Où l’on vous donne rendez-vous au 44ème festival de la bande dessinée d’Angoulême

Comme tous les ans, l’équipe de Babelio sera présente au festival de la BD d’Angoulême qui célèbre, dès jeudi, sa 44ème édition.

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La BD est de nouveau à l’honneur en ce début d’année 2017. Après une édition 2016 compliquée, le festival international de la bande dessinée aura pour tâche de remettre le 9ème art sur le devant de la scène. Au programme, toujours autant d’expositions, de rencontres, de dédicaces et autres événements consacrés à toutes les facettes de la BD.

L’équipe de Babelio vous propose de suivre l’actualité du festival en direct. Ici même, retrouvez au jour le jour nos photos ainsi que nos commentaires. Plusieurs live-tweets ainsi que le programme des principales conférences sont à retrouver sur notre Twitter. Pour les amateurs de photos, suivez-nous sur notre compte Instagram que nous alimenterons tous le week-end. Nous vous invitons également à nous rejoindre sur notre tout récent compte Snapchat (@babelio_off) afin de découvrir les coulisses de notre voyage !

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Nous vous avons concocté quelques entretiens avec des auteurs et dessinateurs. Vous les retrouverez également en lien sur cette page, un peu plus bas.

Le festival en images :

Le programme

Cette année, au delà des grandes expositions consacrées aux grands maîtres de la BD que sont Hermann (Grand prix 2016 et à ce titre auteur de l’affiche ci-dessus),  Will Eisner,  Mézières et Christin ou encore André Franquin, deux grands axes ont été choisis par les organisateurs : la bande dessinée jeunesse d’un côté et le rapport entre le 9ème et le 7ème art de l’autre. De nombreuses rencontres et expositions sont consacrées à ces deux thèmes.

Vous pouvez retrouver l’intégralité du programme sur le site du festival. Nous essaierons de couvrir le maximum de rencontres et expositions. Nous actualiserons cet article en fonction de nos ajouts.

Valérian

Il est quoi qu’il en soit assuré que nous nous rendrons à la grande exposition consacrée à Valérian. Organisée à l’occasion de l’adaptation très attendue de la BD au cinéma par Luc Besson mais aussi le 50ème anniversaire des aventures de Valérian et Laureline.

valoche.jpgL’expo permettra à ceux qui en douteraient encore de découvrir l’incroyable apport de cette série dans la science-fiction. Adapter la BD est d’ailleurs un rêve ancien de Luc Besson qui s’en était déjà inspiré pour son film Le 5ème élément. Le réalisateur n’est pas le seul artiste à s’être inspiré, plus ou moins directement, de l’oeuvre de Mézières et Christin. La saga Star Wars elle-même comporte quelques similitudes avec la BD française. Le film permettra-t-il au plus grand public de découvrir l’oeuvre ? Les premières réponses seront peut-être apportées lors de festival auquel vont se rendre les deux auteurs.

Rendez-vous à L’Alpha, la Médiathèque de Grand Angoulême, du 26 au 29 janvier 2017. 

Nos photos de l’exposition :

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Will Eisner

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Une exposition est consacrée à l’auteur de BD américain Will Eisner décédé en 2005. Connu notamment pour son personnage de justicier masqué appelé The Spirit, mais également pour avoir popularisé le terme de « roman graphique » avec son ouvrage Un pacte avec Dieu, Will Eisner remporta le Grand Prix du Festival d’Angoulême en 1975 soit un an seulement après la création du festival.

Alors que l’on fête en ce mois de janvier les 100 ans de sa naissance, il était normal que le plus grand festival dédié à la BD honore l’un de ses auteurs les plus influents !

Rendez-vous du 26 janvier au 15 octobre 2017 à La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image pour découvrir l’exposition. 

Nos photos de l’exposition :

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Hermann

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Grand prix du festival en 2016, Hermann est naturellement l’objet d’une exposition à Angoulême. Plus de 150 planches du très prolifique auteur de BD seront exposées au total. Une merveilleuse opportunité de voir l’évolution du style du dessinateur belge au cours de ses cinquante ans d’activité. Les visiteurs pourront seront également témoins de la grande diversité des thèmes et genres abordés par Hermann, même si le western aura une place de choix parmi les planches et dessins exposés.

Rendez-vous à l’espace Franquin, salle Iribe, du 26 au 29 janvier 2017

Hélas, les photos étaient interdites lors de cette exposition…

Le château des étoiles

chateauAvez-vous fait partie des lecteurs qui ont voyagé dans l’espace le temps de deux beaux albums signés Alex Alice ? Si vous n’avez pas encore été du voyage, le festival vous propose d’embarquer dans un « éthernef » en compagnie des héros de la BD Le Chateau des étoiles.

La BD raconte raconte la conquête de l`espace en plein XIXe siècle grâce à la découverte d’une matière appelée l`Ether…

A la veille de la publication du troisième tome, l’exposition « permettra aux visiteurs d’admirer en détail les planches originales d’Alex Alice, ainsi que des croquis préparatoires, des dessins inédits et des esquisses de recherches graphiques ».

Et pour patienter avant de la découvrir, retrouvez l’entretien qu’il nous avait accordé lors de la sortie du premier tome.

Rendez-vous au Quartier Jeunesse, Chais Magelis du 26 au 29 janvier 2017

Gaston Lagaffe

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Gaston Lagaffe est un personnage créé il y a soixante ans par Franquin dans les pages du Journal de Spirou. A l’origine uniquement destiné à remplir les pages du journal, ce personnage-gag sans véritable emploi devient rapidement le héros (ou plutôt anti-héros) de ses propres bandes dessinées.

Pour les organisateurs, « cette exposition vient lui rendre hommage, et permet aussi de rappeler qu’André Franquin, aujourd’hui considéré comme l’un des auteurs les plus importants de la bande dessinée du XXe siècle, disparaissait il y a juste 20 ans. »

En attendant de vous rendre à l’expo, retrouvez dès maintenant notre dossier consacré au génial Franquin. On vous propose également un quiz sur l’univers de Lagaffe.

Pour l’exposition, rendez-vous Place de l’Hôtel de Ville du 26 au 29 janvier 2017

Les photos de l’exposition :

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La French Touch de Marvel

A quoi ressemblent les grandes icônes des comics sous la plume, les feutres ou les aquarelles des dessinateurs français ? Marvel et Panini France vous proposent un aperçu avec une exposition au théâtre intitulée La french touch de Marvel.

Retrouvez toutes nos photos de l’exposition ci-dessous :

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Les rencontres

Riad Sattouf & Blutch

Une rencontre inédite a été proposée au théâtre d’Angoulême. Elle a réunit sur scène Riad Sattouf et Blutch. Si ces deux grands noms de la BD se connaissent déjà bien, ils se sont retrouvés face au public sans aucun animateur pour leur poser des questions. L’idée étant d’échanger, de discuter, de s’interroger mutuellement sans intermédiaire.

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Les deux auteurs ont rapidement commencé à discuter de leurs approches respectives de la BD. Si Riad a déclaré penser continuellement à des lecteurs imaginaires en dessinant et notamment à une version fictive de sa grand mère qui n’aimait pas la BD -avec donc pour but de faire découvrir son travail à des lecteurs à priori réfractaires, Blutch a quant à lui confié n’avoir jamais en tête de lecteur quant il se met à écrire ou dessiner : « Quand je dessine, c’est pour m’échapper à moi-même. C’est également pour tenter de résoudre une énigme qui me tracasse personnellement mais je n’ai personne en tête. Je ne pense pas à de quelconque public ». Blutch n’est, dans le même registre, que très peu porté sur la discussion lors des séances de dédicaces alors que c’est ce que préfère Riad Sattouf, quitte à rater le dessin en question. Les rencontres sont pour ce dernier un moyen de sonder l’état d’esprit des Français : « Si on regarde les informations, les unes des journaux, on a l’impression que le monde s’abrutit de jours en jours. Je pense que c’est faux. Il y a une vraie soif de lecture de la part des Français. Je m’en rends compte en sillonnant la France à la rencontre de mes lecteurs. »

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Le cinéma est également un point de ralliement entre les deux auteurs. Riad Sattouf a notamment réalisé deux films (Les Beaux Gosses et Jacky au royaume des filles) et Blutch a participé à de nombreux projets cinématographiques en tant qu’acteur. Le cinéma est également au cœur de son oeuvre.

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Blutch a cependant pris du recul ces derniers temps, avec un projet de scénario qui n’a pas abouti et qu’il n’a pas souhaité reprendre : « Je suis aujourd’hui plus heureux derrière une planche de dessins. » Pour Riad Sattouf, les choses sont un peu différentes : si le succès des Beaux Gosses lui a ouvert de nombreuses portes, elles ont été par la suite refermées par l’échec de son second film, Jacky au royaume des filles.

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Cette mauvaise expérience a heureusement été suivie la même année par l’immense succès de sa BD L’Arabe du futur : « Je vois tout le temps des jeunes filles lire tes BD dans le métro ! » lui affirme Blutch. Ce dernier, une grande plume de la BD, que Riad a d’ailleurs énormément lu, voit le succès un peu différemment : « J’ai l’impression d’être un dessinateur pour dessinateur » ! Quant au statut d’auteur de BD, Blutch n’y voit aucun avantage : « Je ne sais pas trop comment me situer. La BD est encore très méprisée en France » même si, comme le concède Riad Sattouf, cela s’améliore d’années en années.

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La rencontre se conclue sur une annonce fracassante, Blutch pourrait bien se remettre, un jour ou l’autre aux aventures de l’un de ses personnages phares : Blotch !

Les interviews

Dans le cadre du festival, nous avons réalisé plusieurs interviews d’auteurs.

51kzbaihmql-_sx195_Benjamin Frish, La famille Fun chez Çà et là , sélection officielle du festival 2017.

Cet album met en scène la décomposition d’une famille en apparence ultra soudée et modèle, suite à l’annonce d’un décès. Pourquoi avoir choisi ce thème particulier ? Comment est né ce livre ?

Ce qui m’intéresse le plus en tant qu’auteur, c’est la tension qui existe entre les histories que l’on raconte et celles que l’on a réellement vécues. La famille américaine parfaite est un archétype omniprésent dans la culture de mon pays ainsi qu’un thème récurrent de notre littérature. J’étais intéressé par l’idée d’explorer ce qu’il pourrait se passer si cette famille parfaite se désagrégeait et comment les personnages gèreraient les dissonances entre ce qu’on dit d’eux et une réalité complètement ravagée (…)

Découvrez l’interview complète de Benjamin Frish

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Hervé Bourhis, Jacques Prévert n’est pas un poète, chez Dupuis

L’album raconte la vie de Jacques Prévert. Pourquoi avoir décidé de lui dédier un album ?    Avec Christian Cailleaux, on avait raconté la vie de Boris Vian, dans Piscine Molitor en 2009. Vian vivait sur le terrasse du Moulin Rouge, Cité Véron. Et il se trouve que son voisin était… Jacques Prévert ! On s’est dit que si le nom et une partie de son oeuvre était célèbre, sa vie et notamment la jeunesse du poète était méconnue et passionnante, et ça a donné ce projet. On travaille dessus depuis 2012 !

Découvrez l’interview complète 

51pbdyh7xzl-_sx195_Gengoroh Tamage, Le mari de mon frère tome 1 et 2, chez Akata , sélection officielle du festival 2017.

Le mari de mon frère raconte l’histoire de Yaichi et sa fille Kana, dont le quotidien est perturbé par l’arrivée de Mike Flanagan, le mari du frère jumeau de Yaichi. Pourquoi avoir choisi d’évoquer l’homosexualité dans ce manga ? Quel est votre rapport à cette cause ?

Je suis moi-même gay, et par conséquent, en tant qu`artiste, c`est quelque chose qui a du sens (notamment du point de vue de l`esthétique). Cela fait plus de 30 ans que je dessine des mangas gay. Aborder, avec Le Mari de mon frère, la question de l`amour entre personnes de même sexe, en est la conséquence directe et logique. Cela étant dit, jusqu`à présent, je dessinais en recherchant et en exprimant la sensation de l`érotisme gay. Avec Le Mari de mon frère, j`ai changé mon approche, en cherchant à aborder les problématiques gays, et de la société en général, en dehors de celles de l`érotisme (…)

Parcourez l’interview complète 

bm_cvt_ce-quil-faut-de-terre-a-lhomme_5794Martin Veyron, Ce qu’il faut de terre à l’homme, chez Dargaud, sélection officielle du festival 2017.

Votre ouvrage est inspiré d’une nouvelle de Tolstoï. Peut-on parler d’une adaptation ? Comment avez-vous découvert ce texte ? Quel degré de liberté vous êtes-vous accordé par rapport à la nouvelle ?

Je crois qu`on peut parler d`une adaptation. J`ai découvert ce texte en 1962 dans la bibliothèque d`un collège de Jésuites.
Je me suis accordé une totale liberté pour l`adapter à la bande dessinée tout en veillant à ne pas en trahir l`esprit (…)

Retrouvez l’interview complète 

Vos critiques

carton BD AngoulêmeComme d’habitude, vous retrouverez des extraits de vos critiques sur les stands des éditeurs partenaires. Si vous tombez sur une des critiques, n’hésitez pas à la prendre en photo ! On propose de faire gagner un BD a celui ou celle qui aura le plus de photos de critiques. Vous pouvez participer sur Twitter, Facebook ou Instagram en n’oubliant pas de nous taguer 😉

Le Grand prix

C’est Cosey qui remporte le Grand Prix cette année ! 

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Cosey  est un auteur suisse connu pour ses séries Jonathan et A La Recherche de Peter Pan, deux séries plébiscitées par les lecteurs. L’auteur a d’ailleurs lui aussi reçu le Fauve d’Or en 1982 pour le septième tome de Jonathan. Plus récemment, il a signé une aventure de Mickey dans laquelle ce dernier rencontre Minnie.
Vous pouvez retrouver l’entretien que l’auteur nous avait accordé à l’époque de la sortie du  tome 15 de sa série Jonathan.

Les deux autres finalistes : 

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Chris Ware est un auteur américain connu principalement pour Jimmy Corrigan qui raconte les aventures du garçon « le plus intelligent du monde ».  Hubertguillaud, un de ses lecteurs sur Babelio l’a qualifié de « régal sur le fond et dans la forme. du grand art en tout cas ». La BD a reçu de nombreux prix dont le Fauve d’Or en 2003.

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Manu Larcenet est un auteur français. Sa BD Le combat ordinaire, l’histoire d’un jeune photographe de presse s’interrogeant sur ce qu’il doit faire de sa vie, a séduit des milliers de lecteurs sur Babelio. L’oeuvre a d’ailleurs reçu le Fauve d’Or en 2004. Il est également l’auteur de Blast, autre grand succès critique ou encore d’un épisode One shot de Valérian, série à l’honneur pendant le salon.

Retrouvez la liste de tous les lauréats : http://www.babelio.com/prix/16/Angouleme

Où Babelio propose un calendrier des sorties littéraires

Nous vous avons très récemment sollicités sur les fonctionnalités manquantes que vous jugeriez les plus utiles sur Babelio. Une en particulier a été demandée par une grande part d’entre vous : le calendrier des sorties littéraires, personnalisé selon vos auteurs préférés.

Alors nous sommes assez heureux que ce projet n’ait pas été renvoyé aux calendes grecques, vous pourrez donc le découvrir en bêta dès le Septidi 17 Nivôse du calendrier républicain, aussi marqué à la date du mardi 17 janvier du calendrier grégorien, c’est à dire…dès aujourd’hui !

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Alors comment ça marche ? En vous rendant sur la page à paraître, accessible depuis le menu Découvrir> Livres, vous retrouverez un calendrier des sorties avec de nombreuses options de filtrage :

  • Les plus populaires met en avant les sorties futures les plus attendues. Si vous souhaitez découvrir la totalité des livres à venir, cliquez sur Tous les livres
  • Livres de mes auteurs filtre les résultats sur des titres d’écrivains déjà présents dans votre bibliothèque. Vous pourrez ainsi aisément découvrir les futures publications de vos auteurs favoris
  • Vous pourrez également découvrir les sorties par thème via le nuage de mots clés à droite, ou encore les futures sorties par maison d’édition.

Il est ainsi désormais très aisé de retrouver les romans policiers à paraître ou les prochaines sorties de Gallimard.

Bien entendu plus la base bibliographique de Babelio sera enrichie avec vos étiquettes de classement ou avec les nouvelles notices de maisons d’édition plus ce calendrier sera exhaustif.

Nous apportons également quelques modifications pour mieux mettre en avant les à paraître :

  • Sur votre accueil personnel, vous retrouverez les livres à paraître de vos auteurs :capture
  • Sur chaque page auteur, les à paraître sont mis en avant dans le bloc bibliographie, avec la date de publication prévue

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  • Enfin sur la page livre, la date de publication est désormais plus précise. Nous essayons de mettre en avant la date de première publication en français et nous proposerons à terme des moyens de correction pour avoir la donnée la plus précise possible.

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N’hésitez pas à nous dire en commentaire de ce billet si vous trouvez ces nouveautés utiles et ce que nous pourrions améliorer !

