

Papier ! J’aime le tenir en main, en humer l’encre, sentir sous mes doigts sa sensualité (ou pas). J’aime le « papier bible » en particulier… Et surtout transmettre ensuite le livre à quelqu’un à qui j’ai envie de le faire découvrir. Si le livre ne m’a pas du tout convaincu, il va se retrouver dans une boîte à livres, celles-ci commençant à se multiplier à Bruxelles.

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Le grand canapé de mon salon avec éventuellement un accompagnement musical, essentiellement de la musique baroque. Dans le bus, lorsque les smartphones des autres passagers ne bousillent pas mon attention.

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

« Vieillir, c’est voir mourir les autres. » Mémé dans les orties de Aurélie Valognes.

Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

« Lecture » ? Au singulier ? Connais pas ! Il faut que j’aborde plusieurs livres en même temps et que je passe de l’un à l’autre ! Oui, je sais, après un an certains ne sont toujours pas terminés… C’est qu’ils ne m’ont pas captivé… Ou que j’ai eu d’autres priorités.

Je suis occupé avec un policier très drôle De l’infortune d’être un Anglais en France de Marie Fitzgerald. Comme en ce moment je corrige beaucoup de travaux de fin d’études d’étudiants avant qu’ils ne les rentrent dans les hautes écoles ou les universités, il me faut quelque chose de léger ou d’amusant.

Le Vieil Homme et la guerre par ScalziEn SF, je veux lire la suite de Le Vieil Homme et la guerre de John Scalzi. J’ai vraiment adoré le premier tome, les autres attendent sagement.  L’Interdépendance, tome 1 : L’Effondrement de l’Empire de ce même Scalzi me tente beaucoup.

Il faut aussi que je lise Feu et sang, tome 1  du fabuleux George R. R. Martin… qui ferait mieux d’achever Le Trône de Fer au lieu de s’aventurer dans de nouvelles productions…

Et pour changer complètement de style Les vacances d’un serial killer de Nadine Monfils.

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Le cycle de Dune, tome 1 : Dune par HerbertJ’aime découvrir un résumé qui donne envie de lire le livre et qui soit autre chose que celui proposé par l’éditeur. Quand, c’est possible, un peu d’humour ne fait pas de tort. Surtout dans la critique. Je raffole de celles de Crossroads ! Il a un style unique qui fait valser les mots tout en cultivant un côté « tonton flingueur » qui me rappelle Michel Audiard. Pour la SF, fnitter est incontournable, même si nous n’avons pas nécessairement apprécié les mêmes « chefs d’œuvres ». Il a adoré Le Cycle de Dune de Frank Herbert, moi pas. Le fond de l’histoire était intéressant, mais je trouvais cela mal écrit. Peut-être était-ce dû à une traduction bancale.

Je n’aime pas trop les critiques d’une dizaine de lignes pour un roman et je trouve sans intérêt les critiques qui se limitent à dire : « J’ai bien aimé » ou la variante : « J’ai détesté » sans argumenter.

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ? (rencontre avec auteur ou lecteurs, échange entre lecteurs, découverte littéraire…)

Babelio avait lancé le prix Nobel de l’imaginaire au cours duquel nous devions proposer un auteur vivant qui mériterait ce prix en justifiant notre choix. Cela m’a valu une foire d’empoigne avec un certain ajc2ht : nous nous sommes bien amusés à nous étriller… Et je découvre que ce monsieur est auteur… Azaël Jhelil, c’est lui ! J’ai décidé de lire son énorme bouquin, tout en me livrant à de la musculation pour soulever les vingt tonnes de papier qui le composent. La découverte de L’oeuf de Tanglemhor – Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 1 fut une belle claque. Non seulement môssieur Azaël a une très belle plume, mais en plus, sa trilogie est située dans un univers très bien décrit où humour, action et suspense font bon ménage. Nous n’avons cessé de nous écrire et, à Pâques, Azaël a fui sa Bretagne humide pour trouver refuge, l’espace de deux nuits, dans la riante et ensoleillée bonne ville de Bruxelles pour que nous devisions de nos centres d’intérêt. Une très agréable surprise. J’espère qu’il récidivera. (Depuis le XIXe siècle Bruxelles accueille les grands auteurs exilés : Victor Hugo, Charles Baudelaire… Pourquoi pas les réfugiés climatiques bretons ? D’ailleurs, j’aimerais lui adresser un message : « Reviens Azaël ! Reviens ! Quand le niveau de la mer montera, ce sera la Flandre qui sera noyée ! Bruxelles y échappera ! Tu n’as rien à redouter ! »)

Avez-vous déjà voté pour le prix des Lecteurs Babelio 2019 ? Si oui, pouvez-vous nous révéler certains de vos favoris ?

J’ai parcouru toutes les rubriques et je n’ai pas voté car il aurait fallu que je les lise pour pouvoir émettre une opinion plus ou moins objective.

J’ai cru comprendre que vous êtes enseignant en Belgique : essayez-vous de transmettre votre goût de la lecture à vos élèves ? Et si oui, comment ?

Effectivement. Je suis instituteur (si ! si ! en Belgique, nous avons encore des instituteurs et pas des « professeurs des écoles »). Mes élèves sont en 5e primaire, soit l’équivalent de votre CM2. Ils sont tous issus de l’immigration (comme moi, d’ailleurs). Certains ne parlent français qu’à l’école. Le vocabulaire est très pauvre. J’essaie, par la lecture d’y remédier. Je lis beaucoup de livres qui s’adressent à des enfants, surtout ceux destinés aux 10-12 ans.

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En Belgique, les éditions Averbode proposent un abonnement qui permet d’avoir dix petits romans sur l’ensemble de l’année scolaire. Pour les enfants de 10-12 ans, c’est la série des « Récits-Express ». Ils comptent généralement 32 pages dont au moins une sur quatre illustrée en noir et blanc. Ils abordent tous les genres. J’ai aussi un faible pour « Histoires vraies » (éditions Fleurus, peut-être Bayard Presse en France ?). Je les interroge par écrit pour m’assurer qu’ils ont bien lu les livres et qu’ils ont compris l’histoire. Dans la classe, j’ai une bibliothèque où je place tout ce que j’achète et qui me semble intéressant pour eux.

Merci à saigneurdeguerre pour ses réponses !

A la rencontre des membres Babelio (31)

Avec près de 730 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. En ce mois de février nous donnons la parole à Rabanne, inscrite assez récemment sur Babelio et déjà très active.

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Rencontre avec rabanne, inscrite depuis le 11 octobre 2015

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ?

J’ai connu l’existence de Babelio par le biais de mon travail, mais je ne l’ai réellement découvert qu’en septembre 2015, en inscrivant nos classes de seconde à un défi lecture. Avec ma collègue, nous avons alors créé un compte pour le CDI du lycée et, après le défi, nous avons continué d’alimenter notre bibliothèque et de retranscrire les critiques des élèves comme celles des enseignants.

Je me suis vraiment prise au jeu, appréciant l’interface et les multiples fonctionnalités du site. Naturellement, j’ai voulu me créer un compte personnel… Et c’était parti pour l’aventure Babelio !

Vous êtes inscrite sur le site depuis fin 2015, et comptabilisez déjà sur votre compte près de 900 critiques et 1300 citations, ce qui est assez impressionnant ! Combien de temps passez-vous sur Babelio chaque semaine ? Quel usage en faites-vous ?

Je crois qu’il y a sûrement plus « impressionnant » que mon profil (rires) ! Déjà, noter que plus d’un tiers de ces critiques concernent des livres lus bien avant d’arriver sur le site…

Chacun sait que Babelio c’est carrément ad-dic-tif, surtout au temps de la découverte ! (« Que celui qui n’a jamais péché me jette la première pierre »…). Le concept fait que l’on ne décroche jamais réellement : une recherche sur la date de sortie d’un roman ou sur la bio d’un auteur ; une lecture en cours ou une critique à lire/écrire ; des livres à noter dans son pense-bête, etc. etc. Et puis, surtout, il y a le partage et l’émulation entre lecteurs qui donne toute sa raison d’être à Babelio, n’est-ce pas ? Et comme je suis bavarde, ça tombe bien (veuillez me pardonner d’avance) !

Mon expérience personnelle ? Une fréquentation quasi-quotidienne durant la première année, puis plus ou moins espacée selon que je suis en repos, en week-end, en vacances… Aujourd’hui, je n’en fais pas un drame si je ne consulte pas mon « fil d’actualités » pendant 3-4 jours, ou si je ne publie une citation ou une critique qu’au bout de 5 ou 10 jours !

FB_IMG_1541183377419Mais c’est impossible à « comptabiliser » en réalité, cela reste inhérent à nos disponibilités, nos goûts, nos besoins, notre humeur… D’où le choix personnel d’une liste d’amis raisonnable et d’avoir spécifiquement paramétré mon compte (ex : suivre uniquement les critiques et citations de mes amis).

Sinon, je consulte davantage Babelio sur mon smartphone que sur l’ordinateur. Mon usage est autant professionnel que personnel, mais j’adopte alors une approche assez différente du site (beaucoup plus spontanée et ludique dans mon usage personnel).

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ? Vous semblez avoir des goûts assez éclectiques…

Oui, hormis le théâtre, le développement personnel, les thrillers et la SF, je lis un peu de tout… Mais peut-être davantage de littérature contemporaine aujourd’hui.

Ma préférence va vers tout ce qui touche à l’humanité, la femme, la société, l’histoire, le témoignage, la jeunesse (mon métier, encore), la psychologie (mais pas trop de psychanalyse ni de philosophie !).

Par ailleurs, ma bibliothèque s’est enrichie de bandes dessinées et de mangas, et je commence à l’étoffer de quelques romans policiers, de littérature étrangère, dont japonaise et coréenne (tout récemment).

Pouvez-vous commenter en quelques mots vos choix de « Livres pour une île déserte » ? Est-ce qu’ils reflètent ce que vous aimez lire à longueur d’année, ou bien est-ce des coups de cœur plus « isolés » ?

Oui, ils reflètent pour chacun mes goûts littéraires. Ce sont, également, des coups de cœurs isolés et mémorables.

Sur une « île déserte », on est censé être tout seul (et avec soi-même !), avoir tout le temps et l’espace devant soi… Il s’agit donc de choix de livres plus ou moins introspectifs, que je pourrais relire et relire, inlassablement, tout en les redécouvrant à chaque fois (!).

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Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Tout dépend de l’âge et où se situe le degré de la « découverte » ?… Mais si je remonte à ma tendre jeunesse, ce fut vers 10-11 ans : Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos. Premier roman coup-de-poing et infiniment poétique ; première fois que je pleurais tout en lisant !

