Les livres du moment #4 – jeudi 23 avril 2020

Connaissez-vous les pages de recommandations par genre sur Babelio ? Chaque jour, l’équipe du site trie et sélectionne les livres les plus appréciés des Babelionautes pour vous faire découvrir des parutions récentes, agrémentées d’une critique de lecteur. Et chaque semaine nous vous proposons désormais sur le blog de retrouver une liste de dix ouvrages, soit un par catégorie, afin de suivre l’actualité littéraire au plus près.

Littérature française : Christophe Matho, Orazio (Ramsay)

Derrière ce titre évoquant un très célèbre poète latin se cache en fait le premier roman de Christophe Matho. Et de la Rome antique à l’Italie moderne, il n’y a parfois qu’un trait de plume, puisque Orazio raconte l’histoire rocambolesque d’un manuscrit découvert par un jeune Italien fuyant le fascisme dans les années 1930, un manuscrit contenant une énigme, et dont l’auteure a souhaité la découverte tardive pour s’assurer une postérité. De la Toscane à la Creuse, des horizons proches de Florence aux paysages de la Vallée Noire, on retrouve le goût de Christophe Matho pour les traditions populaires, l’Histoire, et le voyage entre les époques.

Un livre qui a enchanté Dominique-Joelle, auquel elle a tout simplement mis la note de 5/5 : « Nous sentons que l’auteur a pris plaisir à écrire ce roman, qu’il s’est amusé même, c’est sans doute pour cette raison que le livre est aussi léger, alerte même et cela joue étonnamment pour la tension narrative. La maîtrise parfaite de son sujet donne à l’auteur une agréable liberté qui rejaillit sur le lecteur et fait d’Orazio un roman solide. »  

Littérature étrangère : Zhenyun Liu, Un parfum de corruption (Gallimard)

Si l’on entend beaucoup de choses à propos de la Chine ces derniers temps – notamment au sujet de sa puissance économique et donc de son emprise politique sur le monde, mais aussi de son rôle dans l’apparition d’une pandémie actuelle dont vous avez certainement entendu parler -, c’est souvent à travers un regard étranger, et fréquemment journalistique. Pour découvrir de l’intérieur ce gigantesque pays et ses mœurs contemporaines, on avait bien envie cette semaine de se plonger dans le nouveau roman de Zhenyun Liu, visiblement aussi drôle qu’instructif sur les déboires et pérégrinations d’une jeune femme suite au vol de la dot promise à son frère par sa fiancée. Ou quand les mots « mensonge », « hypocrisie », « corruption » prennent une coloration plus intime dans l’Empire du Milieu.

Voilà qui a convaincu Squirelito : « Sexe, corruption et vidéo. Trois vocables pour résumer simplement le nouveau roman de Zhenyun Liu qui s’avère aussi complexe que captivant sur la Chine contemporaine et ses dérives. »  

Polar et thriller : Sylvie Baron, Un coin de parapluie (Calmann-Lévy)

Ils vous protègent hiver comme automne (sans parler des averses le reste de l’année), mais connaissez-vous vraiment les fabricants de parapluies ? Sylvie Baron nous invite à en savoir plus avec cette plongée dans une famille investie dans le pébroc depuis plusieurs générations. A sa tête, une femme d’affaires au caractère bien trempé (sic), Hélène Vitarelle, dont les excès font une cible idéale. Elle est effectivement assassinée, et tout porte à croire que c’est son gendre Jacques Naucelle qui a fait le coup ; mais Nina en doute, et demande à sa tante Joséfa de mener l’enquête, de l’intérieur.

Entre polar rural mettant en scène le Cantal et intrigues familiales, ce cocktail a séduit Enya75 : « J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce cosy mystery auvergnat. La psychologie des personnages est bien marquée, surtout celle des plus attachants. La campagne du Cantal est joliment décrite, l’exactitude de ses paysages et de ses atmosphères sait charmer… Le suspense est habilement entretenu, distillé par petites touches. » 

Bande dessinée : Stéphane Tamaillon (scénario) et Priscilla Horviller (dessin), La Baronne du jazz (Steinkis)

Une biographie en bande dessinée, ça vous tente ? Le duo Stéphane Tamaillon et Priscilla Horviller font résonner le jazz haut et fort avec cet album consacré à la mécène, amie et muse de très grands noms de ce style musical : Pannonica de Koenigswarter. Aujourd’hui largement méconnue, elle fut pourtant au centre de la scène new-yorkaise bebop particulièrement bouillonnante des années 1950-1960. Mais qu’en coûte-t-il à une femme émancipée et sortie du sérail de la famille Rotschild, de côtoyer Art Blakey, Dizzy Gillespie, Charlie Parker et Thelonious Monk ? Sans doute sa réputation de femme vue comme un peu trop libérée, entre les joints qu’elle fume et les personnes de couleur qu’elle fréquente, dans une Amérique encore très pudibonde.