 

A la rencontre des membres de Babelio (11)

Avec 300 000 400 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est à l’honneur, nous avons décidé de vous donner la parole. Puisqu’un lecteur n’est jamais las de conseils de lecture, voici le portrait livresque de l’un de nos lecteurs.

Rencontre avec LiliGalipette, inscrit depuis le 13/05/2009.

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Les bibliothèques papier et virtuelle de Lili_Galipette

 

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ?

Je n’en ai plus aucune idée. 2009, ça remonte un peu ! Peut-être par hasard, plus probablement via un blog littéraire.

 

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Tous les genres, à l’exception du polar/thriller : allergie totale ! Et très peu de mangas : ça m’intéresse, mais je pense qu’il me manque des codes et une certaine connaissance de l’aire asiatique pour comprendre vraiment ces œuvres. Manger des sushis, ça ne suffit pas !

Sinon, je touche à tout avec bonheur et gourmandise : classique, contemporain, français, étranger, essai, bande dessinée, album jeunesse (si possible avec des lapins dedans !), science-fiction, horreur (surtout si c’est Stephen King), etc. Je lis aussi de la poésie, mais je ne chronique pas ces ouvrages sur Babelio : la poésie, ça relève de l’intime et il est assez vain de vouloir en faire une critique.

 

Vous lisez beaucoup de romans classiques: qu’aimez-vous dans ce genre en particulier ?

6217_361922Les classiques, de l’Antiquité au 20e siècle, ne sont pas des machins poussiéreux écrits uniquement pour faire bailler les élèves au collège et au lycée, promis ! Ils reprennent et développent, voire inventent les motifs littéraires en réécrivant les mythes antiques et religieux, tout en nous offrant des éclairages et des pistes de réflexion ou de compréhension de notre époque. Et tout ça me passionne, déformation universitaire après la khâgne et la licence de lettres ! J’ai une préférence un peu plus marquée pour les classiques du 19e siècle qui sont très accessibles, n’en déplaise aux râleurs, et traitent de sujets souvent étonnamment proches des problématiques contemporaines. Lisez L’argent d’Émile Zola et osez me dire que Bernard Madoff est le plus grand filou du monde de la finance ! Les classiques nous montrent que l’histoire se répète toujours, en mieux ou en moins bien.

 

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Tristan et Iseult, lu vers 6 ou 7 ans. Oui, c’est un peu jeune, mais après tout, il n’y a pas d’âge pour goûter aux bonnes choses !

 

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

419kangckql-_sx195_Il y en a tant !!! Disons La France steampunk : 1871, la grande machine que j’ai reçu grâce à une opération Masse critique. Le mouvement Steampunk me fascine : l’alliance entre mon cher 19e siècle et la science-fiction fonctionne très bien dans ce magnifique roman-album !
Et aussi le personnage de Lapingouin, également grâce à Masse critique : un petit bonhomme moitié pingouin par son papa et moitié lapin par sa maman, on n’a pas fait plus mignon ! Depuis que j’ai reçu le premier album, je complète ma collection pour avoir toute la série.41cfc3s6cml-_sx195_

 

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?51fchh0p1ml-_sx195_

Sans aucun doute, Félicie la souris d’Enid Blyton quand j’étais toute petite et Madame Bovary à partir de 13 ans. Je pense que je l’ai relu au moins 4 fois.

 

cvt_le-maitre-et-marguerite_1494Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

C’est tout récent : Le maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov. Pourtant, il a tout pour me plaire : la Russie, une rencontre entre Ponce Pilate et Jésus, le diable et une histoire d’amour. Mais rien à faire, ça m’ennuie prodigieusement. J’ai abandonné au bout de 105 pages.

 

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

41u7z8id3l-_sx195_Ce serait Journal d’une femme adultère de Curt Leviant. L’histoire d’un trio amoureux entre deux amis et une femme mystérieuse, le tout saupoudré de beaucoup d’humour juif, de sensualité et de psychanalyse. C’est un pavé qui se mérite un peu, mais totalement jouissif !

 

Tablette, liseuse ou papier ?

Ma tablette est en fin de vie et s’allume 1 fois sur 5, donc non. Papier depuis toujours et pour toujours. Et je me suis remis à la liseuse en février dernier. Ma première était tombée en panne avant que j’aie le temps de vraiment l’apprivoiser. Ma nouvelle liseuse est parfaite : légère, pratique, facile d’emploi et avec une capacité de stockage épatante. J’alterne papier et liseuse en fonction de ce que je veux lire et des trajets : je suis très souvent dans les transports en commun et il faut bien dire qu’un roman de 1800 pages, ça se trimballe mieux en liseuse qu’en papier ! Et comme je ne peux pas pousser les murs de mon petit appartement, je bénis la lecture numérique qui me permet de stocker autre chose que des livres chez moi.

 

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Mon lit est l’endroit le plus confortable, mais je choisis le train. Lire dans le train, c’est magique ! Voyage deux en un, vers un ailleurs physique et un ailleurs intellectuel. Mais je lis partout, tout le temps, dans toutes les conditions. Debout sur un pied dans le métro à une heure de pointe, je sors ma liseuse !

 

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

J’en ai à peu près 12 carnets, vous avez la place pour ça ?

 

Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

41j3c6wvo5l-_sx195_Ce sera très certainement L’excellence de nos aînés d’Ivy Compton-Burnett. C’est publié chez Phébus : premier bon point. Ça parle d’aristocratie anglaise et de familles bizarres : deuxième bon point. Je dois le rendre à l’amie qui me l’a prêté : troisième bon point, et ça urge !

 

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Une critique sincère. Peu importe qu’elle fasse 3 lignes ou 5 paragraphes, du moment que le lecteur essaie de transmettre son émotion. Et si possible, pas un simple résumé.

 

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ?

J’essaie désespérément d’atteindre le 100 % absolu de contribution sur mes livres. Mais il me manque une citation pour un livre que j’ai perdu et que je n’arrive pas à trouver d’occasion à un prix décent. Mais j’y arriverai !
Sinon, le plus important, grâce à Babelio, j’ai rencontré beaucoup de monde et certaines personnes sont devenues de vraies amies. Moralité : on vient pour les livres, on reste pour les hommes. C’est à ça que doit servir la littérature : à nous rapprocher.

 

Un grand merci à Lili_Galipette pour sa contribution ! Et une nouvelle fois, n’hésitez pas à vous manifester si vous souhaitez vous aussi devenir lecteur du mois !

Où l’on vous présente les 16 livres les plus populaires de l’année 2016

Quels ont été les livres les plus populaires de l’année 2016 ?

Comme à chaque début d’année, nous vous présentons la liste des ouvrages qui ont été les plus populaires parmi les lecteurs de Babelio. Si l’on retrouve quelques têtes biens connues, les auteurs de premiers romans ont la part belle cette année et notamment –spoiler alert– à la première place du podium. Le classement semble assez varié avec des polars, des romans historiques, du jeune-adulte mais aussi des romans plus inclassables qui ont fait le bonheur des lecteurs. A noter qu’après une année 2015 très équilibrée en matière de parité, les auteurs masculins ont repris le dessus en 2016. Le palmarès est en outre quasiment intégralement dominé par la littérature française. Pour les besoins du suspens, les livres ont été classés par ordre de popularité, le plus populaire étant donc en bas de la liste. Précisons enfin que la popularité du livre est basée sur son nombre de lecteurs sur le site.

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Vos livres préférés de 2016 font-ils partie de ce classement ? Lesquels auraient selon vous mérité de figurer dans ce palmarès ? N’hésitez pas à commenter cette liste dans les commentaires. A titre d’information, vous pouvez également retrouver les palmarès 2015, 2014, 2013, 2012.

 

16. Écoutez nos défaites de Laurent Gaudé

Écoutez nos défaites par GaudéC’était l’un des romans les plus attendus de la rentrée littéraire de 2016 et si Ecoutez nos défaites n’a finalement pas remporté de prix littéraires majeurs cette année, il n’a pas déçu les lecteurs et ouvre notre classement de 2016. Avec une moyenne de 4 sur 5, le nouveau roman de Laurent Gaudé publié chez Actes Sud a même conquis la plupart d’entre eux : « J’ai été subjuguée par le choix des mots. J’ai été conquise par la poésie qui se dégage de ces quelques pages » déclare Pas-chaha dans sa chronique du livre. Un sentiment partagé par d’autres lecteurs malgré les thèmes difficiles abordés par l’auteur français. Dans ce roman choral, ce dernier montre en effet que les victoires militaires sont également toujours des défaites.

Découvrez Écoutez nos défaites de Laurent Gaudé

 

Did I mention I love you ?, tome 1 par Maskame15. Did I mention I love you ?, tome 1, d’Estelle Maskame
Du haut de ses 19 ans, Estelle Maskame rencontre un franc succès avec le tome 1 de sa première série Did I mention I love you ? (DIMILY), paru chez Pocket Jeunesse. Les adeptes de la romance et du young adult ont suivi avec engouement les vacances d’Eden dans la nouvelle famille de son père et sa rencontre avec Tyler, son demi-frère au charme fou. Le réalisme avec lequel l’auteure décrit le quotidien et les sentiments de l’adolescente a rendu les lecteurs complètement accros !

Découvrez Did I mention I love you?, tome 1 de Estelle Maskame

14. Le dompteur de lions de Camilla Läckberg

Le dompteur de lions par LäckbergFaut-il encore présenter Camilla Läckberg ? Auteur suédoise de romans policiers plébiscités par les lecteurs du monde entier, la reine du polar nordique voit systématiquement ses ouvrages se placer en tête des ventes dans la plupart des pays européens. Le dompteur de lions, n’a pas fait exception à la règle. Au delà des chiffres de vente, la nouvelle enquête de sa fidèle héroïne Erica Falck, publiée chez Actes Sud, a de nouveau intéressé ses lecteurs tels que Pepitouille :  « Une histoire remarquablement bien construite, où les personnages se croisent, se cherchent et trouvent leur place au sein d’une enquête complexe ».
Comme toujours avec l’auteur, l’essentiel de l’action se déroule dans la petite ville côtière de Fjällbacka, en Suède. Une enquête commence lorsque, aux abords d’une forêt enneigée, une jeune femme à demie-nue est percutée par une voiture…

Découvrez Le dompteur de lions de Camilla Läckberg

13. L’horizon à l’envers de Marc Levy

L'horizon à l'envers par LevyDifficile de voir de grands perdants au grand duel qui oppose chaque année Guillaume Musso et Marc Levy. Si le premier a un certain avantage dans le classement, les deux auteurs sont tous les deux systématiquement présents dans nos palmarès annuels. Alors que Musso a proposé, pour sa cuvée 2016, un roman aux allures de thriller, Marc Levy a quant à lui choisi de s’exprimer à travers une histoire d’amour fantastique avec L’horizon à l’envers publié chez Robert Laffont. Il s’agit, pour BrooklynNoA, d’un « roman innovant, follement original, qui explore avec délicatesse la mémoire, les sentiments, le souvenir des êtres » .

Découvrez L’horizon à l’envers de Marc Levy

12. De force de Karine Giebel

De force par GiebelAlors que nombre de ses lecteurs se disent souvent traumatisés par la lecture des romans de Karine Giebel, ces derniers, masochistes convaincus, se replongent toujours avec plaisir dans les nouvelles productions de l’auteur français. De force, publié chez Belfond, peut-être moins violent que les précédents, a tout de même séduit ses lecteurs avec une histoire de vengeance et de secrets de famille peu reluisants. Et comme toujours, Giebel a l’art de surprendre ses lecteurs avec des fins « bluffantes ».

Découvrez De force de Karine Giebel

11. Désolée, je suis attendue de Agnès Martin-Lugand

Désolée, je suis attendue par Martin-LugandDans son quatrième roman, publié chez Michel Lafon, Agnès Martin-Lugand dresse une nouvelle fois un portrait de femme. Cette fois-ci, elle nous présente Yaël, une jeune femme carriériste aux ambitions sans limite que le passé va malgré tout rattraper. Avec une moyenne de 4/5, l’auteure a su conquérir le cœur des lecteurs séduits par l’authenticité et la fluidité de sa plume, qui porte avec légèreté un thème pourtant difficile : comment concilier vie professionnelle et vie personnelle.

Découvrez Désolée, je suis attendue d’Agnès Martin-Lugand

10. Rêver de Franck Thilliez

Rever par ThilliezDéjà présent dans notre classement des livres les plus populaires de l’année 2015, Franck Thilliez est revenu en 2016 avec un nouveau thriller psychologique angoissant qui, s’il s’intitule Rêver, tient plutôt du cauchemar. Il est question dans ce roman de disparition d’enfants mais aussi de la limite parfois floue qui distingue la réalité de la folie. On suit tout au long de l’intrigue un nouveau personnage de l’univers de l’auteur, une psychologue du nom d’Abigail qui aide la gendarmerie dans divers affaires criminelles. Seul problème, Abigail est également narcoleptique…
Avec une moyenne de 4,3, ce roman publié chez Fleuve éditions fait partie des plus appréciés de l’année.

Découvrez Rever de Franck Thilliez

9. Journal d’un vampire en pyjama, de Mathias Malzieu

Journal d'un vampire en pyjama par MalzieuLe leader du groupe de rock français Dionysos Mathias Malzieu a démarré l’année en nous livrant le témoignage poignant de son combat d’un an contre la maladie du sang qui l’a atteint en 2013. Il use avec brio de sa poésie et son humour pour nous raconter son quotidien de « vampire en pyjama », l’homme qui a besoin du sang des autres pour survivre. Loin de tomber dans le pathos, c’est une véritable ode à la vie comme le résume Valdeguy : « Quelle belle leçon de vie ! Quel courage ! Quelle détermination ! ». Paru aux éditions Albin Michel, il atteint une moyenne de 4.3/5.

Découvrez Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu

8. Le mystère Henri Pick de David Foenkinos

Le mystère Henri Pick par FoenkinosTrès apprécié des membres de Babelio, David Foenkinos ne pouvait manquer d’apparaître dans notre palmarès cette année avec Le mystère Henri Pick. Enquête littéraire, roman à mystère mais aussi satire du monde de l’édition, son nouveau roman, publié chez Gallimard, met en scène un bibliothécaire publiant les manuscrits refusés par les maisons d’édition : « Qui mieux qu’un auteur, résume Tynn, pouvait raconter le désir d’être reconnu et édité et l’angoisse d’être oublié? Foenkinos décortique cet animal bizarre qu’est l’écrivain, ses doutes, ses fragilités, ses rites ».

Pari réussi pour David Foenkinos qui a su continuer à séduire les lecteurs tout en changeant de registre  après un Charlotte particulièrement apprécié.

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7. Le Temps est assassin de Michel Bussi

Le Temps est assassin par BussiAvec Le Temps est Assassin, publié chez Presses de la Cité, Michel Bussi délaisse sa chère Normandie pour nous emmener cette fois-ci en Corse où Clothilde passe des vacances en famille mais ne peut s’empêcher de retourner sur le lieu de l’accident qui a coûté la vie à ses parents et à son frère. Du moins c’est ce qu’elle pensait jusqu’à ce qu’elle reçoive une note.. de sa mère. L’écrivain nous avait d’ailleurs parlé de ce livre lors d’une rencontre durant le festival de Brive. Avec une moyenne de 3.9, il a su tenir de nombreux lecteurs en haleine non déçus de ce petit détour sur l’Île de Beauté, comme Tiben : « Comme d’habitude, on tourne les pages rapidement et avec avidité, curiosité et impatience. Et comme d’habitude, on est bluffé en tournant la dernière page et en refermant le livre ».

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6. Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre

Trois jours et une vie par LemaitreSes lecteurs les plus fidèles s’étaient peut-être inquiétés de voir Pierre Lemaitre remporter le prix Goncourt en 2013 pour son roman picaresque Au revoir là-haut. L’auteur allait-il abandonner le roman noir qui avait fait sa renommée ? Allait-il pouvoir rapidement se remettre à l’écriture après pareille récompense ?
L’auteur a tenu à rassurer son monde. Non seulement est-il revenu cette année à son genre de prédilection mais il a aussi séduit ses lecteurs. « Un roman noir abouti et passionnant » pour marina53 ; « une histoire sombre et captivante » pour debbydeb01 et au final une jolie moyenne de 3,8/5. Trois jours et une vie est publié aux éditions Albin Michel.

