Où Babelio vous donne rendez-vous à la Foire du Livre de Bruxelles

Après avoir sillonné les routes de France, s’être rendue à Brive, Saint-Malo, Montreuil ou encore Lyon, l’équipe de Babelio se rend cette année pour la première fois à Bruxelles pour la 47ème édition de sa Foire du Livre qui ouvre ses portes du 9 au 13 mars.
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Cette édition est placée sous le signe du « réenchantement du monde ». Plus qu’un thème, il s’agit d’une véritable mission que se sont donnée les organisateurs de cette foire où les livres et leurs pouvoirs (magiques ?) seront célébrés : « Les auteurs sont des (ré)enchanteurs qui, grâce à l’imaginaire, l’action ou la réflexion, nous aident à construire ensemble un projet d’avenir avec la diversité comme dénominateur commun ».

Au programme, dés dédicaces naturellement (on parle de plus de 1000 auteurs présents) mais également des rencontres, tables-rondes, débats, ateliers-lecture, expositions, bar caché (!), escape room et de nombreux autres rendez-vous qui permettront à tous les lecteurs de se remettre un peu de baume au cœur dans ce monde « chahuté » de toute part. On rappelle d’ailleurs que l’entrée du festival est gratuite. Vous pouvez télécharger une place ici.

Les rencontres Babelio

L’équipe de Babelio vous donne quant à elle rendez-vous en deux (belles) occasions :

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Vous avez lu et aimé ces ouvrages ? Vous souhaitez découvrir ces deux auteurs ? Venez nous rejoindre au Théâtre des Mots dès 16h pour une rencontre « Feel Good » !

  • Rencontre avec les lauréats belges du Fauve d’or d’Angoulême, Eric Lambé et Philippe de Pierpont (Dimanche 12 mars à 17h à la Grand-Place du Livre).Avec Paysage après la bataille, Eric Lambé et Philippe de Pierpont ont signé un ouvrage très original, illustrant le renouveau de la bande dessinée belge, et qui leur a valu de rapporter en Belgique le prestigieux Fauve d’Or d’Angoulême !

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Vous avez aimé cette bande dessinée qui sort de l’ordinaire ? Vous souhaitez rencontrer leurs auteurs ? RDV dimanche 12 mars à 17h à la Grand-Place du Livre !

Le Quiz Babelio

  • Samedi de 18h à 19h sur la Grand-Place du Livre, on vous propose de tester vos connaissances littéraires autour d’une session de quiz. De nombreux cadeaux à la clé !
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Une séance de quiz lors du festival Quai des Bulles à Saint-Malo

De nombreux cadeaux sont à gagner lors de cette séance de questions. Vous pouvez vous entraîner dès maintenant !

Etude de Lectorat : Les livres adaptés au cinéma

Lundi 13 mars de 14h30 à 15h30 au studio La Première.
Il y a quelques semaines, Babelio a interrogé ses membres sur leur rapport aux adaptations. Savent-ils toujours qu’un film est tiré d’un livre? Quel chemin font-ils du livre au film ou du film au livre? La mention de l’oeuvre originale est-elle un label de qualité ?

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Octavia Tapsanji, responsable relations éditeurs de Babelio présentera les conclusions de cette enquête. Guillaume Teisseire, cofondateur de Babelio, animera ensuite un débat avec  des spécialistes du sujet : Guillaume Missonnier, responsable relations libraires et bibliothèques des Editions Bragelonne et Laurent Duvault, directeur du développement et de l’audiovisuel de Media Participations.

Sur les réseaux sociaux

A noter qu’au delà de ses rencontres et de la session de quiz, Babelio vous donne naturellement rendez-vous tout au long de la Foire sur Twitter et Instagram pour partager ses impressions, ses photos et vous rappeler les moments importants de la Foire.

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Les autres rencontres

De très nombreuses rencontres sont organisées tout au long de la Foire du livre. Si nous ne pourrons suivre la plupart d’entre elles, certaines nous intéressent fortement.

Vous pouvez consulter l’ensemble des rencontres ici. Parmi les auteurs que les visiteurs auront la chance de rencontrer, citons par exemple Timothée de FombelleDany LaferrièreBenoît PeetersHarlan CobenEric-Emmanuel SchmittGrégoire DelacourtGaël FayeEmilie Frèche et beaucoup beaucoup beaucoup d’autres

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Les expositions

Exposition #JeSuisHumain – Amnesty International

Le réenchantement du monde est naturellement au cœur des différentes expositions de la Foire. Amnesty International propose une expo de photo intitulée  #JeSuisHumain. On ne peut plus dans l’actualité, l’expo montre « la faculté de résilience de ces hommes, femmes et enfants contraints de fuir les violences et les persécutions, et de partir chercher protection, ailleurs. »

 

Image(s)inaire – Editions Bragelonne

Les éditions Bragelonne, que les lecteurs de Babelio connaissent bien, proposent également une exposition consacrée aux nombreux artistes qui se cachent derrière les somptueuses couvertures des romans de l’imaginaire.

Un exemple ci-dessous avec la très appréciée couverture du livre Pays Rouge de Joe Abercrombie.

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Vous pouvez retrouver l’ensemble des expositions proposées sur le site de la foire.
A bientôt à Bruxelles et n’oubliez pas de suivre nos aventures au plat-pays sur TwitterInstagram ou à commenter cet article.  Vous venez à Bruxelles également ? Venez vous manifester !

A la rencontre des membres de Babelio (13)

Avec 300 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est à l’honneur, nous avons décidé de vous donner la parole. Puisqu’un lecteur n’est jamais las de conseils de lecture, voici le portrait livresque de l’un de nos lecteurs.

 

Rencontre avec Ninaalu, inscrit depuis le 03/05/2015

 

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Bibliothèque de Ninaalu

 

Comment êtes-vous arrivé sur Babelio ?

A force de chercher des idées de lecture et de tomber sur Babelio, j’ai fini par m’y inscrire. Mais je n’ai pas été très active tout de suite !  C’est lorsque j’ai créé mon petit blog littéraire l’été dernier que je suis devenue une participante régulière.

 

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Enormément de romans avec une prédilection pour les auteurs anglophones, beaucoup de thrillers,  de la BD, des livres d’art et des essais féministes.

 

Vous lisez beaucoup de témoignages : qu’aimez-vous dans ce genre en particulier ?

J’en lis surtout en BD, je trouve que le roman graphique  est un format qui s’y prête particulièrement. Un énorme livre en N&B sur un sujet sérieux peut me rebuter, alors que l’alliance de l’image et du texte sert particulièrement les biographies et témoignages.

 

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

L’impertinence des personnages de La Comtesse de Ségur et les envies d’évasion de Jack London, deux choses qui me définissent bien.

 

bm_33090_1532990Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee, un vrai coup de cœur  que je conseille à toutes et à tous ! Un beau roman d’apprentissage, merveilleusement bien écrit, sur la tolérance.

 

 

 

51wkPLxqpTL._SX210_Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Harry Potter, les 7 tomes, souvent en commençant par le 4 ou 5  (moins enfantins), au moins une fois par an ! Ce qui rend ma mère assez folle, puisque je les relis uniquement chez mes parents. Une vraie #potterhead.

 

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

Je n’ai lu aucun livre des Sœurs Brontë, je ne suis pas assez romantique, mais j’y pense de plus en plus, ayant beaucoup d’amatrices dans mon entourage.

 

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Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Pas complètement « méconnue », mais pour toutes les personnes qui pensent que la BD n’est pas de la vraie lecture, je conseille Habibi de Craig Tompson aux éditions Casterman, un vrai bijou de poésie sur la jeunesse de deux esclaves.

 

 

Tablette, liseuse ou papier ?

Papier d’abord, mais je suis convaincue de l’utilité des liseuses. C’est incontournable pour les éditeurs et auteurs, il faut proposer les livres en version papier et numérique. Le numérique ne tue pas le papier, c’est une offre complémentaire.

 

Quel est votre endroit préféré pour lire ? 

Dehors, sous le soleil exactement.

 

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

« Sur les rayons des bibliothèques, je vis un monde surgir de l’horizon » de Jack London dans Martin Eden, une citation parfaite pour une bibliophile !

 

51DU8iYuy0L._SX210_Quel sera votre prochaine lecture ?

California Girls  de Simon Liberati aux éditions Grasset, j’en avais entendu beaucoup de bien  pendant la Rentrée littéraire de Septembre, et je trouve que cette immersion  dans la folie Manson est fascinante !

 

D’après vous qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio?

Une critique sincère qui va plus loin que « c’est de la merde » ou « c’est génial », quelque chose de constructif qui peut intéresser d’autres lecteurs.

 

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ? 

J’incite toutes les personnes inscrites à (essayer de) participer aux Masses critiques, cela permet de lire des livres qu’on aurait peut-être pas choisi  autrement, et c’est un très bon exercice de lecture et d’écriture  ! J’en ai d’ailleurs une en cours L’Autre Paris aux éditions Parigramme.

Merci à Ninaalu pour sa participation !

 

Où Babelio présente une étude sur les adaptations de livres au cinéma

Dans le cadre de son cycle de conférences sur les « pratiques des lecteurs », Babelio a présenté le 23 février dernier une nouvelle étude sur les adaptations de livres au cinéma. Quel est le rapport des lecteurs aux adaptations ? Savent-ils toujours qu’un film est tiré d’un livre ? Quel chemin font-ils du livre au film ou du film au livre ?

