A la rencontre des membres Babelio (31)

Avec près de 730 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. En ce mois de février nous donnons la parole à Rabanne, inscrite assez récemment sur Babelio et déjà très active.

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Rencontre avec rabanne, inscrite depuis le 11 octobre 2015

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ?

J’ai connu l’existence de Babelio par le biais de mon travail, mais je ne l’ai réellement découvert qu’en septembre 2015, en inscrivant nos classes de seconde à un défi lecture. Avec ma collègue, nous avons alors créé un compte pour le CDI du lycée et, après le défi, nous avons continué d’alimenter notre bibliothèque et de retranscrire les critiques des élèves comme celles des enseignants.

Je me suis vraiment prise au jeu, appréciant l’interface et les multiples fonctionnalités du site. Naturellement, j’ai voulu me créer un compte personnel… Et c’était parti pour l’aventure Babelio !

Vous êtes inscrite sur le site depuis fin 2015, et comptabilisez déjà sur votre compte près de 900 critiques et 1300 citations, ce qui est assez impressionnant ! Combien de temps passez-vous sur Babelio chaque semaine ? Quel usage en faites-vous ?

Je crois qu’il y a sûrement plus « impressionnant » que mon profil (rires) ! Déjà, noter que plus d’un tiers de ces critiques concernent des livres lus bien avant d’arriver sur le site…

Chacun sait que Babelio c’est carrément ad-dic-tif, surtout au temps de la découverte ! (« Que celui qui n’a jamais péché me jette la première pierre »…). Le concept fait que l’on ne décroche jamais réellement : une recherche sur la date de sortie d’un roman ou sur la bio d’un auteur ; une lecture en cours ou une critique à lire/écrire ; des livres à noter dans son pense-bête, etc. etc. Et puis, surtout, il y a le partage et l’émulation entre lecteurs qui donne toute sa raison d’être à Babelio, n’est-ce pas ? Et comme je suis bavarde, ça tombe bien (veuillez me pardonner d’avance) !

Mon expérience personnelle ? Une fréquentation quasi-quotidienne durant la première année, puis plus ou moins espacée selon que je suis en repos, en week-end, en vacances… Aujourd’hui, je n’en fais pas un drame si je ne consulte pas mon « fil d’actualités » pendant 3-4 jours, ou si je ne publie une citation ou une critique qu’au bout de 5 ou 10 jours !

FB_IMG_1541183377419Mais c’est impossible à « comptabiliser » en réalité, cela reste inhérent à nos disponibilités, nos goûts, nos besoins, notre humeur… D’où le choix personnel d’une liste d’amis raisonnable et d’avoir spécifiquement paramétré mon compte (ex : suivre uniquement les critiques et citations de mes amis).

Sinon, je consulte davantage Babelio sur mon smartphone que sur l’ordinateur. Mon usage est autant professionnel que personnel, mais j’adopte alors une approche assez différente du site (beaucoup plus spontanée et ludique dans mon usage personnel).

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ? Vous semblez avoir des goûts assez éclectiques…

Oui, hormis le théâtre, le développement personnel, les thrillers et la SF, je lis un peu de tout… Mais peut-être davantage de littérature contemporaine aujourd’hui.

Ma préférence va vers tout ce qui touche à l’humanité, la femme, la société, l’histoire, le témoignage, la jeunesse (mon métier, encore), la psychologie (mais pas trop de psychanalyse ni de philosophie !).

Par ailleurs, ma bibliothèque s’est enrichie de bandes dessinées et de mangas, et je commence à l’étoffer de quelques romans policiers, de littérature étrangère, dont japonaise et coréenne (tout récemment).

Pouvez-vous commenter en quelques mots vos choix de « Livres pour une île déserte » ? Est-ce qu’ils reflètent ce que vous aimez lire à longueur d’année, ou bien est-ce des coups de cœur plus « isolés » ?

Oui, ils reflètent pour chacun mes goûts littéraires. Ce sont, également, des coups de cœurs isolés et mémorables.

Sur une « île déserte », on est censé être tout seul (et avec soi-même !), avoir tout le temps et l’espace devant soi… Il s’agit donc de choix de livres plus ou moins introspectifs, que je pourrais relire et relire, inlassablement, tout en les redécouvrant à chaque fois (!).

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Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Tout dépend de l’âge et où se situe le degré de la « découverte » ?… Mais si je remonte à ma tendre jeunesse, ce fut vers 10-11 ans : Mon bel oranger de José Mauro de Vasconcelos. Premier roman coup-de-poing et infiniment poétique ; première fois que je pleurais tout en lisant !

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

Le terme « beau » reste assez subjectif et, encore, il y en a plus d’un !… Mais celui découvert grâce à mes amis babéliotes, et qui m’aura littéralement happée, comme par un film : Nous rêvions juste de liberté de Henri Loevenbruck.

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Pareil, il y en a plus d’un… Peut-être alors l’un de mes favoris : Vent d’est, vent d’ouest de Pearl Buck.

