Jeu littéraire : Grille l’auteur #2

Avez-vous joué à notre jeu littéraire lancé le mois dernier ? Comme le confinement se poursuit, on vous propose de jouer une nouvelle fois à notre jeu avec 20 nouveaux auteurs à identifier !

Les règles sont strictement les mêmes : Voici 20 grilles constituées de 12 mots qui devraient vous permettre d’identifier un.e auteur.e. Attention, cependant jusqu’à 3 mots-pièges (qui ne correspondent aucunement à la personne que vous devez identifier) se sont glissés dans chacune de ces grilles.

Exemple avec cette grille. Quel écrivain se cache derrière ces 12 mots ?

Il s’agit toujours de Victor Hugo ! Les « mots-pièges » étant : « Science-Fiction » et « Suicide ».

Notez en commentaire vos propositions d’auteur.e pour chaque grille avec les listes des mots-pièges. On verra à la fin qui d’entre vous en trouve le plus (les commentaires étant cachés, il est normal que vous ne retrouviez pas le vôtre).
Notez que vous n’êtes pas obligé de jouer en une seule fois et d’avoir les 20 auteurs en un seul coup. Vous pouvez y aller progressivement.

Nous donnerons les résultats le 4 mai en fin de matinée.

A noter, que si nous avons dévoilé les résultats de la première session, rien n’empêche les nouveaux venus d’y jouer encore. Il suffit de ne pas aller à la fin de l’article ni de voir les commentaires.

Bonne chance !

 

Grille 1 :

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Grille 2 :

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Grille 3 :

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Grille 4 :

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Grille 5 :

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Grille 6 :

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Grille 7 :

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Grille 8 :

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Grille 9 :

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Grille  10 :

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Grille  11 :

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Grille  12 :

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Grille  13 :

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Grille  14 :

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Grille  15 :

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Grille  16 :

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Grille  17 :

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Grille  18 :

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Grille  19 :

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Grille  20 :

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Alors, avez-vous identifié beaucoup d’auteurs ? 🙂 Dites-le nous en commentaire !

Vous pouvez retrouver la première session du jeu ici.

Les réponses !

(Si vous voulez continuer à jouer, il suffit de ne pas regarder cette partie ni les commentaires)

Grille 1 : Stephen King
Mots pièges : Grèce antique, Bande dessinée, Pirate.

Grille 2 : Pierre Lemaître
Mots pièges : Île, Glace, Plages.

Grille 3 : Amélie Nothomb
Mots Pièges : Haikus, Provence, Casinos

Grille 4 :Joel Dicker
Mots Pièges : Bottes, Isolement, Solitude

Grille 5 : Agatha Christie
Mots Pièges : Nordique, Réseaux, Prostitution

Grille 6 : Simone de Beauvoir
Mots Pièges :  Musique, Yoga, Inde

Grille 7 : Emile Zola
Mots Pièges : Amérique, Romantisme, Hussard

Grille 8 : Haruki Murakami
Mots Pièges : Fantasy, Bushido, Série Télé

Grille 9 : Jack London
Mots Pièges : Télévision,Vieillard

Grille 10 : Romain Gary
Mots Pièges : Lapins, Naturalisme, XIXème sècle

Grille 11 : Charles Dickens
Mots Pièges : France, Horreur, Château

Grille 12 : H.G. Wells
Mots Pièges : Nature, Romantisme,
Écosse

Grille 13 : Franz Kafka
Mots Pièges : XVIIIe siècle, Romantisme, Italie

Grille 14 : Yasmina Khadra
Mots Pièges : Espace, Station, Dystopie

Grille 15 : Aurélie Valognes
Mots Pièges : Horloge,
Chine, Chateau

Grille 16 : Roald Dahl
Mots Pièges : Prison, Las Vegas, Guitare

Grille 17 : George Sand
Mots Pièges : Homme, Psychédélique, Années 1960

Grille 18 : Frank Thilliez
Mots Pièges : Cuisine, Travaux pratiques, Jardinage

Grille 19 : JRR Tolkien
Mots Pièges : Police, Violence, Privilèges

Grille 20 : Françoise Sagan
Mots Pièges : Algérie,
Colonies, Espions

Et la grande gagnante de cette deuxième session est Isabelle Berger, qui a tout trouvé ! Bravo à elle.
D’autres n’ont fait que très peu d’erreurs comme Marie Kirzy ou Mamiechat. Merci encore à tous d’avoir participé?

On vous proposera un nouveau jeu cet été !

Quand les écrivains défendent les animaux

La consommation de viande ne cesse d’augmenter dans le monde. Pourtant, depuis de nombreuses années mais avec peut-être une certaine accélération ces derniers temps, le camp des végétariens et des vegans ne cesse en parallèle de gagner de la visibilité et de convaincre petit à petit certains consommateurs de ce qui se cache, pour eux, derrière la consommation de la viande. Parmi ces groupes de résistants à l’industrie agro-alimentaire/ces militants, de plus en plus d’écrivains ont non seulement pris la paroles en public mais ont également écrit des livres pour combattre avec leurs propres armes, c’est à dire les mots, une industrie qui tue chaque seconde des milliers d’animaux à travers le monde.

On vous propose un petit tour d’horizon de quelques-uns de ces auteurs engagés pour la cause animale avec 5 livres publiés relativement récemment et qui, à leur sortie, ont provoqué le débat. N’hésitez pas à en débattre justement avec nous en commentaire.

Faut-il manger les animaux ?  de Jonathan Safran Foer


A tout seigneur, tout honneur.
Faut-il manger les animaux ? (éditions de L’Olivier) de Jonathan Safran Foer est un ouvrage capital pour de nombreux lecteurs intéressés par ce sujet. Publié en 2009, ce plaidoyer végétarien est l’un des livres les plus cités par les personnes qui ont arrêté, ces dernières années, de consommer de la viande. C’est le livre qui a fait de Natalie Portman, selon ses propres dires, non pas une végétarienne (elle l’était déjà) mais une militante convaincue. Elle a d’ailleurs depuis produit une adaptation du livre en un documentaire.

Si le roman commence par une question a priori ouverte, l’auteur de Extrêmement fort et incroyablement près la referme très vite. On peut manger des animaux mais il ne faut pas, selon lui, se voiler la face sur tout ce que cela implique. Il détruit ainsi une à une les images qu’a le grand public de l’industrie. Non, les poulets qui terminent dans nos assiettes n’ont pas été élevés au grand air par un fermier qui tuerait honorablement ses bêtes : “Il n’y a plus de fermiers, mais des managers, des usines d’élevage, d’abattage, de découpe et de conditionnement dont les responsables n’ont plus aucune notion de ce qu’est un animal. Ils n’ont qu’une pensée : comment gagner plus en dépensant moins, et s’ils pensent que des animaux malades leur feront gagner plus que des animaux sains, ils le font.”

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C’est à l’élevage industriel dans son ensemble que s’attaque l’écrivain qui insiste sur le fait que les animaux sont aujourd’hui tout simplement torturés. C’est le système entier qui veut cela : “Lorsque nous mangeons de la viande issue de l’élevage industriel, nous nous nourrissons littéralement de chair torturée. Et, de plus en plus, cette chair devient la nôtre.”

Le livre est construit autour de plusieurs arguments, avec pour les lecteurs français, une grande faiblesse : l’auteur ne s’engage que sur ce qu’il connaît, les Etats-unis. Les lecteurs non américains peuvent ainsi penser que le bien-être des animaux est certainement bien plus contrôlé/respecté en Europe…

Deux kilos deux de Gil Batholeyns


C’est l’écriture de
ce roman (JC Lattès) qui oppose un vétérinaire et un éleveur de poulet en Belgique qui a fait de Gil Bartholeyns un végétarien. L’écriture de l’intrigue, qui se déroule dans un élevage de poulet, supposait une certaine documentation et des recherches de la part de l’auteur. Ces recherches, en Europe donc, l’ont convaincu qu’il était impossible d’aimer les animaux et de les manger quand on voit la façon dont ils sont élevés pour se faire abattre. Il a vu la torture que cela implique malgré la meilleure volonté du monde des éleveurs. Dans son roman, l’éleveur respecte scrupuleusement les consignes sanitaires européennes et l’auteur lui donne même la parole, nous fait voir son point de vue. Las, les lois ne protègent que les consommateurs, pas les animaux et le vétérinaire du roman est bien démuni face au malheur de ces poulets promis à une mort précoce.

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Le personnage, tout au long du roman, s’interroge : comment aimer autant nos animaux de compagnie et accorder aussi peu d’intérêt aux autres animaux pourtant aussi sensibles et parfois plus intelligents ? Une question  que s’est également posée mariech : “Une très belle réflexion sur notre monde actuel , sur les questions de productivité à tout prix , sur notre rapport aux animaux, voilà qui fait la force de ce roman , une réflexion intelligente sans aucun jugement.”


Comment j’ai arrêté de manger les animaux de Hugo Clément

A la manière de Gil Batholeyns, qui est devenu végétarien en travaillant sur son livre et en découvrant l’industrie avicole, c’est également au cours de ses reportages que Hugo Clément a décidé d’arrêter de manger de la viande. Le journaliste et reporter aime pourtant la viande et n’est pas un grand amoureux des animaux. Las, les conditions terribles d’élevage et d’abattage dont il a été témoin l’ont convaincu qu’une autre voie était, pour lui, non seulement souhaitable mais indispensable. C’est tout le propos de son livre Comment j’ai arrêté de manger les animaux publié au Seuil.

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Alors que Gil Batholeyns faisait parler un vétérinaire de fiction, Hugo Clément fait parler dans son livre, un ancien vétérinaire traumatisé par son travail qui n’a jamais eu pour but de sauver les animaux mais simplement de veiller à la santé du consommateur : “Tant qu’il n’y a pas de fuites, de photos ou de vidéos, déclare l’ancien vétérinaire Jean-Luc, ça continue. Moi je signalais plein de trucs aux services vétérinaires pendant mes visites, mais ils ne se bougeaient pas. Une fois, je les avais appelés pour des moutons assoiffés. Ils attendaient d‘être tués dans un enclos en plein soleil et n’en pouvaient plus. J’avais demandé qu’on donne de l’eau à ces pauvres bêtes. Le gars m’avais répondu : je ne vais pas me déplacer pour trois moutons.”

Le livre d’Hugo Clément fourmille d’anecdotes terribles, de témoignages personnels édifiants et de chiffres sur l’industrie. Le livre apparaîtra à cet égard insoutenable à certains, essentiel pour d’autres comme Anlixelle : “Ni manifeste, ni livre d’action, Comment j’ai arrêté de manger les animaux m’a donc permis d’envisager mes actes du quotidien dans leur globalité en leur donnant le temps et l’attention qu’ils requièrent pour que cela change la donne.”

Règne animal de Jean Baptiste Del Amo

Insoutenables, certaines scènes de Règne animal (Gallimard) de Jean-Baptiste Del Amo le sont. L’écrivain, membre de l’association L214 comme Hugo Clément, retrace dans ce roman multi-primé, un siècle d’activité d’une porcherie familiale. Et dans ce roman que certains n’ont pas hésité de qualifier de zolien, le lecteur n’est absolument jamais épargné. Del Amo tient à ce que l’on ressente physiquement la façon dont ces bêtes sont maltraitées, violentées, torturées : “A chaque occasion, l’auteur impose la pire description, la plus insupportable possible, provoquant l’effroi par le simple fait que fiction et informations bien réelles se confondent, témoigne Cardabelle. Je pense surtout à l’élevage industriel de porcs et aux descriptions par le menu du martyre de ces pauvres bêtes.”
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C’est là encore, décidément, de la visite d’un bâtiment d’élevage en compagnie de Tristan Garcia qu’est née l’idée du livre alors que les deux écrivains sont accueillis dans cet endroit par un concert de hurlement des bêtes. Le roman commence par un élevage à l’ancienne, traditionnel, alors que le contact avec les animaux est encore présent. Puis, le contact se perd de génération en génération. Les animaux deviennent des objets et la violence s’est transmise, et même amplifiée au fil des années.

A noter que l’écrivain ne s’est pas arrêté à ce texte pour défendre la cause des animaux. Auteur chez Athaud d’un portrait de l’association L214 dont il est membre, il a également écrit Comme toi (Gallimard Jeunesse), un livre à destination des enfants à travers lequel l’auteur montre à quel point nous sommes proches des animaux. 

 

Nous, animaux et humains : Actualité de Jérémy Bentham par Tristan Garcia

L’écrivain et philosophe Tristan Garcia a lui aussi écrit autour de la condition animale et du lien qui nous unit aux animaux. Un lien défait ? C’est le sujet de son essai Nous, animaux et humains : Actualité de Jeremy Bentham (François Bourin éditeur). Pour Aude Lancelin dans Bibliobs l’écrivain “se penche en essayiste sur la culpabilité que nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir face aux bêtes transformées en simples ressources, achevées dans l’obscurité sociale. Pour cela il remonte au penseur anglais Jeremy Bentham, le premier à avoir comparé la cruauté à l’égard des animaux à la réduction en esclavage d’Africains de l’Ouest”.

La souffrance animale, Tristan Garcia s’y est penché tardivement mais cela est venu comme une révélation : “Ce qui a compté pour moi ces dernières années, dit-il dans un entretien pour Les Inrockuptibles publié en 2017, c’est l’éthique animale et la défense des droits des animaux. Je pensais être progressiste et universaliste, je croyais à l’égalité. Or, il y avait un point aveugle : mon universalisme se limitait à l’espèce humaine. J’avais laissé derrière mon dos des créatures sensibles, souffrantes, sur le dos desquelles on avait bâti l’image du progrès.”

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L’auteur rappelle dans son livre que nous sommes bien plus proches que nous le pensons souvent des animaux, et que notre humanité devrait justement nous permettre de sortir des “lois de la nature”, au lieu d’asseoir sans cesse notre supériorité via notamment la maltraitance des animaux. L’occasion également de s’interroger, sans forcément apporter de réponse toute faite, sur la question de la protection des animaux : faut-il contraindre par le droit ? ou simplement réexplorer notre part d’animalité ? et quels sont, scientifiquement, les ressorts de la souffrance animale ? Partant ainsi du philosophe Jeremy Bentham et de ses idées très avant-gardistes au XVIIIe siècle – ce n’est pas un hasard s’il est devenu très influent récemment auprès des antispécistes -, Tristan Garcia pose les bases d’une nouvelle humanité, qui respecterait le vivant avant tout par amour et intelligence, que par la contrainte.

Bonus : le plaidoyer d’Emile Zola pour les animaux

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Grand amoureux des animaux, Emile Zola à écrit un plaidoyer en leur faveur que l’on peut retrouver en intégralité et gratuitement sur le site d’archives Retronews.

Il revient non seulement sur son amour des bêtes plus faibles que nous et qui ne peuvent se défendre : « Pour moi, lorsque je m’interroge, je crois bien que ma charité pour les bêtes est faite, comme je le disais, de ce qu’elles ne peuvent parler, expliquer leurs besoins, indiquer leurs maux. Une créature qui souffre et qui n’a aucun moyen de nous faire entendre comment et pourquoi elle souffre, n’est-ce pas affreux, n’est-ce pas angoissant ? »

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L’écrivain, à l’instar de Tristan Garcia, revient sur leur souffrance et l’amour que l’être humain devrait lui porter comme s’il s’agissait de son frère : « Les bêtes n’ont pas encore de patrie. Il n’y a pas encore des chiens allemands, des chiens italiens et des chiens français. Il n’y a partout que des chiens qui souffrent quand on leur allonge des coups de canne. Alors, est-ce qu’on ne pourrait pas, de nation à nation, commencer par tomber d’accord sur l’amour qu’on doit aux bêtes ? De cet amour universel des bêtes, par-dessus les frontières, peut-être en arriverait-on à l’universel amour des hommes. » 

 

Autre bonus : ce que l’abattoir fait aux humains

Jusqu'à la bête par Demeillers
Il a (logiquement) beaucoup été question dans cette sélection de la maltraitance animale organisée par les humains. Mais qu’en est-il de la souffrance humaine engendrée par la souffrance animale – ou quand la cruauté devient un piège qui se referme sur son instigateur ? Et si l’homme est un cousin de l’animal, comment peut-il supporter de travailler à la chaîne, dans les cadences infernales des abattoirs, et transformer du vivant en viande ? C’est la question que se pose
Timothée Demeillers dans son roman noir Jusqu’à la bête, paru en 2017 aux éditions Apshalte. 

Timothée Demeillers
Soit l’histoire d’Erwan, ouvrier dans un abattoir près d’Angers qui fait l’expérience du délitement des rapports sociaux et humains dans un lieu déjà largement inhumain. Voici ce qu’en disait l’auteur dans
une interview Babelio à retrouver ici : À partir du moment où les ouvriers sont poussés à une cadence de plus en plus rapide, l’animal devient une simple marchandise à transformer dans un temps imparti. Il n’y a pas de place pour prendre en compte la souffrance animale ou humaine. Sur la chaîne, l’animal devient un matériau déshumanisé à abattre, découper, dépecer et transformer le plus rapidement possible en steak haché.” Et à propos des réactions violentes vis-à-vis des employés d’abattoirs, suite à la diffusion de vidéos par L214 : “Je dois dire que ces vidéos dont on a beaucoup parlé dans la presse, bien qu`elles soient sans doute nécessaires pour faire avancer le débat, ont pu me déranger par certaines réactions qu’elles ont générées et l’opprobre qu’elles ont jeté, sûrement à leur insu, sur les ouvriers d’abattoirs déjà profondément déconsidérés socialement et auxquels on a rajouté la suspicion d’être des sadiques, s’amusant de la douleur des bêtes. Je comprends tout à fait que ces vidéos « choc » fassent avancer la cause animale, mais il faudrait peut-être davantage chercher la racine de cette souffrance animale, non pas dans les comportements dérangeants d’une poignée d’individus marbrés qui semblent s’amuser à violenter des bêtes, mais plutôt à notre échelle, dans notre surconsommation de viande, qu’on achète à tout petit prix, et qui légitime ce système de production absurde et violent, l’entretient et le perpétue.” 

On s’en doute, ça ne finit pas très bien pour Erwan. Et tout le mérite du livre de Timothée Demeillers est justement de montrer que la question de la souffrance animale ne peut pas être dé-corélée d’autres sujets, comme l’industrie de la viande liée à nos modes de consommation et les ravages sociaux qu’elle implique.