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5. La fille de Brooklyn de Guillaume Musso

La fille de Brooklyn par MussoLes palmarès se suivent et se ressemblent pour Guillaume Musso, qui ne devrait toutefois pas s’en plaindre. L’auteur français a en effet une nouvelle fois un livre classé dans notre liste des ouvrages les plus populaires de l’année passée. Une nouvelle consécration pour l’auteur de la Fille de Brooklyn, publié chez XO éditions .
« Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ?  » voilà la question posée par Anna au héros de cette nouvelle énigme de Musso. C’est le début d’une course poursuite haletante entre Paris et New-York. « Une vraie enquête, avec du sang, des morts, du suspense et une course haletante à la recherche de la vérité ». Le Musso 2016 semble donc avoir été un bon cru !
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4.Petit pays de Gaël Faye

Petit pays par FayeLe rappeur Gaël Faye a mis la scène de côté le temps de nous livrer un premier roman très bien accueilli puisqu’il atteint une moyenne (impressionnante) de 4.4 pour près de 1400 lecteurs. On y suit Gabriel, un Burundais qui, du haut de ses dix ans, voit se profiler la séparation de ses parents puis la guerre civile. La narration bouleversante n’a laissé personne indifférent, et surtout pas Annette55 : « Un très beau texte, bouillonnant, gracieux, un mélange de sensations, de goûts, de sons et d’odeurs exprimés avec une infinie délicatesse ». Récompensé par de nombreux prix dont le très convoité Goncourt des Lycéens, son succès semble amplement justifié. A retrouver aux éditions Grasset.

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3. Chanson douce de Leïla Slimani

Chanson douce par SlimaniCertains lecteurs, sur Babelio, se doutaient qu’il y avait dans Chanson douce de Leïla Slimani l’étoffe d’un Goncourt. « Je souhaite beaucoup de succès à Leïla Slimani, parce qu’elle le vaut bien. Et pourquoi pas le Goncourt ? » s’interrogeait malicieusement nameless dans sa critique en plein mois d’août. « Un livre dont on va, je pense, entendre parler pendant très longtemps » prophétisait également karaokepda quelques mois avant que le prix littéraire le plkus important de la scène littéraire français ne soit finalement attribué à ce livre.
Publié chez Gallimard, ce roman raconte une histoire bien sordide, celle du meurtre de deux enfants par leur nounou. Qu’est-ce qui a bien pu déclencher cette folie meurtrière chez cette nounou qui avait tout pourtant, aux yeux des parents, d’une Mary Poppins moderne ?

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2. Harry Potter et l’Enfant Maudit de Jack Thorne

Harry Potter et l'Enfant Maudit par Thorne2016 aura été marqué par le retour de notre sorcier à lunettes préféré dans une pièce de théâtre que l’on retrouve aux éditions Gallimard Jeunesse. Celui que nous connaissions sous les traits d’un jeune homme est désormais employé au Ministère de la Magie et père de famille. Son passé tumultueux le tourmente et apparaît comme un fardeau pour son fils, Albus. Véritable succès de l’année, le livre a rapidement atteint le top des ventes, et ce bien avant sa traduction. La pièce a su ravir les fans comme LiliGalipette : « Sans tomber dans le fan service, John Tiffany et Jack Thorne ont inscrit leur texte dans un univers riche et désormais incontournable ». Elle obtient une moyenne de 3.56.

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Et le livre le plus populaire de l’année 2016 sur Babelio  est :

1. En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

En attendant Bojangles par Bourdeaut

C’est sans conteste LE livre de 2016. Publié chez la maison d’édition bordelaise Finitude et arrivé presque par surprise dans les librairies en janvier 2016, ce premier roman d’Olivier Bourdeaut, un auteur alors inconnu, a séduit à peu près tous les lecteurs, des membres de Babelio (plus de 2000 lecteurs et une moyenne de 4,1/5) aux libraires en passant par les jurés de nombreux prix littéraires.

Au rythme des pas de danse des parents du narrateur, ce roman raconte une histoire d’amour et de folie. Il s’agit pour la lectrice AudreyT d’un « roman drôle, tendre, mais aussi déstabilisant, déroutant et magique ».

« Je ne sais pas s’il est bon d’être anormal, nous avait confié l’auteur lors d’une interview, mais je pense que la société a besoin des pragmatiques pour lui permettre d’avancer et des fêlés pour la faire rêver ».

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Des interviews Babelio dans le prix BD Fnac

Les 6 finalistes du 5e prix de la BD Fnac ont été rendus publics et nous avons eu la joie d’y retrouver trois auteurs que nous connaissons bien :

Thierry Smolderen, l’auteur de L’été Diabolik

Arno Monin, l’auteur de L’adption

Lolita Séchan, l’auteur des Brumes de Sapa

 

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Du coup, on s’est dit qu’il serait sympathique de se replonger dans leurs interviews et pourquoi pas directement dans leurs albums. Dans tous les cas, on leur souhaite bonne chance pour le prix !

 

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Rendez-vous le 17 janvier 2017 pour connaître le nom du lauréat.

 

Littérature et jeux vidéo

 Il y a quelque temps, nous vous proposions un article autour de la littérature et de ses liens avec la musique. Nous vous listions ainsi quelques chansons et albums inspirés par la littérature et inversement, des ouvrages inspirés à leur tour par le 5e art.

Nous vous présentons aujourd’hui une nouvelle liste associant littérature et… jeux video ! Nous avions déjà évoqué, dans l’émission La Compagnie des auteurs sur France Culture, les rapports plus féconds qu’on ne le croit de prime abord, entre littérature et jeux vidéo. On complète aujourd’hui cette chronique avec une liste (non exhaustive) de livres inspirés de jeux ou, inversement, de romans qui ont inspiré des développeurs. Les liens et influences sont parfois directs et explicites et parfois plus cachés !

Les classiques de la SF et de la fantasy

 

Dune

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Dune est un roman de Frank Herbert qui devient, dès sa publication en 1965, une référence de la science-fiction. Il fait d’ailleurs partie de 25 listes sur Babelio, parmi lesquelles Les 10 romans de SF qu’il faut avoir lu, Les 200 meilleurs livres du XXème siècle ou encore Les 100 livres préférés des Français).

 

Voici le résumé du premier tome, qui sera suivi par cinq suites ainsi que plusieurs préquelles écrites par son fils Brian Herbert et l’écrivain Kevin J. Anderson à partir des notes de Frank Herbert découvertes après sa mort.

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Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers achète à n’importe quel prix. Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l’histoire.
Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l’espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances.
Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire ?

 

Le projet d’adapter le roman en jeu vidéo date, pour Virgin, de la fin des années 1980. C’est d’ailleurs dans le but spécifique de le développer que l’éditeur Virgin créé une société de développement de jeux française appelée Cryo qui devient par la suite Cryo Interactive. Malgré un développement tumultueux,  le jeu sort en 1992 et devient à son tour un classique du jeu vidéo.

 

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Dune
est un jeu hybride qui a marqué de nombreux joueurs et eut un impact important sur le marché du jeu vidéo en proposant des phases de gameplay très différentes les unes des autres. On y trouve tout au long de l’histoire des phases d’aventure qui permettent au joueur d’explorer librement la planète Arrakis mais également des phases de gestion puisque, comme dans les romans de Frank Herbert, l’extraction de l’Épice est au cœur de l’intrigue et des affrontements, lesquels nécessitent le développement de l’armée du joueur. L’immersion dans l’univers de Frank Herbert est totale même si quelques libertés sont prises avec le scénario du « spice opera » de l’auteur.

 

Grand succès auprès du public, malgré l’échec public et critique, quelques années plus tôt, du film de David Lynch (qui reprit un grand projet hélas abandonné par Alejandro Jodorowsky), le jeu est suivi dans la foulée par une nouvelle aventure développée cette fois-ci par Westwood Studio (pour le compte du même éditeur, Virgin Interactive). Un autre épisode très différent mais tout aussi marquant puisque considéré aujourd’hui comme l’un des premiers jeux de stratégie en temps réel (STR). C’est sur le modèle de Dune II que sont en effet développées de très populaires séries de jeux STR comme Command and Conquer du même éditeur ou encore Warcraft (que nous évoquons un peu plus bas) et Starcraft de Blizzard.

 

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De nombreux épisodes aux qualités variables se succèdent au fil des ans (vous pouvez retrouver sur Wikipedia une liste qui semble assez complète), enrichissant l’univers créé par Frank Herbert.

 

Philip K. Dick

 


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Non contents d’avoir ressuscité le roman de Frank Herbert sur ordinateurs, les Français de Cryo ont également tenté d’adapter d’autres romans issus des littératures de l’imaginaire comme la saga de Philip José Farmer  Le Fleuve de l’éternité et surtout le grand classique Ubik de Philip K. Dick.

 

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Si le roman est depuis longtemps réputé inadaptable pour le cinéma, cela n’a pas arrêté les développeurs pour créer un jeu permettant aux joueurs d’incarner Joe Chip, le personnage principal du roman.

Pour rappel, le roman de Philip K. Dick, publié en 1969, se déroule dans un univers capitaliste dans lequel les dirigeants ne sont plus les chefs d’états mais les patrons de grandes entreprises,  les voyages entre la lune et la terre sont fréquents et last but not least,  les télépathes se sont multipliés. Joe Chip travaille justement dans une société d’anti-psys et va être embarqué dans une ténébreuse affaire le dépassant légèrement.

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Le jeu n’a cependant pas connu un grand succès, que ce soit sur PC ou Playstation, au contraire de Blade Runner, un jeu publié en 1997.

Blade Runner

Après avoir adapté Dune, comme on l’a vu plus haut,  les développeurs de Westwood Studios se sont attaqués à un autre classique de la SF, Blade Runner (autrement connu sous le nom de Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?).

 

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Le résumé du livre :

Un blade runner, c’est un tueur chargé d’exterminer les androïdes qui s’infiltrent sur Terre. Et Rick est le meilleur blade runner de la Côte Ouest. Ce qui ne l’empêche pas d’être un tendre: il rêve de remplacer un jour son simulacre (électrique) de mouton par un vrai! Hors de prix sur une planète où s’éteint la vie animale!
Aussi quand on lui propose une somme fabuleuse pour éliminer de dangereux Nexus 6 signalés en Californie, il fonce… Mais, face à lui, surgit la très belle Rachel.
Femme ou androïde? L’aime-t-il? Peut-il l’aimer?

C’est une aventure en point & click qui est proposée aux joueurs, c’est-à-dire que ces derniers pointent des éléments du décor avec leur souris et cliquent pour interagir avec ceux-ci. L’histoire est différente de celle racontée par Philip K. Dick même si elle se déroule dans le même univers et propose aux joueurs des réflexions similaires. Ce n’est donc pas Rick Deckard qu’ils incarnent mais McCoy, un autre Blade Runner chargé d’une enquête (passionnante) suite à un massacre qui a eu lieu dans une animalerie. Il a, pour avancer dans son enquête, accès à de nombreux outils comme le test d’empathie Voight-Kampff (que l’on vous propose également sur Babelio 🙂 ) ou encore le système EPER, l’ordinateur capable de grossir n’importe quel détail d’une image en haute définition et en trois dimensions.
Le joueur est libre d’évoluer comme il le souhaite et de tirer ses propres conclusions des indices présentés. Plusieurs fins sont d’ailleurs possibles, selon les choix du joueur.

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Malgré le succès du jeu et l’envie des développeurs de poursuivre l’aventure, aucune suite ne fut publiée, Westwood citant un coût de développement trop important.

Californium – Philip K. Dick

À noter, une curiosité très intéressante, qui s’inspire des ouvrages de Philip K. Dick, a vu le jour en 2016 sous le titre Californium – Philip K. Dick. Développé par Darjeeling en partenariat avec Arte, Californium est un « jeu narratif d’aventure et d’exploration » qui vous met dans la peau d’un écrivain de SF qui perd pied avec la réalité.

The Witcher

 

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Connaissez-vous l’écrivain polonais Andrzej Sapkowski ? Auteur de la grande saga de fantasy The Witcher (originellement publiée en France chez Bragelonne sous le nom Le Sorceleur), il raconte parfois, avec un brin d’agacement, qu’il doit sans cesse expliquer qu’il est à l’origine de cet univers et que c’est le jeu qui s’inspire de son œuvre et non l’inverse. Celle-ci  a en effet été adaptée en une série de jeux de rôles extrêmement populaires développés et édités par un studio polonais du nom de CD Projekt.

Les premières mentions du Sorceleur datent de la fin des années 1980 alors qu’Andrzej répondait à un concours d’écriture. Le Polonais développe dès lors son univers à travers plusieurs nouvelles et romans avec un succès grandissant. On suit, au gré des histoires, Geralt, un chasseur de monstres possédant quelques pouvoirs surnaturels. Pour créer un univers cohérent, l’auteur s’inspire du folklore polonais. Sur Babelio, la saga a cumulé plus d’une centaine de critiques, dans leur majorité très positives.

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C’est en 2007 que sort la première adaptation de l’univers de The Witcher. Les développeurs reprennent le personnage principal mais situent l’histoire après les événements contés dans les romans. Tout cela se fait avec, à l’époque, la bénédiction de l’écrivain même si ce dernier avoue n’avoir jamais joué à un seul jeu vidéo de sa vie.
S’il a par ailleurs rendu plusieurs fois hommage aux créateurs du jeu, l’auteur a tout de même regretté que les couvertures de ses livres arborent désormais le rendu visuel du jeu vidéo, comme s’il s’agissait d’une adaptation de celui-ci. Un regret qu’il exprime désormais à chaque fois qu’il est interrogé sur le jeu. Il a également jugé ridicule l’idée de mettre un jour à l’écrit les aventures vidéo-ludiques de son héros.

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Le dernier volet de la saga vidéo-ludique, publié en 2016 est devenu une référence des jeux de rôle et s’est vendu en deux semaines à plus de 6 millions d’exemplaires.

 

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L’œuvre de Lovecraft

Très populaire auprès des joueurs du monde entier (et particulièrement des aficionados de jeux de rôle papier), l’œuvre de l’écrivain d’épouvante H.P. Lovecraft a été revisitée à de très nombreuses reprises dans le monde vidéo-ludique. Mais avant de parler des jeux, il faut évidement parler de ses écrits.

lovecSi les récits de Lovecraft son toujours placés à hauteur d’homme, l’univers qu’il décrit, profondément sombre et pessimiste, est dominé par des créatures extraterrestres aussi nombreuses que puissantes. Parmi les « dieux » mis en scène par l’auteur, les lecteurs ont surtout retenu Cthulhu, immense et monstrueuse bête venue de l’espace et objet, parmi certaines populations à travers le monde, de cultes aussi mystérieux que macabres. Moins macabres mais d’autant plus populaires sont les cultes envers Cthulhu par les lecteurs et de Lovecraft. Le « Mythe de Cthulhu » -expression que n’a cependant jamais employé l’écrivain qui n’a jamais connu le moindre succès avec ses textes de son vivant, a été repris par d’innombrables auteurs, artistes et, ce qui nous intéresse présentement, des développeurs de jeux vidéo.

Les adaptations, reprises, références à Lovecraft et à son mythe de Cthulhu sont si nombreuses qu’elles mériteraient un article à elles seules. Certaines se démarquent cependant.

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On peut ainsi noter la série de jeux Alone in the Dark. Le premier épisode de cette série, publié en 1992 par les Français d’Infogrames (et plus particulièrement Frédérick Raynal), a fortement marqué l’histoire du jeu vidéo. Il s’agit en effet du premier jeu de Survival Horror en 3D, un genre qui a connu par la suite un immense succès à travers la série Resident Evil, dont les créateurs ont d’ailleurs été accusés d’avoir repris de nombreux éléments au jeu d’Infogrames.

Alone in the Dark ne cache pas son influence lovecraftienne, le nom de l’auteur américain étant indiqué sur la jaquette et les références à son univers explicites, même s’il est aussi question d’autres auteurs tels qu’ Edgar Allan Poe. La série Alone in the Dark est toujours d’actualité même si tous les épisodes ne font pas systématiquement référence à Chtulu et ses adeptes.

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D’autres jeux ont réutilisé des ingrédients présents dans son œuvre pour les intégrer dans un autre univers propre à ces jeux. C’est le cas par exemple du jeu d’aventure Quest for Glory, développé par les Américains de Sierra, du jeu de rôle massivement multijoueur The Secret World développé par les Norvégiens de Funcom, le jeu d’action Alan Wake, publié le studio finlandais Remedy Entertainment, Bloodborne des Japonais de FromSoftware ou encore la très populaire série de jeux de rôle The Elder Scrolls qui fait implicitement référence aux monstres de Lovecraft. Une extension du 5e épisode Skyrim, intitulée Dragonborn, a d’ailleurs été qualifiée par certains joueurs de « lettre d’amour à Lovecraft ».
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D’autres jeux encore sont de véritables adaptations, plus ou moins fidèles, aux différents mythes et nouvelles de l’auteur américain. C’est le cas de Shadow of the Comet ou de Prisonners of Ice, deux jeux d’Infogrames respectivement publiés en 1993 et 1995.

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Différents sites proposent des listes d’œuvres culturelles inspirées par Lovecraft.  La tâche est de plus en plus difficile au fil des ans !

L’œuvre de Terry Pratchett


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Le décès de Terry Pratchett n’a pas rendu inconsolables ses seuls lecteurs, les joueurs ont également perdu quelqu’un à qui ils doivent de grands souvenirs vidéo-ludiques. De nombreuses personnalités du monde du jeu vidéo lui ont d’ailleurs rendu hommage et ont ajouté à leurs jeux des références à Pratchett. C’est ainsi que les joueurs de la simulation spatiale Elite: Dangerous peuvent retrouver une station spatiale nommée « Pratchett’s Disc ». Pour l’anecdote, l’auteur anglais était lui-même un grand joueur qui n’hésitait pas à régulièrement conseiller ses derniers coups de cœur en la matière.