Un hommage en bande dessinée dont Sdlmag nous parle avec enthousiasme dans sa critique : « Une biographie saisissante d’une grande dame aussi libre que flamboyante dont le destin nous entraîne dans les coulisses du jazz… Impossible de refermer l’album sans être pris de la furieuse envie de réécouter les standards évoqués dans ses pages. » 

Manga : Gou Tanabe, La Couleur tombée du ciel (Ki-Oon)

Quand l’Est et l’Ouest se rencontrent, cela donne une série de mangas consacrée aux chefs-d’oeuvre de l’immense Howard Phillips Lovecraft. Et qui de plus compétent que Gou Tanabe, déjà auteur d’adaptations d’œuvres d’Anton Tchekhov et Maxime Gorki pour s’atteler à la mise en images des textes de l’homme de Providence ? Ou comment illustrer l’effroi le plus cru, la terreur la plus glacée, dans de beaux livres de quelques centaines de pages à chaque fois. Pour ce quatrième tome de la série, voici donc La Couleur tombée du ciel, nouvelle dans laquelle Lovecraft « s’amuse » à imaginer une représentation tout à fait inhumaine d’une vie extraterrestre, dans son style si caractéristique. Petit conseil : n’oubliez pas de fermer la porte et d’allumer toutes les lumières chez vous avant de vous plonger dans cette lecture.

Et à lire sa critique, on a l’impression que la Babelionaute Tachan a quelque peu frissonné : « L’ambiance du récit est toujours aussi sombre, mystérieuse et dérangeante. Il n’y a pas à dire, Lovecraft sait nous inquiéter avec des événements qui sortent du commun et viennent bousculer notre quotidien. »  

Jeunesse : Sylvie Baussier et Auriane Bui, Mystères à Versailles (Nathan)

Ces jours-ci, vos enfants ont du temps, notamment pour vous solliciter toute la journée. C’est donc LE MOMENT OU JAMAIS de les mettre à la lecture. Et pourquoi ne pas les intéresser à l’Histoire de France avec ce court roman illustré signé Sylvie Baussier et Auriane Bui ? Dans ce premier tome d’une série consacrée à l’époque du Roi-Soleil, Louise et Nicolas enquêtent sur la mystérieuse nouvelle servante, Margot. Un moyen ludique d’apprendre et de se représenter une époque, pour les 7 à 11 ans.

Un livre qui emballe visiblement les plus grands, si l’on en croit les bonnes notes recueillies, et la critique d’Analire : « Un roman historique jeunesse, magnifiquement illustré, qui permet aux plus jeunes d’aborder de façon ludique et divertissante l’époque du Roi-Soleil. J’ai beaucoup aimé et attend les prochains tomes avec impatience ! » 

Jeune adulte : Brooke Skipstone, Embrasser mes blessures (Skipstone Publishing)

On ne pouvait pas ne pas vous parler cette semaine de Embrasser mes blessures de Brooke Skipstone, livre jeunesse auto-édité disponible en numérique qui affiche pour le moment la note moyenne de 5/5. Soit un thriller pour jeunes adultes dans lequel on suit Hunter, victime d’un effacement de son passé par un docteur, à la demande de son père. Mais bientôt resurgissent en lui les souvenirs violents d’autres personnes, qu’il va pouvoir aider à ses risques et périls. Heureusement, son amie Jazz est là pour le soutenir dans ce qui s’annonce comme une plongée dans la souffrance pour en sortir plus forts.

Un roman dont Morganemz fait l’éloge, à l’instar d’autres lecteurs : « Les paysages alaskans symbolisent à la perfection la dynamique qui traverse tout le roman, tantôt noir, sombre, froid tantôt doux et plein de poésie. De la violence à l’amour, de l’horreur au sublime, Embrasser mes blessures n’a cessé de me surprendre. » 

Imaginaire : Dawn Kurtagich, The Dead House (Le Chat noir)