Voilà cinq livres (et un plaidoyer + un roman noir !)  autour de la condition animale amenés à faire débat. Avez-vous lu ces livres ? Qu’en avez-vous pensé ? Quels autres livres – qui ne vont peut-être pas forcément dans le même sens -, recommandez-vous ? 

 

11 (excellents) livres adaptés en 11 (excellentes) séries

En ces temps de confinement et de fermeture des cinémas, on vous propose une petite liste de séries télé diffusées récemment et adaptées de romans. Vous pourrez ainsi alterner littérature et petit écran pour les longues heures qui vous attendent à la maison ! On a essayé de représenter différents genres (vous trouverez du polar, des super-héros, du fantastique mais aussi des séries jeunesse) et différentes plateformes de vod/streaming.

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Il s’agit d’une liste en cours de construction. Si vous avez des idées d’adaptations réussies disponibles facilement, n’hésitez pas à nous les recommander en commentaire. Nous proposerons une mise à jour de l’article prochainement. 

Le Complot contre l’Amérique

C’est Philip Roth lui-même, décédé en 2018, qui confia les manettes de l’adaptation de son roman à David Simon, ancien journaliste, écrivain et créateur de séries de prestige chez HBO comme The Wire (la plus célèbre), mais aussi Treme, Show Me a Hero ou encore The Deuce.
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Le Complot contre l’Amérique, publié en 2006 chez Gallimard en France, raconte l’ascension politique de Charles Lindbergh, figure de l’aviation et pur héros américain. Dans cette uchronie que ne renierait pas Philip K. Dick, Lindbergh, sympathisant nazi, devient président des Etats-Unis en 1941…

Certes, Lindbergh ne s’est en réalité jamais présenté à des élections américaines et le président démocrate Franklin Delano Roosevelt a bien été réélu quatre fois avant de s’éteindre suite à une maladie en 1945. Roth imagine pourtant une uchronie extrêmement réaliste à partir de données réelles : l’antisémitisme proclamé d’une figure majeure des Etats-Unis et la montée du fascisme en Amérique. Une Amérique qui accueillait alors, à l’occasion et jusqu’à la déclaration de guerre des Etats-Unis à l’Allemagne en 1941, de grands rassemblements de sympathisants nazis. 

 

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Des sympathisants nazis au Madison Square Garden en février 1939.

 

Le récit a poussé la quasi totalité de ses lecteurs à imaginer le pire, à réfléchir sur les conséquences qu’aurait pu avoir une telle élection non seulement à l’échelle du monde mais également à l’échelle d’une famille puisque l’angle de vue du roman est celui d’un petit garçon juif vivant aux Etats-Unis (Philip Roth lui-même ?). MarieC recommande vivement la lecture du roman : « Portée par le réalisme du récit, la réflexion est d’une efficacité redoutable… Un livre à recommander tant à ceux qui réfléchissent sur le fascisme, qu’à ceux qui aiment tout simplement la littérature. »

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L’adaptation, en mini-série, est donc signée David Simon aidé du fidèle Ed Burns, ancien policier et scénariste co-créateur de The Wire. Si la série ne sera diffusé sur OCS que le 17 mars et que le public n’a pas encore eu l’occasion de s’exprimer, les premières critiques saluent une oeuvre extrêmement proche du roman de Philip Roth et évidemment, éminemment politique : « C’est fou à quel point (le roman) est une allégorie de notre époque politique, raconte David Simon dans des propos reportés par La Presse. Je suis convaincu que […] nous sommes sur une trajectoire qui nous mène à un basculement vers l’autoritarisme. Si nous ne prenons pas conscience de notre vulnérabilité et de la fragilité de la démocratie. »

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Voir la fiche du livre sur Babelio.

Voir la bande-annonce de la mini-série :

Le Maître du Haut Château

En parlant d’uchronie politique, comment ne pas parler du roman phare de Philip K. Dick, Le Maître du Haut Château, publié en France chez OPTA en 1970 puis chez J’ai Lu ?

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L’écrivain de SF place les curseurs un peu plus loin que Philip Roth dans Le Complot contre l’Amérique. Dans ce roman, les nazis ont gagné la guerre et, depuis dix ans quand le récit commence, se partagent l’Amérique avec l’armée japonaise. Seule une zone neutre sépare les deux territoires d’occupation.

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Comme pour de nombreuses uchronies ou oeuvres de science-fiction, le postulat de base incite autant l’auteur que ses lecteurs à réfléchir non pas tant sur la partie fictionnelle que sur le monde actuel (celui du monde occidental des années 1960 pour K. Dick) poussé dans ses retranchements. C’est notamment ce qu’a retenu Athalenthe de sa lecture du livre : « Dans ce monde parallèle dominé par les nazis, c’est bien du sien, si éloigné et en même temps si proche, que l’auteur traite : Juliana nous le révèle « Que voulait donc dire Abendsen ? Rien sur le monde qu’il a inventé. Il nous parle de notre monde à nous. de ça. Ce qui nous entoure en ce moment même. Il veut qu’on voie les choses telles qu’elles sont ».

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Le livre a été adapté sur Amazon Prime par Frank Spotnitz en une série de quatre saisons très appréciées des spectateurs et objet, comme le roman avant elle, de nombreuses analyses critiques et politiques.

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Là encore, le créateur de la série a voulu le plus possible interroger le spectateur sur ce qui se passe dans le monde actuel. Interrogé par Télérama, Frank Spotnitz a présenté ainsi sa série : « The Man in the High Castle [titre de la série en VO] tente de nous faire réfléchir aux valeurs occidentales. » Plus loin : « Cette série est improbable historiquement, c’est une fiction, un songe, mais un songe qui doit être pris au sérieux car il nous offre un autre regard sur le monde. »

Voir la fiche du livre sur Babelio.

Voici la bande-annonce de la série :

Les Désastreuses Aventures des Orphelins Baudelaire

Vous êtes bloqués avec vos enfants pour une durée indéterminée ? Pourquoi ne pas leur faire lire un des classiques de la littérature jeunesse puis, puisqu’on va être confinés un moment :), regarder ensemble l’adaptation de la saga sur Netflix ?

Les Desastreuses Aventures DES Orphelins Baudelaire: Vol. 1/Tout Commence Mal

Cette saga, écrite par un certain Lemony Snicket, se détache des autres productions littéraires destinées à la jeunesse par son ton. Terriblement pessimiste, ce Lemony Snicket (en réalité l’écrivain Daniel Handler) ne cesse de s’adresser aux lecteurs pour leur dire à quel point tout cela va mal finir. Il faut dire que tout commence mal dès le départ (c’est d’ailleurs le titre du premier tome), puisque l’histoire est celle d’une fratrie d’orphelins en proie aux manigances du Comte Olaf, prêt à absolument tout pour s’approprier leur fortune. On dénombre treize tomes publiés chez Nathan dès 2002, tous plus désespérément drôles les uns que les autres.

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Cette narration a séduit plus d’un lecteur – puisqu’on parle de près de 60 millions de livres vendus -, parmi lesquels Phoenicia : « Plus que l’histoire, déjà originale en soi, c’est la narration qui me séduit tant dans cette série. En effet, « l’auteur », Lemony Snicket est un personnage à lui tout seul de cette série. Il s’agit d’un enquêteur qui se doit de retracer les funestes aventures des Orphelins. A chaque tome, dans le résumé comme dans l’histoire, Lemony Snicket nous enjoint à refermer le livre pour se tourner vers des lectures plus réjouissantes. »
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Si un film de Brad Silberling avec Jim Carrey dans le rôle du Comte Olaf avait séduit en 2004 de nombreux spectateurs, le succès n’avait pas suffisamment été au rendez-vous pour adapter l’ensemble de la saga au cinéma. Peut-être qu’une série était plus appropriée pour reprendre l’esprit des livres sans rien sacrifier de leur ton ? C’est sans doute ce que se sont dit Mark Hudis et Barry Sonnenfeld en proposant une adaptation sur Netflix. La série se veut très fidèle aux livres. Daniel Handler en est d’ailleurs producteur.

Les adultes réfractaires seront sans doute contents de retrouver, dans le rôle du comte, Neil-  wait for it- Patrick Harris qui prend visiblement un malin plaisir à se déguiser pour ce rôle.

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Voir la fiche du premier tome sur Babelio.

Voici la bande-annonce de la série :

Watchmen

On ne reviendra pas ici trop longtemps sur les nombreuses polémiques qui accompagnent chaque adaptation de l’oeuvre du barde de Northampton. On le sait, Alan Moore refuse depuis de nombreuses années que son nom soit associé de près ou de loin aux adaptations de son oeuvre. Il ne veut pas toucher un seul centime d’Hollywood et se met carrément en colère dès qu’on lui en parle.Résultat de recherche d'images pour "watchmen comics yellow"

Publié au milieu des années 1980 (chez Zenda en France), la série de comics Watchmen, illustrée par Dave Gibbons, a immédiatement remporté un immense succès. Cette vision réaliste et très noire des super-héros en pleine Guerre Froide a même, pour beaucoup, révolutionné le médium comics à l’instar du Maus d’Art Spiegelman.

Alan Moore voulait montrer, parmi mille autres choses, que la bande dessinée permettait de raconter une histoire comme aucun autre support. Que la BD avait un avantage sur le cinéma. Que son histoire ne pouvait se raconter autrement que par la BD. Résultat de recherche d'images pour "watchmen comics"

Hélas pour lui, le succès sans précédent de la BD a incité de nombreux studios à tenter d’acheter les droits (qui n’ont jamais appartenu à Alan Moore) pour en faire des adaptations.

Un premier film a été réalisé en 2009 par Zack Snyder. Il a ses fiers partisans et ses farouches détracteurs. Les premiers saluent la fidélité de la réalisation qui reprend plan par plan les dessins de Dave Gibbons (associé à la production). Les seconds reprochent au réalisateur de n’avoir rien compris aux propos d’Alan Moore et d’avoir carrément inversé le message initial.

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Le succès mitigé de l’adaptation n’a pas empêché HBO de lancer, quelques années plus tard, la sienne. Approché plusieurs fois, Damon Lindelof, auteur de LOST et de The Leftovers, a finalement accepté d’adapter son oeuvre favorite sur le petit écran, sans l’aval de son héros Alan Moore. Il s’en explique sur Instagram. Les personnages, une fois posés sur le papier, n’appartiennent plus à leurs auteurs. Tant pis si l’écrivain anglais n’est pas d’accord. Il veut montrer sa version de Watchmen. Il précise que sa version n’aura rien ni d’une suite exacte ni d’une adaptation. Ce sera un « remix » situé aujourd’hui et non en pleine Guerre Froide.

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Diffusée sur HBO aux Etats-Unis et sur OCS en France, la série a conquis la plupart des réfractaires et a été saluée aussi bien par la presse que par le public, la chaîne enregistrant semaine après semaine quelques unes de ses meilleures audiences. On retrouve certains des personnages mais aussi de nouveaux. Il est question de racisme dans l’Amérique d’hier et d’aujourd’hui et plus généralement de transmission. Transmet-on ses traumatismes ? Que faire d’un héritage fait de violence et de haine ? Ce sont quelques-unes des questions que pose Damon Lindelof dans ce Watchmen remixé dont l’identité visuelle reste très proche de celle des comics.

Voir la fiche de l’intégrale sur Babelio.

Voir la bande-annonce de la série :

The Witcher

Quel succès pour The Witcher… La série de romans et de nouvelles connaît tout d’abord un immense succès en libraire. En Pologne d’abord, pays de son auteur Andrzej Sapkowski puis dans le monde entier. En France les livres sont publiés chez Bragelonne sous le titre Le Sorceleur.

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La saga connaît ensuite une nouvelle vie en jeu vidéo (nous en parlions d’ailleurs ici). Après deux jeux très appréciés, la saga vidéoludique du sorceleur a pris une nouvelle dimension avec un troisième jeu qui a explosé de nombreux records de ventes et permis à CD Projekt – studio polonais également – de devenir en quelques années seulement, le deuxième plus grand studio européen derrière Ubisoft.

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Le succès ne s’arrête cependant pas là pour The Witcher. Développée par Lauren Schmidt Hissrich pour Netflix, la série qui revient dans sa première saison aux origines de plusieurs personnages de la saga, rencontre à son tour un immense succès qui propulse de nouveau les livres mais aussi les jeux dans les classements des meilleures ventes… 

Où s’arrêtera The Witcher ? Il se murmure qu’un nouveau jeu sera développé par CD Projekt après leur ambitieux projet Cyberpunk 2077 et on sait d’ores et déjà que la saison 2 de la série sur Netflix est en cours de réalisation. 

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Revenons quelques instants tout de même à l’histoire de cette saga. Située dans un monde médiéval rempli de dragons et de magie, l’histoire raconte les mésaventures d’un mutant payé en échange de quelques pièces, pour débarrasser le continent de monstres en tout genre. Tout le sel des romans vient en grande partie de ce personnage Geralt de Riv, un mercenaire un brin cynique souvent plus proche des monstres solitaires qu’il chasse que des villageois qui le méprisent (qui sont les vrais monstres ?). Si on est très loin des intrigues de cour de Game of Thrones, les questions familiales sont au centre du récit. C’est une réussite pour Crazynath qui salue également le personnage principal : “Geralt de Riv, genre vieux loup solitaire (…), est attachant. Bien que plus tout à fait humain, il en possède les valeurs et ne manque pas de le rappeler à ceux qui veulent l’exploiter pour faire toute sorte de sale boulot. Il est un tueur de monstres, pas un tueur à gages…”

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Good Omens/De bons présages 


Et si on se moquait ensemble joyeusement de la fin du monde ? C’était le parti pris de Terry Pratchett et de Neil Gaiman quand ils ont co-écrit au début des années 1990, leur livre De bons présages, publié en France chez J’ai Lu en 1995. Une collaboration unique et inespérée pour tous les amateurs de fantastique et lecteurs respectifs de ces deux auteurs qui ont chacun marqué les littératures de l’imaginaire de leur empreinte. Avec un Terry Pratchett aux manettes, il est bien évident pour tout le monde que s’il est question de démons, de mort et de fin du monde, le rire sera également de la partie !

Résultat de recherche d'images pour "livre de bons présages"Le roman narre l’association entre un démon et un ange bien décidés à arrêter l’Apocalypse à venir. Après de nombreuses années à traîner sur terre, ils ont en effet pris goût à la vie ici-bas et entendent bien faire entendre raison à l’Antéchrist !

Après la mort de Terry Pratchett, Neil Gaiman s’est juré de porter ce roman à l’écran le plus fidèlement possible. Il est ainsi le showrunner d’une série à l’impressionnant casting : David Tennant, Michael Sheen, Frances McDormand, Jon Hamm & Benedict Cumberbatch s’en donnent à coeur-joie.

 
A noter que Neil Gaiman a promis de rester fidèle au livre et de ne pas proposer plusieurs saisons afin d’exploiter inutilement le filon. Une seule saison est et sera disponible. Damned !

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The Outsider/L’Outsider

Vous reprendrez bien un peu de Stephen King ?

On ne compte plus les adaptations transmédia des oeuvres du romancier, roi du thriller horrifique, encore (très) prolifique à l’âge de 72 ans : sur grand écran, un grand nombre de ces adaptations sont aujourd’hui des incontournables du genre. On nommera Shining, un huis clos qui voit sombrer dans la folie un Jack Nicholson en gardien d’hôtel désormais mythique, mais également le multi-adapté dyptique Ça, ou encore Christine, Misery… En bande dessinée, Le Fléau (à l’intrigue dangereusement actuelle…) publié en France chez Delcourt dans la collection Contrebande, a connu un franc succès. On ne fera pas mention des courts métrages, opéras et autres parodies…

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Depuis plusieurs années maintenant, ces adaptations se font de manière accrue sous la forme de séries télévisées (et ce, avec plus ou moins de réussite). En mai 2018 (janvier 2019 en France), Stephen King publie L’Outsider, un nouveau roman d’horreur qui prend pour point de départ la résolution impossible du meurtre d’un garçon de 11 ans. Le succès est au rendez-vous : le roman entre directement à la première place de la sacro-sainte liste des best-sellers du New York Times et y tient cette même place pendant deux semaines.

L’adaptation en format télévisuel ne tarde pas à voir le jour : dès janvier 2020, la chaîne HBO aux Etats-Unis et la chaîne OCS City en France diffusent une mini-série homonyme de 10 épisodes, directement inspirée du roman et produite par Richard Price et Jason Bateman (qui interprète également le principal accusé, Terry Maitland).

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La série dresse le portrait d’une Amérique sanglante si particulièrement décrite par King, et fait l’objet d’un approfondissement des personnages de Ralph Anderson et Holly Gibney, détectives aux méthodes atypiques et hantés par leurs propres démons. Comme toujours dans un roman et/ou une adaptation de Stephen King, le suspense et l’horreur sont au rendez-vous… pour notre plus grand plaisir. 

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Outlander

Tout a commencé en 1945… ou plutôt deux cents ans plus tôt. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, Claire, une infirmière de guerre, profite de sa seconde lune de miel dans le nord de l’Écosse. Au cours d’une balade, elle est comme attirée par d’étranges pierres ancestrales : à leur contact, elle se retrouve transportée en 1743, en plein coeur du conflit jacobite qui oppose les peuples anglais et écossais…

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Outlander, c’est le projet inattendu de Diana Gabaldon, docteur en écologie, biologie marine et professeur en sciences numériques à l’Université d’Arizona. En 1988, elle décide d’écrire un roman : ses premiers essais sont publiés sur un forum d’écriture, le CompuServe Literary Forum, où elle reçoit une offre d’une maison d’édition : l’aventure commence.

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Après un premier tome publié en 1991, la saga littéraire compte aujourd’hui 8 tomes distincts, découpés en 10 (chez J’ai Lu) et 12 volumes (chez Libre Expression) pour les éditions française et québécoise. Un 9e tome est à paraître, et même si la date de sortie n’a pas encore été communiquée, Diana Gabaldon ne manque pas de tenir informés ses lecteurs sur son blog officiel où elle poste des « Daily Lines », à savoir des extraits exclusifs de son prochain roman…

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La série télévisée, adaptée par la chaîne américaine Starz depuis 2014, est un savoureux mélange de fiction historique, romance et voyage dans le temps et connaît un succès international. En France, toutes les saisons sont d’ores et déjà disponibles et la saison 5 est actuellement en cours de diffusion en J+1 sur Netflix : aucune raison de résister à l’appel de cette fresque passionnante !