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

Le terme « beau » reste assez subjectif et, encore, il y en a plus d’un !… Mais celui découvert grâce à mes amis babéliotes, et qui m’aura littéralement happée, comme par un film : Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck.

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Pareil, il y en a plus d’un… Peut-être alors l’un de mes favoris : Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck.

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

A la recherche du temps perdu de Marcel Proust (tenté plusieurs fois, abandonné à chaque fois, mais je ne désespère pas !).

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Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Ma perle rare : Séraphin Verre de Christian Pernath (deux critiques sur Babelio, dont la mienne).

Tablette, liseuse ou papier ?

Le bon vieux livre en « 2D » aura toujours ma préférence ! L’objet, les pages qui se tournent, sur lesquelles on revient, l’odeur. Irremplaçable.

J’ai déjà lu quelques ouvrages sur la liseuse de ma fille. L’aspect positif que je lui concède est son espace pratique de stockage. J’adhère moins en matière de confort de lecture.

Sinon, je ne fustige aucunement la pratique de la lecture numérique, souvent bien secourable pour les personnes/élèves en difficulté (déficients visuels, dyslexiques, dysorthographiques, etc.).

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Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Le soir : bien calée dans mon lit, sous un gros édredon…

La journée : si je le peux, de préférence allongée sur un transat, les gambettes au soleil !!

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

Antoine de Saint-Exupéry : « Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis. » Issu de son roman inachevé Citadelle (publication posthume, 1948)

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Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

Rêves oubliés de Léonor de Récondo.

Je l’ai choisi lors d’une rencontre toute récente avec l’auteure, dans une librairie de ma région ! (J’avais lu deux de ses romans, mais pas encore son deuxième.)

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

D’après moi, il n’y a pas de « bonne » ou de « mauvaise » critique en soi, mais il y a des critiques plus intéressantes, attrayantes, que d’autres… J’apprécie les avis, les retours de lecture qui me donnent envie de découvrir un livre que je ne connais pas. Et pour l’envie, c’est au ressenti personnel du lecteur que je me fie.

J’avoue apprécier une certaine concision et précision (genre de récit, thèmes abordés, intention de l’auteur). J’aime que les critiques soient un tant soit peu étayées et argumentées, mais pas sur des kilomètres non plus… Que cela ne verse pas dans une analyse alambiquée du texte, et qu’on y perde finalement son latin ! Totalement rédhibitoire, bien sûr, le résumé (« spoil ») complet du livre chroniqué !

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ?

Il y en a évidemment des tas !… Telles de jolies rencontres avec mes amis lecteurs, de belles affinités livresques, de riches discussions, de nombreux moments complices, quelques échanges de livres, de surprenantes et inoubliables découvertes littéraires…

Mais celle que je retiendrais dernièrement, donc en particulier, est l’unique rencontre réelle que j’ai faite d’un ami babéliote… Ou comment passer de « l ‘autre côté du miroir », avec un soupçon d’appréhension et un brin d’intimidation , puis avec beaucoup plus de naturel, dès lors que l’on se rejoint sur ce terrain qui nous réunit tous ici : la lecture !

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Pouvez-vous nous parler un peu de votre métier d’enseignante-documentaliste ? Est-ce que Babelio est un outil qui vous aide aussi dans votre profession ?

Ce métier a bien évolué à l’heure du numérique, ainsi que l’image d’Épinal que l’on peut encore s’en faire !…

Être « professeur-documentaliste » aujourd’hui requiert de multiples compétences (validées par un CAPES de Documentation depuis 1989) : l’accueil de la communauté éducative, l’animation et la gestion du centre documentaire de l’établissement (CDI), l’ouverture culturelle et, enfin, les missions pédagogiques spécifiques propres à l’EMI (Éducation aux médias et à l’information).

« La promotion de la lecture » fait partie intégrante de mes missions pédagogiques d’enseignante documentaliste, se situant précisément dans le domaine de l’ouverture culturelle… Alors oui, Babelio est devenu une ressource utile et un outil précieux dans ma pratique professionnelle au quotidien !!!

Merci à rabanne pour ses réponses !

A la rencontre des membres Babelio (30)

Avec plus de 710 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. Ce mois-ci, ce sont les mangas qui sont mis à l’honneur à travers les réponses de notre lectrice du mois. Amateurs de shôjos, de seinens ou de shônens, les recommandations de Koneko-chan devraient vous intéresser !

Rencontre avec Koneko-chan, inscrite depuis le 30 septembre 2012

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ?

J’ai entendu parler du site pour la première fois lors d’un stage que j’avais effectué en bibliothèque ; ma tutrice de l’époque m’en avait un peu parlé. Et en septembre 2012 (déjà 6 ans, comme le temps passe vite !), je me suis souvenue du site et j’ai décidé de m’inscrire parce que je souhaitais garder une trace de mes lectures. Au début, c’était ma seule intention, puis je me suis prise au jeu des critiques et citations, j’ai eu envie de faire des quiz, j’étais contente quand je débloquais des badges, etc. Pour moi Babelio est une étape importante dans mon aventure livresque, une grande source de découvertes et de partages.

Votre bibliothèque contient beaucoup de mangas : avez-vous toujours été attirée par ces ouvrages, ou avez-vous d’autres genres de prédilection ?

Toujours, oui et non. Je regardais des dessins animés japonais quand j’étais toute petite, mais sans réellement m’attarder sur leur origine (pour moi, un dessin animé était un simple dessin animé) ; j’ai donc réellement découvert les mangas et la « japanimation » lorsque j’étais collégienne. Le format des mangas m’a de suite séduite, j’ai commencé à en lire à l’âge de 13 ans et je ne me suis jamais arrêtée. Outre les graphismes, on trouve une grande diversité de genres dans ce format ; il y en a vraiment pour tous les goûts, qu’on soit amateur de policier, de romance, de fantastique, etc. Je suis sûre que chaque personne peut trouver un manga qui lui plaît, il suffit de tomber sur le bon.

Pour les autres genres de prédilection : je suis aussi une grande lectrice de littérature de l’imaginaire, surtout fantastique-fantasy : j’en lis depuis que j’ai découvert Harry Potter à l’âge de 9 ans. J’aime aussi beaucoup les romans jeunesse et young adult. Avant Harry Potter, je ne lisais que des bandes dessinées, mais depuis ma découverte des mangas, je les ai un tout petit peu délaissées. Ça reste tout de même un format que j’apprécie. J’aime avant tout pouvoir m’évader à travers mes lectures.

Quelle est votre première grande découverte en manga ? Comment y êtes-vous venue ?

Sans hésitation, le manga Détective Conan de Gôshô Aoyama. Pour faire écho à ma réponse précédente, j’ai réellement découvert les mangas avec celui-ci. L’anime était à l’époque diffusé sur France 3, et ma petite habitude en rentrant de l’école était de prendre mon goûter devant les dessins animés. J’adorais ce dessin animé et ne loupais pas un épisode (en cas d’empêchement, mon père avait pour mission de me les enregistrer). Après m’être renseignée, j’ai découvert qu’à l’origine c’était un livre, et plus précisément un « manga ». Et j’ai ainsi vu certains dessins animés de mon enfance d’un œil neuf (Les Chevaliers du Zodiaque, Card Captor Sakura…). Mon argent de poche de l’époque y est passé et ce fut le début de mon attirance pour les mangas.

En plus d’être parmi les experts mangas, vous êtes également parmi les experts shôjo : que trouvez-vous dans ce genre que vous ne trouvez pas dans d’autres mangas ? Quels sont les shôjos qui vous tiennent le plus à cœur, et pourquoi ?

C’est vrai que je lis beaucoup, beaucoup de shôjos. Parfois, je suis dans ce que j’appelle « ma période shôjos » : je ne veux lire quasiment que ça dans ces moments là. Le shôjo possède ses propres codes, et bien souvent l’accent est mis sur les sentiments, sur les personnages et les relations qui se tissent entre eux. Or j’attache beaucoup d’importance à cet aspect dans un livre, quel que soit son genre. Si les personnages sonnent creux, je ne vais pas apprécier ma lecture. Le shôjo permet d’explorer la complexité des sentiments qui peuvent nous habiter, des sentiments souvent intériorisés. C’est ce qui me plaît, je ressens beaucoup d’émotions à la lecture d’un bon shôjo. J’arrive facilement à me mettre à la place des personnages. Le thème majeur est l’amour, souvent dans le cadre du lycée, MAIS il ne faut pas s’arrêter à cette étiquette « d’amourette de lycéens », parce que le shôjo, c’est bien plus que ça ! C’est très varié : je peux aussi bien lire un shôjo dont l’action se place dans un univers fantasy, un shôjo de sport, un shôjo avec de super héroïnes type Magical Girl, ou un shôjo « tranche de vie » plus classique. Le tout avec une dose plus ou moins forte de romance.

Evidemment, on peut aussi facilement tomber dans les clichés : l’inévitable triangle amoureux, les quiproquo, les rivaux/rivales en amour, l’héroïne trop cruche… Certains shôjos se ressemblent beaucoup au niveau de leur cheminement, et c’est parfois difficile de trouver un bon shôjo parmi toutes les sorties des éditeurs. J’adore quand on sort des sentiers battus, j’aime mettre la main sur la perle rare. Parmi les shôjos qui me tiennent le plus à cœur, on trouve ces perles : Fruits Basket de Natsuki Takaya, Full Moon à la recherche de la pleine lune de Arina Tanemura, Fushigi Yûgi de Yû Watase (et aussi Imadoki de la même mangaka), Marmalade Boy de Wataru Yoshizumi, Yona Princesse de l’Aube de Kusanagi Mizuho, Blue Spring Ride de Io Sakisaka, Dengeki Daisy de Motomi Kyôsuke, La Maison du Soleil de Taamo, Chihayafuru de Yuki Suetsugu. Tous ces mangas sont des coups de cœur, et il y en a d’autres, mais spontanément ce sont ces titres qui me sont venus à l’esprit.

Quels sont, selon vous, les mangas incontournables, et pourquoi ?

C’est toujours une question difficile… je pourrais déjà vous citer tous les shôjos que j’ai énoncé à la question précédente, tous m’ont émue, tous ont trouvé un écho en moi. Et ils ont tous une héroïne forte, ce que j’apprécie grandement. Concernant les autres genres (shônens, etc.), il y a FullMetal Alchemist de Hiromu Arakawa, mon shônen favori, qui possède un univers très riche et complexe. Suivi de près par Inu-Yasha de Rumiko Takahashi, qui m’a fait découvrir et apprécier un Japon plus traditionnel à travers l’époque Sengoku dans laquelle est plongée notre héroïne. Pandora Hearts de Jun Mochizuki, qui m’a vraiment transportée et émue. Et Détective Conan, évidemment, qui arrive à se renouveler malgré son nombre effrayant de tomes. J’aime aussi beaucoup Tokyo Ghoul de Sui Ichida et L’Attaque des Titans de Hajime Isayama, les thèmes sont assez durs mais il y a vraiment une bonne trame, je les lis toujours avec frénésie jusqu’à la dernière page. Et récemment j’apprécie de plus en plus One-Punch Man, et surtout l’humour de son auteur, Yûsuke Murata.