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

A la recherche du temps perdu de Marcel Proust (tenté plusieurs fois, abandonné à chaque fois, mais je ne désespère pas !).

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Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Ma perle rare : Séraphin Verre de Christian Pernath (deux critiques sur Babelio, dont la mienne).

Tablette, liseuse ou papier ?

Le bon vieux livre en « 2D » aura toujours ma préférence ! L’objet, les pages qui se tournent, sur lesquelles on revient, l’odeur. Irremplaçable.

J’ai déjà lu quelques ouvrages sur la liseuse de ma fille. L’aspect positif que je lui concède est son espace pratique de stockage. J’adhère moins en matière de confort de lecture.

Sinon, je ne fustige aucunement la pratique de la lecture numérique, souvent bien secourable pour les personnes/élèves en difficulté (déficients visuels, dyslexiques, dysorthographiques, etc.).

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Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Le soir : bien calée dans mon lit, sous un gros édredon…

La journée : si je le peux, de préférence allongée sur un transat, les gambettes au soleil !!

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

Antoine de Saint-Exupéry : « Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis. » Issu de son roman inachevé Citadelle (publication posthume, 1948)

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Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

Rêves oubliés de Léonor de Récondo.

Je l’ai choisi lors d’une rencontre toute récente avec l’auteure, dans une librairie de ma région ! (J’avais lu deux de ses romans, mais pas encore son deuxième.)

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

D’après moi, il n’y a pas de « bonne » ou de « mauvaise » critique en soi, mais il y a des critiques plus intéressantes, attrayantes, que d’autres… J’apprécie les avis, les retours de lecture qui me donnent envie de découvrir un livre que je ne connais pas. Et pour l’envie, c’est au ressenti personnel du lecteur que je me fie.

J’avoue apprécier une certaine concision et précision (genre de récit, thèmes abordés, intention de l’auteur). J’aime que les critiques soient un tant soit peu étayées et argumentées, mais pas sur des kilomètres non plus… Que cela ne verse pas dans une analyse alambiquée du texte, et qu’on y perde finalement son latin ! Totalement rédhibitoire, bien sûr, le résumé (« spoil ») complet du livre chroniqué !

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ?

Il y en a évidemment des tas !… Telles de jolies rencontres avec mes amis lecteurs, de belles affinités livresques, de riches discussions, de nombreux moments complices, quelques échanges de livres, de surprenantes et inoubliables découvertes littéraires…

Mais celle que je retiendrais dernièrement, donc en particulier, est l’unique rencontre réelle que j’ai faite d’un ami babéliote… Ou comment passer de « l ‘autre côté du miroir », avec un soupçon d’appréhension et un brin d’intimidation , puis avec beaucoup plus de naturel, dès lors que l’on se rejoint sur ce terrain qui nous réunit tous ici : la lecture !

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Pouvez-vous nous parler un peu de votre métier d’enseignante-documentaliste ? Est-ce que Babelio est un outil qui vous aide aussi dans votre profession ?

Ce métier a bien évolué à l’heure du numérique, ainsi que l’image d’Épinal que l’on peut encore s’en faire !…

Être « professeur-documentaliste » aujourd’hui requiert de multiples compétences (validées par un CAPES de Documentation depuis 1989) : l’accueil de la communauté éducative, l’animation et la gestion du centre documentaire de l’établissement (CDI), l’ouverture culturelle et, enfin, les missions pédagogiques spécifiques propres à l’EMI (Éducation aux médias et à l’information).

« La promotion de la lecture » fait partie intégrante de mes missions pédagogiques d’enseignante documentaliste, se situant précisément dans le domaine de l’ouverture culturelle… Alors oui, Babelio est devenu une ressource utile et un outil précieux dans ma pratique professionnelle au quotidien !!!

Merci à rabanne pour ses réponses !

Un voyage dans les Appalaches avec Roy Braverman

Éditeur, scénariste de bandes dessinées, grand voyageur et écrivain, Patrick Manoukian est venu présenter à une trentaine de lecteurs Babelio son dernier roman Hunter, publié chez Hugo et Compagnie. Les amateurs des enquêtes mongoles de Yeruldelgger connaissaient Patrick Manoukian sous le pseudonyme Ian Manook, mais c’est sous la nouvelle identité de Roy Braverman que l’auteur a écrit ce livre et rencontre ses lecteurs.

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Le récit de Hunter raconte la disparition étrange de plusieurs couples dans une petite ville des Etats-Unis. Les hommes sont retrouvés assassinés tandis que les femmes sont portées disparues. Hunter, homme de couleur métisse, est condamné à mort pour ces crimes et s’évade de la prison après douze années de captivité. Il revient dans le petit village des Appalaches où ont eu lieu les crimes et l’ancien policier Freeman va tout faire pour que Hunter avoue où il a caché le corps de Louise, sa fille, une des cinq disparues.