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Les Œufs verts au jambon

Alors que vos prochains repas seront sans doute essentiellement constitués de féculents, on vous propose de notre côté des Oeufs verts au jambon, un plat concocté spécialement pour vous et pour vos enfants par le fameux Dr Seuss !


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 Livre illustré à destination de la jeunesse ultra-célèbre outre-Atlantique, Les Oeufs verts au jambon est la drôle d’histoire d’un certain Stan-est-mon-nom ou Sam-c’est-moi selon les traductions qui tente par tous les moyens de faire goûter son plat à son grognon compagnon. L’album, composé de 50 mots de vocabulaire dans sa version originale suite à un pari entre Dr Seuss et son éditeur, est avant tout destiné aux plus jeunes lecteurs. Peut-être reconnaîtront-ils la plume du créateur du Grinch !

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Jared Stern et Ellen DeGeneres ont respectivement créé et produit une adaptation ambitieuse de l’album pour Netflix (on parle de la série d’animation la plus chère à produire, chaque épisode coûtant environ 6 millions de dollars). Une pléiade de stars (Michael Douglas, Jeffrey Wright, Diane Keaton, John Turturro) prêtent leurs voix aux différents personnages dans la version originale et donnent vie à des dessins très colorés.

Et si vous avalez un peu trop vite cette première saison, réjouissez-vous, une deuxième a été récemment commandée par Netflix.

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Zéro Zéro Zéro


Si le succès du livre Gomorra (Gallimard) puis son adaptation en série télé ont valu à Roberto Saviano d’avoir sa tête mise à prix par la mafia italienne, cela n’a nullement empêché le journaliste de faire son métier : enquêter dans les milieux de la grande criminalité.

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Extra pur, son troisième livre toujours chez Gallimard, est une exploration approfondie du marché de la drogue, de sa production en Amérique latine jusqu’à sa consommation frivole et décomplexée en Europe. Dans le sillage de ce narcotrafic en continuelle progression ? Des litres de sang et de vies brisées. Saviano ne recule devant aucun chiffre, aucun détail. Il est question de tortures, d’assassinats en masse, de billets glissés, d’yeux fermés.

Manuel Contreras (Harold Torres), à la tête d’une unité de forces spéciales de l’armée mexicaine.

C’en est presque trop pour Carré : “Le livre égrène jusqu’à plus soif, toute une liste de noms, de familles, tout un lot de meurtres, de tortures, d’exactions abominables et terrifiantes. Des pages et des pages de guerre de clans, de pressions, d’horreurs insoutenables. Saviano patiemment, méthodiquement remonte aux origines du mal. Il y a certainement plus de morts que de mots dans cette terrifiante plongée.” C’est que, pour montrer la mondialisation absolue de ce trafic qui ne connaît aucune frontière et ne s’oppose à quasiment aucun pouvoir, l’auteur s’est rendu sur place, a interrogé les protagonistes de ce lucratif marché : “Il a voyagé dans le monde entier, nous dit Killing79 dans sa critique du livre, a rencontré un grand nombre de protagonistes, a recensé tous les chiffres, dans le but de nous faire entrer dans l’univers des stupéfiants. Lorsque j’imaginais le trafic de cocaïne, je résumais ça au dealer colombien vendant sa marchandise à des pauvres drogués dans des rues sombres. Mais à la fermeture de ce livre, ma vision s’est vraiment élargie et le plan d’ensemble que j’ai découvert, est plutôt effrayant.

 

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C’est également cette vision globale du marché qui intéressait Stefano Sollima pour l’adaptation du livre en série sur Canal + : “Il s’agissait, nous renseigne un article du journal Le Monde, de faire réaliser par trois cinéastes différents huit épisodes, dans cinq pays répartis sur trois continents, en une demi-douzaine de langues et dialectes, de l’espagnol mexicain au calabrais, en passant par le wolof et l’arabe marocain.” Vous vouliez du dépaysement ?

La série vient d’être mise en ligne par la chaîne cryptée qui est exceptionnellement en clair pendant la période du confinement. Aucune raison donc de rater cette série saluée par la critique non seulement pour ses édifiantes et désespérantes conclusions mais aussi pour son écriture. C’est ainsi, pour Télérama, “une épopée puissante et hyper réaliste [qui] nous entraîne sur les routes sanguinaires du narcotrafic. Époustouflante de beauté, spectaculaire de violence, elle scelle les retrouvailles de l’équipe de la série Gomorra.” 

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Voir la bande-annonce de la série :


Valéria

Nouvelle série disponible sur Netflix, Valéria est l’adaptation d’une série de romans signés Elisabet Benavent et publiés en France chez L’Archipel

Dans les pas de Valeria par Benavent

Qui est Valéria ? Une jeune femme bientôt trentenaire qui commence à s’ennuyer dans son couple. Heureusement, elle peut compter sur ses inséparables et complices amies pour se dévoiler entièrement et partager avec elles ses histoires de cœur.

Elisabet Benavent avait répondu à nos questions à propos de Valéria et de sa saga, un énorme succès littéraire en Espagne : « Si je devais chercher un label qui définisse le genre qui englobe mon travail, ce serait sans doute la chick lit ou la littérature romantique, mais je n’aime pas trop ces étiquettes. Je pense que, parfois, elles limitent plus qu’elles ne définissent, outre qu’elles perpétuent parfois des préjugés. »

Valeria sur Netflix : que vaut la série espagnole entre Sex and ...
Que diriez-vous d’un petit séjour littéraire ou télévisuel à Madrid ? Il suffit de suivre les pas de Valéria.

Découvrir les romans de la saga sur Babelio.
Lire notre entretien avec Elisabet Benavent.
Voir la bande annonce de la série : 

 

Et vous, qu’allez vous lire et regarder à la télé ? Venez partager ici vos coups de cœur télévisuels (attention, on s’intéresse ici uniquement aux adaptations de livres ! )

Où l’on vous présente les 19 livres les plus populaires de l’année 2019

Quels ont été les livres francophones les plus populaires de l’année 2019 ?

Comme chaque année, nous vous proposons de découvrir, à l’approche de la période des fêtes, les livres les plus populaires de l’année sur Babelio. L’occasion rêvée de dresser un tableau des tendances littéraires de l’année 2019 mais aussi de préparer sa liste de cadeaux de Noël.

Attention, cette année nous n’avons pris en compte que les ouvrages francophones, ultra majoritaires dans nos classements annuels. Nous vous proposerons, spoiler alert, d’autres classements dans les semaines et mois à venir  !

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L’Imaginaire frappe à la porte

On regrettait, l’année dernière, l’absence remarquée de la science-fiction, du fantastique ou de la fantasy, genres pourtant omniprésents au cinéma, dans les séries télé ou dans les jeux vidéo. Il y a du mieux cette année grâce à deux auteurs extrêmement appréciés des lecteurs : Mathias Malzieu d’un côté, auteur d’une oeuvre onirique prête à enchanter les lecteurs et Alain Damasio de l’autre, étoile du Nord de la science-fiction à la française, c’est à dire engagée et foisonnante.

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On espère que ce n’est là que la première vague d’un raz-de-marée à venir et que les littératures de l’imaginaire vont de nouveau s’installer en force dans nos classements futurs.

Le prix Babelio aux premières places 

Résultat de recherche d'images pour "babelio prix"Immense fierté pour l’équipe de Babelio mais aussi, on l’espère ses milliers de membres,  les livres lauréats de notre (premier) prix Babelio occupent les premières places de notre classement !

Franck Bouysse, dont on suspectait l’immense succès dès la sortie de son livre – qui fut d’ailleurs accompagnée d’un entretien, et Olivier Norek qui n’en finit plus de gagner des médailles dans la compétition pourtant de plus en plus féroce du polar, occupent respectivement les deux premières places de notre classement.

Ces deux premières places témoignent quoi qu’il en soit de la place majeure qu’occupent ces deux auteurs aujourd’hui dans le paysage littéraire français.

La diversité de la littérature française et francophone

img_9792.jpgSi le polar et l’imaginaire sont présents cette année, il serait difficile de ne pas saluer l’incroyable diversité de la littérature dite « blanche ».

De Joseph Ponthus, qui ouvre notre classement avec un premier roman que personne n’attendait à Delphine de Vigan, auteure régulièrement présente dans nos classement, la littérature aussi qualifiée de « générale » ne s’est jamais aussi bien portée et n’a jamais semblé aussi diversifiée. Usines, vies (pas si) privées des écrivains, paradis naturels autoproclamés, chemins de croix, asiles de fous (et de folles), palais de la femme, ou encore cabinets d’orthophonistes, les auteurs ont cette année multiplié les territoires littéraires.

Découvrir le classement

Pour information, nous entendons par “livres les plus populaires” ceux qui ont le plus été ajoutés dans les bibliothèques de nos membres. Comme toujours, n’hésitez pas à commenter l’article et nous faire part des ouvrages qui auraient dû, selon vous, y figurer.

19. À la ligne : Feuillets d’usine de Joseph Ponthus

À la ligne : Feuillets d'usine par PonthusSi certains libraires perspicaces avaient anticipé le coup, le premier roman de Joseph Ponthus a été l’une des premières surprises de l’année. Publié le 3 janvier 2019 aux éditions de La Table Ronde, A la ligne a enthousiasmé les lecteurs mais aussi la presse et les jurés des différents prix littéraires. Tous ont été aussi bien séduits par le fond, l’histoire d’un ouvrier aux gestes quotidiens forcéments répétitifs, que par la forme qui traduit justement cette répétition aliénante des gestes par un jeu original sur la syntaxe et la ponctuation.

C’est pour Kirzy, “un livre qui secoue, et pas uniquement parce qu’il chamboule la syntaxe habituelle, aucune ponctuation, des retours à la ligne comme dans une poésie, des vers libres sans rime”, un avis partagé par les lecteurs puisque la moyenne du livre grimpe à 4,31/5. “Ce roman comporte autant de portes d’entrée que de retours de lectrices et de lecteurs”, nous avait confié l’auteur dans un entretien sur Babelio : “ouvriers, psychanalystes, poètes, chômeurs, professeurs, autres. Tous sont lecteurs et y raccrochent leur sensibilité. Ce livre ne m’appartient plus et c’est une dépossession bienheureuse”.

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  1. Une sirène à Paris de Mathias Malzieu 

Une sirène à Paris par MalzieuPremier lauréat du prix Babelio dans la catégorie Imaginaire, Mathias Malzieu a réussi une nouvelle fois à laisser filtrer quelques rayons de sa débordante imagination à travers l’écriture.

Après les succès de ses précédents romans comme La Mécanique du coeur ou Le Plus Petit Baiser jamais recensé, Une sirène à Paris, publié chez Albin Michel apporte une nouvelle pierre littéraire à une oeuvre pourtant largement protéiforme. Ecrivain mais aussi chanteur et compositeur pour le groupe Dionysos, mais aussi réalisateur, Mathias Malzieu est du genre à s’immerger profondément et totalement dans un océan créatif pour y trouver matière : “Je prends tout à bras le cœur avec appétit et passion, nous avait-il déclaré : “A partir du moment où je suis tombé amoureux d’une idée, je suis comme le pêcheur qui ferre son poisson. En l’occurrence, c’est une sirène qui gigotait dans ma tête. Je n’ai pas lâché. J’ai vécu en immersion avec cette sirène 24h sur 24.”

Les lecteurs ont une nouvelle fois été sous le charme de son écriture, telle Janessane : “Lire un ouvrage de Mathias Malzieu, c’est aussi ça : accepter de se laisser transporter et vivre une belle histoire, hors normes et loin de toutes les certitudes justement. C’est surtout accepter et reconnaître que la vie nous réserve bien des surprises”.

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  1. Les Choses humaines de Karine Tuil

Les choses humaines par TuilEn auscultant la société française de l’après #metoo, Karine Tuil ne comptait peut-être pas se faire des amis. C’est en effet sans prendre parti que l’auteure a choisi, dans son roman Les Choses humaines (Gallimard), de parler d’un homme à la carrière brillante subitement accusé de viol… Cette absence de position et de jugement est un tour de force pour hcdahlem  : “Karine Tuil décrit avec précision les étapes, de l’incarcération au procès, et met en parallèle les deux versions qui s’opposent, sans prendre parti. Ce qui donne encore davantage de force au roman. Comme le rappelle le juge aux jurés, «Il n’y a pas une seule vérité. On peut assister à la même scène, voir la même chose et l’interpréter de manière différente”. »

Si la plume de Karine Tuil est appréciée depuis longtemps ce sont peut-être à la fois cet angle et cette réflexion sur un sujet majeur de notre temps qui ont doublement séduit les jurés cette année. Le livre a en effet remporté le prix Interallié mais également le Goncourt des Lycéens.

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  1. Deux sœurs de David Foenkinos

Deux soeurs par FoenkinosLargement habitué de nos classements annuels, David Foenkinos est revenu en force cette année avec un roman dans lequel il est question de douloureuses ruptures amoureuses. Thriller psychologique à l’humour noir et aux coups de théâtre réguliers, Deux soeurs (Gallimard) avait de quoi surprendre nombre de ses lecteurs. Ils ont cependant été au rendez-vous, en témoigne la place du livre dans notre classement.

Le propos a notamment séduit Jeunejane : “L’analyse de la chute psychologique de Mathilde est absolument bien décrite, bien analysée par David Foenkinos avec des mots très précis, une écriture très abordable, un style qui fait mouche.”

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  1. Une bête au Paradis de Cécile Coulon 

Une bête au paradis par CoulonTrès attendu par ses lecteurs, de plus en plus nombreux, le nouveau roman de Cécile Coulon publié chez L’Iconoclaste a su créer l’événement. Située dans une ferme isolée appelée le Paradis, l’action de son livre Une bête au Paradis avait de quoi titiller l’imagination des lecteurs et leur proposer un récit à plusieurs lectures où il est aussi bien question de terre nourricière que de vengeances sanglantes.

Une interprétation multiple qui a impressionné les lecteurs tels que JustaWord : “Une bête au Paradis tord le cou au banal pour en tirer un drame et des histoires tout sauf ordinaires, sublimés par l’écriture divine d’une Cécile Coulon qui semble bel et bien toucher le Paradis du doigt (et de la plume).”

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  1. Une évidence d’Agnès Martin-Lugand

Une évidence par Martin-LugandUne évidence, la présence d’Agnès Martin Lugand dans notre classement annuel ? L’auteure aux plus de 3 millions d’exemplaires vendus était déjà présente dans plusieurs de nos classements antérieurs : À la lumière du petit matin figurait dans notre classement 2018 et  Désolée, je suis attendue dans celui de 2017. Alors oui, voir le dernier livre d’Agnès Martin-Lugand publié chez Michel Lafon dans notre classement 2019 a tout d’une évidence. D’ailleurs avec une moyenne de 4 sur 5, Une évidence a séduit les lecteurs autour d’une question qui hante Reine, le personnage principal : “Faut-il se délivrer du passé pour écrire l’avenir ?”  


C’est un nouveau roman réussi pour besath qui y a trouvé tous les éléments qu’elle attendait : “Au-delà de ces personnages tous plus attachants les uns que les autres, nous sommes amenés à nous interroger sur les notions de culpabilité, d’amour filial, d’Amour avec un grand A à l’adolescence puis à toutes les étapes de la vie.”


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  1. Les Victorieuses de Laetitia Colombani

Les victorieuses par ColombaniAprès avoir enchanté ses lecteurs avec La Tresse en 2017, Laetitia Colombani revient cette année avec Les Victorieuses (Grasset) qui confirme le succès fulgurant de cette nouvelle auteure phare du paysage littéraire francophone. Deux femmes, deux époques, deux parcours marqués par l’entraide et la solidarité : Blanche Peyron, fondatrice du Palais de la Femme au début du XXe siècle et Solène, de nos jours, qui à la suite d’un burn-out décide de faire du volontariat auprès de femmes en difficulté. 

Un roman bouleversant selon isabelleisapure, lectrice Babelio : “Les Victorieuses parle de femmes d’hier et d’aujourd’hui. Des femmes qui se battent pour leur vie et d’autres qui donnent leur vie pour les aider. […] Un roman où se mêlent petite et grande histoire, solidarité, échec et réussite. Un roman contemporain qui nous apprend ou nous rappelle le combat de certains. Malgré la dureté du sujet, Lætitia Colombani réussit à nous livrer un roman lumineux et plein d’espoir.”

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12. Soif d’Amélie Nothomb

Soif par NothombAttendue chaque année comme le messie de la rentrée littéraire, la cuvée 2019 d’Amélie Nothomb nous fait justement entrer dans le corps et les pensée du Christ. C’est sur son chemin de croix que plonge directement le lecteur dans Soif (Albin Michel). Le Christ se confie sur sa vision du monde, à la première personne. Un choix audacieux qui a surpris certain des fidèles de l’auteure belge mais qui lui a valu d’être parmi les finalistes du prix Goncourt

Un pari risqué mais réussi pour Celinesolveig : “Personnellement pour moi c’est un pari gagnant, j’ai adoré. Je m’en suis délecté. Non seulement il y a la lecture du livre mais aussi la deuxième lecture, plus profonde, qui se lit entre les lignes, et qui explique le titre… « pour éprouver la soif il faut être vivant ».”

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  1. Quand nos souvenirs viendront danser de Virginie Grimaldi

Quand nos souvenirs viendront danser par GrimaldiFaisant partie des dix romanciers français les plus lus en 2018, Virginie Grimaldi revient en 2019 avec son nouveau livre Quand nos souvenirs viendront danser (Fayard), qui vous a beaucoup plu et vient se glisser à la 11e place de notre classement. Il faut dire que certains lecteurs de Babelio ont eu la chance de rencontrer l’auteur pour un moment privilégié.

Le livre raconte l’histoire de Marceline, Anatole, Gustave, Joséphine, Marius et Rosalie, sur le point d’être délogés de l’impasse dans laquelle ils vivent depuis 63 ans. 

Un beau texte sur l’amitié, la solidarité et rempli d’émotion selon Saiwhisper, lectrice Babelio : “On a là un beau récit mettant en avant la solidarité, les relations intergénérationnelles, la maladie, la famille et le cycle de la vie. Le résultat est très sympathique ! La joyeuse bande d’« Octogéniaux » va me manquer. Je vous recommande ce livre si vous cherchez une lecture divertissante et touchante.”