De nombreux jeux inspirés de son œuvre ont été publiés, avec parfois la contribution de l’auteur lui-même.

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The Colour of Magic est le premier jeu du genre. Publié en 1986 par les Anglais de  Delta 4, il s’agit d’un jeu d’aventure textuel extrêmement fidèle au livre éponyme de Terry Pratchett (La huitième couleur en français). Échaudé par les mauvaises ventes du jeu, Terry rechigne à vendre de nouveau les droits de ses ouvrages à des sociétés de développement de jeux vidéo. Il faut la ténacité de l’équipe de Teeny Weeny Games pour le convaincre d’accepter une nouvelle expérience. Le jeu Discworld sort en 1995 et rencontre immédiatement un grand succès critique. Il suit plus ou moins fidèlement le récit du livre Au Guet ! même si des éléments d’autres romans sont également présents.

 

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Plusieurs suites sont publiées au fil des années dont un étonnant Discworld Noir, une parodie des films de détective située dans la ville d’Ankh-Morpork. Terry Pratchett a participé au scénario et à certains dialogues du jeu. Le jeu a été très bien accueilli mais est resté sans suite.

 

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Assassin’s Creed

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C’est l’une des sagas vidéo-ludiques les plus populaires du moment. Après avoir envahie les écrans des joueurs en  2007, date du premier épisode de la franchise, la lutte ancestrale entre les Templiers et les Assassins prend également place en librairie.
alamutSaviez-vous cependant que le premier jeu est lui-même inspiré d’un roman ? Les équipes d’Ubisoft se sont largement inspirées du roman Alamut de l’écrivain Vladimir Bartol, et publié en France chez Phébus. Ce roman, très apprécié des lecteurs, met en scène la secte ismaélienne des Assassins ainsi que leur forteresse Alamut au jardin luxuriant, censé être une copie du paradis. Le roman n’a pas été adapté par Ubisoft pour sa saga phare mais a servi de source d’inspiration.
Suite au succès du premier opus, qui s’est confirmé au fil des années et des nouveaux épisodes, de nombreux romans ont été publiés pour d’une part adapter les différents jeux sur le support papier et d’autre part prolonger l’expérience des joueurs en proposant de nouvelles histoires, de nouveaux héros ou encore de nouveaux cadres historiques. Ubisoft a d’ailleurs créé sa propre maison d’édition de bandes dessinées avec pour charge de transposer l’univers des jeux en BD. La maison s’appelle Les Deux Royaumes, une référence au jeu Prince of Persia.

Plusieurs comics ont été diffusés à partir de 2010. La première mini-série de comics, intitulée The Fall, est centrée sur le personnage de Nikolai Orelov ainsi que son descendant Daniel Cross. l’intrigue est située à notre époque et dans la Russie de la fin du XIXe siècle. Ce sont deux auteurs américains reconnus, Cameron Stewart et Karl Kerschl, qui se sont chargés de cette aventure.

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Une série de bandes dessinées a également été publiée. Les albums ont été scénarisés par Éric Corbeyran et dessinés par Djillali Defali. Cette série reprend les grandes lignes du premier jeu de la série même si de nombreux points diffèrent.

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En littérature, c’est sous la plume d’Oliver Bowden (pseudonyme de l’écrivain américain Anton Gill), que la série a vu le jour, chez Milady sur le marché français. Cette série de romans est consacrée à « novéliser » les jeux c’est-à-dire à les adapter sous la forme de roman.

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L’univers littéraire d’Assassin’s Creed s’est récemment émancipé du matériel d’origine pour proposer des aventures inédites.  L’ouvrage  Last Descendants  de Matthew J. Kirby, publié chez Bayard jeunesse, propose aux joueurs de visiter une nouvelle époque à travers les yeux de protagonistes inédits. Situé en partie à l’époque contemporaine et en partie dans le New York des années 1863, au cœur des émeutes de le conscription, ce premier tome d’une trilogie nous entraîne dans le sillage de jeunes gens entraînés malgré eux dans l’affrontement des Templiers et des Assassins.
L’auteur a récemment rencontré les lecteurs de Babelio. Vous pourrez très prochainement lire notre compte rendu de la rencontre et visionner notre interview-vidéo avec l’auteur.

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De quoi patienter avant de visionner le film, prévu mercredi 20 décembre dans les salles de cinéma français.

 

Les classiques de la littérature policière

 

Agatha Christie

 

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De nombreux jeux d’enquête se sont inspirés, implicitement ou explicitement, de l’œuvre d’Agatha Christie.

Certains jeux comme sont des adaptations officielles comme Le Crime de l’Orient Express développé par AWE Productions et publié en 2006 par The Adventure Company, une société qui a publié de nombreux jeux d’aventures parmi lesquelles de nombreuses adaptations d’Agatha Christie ou de Jules Verne.

 

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D’autres s’inspirent de l’univers d’Agatha Christie et de ses thèmes pour proposer des aventures originales. C’est dans ce registre que s’inscrit par exemple le jeu The Last Express qui place le joueur dans une aventure à huis-clos dans les wagons luxueux de l’Orient Express où un crime vient d’être commis. Développé par Smoking Car Productions et publié en 1997 par Brøderbund, le jeu est cependant, malgré un accueil très chaleureux de la presse, un échec commercial.

 

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The Raven

Autre jeu qui réunit de nombreux ingrédients (et astuces scénaristiques) de l’oeuvre de la romancière britannique, The Raven, signé King Art Games, propose aux joueurs d’enquêter sur les traces d’un voleur aussi redoutable qu’énigmatique. Le joueur évolue de huis-clos en huis-clos au gré de plusieurs chapitres et se retrouve ainsi embarqué dans l’Orient-Express puis dans un bateau où un meurtre a été commis. Le personnage principal n’est pas sans évoquer un certain détective français, euh non pardon, belge.

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Croisière pour un cadavre

Autre jeu dont l’histoire aurait pu être signée de la plume d’Agatha Christie, Croisière pour un Cadavre place le joueur dans une intrigue policière qui se déroule exclusivement sur un bateau où, vous l’aurez deviné, un corps a été découvert. Le jeu a été développé en 1991 par Delphine Software.

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Sherlock Holmes

Depuis 2002, le studio Frogwares développe une série de jeux inspirés du personnage créé par Sir Arthur Conan Doyle. S’il ne s’agit jamais d’adaptations des romans et nouvelles de l’écrivain, chaque jeu fait référence à l’univers qu’il a créé et multiplie les clins-d’œils. 11 jeux ont été développés depuis le lancement de cette série. Les joueurs peuvent naturellement s’aider de la célèbre loupe du détective ainsi que d’un microscope et d’un matériel de chimie.

Le dernier épisode, intitulé The Devil’s Daughter, a été publié en 2016 et fait intervenir un personnage absent du canon, la fille de Moriarty, l’ennemi absolu de Sherlock Holmes…

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Avant cette série, de nombreuses adaptations ont été développées par différents studios mais c’est bien cette saga, qui a reçu de nombreuses récompenses, qui semble avoir les faveurs du public.

 

Nancy Drew/ Alice Leroy

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Qui n’a pas lu, jeune, les aventures policières d’Alice ? Écrits par un collectif d’écrivains américains réunis sous le nom Caroline Quine, bien qu’ils soient essentiellement l’oeuvre de Mildred Wirt Benson puis de Harriet Adams, les romans de la série des Alice (Nancy Drew en version originale) a séduit les lecteurs et lectrices du monde entier. Sur Babelio, on compte 300 critiques et près de 200 citations. Ces romans mettent en scène une jeune détective amateur qui n’aime rien d’autre que d’aider les plus faibles, réparer les injustices et chercher des trésors enfouis.

La série a donné lieu à une série de jeux vidéos d’aventure très populaire aux Etats-Unis. Publiés depuis 1998 par Her Interactive, les jeux reprennent pour certains, mais ce n’est pas la règle, les éléments des livres. Aujourd’hui, 32 jeux ont été publiés et un 33e est prévu pour 2017. Ils sont tous disponibles sur ordinateurs.

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A côté de cette série, d’autres jeux publiés par différents éditeurs ont vu le jour sur consoles portables, comme la Game Boy Advance ou la DS de Nintendo.

L’univers de Tom Clancy

huntL’écrivain américain a été l’un des pionniers du croisement entre littérature et jeux vidéo. L’une des toutes premières adaptations de roman en jeu a d’ailleurs été celle de A la recherche d’Octobre Rouge, le roman d’espionnage sous-marin mettant en scène Jack Ryan.  Publié en 1987, soit 3 ans seulement après la publication du roman de Tom Clancy, le jeu est une simulation de combat qui marque l’intérêt poussé de l’auteur américain pour le secteur du jeu vidéo. En 1996, il créé même son propre studio, Red Storm Entertainment, pour adapter directement ses romans même si tous les jeux développés par le studio ne sont pas issus de son univers (bien que l’on retrouve pour chaque jeu une dimension « techno-thriller« , véritable signature de Clancy).  En 2000, l’éditeur français Ubisoft rachète le studio et développe les différentes franchises de l’auteur comme Tom Clancy’s Rainbow Six adapté du roman éponymeTom Clancy’s Ghost ReconTom Clancy’s Splinter Cell, trois séries très populaires auprès des joueurs, qu’ils soient lecteurs ou non de Tom Clancy.

Les trois séries phares sont encore vivantes aujourd’hui. Le dernier né de la franchise Tom Clancy’s Rainbow Six,  Siege, a été publié fin 2015, un nouvel épisode de Tom Clancy’s Ghost Recon est attendu pour 2017 et une rumeur fait état de la préparation d’un nouveau Tom Clancy’s Splinter Cell.
Si d’autres productions développées par Red Storm Entertainment pour le compte d’Ubisoft sont estampillées « Tom Clancy’s » comme The Division, elles ne sont pourtant pas inspirées, directement tout du moins, par l’oeuvre de l’auteur américain même si l’on retrouve des éléments familiers à son univers.

De nombreux romans issus à leur tour des jeux vidéo Tom Clancy’s et écrits par différents auteurs réunis sous le pseudonyme de David Michaels sont sortis en librairie, bouclant la boucle entre littérature et jeux vidéo.

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XIII
La série XIII de William Vance et de Jean Van Hamme, en partie inspirée du roman La Mémoire dans la peau de Robert Ludlum, est une série de BD d’espionnage très appréciée.

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De plus en plus populaire au fil de la publication de ses tomes, cette sombre histoire de machination politique mettant en scène un homme amnésique au passé trouble a connu elle aussi de nombreuses adaptations dont un jeu très réussi publié en 2003 par Ubisoft.

Rempli de clins d’œils, reprenant fidèlement les codes de la série (et notamment la trame des 5 premiers tomes, certes simplifiée) mais également ses dessins à travers la technique innovante du cel-shading, le jeu a été salué par les lecteurs de la BD ainsi que par les joueurs.

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Le style BD est très présent à l’écran, permettant une immersion totale dans l’univers de XIII. Les joueurs sont encore nombreux à attendre une hypothétique suite à ce jeu qui se termine sur un cliffhanger. Des ventes en deçà des espérances de l’éditeur n’ont pas rendu ces derniers très optimistes.

Les classiques de la littérature

Salammbô

Les adaptations de romans ne sont pas réservées aux classiques du polar, de la littérature de science-fiction ou de fantasy.

Le roman de Gustave Flaubert Salammbô a connu également une version en jeu, toujours par le studio Cryo Interactive. Les équipes de développeurs se sont appuyées sur le roman, naturellement, mais aussi sur son adaptation en BD par Philippe Druillet. Comme dans celle-ci, l’intrigue du roman est transposée dans un univers de science-fiction. Philippe Druillet participe d’ailleurs étroitement à la création du jeu qui reçoit, lors de sa sortie en 2003, un bel accueil critique.

s0Le roman de Flaubert : 

Il arriva juste au pied de la terrasse. Salammbô était penchée sur la balustrade ; ces effroyables prunelles la contemplaient, et la conscience lui surgit de tout ce qu’il avait souffert pour elle. Bien qu’il agonisât, elle le revoyait dans sa tente, à genoux, lui entourant la taille de ses bras, balbutiant des paroles douces ; elle avait soif de les sentir encore, de les entendre ; elle ne voulait pas qu’il mourût ! À ce moment-là, Mâtho eut un grand tressaillement ; elle allait crier. Il s’abattit à la renverse et ne bougea plus.

La BD de Druillet : 

s1Au IIIe siècle avant J.-C., les mercenaires employés par Carthage pendant la première guerre punique se soulèvent contre leurs employeurs qui reportent sans arrêt le paiement de leur solde.

Deux chefs de clans barbares, Mathô et Narr’Havas, tombent amoureux de la belle et éthérée Salammbô, fille d’Hamilcar, le suffète de Carthage. S’ensuivra un conflit sanglant et de maintes surprises du destin. Une guerre qui a plus à voir avec les sentiments d’orgueil, de passion et de désir qu’avec la politique… Druillet transpose les guerres puniques dans le Monde de l’Étoile, et donne à Mathô l’identité de son personnage fétiche, Lone Sloane, venu se perdre dans la guerre pour l’amour d’une femme fatale. Le verbe à la fois sobre et luxuriant de Flaubert est transcendé par les pages incroyables de Druillet, arrivé à la maturité de son talent, qui explose les cadres et s’affranchit des conventions de la bande dessinée.

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A noter que Cryo et Druillet avaient déjà collaboré précédemment dans l’élaboration de l’adaptation vidéo-ludique d’une ancienne légende, L’Anneau des Nibelungen, également un cycle de quatre opéras de Richard Wagner.

En attendant Godot

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Qui aurait pu imaginer En attendant Godot en jeu vidéo ? C’est pourtant l’idée d’un développeur sur le site Victor Belly. Pour des questions de droits, hélas, la mention de la pièce de théâtre de Samuel Beckett a été retirée. Une vidéo est tout de même disponible sur Youtube. Le jeu est assez simple mais l’idée très amusante. Il est même possible de jouer à deux.

Godot est également le nom d’un personnage du jeu d’aventure Phoenix Wright. La référence est explicite.


Gatsby le magnifique

Le chef-d’oeuvre de Francis Scott Fitzgerald est un autre classique de la littérature qui a connu une adaptation étonnante à laquelle vous pouvez jouer dès maintenant grâce à votre navigateur web. Le jeu reprend plusieurs phases du roman de l’auteur américain. Le tout en 16 bits, comme les jeux que l’on retrouvait à l’époque de la Super Nintendo. Attention, le jeu est plus difficile qu’il n’y parait 🙂

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Alice aux pays des merveilles

Il existe des dizaines d’adaptations d’Alice au pays des Merveilles de Lewis Caroll en jeux vidéo, certaines plus fidèles que d’autres. Les plus anciennes datent de la fin des années 1980, comme cette adaptation fidèle développée par Dale Disharoon pour le Commodore 64 et l’Apple II.

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D’autres jeux plus récents ont vu le jour comme American McGee’s Alice (développé par Rogue Entertainment et édité par Electronic Arts) qui propose une suite -au ton beaucoup plus sombre cependant- aux romans de Lewis Caroll. C’est en effet à l’asile que nous retrouvons Alice au début de l’aventure alors que ses parents sont décédés à la suite d’un incendie.

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Le Parrain

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Quand on pense au Parrain, on pense tout d’abord au film de Coppola et à l’interprétation de Marlon Brando mais à l’origine du film, il y a un roman signé Marion Puzo. C’est pourtant bien le film qui a servi de base à ses adaptations en jeux vidéo. Une première version est sortie en 1991 et permet à ceux qui souhaitent se prendre pour Corleone de revisiter certaines scènes du film tout en supprimant les ennemis croisés sur leurs chemins.

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Une nouvelle version plus moderne a été publiée en 2006 par Electronic Arts, au grand regret de Francis Ford Coppola qui n’a pas été consulté et qui n’a pas du tout aimé la façon dont les développeurs ont réutilisé ses personnages. Si l’on suit en effet Aldo Trapani, un nouveau personnage spécialement créé pour cette nouvelle intrigue qui suit de près celle du film, Aldo croise les personnages issus du roman et du film. De nombreux acteurs de la fameuse trilogie ont repris leur rôle en prêtant leurs traits et leurs voix à leurs personnages, suscitant le courroux du réalisateur.

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Les critiques ont cependant été assez bonnes et les ventes également, poussant Electronic Arts à développer une suite, qui sera cependant quant à elle un échec commercial.

L’île mystérieuse

L’île mystérieuse de Jules Verne est le roman qui a inspiré Robyn et Rand Miller pour la création de leur célèbre jeu d’aventure et d’énigme Myst qui tenait jusqu’en 2002 le record du jeu PC le plus vendu au monde.

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Téléporté dans une île on ne peut plus mystérieuse, le personnage incarné par le joueur découvre, au fil de ses pérégrinations et découvertes, l’histoire de cet endroit remplis d’énigmes.
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Le roman, qui fait office de suite à Vingt mille lieues sous les mers, raconte quant à lui l’histoire de plusieurs personnages qui échouent sur une île inhabitée. On retrouve dans Myst l’idée d’une île accueillante mais remplie de mystères. Les développeurs ont également repris une certaine ambiance victorienne. De fait, les développeurs avaient le livre sous la main en démarrant le projet.
Diverses adaptations et suites ont été développées ainsi qu’une trilogie de romans.