Quel est le plus beau manga (ou livre) que vous ayez découvert sur Babelio ?

Le plus beau manga que j’ai découvert sur Babelio est un manga terminé en quatre tomes chez l’éditeur Komikku : Le Berceau des Mers de Mei Nagano. Je l’avais choisi un peu au hasard lors d’une Masse Critique, et honnêtement je ne pensais pas qu’il me plairait autant ; je m’attendais à une lecture bien mais sans plus, car habituellement ce n’est pas le genre de résumé qui m’attire. Mais quelle claque, j’ai adoré ma lecture dès les premières pages et j’attendais fébrilement les prochains tomes.

Et il y a aussi Pochi & Kuro de Naoya Matsumoto chez l’éditeur Kaze, terminé lui aussi en 4 tomes : j’ai eu aussi un gros coup de cœur pour ce manga, tellement drôle et original !

Quel est le manga que vous avez relu le plus souvent ?

Il y en a deux : Fruits Basket et Full Moon à la recherche de la pleine lune que j’ai cité dans mes shôjos incontournables. Et même trois, avec FullMetal Alchemist. Ce sont des mangas que je connais depuis longtemps alors forcément j’y suis attachée, mais c’est aussi parce qu’ils véhiculent de beaux messages, qui m’ont marquée et ont contribué à forger l’adulte que je suis aujourd’hui.

Quel manga avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

Je n’ai pas vraiment honte de ne pas avoir lu certaines œuvres, mais il m’arrive souvent de me dire « ce manga là est un classique, il faudrait que je le lise un jour… ». L’année dernière, j’aurais pu répondre Akira (Katsuhiro Otomo), mais j’y ai depuis remédié. Ici je dirais peut-être les Dragon Ball (Akira Toriyama), que je n’ai toujours pas finis. Ou alors, un manga que je veux lire depuis longtemps : Gin Tama de Hideaki Sorachi.

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Beauty Pop de Kiyoko Arai ! Un shôjo terminé en 10 tomes mais qui n’est malheureusement plus édité. Je ne pensais pas qu’un tel manga me plairait, surtout à ce point ! Ici le thème principal est le métier de coiffeur, et tout ce qui concerne le soin des cheveux. Ce qui n’est pas du tout ma tasse de thé !

Et pourtant l’auteure a su conquérir mon cœur de lectrice avec ce titre dont les thématiques servent surtout de trames à la série, car avant tout nous découvrons des personnages hauts en couleur auxquels on s’attache beaucoup. Et puis, c’est très drôle !

Et il y a aussi Imadoki, un petit shôjo en 5 tomes de Yuu Watase qui n’est plus édité ; ainsi que Chihayafuru de Yuki Suetsugu, toujours en cours d’édition chez Pika, que je trouve trop peu connu alors qu’il en vaut la peine.

 

Tablette, liseuse ou papier ?

Je préfère les livres papier. Mais je suis aussi totalement accro à ma liseuse (et mes étagères trop pleines me remercient). Donc papier et liseuse, mais pour les romans. Pour les mangas je préfère de loin le format papier, mais il m’arrive de lire parfois sur tablette ; je trouve que le support s’adapte mieux visuellement à ce format que la liseuse, la lecture est plus confortable (si on ne tient pas compte de l’éclairage de l’écran).

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Mon lit ! Mais je peux lire n’importe où, dans les transports en commun, en marchant (et ce tout en restant vigilante), etc. En ce moment, j’apprécie aussi de lire bien calée dans les poufs que l’on trouve à la bibliothèque, ils sont tellement confortables (mais difficile de s’en extraire).

Avez-vous une citation ou une scène fétiche issue d’un manga ?

« La vie est précieuse parce qu’elle a une limite… C’est parce qu’elle a une limite que nous nous battons chaque jour… » : cette citation m’a marquée quand j’étais adolescente, à un âge où on commence à réfléchir à notre avenir… et aujourd’hui encore elle me touche. On la retrouve dans le tome 28 de Détective Conan.

Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

En général, je furète dans les librairies ou les bibliothèques pour trouver mes prochaines lectures. En nouvelle série, je compte enfin commencer les Erased (Kei Sanbe), un seinen qui m’attire depuis pas mal de temps et que j’ai emprunté à la bibliothèque. Ou alors, ça sera le shôjo Tant qu’il est encore temps je t’aimerai de (Keiko Notoyama), que j’hésite à m’acheter car le scénario me plaît beaucoup.

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Pour moi, une bonne critique doit contenir avant tout l’avis du lecteur (et pas seulement le résumé du livre), ce qu’il a honnêtement ressenti après la lecture,… Peu importe la longueur de la critique, si son auteur parvient à nous transmettre son ressenti et à étayer ses propos surtout (un simple « c’est trop bien » ne me donnera pas envie de lire un livre). Et si le lecteur nous parle de certains passages ou éléments qui l’ont marqué, c’est encore mieux car ça va attiser ma curiosité ! Mais surtout, pas de spoilers sans avertissement !

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ? (rencontre avec auteur ou lecteurs, échange entre lecteurs, découverte littéraire…)

Il y a deux ans, je suis allée au pique-nique Babelio qui avait lieu sur Lille avec une amie, elle aussi inscrite sur Babelio. On s’était toujours dit qu’on essaierait d’aller au pique-nique, et on a sauté sur l’occasion quand on a su qu’il aurait aussi lieu sur Lille. On a passé un super après-midi, c’était très bien (et on est reparties avec quelques goodies héhé). Pour l’anecdote, j’ai rencontré à ce pique-nique la tutrice de stage qui m’avait parlé de Babelio et que j’ai évoquée dans ma première réponse : on a pu échanger un peu, c’était bien sympa ! Je n’ai pas pu aller au pique-nique l’année dernière, mais j’essaierais d’y retourner cette année (où, je ne sais pas encore).

Merci à Koneko-chan pour ses réponses !

Interview de Gwen21, passionnée de lecture et animatrice de challenges sur Babelio

Qui a dit que la lecture était une activité nécessairement calme et solitaire ? Sur Babelio, elle se transforme en activité sociale et dynamique, grâce à la motivation et à l’implication de quelques Babelionautes, qui n’hésitent pas à donner de leur temps pour faire vivre la communauté à travers l’organisation de challenges. Gwen21 est l’une d’entre eux. Animatrice de défis aussi divers que variés, elle a eu la gentillesse de répondre à quelques questions pour vous éclairer sur le sujet, et peut-être vous convaincre de vous lancer dans la belle aventure des challenges littéraires

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Gwen21, vous être très impliquée sur Babelio, notamment grâce aux nombreux challenges que vous animez, un immense merci à vous ! Est-ce que la gestion des challenges vous prend beaucoup de temps ? Pouvez-vous nous expliquer brièvement en quoi consiste chacun des challenges que vous animez ou co-animez ?

Comme de très nombreux lecteurs usagers de Babelio, je suis d’abord une amoureuse de la lecture avec l’envie de partager mes ressentis de lecture ; l’idée des challenges de lecture découle naturellement de ce constat car il faut tout de suite préciser qu’un challenge de lecture n’est pas une compétition contre les autres mais un défi que l’on se lance à soi-même et qu’étaye une bienveillante émulation. J’anime actuellement 8 challenges de lectures qui réunissent environ 250 lecteurs, sachant que certains lecteurs participent à plusieurs challenges en même temps. Certains défis sont annuels, d’autres sans limite de temps. Je ne vais pas tous les présenter, chaque lecteur peut venir les découvrir sur le groupe « Challenges de lecture », mais parmi les plus populaires on trouve le MULTI-DEFIS que je coordonne avec SabiSab28, il s’agit de choisir ses lectures de l’année en fonction des nombreux items thématiques proposés. Je peux également citer le challenge PAVES devenu un classique sur Babelio, il s’agit de lire des livres de plus de 500 pages. Enfin, depuis septembre, j’ai lancé un nouveau défi récréatif, le challenge PYRAMIDE, une sorte de course contre la montre collective pour bâtir une pyramide de lectures avec des pièges et des trésors cachés.

Qu’est-ce qui vous motive dans l’animation des challenges sur Babelio ?

J’ai toujours donné beaucoup de mon temps à Babelio parce que j’adore ce site et qu’il me permet de vivre pleinement ma passion pour la littérature au sens large. J’aime l’idée que ses usagers peuvent partiellement se l’approprier, par exemple en créant et en animant des challenges de lecture mais aussi en nourrissant la base de critiques et de citations. Ce qui me motive, c’est d’abord et avant tout le plaisir exprimé par les challengers qui participent fidèlement aux challenges que je leur propose. Il semble que ma façon de gérer, de structurer et d’animer les challenges leur plaise. Je vois qu’ils s’éclatent à sortir de leur zone de confort, à échanger aussi sur les fils de discussion, etc. ; j’aime quand un challenger est fier de lui parce qu’il est allé vers une lecture à laquelle il n’aurait jamais pensé sans le défi collectif. Ça a été vrai dès le premier challenge que j’ai organisé sur Babelio, le Challenge NOBEL 2013-2014 ; je l’avais lancé sans trop y croire mais en moins de temps qu’il n’en a fallu pour le dire j’avais 60 inscrits qui étaient aux anges à l’idée de se frotter collectivement à des auteurs qu’ils n’auraient pas forcément eu le courage d’entreprendre seuls dans leur coin. Je crois qu’il y a une vraie attente de la part des lecteurs, et je suis ravie si ma façon d’y répondre leur convient.

Quand vous n’en êtes pas l’organisatrice, qu’attendez-vous d’un défi ? Qu’est-ce qui vous attire ?

Je participe à tous les challenges que je coordonne mais j’en relève aussi d’autres sur lesquels je n’ai pas la main, comme par exemple le Challenge XIXe siècle animé par Allantvers car je lis pas mal de classiques. Ce qui m’attire c’est d’abord l’espoir de faire baisser la hauteur de ma PAL bien que cette carotte soit illusoire car plus on challenge, plus on est confronté à la tentation d’aller vers des lectures que d’autres challengers vous font découvrir, et c’est un peu le serpent qui se mord la queue… Mais quelle importance si le plaisir est là ? Ce qui m’attire c’est bien sûr l’originalité, mais le soin apporté à l’animation compte beaucoup pour me motiver. Personnellement, j’aime les choses simples donc je ne multiplie pas les bonus et autres compteurs de points mais j’admire les coordinateurs qui arrivent à gérer des challenges complexes.