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  1. J’ai dû rêver trop fort de Michel Bussi

J'ai dû rêver trop fort par BussiMichel Bussi est un auteur français très prolifique qui nous propose année après année des romans passionnants et surprenants avec des twists finaux qui laissent sans voix. Cette année avec J’ai dû rêver trop fort (Les Presses de la Cité), Michel Bussi signe une grande histoire d’amour aux accents de roman policier. Entre amour de jeunesse et coïncidences mystérieuses, embarquez pour un voyage aux quatre coins du monde entre Montréal, San Diego, Barcelone et Jakarta. 

Les lecteurs comme JIEMDE sont heureux de retrouver l’auteur pour un roman qui fait voyager : “Comme d’habitude, c’est rythmé, remarquablement documenté et sans abus de twists faciles et répétés. On y retrouve la patte Bussi, qui au-delà de l’intrigue, soigne sa géographie et distille çà et là de nombreuses références passionnées à la chanson, au cinéma ou à la littérature. Et puis il y a l’amour, omniprésent, prétexte à quelques réflexions profondes sur l’unicité amoureuse et la passion.”

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  1. Les Furtifs d’Alain Damasio 

Les Furtifs par DamasioVous le connaissez sûrement grâce à son chef-d’oeuvre La Horde du contrevent, Alain Damasio, maître français de la science-fiction, revient cette année avec Les Furtifs (La Volte). L’auteur nous subjugue une fois de plus par son univers dystopique et la richesse du vocabulaire et diverses inventions typographiques dont il a le secret. Quant à l’histoire, Alain Damasio propose un roman d’anticipation où un père part à la recherche de sa fille disparue. 

Une histoire qui a beaucoup plu aux lecteurs Babelio : “Avec cette écriture de haut vol qu’on lui connaît, l’auteur nous offre le loisir de rêver tout en réfléchissant à notre société. […] J’ai découvert dans ce roman une histoire touchante qui nous parle aussi bien de famille et d’amour, que de politique et d’engagement. Une histoire de vitesse et de mouvement bouleversante. Un roman qui prend aux tripes.” (missalyss)

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  1. Luca de Franck Thilliez

Luca par ThilliezUne envie de polar ? Embarquez dans un roman policier sombre et technologique avec Luca le dernier roman de Franck Thilliez publié chez Fleuve. Les deux enquêteurs fétiches de l’auteur, Franck Sharko et Lucie Henebelle, sont toujours au rendez-vous pour une enquête glaçante autour des thèmes très actuels de l’intelligence artificielle, du transhumanisme et du futur de l’humanité. Tout un programme pour un roman qui a déjà séduit de très nombreux lecteurs et qui confirme la place de Franck Thilliez comme auteur incontournable du polar. 

Comme Frederic524, préparez-vous à une lecture addictive : “C’est prodigieux de voir avec quel plaisir Thilliez nous mène en bateau. Brouillant les pistes, on suit avec un plaisir de lecture total les circonvolutions de son esprit qui crée là encore une histoire sans temps mort et qui nous emmène très loin dans une réflexion sur le devenir de l’homme. Les questions éthiques sont au coeur de ce livre qui manie des sujets complexes sans que l’on ne soit jamais perdu dans les méandres de ce pavé de 550 pages.”

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  1. Le Bal des folles de Victoria Mas

Le bal des folles par MasCarton plein pour la primo-romancière Victoria Mas, qui avec Le Bal des folles (Albin Michel), signe un roman puissant ayant reçu un très bel accueil en librairie. Direction l’hôpital de la Salpêtrière à Paris au XIXe siècle où les médecins (avec la figure emblématique du Professeur Charcot) se livrent à des expérimentations sur la psychiatrie féminine. Le récit se concentre sur le récit de ces femmes injustement internées victimes de pratiques médicales plus que douteuses. 

Récompensé par le prix Renaudot des lycéens, Le Bal des folles est également un grand coup de coeur chez les lecteurs, qui comme Canetille, louent la qualité de l’écriture et des thèmes abordés : “Entre condition féminine, perception de la folie par contraste avec une certaine idée de la conformité sociale, expérimentation médicale et dignité humaine, abus de pouvoir sur personnes assujetties, Victoria Mas a choisi une thématique historique qui ne peut laisser indifférent. La curiosité du lecteur se retrouve par ailleurs aiguillonnée par la tension maintenue tout au long du récit, qui, porté par une écriture agréable et fluide, coule jusqu’à son dénouement sans que jamais ne fléchisse le plaisir de lecture.”

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  1. Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon de Jean-Paul Dubois

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon par DuboisHeureux lauréat du prix Goncourt 2019, Jean-Paul Dubois se fait une place de choix dans notre classement des livres les plus populaires de l’année. Habile mélange d’humour noir, de bienveillance et de philosophie, l’auteur dépeint dans Tous les hommes n’habitent pas le monde de la même façon (Editions de l’Olivier) un personnage malchanceux incarcéré dans une prison au Canada s’occupant à faire un point sur sa vie. Un roman qui a séduit autant les aficionados de l’oeuvre de Jean-Paul Dubois que les nouveaux lecteurs découvrant une écriture fluide et un sens du récit certain.

Latina, lectrice Babelio, est conquise : “Vraiment, je recommande la lecture de ce roman, pour la bienveillance dont Paul Hansen fait preuve, bienveillance qu’il tient de son père pasteur, malgré la vie qui n’est pas facile et les coups du sort. Pour l’humour. Pour la vivacité d’esprit et les références littéraires que tout le monde connait et qui nous font sourire. Pour l’amour. Pour cette connaissance sans concession des êtres humains, qui n’habitent pas le monde de la même façon, évidemment.”

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  1. La Vie secrète des écrivains de Guillaume Musso

La vie secrète des écrivains par MussoVoilà un autre grand habitué du Top de fin d’année Babelio. Et pour cause : depuis 2004, Guillaume Musso sort avec une régularité métronomique un livre par an, d’abord chez XO Editions, et depuis 2018 chez Calmann-Lévy. Et puisque son lectorat est fidèle et enthousiaste, en plus d’être bien représenté sur Babelio, on le retrouve chaque année dans ce bilan des livres plébiscités par les Babelionautes, depuis le premier classement de ce type en 2012. En 2014, il prenait même la tête du classement avec Central Park.

Classé 5e en 2019, il totalise une moyenne de 3,68/5 pour 646 notes avec son petit dernier, La Vie secrète des écrivains. Un roman dans lequel les éléments autobiographiques et fictionnels s’entremêlent : un célèbre écrivain, Nathan Fawles, annonce qu’il arrête d’écrire et se retire sur une île sauvage sublime au large des côtes de la Méditerranée. Vingt ans plus tard, une jeune journaliste débarque sur l’île, bien déterminée à percer son secret. Pour Hippocampelephantocamelos, “Guillaume Musso réussit une jolie mise en abyme. Un roman dans un roman, entrecoupé de réflexions sur le métier d’écrivain. Les personnages prennent tant de place dans votre esprit, que vous aurez envie d’en découvrir plus sur ce Nathan Fawles…”

La plupart des lecteurs ayant apprécié ce livre soulignent au passage la complexité de l’intrigue, et son caractère addictif (dont l’auteur est coutumier) : une fois commencé, impossible de le lâcher. Pas étonnant avec tout ça que Guillaume Musso domine les ventes de livres en France depuis 7 ans, avec 1 617 000 exemplaires vendus rien que pour l’année 2018. Mais qui détrônera le roi ?

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  1. Sérotonine de Michel Houellebecq

Sérotonine par HouellebecqLe football français a son classico (l’incontournable match entre PSG et Marseille), la musique son nouvel album de Beyoncé, et la littérature sa livraison épisodique d’un nouveau roman de Michel Houellebecq – 7 romans en 25 ans pour le moment. Comme à chaque fois, le monde des lettres a tressailli, fulminé, plaisanté et fait pas mal de plans sur la comète en attendant Sérotonine (Flammarion). Deux médias, sans doute trop fiévreux, n’ont d’ailleurs pas réussi à respecter l’embargo sur le contenu du livre, demandé “très solennellement” par l’éditeur aux journalistes. Bref, rien de bien exceptionnel pour la parution d’un livre du plus clivant des auteurs français contemporains.

Mais au fait, qu’a-t-il dans le ventre, ce dernier Houellebecq ? Pour la Babelionaute AgatheDumaurier, c’est un roman très ancré dans le présent et incroyablement lucide : “Un arrêt sur image d’une civilisation en crise, une pierre en plus dans le mausolée de granit gris que Houellebecq construit peu à peu pour notre époque, l’Occident post-apocalyptique des désastres mondiaux du XXe siècle, où nous avons perdu notre âme.” Pour jbicrel, le son de cloche est bien différent : “J’ai lu à peu près la moitié avec obstination pour ne pas refermer trop tôt mais j’abandonne. Le bovarysme au masculin teinté de provocation, de misogynie, d’homophobie même si ça veut passer pour de l’humour, je n’en peux plus. C’est à croire que l’auteur publie ce livre car son éditeur le presse de produire quelque chose.” 

On dirait bien qu’entre les pro- et les anti-, ceux qui supportent l’humour parfois limite de l’écrivain et ceux qui n’en peuvent plus des portraits de dépressifs, le fossé ne sera jamais comblé. Sérotonine reste pourtant globalement un “événement littéraire” et un livre fort apprécié des Babelionautes, qui se retrouve donc logiquement parmi les premiers titres de notre classement 2019.

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  1. Les Gratitudes de Delphine de Vigan

Les gratitudes par ViganDifficile de savoir combien de larmes auront été versées à la lecture de ce nouveau roman de Delphine de Vigan. On sait en revanche que la note moyenne de ce livre est l’une des plus élevées de l’année sur Babelio : 3,94 sur 5, pour près de 1000 notes. Et pour cause, voici ce qu’en dit Fandol : “Après Rien ne s’oppose à la nuit, D’après une histoire vraie et Les Loyautés (lire notre interview ici à propos de ce livre), j’ai aimé lire Les Gratitudes, aimé être dérangé, bouleversé, ému, attendri par ces choses de la vie devant lesquelles nous passons trop souvent sans faire attention.”

Car l’un des grands talents de Delphine de Vigan, c’est certainement de nous faire réinvestir nos émotions, nous amener à comprendre ce qui fait de nous des êtres humains, et pointer du doigt les errements de nos vies. Michka, cette petite vieille qui souffre d’aphasie mais ne se laisse pas abattre, c’est nous. Ses anges-gardiens, Marie sa voisine et Jérôme l’orthophoniste, c’est encore nous. Les Gratitudes (JC Lattès) est sans doute de ces livres qui aident à mieux vivre, et prouve s’il le fallait encore que la littérature reste largement en prise avec le réel, et la lecture une forme d’humanisme solitaire.

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  1. Surface d’Olivier Norek

Surface par NorekVoilà un livre qui était certainement l’un des plus attendus des amateurs de polars – mais pas seulement – cette année. Arrivé sur les tables des librairies au mois d’avril, Surface (Michel Lafon) s’est en effet vite imposé comme un succès de librairie. Il faut dire que depuis Entre deux mondes en 2017 (lire notre interview ici à propos de ce livre), la carrière littéraire d’Olivier Norek a pris une autre tournure, et qu’il fait aujourd’hui figure de plume incontournable parmi les flics/écrivains français (dont Danielle Thiéry, Hervé Jourdain ou encore Laurent Guillaume). A croire que délaisser le capitaine Coste, héros de sa trilogie Code 93TerritoiresSurtensions, a finalement plutôt réussi à l’ex. lieutenant de Police Judiciaire en Seine-Saint-Denis.

Dans Surface, on suit la capitaine Noémie Chastain, mise à l’écart par sa hiérarchie après une intervention lors de laquelle elle a pris une balle en pleine tête. Paris ne veut plus d’elle, alors on l’envoie “se mettre au vert” dans l’Aveyron. Mais voilà, Chastain est une dure à cuire, et trouve bien vite un cold case à se mettre sous la dent. Un scénario simple et efficace, pour un livre que de nombreux Babelionautes n’ont pas pu lâcher avant d’en avoir lu le dernier mot. En plus de recevoir le Prix Babelio Polar et Thriller en 2019, l’auteur s’est vu décerner le Prix des Maisons de la Presse et le Prix Relay des Lecteurs pour Surface.

Plus que jamais célébré, plus que jamais attendu pour son prochain livre, Olivier Norek s’impose définitivement comme l’un des porte-étendards du polar réaliste à la française. Et pourtant, une question subsiste : reverra-t-on un jour le capitaine Coste à l’oeuvre ?

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1. Né d’aucune femme de Franck Bouysse
Né d’aucune femme par BouysseEt si 2019 était l’année Franck Bouysse, côté littérature ? En plus d’être le livre préféré des Babelionautes cette année, il a reçu durant ces 12 mois une palanquée de prix prestigieux, à commencer par le premier Prix Babelio, catégorie littérature française – mais aussi le Grand Prix des lectrices du magazine Elle ou le Prix des Libraires. Une chose est sûre : Né d’aucune femme, publié par La Manufacture de livres, l’aura révélé à un lectorat bien plus étendu avec une histoire pourtant très dure. Celle de Rose, jeune femme vendue par son père au notable de son village, dont on découvre le destin à travers les carnets qu’elle écrit, mais aussi le récit qu’en font d’autres personnages comme son père, son enfant, ou encore le Père Gabriel. 

Un roman choral et différent styles d’écriture donc, pour explorer une fois de plus les obsessions de l’auteur : “Je pense que pour ceux qui ont déjà lu Né d`aucune femme, l`incarnation parmi mes personnages de l’ogre et de la sorcière est assez évidente. Jamais je n’avais poussé ce thème aussi loin et je crois que je suis arrivé à une limite extrême. Il s’agissait en effet de parler de la lutte contre le mal, qui pourrait être aussi comme je l’ai découvert dans ce roman une lutte de la féminité contre le mâle”, comme il nous le confiait plus tôt dans l’année dans une interview à retrouver sur Babelio.

Né d’aucune femme est aussi et peut-être avant tout l’histoire d’une femme qui va utiliser l’écriture pour lutter contre l’oubli et, simplement, exister. Un livre sur le pouvoir de la littérature. Un roman presque méta-littéraire finalement, dont on comprend dès lors aisément pourquoi il a plu à autant de lecteurs passionnés (plus de 100 000 exemplaires du grand format vendus depuis janvier), qui n’oublieront probablement pas Rose de sitôt.

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Quels livres manquent à l’appel selon vous ? Quels auteurs mériteraient d’y figurer ? (ou d’en sortir 🙂 ? )

Où l’on vous présente les 18 livres les plus populaires de l’année 2018

Quels ont été les livres les plus populaires de l’année 2018 ?

Comme chaque année, nous vous proposons de découvrir, à l’approche des fêtes, les livres les plus populaires de l’année sur Babelio. C’est l’occasion idéale de dresser un tableau des tendances littéraires de l’année 2018 mais aussi, pourquoi pas, de préparer sa liste des cadeaux de Noël.

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Le succès du polar tricolore

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C’est une nouvelle fois le genre du polar qui se taille la part du lion dans le classement Babelio avec une demie douzaine d’ouvrages apparentés au genre, dont – spoiler alert- le grand gagnant de l’année 2018.

Ce sont pour la plupart des auteurs appréciés depuis longtemps des lecteurs et déjà présents dans nos classements annuels comme Franck Thilliez (présent dans nos classements 2015, 2016 et 2017), Joël Dicker (déjà bien classé en 2012 et 2015) ou encore Bernard Minier (2017) et Karine Giebel (2016). Les lecteurs sont fidèles et ont eu plaisir à retrouver leurs nouvelles enquêtes cette année. Ce sont tous des auteurs de langue française, un signe positif quant à la santé du polar francophone ?

La cape d’invisibilité de la littérature de genre

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A part le polar, la littérature de genre est la grande absente de notre classement : aucun récit de science-fiction ou de fantasy n’a atteint les premières places comme cela a pu être le cas les années précédentes. On se souvient par exemple du succès du Passe-miroir de Christelle Dabos en 2017, ou encore du raz-de-marée Harry Potter en 2016 lors de la publication du texte Harry Potter et l’Enfant Maudit de Jack Thorne.

Plusieurs auteurs de BD et de mangas sont présents dans le classement « élargi » comme Riad Sattouf et son quatrième tome de l’Arabe du futur, Emil Ferris et son premier album impressionnant Moi ce que j’aime, c’est les monstres ou encore Kamome Shirahama et son Atelier des sorciers mais aucun n’a réussi à se placer dans les plus hautes marches. Nous vous proposerons avant le festival d’Angoulême, un classement spécial BD.

Des premiers romans remarqués

premier roman blog.jpgTrois auteurs de premiers romans ont également su tirer leur épingle du jeu  : Julien Sandrel, Isabelle Carré et Adeline Dieudonné ont proposé des romans qui ont chacun su toucher les lecteurs malgré des sujets parfois difficiles comme, respectivement, le coma,  les violences conjugales ou encore le récit d’une enfance sinon difficile, disons mouvementée. Nul doute que les lecteurs attendrons avec impatience leurs prochaines publications. Il est d’ailleurs fréquent dans nos classements de retrouver des auteurs de premiers romans. La Tresse de Laetitia Colombani était le livre le plus populaire de l’année dernière (pour la petite histoire, il a été édité par Juliette Joste, à qui l’on doit également les succès d’Isabelle Carré ou encore de Gaël Faye, à la quatrième place de notre classement 2016 avec Petit Pays).


L’absence de la littérature étrangère

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Nous notions un peu plus haut que les auteurs de polars étaient tous français ou francophones. On s’aperçoit que c’est l’entièreté de notre classement des 18 livres les plus populaires qui est de langue française.

Bonne santé de l’édition française et francophone ou manque de curiosité des lecteurs pour les différentes littératures étrangères ? Le premier auteur étranger non francophone est de Gabriel Tallent, auteur américain de My Absolute Darling. Inutile de préciser que la plupart des auteurs étrangers sont anglo-saxons même si, toujours dans le classement (très) élargi on retrouve l’écrivain flamande d’expression néerlandaise Lize Spit (pour Débâcle), l’auteur islandais Jón Kalman Stefánsson, auteur d’Asta mais aussi les japonaises Kamome Shiraham (auteur du manga L’atelier des sorciers, tome 1) et Ito Ogawa (La papeterie Tsubaki) ou encore l’italienne Ilaria Tuti (Sur le toit de l’enfer)…

Une parité exemplaire

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Enfin, si on se félicite chaque année de retrouver quasiment autant d’hommes que de femmes dans le classement, cette année la parité est exemplaire avec neuf auteurs femmes et neuf hommes. Et si c’est un homme que l’on retrouve en tête de notre classement, le podium est ensuite exclusivement féminin.