Coécrits par les développeurs du jeu avec l’aide de David Wingrove, la trilogie Myst prolonge l’exploration de l’île et de sa riche histoire. Le premier tome a été plutôt bien reçu par les lecteurs avec une moyenne actuelle de 3,8/5.

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Tintin

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Tintin a-t-il raté son rendez-vous avec les jeux vidéo ? Plusieurs adaptations des aventures du jeune reporter ont vu le jour sur différentes consoles, avec des résultats inégaux.
La première aventure vidéo-ludique a été publiée en 1994 par Infogrames. Reprenant l’essentiel de l’album Tintin au Tibet et la quête de Tintin pour sauver son ami Tchang, le jeu est graphiquement très fidèle au dessin d’Hergé. L’accueil est cependant mitigé en raison d’une faible durée de vie malgré la grande difficulté du titre.

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Infogrames continue sur sa lancée en 1997 en proposant l’adaptation des albums Les Sept Boules de cristal et Le Temple du Soleil en un seul jeu reprenant le titre du deuxième tome. Toujours aussi fidèle d’un point de vue des dessins, le jeu reprend les points positifs et négatifs de la précédente adaptation d’Infogrames.

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En 2001, c’est une sorte d’hommage aux différentes aventures de Tintin qui est proposé aux joueurs. Adapté d’aucun album en particulier mais composé de plusieurs vignettes inspirées par les albums de Tintin, Tintin : Objectif Aventures reprend le style de Hergé mais, grande nouveauté, le transpose en 3D.

Le résultat n’a cependant pas convaincu le public. C’est cette fois la facilité de l’aventure qui est pointée du doigt et la faible qualité des graphismes.

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Il faut attendre dix ans et la reprise de la licence par un autre éditeur français, Ubisoft, pour voir l’arrivée d’une nouvelle adaptation. Ce n’est cependant pas un album qui est directement adapté par l’équipe de développement mais le film de Steven Spielberg, lui-même inspiré du Secret de la Licorne.
L’accueil n’est pas très différent des précédents jeux avec de nombreux joueurs qui ont reproché au titre une trop grande facilité et, surtout, une trop faible durée de vie.

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Les jeux qui ont donné naissance à des romans


Warcraft

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A l’origine un « simple » jeu de stratégie en temps réel, Warcraft est rapidement devenu une franchise gigantesque aux multiples incarnations. Jeux de stratégie, jeux de rôle massivement multi-joueurs, jeu d’aventure (hélas abandonné), film, toutes les différentes histoires se déroulent dans un même univers qui possède une chronologie importante et une réelle cohérence. C’est pour développer cet univers que de très nombreux romans, comics et mangas ont vu le jour. Sur Babelio, un lecteur se propose à travers une liste, de recenser, de manière chronologique, les différents ouvrages de la saga.
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A découvrir pour prolonger votre expérience de jeu et découvrir l’ensemble des intrigues qui secouent le royaume d’Azeroth.

 

Watch Dogs

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Publié en 2014 par Ubisoft, le jeu d’action Watch Dogs permet aux joueurs d’accompagner un certain Aiden Pearce, un hacker décidé à se venger après la mort de sa nièce. La sortie du jeu a été accompagnée de celle d’un roman publié chez Lumen intitulé Dark Clouds et signé John Shirley, un auteur déjà connu pour différentes adaptations de jeux vidéo en romans.

 

Le roman ne suit pas exactement le déroulé du jeu puisque l’action se déroule quelque temps après les événements relatés dans celui-ci. Il présente d’ailleurs un nouveau personnage du nom de Mick Wolfe, un ancien militaire qui s’est injustement retrouvé en prison. Il croisera tout de même la route d’Aiden Pearce qui va l’aider à rétablir la justice le concernant.

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Overwatch

Les ouvrages tirés des jeux permettent parfois de faire avancer le scénario, de dévoiler les secrets du monde dans lequel se déroule l’histoire ou encore d’informer les lecteurs et joueurs d’éléments importants concernant les personnages.

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C’est ainsi à travers un épisode du comic tiré du jeu de tir en vue subjective (First Person Shooter en anglais) Overwatch que les joueurs ont appris l’homosexualité d’un personnage populaire du FPS multijoueur de Blizzard. L’extrait est visible en ligne.

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La BD est particulièrement importante dans le cas de ce jeu qui présente uniquement un mode multijoueur non scénarisé.

Diablo

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Avec 2,5 millions de jeux vendus, le premier jeu de la trilogie Diablo, publié en 1998 par Blizzard a été un grand succès. Ce n’était rien pourtant en comparaison des 4,5 millions d’exemplaires vendus pour sa suite ou encore des 10 millions du troisième volet, ces derniers volets étant respectivement parus en 2000 et 2012.
Jeu d’action (et plus précisément de « Hack’n’slash » soit littéralement de « taille et tranche », ce qui en dit long sur ce qui est demandé aux joueurs) situé dans un monde médiéval-fantastique infesté de démons toujours plus grand et plus nombreux qu’il s’agit, vous l’aurez compris, de zigouiller par tous les moyens, Diablo a séduit de nombreux joueurs.

Fascinés par le monde dans lequel ils évoluent, les joueurs ont rapidement pu prolonger leur expérience avec divers romans inspirés de l’univers du jeu. La loi du sangLe Sentier de la damnation ou Le Royaume des ombres sont autant de romans situés sur les terres désolées du Suanctuary. Il existe plusieurs séries de livres plus ou moins rattachées au canon officiel. La trilogie de Richard A. Knaak (qui comprend les livres cités plus haut) a été écrite en collaboration avec les créateurs du jeu. Richard A. Knack a  d’ailleurs participé à la novélisation de nombreux jeux de l’éditeur, comme le jeu de stratégie spatial Starcraft.

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Halo

Le succès continu de la franchise de jeu Halo, un FPS (voir la définition, un peu plus haut) de 343 Industries qui place les joueurs au centre d’une guerre entre humains et extra-terrestres et l’attachement de ceux-ci envers les personnages de la saga ont poussé ses créateurs à sortir leur univers des cadres de l’art vidéo-ludique.

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Plusieurs romans ont ainsi vu le jour et avec succès. La Chute du Reach (Milady)par exemple, premier roman de la saga sur support papier, a de très bonnes critiques sur Babelio : « Un livre très bien écrit par Éric Nylund qui ne fait en aucun cas de la récupération commerciale mais qui, au contraire, développe une histoire extrêmement forte et bien écrite autour de ce jeu à succès » publie Wiitoo dans sa chronique. C’est le début d’une très riche bibliographie comprenant romans mais aussi comics explorant les événements avant, pendant ou après ceux contés dans les jeux.

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Conclusion

Il ne s’agit ici que d’un aperçu des romans inspirés de jeux vidéo. Vous pouvez retrouver une énorme liste (et pourtant probablement incomplète) ici. Les adaptations vont de Sonic (ou le jeu de Sega qui met en scène un hérisson) à Street Fighter (qui avait certes déjà connu une adaptation cinématographique) !

Si vous avez joué à d’autres jeux inspirés de près ou de loin de romans ou si vous êtes un avide lecteur de romans inspirés de vos jeux préférés, n’hésitez pas à commenter ce dossier 🙂

Assassin’s Creed© : de l’écran au papier

Connaissez-vous Assassin’s Creed©, la série de jeux vidéo créée par Ubisoft en 2007 qui met en scène la guerre indirecte et secrète entre les Assassins et les Templiers ? La série a séduit au fil des épisodes près de 80 millions de joueurs et s’apprête aujourd’hui à envahir le grand écran avec un premier film qui sort le 14 décembre au cinéma. C’est pourtant autour d’un livre que se sont réunis une trentaine de lecteurs qui ont délaissé leurs écrans pour venir dans nos locaux afin de rencontrer Matthew J. Kirby, l’auteur d’Assassin’s Creed, Last descendants, publié chez Bayard jeunesse, le premier tome d’une trilogie inspirée de l’univers du jeu vidéo cultissime d’Ubisoft.

Rien ne va plus dans la vie d’Owen depuis que son père est mort, accusé d’un crime qu’il n’aurait pas commis. Au lycée, il fait la connaissance d’un informaticien, Monroe, qui lui propose d’utiliser l’Animus, une machine qui permet d’explorer le passé de ses ancêtres. Au cours de l’expérience, il découvre l’existence de la dague d’Hernan Cortès, un fragment d’Eden aux pouvoirs mystérieux. Monroe lui explique que, depuis la nuit des temps, deux organisations secrètes – la Confrérie des Assassins et l’Ordre des Templiers – sont prêtes à tout pour s’emparer de cette relique. Pour empêcher que celle-ci ne tombe entre leurs mains, Monroe envoie Owen et 5 autres adolescents dans le passé avec un objectif : récupérer la dague d’Hernan Cortès. C’est ainsi que le petit groupe se retrouve en plein coeur de New York, en 1863 à la veille des violentes émeutes qui ont secoué la ville… Mais attention : influer sur le passé peut avoir de terribles conséquences sur le présent…

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Un écrivain gameur

Qui a dit qu’on ne pouvait aimer à la fois les livres et les jeux vidéos ? Certainement pas Matthew J. Kirby ! En effet, alors qu’il s’attaque pour la première fois en tant qu’écrivain à l’univers du célèbre jeu Assassin’s Creed©, il avoue être un grand amateur de jeux vidéo depuis sa plus tendre enfance : “Le premier ordinateur de mes parents était un Atari ST, pas la console, mais bien un ordinateur qui ne possédait même pas de disque dur. Dessus, je jouais à des jeux tels que King’s Quest ou Quest of Glory. Je suis également un grand joueur d’Assassin’s Creed©, dont j’apprécie particulièrement l’aspect historique très immersif, qui fait du monde passé un immense terrain de jeu.”

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Le candidat idéal

Auteur de séries historiques pour adolescents, Matthew Kirby apparaît comme un candidat idéal à Ubisoft, créateur du jeu, d’autant plus qu’il aime incorporer dans ses histoires, des twists fantastiques. Pourtant, lorsqu’on l’interroge à propos de son recrutement par Ubisoft, l’auteur évoque un gros coup de chance : “Il est vrai que lorsque j’écris des fictions historiques, l’univers du jeu n’est jamais bien loin dans ma tête et m’influence toujours un peu. Mais j’ai eu beaucoup de chance d’être choisi, et cette chance vient principalement de mon éditeur américain. Ce qui est certain, c’est qu’en tant que grand gamer, je n’ai pas réfléchi bien longtemps lorsqu’on m’a fait cette proposition !” Contrairement à ce qu’il pensait, l’éditeur de jeu vidéo ne lui a pas donné de consigne particulière : “J’ai rencontré Ubisoft à New-York et ils m’ont seulement fait part de trois souhaits : que l’histoire soit appropriée aux jeunes, que je conserve l’esprit du jeu et que mes héros soient des adolescents. A part cela, j’étais totalement libre du point de vue de l’histoire.”

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Concevoir son univers

L’intrigue du roman de Matthew Kirby repose autour de la recherche de reliques, provenant d’une civilisation ancienne, appelées les “fragments d’Eden”. Ces reliques, que l’on trouve déjà dans les jeux vidéo, sont à l’origine de tout l’univers du romancier : “Je savais que je voulais utiliser des reliques pour faire le lien avec l’histoire d’Assassin’s Creed©. J’ai utilisé le concept de fragments d’Eden à qui j’ai décidé de donner la forme d’une trident dont trois morceaux sont éparpillés ans le monde pour adapter cette quête aux trois tomes prévus de la série. Une fois cette structure trouvée, tout s’est créé naturellement dans mon esprit.” Pour ce qui est des personnages, l’écrivain a choisi de créer les siens et de ne pas reprendre ceux du jeu : “L’un des personnages que l’on retrouve dans mon roman est lié aux jeux vidéos puisqu’il s’agit du petit fils de Shay Kormak dont le nom devrait dire quelque chose aux joueurs les plus aguerris.”

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Scientifique en herbe

Les jeux Assassin’s Creed© laissent quelques flous scientifiques que l’écrivain américain a décidé d’expliquer à sa manière dans son roman : “J’ai étudié la psychologie à l’université et cela m’a beaucoup aidé dans l’élaboration de mon roman. Dans l’univers du jeu, les personnages peuvent visiter les souvenirs de leurs ancêtres, ce qui leur permet d’endosser une partie de la mémoire de ces derniers et de bénéficier de certaines de leurs appétences. Ce phénomène s’appelle “l’effet de transfert” dans le jeu mais les créateurs ne l’ont pas précisément expliqué d’un point de vue scientifique et c’est pourquoi j’ai décidé d’émettre une théorie à ce sujet, évoquant la modification des gènes de mes personnages par cet “effet de transfert”. Ubisoft m’a laissé totalement libre sur ce sujet et j’en suis très heureux !”

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Du jeu au livre

Si le roman reste fidèle aux thèmes et à l’univers général des jeux, Matthew Kirby a souhaité opter pour une trame narrative tout de même assez éloignée de celles que l’on retrouve sur consoles et ordinateurs. C’est dans cette démarche qu’il a choisi d’évoquer la question éthique qui sépare les deux camps qui s’affrontent dans Assassin’s Creed©: les Templiers et les Assassins. En effet pour l’écrivain, l’un des thèmes centraux du jeu a toujours été la question du passé et de son rôle dans notre libre arbitre : “ Savoir quel camp choisir entre les Templiers et les Assassins est une question qui fait réfléchir et chacun, suivant ses expériences, est susceptible de changer d’avis.” C’est pour répondre de la façon la plus large possible à cette question que l’auteur a créé toute une galerie de personnages avec des histoires tout à fait différentes, complexifiant ainsi beaucoup la question : “Il n’y a pas de bons et de méchants, il y a simplement plusieurs camps qui veulent la même chose et qui possèdent des manières différentes pour y arriver. Nous sommes tous le héros de notre propre histoire.”

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Faire prendre conscience

Si Matthew Kirby a choisi de situer son roman pendant les émeutes de 1863 aux Etats-Unis, c’est parce que ces dernières constituent pour lui un moment trop souvent oublié de l’Histoire de son pays : “Trop peu d’Américains ont conscience de l’importance de cet événement qui a pris place pendant la guerre de Sécession.” En effet, Abraham Lincoln, à la recherche de nouveaux soldats, avait mis en place un système de conscription. Ce système permettait cependant aux plus riches de s’acquitter de cette tâche en échange d’une somme considérable pour l’époque. Cette conscription obligatoire mis le feu aux poudres et New-York devint rapidement un champ de bataille entre les forces de l’ordre rapidement submergés et les contestataires : “Cette révolte possède également une forte dimension raciale puisque les pauvres partis au combat craignaient que les esclaves du sud ne leur prennent leur travail. Émeutes raciales, méfiance envers le gouvernement et un pouvoir entre les mains de quelques hommes très riches : cela ressemble beaucoup à l’Amérique d’aujourd’hui…”

Évoquer cette période de l’histoire, c’est pour Matthew Kirby non seulement l’occasion de la faire connaître auprès des plus jeunes, mais aussi d’apprendre de son passé : “Pour éviter les erreurs, il faut déjà avoir conscience de celles que l’on a commises par le passé et j’aimerais que les USA aient une conscience de leur Histoire, ce qui n’est pas souvent le cas aujourd’hui.”

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Adapter la violence

Les connaisseurs du jeu se sont sans doute posé la question de la violence : comment l’adapter en un roman pour adolescent ? Matthew Kirby a sa vision des choses : “ J’ai toujours écrit pour la jeunesse et je sais que les jeunes sont beaucoup plus intelligents qu’on ne veut bien le penser et peuvent encaisser beaucoup. Ils veulent, comme nous, la vérité et tout est à mes yeux question de présentation. Des choses affreuses arrivent dans la vraie vie et ils doivent savoir les affronter. Pour cette raison, je n’ai rien contre les livres sur la Seconde Guerre mondiale et sur les massacres en général : nos jeunes ont besoin de s’y confronter pour apprendre. Il suffit simplement de leur présenter de façon abordable. Le livre est dur mais je n’aborde pas la violence d’une manière graphique ni gratuite, c’est ma règle.”

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Retrouvez Assassin’s Creed, The last descendant, de Matthew J. Kirby, publié chez Bayard jeunesse.

 

Découvrez l’entretien vidéo de Matthiew J. Kirby :

Quand Babelio rencontre les éditions Scrineo

Les éditions Scrineo fêtent cette année leurs 10 ans. C’est dans le cadre du salon de la littérature et de la presse jeunesse que nous avons rencontré leur fondateur et éditeur, Jean-Paul Arif, dans les locaux de la maison, dans le 2e arrondissement de Paris

Maison généraliste, elle élargit depuis sa création le spectre de ses publications et n’a pas fini de nous surprendre. Rencontre avec ces grands aventuriers de l’édition.