Est-ce que les challenges vous ont permis de développer des qualités de lectrices ?

Assurément. L’essence même d’un challenge c’est d’exciter la curiosité, les challenges favorisent par conséquent l’éclectisme de mes choix de lecture. Ils m’aident aussi à changer mon regard quant à certains genres pour lesquels je nourrissais des a priori. Et puis, les challenges étant addictifs, ils ont boosté mon rythme de lecture. C’est inévitable quand toute nouvelle contribution d’un lecteur à un challenge vous apparaît comme une nouvelle opportunité de découvrir un auteur, un genre, un univers, une culture, etc. Je dis souvent aux challengers que plus on est de fous, plus on lit.

Les challenges de Babelio vous ont-ils permis de nouer des amitiés (virtuelles ou réelles) avec d’autres Babelionautes ?

Beaucoup. Il y a au fil des ans une complicité qui s’installe avec certains challengers et certains sont devenus des « amis » sur d’autres réseaux sociaux. Cela peut arriver qu’on échange des livres et il m’est arrivé souvent – c’est toujours un immense plaisir ! – de recevoir dans ma boîte aux lettres un cadeau comme des petits gâteaux ou un livre dédicacé sur un Salon. Certains challengers sont fidèles d’une année sur l’autre à mes challenges annuels et c’est comme un voyage entrepris ensemble il y a longtemps et dont on ne voit pas la fin, et sur le renouvellement duquel on compte chacun. Une de mes grandes fiertés a été d’inspirer certains challengers qui se sont lancés à leur tour dans la coordination de challenges. Vive la diversité ! Enfin, ce qui me touche tout particulièrement, c’est quand un challenger prend soin de ses mises à jour car cela signifie qu’il a compris la somme de travail que représente l’actualisation des fichiers de suivi et le bonheur pour un coordinateur de reporter des informations parfaitement éditées.

Un livre « coup de foudre » découvert grâce à un défi Babelio ?

Il y en a des dizaines mais s’il faut en citer un, autant qu’il soit récent : Lonesome Dove de Larry McMurtry. Sans stimulation je ne serai pas allée de moi-même vers un western et je me suis régalée. 

D’autres « coups de cœur » à conseiller ?

Les coups de cœurs livresques sont trop nombreux alors je vous confie plutôt mon coup de cœur pour un nouveau défi, le challenge Globe-trotteurs que Norlane et Myrinna viennent de lifter et de remettre au goût du jour. C’est sans doute l’un des premiers challenges de lecture de Babelio et aussi l’un des plus contraignants à animer et les coordinatrices font un super boulot.

Merci pour vos réponses, Gwen21 !

A la rencontre des membres de Babelio (29)

Avec plus de 680 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. Et puisque Noël approche à grands pas, ce mois-ci les beaux-livres sont à l’honneur, à travers la bibliothèque très fournie de notre lectrice du mois. Si pour vous la forme et le fond vont de pair, si vous avez rêvé durant des heures en lisant des livres richement illustrés, ou si vous cherchez encore ce que vous allez offrir sous le sapin, voici une interview qui devrait vous plaire.

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Rencontre avec Alzie, inscrite depuis le 16 octobre 2013.

 

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ?

Une de mes sœurs m’a fait connaître le site il y a cinq ans au temps du Babelio old school et de son forum. Depuis j’y suis fidèle avec quelques éclipses de temps en temps. Babelio est un lieu de curiosités livresques multiples, les goûts et les couleurs les plus divers s’y mélangent, ce n’est pas si mal ; chacun y fait ses emplettes (listes) ou circule comme il veut, on s’y amuse aussi (je pense aux quiz)…

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Ma bibliothèque a évolué au fil du temps, au gré de mes nombreux déménagements. J’ai dû parfois me séparer de certains livres, j’en ai acquis de nouveaux avec toujours auprès de moi quelques compagnons essentiels (Marcel Proust, Stendhal, Milan Kundera). Pour ce qui touche à la littérature, sont majoritairement représentés les romanciers et nouvellistes français et européens, russes, nord-américains des XIXe, XXe et XXIe siècles, un peu les poètes. A côté de ces incontournables mes étagères accueillent aussi des essais, quelques textes philosophiques, des récits de voyages ou d’aventures, beaucoup de livres appartenant à tous les domaines de l’histoire de l’art et des arts déco (architecture, peinture, sculpture, dessin, design, etc.), des catalogues d’expositions, des monographies d’artistes. L’histoire du livre qui me passionne depuis longtemps, la reliure et l’histoire de l’estampe que j’ai étudiées sont en bonne place.

Grâce à Babelio les romans prenant l’œuvre d’art ou la création artistique pour sujet s’ajoutent maintenant au reste. Bandes dessinées, bouquins chinés ici et là sur des marchés aux livres, au marché Georges Brassens ou sur les quais à Paris, dictionnaires, atlas et encyclopédies diverses et bizarres, quelques collections ont aussi leurs coins dans cet ensemble en perpétuel remaniement.

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Vous semblez avoir une attirance particulière pour les beaux-livres et autres livres d’art, assez largement représentés dans votre bibliothèque. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Beaucoup de livres d’art, oui. Beaux-livres souvent. Je garde des souvenirs précis d’émois d’enfance pour des reproductions de gravures (Gustave Doré) ou de pages aquarellées dans des beaux-livres illustrés. L’association image/texte qui est le propre de la plupart des livres d’art m’est restée presque nécessaire. C’est une puissante source d’évasion, de rêverie, de réconfort, de beauté tout simplement. J’aime le tumulte de l’art.

Noël est un moment clé pour ce type de livres et les éditeurs d’art savent en tirer parti. Il faut juste choisir (Hazan, Taschen, Somogy, Diane de Selliers, Faton, Les Belles Lettres, Bnf, Gallimard, Rmn éditions, etc). Je n’avais pas su résister l’année dernière aux illustrations d’Alvim Corrêa pour la Guerre des mondes de H.G. Wells (Omnibus), cette année c’est le livre de Michel Pastoureau qui a mes faveurs : Le Loup : une histoire culturelle ! Approche historique et transversale très imagée d’une figure animalière qui me renvoie explicitement à des livres précocement aimés.

Les beaux-livres ont malheureusement la réputation d’être plus décoratifs qu’autre chose, finalement plus souvent déplacés de la table-basse à la bibliothèque que lus. Quel usage faites-vous de ce type d’ouvrages : vous les picorez, ou bien les dévorez du début à la fin ?

Quoi de plus mortel que ces visions de beaux-livres disposés sur un bout de canapé pour faire « joli » ! Je suis personnellement le genre de lectrice à ne jamais les laisser tranquilles. Dans un souci de conservation « l’armoire de grand-mère » a été la solution trouvée à leurs formats disparates et plutôt grands. J’aime m’immerger, depuis mes études, dans ce type de livres. Je les lis d’un bout à l’autre et de fond en comble pour ce qu’ils sont le plus souvent : des sources documentaires textuelles et iconographiques infinies (dans le cas par exemple des meilleurs catalogues d’expos).

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Comme tout m’intéresse dans les arts : les techniques autant que les débats qu’ils soulèvent, je suis une bonne cible pour les éditeurs de beaux-livres ! La lecture de ces livres est chronophage mais ne me déçoit que rarement. L’originalité et la nouveauté d’un sujet traité, le désir d’en approfondir un autre, le plaisir d’une recherche, la curiosité pour un artiste, un tableau, une visite d’expo etc., orientent mes choix. L’expérience me guide aussi : si la connaissance des auteurs est une aide, la lecture attentive des sommaires en est une autre. Bref si j’emprunte ou achète un livre d’art ou ce que l’on appelle un beau-livre c’est pour le lire, pas forcément immédiatement et, en supposant que je ne le fasse pas et que sa contemplation me suffise, je n’y vois aucun problème.

Etes-vous également amatrice de livres rares ?

Je ne recherche pas particulièrement les livres rares mais par goût des arts décoratifs j’acquiers quand je peux, pour le plaisir, un de ces petits cartonnages NRF (couverts de reliures souples aux décors exécutés par deux artistes actifs au XXe siècle, Paul Bonet et Mario Prassinos), produits par Gallimard, entre 1941 et 1967, reprenant de nombreux titres de leur catalogue de classiques de la littérature mondiale. Cette année, le même éditeur honore Guillaume Apollinaire et publie avec la Bnf, en coffret, un fac simile d’Alcools comportant les illustrations, très rares, de Louis Marcoussis pour cette œuvre. Le cadeau de Noël royal pour ceux qui aiment la poésie.

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Quel est le livre dont vous ne vous sépareriez pour rien au monde ?

La trilogie Nos ancêtres d’Italo Calvino (Le Vicomte pourfendu, Le Baron perché, Le Chevalier inexistant).

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Difficile de nommer ma première grande découverte littéraire. Je ne sais trop quoi répondre tant la formule prête à discussion. Je sais dater mon premier grand plaisir de lecture, c’est plus facile, avec les albums de Tintin. Les aventures du reporter à la houppette sont aussi parmi les premières à m’avoir rivée à des pages écrites et colorées. J’ai souvent pensé qu’Hergé m’avait enseigné la lecture : ce repli salutaire qui ouvre sur le monde. Je me suis retrouvée dans le livre de Michel Serres Hergé mon ami, un très beau livre.

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

Les Trois Bergers : du conte perdu au mythe retrouvé, pour une anthropologie de l’art rupestre sahariende Michel Barbaza. L’accès à un art que je méconnaissais et à une culture néolithique saharienne dont j’ignorais tout, reçu dans le cadre d’une opération Masse Critique en 2015.

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Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Je relis souvent Milan Kundera mais ces derniers temps c’est La Place de l’Etoile (Patrick Modiano) que j’ai relu plusieurs fois, je ne sais pas pourquoi, j’y cherche quelque chose. Mais quoi ?

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

Il y en a trop. Je voudrais lire plus certains auteurs sud-américains ou asiatiques. Pour la France, je crois être passée à côté de Gustave Flaubert à ma grande honte !

20181205_095323Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Noël approche. J’ai envie de parler d’un livre en rapport avec ce moment particulier de l’année où l’hiver arrive : Histoire de Tönle de Mario Rigoni Stern. Une histoire rude entre Tyrol et Dolomites, en rapport également avec une période funèbre de l’histoire commune européenne, la Première Guerre mondiale, dont on vient juste de  célébrer le centenaire de la fin. La vie de Tönle, passée aux confins de l’Italie du nord et de l’Empire austro-hongrois, a pour moi une forte résonance actuelle. A travers l’écriture splendide et poétique de Rigoni Stern, le berger transhumant Tönle, contrebandier, soldat, colporteur d’estampes et paysan, questionne le rapport aux frontières et la folie guerrière des hommes. Mieux que n’importe quel plaidoyer humaniste pour la paix. Lisez Tönle, c’est un récit montagnard chavirant, court et magnifique, une méditation profonde, qui mérite d’être beaucoup plus largement connue.