Découvrir le classement

Pour information, nous entendons par “livres les plus populaires” ceux qui ont le plus été ajoutés dans les bibliothèques de nos membres. Comme toujours, n’hésitez pas à commenter l’article et nous faire part des ouvrages qui auraient dû, selon vous, y figurer.

18. Sauf de Hervé Commère 

Sauf par CommèreAvec 81 critique et une moyenne de 3,72, Sauf, publié chez Fleuve Editions, fait à peine moins bien que Ce qu’il nous faut, c’est un mort, le plus gros succès d’Hervé Commère sur Babelio. C’est par l’apparition improbable d’un album de photos de famille qui « ne devrait plus exister » que commence l’intrigue de ce roman noir où il est aussi beaucoup question d’amour.

Il s’agit pour Redmary d’un « roman addictif, intelligent, plein d’intrigues mais aussi chargé de sensibilité et de questions sur les racines et l’identité ».

17. Juste après la vague de Sandrine Collette

Juste après la vague par CollettePas vraiment un roman policier mais un vrai roman noir. Dans Juste après la vague, publié chez DenoëlSandrine Colette introduit des personnages dans une position impossible : pour sauver leur famille de l’irrésistible montée des eaux qui va engloutir ce qui est devenu leur île, un père de famille et sa femme décident d’y abandonner quelques uns de leurs enfants. Cette situation, cruelle, n’est que le point de départ de ce roman que Marina53 qualifie de « terrifiant et émouvant ».

Quelques lecteurs chanceux ont eu la chance d’écouter l’auteur en parler dans les locaux de Babelio. Vous pouvez retrouver le compte rendu de la rencontre mais aussi notre vidéo avec l’auteur.

16. Vers la beauté de David Foenkinos

Vers la beauté par Foenkinos« C’est la beauté qui sauvera le monde » disait Dostoïevski. Se tourner vers la beauté, c’est le choix ou plutôt le remède qu’a choisi Antoine Duris pour survivre à un grave traumatisme. Peut-on se soigner, voire se sauver, grâce à l’art et la beauté ? C’est la question que se pose David Foenkinos dans son roman Vers la beauté publié chez Gallimard.

Pour Plumette, « l’auteur fait de la souffrance et de la résilience un traitement sans pathos, pansant avec des mots simples les blessures les plus âpres et les plus vives. Un livre réparateur sur la réparation par l’art ».

15. Les prénoms épicènes d’Amélie Nothomb

Les prénoms épicènes par NothombElle est de toutes les rentrées littéraires et de quasiment tous nos classements (sauf en 2015 et 2016, que s’était-il donc passé ‽). Amélie Nothomb entre en 15 ème position cette année avec ce roman dont le titre évoque ces prénoms qui peuvent être à la fois masculins et féminins.

Si Frappe-toi le coeur, le millésime 2017, avait eu une moyenne très légèrement supérieure (3,67 contre 3,37) et que certains y ont vu un peu trop de ressemblances entre les deux – la relation mère-fille laissant sa place à celle entre un père et sa fille, Les prénoms épicènes, publié chez Albin Michel, semble avoir plu autant aux fidèles comme Gaoulette (« Amélie frappe juste et fort et j’adore! ») qu’aux lecteurs moins familiers de sa plume comme Fanette812 (« Elle réussit en effet à faire briller une histoire qui est parfois très triste »).

14. Les rêveurs d’Isabelle Carré

Les Rêveurs par CarréPremier roman de la célèbre actrice française Isabelle Carré, Les Rêveurs, publié chez Grasset, est l’une des grandes surprises de l’année 2018 et il n’est pas étonnant de le retrouver dans notre classement des livres les plus populaires de l’année. Dans ce roman largement autobiographique, l’actrice désormais écrivain raconte son enfance parfois malheureuse car incomprise et sa rencontre déterminante avec le théâtre.

Martinemagnin a été immédiatement séduite : « Cette Isabelle, qu’elle soit enfant ou maman, soeur ou amie, me séduit totalement par sa sincérité et sa force. Son écriture est savoureuse et harmonieuse, il y a du craquant, du croquant, de l’amer, de l’amertume, du piment, un liant permanent de tendresse et des traits d’originalité ».

13. À la lumière du petit matin d’Agnès Martin-Lugand

À la lumière du petit matin par Martin-LugandDans ce nouveau roman publié chez Michel Lafon, celle qui fut dans une autre vie psychologue clinicienne dans la protection de l’enfance fait de nouveau confronter des êtres blessés qui n’arrivent pas à trouver le bonheur. Un accident puis un retour au sources loin de sa vie parisienne va peut-être permettre à Hortense de se remettre en question et de s’interroger sur sa vie.

« Ce qui fait tout le charme des romans d’Agnès Martin-Lugand, nous dit Delcyfaro, c’est qu’ils sont ancrés dans la vraie vie. Ce sont des histoires simples, touchantes ou agaçantes mais des moments qu’on ressent vraiment comme réels. »

12. Soeurs de Bernard Minier

Soeurs par MinierIl avait ouvert le bal l’année dernière avec Glacé. Bernard Minier gagne quelques places cette année avec Soeurs, son nouveau roman publié chez XO. Il s’agit d’ un polar « très noir » qui raconte notamment la première enquête de Martin Servaz que les lecteurs de Minier connaissent bien. Un côté « méta » transparaît également puisqu’il est question dans ce roman d’un auteur de roman policier particulièrement cruel dans ses récits !

Fidèle lecteur de Bernard Minier, kuroineko a été convaincue par ce nouveau récit : « Outre une enquête et une intrigue palpitante, Bernard Minier nous sert une réflexion sur les rapports et considérations des fans ultras envers leur auteur adulé, encensé, divinisé presque. Il y a ici un air qui rappelle le troublant Misery de Stephen King« .

11. La chambre des merveilles de Julien Sandrel

La chambre des merveilles par SandrelPremier roman de Julien Sandrel, La chambre des Merveilles (Calmann-Lévy) raconte l’histoire d’une mère qui tente de faire sortir son fils du coma en essayant de réaliser les rêves de ce dernier. C’est pour beaucoup de lecteurs un « hymne à la vie » malgré le sujet très lourd abordé par l’auteur : celui d’un fils dans le coma et d’une mère désemparée.

Tantquilyauradeslivres : « Malgré la noirceur de ce que vit Thelma (le cauchemar de toute mère), ce livre est résolument plein d’optimisme et d’humour. Il y a aussi beaucoup d’émotions dans ce livre ».

10. Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin

Changer l'eau des fleurs par PerrinLe livre avait impressionné les membres de notre club de lecture de mai. Il a séduit de nombreux autres lecteurs depuis. Avec une moyenne de 4,41 sur 5 pour 300 notes environ, il s’agit même de l’un des ouvrages les plus appréciés de notre palmarès.

Ecrit par la photographe et scénariste Valérie Perrin et publié chez Albin Michel, Changer l’eau des fleurs raconte l’histoire d’une garde-cimetière dont la vie n’a pas été de tout repos. Prenons Biblioroz comme porte-parole des lecteurs du livre : « Une multitude de sentiments s’entrechoquent lors de sa lecture. Des ressentis ô combien douloureux qui sont admirablement remplacés par des sensations plus douces, plus sereines, plus belles. Abandon, injustice, douleur, colère, anéantissement, s’estompent peu à peu pour laisser place, à travers d’admirables paroles et gestes, au bonheur d’une vie ».

9. Le Lambeau de Philippe Lançon

Le Lambeau par LançonCandidat malheureux au Goncourt -dont la non sélection dans le dernier carré a dû forcer le jury à s’expliquer, Le Lambeau de Philippe Lançon publié chez Gallimard a tout de même remporté le prix Femina. Un choix applaudi par les lecteurs qui ont a l’unanimité été pour le moins touchés par ce récit de reconstruction. Philippe Lançon était en effet dans les locaux de Charlie Hebdo quand les terroristes ont débarqué  le 7 janvier 2015. Il est gravement touché au visage et doit subir de nombreuses interventions chirurgicales.

C’est ce récit, entre autres, qu’il raconte dans Le Lambeau : Citons Fleitour : « Dans les plus belles pages que j’ai lu, il y a ces portraits invisibles de ces travailleurs de l’ombre, ces sherpas qui accompagnent, qui soulagent, qui embaument les douleurs et font les gestes que même Picasso n’imaginerait pas ».

8. Il est grand temps de rallumer les étoiles de Virginie Grimaldi

Il est grand temps de rallumer les étoiles par GrimaldiSi l’oeuvre de Virgine Grimaldi a toujours été très appréciée des amateurs de feel-good books, Il est grand temps de rallumer les étoiles, son dernier roman publié chez Fayard a été particulièrement bien reçu par les babelionautes. On y croise trois femmes à des moments différents de leurs vies : Anna, 37 ans et ses deux filles Chloé 17 & Lily, 12. Chacune a ses problèmes et le jour où Anna le découvre, elle les emmène pour un road trip avec l’espoir de rallumer les étoiles dans leurs yeux.

« Un panel d’émotions vous attend, prévient Saiwhisper ! On a là un très beau message d’amour à toutes les femmes et plus particulièrement les mères. C’est frais, enjoué, drôle, sans prétention, touchant et vivant ».

7. Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu

Leurs enfants après eux par MathieuAuréolé du prix Goncourt, le roman de Nicolas Mathieu (Actes Sud) est désormais dans les meilleures ventes de livres et devrait se trouver sous le sapin de nombreux lecteurs. Mais qu’ont pensé les lecteurs de cette chronique sociale d’une France souvent négligée ? Du bien si l’on en croit les nombreux avis positifs qui se succèdent sur Babelio, et ce dès la parution du livre à la rentré.

« Ce roman est juste formidable dans sa façon de parler de cette jeunesse qui va se désenchanter au contact de cette putain de réalité » nous dit Kirzy quand LapinFluo souligne la façon dont l’auteur parvient à pousser le lecteur à s’intéresser à des personnages pourtant ordinaires : « il nous intéresse malgré nous à ces personnages dont il ne livre que peu, à travers l’action et la parole, la profondeur vient après, individuellement, patiemment. Et au lecteur de recréer l’ensemble ».

6. La Jeune fille et la nuit de Guillaume Musso

La Jeune fille et la nuit par Musso
« Thriller plutôt intime, voire intimiste » selon Audelagandre, mais « au rythme haletant » selon Franckync, le nouveau roman de Guillaume Musso, le premier chez sa nouvelle maison Calmann-Levy, avait tout pour plaire au public habituel de Musso mais aussi aux nouveaux lecteurs. Un roman d’ailleurs peut-être plus personnel que les autres pour l’auteur puisque de nombreux liens peuvent être faits entre sa vie et quelques éléments du roman -sans les meurtres entendons-nous bien.
Un roman très réussi pour de nombreux fans qui se sont faits de nombreuses fois avoir tout au long du récit. Fanfury75 est de ceux-là :  « le maître Guillaume Musso nous réserve des surprises tout au long du roman, des revirements de situation, certains que l’on sent poindre, d’autres plus sournois, mais qui font leur effet comme à chaque fois ».

5. Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue  par GiebelC’est un thème qui lui tenait à cœur depuis de longues années mais qu’elle n’a abordé qu’à travers ce nouveau roman publié chez Belfond et intitulé Toutes blessent la dernière tue. Un roman difficile, violent, qui s’appuie sur une véritable enquête menée par l’auteur avec l’aide de l’OIECM, l’Organisation internationale contre l’esclavage moderne. Car à travers ce thriller, c’est bien de cela dont il s’agit : l’esclavage moderne.

De ce sujet difficile, Karine Giebel en a tiré un thriller percutant avec pour héroïne une esclave moderne nommée Tama. Il s’agit pour Antyryia d’un « très grand Giebel » : « Intense, percutant, dense, habilement construit, émouvant, éprouvant… Autant de qualificatifs qui pourraient s’appliquer à Toutes blessent, la dernière tue. »

4. Le manuscrit inachevé de Franck Thilliez

Le manuscrit inachevé par ThilliezGrand habitué de nos classements annuels, le Franck Thilliez 2018 se retrouve au pied de notre podium avec un récit qui s’éloigne des aventures de son célèbre duo Sharko/ Hennebelle. Publié chez Fleuve éditions, Le manuscrit inachevé est, sans trop en dire, un récit dans le récit.  L’occasion pour l’auteur de s’amuser avec tous les codes du polars et surtout, de s’amuser avec le lecteur qui tombe forcément dans l’un de ses nombreux pièges.

Le récit n’a laissé aucun répit à Pollux246 : » Des retournements de situation qui m’ont retourné le cerveau, avancer, comprendre, décortiquer, démêler les fils tortueux de cette histoire qui a été pour moi un vrai régal et une fin vertigineuse, j’ai passé un excellent moment de lecture. »

3. La vraie vie d’Adeline Dieudonné
La vraie vie par DieudonnéDes milliers de lecteurs, un fabuleux bouche à oreille et un prix à l’orée de la rentrée littéraire ont fait du premier roman d’Adeline Dieudonné l’un des succès surprises de l’année. Publié chez L’Iconoclaste, La vraie vie raconte la vie d’une petite fille dans une famille « presque » ordinaire. On se rend compte très vite dans le récit que la jeune narratrice est confrontée à un monde de violence et de terreur.  « Comment font deux enfants pour grandir et espérer une « vraie vie » dans ce monde là ? » s’était interrogée l’auteur lors de notre entretien.

Malgré la violence, les lecteurs ont très fortement apprécié ce roman. Il s’agit pour Isabelleisapure d’un livre « magistral, original et addictif dont l’atmosphère parfois nimbée de douceur, parfois irrespirable va me hanter encore longtemps ».

2. Les loyautés de Delphine de Vigan

Les loyautés par ViganLauréate du prix Renaudot et du Goncourt des Lycéens en 2015 pour son roman D’après une histoire vraie qui succédait à un déjà très remarqué -et moult fois récompensé- Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan est revenue en 2018 avec le roman Les Loyautés(J.C. Lattès) qui cumule près de 300 critiques sur Babelio pour une moyenne très positive de 3,76 sur 5.

Roman psychologique dans lequel il est question de thèmes à la fois intemporels et très actuels comme nous le rappelle La_Bibliotheque_de_Juju : « La maltraitance. L’amour maternel. le couple. L’amitié. L’éducation. Internet. Et surtout de loyautés ». Voilà ce que nous disait l’auteur lors d’un entretien pour la sortie du livre : « Mon idée était de travailler sur les loyautés. Ces promesses silencieuses, ces dettes invisibles, ces pactes tacites que nous abritons parfois sans en avoir conscience ».

Un pari réussi tant le livre a intéressé les lecteurs tels que Pyrouette : « Delphine de Vigan jongle avec les mots, percute nos sentiments, nous met en face de notre lâcheté. Elle égratigne la famille, le couple, le système scolaire. Une lecture rapide qu’on n’oublie pas de sitôt. »

1. La Disparition de Stephanie Mailer de Joël Dicker

La Disparition de Stephanie Mailer par Dicker

Quelques années après le fabuleux succès de son livre La vérité sur l’affaire Harry Quebert, aujourd’hui adapté en série télé et traduit dans plusieurs langues comme l’espagnol (on a posé quelques questions à sa traductrice Amaya Garcia récemment), Joël Dicker semble toujours aussi apprécié des lecteurs.

La Disparition de Stephanie Mailer, son nouveau roman, toujours publié aux Editions de Fallois, raconte l’histoire d’une double enquête. Celle de deux jeunes mais ambitieux enquêteurs Jesse Rosenberg et Derek Scott, à première vue réussie, qui a eu lieu en 1994 et qui a confondu un assassin, accablé par les preuves réunies par les deux enquêteurs. Et puis l’autre, celle qui se déroule 20 ans plus tard. Une journaliste, Stéphanie Mailer, affirme que Jesse Rosenberg et Derek Scott se sont trompés de coupable mais celle-ci disparaît…

Si quelques critiques ont regretté retrouver les mécaniques habituelles de l’auteur suisse, la plupart des lecteurs ont plongé une nouvelle fois dans cette double enquête qui regorge de faux-semblants et de rebondissements jusque dans les dernières pages. Aproposdelivres a été charmée : « Secrets, révélations, fausses pistes, rebondissements et un trio d’enquêteurs très attachants, voilà un livre que j’ai dévoré avec beaucoup de plaisir ! Bravo ! « 

Retrouvez la liste en vidéo :

Que pensez-vous de ce classement ? Quels autres auteurs auraient amplement mérité d’y figurer ?

Le festival America à la (re)découverte du Canada

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C’est un rendez-vous que tous les amoureux des littératures et des cultures d’Amérique du Nord guettent tous les deux ans, que tous les lecteurs préparent avec une certaine impatience (c’est long deux ans !). La nouvelle édition – la neuvième- arrive enfin : le festival ouvre ses portes du 20 au 23 septembre à Vincennes.

En 2016, c’est tout un festival qui s’interrogeait sur l’état de l’Amérique au moment de l’élection surprise de Donald Trump. Cette année, les regards se portent un peu plus au Nord, vers le Canada.

Le programme

Le festival s’intéresse cette année au Canada et à ses différents écrivains. C’est d’ailleurs plus d’une trentaine d’entre eux qui sont invités, anglophones et francophones, soit comme l’annoncent fièrement les organisateurs « la plus importante délégation d’auteurs de ce pays à venir en France ces dernières années ».

Vous pouvez découvrir ici la totalité du programme et des auteurs invités. De très grands noms de la littérature canadienne -mais pas seulement, seront au rendez-vous : John Irving qui célébrera avec le public les 40 ans de son roman culte Le monde selon Garp, Margaret Atwood, superstar des lettres depuis le succès planétaire de La servante écarlate,  Patrick DeWitt, qui parlera de son livre Les Frères Sisters mais aussi de sa récente adaptation au cinéma, Nicolas Dickner à qui nous avions posé quelques questions pour son très beau roman NikolskiChristian Guay-Poliquin que certains babelionautes avaient rencontré il y a quelques mois lors de la sortie de son roman Le poids de la neige, Tadzio Koelb qui a répondu à nos questions pour son premier roman Made In Trenton, Jennie Melamed, interrogée également sur Babelio il y a quelques semaines pour son roman Et nous ne vieillirons jamais ou encore Nathan Hill, promis aux plus hautes gloires littéraires depuis la publication de son roman Les fantômes du vieux pays.