Adaptations de livres au cinéma

Pour répondre à ces questions et en savoir davantage sur les amoureux du cinquième et du septième art, Babelio a mené une enquête durant la dernière semaine de janvier auprès de 2 262 répondants au sein de sa communauté d’utilisateurs.

table des invités

Quatre intervenants étaient présents pour nous aiguiller et partager leurs avis face aux résultats : Caroline Bismuth-Dardour, présidente de Silenzio (agence de publicité spécialisée dans les sorties cinéma),  Nathalie Cerdin, responsable marketing de Bayard Jeunesse, Manuel Soufflard, chef de groupe marketing chez J’ai Lu ainsi qu’Alexis Mas, président de Condor Entertainment (compagnie d’édition et de distribution cinématographique). L’étude a été présentée par Octavia Tapsanji, responsable des relations éditeurs de Babelio, puis suivie d’un débat animé par Guillaume Teisseire, co-fondateur de Babelio.

Nos participants

De gauche à droite : Caroline Bismuth-Dardour, Manuel Soufflard, Nathalie Cerdin et Alexis Mas

Cinéma et littérature se mêlent et s’entremêlent, si bien que depuis quelques années, on ne peut que constater que le premier a tendance à se nourrir de la seconde, et ce quel que soit le genre de l’œuvre en question. Du fantastique, en passant par la romance ou par le polar, sans oublier les adaptations de bandes dessinées, les livres forment une source d’inspiration intarissable. Pour preuve, parmi les films ayant dépassé les 100 000 entrées en salle en 2016, un sur quatre était adapté d’une œuvre littéraire.

L’enjeu de telles adaptations est double : pour les producteurs et distributeurs, les lecteurs forment un public de fans de l’œuvre à conquérir ; pour les éditeurs, une adaptation peut donner un second souffle à un ouvrage qui trouvera alors un nouveau lectorat. De fait, le lecteur occupe une place prédominante dans la promotion du projet, ce pourquoi il est capital de le connaître un peu plus.

 

Le profil des lecteurs

Une fois encore, la grande majorité des répondants sont des lectrices. Elles sont, pour cette étude, 84% à s’être prêtées au jeu. Cette caractéristique reflète la communauté des inscrits sur Babelio puisqu’on ne compte pas moins de 80% de femmes sur le site et s’accorde avec le lectorat français qui a une forte propension féminine. Néanmoins, cette particularité tend à s’estomper si l’on s’intéresse au trafic du site qui génère « seulement » 60% de femmes.

proportion homme femme

Tous les répondants font partie d’un public adulte mais l’on note tout de même qu’un sur deux a entre 25 et 45 ans. Jeune et féminin, notre panel est aussi composé d’une écrasante majorité de grands lecteurs. 94% d’entre eux déclarent lire plus d’un livre par mois, contre 16% de la population française et près de la moitié (47%) lisent au moins un livre par semaine.

Les interroges sont de grands lecteurs

Près de sept interrogés sur dix sont aussi de précieux prescripteurs qui n’hésitent pas à recommander des ouvrages aux plus jeunes en tant que parents, professeurs, bibliothécaires ou tout simplement en qualité de lecteurs. Ce point est d’autant plus important que près de neuf personnes sur dix (88%) considèrent que les adaptations amènent les enfants à la lecture.

lecteurs prescripteurs

 

Le niveau d’information des lecteurs sur les adaptations

Si l’on sait les grands lecteurs extrêmement bien informés sur les différentes parutions en librairie, qu’en est-il de leur niveau d’information sur les adaptations cinématographiques ? Pour le savoir, ils ont été soumis à une série d’affiches à partir desquelles ils devaient indiquer s’ils savaient ou non que ces films étaient tirés de livres.

On constate d’emblée que même si les lecteurs ne savent pas systématiquement qu’un film est une adaptation, ils sont tout de même plus au fait que les spectateurs. Par exemple, plus de la moitié des répondants (54%) sait que le film d’animation Ma vie de Courgette est tiré d’une œuvre littéraire, mais il y a fort à parier que les résultats n’auraient pas été les mêmes si la question avait été posée à des spectateurs à la sortie du film. Cependant, même chez les grands lecteurs, on note que cette connaissance dépend surtout de la notoriété de l’œuvre originale. D’autre part, pour tester la bonne foi des lecteurs, Mad Max : Fury Road était aussi proposé dans la liste bien que le film ne soit évidemment pas une adaptation… sauf pour 322 lecteurs.

Les lecteurs ne savent pas ce sont des adaptations

On note aussi que les grands lecteurs sont globalement mal informés de la sortie des adaptions quand bien même tout laisse à penser qu’ils forment le public cible. Si l’on met de côté Un sac de billes dont plus de quatre lecteurs sur cinq (83%) savent que le livre a été adapté au cinéma, on constate un flagrant déficit de notoriété auprès du public des grands lecteurs. En effet, moins de 30% d’entre eux savent par exemple que Seul dans Berlin a été adapté sur grand écran. Cela est d’autant plus dommage lorsque l’on sait que 36% de ces lecteurs seraient allés voir le film s’ils avaient eu connaissance de sa sortie.

Les lescteurs sont mal informés des sorties

 

La consommation des lecteurs

Pour les grands lecteurs, lire le livre qui va être ou a été adapté pousse à voir l’adaptation. En effet, neuf lecteurs sur dix déclarent être allés voir un film parce qu’ils avaient appréciés le livre d’origine.

Parmi les films les plus vus après avoir lu l’ouvrage, on trouve une large variété de genres. Nombreux sont ceux à avoir cité des œuvres fantastiques comme les séries Harry Potter, Hunger Games, Le Seigneur des Anneaux ou encore Divergente. Mais la littérature générale avec Elle s’appelait Sarah ou La couleur des sentiments, le polar avec Gone Girl ou la saga Millenium et même la littérature classique avec Jane Eyre ou Gatsby le Magnifique ne sont pas en reste. Exception faite pour les puristes (qui représentent une minorité de 4%), les lecteurs apprécient de savoir qu’un roman qu’ils ont particulièrement aimé va être adapté et sont prêts à aller voir le rendu sur grand écran.

Films les plus vus après la lecture du livre

Réciproquement, la très grande majorité des lecteurs (97%) a déjà lu un livre après avoir vu le film dont il a été adapté. C’est donc un parfait exemple de fertilisation croisée où la découverte se fait dans les deux sens : le public du livre élargit celui du film et inversement.

Livres les plus lus après visionnage du film

La lecture de romans à suspense après le visionnage du film ne semble pas retenir les lecteurs puisqu’ils citent de nombreux thrillers qui ont la particularité d’avoir un twist final important comme Shutter island ou Ne le dis à personne. Toutefois, on note une certaine préférence des lecteurs à lire l’œuvre avant de la voir puisque les trois quarts préfèrent dévorer l’ouvrage avant de foncer dans les salles obscures.

Lire le livre avant le film

 

Et si l’on compare l’original et l’adaptation ?

Lorsque l’on interroge les lecteurs sur les adaptations qui les ont agréablement surpris, on distingue clairement des films qui ne sont pas des adaptations au pied de la lettre du livre mais qui, au contraire, proposent un regard particulier sur celui-ci. C’est le cas par exemple de Shining ou de  Gone Girl qui ont su séduire même si elles étaient éloignées du texte original. Manuel Soufflard va lui aussi dans ce sens : « Je ne pense pas que vous seriez capable de me donner dix titres d’adaptations meilleures que l’original, et si elles le sont, elles sont en général totalement dissociées de l’œuvre. Dans des cas comme cela, où les deux œuvres sont éloignées, est-ce vraiment intéressant pour l’éditeur de faire la filiation ? Après, il s’agit d’un nombre de cas restreints où l’éditeur ne pouvait pas s’appuyer sur le livre, par exemple s’il était très peu lu comme Chuck Palahniuk pour Fight Club. À l’inverse, si le film fonctionne, il peut être intéressant de communiquer dessus pour relancer le livre ».

Bonnes adaptations

À l’inverse, on note parmi les adaptations qui ont le plus déçu les lecteurs de nombreux films fantastiques comme Eragon, Divergente, À la croisée des Mondes ou Miss Peregrine. Ces titres ont en commun le fait d’avoir des univers forts dont la représentation visuelle n’a peut-être pas été à la hauteur des espérances des lecteurs.

Pour Alexis Mas, le point noir est plutôt à chercher du côté du manque de profondeur de ces adaptations : « Ce n’est pas tant la mise en images qui déçoit les lecteurs car le budget alloué à cela est suffisamment conséquent mais la retranscription du récit et des caractérisations du livre. Elles sont souvent ratées et cela donne des films froids, sans âme. »

À noter, le cas particulier de la saga Harry Potter pour qui les lecteurs sont partagés puisqu’elle figure dans les deux catégories.

Mauvaises adaptations

Pourtant, les lecteurs s’accordent à dire que les littératures de genre semblent propices à l’adaptation, en particulier le fantastique et les littératures de l’imaginaire (59%), le polar (79%) et le roman historique (66%). En revanche, la littérature générale se place dans les dernières positions avec 32%, devançant ainsi les BDs, comics et mangas (18%).

Les genres propices à l'adaptation

 

Les changements engendrés par les adaptations

Les éditeurs capitalisent souvent sur la sortie du film pour refaire la couverture d’un livre adapté avec l’affiche de celui-ci. Quel que soit le genre en question (jeune adulte, chick-lit, polar, classique), les grands lecteurs préfèrent la couverture originale à celle reprise de l’affiche bien que certains titres comme Cosmopolis ou Un long dimanche de fiançailles fassent figures d’exception. D’ordinaire, cette reprise est plutôt destinée à conquérir un public de nouveaux lecteurs et cela se confirme dans les réactions des grands lecteurs : 38% d’entre eux n’apprécient pas les couvertures reprises d’un film bien qu’un quart admet tout de même que cela est une bonne chose en plus de pouvoir attirer l’attention.