Tablette, liseuse ou papier ?

Je suis principalement « papier » pour son histoire, sa diversité, sa souplesse, sa légèreté de transport (édition de poche), son confort visuel dans mes lectures de longue haleine. Mais cela n’exclut pas que j’utilise une tablette pour d’autres types de lectures moins intensives. Je n’ai pas d’a priori négatif envers la liseuse électronique.

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

J’aime lire sur mon balcon lorsqu’il fait beau. Dans ma chambre en hiver.

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

Ovide : « Rien ne meurt, tout change. »

Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

Après le moment qu’Haruki Murakami vient de me faire passer en sa compagnie (Le Meurtre du Commandeur, livre I, Une Idée apparaît), la suite sans hésiter : Livre II, La Métaphore se déplace. C’est le livre que j’aimerais trouver au pied du sapin, entre autres.

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D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Une lecture étant chose éminemment subjective et personnelle, parler de « bonne critique » me semble périlleux. Je ne sais pas s’il y a des standards en cette matière. L’un des charmes de Babelio est de justement permettre l’expression de très nombreux points de vue de lecteurs. Certaines fines critiques passent inaperçues, d’autres ont beaucoup plus de visibilité. J’aime sentir un tempérament de lecteur dans une critique. Longue ou courte peu m’importe.

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ?

Une anecdote Babelio : l’année dernière je suis allée au pique-nique et j’ai attrapé un lumbago en restant trop longtemps assise par terre sur l’herbe. Merci aux organisateurs de prévoir des lieux avec des bancs pour les personnes âgées !

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Avez-vous une idée du ou des livres que vous allez offrir à Noël ? Et d’un livre que vous aimeriez trouver pour vous au pied du sapin ?

Au pied du sapin : outre le tome II du dernier Murakami, l’anthologie illustrée de poèmes Tout terriblement de Guillaume Apollinaire.

Merci à Alzie pour ses réponses !

A la rencontre des membres de Babelio (28)

Avec plus de 660 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. Ce mois-ci, nous avons contacté une Babelionaute amatrice de new romance pour découvrir plus en profondeur ses lectures et ce genre. Par ici pour une traversée sous le signe de l’amour, de l’érotisme et du couple.

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Rencontre avec FiftyShadesDarker, inscrite depuis le 12 novembre 2015.

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ?

Babelio est un site, un réseau social livresque que j’ai découvert quelque temps après avoir ouvert mon blog livresque fin 2014 et début 2015. En effet, j’en ai beaucoup entendu parler sur les réseaux sociaux et sur les autres plateformes livresques où j’étais déjà inscrite. J’en ai parlé avec quelques personnes, qui ne m’en ont dit que du bien.

Après de nombreuses recommandations, je me suis donc inscrite et rapidement, j’ai apprécié ce site, notamment pour les citations que l’on peut ajouter et retrouver facilement pour toutes nos anciennes lectures. J’ai trouvé cela juste génial et je m’en sers encore pour les cours aujourd’hui.

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Actuellement, il y a plus de huit cents romans qui sont de genres très différents. Mais il y a majoritairement de la new romance, de la romance ou encore de l’érotisme. Ce sont des genres que j’apprécie énormément notamment lorsque je veux des lectures sans prise de tête pendant les cours ou les révisions. Mais il y aussi beaucoup de bit-lit et de dark romance, deux genres que j’ai découverts récemment.

A côté de cela, j’ai aussi de la jeunesse, de la fantasy, du fantastique ou encore de la dystopie et des classiques. Ce sont des genres que je lis moins, mais que j’aime redécouvrir quand j’ai du temps devant moi.

Vous lisez beaucoup de new romance. Comment est né cet intérêt, et quels sont les livres incontournables dans ce genre selon vous ?

Depuis quelques années, la new romance est vraiment un genre que je lis super souvent. J’ai découvert ce genre avec la saga After d’Anna Todd lors de sa sortie en 2014. Et en ouvrant le blog cette année-là, j’en ai découvert de plus en plus et du coup, j’en ai énormément lu vu que j’avais eu de gros coups de cœur. Et je continue à en lire car je trouve ce genre très addictif par rapport à la romance plus classique.

Au niveau conseil, j’en aurais plein ! Mais je retiendrais les différents romans de Colleen Hoover, notamment Maybe Someday, Ugly Love et Confess. Ensuite, même si je ne pense pas l’apprécier pareil aujourd’hui, je dirais la saga After d’Anna Todd. Et enfin, je choisirais en dernier une saga dont j’ai longtemps entendu parler et que je suis en train de lire : la saga des Jeux de Jennifer L. Armentrout. Actuellement, j’en suis au troisième tome et j’ai vraiment eu deux coups de cœur pour les deux premiers tomes.

Quelle est la particularité de la new romance, par rapport à des romances plus classiques, ou même à la littérature érotique ?

C’est une question très compliquée, surtout que les avis divergent sur la question ! Pour moi, une romance est simplement un roman qui raconte une histoire d’amour entre les deux personnages principaux. Et la new romance est plus une histoire qui raconte le passage à l’âge adulte avec tout ce que cela entraîne : la découverte de la sexualité, les choix qui s’imposent ou encore les sacrifices, sur fond d’histoire d’amour. A l’heure actuelle, j’aime bien lire les deux genres. Mais quand j’étais plus jeune, je préférais la new romance, car j’arrivais mieux à m’identifier. Aujourd’hui, j’ai grandi et j’adore ces deux genres que j’alterne volontiers dans mes choix de lecture.

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Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Encore une question pas facile. Mais je choisirais ici le roman qui m’a permis de découvrir la lecture, mais surtout qui m’a donné envie de lire d’autres choses. Et ce roman, c’est Fascination de Stephenie Meyer, le premier tome de la saga Twilight, que j’ai découvert alors que j’étais en quatrième au collège. Ce n’était pas vraiment de la romance pure, mais il y en avait dedans et je dois dire que cela m’a donné envie d’en découvrir d’autres, d’abord avec des romans pour ados, puis, quand j’ai grandi, avec des romans plus adultes. Cela reste un des romans qui a marqué ma vie de lectrice, car sans lui, je n’aurais sans doute pas découvert tous les romans que j’ai lus après.

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

les-heritiers-tome-1-la-princesse-de-papier-1023709-264-432Alors j’en choisis deux dans deux genres différents que j’ai découvert grâce aux Masses Critiques organisées par Babelio. Tout d’abord, il y a eu Les Héritiers, tome 1 : La Princesse de papier d’Erin Watt, qui a été un coup de cœur et qui m’a permis de découvrir une saga hors du commun que j’ai adoré suivre de tome en tome. Et c’est une new romance en plus ! Autant dire que ce genre me poursuit !

 

 

CVT_Interfeel_6118Mais il y a aussi Interfeel d’Antonin Atger, qui est un roman jeunesse plein de réflexions autour notamment de la place des réseaux sociaux dans notre vie actuellement. C’est une lecture que je recommande souvent à mon entourage et qui plaît énormément. Je suis ravie que Babelio me l’ait proposée.

 

 

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Alors là, je pense directement à Cinquante nuances plus sombres de E.L. James que j’ai lu au moins une centaine de fois depuis que je l’ai découvert. C’est mon préféré de la saga Cinquante nuances, mais surtout, c’est un roman que je trouve intéressant et il participe à mon appréciation de la romance érotique aujourd’hui. Mais, je dois dire que, dernièrement, il a laissé sa place à Darker de la même auteure, et qui reprend la même histoire que l’autre mais du point de vue de Christian Grey. Ce dernier, je l’ai même en audio livre sur mon portable, même si je n’ai pas encore fini mon écoute !

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

Au départ, je dirais la saga des Jeux de Jennifer L. Armentrout. J’en entendais parler, mais je ne m’étais jamais lancée dedans, vu que j’étais en train de lire la saga Lux de la même auteure. Mais je l’ai commencée à l’été 2018 et elle est toujours en cours dans mes lectures. Et je ne peux que la recommander tellement elle est géniale ! Deux tomes de lus, deux coups de cœur.

Aujourd’hui, je dirais donc que j’ai honte de ne pas avoir lu Je te hais… passionnément de Sara Wolf. J’en entends beaucoup parler sur la blogosphère, mais je ne me suis pas encore lancée… Honte à moi ! J’espère y remédier en 2019.

Pam Godwin

Pam Godwin

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Je lis souvent des romans que l’on voit partout sur les réseaux sociaux, sur les blogs ou sur les réseaux livresques. Mais il y en a un qui avait marqué mon été 2018 et que je n’ai vu quasiment nulle part. Il s’agit de Notes noires de Pam Godwin, qui est une romance érotique que je ne recommanderais pas aux plus jeunes, mais plutôt à un public averti. Cette lecture m’a vraiment bouleversée autant par son histoire que ses personnages attachants. J’ai énormément aimé découvrir la relation entre les deux personnages principaux, mais j’ai encore plus apprécié les thématiques reprises par cette histoire, qui tourne autour des études et de la musique. Bref, Notes noires est un coup de cœur que je recommande !

Tablette, liseuse ou papier ?

Papier à 100 % ! En fait, j’ai du mal à lire sur liseuse – je n’en ai pas – et sur tablette. Je préfère donc les romans papier et cela pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’adore le principe d’avoir dans ma bibliothèque toutes mes lectures réunies. La mienne comporte actuellement plus de 800 bouquins. Ensuite, c’est toujours un plaisir d’aller en libraire pour acheter ces romans et je le fais au moins une fois par semaine, car cela me fait beaucoup de bien. Enfin, j’adore lire des livres papier, les sentir et pouvoir les ouvrir facilement. Bref, je suis pour le papier et cela pour bien longtemps.

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Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Question difficile, car je lis vraiment partout : dans les transports en commun, dans les amphis, dans les couloirs, dans mon salon, au bord de la piscine, dans ma chambre… Mais j’ai clairement une préférence pour mon lit quand il fait froid, notamment en hiver et j’aime plutôt être à l’extérieur et à l’ombre l’été, ou au bord de la piscine quand je suis en vacances. Mais après, c’est vrai que je peux lire n’importe où. Qu’il y ait du bruit ou non, quand je suis plongée dans ma lecture plus rien ne me perturbe.