Pour vous aider à vous retrouver parmi cette forêt non pas d’érables mais d’auteurs, nous vous proposons deux vidéos.

La première revient sur les différentes littératures que l’on retrouve au Canada :

Le seconde revient sur certains des auteurs présents cette années et des rencontres à ne pas manquer :

 

Les rencontres Babelio

Nous animerons certaines rencontres cette année et serions ravis de vous y retrouver ! protest1

Voici notre programme :

– Paysages canadiens

IMG_3840.JPGOn vous attend samedi 22 septembre à 12h salle Carlos Fuentes. Trois auteurs canadiens évoquerons leur rapport aux paysages canadiens : Emma Hooper auteur du roman Les chants du largeLise Tremblay qui publie L’habitude des bêtesD.W. Wilson qui propose un recueil de nouvelles intitulé La souplesse des os.

Un territoire à l’immensité uniquement comparable à la beauté et à la diversité de ses paysages… Quelle relation les écrivains canadiens entretiennent-ils avec les grands espaces sauvages, avec la terre et le paysage ? Quelle place le monde naturel tient-il dans leur inspiration et dans leurs livres ?

Le lien vers l’événement : https://www.festival-america.com/les-evenements/les-sc%C3%A8nes/paysages-canadiens-1.html

– Éloge de la bande et du roman dessinés

42215697_1084723988345144_9134943294499848192_n.jpgRencontre exceptionnelle samedi 22 septembre 18h15 salle Octavio Paz entre deux auteurs de bandes dessinées, Emil Ferris qui publie son premier roman graphique Moi ce que j’aime, c’est les monstres et Joann Sfar qui connaît une triple actualité avec la publication de Puisque tout le monde veut la Guerre, le tome 2 de l’Ancien Temps, la sortie du huitième tome du Chat du Rabbin et la publication également d’un essai Modèle Vivant (nous parlerons peut-être aussi de sa BD Aspirine, objet d’une belle rencontre entre Joann Sfar et les membres de Babelio).

La littérature ne passe pas seulement par les mots mais aussi par le dessin. De plus en plus de romans graphiques ou graphic novels s’offrent au lecteur dans les librairies et bibliothèques. Adaptations de standards de la littérature ou œuvres originales, ces livres permettent une autre expérience de la lecture. Pour l’auteur, quel est le rapport au texte lorsque le dessin prend la main ? Comment s’articulent-ils l’un l’autre ? Y-a-t-il des difficultés des écueils ? Qu’est-ce qu’un roman graphique ou une bande dessinée réussie ?

Le lien vers l’événement : https://www.festival-america.com/les-evenements/les-grands-d%C3%A9bats/g%E2%80%A6-comme-graphique-eloge-de-la-bande-et-du-roman-dessin%C3%A9s.html

– Manhattan stories


IMG_3717.JPGDimanche 23 septembre 14h
, on vous propose un petit voyage littéraire à New-York en compagnie de trois guides de choix : Vivian Gornick qui vient de publier un ouvrage intitulé La femme à part, Kristopher Jansma auteur de New-York Odyssée et Jacqueline Woodson qui après de nombreux ouvrages jeunesse, oublie un roman adulte intitulé Un autre Brooklyn.

Elle est à elle seule un véritable personnage de roman, un monde en soi, une métropole qui ne s’arrête jamais. Elle nous fascine et habite notre imaginaire, plus que toute autre ville. Que représente cette ville pour nos invités ? Qu’a-t-elle à leurs yeux de si particulier ? Comment écrit-on New York ? Chacune ou chacun possède-t-il sa version personnelle de cette ville ? Itinéraire en compagnie de trois auteurs dont les livres ne pourraient en aucun cas se dérouler ailleurs…

Le lien vers l’événement :  https://www.festival-america.com/les-evenements/les-grands-d%C3%A9bats/n%E2%80%A6-comme-new-york-manhattan-stories.html

Les cartons

Comme pour la plupart des festivals avec lesquels nous sommes partenaires, nous vous proposons une grande « chasse au trésor » dans les allées du salon. 63 critiques de lecteurs sont en effet à retrouver sur les stands des éditeurs. Arriverez-vous à retrouver votre critique ? Si c’est le cas, n’oubliez pas de nous avertir sur Twitter ou Instagram.

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Défi d’écriture

On a profité de ce festival et de ses thèmes parfois champêtres pour vous proposer un défi d’écriture autour du thème : la forêt.

Comme d’habitude, il n’y a pas de limite pour la taille de vos textes, vous êtes totalement libre : votre imagination est votre seule limite ! Pour participer, c’est ici.

Le jeu de l’été #2 : la playlist des écrivains

Voici le deuxième couplet de notre jeu de l’été, un jeu aussi bien consacré à la littérature qu’à la musique !

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Nous vous proposons, comme le mois dernier, une liste de 25 chansons de divers genres musicaux. Votre but : identifier un écrivain ou un livre associé à la chanson. Il peut s’agir d’un écrivain auteur de la chanson, de l’adaptation d’une oeuvre en musique, d’une simple (mais évidente) référence ou d’une musique qui a fortement inspiré un roman. 

Il vous faut donner en commentaire le numéro de la chanson et le livre ou l’auteur associé :

1. En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut
2. Nom de l’écrivain qui a écrit la chanson en question
3. Roman dont il est question dans la chanson
etc… (Rappel : Il peut s’agir d’un écrivain auteur de la chanson, de l’adaptation d’une oeuvre en musique ou d’une simple (mais évidente) référence littéraire.)

Pour vous donner une idée vous pouvez regarder comment cela s’est passé pour la session de juillet.

Les commentaires sont cachés et ne seront dévoilés que le vendredi 31 août.

Nous tirerons au sort deux participants de chaque session (deux pour la session de juillet et deux pour la session d’août) pour recevoir des livres de la rentrée littéraire !

N’hésitez pas à participer même si vous n’avez pas tous les résultats d’un coup 🙂

La playlist

1. « The Jean Genie » de David Bowie :

2. « Soma » de The Strokes :
3. »White Rabbit » de Jefferson Airplane :
4. « Paranoid Android » de Radiohead :
5. Op. 168, No. 1 d’ Anton DIABELLI:
6. « Tender » de Blur :

7.  « Venus In Furs » du groupe The Velvet Underground :

8. « Contre l’amour » d’Isabelle Huppert :
9.  « Sympathy For The Devil » du groupe The Rolling Stones :
10.  « Trois poèmes pour Annabel Lee » de Hubert Felix Thiéfaine :
11. Les variations Goldberg de Johann Sebastian Bach par Glenn Gould :
12. « Pauvre Lola » de Serge Gainsbourg :
13. « L’horloge » de Mylène Farmer :
14. « Passengers » de Stephen Emmer (Feat Lou Reed) :
15. « Il n’y a pas d’amour heureux » de Françoise Hardy (et George Brassens) :
16. « Je voudrais pas crever » de Eiffel :
17. « The Invisible Man » de Queen :
18. « Atrocity Exhibition » de Joy Division :
19. La Symphonie pastorale de Beethoven :
20. « I Robot » de The Alan Parsons Project :
21. « Lettre à Milena » de Art Mengo :
22. « So Light Is Her Footfall » de Air :
23. « Four Walls » de Bastille :
24. Ô Amazonie de Gérard Manset :
25. « Firework » de Katy Perry :

MISE A JOUR : Les réponses

Merci à tous d’avoir participé à la deuxième partie de notre jeu de l’été sur les liens entre chansons et littérature ! Les commentaires sont désormais réactivés et deux participants seront sélectionnés et contactés en message privé.

Les réponses : 

1. « The Jean Genie » de David Bowie :

Tout était dans le titre ! Un jeu de mot (maladroit ou pas) autour de l’écrivain français Jean Genet. Il est question dans la chanson d’un personnage fictif inspiré autant de Jean Genet que d’Iggy Pop. Immense lecteur, David Bowie a par ailleurs souvent rendu hommage à ses auteurs préférés. Vous pouvez par exemple retrouver la longue liste de ses recommandations de lecture. Elle est extrêmement riche et surprenante même s’il a oublié d’y inclure des écrivains français…

2. « Soma » de The Strokes :

Le mot « Soma » a forcément dû parler aux lecteurs du Meilleur des Mondes, le chef-d’oeuvre d’Aldous Huxley. Il s’agit de la drogue distribuée chaque jour au peuple pour que tout le monde se sente heureux. Un point de départ idéal pour une chanson du groupe de rock new-yorkais The Strokes.

3. »White Rabbit » de Jefferson Airplane :

La chanson fait évidemment référence au roman Alice au Pays des merveilles et à sa suite De l’autre côté du miroir, le diptyque de chevet de tous les groupes psychédéliques des années 1960 dont Jefferson Airplane faisait partie. La chanson regorge d’allusions aux romans de Lewis Carroll mais aussi à diverses substances hallucinogènes. C’est d’ailleurs la volonté de Jefferson Airplane de montrer à travers la chanson qu’il est également question de drogue dans le roman de Lewis Carroll. On a choisi ce titre pour faire le lien entre la musique et l’écrivain de littérature jeunesse anglais mais les références à Alice dans la musique populaire du 20e siècle sont innombrables.

4. « Paranoid Android » de Radiohead :

L’expression Paranoid Android désigne un personnage de la littérature de science-fiction, Marvin, que l’on retrouve dans Le Guide du voyageur galactique de Douglas Adams. C’est un robot dépressif, parfois un brin cynique et très intelligent qui, à son grand désespoir, n’est souvent utilisé que pour apporter le café (ou ouvrir des portes). Dans la chanson, Thom Yorke, le chanteur du groupe anglais Radiohead, se compare, avec humour, à Marvin.  Il dira à propos de cette chanson : « Le titre a été choisi comme une blague. C’était comme si je disais « oh je suis tellement déprimé » et j’ai pensé que c’était génial. C’est exactement comme cela que les gens AIMERAIENT que je sois. »

5. Op. 168, No. 1 d’ Anton DIABELLI :

C’est un lien d’un genre différent que nous proposions ici. Cette oeuvre musicale n’est pas inspirée d’un roman (à notre connaissance) mais a été utilisée par Marguerite Duras dans son roman Moderato Cantabile. C’est une sonatine de Diabelli que la professeure de piano essaie désespérément de faire jouer à son élève.
6. « Tender » de Blur :
Si le titre est déjà un indice, ce sont les premiers mots de la chanson qui auraient dû mettre sur la piste même les moins bilingues d’entre vous : « Tender is the night », une référence directe au roman de Francis Scott Fitzgerald Tendre est la nuit.

7.  « Venus In Furs » du groupe The Velvet Underground :

Comme son ami David Bowie, Lou Reed était un grand lecteur qui n’hésitait pas à citer ses auteurs préférés comme Hubert Selby Jr ou à les interviewer comme Vaclav Havel. Dans cette chanson, ce n’est ni de l’un ni de l’autre dont il est question mais d’un sulfureux roman intitulé La Vénus à la fourrure de Léopold von Sacher-Masoch. C’est un ouvrage légèrement érotique dans lequel il est question de pratiques masochistes, un thème forcément séduisant pour Lou Reed qui cite directement dans la chanson les personnages du roman. A noter que c’est précisément l’auteur de ce livre qui a donné son nom à ces violences que l’on s’inflige à sois-même : le masochisme (-et c’est à Sade que l’on doit la sadisme qui consiste à les infliger à d’autres personnes).

8. « Contre l’amour » d’Isabelle Huppert :

Grand amateur de poésie, Jean-Louis Murat a très souvent consacré des albums entiers à ses poètes préférés comme Charles Baudelaire (certaines chansons sont disponibles en ligne) ou encore Pierre-Jean de Béranger (voir un extrait ici). Ce sont les mots d’une poétesse méconnue du 17e siècle, Antoinette Deshoulière, que l’artiste auvergnat a mis en musique dans l’album Madame Deshoulière. C’est un album dont les chansons sont presque toutes chantées par l’actrice Isabelle Huppert, comme dans l’extrait proposé pour le jeu.

9.  « Sympathy For The Devil » du groupe The Rolling Stones :

Beaucoup de références possibles pour cette chanson du groupe anglais qui évoque une rencontre avec le diable mais c’est Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov que nous attendions. C’est dans ce livre que Mick Jagger a puisé son inspiration pour l’écriture de la plupart des vers. Il est également naturellement question dans le roman d’une rencontre avec le diable et d’un pacte faustien.

10.  « Trois poèmes pour Annabel Lee » de Hubert Felix Thiéfaine :

Annabel Lee est le dernier poème écrit par Edgar Alan Poe. Décrivant une histoire d’amour funeste entre le narrateur et une jeune (et jolie) femme, ce poème a été maintes fois référencé dans la littérature ou en musique (dont Lou Reed qui a été mentionné plus tôt). Il a su également toucher le chanteur français Hubert Félix Thiéfaine.

11. Les variations Goldberg de Johann Sebastian Bach par Glenn Gould :

De nombreux livres se nomment Les variations Goldberg donc plusieurs réponses étaient théoriquement possibles même si nous attendions surtout le roman éponyme de Nancy Huston puisque les « Variations Goldberg » sont véritablement au coeur du récit de la femme de lettres franco-canadienne et que la structure du roman reprend rigoureusement celle de l’oeuvre de Jean-Sébastien Bach. A noter : il s’agit du premier roman de Nancy Huston écrit directement en langue française.

12. « Pauvre Lola » de Serge Gainsbourg :

Serge Gainsbourg était obsédé par le roman Lolitade Vladimir Nabokov et a consacré plusieurs chansons et albums à cette figure de femme-enfant dont un narrateur (souvent Serge Gainsbourg lui-même) tombe éperdument amoureux. C’est encore le cas ici avec cette chanson dans laquelle on peut, petite anecdote, entendre le rire de France Gall.

13. « L’horloge » de Mylène Farmer :

Plusieurs fois adapté en chanson, le poème « L’horloge » de Charles Baudelaire aura également connu une version assez pop (et un brin grandiloquente) avec cette chanson de Mylène Farmer finalement très différente du reste de sa production musicale. Beaucoup de ses fans furent décontenancés par cette chanson (comme on peu le voir dans les commentaires de la vidéo) mais offrit une nouvelle porte d’entrée dans l’univers de Baudelaire à des milliers d’auditeurs français.

14. « Passengers » de Stephen Emmer (Feat Lou Reed) :

C’est un passage entier et légèrement remanié du chef d’oeuvre de Paul Theroux Railway Bazaar qui est ici récité par Lou Reed. Classique de la littérature de voyage, emporté dans les sacs à dos de nombreux globe-trotters, le roman est une véritable ode au voyage et plus particulièrement aux voyages en train.

15. « Il n’y a pas d’amour heureux » de Françoise Hardy (et George Brassens) :

Poème d’Aragon mis en musique et chanté en son temps par George Brassens, « Il n’y a pas d’amour heureux » offrit également à Françoise Hardy l’une de ses plus belles chansons  -quoique aussi l’une de ses plus tristes.

16. « Je voudrais pas crever » de Eiffel :

« Je voudrais pas crever », chanté par le groupe de rock français Eiffel est en réalité un texte poétique de Boris Vian. De nombreuses personnalités ont également interprété ce poème comme Jean-Louis Trintignant. Cette très élégante version proposée par Eiffel et chantée/ récitée par le chanteur Romain Humeau nous semblait cependant particulièrement réussie.

17. « The Invisible Man » de Queen :

Pas de piège dans cette chanson qui fait référence à l’Homme Invisible de H.G. Wells. Les membres de Queen se sont peu exprimés sur cette chanson écrite au départ par Roger Taylor, le batteur du groupe, qui a eu l’idée de la rythmique de la chanson alors qu’il était en train de lire le livre de H.G. Wells. L’histoire est toujours celle d’un homme invisible mais les liens avec le romans restent ténus. Peut-être que l’homme invisible de la chanson ne l’est d’ailleurs pas réellement…

18. « Atrocity Exhibition » de Joy Division :

Cette chanson de Joy Division reprend le titre d’un recueil de nouvelles expérimentales de l’écrivain anglais J. G. Ballard traduit en français sous le titre La foire aux atrocités. Ian Curtis n’avait pas encore lu le livre avant d’écrire les paroles mais a tout de même emprunté le thème principal du recueil pour concevoir cette chanson autour d’un homme qui tente de donner du sens à plusieurs événements choquants. J.G. Ballard a par ailleurs inspiré de nombreux groupes britanniques comme le rappelle la BBC.

19. La Symphonie pastorale de Beethoven :

La Symphonie pastorale est le titre d’un roman écrit par André Gide dans lequel la Symphonie de Beethoven tient une place primordiale. Un pasteur, le narrateur, emmène une jeune aveugle dont il tombe peu à peu amoureux écouter cette symphonie. Le concert émeut profondément la jeune fille. Nous en parlions déjà dans un ancien article de blog.

20. « I Robot » de The Alan Parsons Project :

Pas de piège pour les amateurs de science-fiction, cette chanson et tout l’album éponyme du groupe font références à un recueil de Isaac Asimov intitulé I, Robot en version originale et Les Robots en français. Si l’album devait au départ s’appuyer assez fidèlement sur l’univers d’Asimov et que ce dernier était tout à fait enthousiaste, le groupe n’obtint pas les droits pour le faire, ceux-ci ayant déjà été vendus. La virgule entre « I » et « Robot » fut ainsi supprimée et les textes légèrement modifiés pour se détacher des robots inventés par l’auteur phare de la SF.

21. « Lettre à Milena » de Art Mengo :

Cette chanson s’inspire de la correspondance passionnée entretenue par l’écrivain Franz Kafka et la journaliste, écrivain et traductrice Milena Jesenska. Il s’agit pour le chanteur Art Mengo, de « l’une des plus belles correspondances de la littérature ».

22. « So Light Is Her Footfall » de Air :

C’est dans un texte d’Oscar Wilde que l’on peut trouver cette jolie expression et plus exactement dans Le fantôme de Canterville, un court roman à destination des enfants. Une superbe inspiration pour le groupe français Air qui raconte en interview d’où vient exactement cette chanson : « La brume, Oscar Wilde, le XIXème siècle, un côté très sombre et très romantique. Cette quête d’un fantôme dans la nuit qui nous échappe à chaque coin de rue, à la lumière des réverbères tamisée par le brouillard londonien (…) ».