Les grands lecteurs préfèrent la couverture originale

Pour Manuel Soufflard, la couverture des livres qui ont bien fonctionné a tendance à se figer dans l’esprit du lecteur. Pour ceux qui n’ont pas eu le même succès, la couverture qui reprend l’affiche peut être un vrai levier : « Shining reste très attaché à l’affiche du film par exemple. » Nathalie Cerdin ajoute : « Les droits de conserver la couverture d’un livre sont très courts. On les obtient pour la sortie du film au cinéma, puis pour sa sortie DVD. Mais un an après, dans la majeure partie des cas, on retrouve la couverture d’origine, ce qui devrait consoler les grands lecteurs. » Cependant, elle voit une certaine contradiction entre ce désamour de la couverture tirée de l’affiche et le manque d’informations précédemment abordé dont disposent les grands lecteurs sur les sorties d’adaptation : « La couverture est une vraie vitrine pour faire le relai entre le cinéma et le livre ».

Inversement, voir le titre d’un livre sur l’affiche d’un film n’est pas gage de qualité pour les grands lecteurs mais cela attise la curiosité de près de trois quarts d’entre eux.

Mention du livre sur l'affiche

Pour ce qui est des changements de titres engendrés par une adaptation, les lecteurs ont des avis quelque peu partagés. En général, moins le livre est populaire, moins l’attachement à son nom d’origine est fort. Par exemple, pour le livre Léon Morin, prêtre de Béatrix Beck adapté au cinéma sous le nom de La confession par Nicolas Boukhrief, seuls 35% des interrogés auraient préféré que le titre du roman soit conservé tandis que 46% aurait préféré que le film Mister Ove d’Hannes Holm garde son titre d’origine Vieux, râleur et suicidaire.

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Les causes de ces changements de noms sont multiples. Pour Nathalie Cerdin, ils sont parfois nécessaires pour ne pas induire en erreur le public qui découvre l’adaptation  : « Pour le film Le septième fils de Sergey Bodro, le titre choisi est différent de celui de la saga d’origine, qui est L’épouvanteur. Ce nom évoquait plutôt un film d’horreur. Puisqu’ils ont été dissociés, cela a été à nous de faire se rejoindre les deux, mais rien n’a été changé sans l’accord de l’auteur. En général, quand il y a un changement de titre, il faut arriver à mettre l’original sur l’affiche. »

Alexis Mas partage cet avis : « Le médecin d’Ispahan, qui a été adapté sous le nom de L’oracle, avait des lecteurs avant sa sortie en salle. Il a fallu les faire revenir, surtout que l’adaptation était bonne, mais sans utiliser le même titre qui ne crée pas d’envie lorsque l’on n’a pas ce rapport au livre. Il y a donc eu un retitrage au niveau français pour le titre du film afin qu’il soit plus large et plus fédérateur. À cela, on a ajouté des informations pour ne pas couper le lectorat d’origine. On a par exemple gardé le même visuel pour le livre et le film, mais pas leur nom ».

Invités

Manuel Soufflard invoque quant à lui une autre raison : « Il y a aussi un effet dû à la mondialisation : quand le titre n’est pas le même en français, il faut réussir à suivre. Depuis peu, on voit s’accentuer le fait de garder le nom anglais, même en français, voire même de mettre les deux titres (français et anglais) sur la couverture. Il vaut quand même mieux garder le titre anglais si le film est plus populaire que le livre ».

 

Les livres que les lecteurs rêveraient de voir adaptés au cinéma

Dans leurs rêves les plus fous, les grands lecteurs aimeraient voir adaptée en salles obscures une gamme de genres, là encore, très variée. On y trouve par exemple La nuit des temps de René Barjavel  ou La passe-miroir, tome 1 : Les fiancés de l’hiver de Christelle Dabos. Plus surprenant, on trouve des titres de littérature générale comme L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante ou Chanson douce de Leïla Slimani quand bien même les lecteurs n’avaient pas jugé le genre propice à l’adaptation auparavant.

Les livres que les lecteurs rêvent de voir adaptés

 

Le débat

Guillaume Teisseire a fait suite à la présentation d’Octavia Tapsanji pour animer un débat autour de l’enquête.

Caroline Bismuth-Dardour prend la parole la première pour exprimer sa surprise « en bien » de la réciprocité du lien entre livre et film. Pour elle, l’adaptation de film crée une relation entre cinéma et littérature plus forte qu’elle ne l’aurait imaginé. Manuel Soufflard est lui aussi ravi de cet effet double. « Hélas, nous dit-il, cela ne peut pas fonctionner automatiquement. Il n’y a pas de lien systématiquement établi entre les deux mais c’est réjouissant quand ça l’est ». Nathalie Cerdin est, quant à elle, un peu plus catégorique : « Dès la bande annonce, on sent si le lecteur d’origine va accrocher. Et cela permet aussi de faire découvrir le livre à un nouveau lectorat ».

Nos participants

En ce qui concerne le rôle du grand lecteur dans le lancement d’une adaptation, il en est pour Caroline Bismuth-Dardour l’acteur capital : « Les grands lecteurs sont des ambassadeurs qu’on va chercher très tôt et en même temps, on les craint car on a très peur du bouche à oreille défavorable. On commence la communication autour d’un film très tôt. On va donc chercher le public acquis, c’est-à-dire les lecteurs, et il faut le rassurer avec des éléments de communication et des informations distincts. C’est ce qui est fait par exemple autour de la sortie de Valérian où Jean-Claude Mézières accompagne Luc Besson pour créer une filiation autour de la BD. En revanche, lorsque le film est très mauvais, on ne va surtout pas les chercher. »

Manuel Soufflard partage le même avis : « Pour des projets d’adaptations de livres de genre comme l’imaginaire ou le policier, la communication se fait très en amont et repose sur le livre. Ce qui compte pour une sortie cinéma, c’est le jour de la sortie. Il n’y a donc rien de mieux pour démarrer un film que de préparer une communauté de lecteurs acquise en amont. » Il va même plus loin pour le cas particulier des adaptations de long-sellers : « Pour les cas des long-sellers, il ne faut surtout pas perdre la communauté relais mais faire une passerelle entre les deux œuvres. Pour ce faire, il y a de multiples leviers, la couverture n’est que la pointe de l’iceberg : on peut faire des campagnes d’affichage, faire passer l’information sur les réseaux commerciaux, les réseaux sociaux, mettre des affiches en librairie, sur les communs. Tout dépend surtout du budget ».

Notre public

Cependant, selon Alexis Mas, miser uniquement sur le fait que l’œuvre soit une adaptation n’est plus pertinent aujourd’hui : « Les grands lecteurs sont en général au courant de la sortie d’une adaptation. Les mentions « inspiré d’une histoire vraie » ou « adapté de » sont devenues très galvaudées et trop récurrentes pour générer de l’envie. » Manuel Soufflard étaye d’ailleurs cette idée avec ces chiffres : « Au Livre de Poche par exemple, il y a 700 titres sur 6 500 en vue pour être des adaptations. Mais en réalité, à peine 10% de ce chiffre verront le jour. C’est sûrement le même cas sur le catalogue poche de Folio. »

En revanche, tous s’accordent à dire qu’ils doutent que l’œuvre originale puisse être un élément gênant dans la communication autour de tel projet. Il faut toutefois savoir, dans une seconde étape, s’en détacher, comme nous l’explique Manuel Soufflard : « Une fois la filiation rappelée, il faut à un moment donné s’affranchir du livre pour montrer l’apport du film sinon cela n’a pas vraiment d’intérêt. Et puis cela permet aussi de s’élargir à ceux qui n’ont pas lu le livre ou ne le connaissent pas du tout ».

C’est sur ce consensus que s’est terminé le débat, après quoi tous nos participants ont été conviés à un buffet où se sont prolongées les conversations. Merci à nos quatre invités pour leur intervention.

Retrouvez l’intégralité de l’étude sur SlideShare.

 

Visitez le cabaret du camp de Gurs avec Diane Ducret

Si l’on vous disait qu’en France, en 1940, un camp emprisonnant plusieurs milliers de femmes sans raison avait existé dans les Pyrénées, et qu’au sein de ce camp, se tenait un cabaret… Y croiriez-vous ? C’est ébahis par leur lecture que, le lundi 27 février dernier, une trentaine de lecteurs Babelio sont venus rencontrer Diane Ducret, l’auteur des Indésirables, publié chez Flammarion, afin d’en apprendre plus sur ce fait historique méconnu et pourtant bien réel.

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Un cabaret dans un camp au milieu des Pyrénées, au début de la Seconde Guerre mondiale. Deux amies, l’une aryenne, l’autre juive, qui chantent l’amour et la liberté … cela semble inventé ! C’est pourtant bien réel. Eva et Lise font partie des milliers de femmes « indésirables » internées par l’État français. À Gurs, l’ombre de la guerre plane au-dessus des montagnes. Il faut aimer, chanter, danser plus fort, pour rire au nez de la barbarie.

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Qui sont les Indésirables ?