 

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La maison Scrineo a été fondée en 2005. Pouvez-vous nous raconter l’histoire de sa création ?

2005, 2016… Notre maison commence à être vieille ! En réalité, nous ne nous sommes pas toujours appelés Scrineo. Les premiers ouvrages sont en effet parus sous le label « Les carnets de l’info ». D’ailleurs, le tout premier objet que j’ai édité n’a même pas été un livre puisqu’il s’agissait d’un jeu de piste pour téléphone portable, intitulé Via Temporis. Lorsque l’on y réfléchit, nous avons fait le cheminement inverse de la plupart des maisons : nous sommes passés du numérique au papier. Nous avons commencé par publier des essais, des documents pour adultes comme les livres de Pierre Kosciusko-Morizet, de Robert Guédiguian  ou encore des guides comme Je suis débordé(e) à la maison. Ce premier label est d’ailleurs toujours vivant à l’heure actuelle et nous continuons à l’exploiter avec certains titres, dont Portraits au travail, qui sera publié en janvier 2017. L’entité à l’origine de la maison est finalement devenue une collection au sein du Scrineo actuel.

 

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Comment êtes-vous passé des Carnets de l’Info à Scrineo ? Quelles ont été les grandes étapes de la maison jusqu’à aujourd’hui ?

En 2010, nous nous sommes lancés dans la fiction. Dès lors, le label de la maison ne convenait plus à notre nouvelle ligne éditoriale et c’est pourquoi nous avons choisi de changer de nom. Scrineo, c’est le nom que portait notre société à l’époque et c’est celui que nous avons choisi d’adopter. Changer de label est un moment risqué dans la vie d’une maison et nous avons eu la chance de publier des titres qui ont connu un succès public, comme par exemple Les Hauts Conteurs, lauréat à l’époque du Prix des Incorruptibles. Cela nous a vraiment permis de nous lancer dans la fiction jeunesse et jeune adulte et petit à petit dans les littératures de genre.

L’année 2013 constitue la dernière grande étape de notre évolution jusqu’à aujourd’hui puisque c’est l’année où nous avons lancé la revue de culture générale l’éléphant.

 

Vous êtes le fondateur de cette maison, au sein de laquelle vous jouez également le rôle d’éditeur. Quel a été votre parcours jusque-là ?

Tout remonte sans doute à mes rêves d’enfant ! A l’âge de 10 ans, j’avais décidé d’avoir plusieurs vies : une première « d’homme d’affaire » et une vie davantage artistique. C’était très inconscient mais bel et bien présent en moi. Je suis donc devenu ingénieur chez Matra (aujourd’hui Airbus), pendant 17 ans, où je m’occupais du pôle imagerie spatiale. J’avais oublié cette promesse d’enfant, jusqu’au jour où j’ai senti qu’il était temps pour moi de me tourner vers ma deuxième vie. J’aurais pu décider de devenir artiste moi-même, mais j’ai finalement choisi de travailler avec eux, en devenant éditeur. Je me suis orienté vers l’édition parce qu’elle permet de créer une identité propre : nous avons le sentiment, en tant qu’éditeur, que notre travail s’inscrit dans la durée, et que nous bâtissons jour après jour notre ligne éditoriale, année après année notre maison d’édition.

 

Aujourd’hui, quels sont les différents pôles de la maison ?
Nous sommes une maison toujours généraliste, mais avec deux axes principaux aujourd’hui : la littérature jeunesse et jeune adulte, et la culture générale autour de la revue l’éléphant. Si je devais résumer notre promesse, je dirais Scrineo c’est « le savoir et l’imagination ».

Nous nous appuyons sur trois directeurs de collection pour développer notre programme. Agnès Marot dirige une collection destinée au public jeune adulte. On y trouve des titres comme Zalim, de Carina Rozenfeld, une aventure à la frontière des genres, entre possession, steampunk, magie et fantasy médiévale, ou Sim Survivor, une dystopie signée Loïc Le Borgne qui nous surprend avec des échos trompeurs à des univers fantastiques connus.

simsurvivor_une-ok-386x600Un premier roman, L’Aura noire, de Ruberto Sanquer, ouvrira l’année 2017 sur ce segment jeune adulte : les aventures d’une apprentie sorcière frappée d’une malédiction, et entourée de sa bande de copines, dans un univers post apocalyptique baigné de magie et d’écologie.

couv_walden-395x600Nous éditons également une collection adressée aux collégiens, dirigée par Arthur Ténor. Elle propose des titres comme Le Monde selon Walden, de Luc Blanvillain,  un conte moderne sur les réseaux sociaux, mettant en scène un enfant différent par son style et sa façon d’être. Filmé en cachette par des camarades moqueurs, il devient l’objet d’un buzz internet, faisant réfléchir ses lecteurs sur la notion de notoriété. Nous développons activement cette collection qui s’intéresse à des sujets contemporains dans un spectre adolescent. Je suis CharLiberté !, d’Arthur Ténor, en est un titre fort : un charliberteune-398x600garçon décide, à la suite des attentats contre Charlie hebdo, de monter un journal satirique dans son collège. Ce roman aborde pour les jeunes lecteurs le thème épineux de la liberté d’expression, qui sera prolongé début janvier par celui de la laïcité, avec Guerre des idées au collège – Laïcité en danger, du même auteur.

 

Arthur Ténor dirige deux autres collections chez Scrineo à l’attention des collégiens.

« Roman d’horreur » est destinée aux adolescents amateurs de sensations fortes, avec notamment Seuls les alligators vous entendront crier, de Nadia Coste, ou l’aventure cauchemardesque d’une classe de 3e en voyage en Louisiane, et victime du vaudou.

quand-joseph-meister-fut-sauve-par-pasteur-402x600« Il était un jour » est quant à elle une collection de récits historiques racontés du point de vue des enfants. Cet automne, on a pu découvrir l’histoire de l’invention du vaccin contre la rage du point de vue du premier cobaye humain de Pasteur : le jeune Joseph Meister, dans Quand Joseph Meister fut sauvé par Pasteur, de Lorris Murail.

Notre troisième directrice de collection est Stéphanie Nicot, avec qui nous lançons une collection de Science-Fiction pour un public adulte, avec une forte composante space opera, même si nous restons ouverts aux autres genres. Le premier titre de la collection, Les Océans stellaires, de Loïc Henry, est paru en octobre, et sera suivi par Étoiles sans issues, de Laurent Genefort, en février 2017.oceans-stellaires_une-386x600

 

Si la littérature de genre figure majoritairement dans votre catalogue, vous publiez également des titres de littérature générale. Pouvez-vous nous en parler ?

Nous avons effectivement une collection que nous avons baptisée « Grand écran », et dont les auteurs sont pour la plupart issus d’univers visuels (théâtre, cinéma, télévision, BD). Avec sept titres au catalogue, trois options d’adaptation audiovisuelle ont été signées, et deux sont en cours de discussion. Le dernier roman en date dans cette collection est Crise et châtiment, de Bertrand Fitoussi. Il s’agit d’un roman truculent et cruel sur la chute d’un trader londonien.
Scrineo s’est démarquée à sa création grâce à son intérêt tout particulier pour les jeunes auteurs. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Cette démarche d’ouverture aux jeunes auteurs était effectivement une volonté de ma part. Nous sommes toujours très heureux de pouvoir lancer de nouvelles plumes ; cela fait partie des aspects passionnants du métier d’éditeur. J’aime rencontrer des auteurs, travailler avec eux sur leur texte. Il y a une vraie satisfaction quand un jeune auteur vous remercie parce que vous l’avez aidé à transformer ses intentions en écriture et à faire émerger son œuvre.

img_20161125_110104Certains auteurs ont débuté chez nous et sont installés aujourd’hui dans le paysage littéraire français ; je pense notamment à Gabriel Katz, Oliver Peru, Patrick Mc Spare, Marie Pavlenko, Aurélie Wellenstein…  qui ont su imposer leur personnalité et sont aujourd’hui des auteurs phares du monde de l’imaginaire. Beaucoup de nos auteurs, comme Estelle Faye, primée trois fois pour La Voie des Oracles (Prix des Imaginales 2015, Prix Elbakin 2015, Prix ActuSF de l’Uchronie pour le tome 3 en 2016), ont été couronnés par des prix importants, ce qui est toujours très encourageant pour une jeune maison d’édition.

Début 2017, nous accueillerons deux jeunes auteures dans notre catalogue « Jeune adulte » : Ruberto Sanquer pour son premier roman L’Aura noire, et Louise Revoyre, qui s’ouvre à un nouveau genre avec Mon futur en replay, après avoir co-écrit chez Scrineo une série pour la jeunesse.

 

 

En effet, une spécificité de votre catalogue est que vous ne publiez que des auteurs français. Pour quelle raison ?

Il s’agit effectivement de l’une de nos particularités depuis la création de la maison. Il ne s’agit pas d’une démarche chauvine, mais  plutôt d’une histoire de goût. Il existe en France énormément de bons auteurs que j’ai envie de faire connaître. Ils ont leur particularité, une façon originale d’aborder les sujets que l’on pourrait qualifier de « french touch ». Ce qui me motive, c’est de les découvrir, de les promouvoir, d’accompagner autant que faire se peut ceux qui nous rejoignent. Nous publions peu et tous nos auteurs sont importants.

img_20161125_110100Je ne suis pas attiré par l’importation de succès anglo-saxons, et suis même assez inquiet par la progression de la culture main stream, tirée par des budgets marketing colossaux et des approches à 360 degrés incluant le livre, le film et le jeu vidéo, et que je juge passablement écrasante. Mon rôle d’éditeur, et tout particulièrement d’éditeur indépendant, est plutôt dans la défense de la diversité.  D’abord avec des auteurs français, mais pourquoi pas demain, hongrois, suédois ou allemands… Nous y viendrons sans doute un jour !

 

 

En parlant d’évolution, des nouveautés sont-elles prévues dans votre catalogue ?

Comme je l’ai dit, nous lançons une collection SF qui vient enrichir notre catalogue « Imaginaire adulte », comprenant les titres de Gabriel Katz et Rod Marty, notre révélation de l’année pour Les Enfants de Peakwood (Prix des Halliennales 2016).

zalim-386x600-1Nous lançons également un nouveau projet de Régis Delpeuch intitulé Mamie Polar, adressé aux jeunes de 9 ans et plus. L’héroïne est une grand-mère énergique et sans tabous qui, accompagnée de ses deux petits-enfants, mène des enquêtes survoltées et drôles, et toujours formatrices. Les deux premiers titres de la série paraîtront en mars et viendront rejoindre les rangs de notre segment 9-10 ans, avec la série Les Avatars de Gaspard, de Louise Revoyre et Sylvain Lignac, et FBI Animaux disparus, de Gérard Lecas, dont nous publierons un nouveau titre en janvier, Le Chien des neiges.

De plus, l’année 2017 sera marquée par des publications « jeune adulte » avec des auteurs confirmés, comme par exemple, au printemps, Béatrice Bottet (Le Secret de la dame en rouge), Agnès Marot (Pour quelques pas de plus), Loïc Le Borgne (Agence mysterium) et Jean-Luc Marcastel (le tome 2 de Tellucidar) ; et à l’automne, Carina Rozenfeld (le tome 2 de Zalim) et Cindy Van Wilder (Ce soir le ciel nous appartient)… et bien d’autres surprises !

 

En parallèle de la littérature, vous publiez également une revue de culture générale intitulée l’Éléphant. Pouvez-vous nous parler de sa création ?

L’envie de publier une revue faisait partie de mon projet depuis la création de la maison. Comme expliqué un peu plus tôt, le jeu sur téléphone portable qui a marqué le lancement de Scrineo, avait pour thématique la mémoire et l’apprentissage. Ces deux thèmes m’intéressent depuis toujours et sont les mots clés de la ligne éditoriale de la revue.

L’occasion de créer la revue s’est présentée lorsque Guénaëlle le Solleu, la rédactrice en chef, a quitté La Tribune et s’est montrée intéressée par le projet. Le rythme trimestriel nous semblait idéal car la culture générale est quelque chose qui se travaille sur le long terme, par petites doses régulières. Nous avons rencontré un laboratoire de sciences cognitives pour nous aider à appliquer l’état de l’art théorique sur la mémoire à notre magazine, en termes de charte d’écriture pour les auteurs, de maquette, de rythme entre dossiers longs et rubriques courtes, etc. Voilà les questions que nous nous sommes posées au moment de la conception de l’éléphant.

Une fois le concept trouvé, il s’agissait d’un véritable challenge pour passer du concept à la réalisation. Après une première version vraiment trop scolaire, nous avons finalement trouvé un directeur artistique, Gilles Le Nozahic qui a réussi à mettre parfaitement en forme nos intentions dans une maquette à la fois élégante, ludique et sobre. Nous sommes vraiment allés de surprise en surprise avec cette revue. Alors que la presse est de plus en plus organisée par segments, nous sommes arrivés avec une revue transversale, qui traite d’histoire, de sciences, de littérature, d’art, etc., avec un prix élevé pour le réseau Presse, c’est pourtant sur ce réseau que nous avons connu le plus fort développement. En réalité, nous n’avons vraiment pas raisonné en termes de marché ni de cible et a posteriori on peut se dire que nous avons eu de la chance !

 

Etant donné votre parcours mi-scientifique, mi-littéraire, quel regard portez-vous sur les livres numériques ?

Il n’y a, à mon avis, pas de débat à ce sujet et la question tourne surtout autour du type de contenu. Aujourd’hui, le papier est un excellent support pour des contenus « premium », ceux que l’on ne peut pas trouver gratuitement sur le Net. Le lecteur est prêt à payer pour avoir un bel objet. Tant qu’il en vaut la peine, le papier ne sera pas abandonné. Bien sûr, le numérique offre une facilité d’usage et certains gros lecteurs peuvent favoriser ce type de support, mais cela varie beaucoup en fonction de la cible. Par exemple, nous avons remarqué que le marché était plus faible pour les romans jeunesse : les parents n’achètent pas de livres numériques à leurs enfants, qui ne peuvent pas non plus se les procurer seuls en ligne.  Chez les adolescents et les adultes à l’inverse, nous avons quelques Best Sellers numériques.

Pour l’instant, nous avons été surpris de constater que les lecteurs n’attendaient pas de contenu supplémentaire avec le numérique. Nous avons fait des essais de bonus interactifs dans des livres et pour la revue,  sans aucun impact sur les ventes, et malgré des surcoûts de production des ePub parfois importants. En résumé, le livre numérique fonctionne aujourd’hui de façon homothétique avec le papier.

En revanche, cela ne veut pas dire qu’il ne doit pas y avoir de stratégie digitale. De notre côté, elle est traduite par l’existence de sites Scrineo et l’éléphant, d’une application sur tablettes et smartphones et d’une présence grandissante sur les réseaux sociaux. Pour l’éléphant, par exemple, la démarche est fondamentalement complémentaire de la version papier car la revue étant trimestrielle, le site nous permet de faire le lien entre les numéros, d’offrir aux visiteurs des informations sur l’actualité, des conseils de sortie ou de lectures, et aussi de s’évaluer sur notre plateforme de jeux de culture générale. Une nouvelle version du site, plus vivante et ergonomique est attendue début 2017.

 

Nous nous rencontrons dans le cadre du Salon de la littérature et de la presse jeunesse de Montreuil. Est-ce pour vous une habitude de vous y rendre ? Quels auteurs seront présents sur votre stand ?

Nous sommes effectivement des réguliers du salon de Montreuil, personnellement je l’aime beaucoup et aujourd’hui c’est devenu notre vrai rendez-vous en région parisienne : nous y rencontrons notre public et pas seulement des lecteurs mais également des enseignants, des libraires et des documentalistes. Ces échanges sont hautement enrichissants pour un éditeur.

Au global, nous sommes présents dans beaucoup de salons littéraires chaque année, environ une cinquantaine. Nous n’avons pas toujours de stand en propre, bien sûr, mais il est important pour nos auteurs de pouvoir se rendre à ce genre de manifestations. Nous sommes d’ailleurs à leur écoute et c’est avec eux que nous décidons de réitérer l’expérience l’année suivante. Bien sûr, notre démarche est commerciale, mais certains petits salons offrent une telle visibilité que même sans vendre beaucoup, il est important d’y aller.

Cette année, plusieurs de nos auteurs seront présents sur le salon. Vous trouverez par exemple Luc Blanvillain, Béatrice Bottet, Nadia Coste, Régis Delpeuch, Estelle Faye, Gabriel Katz, Loïc Le Borgne, Jean-Luc Marcastel, Rod Marty, Carina Rozenfeld et Aurélie Wellenstein.

 

Un grand merci à Jean-Paul Arif des éditions Scrineo pour cet entretien.

 

 

 

Quand les lecteurs de Babelio rencontrent Meg Cabot

Devenir une princesse, voilà un rêve sans doute bien répandu chez les petites filles. C’est ce qui arrive à Mia, l’une des héroïnes de Meg Cabot, dont les aventures viennent d’être rééditées aux éditions Hachette Romans, alors que paraît Le carnet d’Allie, tome 7 chez le même éditeur. Adapté en film par les studios Disney en 2001, le Journal de Mia a bercé l’adolescence de beaucoup de jeunes lecteurs, venus en nombre le mardi 28 novembre dernier pour rencontrer l’auteur dans les locaux de Babelio.