23. « Four Walls » de Bastille :

Cette chanson du groupe Bastille est inspirée du roman de Truman Capote De sang froid qui est d’ailleurs plus ou moins cité dans la chanson (« You’ve only these four walls before they, in cold blood, hang you up »). Le groupe parle de cette même affaire de quadruple meurtre qui eut lieu dans le Kansas et qui inspira Truman Capote. C’est l’occasion pour le chanteur de s’interroger sur la peine capitale prononcée dans cet état américain.

24. Ô Amazonie de Gérard Manset :

Ce n’est pas un roman qu’il fallait trouver ici mais, une fois n’est pas coutume, une bande dessinée. Les auditeurs auront peut-être reconnu dans la chanson le texte « Manitoba ne répond plus », phrase qui a donné également son titre à l’album. Et c’est à Hergé qu’il doit ce joli vers puisqu’il s’agit du titre d’une aventure de Jo, Zette et Jocko. Un pur récit d’aventure à la Hergé qui colle bien à l’univers de Gérard Manset, lui qui est passionné par les voyages et les récits de bateaux perdus.
Certains ont répondu simplement Gérard Manset car il est vrai que le discret chanteur a également publié plusieurs (étonnants) romans. Mais cela aurait été un peu trop facile, vous ne trouvez pas ?

25. « Firework » de Katy Perry :

La jeune chanteuse pop aux millions d’albums vendus et aux milliards de vues sur Youtube a parfois de bien étonnantes sources d’inspiration. C’est en effet dans les pages du roman Sur la route de Jack Kerouac qu’est née cette chanson. C’est son boyfriend de l’époque, un fanatique du livre, qui lui en a parlé et qui l’a poussé à lire le roman. C’est un passage en particulier (beaucoup de gratitude pour la personne qui trouve le passage en question) qu’elle reprend dans la chanson.

Rendez-vous le 8 juillet pour le pique-nique annuel de Babelio !

Comme tous les ans en été, nous invitons membres du site, amis virtuels et simples lecteurs à partager un moment convivial autour des livres (et d’un repas, cela va de soi !).

Le pique-nique aura lieu le 8 juillet dans plusieurs villes du monde :

L’année dernière, nous avions exporté le pique-nique aux quatre coins de la France. Cette année, Babelio voit plus grand et propose aux lecteurs des quatre coins du monde (ou presque) de participer à la 7e édition de ce festin littéraire.

Après Lille, Lyon, Marseille, Montpellier et Nantes, les lecteurs de Montréal, Bruxelles, Toulouse, Bordeaux, Casablanca, Rennes, Tunis, Genève et Strasbourg sont également invités à se joindre à l’événement !

Au programme : une loterie de livres, des sessions de quiz, et un grand festin !

Inscrivez-vous ci-dessous si vous souhaitez participer à l’un de ces pique-niques, pour que nous puissions vous contacter et vous tenir informés de son déroulement.

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Bordeaux

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Bruxelles

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Casablanca

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Genève

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Lille

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Lyon

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Marseille

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Montpellier

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Montréal

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Nantes

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Paris

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Rennes

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Strasbourg

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Toulouse

>>Inscrivez-vous au pique-nique de Tunis

Les 10 BD les plus populaires de 2017 sur Babelio

Quelles BD ont été les plus populaires de l’année 2017 ?

A l’occasion du 45ème festival de la BD d’Angoulême, nous vous proposons de découvrir les 10 BD qui ont été les plus populaires sur Babelio pendant l’année 2017.

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Des westerns, des biographies, les irréductibles Astérix et Obélix mais aussi de nombreuses surprises émaillent ce classement qui semble confirmer la diversification actuelle du secteur de la bande dessinée et la grande créativité des auteurs et dessinateurs français. Des fictions pures côtoient en effet, dans les premières places, des portraits et autres biographies. A noter que malgré leur énorme succès au cinéma, les récits de super-héros et plus largement les comics sont absents de notre classement, de même que les mangas. Peut-être feront-ils un retour fracassant en 2018 !

On remarque en outre que certains personnages, pourtant pas si vieux (enfin si l’on exclut notre bande des Vieux Fourneaux 🙂 ), sont déjà devenus de véritables classiques de la BD.

Enfin, si la plupart des auteurs du classement sont des dessinateurs ou scénaristes reconnus, il y a fort à parier que cette liste vous fera découvrir de nouveaux horizons de lecture. Comme toujours, n’hésitez pas à commenter l’article et nous faire part des BD, comics ou mangas qui auraient dû, selon vous, y figurer.

Pour information, nous entendons par “bandes dessinées les plus populaires” celles qui ont le plus été ajoutées dans les bibliothèques de nos membres en 2017.

10 : Undertaker, tome 3 : L’Ogre de Sutter Camp de Xavier Dorison

Apparu il y a deux ans à peine aux rênes d’un bien sombre corbillard, Jonas Crow alias L’Undertaker vient subrepticement de faire sa place au milieu des plus grandes figures de l’Ouest. Alors que Blueberry, Lucky Luke ou encore Buddy Longway régnaient sans partage dans les albums de BD franco-belges, il faudra désormais compter sur ce croque-mort au lourd passé. Et ce sont justement des fantômes qu’il croyait enterrés depuis longtemps qui surgissent dans ce troisième album dans lequel Jonas Crow peut tout de même compter sur le soutien de ses nouvelles alliées féminines.

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Le scénario signé Xavier Dorison a été aussi apprécié que les dessins de Ralph Meyer :  “Les cadrages sont dynamiques souligne Franz, et la mise en couleur réjouissante notamment dans le rendu des scènes nocturnes. Le croquemort traque le croquemitaine, la Camarde danse la gigue et l’animal lecteur se retrousse les babines de plaisir.”

Découvrez Undertaker, tome 3 de Xavier Dorison et Ralph Meyer, publié chez Dargaud

9 : Secret pour secret de Charlotte Bousquet

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Au milieu de nombreuses BD plutôt orientées « adultes », Secret pour secret fait une entrée remarquée dans notre classement. S’adressant à un public adolescent, cette BD de Charlotte Bousquet parle de thèmes importants et parfois graves comme la sexualité, les relations amoureuses ou amicales ou encore l’avortement. On suit dans ce récit la jeune Louane, 16 ans, qui apprend qu’elle est enceinte. Elle a quitté celui qui pourrait être le père de l’enfant mais Louane ne sait pas trop quoi faire, comment réagir, quelle décision prendre. Elle va se rapprocher de Cécile, une autre adolescente et tenter de se confier à elle.

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Sur un thème « casse-gueule », Charlotte Bousquet, réussit son pari en traitant ces douloureux sujets avec nuance et en ouvrant le débat. Camille, elle-même lycéenne, a apprécié cette BD : « En lisant cet [ouvrage] nous arrivons à nous mettre à la place de cette jeune fille en nous expliquant que nous ne sommes pas à l’abri d’une situation comme celle du personnage principal ».

Découvrez Secret pour secret de Charlotte Bousquet, publié chez Gulf Stream éditeur

8 : Les vieux fourneaux, tome 4 : La magicienne de Wilfrid Lupano

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Voici les septuagénaires les plus rock’n’roll du neuvième art ! Et après un succès toujours renouvelé lors de la sortie des trois premiers tomes, les voici qui reviennent, pieds au plancher, pour un album très en prise avec l’actualité contemporaine. Dans ce nouvel album scénarisé par Wilfrid Lupano et dessiné par Paul Cauuet, il est en effet question de la crise que traverse la France « profonde », de création d’emploi mais aussi d’écologie et d’entreprises aux activités peu reluisantes.

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Nos « petits vieux » sont toujours aussi populaires, une popularité qui sera d’ailleurs bientôt couronnée par la sortie d’une adaptation au cinéma. Mais nul besoin de s’enfermer dans une salle obscure pour apprécier dès maintenant leurs trépidantes aventures. Comme le résume Paroles à la lecture de ce dernier tome : « On rit, on s’émeut, on en redemande ».

Découvrez Les vieux fourneaux, tome 4  de Lupano et Paul Cauuet, publié chez Dargaud

7 : Les Cahiers d’Esther, tome 2 : Histoires de mes 11 ans  de Riad Sattouf

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Quand il ne régale pas ses lecteurs avec le récit de sa jeunesse en Lybie ou en Syrie, Riad Sattouf raconte l’histoire d’une petite fille (bien réelle) d’aujourd’hui, Esther. Elle avait 10 ans dans le premier tome et racontait tout ce qui constituait sa vie. On la retrouve un an plus tard alors qu’elle rentre en CM2. L’objectif de Riad Sattouf est de la suivre jusqu’à ses 18 ans au rythme d’un album par an.

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A 11 ans, Esther prouve qu’on peut être encore un enfant et avoir un regard acéré sur l’actualité. Des attentats à la religion, Esther s’interroge sur le monde dans lequel elle vit. Riad Sattouf traduisant ses pérégrinations et interrogations en dessin. Mesechappeeslivresques a « de nouveau passé un excellent moment en compagnie d’Esther avec ce deuxième opus qui donne le sourire. Les aventures de cette attachante fillette sont une fois de plus irrésistibles. »

Découvrez Les Cahiers d’Esther, tome 2 de Riad Sattouf, publié chez Allary éditions

6 : Idéal Standard d’Aude Picault

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C’est la notion du couple qui est au coeur de ce nouveau récit signé Aude Picault. Claire, trentenaire, cherche une relation durable après de nombreuses déceptions amoureuses. Elle semble enfin la trouver lorsqu’elle rencontre Franck chez qui elle s’installe rapidement.  

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Mais qu’est-ce qu’un couple ? La société ne nous impose-t-elle pas certains modèles qui ne correspondent pas à la vie de tout le monde ? Aude Picault, fidèle à ses habitudes, s’attaque avec malice à la vie contemporaine de jeunes trentenaires un peu perdus dans la vie. C’est pour Checc « une chouette BD qui confronte l’idéal de relation d’une trentenaire banale à la réalité triviale. Le trait – léger et fin – campe des situations du quotidien. »

Découvrez Idéal Standard d’Aude Picault, publié chez Dargaud

5 : L’adoption, tome 2 : La Garùa de Zidrou

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Zidrou et Arno Monin reprennent l’histoire quelques mois après là où elle s’était arrêtée dans le premier tome. Vu la qualité de l’intrigue et l’incroyable retournement de situation qui conclut le récit, il n’est pas étonnant que les lecteurs aient été nombreux à se replonger dans les aventures familiales compliquées de la petite Qinaya. Dans ce tome, c’est Gabriel le grand-père qui a le premier rôle. Il va à Lima retrouver cette petite fille avec qui il avait noué une touchante relation.

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La conclusion de l’histoire est surprenante mais a conquis les lecteurs qui saluent unanimement un récit émouvant et superbement dessiné. Il s’agit pour Oliphant d’une « histoire tendre qui donne du baume au coeur. C’est la vraie vie et c’est une bonne claque. Mais les épreuves permettent parfois de se remettre en question et de réparer ce qui peut encore l’être… »
Découvrez L’adoption, tome 2 de Zidrou et Arno Monin, publié chez Bamboo éditions

4 : Irena, tome 1 de Séverine Tréfouël, Jean-David Morvan & David Evrard

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Voici « l’histoire vraie d’une héroïne oubliée ». Cette héroïne c’est Irena, une résistante polonaise qui a sauvé près de 2500 enfants du ghetto de Varsovie. Scénarisé par le duo Séverine TréfouëlJean-David Morvan et dessiné par David Evrard, ce premier tome d’une trilogie annoncée raconte la vie de cette infatigable jeune femme, révoltée par le sort d’une partie de la population. Alors qu’elle est chargée d’apporter de l’aide aux pauvres dans le ghetto de Varsovie, Irena va rapidement mettre sa propre vie en danger en protégeant un jeune enfant dont sa mère, mourante, ne peut plus s’occuper. C’est le point de départ de l’engagement d’Irena. Il faudra lire la suite pour voir l’étendue de son rôle.

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« Pédagogique, touchante, sans mièvrerie et sans concession, résume RosenDero, Irena est une BD bouleversante sur un sujet qui, à force d’être mentionné, pourrait perdre de sa prégnance. En se focalisant sur des enfants, en illustrant de manière naïve mais non censurée les atrocités commises et subies, Irena concrétise la souffrance et l’absurdité du fascisme. « 

Découvrez Irena, tome 1 de Séverine Tréfouël, Jean-David Morvan et David Evrard, publié chez Glénat

3 : Une soeur de Bastien Vivès

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Entre deux épisodes de Lastman, Bastien Vivès a proposé cet été Une soeur, un très délicat one-shot sur le thème de l’initiation amoureuse, de la découverte de son corps et de celui des autres. Le jeune Antoine, en vacances à l’été un peu aride de ses 13 ans, découvre celui d’Hélène, une jeune fille de 16 ans. Un peu plus sûre d’elle, plus expérimentée, moins timide, Hélène bouleverse la vie d’Antoine, qui a encore un pied dans l’enfance.

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Nouvelle illustration du génie de Vivès dans le minimalisme : celui de son dessin, constitué de seulement quelques traits mais aussi de son récit, tout en pudeur et en silence. Pour Nath45, « la réussite de cet album est dans l’écriture et son graphisme. Dans les deux, j’ai trouvé de la délicatesse, une certaine fraîcheur, un respect de l’autre, de la sensibilité.”

Découvrez Une soeur de Bastien Vivès, publié chez Casterman

2 : Astérix, tome 37 : Astérix et la Transitalique de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri, d’après René Goscinny et Albert Uderzo

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37ème tome des aventures du plus célèbre Gaulois et, déjà, troisième aventure signée du nouveau tandem constitué de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri, Astérix et la Transitalique est non seulement l’une des meilleures ventes de l’année, tous livres confondus, mais aussi l’une des BD les plus populaires auprès des lecteurs de Babelio. Reprenant très fidèlement l’univers créé par Uderzo et Goscinny et en y incorporant leur propre humour, il est vrai pas si éloigné de celui du duo d’origine, les deux auteurs ont réussi à séduire les lecteurs, quel que soit leur âge.

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Dans ce nouvel album, nos trois héros (quoi, Idéfix ne représente donc rien pour vous ? ) participent à une grande course organisée par César pour prouver que ses routes sont les meilleures. Evidemment, nul autre qu’un Romain ne serait avisé de la remporter. A moins que nos irréductibles Gaulois ne s’en mêlent ? « Le graphisme est superbe, annonce Dgwickert dans sa chronique, on n’y voit que du feu, rapport au changement de dessinateur. Les vannes sont toujours aussi bonnes, à mon avis : l’héritage est bien transmis ». Et vous, qu’avez-vous pensé de ce nouveau tome ?

 

Découvrez Astérix, tome 37 : Astérix et la Transitalique de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri, publié aux éditions Albert René

1 : Culottées, tome 2 de Pénélope Bagieu

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« It’s a Man’s World » chantait James Brown dans les années 1960 (sans qu’on ne sache trop s’il s’en plaignait ?). C’est un monde d’hommes dans lequel les femmes sont peu visibles. « Les femmes sont obligées d’être plus culottées que les hommes car il y a un véritable problème d’invisibilité et de représentativité qui ne choque personne” déclarait il y a peu l’auteur en interview. Qui connaît en effet la vie de Nellie Bly, qui invente quasiment à elle toute seule le journalisme d’investigation ? Ou encore l’athlète Cheryl Bridges qui bat le record mondial de marathon en 1971 ? Ou, à vrai dire, n’importe laquelle de ces 15 femmes dont Pénélope Bagieu dresse les portraits dans ce deuxième tome de ses Culottées ? Ces femmes ont toutes, comme point commun, d’avoir eu un jour le culot de braver les interdits imposés par leur condition pour aller au bout de leurs idées et de leurs talents. Alors que les articles se multiplient pour célébrer tel ou tel autre héros masculin quel que soit le domaine, ces héroïnes sont loin d’avoir été autant médiatisées, laissant les petites filles d’aujourd’hui avec bien moins de modèles et donc de perspectives d’avenir que les garçons.

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C’est pour Boudicca « une lecture instructive qui secoue mais qui fait aussi beaucoup de bien au moral : on en ressort avec la pêche et des idées plein la tête ». Et c’est la bande dessinée la plus populaire de l’année 2017 sur Babelio !

Découvrez Culottées, tome 2 de Pénélope Bagieu, publié chez Gallimard BD

Ce classement correspond-il à votre bédéthèque idéale de 2017 ? Quelles BD auraient mérité d’y figurer ? Partagez vos impressions et coups de coeur BD de l’année 2017 en commentaire !

 

Où l’on vous présente les 17 livres les plus populaires de l’année 2017

Quels ont été les livres les plus populaires de l’année 2017 ?

Un peu en avance sur notre calendrier, nous vous proposons de découvrir dès maintenant les 17 livres qui ont fait l’année 2017. De quoi éventuellement vous permettre de piocher dans la liste pour vos cadeaux de Noël !

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On remarque que pour la troisième année consécutive, c’est un premier roman qui trône en tête du classement. Les lecteurs semblent ainsi avides de nouveauté. Le classement est par ailleurs très largement dominé par des publications françaises. Seuls trois thrillers signés par des Anglo-saxons figurent dans la liste. A noter par ailleurs, que les lecteurs apprécient toujours ce registre littéraire puisque la moitié de notre top est constituée de livres s’apparentant à l’un des nombreux genres du roman noir (thriller psychologique, roman policier pur et dur,…).
Comme chaque année, la parité est au rendez-vous avec quasiment autant d’auteurs hommes que d’auteurs femmes même si c’est le “sexe faible” qui est présent en force dans le trio de tête.

On vous laisse découvrir ci-dessous le classement.

Pour information, nous entendons par “livres les plus populaires” ceux qui ont le plus été ajoutés dans les bibliothèques de nos membres. Comme toujours, n’hésitez pas à commenter l’article et nous faire part des ouvrages qui auraient dû, selon vous, y figurer.

17. Nuit de Bernard Minier

Nuit par Minier

C’est Bernard Minier qui ouvre le classement cette année, avec son dernier livre Nuit. Une nouvelle danse macabre entre le commandant de police judiciaire Martin Servaz et Julian Hirtmann, l’effroyable tueur en série suisse au cœur d’une nouvelle enquête. Cette fois, tout démarre dans les eaux norvégiennes, sur le pont d’une plateforme pétrolière où un meurtre atroce a été commis. Kirsten Nigaard, inspectrice norvégienne, est sur le coup. D’élément en élément, les noms de Hirtmann et de Servaz vont se rapprocher. Jusque dans la nuit la plus sombre…

Un thriller haletant qui vient compléter la bibliographie d’un aspirant maître du thriller hexagonal. A votre tour d’entrer dans la Nuit !