C’est grâce à un ami que Diane Ducret a découvert l’existence du camp de Gurs : “Un ami m’a offert un livre contenant le témoignage de l’une de ces Indésirables, ces prisonnières enfermées dans un camp du sud de la France et n’ayant pour seul point commun de n’avoir pas d’enfant. Je me suis demandée pourquoi, en tant qu’historienne, je n’avais jamais eu connaissance de ces faits.” Dans ce livre, Vivre à Gurs de Barbara Vormeier, l’écrivain découvre pour la première fois le terme d’Indésirable : “ Paradoxalement, j’ai trouvé que ce terme avait un écho à la fois historique et en même temps très actuel. Je me suis demandé si ce concept n’avait pas tout simplement traversé les siècles : est-ce que la femme n’a pas été une potentielle indésirable tout au long de son histoire ? ”

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Survivre par amour

Diane Ducret avait déjà écrit sur la Seconde Guerre mondiale, mais ça n’est pas un goût particulier pour cette époque qui l’a poussée à s’y replonger avec Les Indésirables : “J’avais tout prévu, sauf de réécrire un livre sur la Seconde Guerre mondiale. Mon propos était cette fois davantage tourné vers l’amour et en particulier celui qui permet de survivre. Le contexte de la guerre s’est finalement peu à peu imposé à moi, du fait de ce sujet.” Plus qu’un simple détail, cette période historique porte malgré tout en elle une dimension chère à l’auteur : “On parle beaucoup de réfugiés fuyant la guerre ou les totalitarismes. La question de déporter ces gens, souvent perçus comme une menace, est un débat hautement actuel, qu’il était bon de remettre sur la table en ce contexte politique agité.”

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La fiction pour donner corps

En dehors de détails très matériels, portant principalement sur l’hygiène, Diane Ducret n’a bénéficié que de peu d’éléments romanesques pour écrire son histoire : “La plupart des archives du camp ont été brûlées, on ne sait même pas exactement combien de femmes ont été enfermées là bas et nous avons seulement les noms de celles qui en sont sorties en même temps que Hannah Arendt. Il a donc fallu donner corps à toutes ces informations prosaïques, et c’est là que les témoignages entrent en jeu.” Historienne, Diane Ducret a hésité à faire de cette découverte un essai : “J’ai finalement opté pour le roman car ce n’est pas tant le cas de ces quelque 3000 femmes qui m’importe, mais surtout le fait de se battre, de garder espoir malgré les difficultés : pourquoi ces femmes continuaient à tomber enceintes, à manger ou à se coiffer, alors qu’elles ne savaient même pas si elles seraient vivantes le lendemain. C’est en résumé cet espoir dont est capable l’Homme lorsqu’il aime qui m’a intéressé dans ce roman.”

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Poésie et chanson

Le dernier roman de Diane Ducret contient plusieurs poèmes et chansons, écrits par l’auteur. Ces chansons, elle les voit comme un personnage, venu donner une dimension symbolique à son récit : “Il est difficile de croire qu’il y avait bel et bien de la musique dans ce camp, mais c’est là que réside tout le paradoxe des années 1940 où se sont multipliés les cabarets. Il fallait rire au lieu de pleurer ! De plus, les poèmes sont là pour incarner ces moments d’espoir qui naissent sans raison logique, lorsque le cœur parvient à s’accrocher à quelque chose et à nous y faire croire très fort. J’ai finalement varié mes formes narratives comme est capable de varier le sentiment humain.”

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Être seulement soi

Diane Ducret le souligne : enfermer une femme de 35 ans pendant cinq années de guerre, peut avoir des conséquences terribles sur sa féminité : “Est-ce suffisant d’être simplement soi-même sans être mère ? Peut-on être mère sans avoir donné la vie ? C’est tout une réflexion autour de la maternité que j’ai voulu proposer dans ce roman, une réflexion forte sur les femmes et sur leur place vis à vis de la maternité. Pourquoi a-t-on considéré des femmes comme Indésirables sous prétexte qu’elles n’étaient pas mères ? Aujourd’hui, alors que l’on avorte beaucoup et que les possibilités de maternité se développent, on montre que la maternité ne va pas de soi et je trouve qu’il est très bon de le rappeler.”

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Histoire et féminisme

“L’histoire de France est-elle encore l’histoire des hommes ? J’aimerai vous dire que non”, déclare Diane Ducret, afin de préciser sa démarche à l’égard de la cause féminine. “Je ne fais pas partie de ces féministes qui souhaitent réécrire l’Histoire. Forcer la chose avec des quotas ou déformer la vérité, est une insulte à notre rôle de femme. Je suis écrivain et ne ressens pas du tout le besoin d’être écrivaine.” En revanche, l’historienne souhaite porter le regard vers des éléments ignorés de l’histoire des femmes, comme le rôle important qu’elles ont pu jouer auprès des dictateurs pendant la guerre : “Il ne faut pas oublier que les femmes avaient le droit de vote en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Leur rôle pendant la guerre et notamment auprès des dictateurs n’a simplement pas été traité par les historiens, voilà pourquoi j’en parle, mais pas en tant que féministe, simplement parce qu’il s’agit là d’une réalité.”

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Poser le cadre

Le travail documentaire est un passage obligé pour tout romancier qui s’intéresse à l’histoire. Pour Diane Ducret, celui-ci est entièrement séparé du processus d’écriture :”Je vais au bout de ce que je peux trouver en termes de documentation avant de me lancer dans l’écriture.  Il me faut un cadre géographique précis pour planter mon histoire correctement. Il me semble qu’il s’agit là presque d’un moyen d’honorer notre devoir de mémoire.” Ce devoir de mémoire, la France n’a pas souhaité l’honorer déplore l’écrivain : “Je suis allée sur les lieux du camp. Il n’y a aucun musée, simplement une forêt de pins extrêmement dense, afin de cacher les traces de cette histoire. On perçoit quelques dalles de béton, une baraque ainsi qu’une latrine, mais le tout est entièrement recouvert de pins. Il n’y a eu aucun travail de mémoire, contrairement aux camp polonais par exemple, et je ne savais pas du tout à quoi m’attendre en arrivant. La visite n’en a été que plus émouvante.”

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Vérité universelle

La musique, et plus particulièrement le piano, a accompagné l’écriture du roman de Diane Ducret : “J’ai écrit en écoutant en boucle trois compositeurs de piano solo et notamment Yann Tiersen. J’ai beaucoup pleuré en écrivant, mais c’est l’un des rôles du roman que de permettre de faire partager ses émotions.” Accoutumée aux essais historiques, l’écrivain explique avoir découvert, grâce à ce roman, une nouvelle forme de vérité : “”Jusqu’ici, je considérais les essais comme se rapprochant davantage de la vérité, puisqu’ils ne portent que très peu de l’âge ou du sexe de leur auteur. Pourtant, les témoignages de ces femmes m’ont tellement parlé, que je voyais dans leurs histoires quelque chose d’extrêmement universel : j’ai eu l’impression de vivre à travers leurs mots et c’est une forme de vérité finalement tout aussi forte que l’approche historique.”

C’est encore plein de questions que les lecteurs ont ensuite retrouvé l’auteur lors d’une séance de dédicace, pendant laquelle ils ont pu échanger directement avec elle.

Retrouvez Les Indésirables de Diane Ducret, publié chez Flammarion.

Découvrez l’entretien vidéo avec Diane Ducret :

Où Babelio vous présente ses nouveaux insignes pour les experts

Souvenez-vous, il y a un peu près 5 ans, Babelio vous faisait découvrir ses insignes experts qui récompensent les grands contributeurs et mettent en lumière les lecteurs férus d’un domaine particulier. Ainsi, les amateurs de littérature anglaise se sont vus décorés d’un badge montrant l’étendu de leur maîtrise, tout comme les spécialistes des romans d’amour, de philosophie ou de comics.

A la demande des Babelionautes, la liste des insignes s’est élargie pour s’ouvrir à de nouveaux horizons. Après le XIXème siècle, c’est au tour des siècles antérieurs d’être à l’honneur, ce qui devrait ravir les amateurs de romans historiques ou les amoureux de ces périodes. Les experts du 9ème art ne sont pas en reste puisque trois nouvelles catégories dédiées au manga ont été créées : le shônen, le shôjo et le seinen, le tout accompagné d’un badge consacré au roman graphique. Les autres petits nouveaux se trouvent ci-dessous, nous vous laissons le soin de les découvrir sans plus attendre et de consulter leurs descriptions sur la page dédiée aux experts.

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Si vous pensez que d’autres badges manquent à l’appel, n’hésitez pas à nous en faire part en commentaire. Peut-être seront-ils les prochains à voir le jour sur le site.

A la rencontre des membres de Babelio (12)

Avec 300 000 400 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est à l’honneur, nous avons décidé de vous donner la parole. Puisqu’un lecteur n’est jamais las de conseils de lecture, voici le portrait livresque de l’un de nos lecteurs.

Rencontre avec Cronos, inscrit depuis le 24/05/2013.

 

Les bibliothèques de Cronos 

Comment êtes-vous arrivé sur Babelio ?

A la base je cherchais un logiciel pour pouvoir classer mes lectures et faire une fiche pour chaque. J’ai finalement opté pour une inscription sur Babelio dès que j’ai vu le forum.

 

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Bonne question ! Je pense avoir un peu de tout, j’aime varier mes lectures, principalement depuis le premier défis Multi-challenges alors qu’avant j’étais surtout fan de policier-thriller. Ne lire qu’un genre est devenu quasi impensable.

 

Vous lisez beaucoup de romans classiques: qu’aimez-vous dans ce genre en particulier ?

Oui en ce moment je lis beaucoup de classiques, surtout grâce à des défis lancés sur le forum (BBC, Top 100). Ce que j’aime le plus dedans, c’est qu’ils sont souvent le début d’un genre nouveau, ils marquent une époque, les références dans la culture actuelle sont nombreuses et qu’ils sont très rarement de mauvaise qualité.