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

Je relève souvent des citations dans mes lectures, que je mets d’ailleurs sur Babelio, car j’adore cela : j’en fais des articles…

Mais ici, je citerai une citation de Royal Saga, tome 2 : Captive-moi de Geneva Lee : « L’amour ne triomphe pas de toutes les difficultés, mais de moi, si. » J’avais beaucoup aimé cette citation, qui se trouve d’ailleurs sur mon blog. Je ne saurais dire pourquoi, mais voilà c’est celle-là et je trouve qu’elle représente bien ma vision de l’amour et j’aime retrouver cet esprit dans mes romances encore à l’heure actuelle, alors que cela fait des mois que j’ai lu cela.

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Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

Au moment où j’écris cette interview, je sais que je vais lire The Covenant, tome 3 : Eveil de Jennifer L. Armentrout. Et je l’ai choisi, car c’est celui qui me tentait le plus : j’avais hâte de le découvrir après avoir lu les deux premiers tomes à leur sortie il y a quelques mois.

En fait, je choisis toujours mes lectures par rapport aux romans qui me tentent le plus dans ma PAL. Parfois, cela n’est pas facile, alors je fais un peu au pif. Et encore heureusement, ma PAL n’est pas énorme, sinon je ne sais pas comment je ferais.

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

C’est une question très complexe ! Je recherche, dans les critiques que je lis, à savoir si je vais apprécier un roman quand je ne l’ai pas lu. Ainsi, cela me permet de choisir certains de mes futurs achats quand plusieurs critiques semblent dire la même chose et que l’histoire semble me plaire.

Et quand j’ai déjà lu un roman, j’aime bien savoir ce qu’une personne en a pensé en positif ou en négatif pour pouvoir en parler avec lui/elle. Cela permet d’avoir une base pour débattre du roman et pour comprendre les avis de tout le monde.

Mais je trouve qu’il n’y a pas de bonne ou mauvaise critique, chacun recherche des choses différentes et donc chacun doit les écrire comme il le souhaite.

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ?

Je dois dire que je n’en ai pas vraiment… Mais à chaque fois que je vais lire des articles ou bien des avis sur ce site, ma wish-list augmente et je ne suis jamais déçue de ces lectures. Du coup, je le recommande vraiment à tous ceux qui veulent faire des découvertes originales quel que soit votre genre de lecture !

Et comme je l’ai dit au-dessus, ce sont les lectures que je découvre pendant les Masses Critiques qui sont souvent d’excellentes lectures et qui me permettent de découvrir de nouveaux genres, de nouvelles maisons d’édition, de nouveaux auteurs. Et pour cela, je ne remercierai jamais assez Babelio et son équipe de faire vivre cela à leurs lecteurs.

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Pouvez-vous nous parler un peu de votre blog ?

Comme je l’ai dit un peu plus haut, j’ai créé mon blog Fifty Shades Darker en 2014 sur Skyrock pour passer sur Blogger en 2015 ; Depuis, j’écris régulièrement des chroniques sur toutes mes lectures, surtout sur des romances pendant l’année scolaire et sur de nombreux genres différents l’été. En plus, j’écris des articles divers autour de la lecture, mais pas que, il y en a sur ma vie, mes études, le sport… Bref, j’essaye de varier !

Ce blog, c’est mon bébé. Je l’ai créé pour ceux qui me lisent, mais surtout pour moi, pour me détendre. Car oui, je prends du plaisir à le mettre à jour et à écrire dessus. Et ce même si mon but au départ était de partager avec un maximum de personnes, de faire des rencontres, de me détendre notamment.

Ce qu’il faut savoir c’est que mon blog est juste mon petit univers et qu’il me représente.

Merci à FiftyShadesDarker pour ses réponses !

A la rencontre des membres de Babelio (27)

Avec plus de 650 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. En ce Mois de l’imaginaire, nous avons le plaisir de vous faire rencontrer un lecteur passionné de science-fiction, fantasy, fantastique, et toutes leurs déclinaisons.

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Rencontre avec fnitter, inscrit depuis le 31 janvier 2012.

Comment êtes-vous arrivé sur Babelio ?

Je cherchais des livres à lire sur un grand site marchand et j’étais fasciné par les critiques écrites par finitysend, un modèle d’érudition en SF. Je m’étais dit à l’époque : Et pourquoi pas, donner envie moi aussi, à d’autres lecteurs ? Et me voilà embarqué dans la critique à tout va. Mais le côté mercantile et surtout la tendance de certains à descendre des critiques, juste pour monter en réaction dans le classement, ou peut-être même pour le plaisir, m’agaçait prodigieusement. C’est en cherchant sur Internet un site qui n’avait pas ces inconvénients que je suis tombé sur Babelio. J’ai tout de suite été séduit. Facile d’utilisation, convivial et si quelqu’un n’aimait pas mes critiques, il pouvait le dire, mais il fallait argumenter. Je n’en suis plus jamais reparti. (Et j’y ai même amené finitysend.)

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Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Essentiellement de la science-fiction de tous les genres et sous-genres possibles et imaginables du plus bourrin au plus poétique. Je n’ai lu que cela pendant des années. Et doucettement, je me suis rendu compte que la fantasy pouvait m’apporter aussi ce que je recherchais tant dans la SF et des ouvrages de cet autre genre sont venus grossir les rangs. Je suis un fan inconditionnel et presque absolu de la littérature de l’imaginaire. Presque, parce qu’on peut depuis quelques années maintenant, retrouver  dans ma bibliothèque de l’aventure maritime ou historique. Je vous passe toutes les BD d’enfance que je relis encore et toujours.

Vous lisez beaucoup de littératures de l’imaginaire et participez activement au Groupe dédié sur Babelio. Comment est né cet intérêt, et qu’aimez-vous particulièrement dans ces genres ?

fondationPar hasard. J’avais 13 ans. Je ne lisais pas (ou plus), en dehors des romans scolaires imposés bien rébarbatifs – j’ai développé depuis une sorte d’allergie à la littérature blanche. Un catalogue France Loisirs plus tard (imposé par mes parents ? Étais-je volontaire ?) je découvrais Fondation d’Isaac Asimov. Une révélation. Je n’ai plus jamais quitté la SF.

La réponse à la seconde question tient en un seul mot : Évasion…

Mais argumentons un peu : Quel « genre » permet de lire un jour, un roman d’espionnage, une autre un roman de guerre, un polar, un roman d’amour, un essai philosophique (ou presque) tout en conservant une part de merveilleux et surtout cette capacité à surprendre ? À rêver ? À frissonner ? À s’évader ? Mais aussi à s’instruire ? La SFFF (Science-Fiction, Fantasy, Fantastique, pour les intimes). Pour moi, la littérature de l’imaginaire reste la meilleure littérature de loisirs et n’est pas (ou plus ? ) un refuge pour ado un peu geek.

Je critique pour les convaincus, mes billets sur Babelio permettent de les orienter vers un titre précis. Mais ma plus grande joie, c’est de convertir (bon allez, disons « décider », « amadouer ») un « allergique » au genre. Et quand un Babelionaute me dit que grâce à ma critique, il s’est laissé tenter par un livre de SFFF et qu’il a adoré, ça me transporte et me convainc de continuer. (Bon ça flatte aussi sauvagement mon ego et c’est toujours bon à prendre.)

Quels sont les livres de l’imaginaire qui vous semblent incontournables, et pourquoi ceux-ci ?

Il y en a tellement. (Et j’ai fait des listes d’ailleurs sur ce thème.)

Raison pour laquelle je vais me contenter de deux :

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En SF : Dune de Frank Herbert (et s’il doit y avoir une couverture d’illustration, je veux celle de l’édition Pocket de 1987).  Je devais donc avoir 16 ans si je calcule bien. Et si j’ai adoré mes premiers livres de SF, Dune est probablement la première et l’une de mes plus grandes claques littéraires. Un livre-univers, un space opera (et un planet opera), un roman d’aventure, de guerre, d’amour, politique, religieux. Ce livre mérite tous les superlatifs  laudatifs que je pourrais lui trouver. La quintessence de la SF. (Tiens, il faudra que j’en réécrive la critique sur Babelio un de ces quatre.)

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Et s’il y a UN titre qui peut concurrencer Dune en matière de giroflée à cinq pétales, on va faire dans l’éclectisme et choisir de la fantasy, française de surcroît (puisqu’il faut bien l’avouer j’ai une petite prédilection pour la littéraire américaine et anglo-saxonne), c’est La Horde du Contrevent d’Alain Damasio. Une œuvre qu’on adore ou qu’on déteste, (il n’y a souvent pas de juste milieu) et qui m’a laissé sur le carreau. Une œuvre forte, poignante, prenante, on ne ressort pas indemne de cette histoire. Mais au contraire de Dune que j’ai lu de multiples fois, je n’ai jamais osé relire celle-ci.

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Ça peut paraître bête après tout ce que je viens d’écrire mais ma première grande découverte littéraire c’est : Le Petit Prince de Saint-Exupéry. Un classique parmi les classiques. On est d’accord. Mais mais mais… Ne serait-ce pas de la littérature de l’imaginaire ?

On peut le qualifier de livre pour enfant ou de littérature jeunesse, de conte philosophique, de livre fantastique (mais pas de SF, certes). On peut le lire avec plusieurs niveaux de compréhension mais avec une constante, le rêve, l’évasion et le merveilleux. Lu enfant, lu adolescent, lu adulte. C’est l’un des livres qui m’a le plus marqué, ne serait-ce que parce que c’est l’un des plus anciens dont je me souviens. (Je vous passe les Oui-oui et le Club des cinq.) Raison pour laquelle peut-être, je ne l’ai jamais critiqué ou cherché à argumenter dessus.

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

Franchement ? Aucune espèce d’idée. Aussi vais-je vous faire découvrir mon dernier coup de cœur associé à Babelio puisque c’est un livre que j’ai pu obtenir grâce à l’opération Masse Critique (et que je n’aurais probablement jamais acheté d’initiative) : Le Peuple de la brume de José Eduardo Agualusa. Un magnifique voyage au pays des rêves, à mille lieux des récits post-apocalyptiques pleins de fatalisme, de violence, de haine et de triste réalité (que j’affectionne par ailleurs), un voyage initiatique résolument optimiste et léger qu’on lit la tête dans les nuages et des étoiles plein les yeux.

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David Weber © DR

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Et là, après l’envolée lyrique de la question précédente, on redescend sur Terre, mais on se ré-envole dans l’espace. Mission basilic de David Weber. Même, en fait,  probablement  les 11 premiers tomes de la série qui doit compter plus d’une vingtaine de titres (en comptant les spin off). LE livre qui m’a fait prendre conscience que la science-fiction militaire, dont je suis si friand, était un genre à part entière et qui m’a fait découvrir, grâce aux recherches avec ces mots-clés, l’univers bien plus trash de Warhammer 40.000 et Fantômes de Gaunt de Dan Abnett.