Il y a des livres horrifiques qui sont comme des labyrinthes pour l’esprit, des œuvres auxquelles on pourrait prêter une vie autonome, et qui semblent exister pour ouvrir des portes dans nos subconscients. A titre d’exemple, des textes comme La Maison des feuilles de Mark Z. Danielewski ou L’Alphabet de flammes de Ben Marcus sont d’indéniables réussites. A la lecture de son résumé (et des avis dithyrambiques sur Babelio), on sent que le premier roman de Dawn Kurtagich suit la même trajectoire : « Une vingtaine d’années s’est écoulée depuis que l’enfer s’est abattu sur le lycée Elmbridge, emportant la vie de trois élèves et laissant Carly Johnson portée disparue. La principale suspecte : Kaitlyn, « la fille de nulle part ». Le journal de Kaitlyn, découvert dans les ruines, révèle un esprit perturbé. Ses pages racontent une nouvelle version de l’histoire, bien plus sinistre et tragique, et la fille de nulle part se retrouve au centre de tout. Beaucoup disent qu’elle n’existe pas, et d’une certaine manière, c’est vrai – elle est l’alter ego de Carly Johnson. Carly est là le jour, laissant place à Kaitlyn la nuit. Et c’est durant la nuit que le mystère de la Maison Morte se dévoile, fruit d’une magie sombre et dangereuse. » Intriguant, n’est-ce pas ?

D’autant que Moonstone l’évoque en ces mots forts alléchants : « Un roman ultra original par sa forme (des extrait de journaux, des rapports de police et des compte-rendus psychiatriques) et par ses personnages (deux âmes se partageant un même corps). J’ai adoré suivre cette histoire qui brouille habilement la frontière entre réel et fantastique, vous faisant tout le temps douter, et je dois dire que l’autrice est très forte pour camper des personnages crédibles et attachants. » 

Roman d’amour : Valérie Cohen, Depuis, mon cœur a un battement de retard (Flammarion)

« All you need is love », chantaient les Beatles. J’imagine qu’en cette période, on est autorisés à prendre une double ration ? Alors c’est parti pour deux fois plus d’amour et le dernier roman de Valérie Cohen (bientôt disponible au format poche chez J’ai Lu), nous racontant l’histoire d’Emma, une femme épanouie et talentueuse. Pourtant, Emma repense chaque année au jour où son amour de jeunesse l’a quittée. Et quand elle retrouve sa trace vont se poser des questions existentielles et des choix décisifs à propos de l’importance d’un premier amour et de la personne avec qui elle souhaite partager sa vie…

Une lecture ayant réchauffé le cœur d’Anais16 : « Quel doux roman ! Enveloppant comme une tasse de chocolat en plein hiver ! Un mélange judicieux entre Sparks et Kinsella, entre le feel-good et le Chick-lit. Une magnifique plume avec une bonne dose d’humour. Un joli théâtre humain avec comme tableau de fond les espoirs et les peines d’un amour de jeunesse non abouti. J’ai passé un excellent moment, et je vous le conseille fortement. »

Non-fiction : Michael Petkov-Kleiner, Le Rôle fondamental du plombier dans le porno (Anne Carrière)

– Qui c’est ? – C’est l’plombier ! Quel lien entre Fernand Raynaud (oui, on n’est plus tout jeunes chez Babelio) et les films pornographiques ? Le rôle incontournable du plombier donnant son titre à cet essai de Michael Petkov-Kleiner. Et justement derrière ce titre aux airs de manifeste cinématographique, on trouve en fait des réponses plus ou moins sérieuses à des questions largement délirantes concernant la sexualité et sa représentation : « Existe-t-il des points communs entre un godemiché et Daniel Cohn-Bendit ? Quels sont les bons conseils avant de copuler avec un extra-terrestres ? L’auto-fellation peut-elle sauver l’Humanité ? Qu’a donc à nous confier un anus d’actrice X ? Les poupées sexuelles vont-elles nous réduire en esclavage ? » Des miscellanées toutes nues, en somme, pour se laisser doucement emporter vers un prochain déconfinement. What else ?, comme dirait le célèbre marchand de café.

Sandy1007 semble s’être autant amusé à lire ce livre que l’auteur à l’écrire : « Ce livre est drôle, divertissant, sociologique voire politique. Sans aucun doute progressiste. » 

Vous avez vous aussi des livres récents à recommander ? N’hésitez pas à partager vos lectures en commentaire de cet article !

Les livres du moment #3 – jeudi 16 avril 2020

Connaissez-vous les pages de recommandations par genre sur Babelio ? Chaque jour, l’équipe du site trie et sélectionne les livres les plus appréciés des Babelionautes pour vous faire découvrir des parutions récentes, agrémentées d’une critique de lecteur. Et chaque semaine nous vous proposons désormais sur le blog de retrouver une liste de dix ouvrages, soit un par catégorie, afin de suivre l’actualité littéraire au plus près.