Tout commence par un pari

Roy Braverman a commencé à écrire dès l’âge de quinze ans et en est venu à être publié à l’occasion d’un pari conclu avec sa fille. « Le défi d’écriture vient de ma fille Zoé. J’ai toujours écrit pendant cinquante années sans ne jamais rien terminer. Lorsque je bloquais sur un genre, je passais à un autre, et ainsi de suite. Quand ma fille est partie vivre à Buenos Aires, je lui ai demandé si elle voulait que je continue à lui envoyer ce que j’écrivais, mais elle en a eu marre de ne jamais avoir la  fin des romans et m’a demandé d’en terminer un une bonne fois pour toutes ».

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Une histoire de pseudonymes

L’auteur a publié ses œuvres sous plusieurs pseudonymes, notamment Ian Manook pour son roman Yeruldelgger publié chez Albin Michel en 2013 et Paul Eyghar pour Les Bertignac : L’homme à l’œil de diamant publié chez Hugo & Cie en 2011. Un choix qui n’est pas lié au hasard, puisque Roy Braverman adapte son pseudonyme en fonction du genre qu’il décide d’écrire. « J’avais conscience que Hunter était autre chose. L’histoire était destinée à être un polar à l’américaine, plus linéaire et plus dense, avec moins de descriptions et plus d’action. Quitte à faire quelque chose de différent, autant écrire sous un pseudonyme différent ! ».

Une source d’inspiration littéraire minime

Lorsque la question de ses inspirations littéraires lui est posée, Roy Braverman répond qu’il n’en a que très peu, voire pas du tout. Il a fait le souhait de ne pas être influencé par d’autres écrits mais dit aimer tout de même les livres courts en citant J. D. Salinger. « Il y a deux grandes écoles pour moi dans le métier d’écrivain. La première, c’est le devoir de tout lire pour se construire et construire ses récits. Moi, je ne fais pas partie de cette école car si je lis trop de romans, j’ai peur de rencontrer des idées en me demandant pourquoi moi-même je n’y avais pas pensé avant pour mes histoires. En revanche, à chaque salon  littéraire je ramène au moins cinq livres et je lis les trente premières pages de chacun afin de m’en faire une idée générale. Ensuite, je fais deux piles : une pour les livres que je lirai, et une autre pour ceux que je ne lirai pas. C’est la seconde pile qui grandit le plus vite… »

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Braverman : un grand voyageur

L’écrivain s’inspire d’endroits qui l’ont particulièrement marqué pour situer ses intrigues. « Pour les pays dans lesquels j’ai voyagé, je n’ai pas de problème de description, je me base sur mes propres souvenirs. En revanche, je préfère inventer un lieu et un contexte lorsque des scènes se déroulent dans des endroits plus petits. C’est le cas pour les scènes de crime, par exemple ». Il ne fait pas spécialement de recherches car il aime laisser son libre court à son imagination : « Je ne connais pas la phrase qui va suivre ce que je suis en train d’écrire ».

Le point de vue de l’auteur sur ses personnages

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Certains lecteurs ont fait remarquer qu’il n’y avait pas beaucoup de caractéristiques et de descriptions physiques des personnages, et que les dialogues et l’aspect moral étaient privilégiés. Roy Braverman éprouve un réel attachement pour ses personnages et pense que la qualité du langage et des échanges est plus importante que celle de l’apparence. « J’aime m’attacher à construire tous les personnages comme s’ils allaient durer cinq cents pages. Ils se construisent en effet pour moi beaucoup par les dialogues et les expressions. J’évite les descriptions physiques car l’épaisseur vient des dialogues qui forment les gens ». Le personnage de Denise dans son roman a été unanimement apprécié et l’auteur dit vouloir mettre plus de femmes en personnages principaux dans ses futurs livres. « Je veux construire tous mes personnages de manière la plus dense possible. Pour le prochain roman, dans les dix protagonistes que j’ai commencé à construire, sept sont des femmes ».

La question du racisme dans Hunter

Les origines du personnage de Hunter sont assez floues. Il est décrit comme un « demi-sang indien », et dans une région reculée comme la chaîne de montagnes des Appalaches située à l’est de l’Amérique du nord, les personnes de couleur de peau ne sont pas toujours très bien perçues. Le shérif qui a envoyé Hunter en prison pendant douze années a profité de cette discrimination raciale pour faire condamner un homme qui se qualifie comme innocent. « Je veux parler des natifs dans mon livre et dans les livres qui vont suivre. Les endroits reculés comme les Appalaches sont sidérants et très excentrés des grandes villes. Dans Hunter, il y a une sorte de domination que je voulais aborder depuis un certain temps et c’est pour cela que j’ai fait de mon personnage un « sang-mêlé » comme le sont considérés beaucoup d’indiens aujourd’hui aux Etats-Unis ».

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Roy Braverman travaille actuellement sur l’écriture du second tome d’une trilogie prévue. L’histoire devrait s’ancrer en Alaska où le lecteur pourra retrouver le personnage de Hunter. L’écrivain pense aussi déjà au troisième tome, qu’il aimerait situer en Louisiane. S’il tient ses promesses, son prochain livre devrait être publié en mai 2019, l’auteur ayant rappelé qu’il publiait un roman chaque mois de mai.