 

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

51h8fx6rd2l-_sx341_bo1204203200_Lulu chez les zog-zog de Daniel Beau… Oui ce n’est pas de la grande littérature mais il fut le premier livre que j’ai lu seul comme un grand. A la fin de cette lecteur j’ai eu un fort sentiment d’accomplissement et depuis, à chaque fois que je termine un livre, j’ai cet apaisement, ce calme intérieur.

 

 

 

 

51o2dykoel-_sx195_Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

Le premier est Histoire illustré de l’horreur de Stephen Jones (édition Le pré aux clercs), qui j’ai obtenu lors d’une masse critique. Un véritable livre d’art, une anthologie de l’horreur dans la culture populaire !

 

 

9782226189547-j.jpgJe triche aussi en citant un second livre, L’étrange vie de Nobody Owens par Neil Gaiman. Je suis devenu totalement fan des différentes œuvres de cet auteur, au point d’avoir prévu un prochain rayon pour tous ses écrits. Un gros merci à la personne qui a proposée ce livre lors de la lecture commune de janvier 2014.

 

 

 

 

51wkplxqptl-_sx210_Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Harry Potter à l’école des sorciers de J.K. Rowling. On devait le lire en 6ème lors des cours de français et anglais. Il est arrivé à un moment de ma vie où la lecture ne m’attirait plus, une période difficile également. Sans entrer dans les détails, ce livre était le préféré de mon meilleur ami, décédé suite à une maladie. J’ai grandis avec Harry, Ron et Hermione, ou plutôt, on a grandi ensemble, ils ont eu des moments difficiles quand j’en ai eu, ils m’ont accompagné jusqu’au lycée et encore aujourd’hui, quand je suis malade ou en panne de lecture, c’est toujours ce même vieux livre à la couverture cornée et aux pages volantes. Pour rien au monde je ne m’en séparerait.

 

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

… Bon, il est temps de l’avouer… Je n’ai jamais lu Le petit prince d’Antoine de Saint-Exupéry ! Mais, j’ai promis de le lire à la fille d’une amie pour son anniversaire.

 

voyage-d-une-parisienne-a-lhaaQuelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Autant pour le récit que pour la femme : Voyage d’une parisienne à Lhassa d’Alexandra David-Néel. Elle est exceptionnelle et provoque en moi une fascination depuis plusieurs années. Elle va tout tenter pendant 8 mois pour entrer dans la capitale du Tibet, et y arriver. Je la vois vraiment comme une super héroïne que rien ni personne n’arrête.

 

Tablette, liseuse ou papier ?

Papier. Je tente un peu la lecture numérique mais je mets beaucoup plus de temps pour lire une page, je trouve ça moins pratique pour la lecture mais mes bibliothèques ne sont pas cet avis. Je pense comme beaucoup, ce qui me plaît c’est sentir l’objet sous mes doigts, l’odeur du livre, son vécu.

 

c1-musees6292Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Dans la petite cour du Musée des beaux-arts de Lyon. Les murs épais de l’abbaye empêchent le vacarme de la ville de s’introduire jusqu’à mes oreilles. J’aime aussi lire au Parc de la tête d’or, il y a pleins d’endroits calmes. Pour de question pratique je lis surtout dans un gros fauteuil chez moi.

 

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

Une seule ?! Bon, même si j’aime beaucoup celles de Mark Twain, je choisis celle de George Eliot :

« Il n’est jamais trop tard pour devenir ce que l’on aurait pu être. »

 

cvt_lappetit-des-ombres_7138Quelle sera votre prochaine lecture ?

En dehors des lectures pour mes challenges en cours ce sera (et je pioche à l’instant) : L’appétit des ombres d’Olivier Saraja.

 

 

 

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Une critique qui m’indique si je vais aimer le livre ou non, que ne me donne pas trop de détails sur l’histoire mais m’indique les thèmes abordés. C’est très égoïste ce que je vais écrire mais j’écris mes critiques pour moi, pour me remémorer l’histoire ou les raisons pour lesquelles j’avais apprécié tel livre et détesté ce roman.

 

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ?

J’ai aussi envie d’avoir ce 100% de contribution ! Et enfin participer au pique-nique Babelio. Sinon c’est énormément de découvertes, de motivation pour vaincre ma pile à lire et d’échanges sur les forums.

 

Merci à Cronos pour cet échange et ces conseils de lecture !

 

N’hésitez surtout pas à vous manifester dans les commentaires, si vous aussi vous souhaitez devenir lecteur du mois.

 

 

Soupçons et regards en biais avec B.A. Paris

N’avez-vous jamais croisé de couples bien trop parfaits pour ne rien cacher ? C’est en tous cas ce qui est arrivé à B.A. Paris, l’auteur de Derrière les portes, un thriller psychologique paru chez Hugo Thriller. C’est avec une trentaine de lecteurs Babelio que, le 24 janvier dernier, dans les locaux de Babelio, l’auteur est venue nous montrer que l’herbe n’est que rarement plus verte ailleurs…

 

En apparence, Jack et Grace ont tout pour eux. L’amour, l’aisance financière, le charme, une superbe maison. Le bonheur. Vous connaissez tous un couple comme celui qu’ils forment, le genre de couple que vous aimeriez connaître mieux. Vous adoreriez passer davantage de temps avec Grace, par exemple. L’inviter à déjeuner, seule. Et pourtant, cela s’avère difficile. Vous réalisez que vous ne voyez jamais Jack et Grace l’un sans l’autre. Est-ce cela que l’on appelle le grand amour ? À moins que les apparences ne soient trompeuses. Et que ce mariage parfait ne dissimule un mensonge parfait. Car pourquoi Grace ne répond-elle jamais au téléphone ? Et pourquoi les fenêtres de la chambre sont-elles pourvues de barreaux ?

 

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Un monstre presque vivant

Vous faites erreur si vous pensez que B.A Paris avait l’intention d’écrire le thriller psychologique que vous découvrez aujourd’hui chez votre libraire. Si elle apprécie la dimension psychologique des romans, elle n’avait jusque là aucun attrait particulier pour l’univers du thriller : “J’ai toujours lu des romans psychologiques, sans pour autant qu’ils ne soient des thrillers. J’aime les histoires de famille, de couples… En résumé, tout ce qui traite de l’esprit humain. Lorsque j’ai commencé ce roman, j’avais l’intention de m’intéresser à la psychologie de mes personnages, mais pas du tout de créer un roman à suspens ! Je crois que l’intrigue s’est dotée d’un fort suspens à cause du personnage de Jack, sans que je ne le décide consciemment.” Particulièrement sadique, le personnage de Jack est à l’origine de l’histoire de Derrière les portes. Plus encore, au cours de l’écriture, l’auteur lui a même découvert une certaine autonomie… “Je voulais créer un personnage dur avec sa femme, mais je n’avais jamais imaginé pouvoir créer un tel pervers. J’avais presque l’impression qu’il écrivait le livre à ma place. Je me suis véritablement sentie dépassée par ce personnage.”

 

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S’inspirer du réel

Interrogée par les lecteurs, B.A. Paris confirme que son mari est un homme charmant. Comment donc l’auteur a-t-elle pu mettre en scène un démon tel que Jack ? Comment son imaginaire a-t-il pu créer un si surprenant personnage ? “J’ai rencontré un couple il y a quelques temps, qui avait l’air absolument parfait. J’ai peu à peu remarqué que la femme était systématiquement accompagnée de son mari. J’ai fini imaginer quelque chose de louche entre eux deux, qui s’est transformée en une idée de roman. Ce sont eux qui m’ont inspiré cette histoire de femme prisonnière de son mari ; j’ai voulu essayer de comprendre comment certaines femmes se mettent dans de telles situations alors que tout va plutôt bien dans leur vie jusque là.”

 

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Découvrir sa noirceur

Certains écrivains expérimentent la sensation que leur livre s’écrit sans eux. C’est un peu le cas de B.A. Paris, qui a eu quelquefois l’impression que ses personnages lui échappaient : “Il m’est arrivé de relire les pages écrites la veille et de me demander comment j’avais pu écrire quelque chose d’aussi noir. Alors qu’il est normalement difficile de créer des personnages démoniaques crédibles, j’avais de mon côté l’impression d’être ce personnage. J’ai beaucoup aimé calculer ses différentes techniques pour piéger sa femme Grace. Je n’ai eu aucune difficulté à exprimer sa noirceur ; d’ailleurs la rédaction du livre ne m’a pris que trois mois.” La violence psychologique est une chose mais elle doit bien être dissociée de la violence physique, dont l’auteur de Derrière les portes a horreur : “Si j’ai pu écrire la noirceur d’un esprit, je ne pourrai jamais mettre en scène de violence physique. Je ne la supporte pas du tout et suis du genre à sortir de la pièce lorsqu’un film est trop violent.”

 

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Mettre en avant les minorités

Millie, la soeur du personnage de Grace, est une enfant trisomique, inspirée d’une connaissance de B.A Paris. Sans être véritablement engagée, l’auteur a souhaité donner un vrai rôle à ce personnage : “Lorsque j’étais plus jeune, l’une de mes amies avait une soeur trisomique que j’appréciais. C’est de là qu’est venue l’idée de ce personnage alors que s’en est faisait peu à peu ressentir le besoin en cours d’écriture. Je suis très heureuse aujourd’hui car je reçois des lettres de familles me remerciant d’avoir mis en jeu un tel personnage. J’ai essayé de rendre cette petite aussi réelle que possible.”