Pour les néophytes, la SF militaire c’est la science-fiction qui met en scène, la plupart du temps, des militaires, avec comme corollaire le plus fréquent : la guerre. Les titres les plus emblématiques de cette sous-catégorie : Étoiles, garde à vous de Heinlein, La Stratégie Ender de Card, La Guerre éternelle de Haldeman.

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

Aucun. Si j’ai envie de livre un livre, je le lis et sinon, je n’ai aucune espèce de remord à laisser de côté un livre qui ne m’intéresse pas. Honte d’avoir lu certains livres ? Oui très probablement (et même sûrement), mais je ne donnerai aucun titre. Mais le contraire ? Non. Je dois avoir 1 500 titres dans ma PAL (dont la plupart restent à acquérir d’ailleurs). J’ai de quoi satisfaire ma soif de lire pour plusieurs vies, vu que cette PAL ne cesse de grossir.

Bon, pour essayer de répondre à la question, tout en collant à l’actualité , je dirais : La Servante écarlate de Margaret Atwood, plusieurs fois en tête de PAL, mais que je repousse à chaque fois pour un titre plus léger.

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Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Tiens, changeons totalement de registre (et après tout, j’ai dit tout en haut que je m’ouvrais au roman d’aventure historique). Seulement 41 petits lecteurs sur Babelio : L’Aigle de Sharpe de Bernard Cornwell.  Un époustouflant roman d’aventure guerrière sur fond historique durant les guerres napoléoniennes en Espagne. Un régal totalement addictif.

Tablette, liseuse ou papier ?

Tablette, non. Je n’en ai même pas. Longtemps papier (avant l’invention des liseuses), longtemps réfractaire à la liseuse, avec les mêmes arguments que tout le monde (l’odeur du papier, la page qu’on tourne, l’objet sacré, etc.). Et puis j’ai découvert… la liseuse. C’est quand même vachement pratique ce truc. Ça s’emmène partout, ça tient dans la poche. Et quand on est à l’extérieur, qu’on a presque fini son bon gros pavé et qu’on doit en attaquer un autre ? Deux kilos de paperasses dans le bahut ou un peu d’électronique ? Et au final, au risque de m’aliéner les puristes adeptes de la secte du papier, dans un bouquin, c’est l’histoire qui compte.

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Là où je me trouve. J’emmène toujours un livre avec moi. Mais l’endroit où je lis le plus souvent reste quand même mon canapé. MA place sur la canapé. Celle avec le trou pile poil à la taille de mes fesses. Normal ce sont elles qui l’ont fait, ce trou. Un peu de musique et le tour est joué.

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George R.R. Martin © DR

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

Et bien je vous avoue que non, rien de spirituel ou de marquant qui ne me vienne spontanément à l’esprit. Donc pour tricher un peu je suis allé sur les citations que j’avais postées sur Babelio et je suis tombé sur une citation plutôt très à propos :

« L’esprit a autant besoin de livres qu’une épée de pierre à aiguiser pour conserver son tranchant. » (George R.R. Martin, Le Trône de fer).

Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

J’ai toujours une bonne dizaine de titres en réserve, plus ou moins classés, qui varient souvent en raison de mes derniers achats coup de cœur. Mais sauf à vouloir absolument lire le dernier David Weber sorti, L’Ombre de la victoire (très décevant d’ailleurs), c’est plutôt : « Chérie, donne-moi un chiffre entre 1 et 5. »

Bon, pour ce mois-ci, j’ai un impératif (très agréable d’ailleurs) : Le Trésor des Américains de Fabien Clauw, une histoire d’aventure maritime à la fin du XVIIIe, côté français (pour une fois), mon dernier livre gagné, grâce encore à la Masse Critique.

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Fabien Clauw © DR

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Même s’il m’arrive d’en lire et de les apprécier, je n’aime pas les critiques trop longues. Souvent trop descriptives. (Je fais exception de quelques Babelionautes qui se reconnaîtront sûrement s’ils lisent cette interview.) 30 lignes c’est un maximum, mais j’avoue qu’il m’est arrivé de dépasser. Je n’aime pas non plus les « critiques » qui tiennent en 20 mots (en est-ce d’ailleurs?). Un résumé n’est pas nécessaire non plus. Une phrase d’accroche, un petit aperçu du pitch du livre, un ou deux, j’ai aimé parce que, ou j’ai détesté parce que. Une ch’tite conclusion et le tour est joué. Comment ça, c’est ce que je fais ?

Blague à part : une bonne critique c’est celle qui donne envie de lire le livre ou qui explique pourquoi on n’a pas aimé, sans forcément donner d’avis péremptoire (bien que cela me soit déjà arrivé). Point.

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ?

On écrit des billets ici, pour orienter un lecteur potentiel, mais aussi, on ne va pas jouer les faux-culs, pour être lu et reconnu. (Sinon on se désinscrirait tous des insignes Babelio.) Et quand il m’arrive IRL de discuter SFFF, je demande toujours à la personne si elle connaît et/ou si elle est inscrite sur Babelio. Et là Paf ! Fnitter, c’est moi. C’est toujours gratifiant de se voir reconnu en dehors des amis « réseaux sociaux ».

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Du 31 octobre au 5 novembre se tiendra à Nantes l’édition 2018 des Utopiales : y êtes-vous déjà allé ? Est-ce que vous êtes attaché à certains festivals/salons littéraires, liés à l’imaginaire ou non ?

Non, parce que c’est très très loin à la nage. Mais sinon j’avoue n’avoir jamais fréquenté un festival ou salon littéraire. Plus jeune je trouvais mon inspiration dans une grande librairie de livres d’occasion que tout Parisien lecteur de ma génération a connu ou dans Le Science-fictionnaire de Stanislas Barets. Maintenant, mon inspiration, c’est tout bêtement Internet. Babelio bien sûr, mais aussi nooSFere.

Merci à fnitter pour ses réponses !

A la rencontre des membres de Babelio (26)

Avec près de 650 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. Et en cette fin septembre 2018, c’est l’Amérique qui agite les accrocs de littérature, notamment avec le Festival America qui se tenait à Vincennes du 20 au 23 septembre. Nous avons cette fois choisi de donner la parole à l’un de ses nombreux voyageurs immobiles, qui n’ont pas l’occasion d’explorer le monde autant qu’ils le voudraient, et qui s’évadent à l’année en lisant.

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Rencontre avec joedi, inscrite depuis le 31 octobre 2010.

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ?

Je suis membre d’un groupe de lectrices, Les Saveurs littéraires, créé à l’initiative de la bibliothèque où je réside. C’est lors d’une de ces réunions mensuelles que la bibliothécaire principale m’a parlé de Babelio. J’ai consulté le site et, le 31 octobre 2010 je faisais partie de la grande famille des Babelionautes.

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Des romans de tous les horizons, romans historiques, aventures, biographies, policiers, thrillers…

Vous lisez beaucoup de littérature américaine et participez au Groupe dédié sur Babelio. Comment est venue cette passion ? Qu’aimez-vous particulièrement chez les auteurs américains ?

C’est ce questionnaire qui m’a fait réaliser le nombre de romans américains et canadiens déjà lus. Peut-être est-ce la série des romans de Flicka de l’auteure Mary O’Hara qui m’a orientée vers la littérature américaine. A l’époque j’étais à l’école primaire et déjà, je lisais tous les soirs au lit.

L’Amérique, multiculturelle, avec de grandes villes telles New York et de grands espaces où règne encore une nature sauvage, l’Alaska, le Canada, pays voisin, est une manne inépuisable de lectures très diversifiées.

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William T. Vollmann

Quels sont les auteurs américains que vous recommandez particulièrement, et pourquoi ceux-ci ?

William T. Vollmann, trop méconnu, dont j’avais emprunté, à la bibliothèque, Fukushima : dans la zone interdite : Voyage à travers l’enfer et les hautes eaux dans le Japon de l’après-séisme. 86 pages d’une écriture fluide et qui ne manque pas de poésie, un talent certain, une documentation précise, un style que j’ai beaucoup apprécié ; ensuite du même auteur Les Fusils, Le Grand Partout

Underground Railroad de Colson Whitehead, à lire absolument de même que Dans la forêt de Jean Hegland, Les Saisons de la nuit de Colum McCann, la série des Craig Johnson, les romans de Louise Erdrich, auteure qui m’a beaucoup appris sur les Amérindiens ; évidemment John Steinbeck et aussi Richard Powers, Le temps où nous chantions suivi de Orfeo. Du côté Canadien je citerais Il pleuvait des oiseaux de Jocelyne Saucier. J’arrête ici car je me rends compte que je m’emballe !

Dans un avenir proche, je lirai 4321 de Paul Auster dont j’avoue n’avoir lu qu’un livre.

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Avec humour je répondrai : Les Malheurs de Sophie de la Comtesse de Ségur, Tartarin de Tarascon d’Alphonse Daudet, Mon amie Flicka déjà citée, en fait tous les romans qui m’ont donné l’amour de la lecture dès mon plus jeune âge.

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Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

Les Fusils de William T. Vollmann et la trilogie Entre ciel et terre de Jon Kalman Stefansson pour ne citer que ceux-là.

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Les Fleurs du Mal de Charles Baudelaire qui se trouve même dans ma liseuse.

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

Aucune honte, je n’ai pas fini de lire, les classiques survivront au temps.

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Stand de Shakespeare & Co lors du Festival America 2018

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Voyages de Hans Christian Andersen, le récit de ses nombreux voyages qui lui fournissaient l’inspiration de ses merveilleux contes.

Tablette, liseuse ou papier ?

Papier le plus souvent mais aussi liseuse, tablette à l’occasion et même une fois smartphone. La liseuse est très pratique pour les voyages et les salles d’attente.

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Au  lit : je dors peu et comme j’adore lire cela s’impose.

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

Pas vraiment.

51Z5EHDeiALQuelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

Probablement Eugenia de Lionel Duroy, cette histoire m’intéresse ; à une époque, j’ai vécu six mois en Roumanie.

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Une critique succincte dans laquelle les lieux, personnages principaux sont évoqués sans dévoiler l’intrigue.

 

Merci à joedi pour ses réponses !

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A la rencontre des membres de Babelio (25)

Avec plus de 600 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. Et en ce mois de mai 2018, le voyage est à l’honneur sur Babelio, à l’occasion du festival Etonnants Voyageurs qui se tiendra à Saint-Malo du 19 au 21 mai. Nous avons cette fois choisi de donner la parole à l’un de ses nombreux voyageurs immobiles, qui n’ont pas l’occasion d’explorer le monde autant qu’ils le voudraient, et qui s’évadent à l’année en lisant.

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Rencontre avec le_Bison, inscrit depuis le 27 janvier 2012.