 

Les 10 BD les plus populaires de 2017 sur Babelio

Quelles BD ont été les plus populaires de l’année 2017 ?

A l’occasion du 45ème festival de la BD d’Angoulême, nous vous proposons de découvrir les 10 BD qui ont été les plus populaires sur Babelio pendant l’année 2017.

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Des westerns, des biographies, les irréductibles Astérix et Obélix mais aussi de nombreuses surprises émaillent ce classement qui semble confirmer la diversification actuelle du secteur de la bande dessinée et la grande créativité des auteurs et dessinateurs français. Des fictions pures côtoient en effet, dans les premières places, des portraits et autres biographies. A noter que malgré leur énorme succès au cinéma, les récits de super-héros et plus largement les comics sont absents de notre classement, de même que les mangas. Peut-être feront-ils un retour fracassant en 2018 !

On remarque en outre que certains personnages, pourtant pas si vieux (enfin si l’on exclut notre bande des Vieux Fourneaux 🙂 ), sont déjà devenus de véritables classiques de la BD.

Enfin, si la plupart des auteurs du classement sont des dessinateurs ou scénaristes reconnus, il y a fort à parier que cette liste vous fera découvrir de nouveaux horizons de lecture. Comme toujours, n’hésitez pas à commenter l’article et nous faire part des BD, comics ou mangas qui auraient dû, selon vous, y figurer.

Pour information, nous entendons par “bandes dessinées les plus populaires” celles qui ont le plus été ajoutées dans les bibliothèques de nos membres en 2017.

10 : Undertaker, tome 3 : L’Ogre de Sutter Camp de Xavier Dorison

Apparu il y a deux ans à peine aux rênes d’un bien sombre corbillard, Jonas Crow alias L’Undertaker vient subrepticement de faire sa place au milieu des plus grandes figures de l’Ouest. Alors que Blueberry, Lucky Luke ou encore Buddy Longway régnaient sans partage dans les albums de BD franco-belges, il faudra désormais compter sur ce croque-mort au lourd passé. Et ce sont justement des fantômes qu’il croyait enterrés depuis longtemps qui surgissent dans ce troisième album dans lequel Jonas Crow peut tout de même compter sur le soutien de ses nouvelles alliées féminines.

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Le scénario signé Xavier Dorison a été aussi apprécié que les dessins de Ralph Meyer :  “Les cadrages sont dynamiques souligne Franz, et la mise en couleur réjouissante notamment dans le rendu des scènes nocturnes. Le croquemort traque le croquemitaine, la Camarde danse la gigue et l’animal lecteur se retrousse les babines de plaisir.”

Découvrez Undertaker, tome 3 de Xavier Dorison et Ralph Meyer, publié chez Dargaud

9 : Secret pour secret de Charlotte Bousquet

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Au milieu de nombreuses BD plutôt orientées « adultes », Secret pour secret fait une entrée remarquée dans notre classement. S’adressant à un public adolescent, cette BD de Charlotte Bousquet parle de thèmes importants et parfois graves comme la sexualité, les relations amoureuses ou amicales ou encore l’avortement. On suit dans ce récit la jeune Louane, 16 ans, qui apprend qu’elle est enceinte. Elle a quitté celui qui pourrait être le père de l’enfant mais Louane ne sait pas trop quoi faire, comment réagir, quelle décision prendre. Elle va se rapprocher de Cécile, une autre adolescente et tenter de se confier à elle.

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Sur un thème « casse-gueule », Charlotte Bousquet, réussit son pari en traitant ces douloureux sujets avec nuance et en ouvrant le débat. Camille, elle-même lycéenne, a apprécié cette BD : « En lisant cet [ouvrage] nous arrivons à nous mettre à la place de cette jeune fille en nous expliquant que nous ne sommes pas à l’abri d’une situation comme celle du personnage principal ».

Découvrez Secret pour secret de Charlotte Bousquet, publié chez Gulf Stream éditeur

8 : Les vieux fourneaux, tome 4 : La magicienne de Wilfrid Lupano

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Voici les septuagénaires les plus rock’n’roll du neuvième art ! Et après un succès toujours renouvelé lors de la sortie des trois premiers tomes, les voici qui reviennent, pieds au plancher, pour un album très en prise avec l’actualité contemporaine. Dans ce nouvel album scénarisé par Wilfrid Lupano et dessiné par Paul Cauuet, il est en effet question de la crise que traverse la France « profonde », de création d’emploi mais aussi d’écologie et d’entreprises aux activités peu reluisantes.

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Nos « petits vieux » sont toujours aussi populaires, une popularité qui sera d’ailleurs bientôt couronnée par la sortie d’une adaptation au cinéma. Mais nul besoin de s’enfermer dans une salle obscure pour apprécier dès maintenant leurs trépidantes aventures. Comme le résume Paroles à la lecture de ce dernier tome : « On rit, on s’émeut, on en redemande ».