De la même manière, l’auteur a découvert que de nombreuses femmes étaient dans le cas de son héroïne et reçoit aujourd’hui des courriers la remerciant d’avoir pointé du doigt ce problème trop peu connu : “Je suis très touchée par ces témoignages, que je n’avais pas imaginé à l’écriture du roman. J’espère aujourd’hui que mon livre va permettre à des gens d’ouvrir les yeux sur cette réalité si difficile à révéler au grand jour que sont les femmes qui vivent sous le joug de leur mari sans pouvoir s’en sortir.”

 

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Un chemin tout tracé

Le roman de B.A. Paris est construit selon le principe d’une narration alternée, entre passé et présent. Cette forme narrative, bien que difficile à manier, lui est venue assez naturellement : “Après l’écriture du premier chapitre, il m’a semblé tout naturel de revenir en arrière afin de fournir des éléments d’explication à mes lecteurs. Cela s’est mis en place sans que j’y réfléchisse vraiment ; je ne me souviens pas m’être posé la question.” La narration alternée n’est pas le seul élément venu naturellement dans l’écriture de B.A Paris. En effet, contrairement à beaucoup d’auteurs s’appuyant sur des plans précis de leur roman, l’écrivain s’est laissée porter par sa plume : “J’ai écrit tous les chapitres à la suite, j’ai tout de suite su où je souhaitais aller. Je ne fais d’ailleurs pas de fiche ni de tableau pour la construction de mes romans. Je ne vous cache pas être très étonnée d’apprendre que les autres auteurs le font ! Je n’ai eu besoin de rien de plus que de mon logiciel de traitement de texte.”

 

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Le soucis de l’étiquette

Le second roman de B.A. Paris sort cette semaine en Angleterre. Il s’agit une nouvelle fois d’un thriller, un genre que l’auteur s’approprie peu à peu : “Je crois que pour quelques années encore je vais devoir écrire des thrillers psychologiques !” De quoi parle ce nouveau roman à paraître ? “Breakdown (NDLR : le titre n’est pas encore traduit en français) est encore une fois raconté par une femme. Cette dernière rentre chez elle alors qu’éclate un terrible orage. Décidant de couper à travers bois, elle trouve une voiture arrêtée, qui abrite une femme. Cette situation pourtant étonnante est directement inspirée d’une aventure personnelle. Le livre présente deux drames parallèles et s’intéresse également à la maladie d’Alzheimer.”

 

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Après une dynamique séance de questions-réponses, l’auteur a échangé avec ses lecteurs lors d’une séance de dédicace où les compliments allaient bon train.


Retrouvez Derrière les portes de B.A. Paris, publié chez Hugo Thriller.

Voyage en terres lybiennes avec Hisham Matar

C’est pour un éprouvant voyage en terres libyennes que les lecteurs de Babelio ont été conviés le mercredi 18 janvier, dans les salons de Gallimard, afin de rencontrer Hisham Matar, l’auteur de La terre qui les sépare. Dominique Chevallier, interprète, s’est chargée d’assurer les échanges entre l’écrivain et le public.

 

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Hisham Matar a dix-neuf ans lorsque son père, Jaballa Matar, disparaît. Celui-ci, après avoir trouvé refuge en Égypte avec ses proches, est enlevé et emprisonné en Libye pour s’être opposé au régime de Kadhafi. Vingt et un ans plus tard, lors de la chute de Kadhafi, en 2011, le peuple prend les prisons d’assaut et libère les détenus. Mais Jaballa Matar est introuvable. A-t-il été exécuté lors du massacre d’Abou Salim qui a fait 1 270 victimes en 1996? La détention l’a-t-elle à ce point affaibli qu’il erre quelque part, libre mais privé de souvenirs et d’identité ? Hisham Matar va mener l’enquête pendant des années, relatant l’histoire de cette disparition dans la presse internationale, se rendant à la Chambre des lords en Angleterre et s’adressant aux personnalités les plus inattendues, de Mandela au fils de Kadhafi.

 

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Francesca Mantovani © Gallimard

 

Un voyage difficile

C’est après 33 années passées loin de sa Libye natale qu’Hisham Matar a pu fouler à nouveau la terre de ses origines. Accompagné de sa femme et de sa mère (disposition certes dangereuse, comme il prend soin de le souligner en souriant), il embarque en 2011 pour un long voyage sur les traces de son père disparu : “Ce voyage a été merveilleux. L’occasion pour moi de replonger au cœur de ma famille et dans mes souvenirs d’enfance. J’ai été littéralement submergé par ces lieux et pour combattre cette forte émotion, j’ai décidé de tenir un journal quotidien.”

 

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Francesca Mantovani © Gallimard

Un livre qui faillit ne jamais voir le jour

Une fois rentré chez lui après un mois de séjour, Hisham Matar est perturbé : “Pour la première fois de ma vie, je n’ai rien écrit pendant trois mois. Rien, pas même une lettre, ce qui était inconcevable jusqu’alors.” Croyant d’abord à la fin de sa vie d’écrivain, il prend son mal en patience, n’ayant jamais considéré l’écriture comme une carrière. “Peu de temps après, j’ai rendu visite à un ami italien, et sans trop savoir pourquoi, j’ai mis dans ma valise le carnet de mon voyage en Libye. Une fois là-bas, j’ai eu envie de le relire, tout en m’efforçant de l’aborder avec un regard neuf, afin de créer une distance, un espace imaginatif me permettant de retrouver l’enthousiasme et la curiosité d’une première lecture.” S’il  craint un manque d’intérêt pour l’histoire de sa famille  et de son pays, Hisham Matar sent dans son histoire personnelle une propension à l’universel et c’est pour cette raison qu’il décide finalement de se pencher une nouvelle fois sur ses notes.

 

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Francesca Mantovani © Gallimard

 

Du journal au livre

Décidé à exploiter les notes prises pendant son voyage, Hisham Matar s’attaque à la rédaction d’un article. Repéré par le journal le New Yorker, il se rend bien vite compte qu’il doit aller plus loin : “L’éditeur du NewYorker m’a demandé de prolonger mon article de 5 000 mots, ce que j’ai fait. En réalité, nous étions en train d’assister à la naissance d’un livre. C’est là que j’ai su que je devais me lancer.” Hormis les deux premières phrases du roman, ce dernier se détache du journal de voyage, qui n’a en réalité servi par la suite à l’écrivain qu’à se remémorer quelques noms et détails : “Après avoir copié les deux premières phases du carnet je me suis arrêté et demandé ce que pourrait être la troisième phrase si je devais l’inventer. Très vite, le livre s’est naturellement imposé et mon écriture est allée toute seule.”

 

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Francesca Mantovani © Gallimard

 

Sauvegarder l’intime

Contrairement à ce que l’on pourrait penser en lisant son récit, Hisham Matar n’est pas à l’aise lorsqu’il s’agit pour lui de raconter ce qui a trait au domaine privé : “Je préfère rester discret sur ce qui relève de l’intime. Je n’apprécie d’ailleurs pas les autobiographies où l’auteur se place au centre de l’attention. Je me suis donc beaucoup demandé comment écrire un tel livre tout en restant personnellement en dehors de la lumière.” On l’imagine, écrire un témoignage sur la disparition de son père n’est évidemment pas chose aisée. L’écrivain précise d’ailleurs les difficultés qu’il a ressenties lors de l’écriture : “Au début, je ressentais de violents élans qui me poussaient à m’arrêter ; je trouvais ce texte beaucoup trop privé. Je ne peux encore aujourd’hui pas relire tous les passages en public, certains m’émeuvent trop.”

 

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Francesca Mantovani © Gallimard

 

Apprendre à regarder

C’est avec un regard de photographe qu’Hisham Matar rédige ses descriptions, notamment grâce à son sens aigu du détail. Pourquoi une telle précision dans sa plume ? “Lors de mon premier jour à l’école d’architecture, on m’a donné trois heures pour dessiner un arbre. Je n’avais jamais rien regardé pendant aussi longtemps. Je me suis à cet instant rendu compte qu’il n’était pas si simple de regarder les choses avec une telle attention. Je n’ai depuis jamais perdu cette minutie lorsqu’il s’agit d’observer le monde qui m’entoure.” Scrupuleux, l’écrivain a pourtant dû, dans sa démarche, faire appel à la fiction : “J’ai tenté d’être le plus fiable quant aux faits, mais mon texte est plein d’éléments manquants que je ne pourrai jamais connaître. D’ailleurs mon livre évoque cette notion d’ignorance que les hommes ont vis-à-vis de leur passé. Chaque jour, nous devons tous composer avec une histoire personnelle incomplète. Sauf qu’en Libye, il y a énormément de trous à combler à cause de la dictature dans l’histoire de chacun.”

 

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Francesca Mantovani © Gallimard

Combler les vides du passé

Malgré des problèmes persistants, Hisham Matar se montre plutôt optimiste quant à l’évolution de son pays d’origine : “ La révolution libyenne a été l’aboutissement d’un enchaînement complexe d’événements. La lenteur du pays à progresser aujourd’hui provient du fait que nous subissons encore les conséquences de la dictature, comme de fortes lacunes dans notre système éducatif, ou encore la malédiction que constitue le constant flux de pétrole qui traverse nos terres.” Fréquentant les artistes et intellectuels de son pays, l’écrivain évoque sa foi en la jeune génération : “Je place un grand espoir dans les jeunes artistes, professeurs et bureaucrates qui travaillent d’arrache-pied et dans de terribles conditions pour relever ce pays.”