Comment êtes-vous arrivé sur Babelio ?

Si je dis « je ne sais plus »… c’est que j’ai l’impression de l’avoir toujours connu. Non, je crois que si je rassemble mes souvenirs, j’ai dû lire sur un blog que l’on pouvait avoir des livres gratuits, j’ai compris qu’il s’agissait des opérations Masse Critique. Non, l’intérêt principal fut d’avoir facilement une bibliothèque en ligne, consultable n’importe où, du moment que le réseau fonctionne… Et se prendre par la suite au jeu de lire les critiques des autres, d’ajouter des livres à son pense-bête, des critiques et des tas de citations pour guider ou faire réagir le lecteur ou la lectrice…

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Il doit y avoir un peu de tout… Mais en règle générale, essentiellement de la littérature moderne. Peu de classiques, cependant… j’ai du mal à me passionner pour les vieux écrits bien que je ne leur porte aucun préjugé. Mais je suis dans le contemporain. Beaucoup de littérature japonaise, américaine et sud-américaine. Un peu de polar, de temps en temps. Seuls absents, les essais et la science-fiction dont je suis totalement ignare – malheureusement – dans ce domaine.  Autre oublié, les romans historiques. Mais de toujours, j’ai préféré la géographie à l’histoire, alors cela se ressent forcément dans mes lectures.

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Vous lisez beaucoup de récits de voyage et de littérature du monde. Comment y êtes-vous venu ? Qu’aimez-vous particulièrement dans ces genres ?

Pour moi, la littérature est synonyme de voyage. Je lis pour voyager. Et plus je lis, plus je voyage. C’est moins cher qu’un billet d’avion, même si le dépaysement est un peu moindre. C’est surtout cela que je recherche, m’imaginer dans un autre monde, une lointaine contrée, seul ou accompagné, avec un verre de la boisson du cru. Lire c’est voir le monde, et ainsi découvrir des gens, des cultures, des paysages. Lire, c’est partir en vacances juste en tournant des pages.

Si tu me parles de récits de voyage, je te refais aussitôt la route de la soie avec la longue marche de Bernard Ollivier. Sa trilogie représente tout ce que j’aimerais être. Quelqu’un qui voyage et qui part à la rencontre des autres. Je sais que cela ne sera jamais le cas. Alors, je garde en mémoire ses rencontres.

Quelle contrée littéraire n’avez-vous pas explorée jusque-là ? Un pays, une région du monde, une culture que vous aimeriez découvrir à travers l’écrit ?

camaraJe crois que je ne suis jamais allé au Luxembourg. Mais d’ailleurs, est-ce qu’il a des auteurs luxembourgeois qui conjuguent autant avec les livres de comptes qu’avec les livres de littérature ? J’aime beaucoup l’Afrique. Énormément, même. Mais je ne connais pas trop ses auteurs, ses contes, ses récits qui doivent mêler musique et sueur, sourire et noirceur. L’Afrique noire, je dois m’y pencher plus, et Babelio aura certainement des choix littéraires à me proposer. J’ai en souvenir un fabuleux roman de l’Ivoirien Camara Nangala, Le Printemps de la liberté. Voilà exactement ce que je peux chercher dans la littérature africaine, avec aussi la truculence et le soleil d’un Alain Mabanckou.


Que lisez-vous, quand vous voyagez ?

Je voyage tous les jours sur la ligne 13. A travers les livres, les odeurs de transpiration, les aérations des quais de métro parfumés à l’urine. C’est tout un monde souterrain qui s’ouvre lorsque je sors mon livre, et là mon esprit s’envole de la rame de métro. Je m’évade de ces vapeurs pour découvrir de nouveaux parfums, d’aventure, d’amour et de passion, ou de frisson.

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Le Bison et PaulJ ‘étais sur un quai de bateau, faire mon quart, minuit-4h, heures solitaires dans ma guérite, un pompon rouge sur la tête, je faisais mon service militaire et lorsque je descendais du bateau pour prendre mon service le long du quai, j’avais emporté dans ma poche mon premier Actes Sud Babel. Un livre que j’avais choisi presqu’au hasard la veille. Et là, ce fut le choc. C’est à partir de ce roman que je suis devenu un véritable lecteur, qui maintenant ne sort jamais sans son livre. Ce fut aussi le début d’une immense passion pour cet auteur, et pour la littérature américaine. Depuis, j’ai dû tout lire ou presque. Je l’ai relu. J’en relirai d’autres aussi. Mais sans ce roman, sans cet auteur, il n’y aurait probablement jamais eu de bison ici. Certains diront, dommage, l’on aurait pu s’en passer…

Voilà, c’était ma grande découverte. Paul Auster, la Trilogie new-yorkaise.

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

Avec le temps, difficile de dire si j’ai découvert un auteur par hasard ou par Babelio. Quoique, c’est au final un peu pareil, juste le destin d’une rencontre entre un auteur et un lecteur. Peu importe les intermédiaires. En y réfléchissant, je me souviens de quelques sublimes Masse Critique reçues. Et parmi celles-ci, il y a eu Tous les diamants du ciel de Claro. Depuis, je suis à la recherche de tout, ses romans et ses traductions aussi qui tournent souvent autour de la littérature américaine déjantée que j’apprécie éternellement. Comme quoi les diamants sont éternels. Tiens, « Lucy in th sky » passe à la radio…

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

J’ai tellement de livres en attente que j’ai arrêté de relire les anciens, même si je me les garde pour les vieux jours. Cependant, je ne vais pas t’en citer un mais trois. Trois, parce que de mémoire, je les ai lus chacun trois fois.

On peut donc dire que ces trois livres-là ont une histoire particulière avec le bison-lecteur. Et une saveur de nostalgie, de mélancolie et de bonheur quand je me les remémore en tête.

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

Il y en a un auquel j’ai toujours eu peur de m’atteler. Cette peur de la déception. J’ai toujours pensé que ce roman devait faire partie de moi, mais j’ai toujours cette crainte de ne pas l’apprécier à sa juste valeur. Peut-être qu’un jour, j’oserai franchir ce pas, en ouvrant ce livre. Peut-être qu’un jour, je me dirai que j’ai été trop con d’avoir tant attendu avant d’oser plonger dans ce chef-d’œuvre. Peut-être… mais en attendant, aujourd’hui, celui que j’ai honte d’avouer de n’avoir pas lu, c’est Sur la route de Jack Kerouac.

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Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

A partir de combien de lecteurs, peut-on qualifier la perle de méconnue ? Et comme je ne suis pas avare en découvertes, je vais mettre à l’honneur deux romans dans mes domaines de prédilections, la littérature américaine et la littérature japonaise.

William T. Vollmann, La Famille royale, 125 lecteurs sur Babelio, mais seulement 3 critiques, dont la plus célèbre, celle d’un tout jeune bison à l’époque. L’histoire d’un privé neurasthénique à la recherche de la glorieuse « reine des putes ». Plus qu’une histoire policière, c’est une descente dans les rues de San Francisco, au plus profond du cœur de ville, de ses taudis et de ses caniveaux. On ne peut pas tomber plus bas… Mais quelle plume ! La nouvelle bible de San Francisco. Indispensable !

Ayako Miura, Au col du mont Shiokari, 51 lecteurs sur Babelio.  Seul roman de l’auteure japonaise traduit. Sans trop en dire, il est question de spiritualité et de foi chrétienne sur les terres nippones. Un roman qui amène des réflexions sur sa propre foi et sur la spiritualité en général. L’abandon de soi, avec un livre et un verre, il ne devrait y avoir que ça pour définir l’âme humaine.

Tablette, liseuse ou papier ?

J’ai essayé de lire sur une tablette, deux ou trois romans, mais j’ai eu quand même du mal pour m’accrocher à l’histoire. J’ai besoin de tourner les pages. J’ai besoin de sentir le papier, de respirer l’encre ou l’odeur de cigarette de ces vieux livres jaunis que l’on trouve parfois chez les bouquinistes. Et j’aime tant me balader au milieu des étals de livres, ce que le format dématérialisé ne peut me proposer.

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

L’été, deux arbres, un hamac. Une petite brise pour me bercer, quelques bruits d’oiseaux – chut, ils sont quand même dérangeants ces oiseaux –, une bière à mes pieds, et un livre. Je me balance, tourne les pages. C’est un peu le paradis. Mais attention à l’endormissement. Pas grave, je lirai mieux cette nuit.

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

Ma préférée, que je conserve au fond de moi comme un fétichiste garde les petites culottes de ses « victimes », est signée Charles Bukowski :

« Qu’il me pique ma femme si ça lui chante, mais pas touche à mon whisky ! »

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Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

J’ai toujours trois ou quatre choix qui me viennent spontanément à l’esprit. Le choix définitif se fera au dernier moment. Mais, pour raison professionnelle, je vais pas mal prendre le train ce mois-ci, cela me semble le moment idéal d’attaquer le pavé de 1016 pages du dernier Paul Auster, 4 3 2 1.

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Je n’aime pas les critiques un peu trop classiques ou scolaires. Je n’ai même pas envie de lire les résumés. Ce que je cherche avant tout dans une critique, c’est l’âme de celui qui a écrit cette critique – d’ailleurs, je parle plus volontiers de chroniques parce que peu importe si le membre de Babelio critique ou pas le roman j’ai envie juste qu’il y mette sa sueur, son sang, son sperme pourquoi pas. Qu’il me fasse vivre à travers son petit billet. Et si je vis, j’ai envie de découvrir le roman en question.

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ?

les hommesMa plus grande fierté peut-être depuis que je suis membre. Un jour, dans une petite boutique d’occasion, je tombe sur un livre, auteur pas connu, un titre bien étrange et je me dis « pourquoi pas ». Et là, ce fut un moment sublime, magique, une plume d’un onirisme rêveur. C’est dire… Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Je me dois de lui écrire un petit billet, sachant que je ne serai jamais à la hauteur de l’auteur. 5 étoiles, c’est le minimum, mais avec mes mots j’essaie d’en ajouter encore plus.

Et puis, après, une membre l’a lu suite à ma chronique. Elle a aussi très bien aimé. Ouf, je ne me suis pas trompé. Puis une deuxième membre. Idem. Et encore une troisième. Je le savais. Ce roman est magnifique. Et me dire que j’ai pu modestement contribuer à promouvoir cette plume – je crois que pour le moment c’est toujours son seul roman traduit –, ça me  donne des frétillements dans les tripes. Parce que ce livre a du cœur, de l’âme et de la poésie.

Pour ceux que cela intéresse, il s’agit de Les hommes n’appartiennent pas au ciel de Nuno Camarneiro. Ma plus belle fierté en tant que chroniqueur sur Babelio.

Merci au Bison pour ses réponses !

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