Découvrez Les vieux fourneaux, tome 4  de Lupano et Paul Cauuet, publié chez Dargaud

7 : Les Cahiers d’Esther, tome 2 : Histoires de mes 11 ans  de Riad Sattouf

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Quand il ne régale pas ses lecteurs avec le récit de sa jeunesse en Lybie ou en Syrie, Riad Sattouf raconte l’histoire d’une petite fille (bien réelle) d’aujourd’hui, Esther. Elle avait 10 ans dans le premier tome et racontait tout ce qui constituait sa vie. On la retrouve un an plus tard alors qu’elle rentre en CM2. L’objectif de Riad Sattouf est de la suivre jusqu’à ses 18 ans au rythme d’un album par an.

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A 11 ans, Esther prouve qu’on peut être encore un enfant et avoir un regard acéré sur l’actualité. Des attentats à la religion, Esther s’interroge sur le monde dans lequel elle vit. Riad Sattouf traduisant ses pérégrinations et interrogations en dessin. Mesechappeeslivresques a « de nouveau passé un excellent moment en compagnie d’Esther avec ce deuxième opus qui donne le sourire. Les aventures de cette attachante fillette sont une fois de plus irrésistibles. »

Découvrez Les Cahiers d’Esther, tome 2 de Riad Sattouf, publié chez Allary éditions

6 : Idéal Standard d’Aude Picault

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C’est la notion du couple qui est au coeur de ce nouveau récit signé Aude Picault. Claire, trentenaire, cherche une relation durable après de nombreuses déceptions amoureuses. Elle semble enfin la trouver lorsqu’elle rencontre Franck chez qui elle s’installe rapidement.  

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Mais qu’est-ce qu’un couple ? La société ne nous impose-t-elle pas certains modèles qui ne correspondent pas à la vie de tout le monde ? Aude Picault, fidèle à ses habitudes, s’attaque avec malice à la vie contemporaine de jeunes trentenaires un peu perdus dans la vie. C’est pour Checc « une chouette BD qui confronte l’idéal de relation d’une trentenaire banale à la réalité triviale. Le trait – léger et fin – campe des situations du quotidien. »

Découvrez Idéal Standard d’Aude Picault, publié chez Dargaud

5 : L’adoption, tome 2 : La Garùa de Zidrou

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Zidrou et Arno Monin reprennent l’histoire quelques mois après là où elle s’était arrêtée dans le premier tome. Vu la qualité de l’intrigue et l’incroyable retournement de situation qui conclut le récit, il n’est pas étonnant que les lecteurs aient été nombreux à se replonger dans les aventures familiales compliquées de la petite Qinaya. Dans ce tome, c’est Gabriel le grand-père qui a le premier rôle. Il va à Lima retrouver cette petite fille avec qui il avait noué une touchante relation.

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La conclusion de l’histoire est surprenante mais a conquis les lecteurs qui saluent unanimement un récit émouvant et superbement dessiné. Il s’agit pour Oliphant d’une « histoire tendre qui donne du baume au coeur. C’est la vraie vie et c’est une bonne claque. Mais les épreuves permettent parfois de se remettre en question et de réparer ce qui peut encore l’être… »
Découvrez L’adoption, tome 2 de Zidrou et Arno Monin, publié chez Bamboo éditions

4 : Irena, tome 1 de Séverine Tréfouël, Jean-David Morvan & David Evrard

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Voici « l’histoire vraie d’une héroïne oubliée ». Cette héroïne c’est Irena, une résistante polonaise qui a sauvé près de 2500 enfants du ghetto de Varsovie. Scénarisé par le duo Séverine TréfouëlJean-David Morvan et dessiné par David Evrard, ce premier tome d’une trilogie annoncée raconte la vie de cette infatigable jeune femme, révoltée par le sort d’une partie de la population. Alors qu’elle est chargée d’apporter de l’aide aux pauvres dans le ghetto de Varsovie, Irena va rapidement mettre sa propre vie en danger en protégeant un jeune enfant dont sa mère, mourante, ne peut plus s’occuper. C’est le point de départ de l’engagement d’Irena. Il faudra lire la suite pour voir l’étendue de son rôle.

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« Pédagogique, touchante, sans mièvrerie et sans concession, résume RosenDero, Irena est une BD bouleversante sur un sujet qui, à force d’être mentionné, pourrait perdre de sa prégnance. En se focalisant sur des enfants, en illustrant de manière naïve mais non censurée les atrocités commises et subies, Irena concrétise la souffrance et l’absurdité du fascisme. « 

Découvrez Irena, tome 1 de Séverine Tréfouël, Jean-David Morvan et David Evrard, publié chez Glénat

3 : Une soeur de Bastien Vivès

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Entre deux épisodes de Lastman, Bastien Vivès a proposé cet été Une soeur, un très délicat one-shot sur le thème de l’initiation amoureuse, de la découverte de son corps et de celui des autres. Le jeune Antoine, en vacances à l’été un peu aride de ses 13 ans, découvre celui d’Hélène, une jeune fille de 16 ans. Un peu plus sûre d’elle, plus expérimentée, moins timide, Hélène bouleverse la vie d’Antoine, qui a encore un pied dans l’enfance.