 

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Francesca Mantovani © Gallimard

 

Fiction ou non-fiction ?

Témoignage personnel empreint de fiction : dans quelle catégorie doit-on placer le dernier ouvrage d’Hisham Matar ? Selon l’écrivain, la catégorie n’a pas grande importance : “J’ai toujours été sceptique quant aux différences entre les genres. Dans mon quotidien de lecteur, je ne sais pas si la distinction entre fiction et non-fiction m’aide véritablement. En littérature, quelle qu’elle soit, j’attends qu’un récit s’occupe des affects tout autant que de la pensée. Si je trouve ces deux dimensions, peu m’importe le genre. Cela dit, en tant qu’auteur, je me considère en mon for intérieur avant tout comme un romancier. ”

 

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Un monde ouvert 

Son souci d’authenticité par rapport aux événements qu’il rapporte, Hisham Matar l’explique par le fait qu’il ne considère pas le monde comme une entité fermée : “Ce que l’on appelle la résolution ne m’intéresse pas vraiment. Les choses du monde sont à mes yeux ouvertes, elles n’ont pas de conclusion définitive et c’est pourquoi j’ai cherché dans mon livre à les rapporter de la façon la plus authentique possible, afin que chacun puisse les entendre de la façon la plus appropriée qui soit. En tant que lecteur, je déteste que l’on me donne trop d’éléments, je préfère comprendre les choses par moi-même et c’est ce que j’ai essayé d’offrir à mes lecteurs dans ce roman.”

 

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Bien que pris par un emploi du temps éminemment chargé, Hisham Matar a malgré tout pris soin d’échanger par la suite rapidement avec chacun de ses lecteurs, lors d’une séance de dédicace emplie d’émotions.
Retrouvez La terre qui les sépare, d’Hisham Matar, publié chez Gallimard.

Où l’on vous donne rendez-vous au 44ème festival de la bande dessinée d’Angoulême

Comme tous les ans, l’équipe de Babelio sera présente au festival de la BD d’Angoulême qui célèbre, dès jeudi, sa 44ème édition.

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La BD est de nouveau à l’honneur en ce début d’année 2017. Après une édition 2016 compliquée, le festival international de la bande dessinée aura pour tâche de remettre le 9ème art sur le devant de la scène. Au programme, toujours autant d’expositions, de rencontres, de dédicaces et autres événements consacrés à toutes les facettes de la BD.

L’équipe de Babelio vous propose de suivre l’actualité du festival en direct. Ici même, retrouvez au jour le jour nos photos ainsi que nos commentaires. Plusieurs live-tweets ainsi que le programme des principales conférences sont à retrouver sur notre Twitter. Pour les amateurs de photos, suivez-nous sur notre compte Instagram que nous alimenterons tous le week-end. Nous vous invitons également à nous rejoindre sur notre tout récent compte Snapchat (@babelio_off) afin de découvrir les coulisses de notre voyage !

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Nous vous avons concocté quelques entretiens avec des auteurs et dessinateurs. Vous les retrouverez également en lien sur cette page, un peu plus bas.

Le festival en images :

Le programme

Cette année, au delà des grandes expositions consacrées aux grands maîtres de la BD que sont Hermann (Grand prix 2016 et à ce titre auteur de l’affiche ci-dessus),  Will Eisner,  Mézières et Christin ou encore André Franquin, deux grands axes ont été choisis par les organisateurs : la bande dessinée jeunesse d’un côté et le rapport entre le 9ème et le 7ème art de l’autre. De nombreuses rencontres et expositions sont consacrées à ces deux thèmes.

Vous pouvez retrouver l’intégralité du programme sur le site du festival. Nous essaierons de couvrir le maximum de rencontres et expositions. Nous actualiserons cet article en fonction de nos ajouts.

Valérian

Il est quoi qu’il en soit assuré que nous nous rendrons à la grande exposition consacrée à Valérian. Organisée à l’occasion de l’adaptation très attendue de la BD au cinéma par Luc Besson mais aussi le 50ème anniversaire des aventures de Valérian et Laureline.

valoche.jpgL’expo permettra à ceux qui en douteraient encore de découvrir l’incroyable apport de cette série dans la science-fiction. Adapter la BD est d’ailleurs un rêve ancien de Luc Besson qui s’en était déjà inspiré pour son film Le 5ème élément. Le réalisateur n’est pas le seul artiste à s’être inspiré, plus ou moins directement, de l’oeuvre de Mézières et Christin. La saga Star Wars elle-même comporte quelques similitudes avec la BD française. Le film permettra-t-il au plus grand public de découvrir l’oeuvre ? Les premières réponses seront peut-être apportées lors de festival auquel vont se rendre les deux auteurs.

Rendez-vous à L’Alpha, la Médiathèque de Grand Angoulême, du 26 au 29 janvier 2017. 

Nos photos de l’exposition :

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Will Eisner

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Une exposition est consacrée à l’auteur de BD américain Will Eisner décédé en 2005. Connu notamment pour son personnage de justicier masqué appelé The Spirit, mais également pour avoir popularisé le terme de « roman graphique » avec son ouvrage Un pacte avec Dieu, Will Eisner remporta le Grand Prix du Festival d’Angoulême en 1975 soit un an seulement après la création du festival.

Alors que l’on fête en ce mois de janvier les 100 ans de sa naissance, il était normal que le plus grand festival dédié à la BD honore l’un de ses auteurs les plus influents !

Rendez-vous du 26 janvier au 15 octobre 2017 à La Cité internationale de la bande dessinée et de l’image pour découvrir l’exposition. 

Nos photos de l’exposition :

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Hermann

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Grand prix du festival en 2016, Hermann est naturellement l’objet d’une exposition à Angoulême. Plus de 150 planches du très prolifique auteur de BD seront exposées au total. Une merveilleuse opportunité de voir l’évolution du style du dessinateur belge au cours de ses cinquante ans d’activité. Les visiteurs pourront seront également témoins de la grande diversité des thèmes et genres abordés par Hermann, même si le western aura une place de choix parmi les planches et dessins exposés.

Rendez-vous à l’espace Franquin, salle Iribe, du 26 au 29 janvier 2017

Hélas, les photos étaient interdites lors de cette exposition…

Le château des étoiles

chateauAvez-vous fait partie des lecteurs qui ont voyagé dans l’espace le temps de deux beaux albums signés Alex Alice ? Si vous n’avez pas encore été du voyage, le festival vous propose d’embarquer dans un « éthernef » en compagnie des héros de la BD Le Chateau des étoiles.

La BD raconte raconte la conquête de l`espace en plein XIXe siècle grâce à la découverte d’une matière appelée l`Ether…

A la veille de la publication du troisième tome, l’exposition « permettra aux visiteurs d’admirer en détail les planches originales d’Alex Alice, ainsi que des croquis préparatoires, des dessins inédits et des esquisses de recherches graphiques ».

Et pour patienter avant de la découvrir, retrouvez l’entretien qu’il nous avait accordé lors de la sortie du premier tome.

Rendez-vous au Quartier Jeunesse, Chais Magelis du 26 au 29 janvier 2017

Gaston Lagaffe

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Gaston Lagaffe est un personnage créé il y a soixante ans par Franquin dans les pages du Journal de Spirou. A l’origine uniquement destiné à remplir les pages du journal, ce personnage-gag sans véritable emploi devient rapidement le héros (ou plutôt anti-héros) de ses propres bandes dessinées.

Pour les organisateurs, « cette exposition vient lui rendre hommage, et permet aussi de rappeler qu’André Franquin, aujourd’hui considéré comme l’un des auteurs les plus importants de la bande dessinée du XXe siècle, disparaissait il y a juste 20 ans. »

En attendant de vous rendre à l’expo, retrouvez dès maintenant notre dossier consacré au génial Franquin. On vous propose également un quiz sur l’univers de Lagaffe.

Pour l’exposition, rendez-vous Place de l’Hôtel de Ville du 26 au 29 janvier 2017

Les photos de l’exposition :

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La French Touch de Marvel

A quoi ressemblent les grandes icônes des comics sous la plume, les feutres ou les aquarelles des dessinateurs français ? Marvel et Panini France vous proposent un aperçu avec une exposition au théâtre intitulée La french touch de Marvel.

Retrouvez toutes nos photos de l’exposition ci-dessous :

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Les rencontres

Riad Sattouf & Blutch

Une rencontre inédite a été proposée au théâtre d’Angoulême. Elle a réunit sur scène Riad Sattouf et Blutch. Si ces deux grands noms de la BD se connaissent déjà bien, ils se sont retrouvés face au public sans aucun animateur pour leur poser des questions. L’idée étant d’échanger, de discuter, de s’interroger mutuellement sans intermédiaire.

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Les deux auteurs ont rapidement commencé à discuter de leurs approches respectives de la BD. Si Riad a déclaré penser continuellement à des lecteurs imaginaires en dessinant et notamment à une version fictive de sa grand mère qui n’aimait pas la BD -avec donc pour but de faire découvrir son travail à des lecteurs à priori réfractaires, Blutch a quant à lui confié n’avoir jamais en tête de lecteur quant il se met à écrire ou dessiner : « Quand je dessine, c’est pour m’échapper à moi-même. C’est également pour tenter de résoudre une énigme qui me tracasse personnellement mais je n’ai personne en tête. Je ne pense pas à de quelconque public ». Blutch n’est, dans le même registre, que très peu porté sur la discussion lors des séances de dédicaces alors que c’est ce que préfère Riad Sattouf, quitte à rater le dessin en question. Les rencontres sont pour ce dernier un moyen de sonder l’état d’esprit des Français : « Si on regarde les informations, les unes des journaux, on a l’impression que le monde s’abrutit de jours en jours. Je pense que c’est faux. Il y a une vraie soif de lecture de la part des Français. Je m’en rends compte en sillonnant la France à la rencontre de mes lecteurs. »

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Le cinéma est également un point de ralliement entre les deux auteurs. Riad Sattouf a notamment réalisé deux films (Les Beaux Gosses et Jacky au royaume des filles) et Blutch a participé à de nombreux projets cinématographiques en tant qu’acteur. Le cinéma est également au cœur de son oeuvre.