 

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Résumé du Journal de Mia :  

La vie de Mia est celle d’une collégienne comme les autres jusqu’à ce qu’une nouvelle fasse tout voler en éclats : son père est en fait le Prince de Génovia, la voici donc devenue Mia, princesse héritière!

Résumé du Carnet d’Allie, tome 7 :

Allie se prépare à passer le pire Noël de sa vie ! Ses parents l’emmènent à Paris. Comment peut-elle, en pleines vacances, laisser derrière elle ses meilleures amies – et abandonner son chat, Micha ? Pire encore, ont-ils le père Noël en France ? Pourtant, même en partageant sa chambre d’hôtel avec son insupportable petit frère, Allie tombe sous le charme de la ville. Impossible de résister aux paillettes de la tour Eiffel, aux vitrines illuminées des grands magasins et au chocolat chaud…

 

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Des dortoirs au livre

Romans historiques, thrillers sanglants ou encore fan-fictions de Star Wars, l’écrivain a touché à tout avant de trouver sa voix dans la littérature jeunesse et s’amuse aujourd’hui de cette diversité. En, effet, si les aventures de la princesse Mia ont depuis quelques années trouvé leur public, cela n’a pas été le cas des tous premiers écrits de Meg Cabot : “J’ai étudié l’illustration à l’école dans l’Indiana où je vivais, mais j’ai malheureusement eu beaucoup de mal à trouver du travail. J’ai alors décidé au bout de quelques mois de tenter ma chance à New-York, mais là encore, le succès n’était pas au rendez-vous. Persuadée de ne jamais parvenir à me faire publier, j’ai travaillé dix ans dans un dortoir d’université. C’est là, en regardant les jeunes gens vivre, que j’ai commencé à trouver l’inspiration.”

 

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L’âge des choix

Auteur de plusieurs séries jeunesse, Meg Cabot a créé de nombreuses héroïnes âgées d’une dizaine d’années. Cet âge, c’est pour l’auteur celui des grandes décisions, et c’est pour cette raison particulière qu’elle aime le mettre en scène dans ses romans : “J’écris sur les jeunes filles car elles vivent ce moment charnière où elles découvrent qui elles sont et ce qu’elles veulent faire de leur vie.” Bien sûr, toutes les fillettes n’aspirent pas à devenir des princesses comme Mia, mais par ce chamboulement, Meg Cabot cherche à symboliser le passage à l’âge adulte, où l’on découvre ses points forts et où l’on choisit ce qu’elle appelle son “chemin de vie.”

 

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Carnets intimes

Tout comme ses héroïnes, Meg Cabot a toujours tenu un journal intime : “J’en tiens depuis mes sept ans. Au début, j’écrivais principalement sur tous les grands drames de ma vie, comme par exemple lorsque mon frère venait m’ennuyer. L’élément déclencheur a été le début de la relation entre ma mère et l’un de mes professeurs…” Les lecteurs de la saga Mia auront sans doute remarqué le clin d’oeil : en effet, le premier tome de la série s’ouvre sur la découverte par Mia de la relation entre sa mère et son professeur. Et pour cause, Meg Cabot s’est directement inspirée de sa vie pour raconter l’histoire de la jeune princesse : “Mes personnages sont basés sur mon entourage. Je vois les personnes dans la vraie vie, et je rédige les dialogues comme si je les écoutais parler avec moi.”

 

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Conseil d’ami

Pour bien raconter ses histoires, il ne suffit pas selon l’auteur américaine, d’avoir de bonnes idées, il faut avant tout savoir écouter : “Si vous voulez être écrivain, un conseil, ne parlez pas trop et écoutez plutôt ! Pour moi, cela est très difficile étant donné que je suis une grande bavarde !” Lorsqu’elle prenait des cours d’écriture et qu’elle ne parvenait pas à faire publier ses histoires, Meg Cabot a rencontré un professeur qui a changé sa vie : “Un jour, un professeur d’écriture m’a dit que le problème venait de mes dialogues, manquant de réalisme. C’est lui qui m’a poussé à sortir pour écouter les gens, dans les bars et dans la rue. C’était un excellent conseil et j’ai publié mes premiers livres peu de temps après cette révélation.”

 

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Incognito

Bien sûr, Meg Cabot n’a pas vécu l’intégralité des aventures de ses héroïnes et sa principale source d’inspiration se trouve juste derrière sa porte : “J’ai la chance d’avoir des voisins et des amis parents, car je n’ai pas d’enfants moi-même. Il est facile pour moi de mettre en scène des enfants puisque j’en vois quotidiennement. Je les écoute, je prête une grande attention à leurs problèmes ainsi qu’à leur façon de parler et je vole ensuite leurs manies ! Je suis une véritable espionne.” S’inspirer de ses amis est une chose pour un écrivain, mais il en est tout autrement lorsque l’on oublie de s’en cacher… “N’oubliez jamais de modifier les prénoms de vos personnages s’ils sont inspirés de votre entourage. Cela m’est arrivé pour mon dernier roman. Imaginez la tête de la fille que j’appelle “the biggest bitch ever” dans le roman lorsqu’elle a vu son prénom accolé à l’expression…”

 

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Ecrire, un défi permanent

Ecrire a toujours été un plaisir pour Meg Cabot, mais lorsqu’elle a décidé d’en faire son métier, elle a découvert une réalité toute autre : “A partir du moment où l’on a des deadlines, l’exercice devient beaucoup moins drôle. Avec l’une de mes amies, pour nous motiver, nous avons établi la règle du 5x5x5 : chaque jour, nous devons écrire 5 pages avant 5h ou bien nous devons donner 5$ à Donald Trump ! Une plaisanterie pour dire simplement que tout le monde, du banquier à l’écrivain, en passant par le serveur, doit faire son travail quoi qu’il arrive.” Comme tous les auteurs, l’écrivain américaine se voit parfois confrontée au fameux syndrome de la page blanche. Sa technique pour s’en sortir ? “Lorsque j’ai une panne d’inspiration, c’est très simple : je fais le ménage, je sors, je vais au cinéma…Tout convient tant que cela n’a rien à voir avec le livre. Parfois il me suffit d’en parler pour que l’inspiration revienne, mais d’autres fois, il suffit simplement de ne plus s’en occuper jusqu’au coucher. Ainsi, après une bonne nuit, on se réveille souvent avec de bonnes idées !”

 

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Douce France

Dans le dernier tome des aventures d’Allie, la jeune héroïne passe ses vacances en France, à Paris.  Selon Meg Cabot, l’Hexagone exerce un attrait indéniable sur les lecteurs outre-Atlantique : “Je suis venue en France l’année de mes sept ans, car mon père avait été muté à Grenoble. J’en garde de merveilleux souvenirs et j’aime toujours autant y passer des vacances depuis. Je suis loin d’être seule car aujourd’hui, aux Etats-Unis, une grande partie de la population a envie de venir s’installer ici. Mon éditeur m’a d’ailleurs demandé d’écrire cette aventure en France pour Allie ; cela tombait bien car je rêvais de raconter mon expérience sur le sujet. D’ailleurs, mes premières lectures ont été les livres de Martine ! ”

 

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Réédition

Le premier tome des aventures de Mia, paru cet été, est en réalité une réédition d’une série parue entre 2000 et 2009. Certains lecteurs assidus remarqueront quelques changements dans le texte, notamment au niveau des références culturelles. Ces évolutions du texte, c’est l’auteur qui les a voulues : “Certaines références avaient besoin d’être mises à jour car je crois qu’il faut savoir s’adapter aux lecteurs. Dans ce tome, j’évoquais par exemple un bipper mais aujourd’hui aucun enfant ne sait ce dont il s’agit ! Cela n’avait pas de sens à mes yeux de le laisser ; tout comme des références à des acteurs désormais décédés, je trouvais cela un peu maladroit.”

Comme toujours trop court pour les lecteurs, cet échange a ensuite été poursuivi par une séance de dédicace où les lecteurs étaient plusieurs à avoir apporté leurs séries complètes de romans pour les faire signer par l’auteur.

 

L’entretien vidéo avec Meg Cabot :

 

Retrouvez Journal de Mia, tome 1 et Le carnet d’Allie, tome 7, de Meg Cabot, publiés chez Hachette jeunesse.

Où l’on vous donne rendez-vous au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil

C’est un rendez-vous incontournable pour les jeunes, les adultes ayant conservé une âme d’enfant mais aussi pour l’équipe de Babelio ! Le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil ouvre ses portes le mercredi 30 novembre 2016 et nous vous proposons de suivre ici-même (ainsi que sur Twitter et Instagram) non seulement l’actualité du salon au jour le jour mais également notre propre programme. Deux rencontres seront en effet animées par Babelio pendant le festival.

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L’édition 2016

« Sens dessus dessous », voilà le thème de cette 32é édition 2016. Une volonté de tout renverser, que l’on retrouve sur l’affiche du festival mais également dans son programme. Le Salon souhaite en effet « mettre en lumière les nouvelles formes créatives de la littérature jeunesse mais aussi la place du lecteur, son imagination et son pouvoir sur le sens du récit. » Les différentes rencontres et expositions refléteront également le grand chambardement que représente l’enfance : « Un thème qui permettra également d’aborder les chamboulements de l’enfance et les bouleversements du monde tels qu’ils sont perçus dans les livres pour la jeunesse ».

Au total, pas moins de 450 exposants sont attendus cette année. Outre les traditionnelles séances de dédicaces et la grande exposition intitulée « La règle et le jeu », 700 rencontres réparties en 4 scènes sont programmées. Il est à noter d’ailleurs qu’une toute nouvelle scène consacrée aux Pépites et à la rentrée littéraire jeunesse sera inaugurée cette année.

Les visiteurs devraient une nouvelle fois être au rendez-vous. Ils étaient 130 000 l’année dernière dans un contexte pourtant difficile.

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Plusieurs membres de l’équipe seront présents pour assister à certaines rencontres, live-twitter et prendre des photos. Si vous êtes également présent, n’hésitez pas à vous faire connaître et à live-tweeter également avec le hashtag officiel #. Et si vous assistez à nos rencontres, on serait également très heureux que vous les tweetiez également et que vous veniez nous dire bonjour 🙂

Retour en vidéo sur le festival :

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Les rencontres Babelio

Deux rencontres estampillées Babelio vous attendent au Salon cette année. Une autour de la bande dessinée et l’autre de la littérature jeunesse.

Mickey sort du cadre !

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Rencontre décalée et ludique autour de la célèbre petite souris de Disney à l’occasion des albums édités chez Glénat. Pour découvrir ses histoires inédites de Mickey et ses compagnons, imaginées par de grands auteurs de BD. Humour et aventure garantis ! Avec les auteurs Régis Loisel et Tébo.

Après Cosey, qui publiait l’année dernière Une mystérieuse mélodie, et Lewis Trondheim & Nicolas Keramidas qui proposaient eux Mickey’s craziest adventuresRégis Loisel et Tébo font partie des auteurs français qui ont repris le personnage de Mickey sur l’initiative de l’éditeur Glénat. Vous pouvez d’ailleurs retrouver nos impressions de l’exposition consacrée à Mickey proposée au festival Quai des Bulles.

La rencontre sera l’occasion de voir certaines de leurs planches (qui seront projetées sur l’écran) ainsi que de les écouter parler de leur travail et de leur rapport à Mickey.

Rendez-vous le 3 décembre à 18h30 sur la Scène BD (K16)

Meg Cabot au rendez-vous

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Qu’elles s’appellent Mia ou Allie, la vie des héroïnes de Meg Cabot n’est pas de tout repos ! L’auteur leur réserve bien des péripéties au fil de ses romans. Entretien exclusif avec la romancière qui n’a pas son pareil pour raconter les grandes aventures du quotidien.

C’est autour de ses romans les plus récents comme le tome 7 des carnets d’Allie ou le premier tome du journal de Mia mais aussi de son oeuvre en général et de ses nombreuses héroïnes que nous parlerons avec l’auteur américain sur la scène des Pépites. Vous êtes ou avez été lecteur/lectrice de l’auteur ? Venez nous rejoindre pour cette master class !

Rendez-vous le dimanche 4 décembre à 11h, Scène des Pépites (A18)

Journée pro : Dehors-dedans : les couvertures des romans ados ou « la traversée du miroir »

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Organisée en partenariat avec le réseau des consultants du livre Axiales, une table ronde autour des couvertures jeunesse est proposée aux professionnels le 5 décembre dans le cadre de la journée professionnelle du Salon du livre. Elle se tiendra de 11 h 30 à 12 h 45

Rendez-vous le lundi 5 décembre à 11h30, Scène vocale (E7)

L’exposition La règle et le jeu

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Est-ce une exposition,  ou plutôt un « laboratoire »  qui sera proposé aux visiteurs du salon ? C’est quoi qu’il en soit une expérience interactive qui attend le public : il sera en effet question de l’objet livre sous toutes ses formes : applications numériques, encre fluorescente, lunette 3D, leporello (ou livre accordéon)… Une vraie invitation à la découverte des différentes formes de lecture.

Près d’une vingtaine d’artistes (des  « savants plus ou moins fous » pour reprendre les termes des organisateurs du Salon) proposeront leurs oeuvres comme l’artiste contemporain français Paul Cox qui présentera Cependant… décrit comme le livre le plus court du monde. Matthias Picard vous invitera à porter des lunettes 3D pour lire son Jim Curious.

D’autres auteurs issus de pays européens ont eu pour défi d’écrire des textes sous contraintes comme celle d' »écrire entre les lignes ». Voici la présentation de cette exposition : « A travers les supports proposés par Olivier Douzou, scénographe de cette exposition, vous pourrez découvrir les œuvres, aussi différentes, que les définitions apportées par chaque artiste. Comme celle proposée par Isidro Ferrer : « Lire entre les lignes, c’est remplir les espaces vides, les remplir du sens et du temps. » »

Beaucoup d’autres surprises seront proposées aux visiteurs du salon. Nous prendrons des photos de celles qui nous plaisent le plus et les partagerons ici ainsi que sur notre page Twitter ou sur Instagram. Vous pouvez en attendant découvrir le programme sur le site du salon.

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Nos impressions de l’exposition : 

C’est une exposition originale qui s’est tenue dans les sous-sol du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil. Ce ne sont en effet pas des livres que l’on a l’habitude de voir qui se sont dévoilés aux yeux des jeunes et moins jeunes visiteurs du salon.

Les visiteurs sont tout d’abord accueillis par une étrange et très stylisée colonne lumineuse postée à l’entrée de l’exposition. Oeuvre de l’artiste contemporain Paul Cox, également auteur de livres pour enfants ludiques et originaux, ce « livre » lumineux donc mais aussi sonore change d’intensité et de son au gré des passages. Une installation qui a beaucoup plu aux plus jeunes.

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« Cette exposition met l’accent sur la « physicalité » du livre » a déclaré l’artiste pour Culturebox. L’exposition invite en effet à regarder, à interpréter et à toucher différemment les livres qui prennent les formes les plus diverses et les plus inattendues.
Situé juste derrière le « livre » de Paul Cox, un écran reproduisant les images du livre en  3D de Matthias Picard Jim Curious : Voyage au coeur de l’océan. Vision 3D attire l’oeil des curieux.
L’écran semble en effet bouger en fonction des mouvements de la main des participants. Un capteur enregistre les gestes de ces derniers pour leur permettre de manipuler l’image, jouer avec la 3D du livre, zoomer, afficher des détails qui se dérobaient à leurs yeux jusqu’alors.
Le livre papier est également consultable sur place, avec lunettes 3D fournies.
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Sur une fresque dessinée géante, Matthias Picard explique ses choix et ce que  représente la 3D dans son travail.
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sens-vr-coverNon loin de là, une expérience de réalité virtuelle attend le public. Il s’agit d’une adaptation en jeu vidéo de la BD Sens de Marc-Antoine Matthieu. Le curieux enfile un casque Samsung VR et plonge directement dans un impressionnant monde tout en blanc à la recherche d’une flèche noir qui se faufile dans le décor. Ses lecteurs connaissent le goût de Marc-Antoine Mathieu pour l’expérimentation, le récit par l’absurde. Sens prend tous son sens (pardon) en réalité virtuelle, une technologie qui permet de perdre son utilisateur dans un récit à la fois maîtrisé par l’auteur mais dans lequel l’utilisateur peut volontiers se perdre.
En reposant le casque et reprenant son chemin, le visiteur découvre une série de livres pour enfants aux formats étonnants, tel des livres-accordéon géants ou des livres infinis.
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Une installation attire l’œil des plus jeunes. Ils voient tout d’abord la queue jaune d’une souris inoffensive. Sauf que la souris se transforme rapidement en lacet ou en langue de serpent.
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De dizaines d’autres installations toutes plus ludiques les unes que les autres s’offrent ainsi au yeux public, qui en ressort enchanté.