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Nouvelle illustration du génie de Vivès dans le minimalisme : celui de son dessin, constitué de seulement quelques traits mais aussi de son récit, tout en pudeur et en silence. Pour Nath45, « la réussite de cet album est dans l’écriture et son graphisme. Dans les deux, j’ai trouvé de la délicatesse, une certaine fraîcheur, un respect de l’autre, de la sensibilité.”

Découvrez Une soeur de Bastien Vivès, publié chez Casterman

2 : Astérix, tome 37 : Astérix et la Transitalique de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri, d’après René Goscinny et Albert Uderzo

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37ème tome des aventures du plus célèbre Gaulois et, déjà, troisième aventure signée du nouveau tandem constitué de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri, Astérix et la Transitalique est non seulement l’une des meilleures ventes de l’année, tous livres confondus, mais aussi l’une des BD les plus populaires auprès des lecteurs de Babelio. Reprenant très fidèlement l’univers créé par Uderzo et Goscinny et en y incorporant leur propre humour, il est vrai pas si éloigné de celui du duo d’origine, les deux auteurs ont réussi à séduire les lecteurs, quel que soit leur âge.

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Dans ce nouvel album, nos trois héros (quoi, Idéfix ne représente donc rien pour vous ? ) participent à une grande course organisée par César pour prouver que ses routes sont les meilleures. Evidemment, nul autre qu’un Romain ne serait avisé de la remporter. A moins que nos irréductibles Gaulois ne s’en mêlent ? « Le graphisme est superbe, annonce Dgwickert dans sa chronique, on n’y voit que du feu, rapport au changement de dessinateur. Les vannes sont toujours aussi bonnes, à mon avis : l’héritage est bien transmis ». Et vous, qu’avez-vous pensé de ce nouveau tome ?

 

Découvrez Astérix, tome 37 : Astérix et la Transitalique de Didier Conrad et Jean-Yves Ferri, publié aux éditions Albert René

1 : Culottées, tome 2 de Pénélope Bagieu

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« It’s a Man’s World » chantait James Brown dans les années 1960 (sans qu’on ne sache trop s’il s’en plaignait ?). C’est un monde d’hommes dans lequel les femmes sont peu visibles. « Les femmes sont obligées d’être plus culottées que les hommes car il y a un véritable problème d’invisibilité et de représentativité qui ne choque personne” déclarait il y a peu l’auteur en interview. Qui connaît en effet la vie de Nellie Bly, qui invente quasiment à elle toute seule le journalisme d’investigation ? Ou encore l’athlète Cheryl Bridges qui bat le record mondial de marathon en 1971 ? Ou, à vrai dire, n’importe laquelle de ces 15 femmes dont Pénélope Bagieu dresse les portraits dans ce deuxième tome de ses Culottées ? Ces femmes ont toutes, comme point commun, d’avoir eu un jour le culot de braver les interdits imposés par leur condition pour aller au bout de leurs idées et de leurs talents. Alors que les articles se multiplient pour célébrer tel ou tel autre héros masculin quel que soit le domaine, ces héroïnes sont loin d’avoir été autant médiatisées, laissant les petites filles d’aujourd’hui avec bien moins de modèles et donc de perspectives d’avenir que les garçons.

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C’est pour Boudicca « une lecture instructive qui secoue mais qui fait aussi beaucoup de bien au moral : on en ressort avec la pêche et des idées plein la tête ». Et c’est la bande dessinée la plus populaire de l’année 2017 sur Babelio !

Découvrez Culottées, tome 2 de Pénélope Bagieu, publié chez Gallimard BD

Ce classement correspond-il à votre bédéthèque idéale de 2017 ? Quelles BD auraient mérité d’y figurer ? Partagez vos impressions et coups de coeur BD de l’année 2017 en commentaire !

 

Où Babelio vous donne un aperçu de la rentrée littéraire 2013

La rentrée littéraire, cet “évènement” typiquement français…

“’Evènement” entre guillemets car, concrètement et historiquement, nul ne s’est concerté pour déclarer officiellement la création d’une rentrée littéraire. Le phénomène est dû à une apparition massive et simultanée de plusieurs prix littéraires au fil des années qui, se concurrençant les uns les autres, poussent les éditeurs à sortir leurs nouveautés dans ce climat de forte compétitivité. Le tout, relayé par la presse, donne naissance à cette fameuse rentrée qui ne pouvait espérer meilleur endroit où croître que le très littéraire Paris.

Que l’on soit amateur de Jean d’Ormesson ou de Maxime Chattam, la rentrée littéraire a le mérite de rassembler les lecteurs autour du livre et de la littérature. Vous avez eu l’occasion de découvrir sur Babelio plusieurs listes de livres vous mettant, j’en suis sûre, l’eau à la bouche. Réjouissez-vous car ce ne sont pas les titres (555 au total) qui manquent. Autant le dire, il y en aura pour tous les goûts !