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Blutch a cependant pris du recul ces derniers temps, avec un projet de scénario qui n’a pas abouti et qu’il n’a pas souhaité reprendre : « Je suis aujourd’hui plus heureux derrière une planche de dessins. » Pour Riad Sattouf, les choses sont un peu différentes : si le succès des Beaux Gosses lui a ouvert de nombreuses portes, elles ont été par la suite refermées par l’échec de son second film, Jacky au royaume des filles.

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Cette mauvaise expérience a heureusement été suivie la même année par l’immense succès de sa BD L’Arabe du futur : « Je vois tout le temps des jeunes filles lire tes BD dans le métro ! » lui affirme Blutch. Ce dernier, une grande plume de la BD, que Riad a d’ailleurs énormément lu, voit le succès un peu différemment : « J’ai l’impression d’être un dessinateur pour dessinateur » ! Quant au statut d’auteur de BD, Blutch n’y voit aucun avantage : « Je ne sais pas trop comment me situer. La BD est encore très méprisée en France » même si, comme le concède Riad Sattouf, cela s’améliore d’années en années.

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La rencontre se conclue sur une annonce fracassante, Blutch pourrait bien se remettre, un jour ou l’autre aux aventures de l’un de ses personnages phares : Blotch !

Les interviews

Dans le cadre du festival, nous avons réalisé plusieurs interviews d’auteurs.

51kzbaihmql-_sx195_Benjamin Frish, La famille Fun chez Çà et là , sélection officielle du festival 2017.

Cet album met en scène la décomposition d’une famille en apparence ultra soudée et modèle, suite à l’annonce d’un décès. Pourquoi avoir choisi ce thème particulier ? Comment est né ce livre ?

Ce qui m’intéresse le plus en tant qu’auteur, c’est la tension qui existe entre les histories que l’on raconte et celles que l’on a réellement vécues. La famille américaine parfaite est un archétype omniprésent dans la culture de mon pays ainsi qu’un thème récurrent de notre littérature. J’étais intéressé par l’idée d’explorer ce qu’il pourrait se passer si cette famille parfaite se désagrégeait et comment les personnages gèreraient les dissonances entre ce qu’on dit d’eux et une réalité complètement ravagée (…)

Découvrez l’interview complète de Benjamin Frish

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Hervé Bourhis, Jacques Prévert n’est pas un poète, chez Dupuis

L’album raconte la vie de Jacques Prévert. Pourquoi avoir décidé de lui dédier un album ?    Avec Christian Cailleaux, on avait raconté la vie de Boris Vian, dans Piscine Molitor en 2009. Vian vivait sur le terrasse du Moulin Rouge, Cité Véron. Et il se trouve que son voisin était… Jacques Prévert ! On s’est dit que si le nom et une partie de son oeuvre était célèbre, sa vie et notamment la jeunesse du poète était méconnue et passionnante, et ça a donné ce projet. On travaille dessus depuis 2012 !

Découvrez l’interview complète 

51pbdyh7xzl-_sx195_Gengoroh Tamage, Le mari de mon frère tome 1 et 2, chez Akata , sélection officielle du festival 2017.

Le mari de mon frère raconte l’histoire de Yaichi et sa fille Kana, dont le quotidien est perturbé par l’arrivée de Mike Flanagan, le mari du frère jumeau de Yaichi. Pourquoi avoir choisi d’évoquer l’homosexualité dans ce manga ? Quel est votre rapport à cette cause ?

Je suis moi-même gay, et par conséquent, en tant qu`artiste, c`est quelque chose qui a du sens (notamment du point de vue de l`esthétique). Cela fait plus de 30 ans que je dessine des mangas gay. Aborder, avec Le Mari de mon frère, la question de l`amour entre personnes de même sexe, en est la conséquence directe et logique. Cela étant dit, jusqu`à présent, je dessinais en recherchant et en exprimant la sensation de l`érotisme gay. Avec Le Mari de mon frère, j`ai changé mon approche, en cherchant à aborder les problématiques gays, et de la société en général, en dehors de celles de l`érotisme (…)

Parcourez l’interview complète 

bm_cvt_ce-quil-faut-de-terre-a-lhomme_5794Martin Veyron, Ce qu’il faut de terre à l’homme, chez Dargaud, sélection officielle du festival 2017.

Votre ouvrage est inspiré d’une nouvelle de Tolstoï. Peut-on parler d’une adaptation ? Comment avez-vous découvert ce texte ? Quel degré de liberté vous êtes-vous accordé par rapport à la nouvelle ?

Je crois qu`on peut parler d`une adaptation. J`ai découvert ce texte en 1962 dans la bibliothèque d`un collège de Jésuites.
Je me suis accordé une totale liberté pour l`adapter à la bande dessinée tout en veillant à ne pas en trahir l`esprit (…)

Retrouvez l’interview complète 

Vos critiques

carton BD AngoulêmeComme d’habitude, vous retrouverez des extraits de vos critiques sur les stands des éditeurs partenaires. Si vous tombez sur une des critiques, n’hésitez pas à la prendre en photo ! On propose de faire gagner un BD a celui ou celle qui aura le plus de photos de critiques. Vous pouvez participer sur Twitter, Facebook ou Instagram en n’oubliant pas de nous taguer 😉

Le Grand prix

C’est Cosey qui remporte le Grand Prix cette année ! 

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Cosey  est un auteur suisse connu pour ses séries Jonathan et A La Recherche de Peter Pan, deux séries plébiscitées par les lecteurs. L’auteur a d’ailleurs lui aussi reçu le Fauve d’Or en 1982 pour le septième tome de Jonathan. Plus récemment, il a signé une aventure de Mickey dans laquelle ce dernier rencontre Minnie.
Vous pouvez retrouver l’entretien que l’auteur nous avait accordé à l’époque de la sortie du  tome 15 de sa série Jonathan.

Les deux autres finalistes : 

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Chris Ware est un auteur américain connu principalement pour Jimmy Corrigan qui raconte les aventures du garçon « le plus intelligent du monde ».  Hubertguillaud, un de ses lecteurs sur Babelio l’a qualifié de « régal sur le fond et dans la forme. du grand art en tout cas ». La BD a reçu de nombreux prix dont le Fauve d’Or en 2003.

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Manu Larcenet est un auteur français. Sa BD Le combat ordinaire, l’histoire d’un jeune photographe de presse s’interrogeant sur ce qu’il doit faire de sa vie, a séduit des milliers de lecteurs sur Babelio. L’oeuvre a d’ailleurs reçu le Fauve d’Or en 2004. Il est également l’auteur de Blast, autre grand succès critique ou encore d’un épisode One shot de Valérian, série à l’honneur pendant le salon.

Retrouvez la liste de tous les lauréats : http://www.babelio.com/prix/16/Angouleme

Où Babelio propose un calendrier des sorties littéraires

Nous vous avons très récemment sollicités sur les fonctionnalités manquantes que vous jugeriez les plus utiles sur Babelio. Une en particulier a été demandée par une grande part d’entre vous : le calendrier des sorties littéraires, personnalisé selon vos auteurs préférés.

Alors nous sommes assez heureux que ce projet n’ait pas été renvoyé aux calendes grecques, vous pourrez donc le découvrir en bêta dès le Septidi 17 Nivôse du calendrier républicain, aussi marqué à la date du mardi 17 janvier du calendrier grégorien, c’est à dire…dès aujourd’hui !

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Alors comment ça marche ? En vous rendant sur la page à paraître, accessible depuis le menu Découvrir> Livres, vous retrouverez un calendrier des sorties avec de nombreuses options de filtrage :

  • Les plus populaires met en avant les sorties futures les plus attendues. Si vous souhaitez découvrir la totalité des livres à venir, cliquez sur Tous les livres
  • Livres de mes auteurs filtre les résultats sur des titres d’écrivains déjà présents dans votre bibliothèque. Vous pourrez ainsi aisément découvrir les futures publications de vos auteurs favoris
  • Vous pourrez également découvrir les sorties par thème via le nuage de mots clés à droite, ou encore les futures sorties par maison d’édition.

Il est ainsi désormais très aisé de retrouver les romans policiers à paraître ou les prochaines sorties de Gallimard.

Bien entendu plus la base bibliographique de Babelio sera enrichie avec vos étiquettes de classement ou avec les nouvelles notices de maisons d’édition plus ce calendrier sera exhaustif.

Nous apportons également quelques modifications pour mieux mettre en avant les à paraître :

  • Sur votre accueil personnel, vous retrouverez les livres à paraître de vos auteurs :capture
  • Sur chaque page auteur, les à paraître sont mis en avant dans le bloc bibliographie, avec la date de publication prévue

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  • Enfin sur la page livre, la date de publication est désormais plus précise. Nous essayons de mettre en avant la date de première publication en français et nous proposerons à terme des moyens de correction pour avoir la donnée la plus précise possible.

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N’hésitez pas à nous dire en commentaire de ce billet si vous trouvez ces nouveautés utiles et ce que nous pourrions améliorer !