Les conférences

De nombreuses conférences sont organisées tout au long de la durée du salon. Vous pouvez avoir la liste exhaustive ici.  Nous proposerons un live-tweet de quelques-unes d’entre elles.
Difficile d’en choisir quelques unes parmi les 700 proposées par les organisateurs.

Avez-vous l’intention de participer à certaines d’entre elles ?

lumiereMercredi, si vous avez raté notre rencontre avec Stéphane Michaka à propos de son roman Cité 19 dans nos locaux, sachez que vous pourrez tout de même vous rattraper à 9h30 à Montreuil.  Les lecteurs de Lumière, pourront redécouvrir l’ouvrage de Carole Trebor avec une lecture musicale de l’ouvrage par la comédienne Sophie Forte (à 14h mercredi). Le calendrier intégral de cette journée est à retrouver ici.

U4 : Histoire à la carte

Le 30 novembre, les quatre auteurs de la série  U4 Yves Grevet, Florence Hinckel, Carole Trébor, et Vincent Villemot, se sont retrouvés sur la Scène Littéraire du Festival pour un jeu de création littéraire bien particulier.

Après avoir brièvement résumé les romans à l’attention des collégiens du public, l’animatrice Victoria Jacob explique les règles du jeu : les collégiens piochent quelques contraintes dont les auteurs doivent tenir compte pour imaginer un récit post-apocalyptique, se déroulant dans l’univers des quatre romans. Ces contraintes prennent la forme de mots à insérer dans l’histoire. Au cours de cette rencontre, six histoires sont ainsi inventées, certaines tragiques, d’autres témoignant d’un bel optimisme sur l’humanité. Babelio se propose de vous raconter l’une d’entre elles.

LES REMORDS D’UN RAT :

Eléments à insérer dans l’historie: « Un rat, aux premières heures de la contagion, affectée par le virus, dans un laboratoire.  « Arrête de te débattre ou je vais être obligée de te faire mal » » 

Après que deux collégiens aient été choisis pour rejoindre les duos des écrivains, Vincent Villemot, Florence Hinckel, et un élève se succèdent pour raconter leur histoire à trois voix.

« Je suis un rat gourmand, je grignote beaucoup. Ma situation s’est beaucoup améliorée depuis que le virus a balayé la terre : désormais j’ai beaucoup plus de nourriture. Un jour, alors que je me trouve caché dans un laboratoire, je vois une jeune fille malade suffoquant, sans doute affectée par ce virus qui en a fait tant de victimes au-dehors dès les premières heures de la contagion. Rancunier, j’ai une pensée triste pour mes frères, qui ont tous été exterminés par les hommes dans les laboratoires pour leurs expériences avant que la maladie n’affecte la terre entière. Mon raisonnement est obscurcit par la colère. Après tout, cette jeune fille n’a que ce qu’elle mérite. Mais je ne peux m’empêcher d’avoir de la compassion en la voyant agoniser. Je m’approche, je vois que sa situation est critique. L’enfant se débat vainement. Je prends soudain conscience que cette fille n’a rien fait pour mériter une telle souffrance. Je sors de ma cachette et je cherche l’antidote parmi les fioles qui jonchent les étagères du laboratoire. Je l’ai trouvé ! Je m’approche de la fille, mais elle remue tant que ne peut lui administrer l’antidote. Arrête de te débattre, je lui murmure, ou je vais être obligé de te faire mal. Mais il est trop tard, la jeune fille succombe. Avant même que puisse lui verser le liquide dans la bouche, elle gît inerte, morte à même le sol » (…) 

Jhugoeudi, les visiteurs pourront rencontrer Bertand Santini, l’auteur du livre Hugo de la nuit (à 13h30), en apprendre plus sur la fabrication de Science et vie Junior avec Olivier Voizeux, rédacteur en chef du magazine (à 13h30 également).  Le calendrier intégral de cette journée est à retrouver ici.

harry-potter2Vendredi à 15h15, ce sont les coulisses du Journal de Mickey qui se dévoilent avec Edith Rieubon, rédactrice en chef et Alexandre Ruyer, dessinateur et concepteur de jeux. Vous pourrez également vous mettre dans la peau d’Harry Potter le temps d’une séance de cosplay à 18h30. Le calendrier intégral de cette journée est à retrouver ici.

Conférence : Quand le surnaturel s’invite dans l’Histoire

Le vendredi 1er décembre, Catherine Cuenca, l’auteur de La prophétie des runes , Carole Trébor, l’auteur de Lumière  et Flore Vesco, l’auteur de Louis Pasteur contre les loups garous, se sont retrouvées au Festival du livre et de la presse jeunesse de Montreuil pour une discussion autour des liens entre histoire et fantastique dans leurs romans.

51dt1juixpl-_sx195_Une période de l’histoire choisie avec soin

A tour de rôle, les auteurs expliquent leur choix pour la période historique qu’ils ont choisi d’aborder dans leur roman.

Carole Trébor a choisi cette période avant tout par admiration pour l’esprit d’indépendance intellectuelle qui voit le jour avec le mouvement des Lumières : «  Jusqu’au XVIIIème siècle, il n’y avait pas d’autonomie de la pensée mais on assiste lors de cette période à un renouveau de la réflexion mené par des philosophes favorables à l’émancipation de la pensée. Je trouve intéressant de confronter cet essor de la liberté de la pensée avec la culture, que j’évoque dans mon roman, encore très traditionnelle et cloisonnée ».

Pour Catherine Cuenca, son choix tire son origine d’un intérêt tout particulier pour cette période de l’histoire : « L’histoire des Huns et des Francs est très peu présente dans les médias et dans les livres, bien qu’elle soit fondatrice de la culture médiévale. J’ai souhaité mettre en lumière ce sujet peu connu mais passionnant ».

Flore Vesco, de son côté, a tâché d’exploiter l’histoire d’un personnage marquant dans le monde de la science pour laisser libre cours à son imagination : « D’un point de vue purement biographique, j’ai tenu compte de toutes les découvertes de Pasteur, mais d’un point de vue chronologique, je dois avouer que j’ai tout arrangé à ma sauce ! Dans mon roman, Pasteur découvre en 6 mois ce sur quoi il a travaillé l’ensemble de sa vie… En fait, mon objectif était surtout de reprendre un élément historique (en l’occurrence, la découverte du vaccin grâce à des chiens enragés) et de prendre son pendant surnaturel, en remplaçant les chiens enragés par des…loups garous ! »

51nfj-ysh5l-_sx195_Concilier histoire et fantastique

Carole Trébor met l’accent sur l’importance du travail de documentation de ses romans, indispensable pour rendre l’univers plausible jusque dans ses moindres détails : « Que ce soit pour les couverts utilisés à table ou bien les vêtements que portent les protagonistes, il est important d’éviter les anachronismes et de rester aussi près que possible de la réalité. Il faut complètement s’immerger dans l’époque. Pour y insérer du fantastique, j’essaie de faire preuve de rigueur, car plus l’aspect surnaturel est important, plus il faut l’aborder avec minutie pour respecter toutes les contraintes que l’on s’est fixées. Pour ma part, j’aime que le fantastique soit lié d’une façon ou d’une autre à la culture du pays. De cette manière, il en devient plus plausible. Dans Lumière, c’est ainsi que j’ai procédé pour évoquer l’aspect surnaturel de la culture russe, qui possède une certaine dimension magique. »

Si Carole Trébor aime concilier culture régionale et fantastique, Catherine Cuenca préfère associer une époque historique dans sa généralité à ses éléments magiques : « Je pars d’une période précise en y insérant directement les éléments surnaturels, puis j’insère d’autres éléments magiques petits à petits selon la façon dont se déroule l’histoire »

Quant à Flore Vesco,  elle ne s’attache, dans ce premier roman qu’est Louis Pasteur contre les loups garous, ni à une culture ou une période de l’histoire, mais à un personnage précis ayant réellement existé. Elle se permet cependant de prendre beaucoup de liberté par rapport à l’histoire réelle : « J’ai beaucoup étudié la biographie de Pasteur afin d’insérer toutes ses inventions, mais je n’ai pas perçu l’histoire comme une contrainte narrative puisque je réorganisais certains événements selon mon récit ».

51byqc4f5nl-_sx195_Trouver l’équilibre entre les deux thèmes

L’animatrice constate que les trois écrivains choisissent toujours la période de leur récit avant de réfléchir à son aspect fantastique. Elle les interroge donc le motif de ce choix.

Carole Trébor explique qu’elle souhaitait parler d’une religion qui a une grande importance dans l’histoire : « Je désirais évoquer les dieux anciens moins connus, ceux pour qui avaient été édifiés des temples et qui recevaient des offrandes dans toute la Russie. Je trouvais intéressant d’opposer le paganisme russe à l’émancipation française des Lumières ».

Flore Vesco et Catherine Cuenca sont du même avis : elles trouvent important de se pencher sur l’époque en premier lieu afin d’en refléter l’état d’esprit et l’univers unique. Le fantastique peut être amené dans un second temps.

Afin de situer au mieux leurs livres dans l’Histoire, on peut constater dans les trois romans la présence de documents annexes. Les auteurs se sont-ils conformés en cela aux exigences de leurs éditeurs, ou bien s’agissaient-ils d’un choix personnel ? Les trois auteurs sont unanimes, il s’agissait d’un choix de leur part. Catherine Cuenca précise qu’elle aurait aimé avoir un supplément d’information si elle avait été à la place du lecteur : « Je trouve cela nécessaire pour la compréhension du récit. En fait, j’avais déjà fait la demande d’insérer de tels documents dans mes livres précédents, mais on n’avait pas accepté ma proposition » dit-elle avec une pointe de regret. Flore Vesco, qui partage son avis, ajoute : « Après avoir trituré l’histoire de Pasteur dans tous les sens avec mes loups-garous, je me devais de restituer la vérité sur la biographie de l’homme qui nous a donné le vaccin ! »

Les élèves ont la parole

L’animatrice propose ensuite aux élèves de poser les questions qu’ils avaient préalablement préparés. Certains font le choix de poser des questions générales sur l’écriture, tandis que d’autres souhaitent obtenir des informations précises sur le livre de l’un des auteurs. Voici quelques unes de ces questions :

D’où vous vient l’inspiration ?

Catherine Cuenca énumère ses diverses sources d’inspiration : « Cela peut provenir d’un inconnu croisé dans la rue, d’un ami, de mes lectures, ou  même d’une personne aperçue l’espace d’un instant. Tout est bon pour donner des idées ! » Flore Vesco ne trouve pas l’inspiration aussi aisément : « En général, je trouve mes idées en me documentant et en faisant beaucoup de recherches. Lorsque je suis bloquée, je me force à sortir me promener en ne m’autorisant à revenir seulement une fois que j’ai trouvé une idée ou une solution à mon problème… Ce qui est très efficace ! ».

Comment devient-t-on écrivain ?

« Il s’agissait un rêve d’enfant. J’ai tenté ma chance auprès des éditeurs et l’un de mes livres a été accepté, je suis contente de m’être lancée », explique Catherine Cuenca. Pour Carole Trébor, ce métier coulait moins de source : « En fait, tout est partie d’une histoire, je ne savais pas précisément où cela allait me mener. J’avais simplement ce besoin de la raconter. Cela a donné mon premier livre. J’ai continué ». Flore Vesco est pour sa part moins certaine de sa vocation « Il m’est difficile de me prononcer sur ce point, je suis toute nouvelle écrivain pour le moment, mais cela me plait beaucoup ! »

Après de nombreuses questions, les élèves remercient les auteurs avec des applaudissements reconnaissants, heureux d’en savoir davantage sur le métier d’écrivain.

hsSamedi, nous vous invitons fortement à découvrir le monde de Billy Brouillard de (nous vous parlions déjà de sa très belle expo pour le festival Quai des Bulles) à travers une rencontre avec Guillaume Bianco son auteur à 15h15. A 15h30 deux auteurs majeurs se rencontrent pour la première fois pour échanger autour de leur expérience : Jeff Kinney et Julien Neel ! Le calendrier intégral de cette journée est à retrouver ici.

51reukgxcvl-_sx195_Dimanche, Winshluss et la comédienne Stéphanie Bourguignon vous invitent dans la forêt sombre et mystérieuse. L’équipe du magazine Lire vous propose quant à elle de redécouvrir Roald Dahl à 17h. Le calendrier intégral de cette journée est à retrouver ici.

Lundi, pour la journée réservée aux professionnels, il sera question de la maison d’édition Bayard qui fête ses 50 ans, de la série U4 ou encore du partenariat qui lie la maison d’édition de BD Delcourt et le musée du Louvre. Le calendrier intégral de cette journée est à retrouver ici.

 

Les interviews 

Comme à notre habitude , nous avons réalisé une série d’interviews d’auteur sélectionnés pour Les Pépites du salon, et d’éditeur présents sur le salon. Vous pourrez les retrouver ici, mises à jour tout au long de la durée du salon.

Bertrand Santini pour Hugo de la nuit, chez Grasset jeunesse.

51fjd22i3gl-_sx210_Hugo, votre héros, est un petit garçon vif et curieux. Comment s’y prend-on pour se remettre dans la peau d’un jeune personnage lorsque l’on est un adulte ? Dans quel état d’esprit étiez-vous en lui donnant forme dans le roman ?

La production d’une histoire est assez mystérieuse et je ne saurais pas vraiment la décrire. Les histoires cheminent dans votre esprit, malgré vous… Un jour, elle vous semblent prêtes à être écrites, retranscrites (…)

Winshluss pour Dans la forêt sombre et mystérieuse, chez Gallimard jeunesse.

51-4vizzlxl-_sx210_Alex Cousseau, pour Le fils de l’ombre et de l’oiseau, chez Le Rouergue.

Votre roman met en scène Poki et ses descendants sur plusieurs générations. L’aventure prend place en Amérique du sud, et plus précisément autour de la Patagonie. Vos héros visitent tour à tour l’île de Pâques, Sala y Gomez, ou encore la ville de Valparaiso. Pourquoi avoir choisi cette région du globe ? De quoi vous êtes-vous inspiré pour décrire ces décors exotiques ?

Tout a commencé par un autre roman, Les trois vies d`Antoine Anacharsis, où pour sa troisième vie mon personnage faisait une escale par Valparaiso avant de revenir là où il est né, près de Madagascar. Pour le faire passer de l’océan Pacifique à l’océan Atlantique, je le faisais alors traverser rapidement le continent sud américain au dix neuvième siècle. Mais en faisant des recherches sur cette époque et ce continent, j’ai découvert qu’il y avait là matière à un autre roman. C’est devenu Le fils de l`ombre et de l`oiseau.

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Claudine Desmarteau, pour Jan, chez thierry Magnier.

Jan est une jeune fille à la vie de famille compliquée, entre une mère déprimée et un père alcoolique. Heureusement pour elle, la violence qu’elle porte en elle est contenue par l’amour qu’elle porte à son petit frère, Arthur. Comment est né le personnage de Jan ?

Après Le petit Gus — qui décrit la vie quotidienne d’un garçon d’une dizaine d’années —, j’ai eu envie de mettre en scène une fille, plus écorchée, plus téméraire. Un personnage plus romanesque, aussi. Jan ne vit pas dans le même confort que le petit Gus. Elle doit puiser en elle la force d’affronter les épreuves qui font voler en éclats son cadre de vie.

arifAinsi que Jean-Paul Arif, le fondateur des éditions Scrinéo.

La maison Scrineo a été fondée en 2005. Pouvez-vous nous raconter l’histoire de sa création ?

2005, 2016… Notre maison commence à être vieille ! En réalité, nous ne nous sommes pas toujours appelés Scrineo. Les premiers ouvrages sont en effet parus sous le label « Les carnets de l’info ». D’ailleurs, le tout premier objet que j’ai édité n’a même pas été un livre puisqu’il s’agissait d’un jeu de piste pour téléphone portable, intitulé Via Temporis. Lorsque l’on y réfléchit, nous avons fait le cheminement inverse de la plupart des maisons : nous sommes passés du numérique au papier (…)

Vos critiques 

C’est désormais un classique des festivals : vous pourrez une nouvelle fois retrouver vos critiques sur les stands de nombreux éditeurs. Comme pour les manifestations précédentes, nous avons sélectionné avec soin des extraits de critiques de nos membres pour mettre en avant les titres présentés par les éditeurs et inciter les visiteurs à découvrir leur prochaine lecture !

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Alice Editions, Au Diable Vauvert, Auzou, Balivernes, Bayard Editions, Boule De Neige, Bragelonne, Bruno Doucey, Belin, Courtes Et Longues, Dada, Didier Jeunesse, Dupuis, Ecole Des Loisirs, Elan Vert, Esperluete, Fei Editions, Grund, Fleurus, Mame Editions, Frimousse, Marmaille Et Compagnie, Gulf Stream Editeur, Hachette Jeunesse, Jasmin, Kaleidoscope, La Joie De Lire, La Martiniere – Seuil Jeunesse, Kana, Larousse, Lattes, Le Muscadier, Le Pommier, Le Rouergue, Les P’tits Berets, Magnard, Ofelbe, Philippe Picquier, Place Des Editeurs, Rageot Editeur, Robert Laffont, Samir Editeur, Scrineo, Thierry Magnier, Usborne.

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