Parlons chiffres tout d’abord : 555 romans attendus (soit une baisse de 14% par rapport à 2012) dont 86 premiers romans et 198 titres étrangers.  On dénombre moins de livres édités que l’année précédente, moins de têtes d’affiche et plus de jeunes auteurs. Parmi ces jeunes plumes, citons Karin Serre, Boris Razon, Nicolas Clément, Julie Bonnie, Frédéric Verger…

Evidemment, les “monstres sacrés” seront au rendez-vous. Vous serez nombreux à dévorer cvt_Les-perroquets-de-la-place-dArezzo_9616La nostalgie heureuse (Albin Michel) d’Amelie Nothomb, Les Perroquets de la place d’Arezzo  (Albin Michel) d’Eric-Emmanuel Schmitt ou encore L’échange des princesses  (Seuil) de Chantal Thomas et Un jour je m’en irai sans en avoir tout dit (Robert Laffont)  de Jean d’Ormesson.

La veine autobiographique, les romans inspirés de faits réels et les autofictions envahiront très prochainement les rayons de votre librairie préférée. Á noter par exemple le très détaillé Intérieur  (Gallimard) de Thomas Clerc, ou l’art d’examiner centimètres par centimètres son appartement parisien et de se livrer à quelques réflexions personnelles. Vous trouverez également La Servante du seigneur  ( Stock) de Jean Louis Fournier, qui narre la lente perte de contact entre un père et sa fille entrée dans les ordres, Canada  (L’Olivier), de Richard Ford, très attendu après 5 ans d’absence, qui relate la destruction d’une famille suite à une sombre histoire de vol, ainsi que Les saisons de Louveplaine (Seuil) de Cloé Korman , récit d’une jeune émigrée à la recherche de son mari parti en France pour travailler .

L’ écriture de l’intime rejoint également l’Histoire à travers des textes comme Le jour où les skateboards seront gratuits  (Calmann-Lévy), de Saïd Sayrafiezadeh, dont le père, un fervent militant communiste dans les années 70 aux Etats-Unis, lui interdit jusqu’à la consommation de raisins pour raisons politiques et lui refuse toute intégration sociale.

« Une littérature tâtonnante, cherchant à comprendre sa mission et à trouver comment s’emparer du monde et le raconter »  justifierait, selon Raphaëlle Leyris du Monde des livres, la multiplication d’ouvrages de cette rentrée ayant pour sujet des grands noms de la littérature comme Victor Hugo (Trois grands fauves, de Hugo Boris chez Belfond), Jean Anouilh et le défi de monter Antigone à Beyrouth (Le Quatrième mur, de Sorj Chalandon chez Grasset ) ou Guy Debord dans Haute Epoque  (Albin Michel) de Jean-Yves Lacroix, où le narrateur rapporte sa rencontre avec  le philosophe dans une cellule de dégrisement. Une idée séduisante que cette “crise de la littérature” qui accouche de romans très variés et surprenants que les amateurs de littérature sauront apprécier.

Les tragédies qui ont marqué l’année 2012 sont largement relayées avec, en toile de fond, la montée des nationalismes et la menace d’une crise écologique (Le sang des fleurs chez Actes Sud, de Johanna Sinisalo). Le sulfureux Utoya (Ring), où Laurent Obertone nous invite à plonger dans l’esprit du tueur norvégien Anders Breivik, ne manquera pas de faire scandale (vous pouvez voir le teaser du livre : ici), tout comme le récit de la radicalisation d’un enseignant et auteur désabusé, dans Toute la noirceur du monde  (Flammarion) de Pierre Mérot.

le jour où les skates board seront gratuits monde-sans-oiseaux l'échange des princesses

Mais il n’y en a pas uniquement pour les drames et les histoires tristes ! Le très humoristique Manuel de survie à l’usage des incapables (Au Diable Vauvert), signé par Thomas Gunzig, invite le lecteur à suivre les mésaventures rocambolesques de  trois loups, un baleinier au cœur tendre et un primeur malheureux à l’assaut du monde contemporain, tout en cynisme et poésie.

Á noter également quelques ovnis, comme Monde sans oiseaux ( Stock) de Karin Serre,  relatant l’histoire de Petite Boite d’Os vivant au bord d’un lac norvégien dans lequel nage des cochons fluorescents et au fond duquel dorment des cercueils. Mais cela ne l’empêche pas de trouver l’amour avec un prétendu cannibale du nom de Joseph.