Découvrez Nuit de Bernard Minier.

16. Vernon Subutex, tome 3 de Virginie Despentes

Vernon Subutex, tome 3  par Despentes

Ça y est, c’en est fini des aventures de Vernon Subutex que nous avions rencontré dans le premier tome de ses aventures paru en 2015 chez Grasset. L’ancien disquaire aspirant gourou, qui doit son prénom à un pseudonyme de Boris Vian et son nom à l’appellation commerciale de la buprénorphine, tire sa révérence. En deux années, Virginie Despentes aura donné naissance à un personnage irrévérencieux, opportuniste et lubrique, mais pourtant tellement attachant.

Incontestable succès pour ce troisième tome sorti dans les librairies en mai 2017 et qui confirme toute l’importance sur la scène littéraire de Virginie Despentes, qui traduira bientôt Sifting through the Madness for the word, the line, the way, l’ultime recueil de poèmes de Charles Bukowski, pour le compte de la maison Au Diable Vauvert.

Découvrez Vernon Subutex, tome 3 de Virginie Despentes.

15. Le Jour d’avant de Sorj Chalandon

Le jour d'avant par Chalandon
« Venge-nous de la mine. » Si ce sont là les derniers mots écrits par le père du narrateur, ce sont aussi les premiers de Sorj Chalandon sur la quatrième de couverture du livre Le Jour d’avant, publié chez Grasset. Cette mine, c’est celle de Liévin dans laquelle furent engloutis 42 ouvriers le 27 décembre 1974. Un drame oublié de l’histoire sociale ? Pas pour Sorj Chalandon qui a vécu ce drame comme « le pire de l’injustice » (lire l’intégralité de son interview ici). Alors journaliste pour Libération, Sorj Chalandon entend un jour leur rendre justice. C’est chose faite avec Le Jour d’avant, un livre qui a touché les lecteurs, qu’ils se souviennent du drame ou non : « Je tremble, je murmure, je pleure a confié Latina dans sa critique du livre. Sorj Chalandon a réussi à me plonger dans l’atroce quotidien des mineurs en leur rendant hommage de la meilleure façon qui soit, mais il est parvenu aussi à me faire comprendre la culpabilité qui ronge le cœur de l’homme ».

Déjà très apprécié des lecteurs (Sorj Chalandon a une note moyenne de 4,26/5 pour 4406 votes), l’auteur bénéficie avec son dernier ouvrage Le Jour d’avant d’une moyenne de 4,33 sur 5, la meilleure de toutes ses notes. De là à dire qu’il s’agit de son meilleur livre ?

Découvrez Le Jour d’avant de Sorj Chalandon.

14. L’Ordre du jour d’Eric Vuillard

L'ordre du jour par Vuillard

Alors que Chanson douce de Leïla Slimani, Goncourt 2016, montait fièrement sur la troisième marche du podium l’année dernière, L’Ordre du jour, Goncourt mouture 2017, s’empare de la 14e place. Il y a cependant fort à parier que le livre devrait s’arracher dans les librairies à Noël et monter progressivement dans le classement.

“Tour à tour, drôle, grinçant, ironique, Eric Vuillard pointe la lâcheté, la légèreté, l’aveuglement des hommes politiques français, anglais, autrichiens face à Hitler.” Comme le résume palamede, Eric Vuillard s’empare d’un sujet grave pour construire un roman retentissant, une fenêtre ouverte sur la naissance d’un conflit. Après Tristesse de la terre. Une histoire de Buffalo Bill Cody, 14 Juillet et Congo, Eric Vuillard s’impose plus que jamais dans la cour des grands.

Découvrez L’Ordre du jour d’Eric Vuillard

13. Bakhita de Véronique Olmi

Bakhita par Olmi
Grâce à ce roman publié chez Albin Michel, tout le monde connaît aujourd’hui, sinon l’histoire, tout du moins le nom de cette esclave africaine canonisée par Jean-Paul II le 1er octobre 2000. Un destin incroyable, bien digne d’un roman, et un sujet qui s’est imposé à Véronique Olmi lorsque l’écrivain et dramaturge tomba nez à nez sur son portrait dans une église de Langeais, en Touraine.

Pour connaître l’histoire et la vie incroyable de celle qui, à force d’avoir été si précocement torturée, ne se souvenait même pas de son prénom, il faut lire le livre poignant de Véronique Olmi, « une leçon de vie » selon celdadou autant qu’un « très beau travail d’écriture » pour Tynn. Immédiatement remarqué par les lecteurs, le livre a également reçu le prix du roman Fnac des mains de Leïla Slimani.

Découvrez Bakhita de Véronique Olmi

12. Sharko de Franck Thilliez


Sharko par Thilliez

C’est que le duo Sharko – Henebelle commençait à nous manquer dans les rayonnages de nos librairies favorites. Franck Thilliez a entendu nos voix et nous a offert en avril 2017 l’occasion de retrouver notre couple de flics préféré avec Sharko, son dernier livre paru chez Fleuve noir.

Une énième enquête sur le fil du rasoir où vont se mêler apprentis vampires, cadavres mutilés et secrets bien gardés. Sauf que cette fois, Lucie Henebelle et Franck Sharko ont bien plus à perdre que la résolution d’une enquête : se perdre eux-mêmes… Noir c’est noir. Laissons le mot de la fin à Souri7 : “Une valeur sûre du thriller avec encore une fois une intrigue captivante et sombre.” Tentant, n’est-ce pas ?

Découvrez Sharko de Franck Thilliez

11. Au fond de l’eau de Paula Hawkins


Au fond de l'eau par Hawkins

Après le succès monstre de sa Fille du train, Paula Hawkins était très certainement attendue au tournant, comme peuvent l’être d’ailleurs tous les auteurs qui connaissent un succès fulgurant lors de la sortie de leur premier roman. Allait-elle être à la hauteur avec son deuxième ouvrage intitulé Au fond de l’eau et publié chez Sonatine ?

Paula Hawkins ne réédite certes pas l’exploit de 2015 et ne domine pas une nouvelle fois notre classement. Elle est cependant aux portes de notre top 10 et a suscité de nombreuses réactions positives des lecteurs malgré une histoire qui s’éloigne des thèmes évoqués dans le précédent : « Il est complètement différent et plein de charme » prévient ainsi d’entrée Iris29, très emballée par ce nouveau roman. « On change complètement d’environnement, cette fois-ci elle nous emmène dans une petite ville avec une rivière comme acteur principal », insiste pour sa part Siine.
Loin d’être découragés, les lecteurs ont apprécié ce nouveau thriller psychologique où il est notamment question, dixit Iris29, de « sorcellerie, [de] beaucoup d’eau et de poésie ».

Découvrez Au fond de l’eau de Paula Hawkins

10. Le Couple d’à côté de Shari Lapena
Le couple d'à côté par Lapena

Le Couple d’a côté de Shari Lapena, publié aux Presses de la Cité, est l’un des grands représentants, dans notre classement, du thriller psychologique, genre plébiscité par les lecteurs depuis quelques années.
Le roman raconte l’histoire d’un couple invité à dîner chez leurs voisins, sans leur nouveau-né. La baby-sitter se décommande mais qu’importe, ils surveilleront le bébé via le baby-phone. Hélas, quand ils rentrent, leur enfant a disparu…

Ce point de départ n’est naturellement que la première surprise qui attend le lecteur, de nombreux secrets étant révélés tout au long de la lecture : « de secrets en révélation, de faux-semblants en rebondissements, la disparition de la petite Cora devient vraiment palpitante » assure Antyryia. Les lecteurs se sont quasiment tous fait surprendre par la fin, inattendue… 

Découvrez Le Couple d’a côté de Shari Lapena.

9. L’Art de perdre d’Alice Zeniter

L'Art de perdre par Zeniter

Auteur de nombreux livres appréciés des critiques comme des lecteurs, Alice Zeniter a frappé un grand coup cette année avec son roman L’Art de perdre publié chez Flammarion. Au sommet des listes de ventes et finaliste de la plupart des prix littéraires, le roman a été remarqué non seulement pour ses qualités littéraires mais aussi pour les nombreuses problématiques qu’il soulève. Alice Zeniter, à travers une saga familiale racontée en trois temps et autant de générations, évoque en effet le sort des Algériens qui quittèrent leur pays pour la France à l’issue de la guerre d’indépendance mais aussi le destin de leurs enfants. Au fil des pages, c’est le rapport entre l’Algérie est la France qui est questionné, comme celui qui unit ces Harkis et descendants d’Harkis à leur pays.

Pourquoi s’être ainsi intéressée aux Harkis ? Alice Zeniter s’est exprimée auprès de ses lecteurs lors d’une rencontre dans nos locaux : « J’ai voulu montrer qu’il s’agissait de gens aux trajectoires multiples, bien plus complexes que ce que l’on présente dans l’histoire officielle. » Si vous avez raté la rencontre, vous pouvez la revivre grâce à notre compte-rendu ou en vidéo.

Découvrez L’Art de perdre  d’Alice Zeniter.

8. Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson

Arrête avec tes mensonges par Besson

Si l’ouvrage n’a pas plu à tout le monde et apparemment pas du tout à Jean-Marc Proust, Arrête avec tes mensonges, publié aux éditions Julliard, est un coup de cœur pour nos lecteurs qui, il est vrai, aiment beaucoup Philippe Besson. Peut-être faut-il l’aimer un peu d’ailleurs pour apprécier à sa juste valeur cet ouvrage autobiographique dans lequel l’auteur se livre entièrement : « Philippe Besson se met à nu dans ce roman, écrit Marina53. Sans fioritures. Il livre, avec émotion et délicatesse, son histoire d’amour avec Thomas Andrieu, qu’il a connu à 17 ans. »

Les lecteurs ont été des plus sensibles à la prose de l’auteur : « Je referme ce livre et me demande quel qualificatif le servira le mieux : délicat, sensible, sincère, pudique, magistral » nous dit Isabelleapure dans sa critique. Un sentiment presque unanime parmi les lecteurs sur Babelio. De tous les livres publiés par Besson, c’est celui qui a la meilleure moyenne sur le site.

Découvrez Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson.

7. La Fille d’avant de J.P. Delaney

La Fille d'avant par Delaney

C’est dans un magnifique appartement à la pointe de la technologie que vous invite J.P. Delaney dans son thriller psychologique publié chez Mazarine. Attention tout de même, le propriétaire semble assez intrusif et la personne qui y logeait précédemment, la fameuse « fille d’avant », y a vécu des choses pas très nettes.

La Fille d’avant a été très apprécié des lecteurs comme Iris29 qui a succombé à son double suspense : « Alternant le point de vue des deux jeunes femmes en un avant/ après, l’auteur nous précipite dans un suspens chic, froid, et sexy, un peu à l’image de cette maison ultra moderne et minimaliste. » Oserez-vous également frapper à la porte du 1 Folgate Street ?

Découvrez La Fille d’avant de J.P. Delaney

6. Frappe-toi le cœur d’Amélie Nothomb

Frappe-toi le coeur par Nothomb
Les lecteurs étaient prévenus. Frappe-toi le cœur, dont le titre est emprunté à un vers d’Alfred de Musset, est “une des [histoires] les plus noires que j’aie écrite” avait déclaré Amélie Nothomb avant sa sortie. Pas de quoi, toutefois, effrayer ses nombreux lecteurs, toujours fidèles aux écrits annuels  de l’écrivain.

La cuvée 2017 semble faire partie de ses bons crus. Des lecteurs tels que Jeunejane parlent déjà d’un “futur classique” : “Amélie Nothomb développe admirablement bien les caractères des différents personnages et transforme son roman en une oeuvre magistrale.” Qu’avez-vous pensé de ce millésime 2017 ? Pensez-vous également qu’il s’agisse d’un des meilleurs livres d’Amélie Nothomb ?

Découvrez Frappe-toi le coeur d’Amélie Nothomb

5. Article 353 du Code Pénal de Tanguy Viel

Article 353 du code pénal par Viel
Lauréat du Grand Prix RTL-Lire 2017, Article 353 du code pénal de Tanguy Viel a été pour beaucoup de membres le premier coup de cœur de l’année. Comme le rappelle BookyCooky dans sa critique du livre “L’article 353 du Code de Procédure pénale permet d’en appeler moins aux preuves qu’à la conscience des juges et jurés de la cour d’assise, en somme se fier à l’intime conviction”.

Les choix moraux et les questions de responsabilité sont au coeur de ce récit qui prend la forme d’un huis-clos : “Dans le bureau d’un juge d’instruction, résume Nameless, Martial Kermeur raconte sa vie, la somme des omissions et renoncements, les rêves inaccomplis, l’enchaînement des mauvaises réponses données à de bonnes questions, toutes les erreurs d’aiguillage qui l’ont amené à noyer Antoine Lazenec.” Un court roman salué par tous pour sa profondeur.

Découvrez Article 353 du code pénal de Tanguy Viel

4. La Passe-miroir, tome 3 : La mémoire de Babel de Christelle Dabos

La passe-miroir, tome 3 : La mémoire de Babel par Dabos
Suite et (bientôt) fin des aventures d’Ophélie que l’on s’apprête à quitter avec grand regret dans ce troisième et avant-dernier tome de la saga créée par Christelle Dabos. La Passe-miroir a véritablement été LA découverte jeunesse depuis la parution du premier tome en 2013. La Mémoire de Babel vient donc prolonger un cycle magistral porté par un univers-monde étoffé comme rarement et qui hisse Christelle Dabos au niveau des plus grands du genre.

“Un livre enchanteur, magnétique, déroutant”, “Grand plaisir de retrouver l’héroïne aux lunettes émotives et à l’écharpe fusionnelle !”, “Coup de cœur ! Merveille ! Coup de génie ! Addictif !”… Toutes ces voix de lecteurs et lectrices appuient avec engouement la très bonne moyenne de 4,54/5 (pour 483 notes) obtenue par ce troisième tome. Nul doute que le quatrième et dernier tome de la saga viendra couronner le tout. En attendant, il ne nous reste plus qu’à prendre notre mal en patience avant de découvrir la fin de cette saga.

Découvrez La Passe-miroir, tome 3 : La Mémoire de Babel de Christelle Dabos

3. Un appartement à Paris de Guillaume Musso

Un appartement à Paris par MussoGrand habitué de nos classements (il fut à la tête de notre top 2014), Guillaume Musso se situe cette année à la troisième place des livres les plus populaires auprès de nos lecteurs. La grande surprise étant cette fois qu’il n’y ait pas eu de duel avec son rival de toujours Marc Levy, absent de justesse de notre classement annuel (on se doute que ce n’est que pour mieux revenir l’année prochaine).

Si la presse est comme d’habitude timorée quand il s’agit de critiquer l’oeuvre de Musso, les lecteurs ont apprécié cette cuvée 2017. Avec Un appartement à Paris, Guillaume Musso retrouve la forme du thriller pour proposer une intrigue située dans le milieu de l’art : « Un thriller sombre, captivant, prenant qui se dévore ; rempli de rebondissements, de suspense, d’émotions » écrit Millyjess. D’autres, comme S0-Kelly ont simplement apprécié retrouver l’atmosphère des romans de Musso ainsi que sa plume : « Un plaisir de retrouver la fluidité sans failles et la plume enchanteresse de Guillaume Musso. »

Découvrez Un appartement à Paris de Guillaume Musso.

2. Quand sort la recluse de Fred Vargas

Quand sort la recluse par Vargas

Certains fidèles comme Dixie39 avaient peur : « Toujours avant d’ouvrir le dernier Vargas : cette crainte que la magie n’opère plus. » Ainsi, même la fidèle The_Bill craignait le pire : « Après une dizaine de livres, je pensais qu’elle m’avait tout fait, que fatalement elle allait se redire, ressortir les mêmes ressorts scénaristiques. » Pourtant, à la vue des critiques, on se rend compte que ces craintes n’avaient pas lieu d’être. Les lecteurs ont été conquis par Quand sort la recluse, dernière enquête en date du commissaire Adamsberg (mais ne nous leurrons pas, le charisme de ce dernier joue certainement beaucoup auprès de ses nombreuses lectrices !).

Avec une moyenne de 4,06, ce roman de Fred Vargas publié chez Flammarion obtient même une meilleure moyenne que le précédent, qui était également présent dans notre classement de 2015 (avec une moyenne de 3,98).  Il est question de la mort mystérieuse de plusieurs octogénaires mais aussi d’une araignée particulièrement venimeuse…

Découvrez Quand sort la recluse de Fred Vargas.

1. La Tresse de Laetitia Colombani

La tresse par Colombani
C’est presque devenu une tradition. Depuis 2015, notre classement des livres les plus populaires est désormais chaque année dominé par le premier roman d’un auteur quasi-inconnu ! Après En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut – que précisément aucun critique, aucun journaliste et aucun lecteur n’attendait et qui a pourtant remporté tous les suffrages en 2016 – et Paula Hawkins qui avec sa Fille du train a porté le genre du thriller psychologique au sommet de tous les classements littéraires de 2015, c’est cette année La Tresse de Laetitia Colombani qui est porté en tête de notre classement !

Actrice, réalisatrice et désormais écrivain, Laetitia Colombani, repérée par l’éditrice de Grasset Juliette Joste (à qui nous avions posé quelques questions sur son métier en 2013 lorsqu’elle travaillait chez Belfond), a frappé un grand coup avec ce premier roman qui raconte le parcours de trois femmes dont les destins pourtant éloignés vont se croiser subtilement, telle une tresse où s’entrelaceraient plusieurs cheveux de femmes aux origines les plus diverses : Smita, une mère Dalit, c’est-à-dire une Intouchable, Julia une jeune Sicilienne, et Sarah, une avocate ambitieuse.

« Je suis moi-même une femme, une épouse, une mère, nous avait répondu Laetitia Colombani dans un entretien. En tant qu’écrivain, j’avais envie de parler de ce que c’est qu’être une femme dans le monde d’aujourd’hui. » 

Découvrez La Tresse de Laetitia Colombani.

Retrouvez la liste en vidéo : 

Qu’avez-vous pensé de ce classement ? Quels sont les grands oubliés ? Et surtout, quels sont les livres qui feront l’année 2018 ?