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Et la Bande dessinée ? Souvent oubliée des émissions littéraires, le neuvième art aussi fait sa rentrée.  Cette année la publication de bandes dessinées est en hausse par rapport à 2012, contrairement à l’édition « classique ».  Quelques pointures et incontournables assureront aux éditeurs une rentrée sur les chapeaux de roues.  Astérix chez les Pictes (Albert René) , le tome 22 de la série Treize (Dargaud), l’épisode 18 de la désormais célèbre saga Walking Dead (Delcourt),  un nouveau Trolls de Troy (Soleil), le 34ème volume de Thorgal (Le Lombard), un nouvel opus de Blacksad (Dargaud) pour n’en citer que quelques-unOn trouvera également l’intégrale du Transperceneige (Casterman BD) la saga mythique prochainement adaptée au cinéma.

Des surprises également, notamment du côté de chez Zep qui s’essaie pour la première fois à la bande dessinée pour adultes avec Une Histoire d’hommes (Rue de Sèvres). Assisté par Janry, l’auteur Eric-Emmanuel Schmitt passe du côté des planches avec son titre Les aventures de Poussin 1er (Dupuis). 

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Littérature et Bd sont loin d’être des frères ennemis ! Stéphane Heuet livre le sixième et dernier tome du cycle A la recherche du temps perdu.  Miles Hyman et David Fincher sortiront en novembre leur version du Dahlia Noir (Casterman) et le roman La princesse des glaces (Casterman), de la suédoise Camilla Läckberg, verra le jour en novembre dans l’adaptation de Léonie Bichoff et Bocquet. Camus sera de nouveau à l’honneur  avec la sortie du Premier homme (Futuropolis), de José Muñoz.

Que vous soyez puriste ou novice, la rentrée littéraire côté BD promet, elle aussi, de satisfaire les goûts les plus éclectiques !

On attend, évidemment, vos avis concernant les titres de cette rentrée littéraire sur Babelio. D’ici là, bonnes lectures et bonnes découvertes !

Où nos membres s’échangent leurs idées de cadeaux littéraires pour Noël !

L’esprit de Noël envahit Babelio ! Retrouvez tous les idées cadeaux de nos membres ainsi que celles des Ours !

Un conte de Noël

La neige recouvrait peu à peu la cabane. Le feu crépitait dans la cheminée et remplissait d’une douce chaleur la pièce où s’étaient installés les 3 Ours pour lire leurs romans préférés et s’amuser ensemble autour des quiz.  Cependant, à peine eurent-ils le temps de se servir d’une nouvelle cuillerée de miel, qu’un vieil homme, tout de rouge vêtu, vint frapper à la porte et l’ouvrir avec fracas ! Les trois Ours reconnurent immédiatement leur vieil ami le Père Noël, mais aucun n’eut le temps de dire un mot pour l’accueillir…

« Mes amis, cria ce dernier pourtant essoufflé par une longue course à travers la forêt, c’est terrible, terrible !! Le grand jour de Noël approche et je n’ai encore reçu aucune liste de cadeaux ! Les gens ne savent pas quels livres offrir et ma hotte est vide ! Si cela continue ainsi, il n’y aura pas de cadeaux cette année… « 

Entendant cela, les Ours se précipitèrent sur le forum de Babelio et lancèrent l’appel afin que tout le monde puisse demander conseil, proposer des idées et partager des bons plans pour Noël. Le  sujet, intitulé « Quels livres pour Noel ? » venait ainsi d’être créé.  

Cela serait-il suffisant ? Noël allait-il être sauvé cette année ? Réponse dans le forum !

Quels livres (s’)offrir pour Noël ?

Si vous ne savez toujours pas quels livres offrir aux membres de votre famille, à vos amis où à vos collègues, si vous cherchez la bonne idée ou le bon coffret ou si vous voulez au contraire partager vos bons plans de Noël (coffrets, promotions, évènements littéraires) ce forum est fait pour vous ! Vous y trouverez des conseils de la part de lecteurs et de passionnés ainsi que des membres qui ont besoin de votre aide et de vos judicieux conseils !

Les conseils des Ours :

L’équipe de Babelio a également plusieurs livres à vous recommander : voici leur sélection de Noël parmi leurs titres préférés de 2011 ! Pour plus de précisions sur cette liste, contactez nous via le sujet dans le forum  où nous nous ferons un plaisir de commenter cette liste !

Grand Ours : Nikola Tesla : L’homme qui a éclairé le monde de Margaret Cheney

Moyen Ours : Quai d’Orsay, tome 2 : Chroniques diplomatiques de Christophe Blain

Petit Ours : Limonov d’Emmanuel Carrère

Après le livre de François Bon

Bibalice : Un certain Petrovitch de Fabrice Lardreau

Des activités festives !

Vous trouverez également sur Babelio des quiz sur Noël et un challenge de lecture en forme de best-of consacré à l’année 2011 qui vous permettra de faire le bilan de l’année écoulée et de commencer l’année 2012 sur de nouvelles bases !

Vous pouvez retrouver l’ensemble de nos activités littéraires ici ! Si vous cherchez des livres sur le thème de Noël, cette liste de livre devrait faire votre bonheur !

Ce post est également l’occasion pour nous de vous souhaiter de joyeuses fêtes de fin d’année !

Bonnes lectures à tous !