Littérature française : Cloé Korman, Tu ressembles à une juive (Seuil)

Tu ressembles à une juive par Korman
C’est l’histoire du combat d’une vie. À travers ses romans, cette jeune écrivaine s’était donné pour mission d’offrir une voix aux minorités de tous horizons. Chose déjà faite avec son premier ouvrage Les Hommes-Couleurs (Prix du Livre Inter 2010) où l’histoire d’une famille se mêle à l’épopée des migrations modernes. Plus tard, dans Les Saisons de Louveplaine, roman nourri de son expérience personnelle, Cloé Korman retranscrivait fidèlement les histoires des habitants d’une cité de la Seine-Saint-Denis. Avec son premier essai – pleinement autobiographique -, Cloé Korman dénonce cette fois-ci la distinction trop souvent émise entre la lutte contre l’antisémitisme et les autres luttes antiracistes. Dans ce texte court (il compte une centaine de pages) mais dense, l’auteure milite, à l’écrit, à la fois en tant que femme, mais également en tant qu’écrivaine issue d’une minorité religieuse, pour la disparition de cette distinction injuste. 

Un manifeste éminemment percutant et éclairant pour hcdahlem : « Délaissant le roman, Cloé Korman nous offre un court essai, une réaction aussi érudite que salutaire sur l’antisémitisme et le racisme qui semblent regagner du terrain aujourd’hui. Un texte utile. »

Littérature étrangère : Mieko Kawakami, J’adore (Actes Sud)

J'adore par Kawakami
J’adore donne un aperçu de cette période charnière qu’est la porte de l’enfance donnant sur l’adolescence, et des doutes et observations du monde qui lui sont inhérents. Deux enfants d’une douzaine d’années, tous deux issus d’une famille monoparentale, se lient d’amitié : s’amorce une profonde réflexion sur le langage, le sens que l’on donne aux mots et le pouvoir qui leur est attribué une fois atteint l’âge adulte. 

Une thématique qui a vivement intéressé Bookycooky : « C’est une jolie histoire écrite avec poésie et amour, qui dépeint la difficulté d’exister dans notre monde actuel, pour deux enfants solitaires, qui n’ont pas encore basculé dans le monde des apparences, et cherchent à rester dans leur propre vérité. »

Polar et thriller : Chris Brookmyre, Les Ombres de la toile (Métailié)

 

Les ombres de la toile par Brookmyre
Appartenant au mouvement littéraire tartan noir (un genre de fiction criminelle particulière à l’Écosse qui puise ses racines dans la littérature du pays et du polar noir) aux côtés, entre autres, de William McIlvanney ou Ian Rankin, Chris Brookmyre a su créer, à l’aide de sa plume aiguisée, une expérience de lecture jouissive et inédite. Encore relativement peu traduite en France, son oeuvre est pourtant à l’image de son dernier roman : pleine de suspense, rebondissements et dénouements inattendus. Dans ce thriller implacable, une jeune femme brillante en informatique et un journaliste d’investigation s’associent pour contrer un mystérieux ennemi commun…

nath45 a été séduite par l’écriture maîtrisée des personnages : « Un très bon roman sur la cybercriminalité, avec des personnages très intéressants, mystérieux, leur psychologie est bien décrite, sans scène violente. »

Bande dessinée : Matt Kindt, MIND MGMT – Rapport d’opérations 1/3 (Monsieur Toussaint Louverture)

Mind MGMT : Rapport d'opérations par Kindt
Et s’il existait des individus capables de manipuler la mémoire des autres ? Et si certains, en ayant accès aux pensées des êtres vivants à proximité, pouvaient prédire le futur ? C’est là l’un des enjeux présentés dans MIND MGMT : Rapport d’opérations 1/3, le nouveau projet dessiné et scénarisé par Matt Kindt, dont le premier roman graphique publié en 2001 s’était classé parmi les dix meilleurs romans graphiques du magazine Time. À mi-chemin entre Inception et Jason Bourne, le premier volume de ce triptyque met intelligemment en place un univers riche où tous les doutes sont permis. 

C’est l’avis de JustAWord, qui pense que « Mind MGMT réaffirme le goût de Matt Kindt pour les chemins de traverse et les aventures en trompe-l’œil qui ne lésinent pas sur les détails et les niveaux de lectures. Un premier volume sacrément accrocheur qui donne furieusement envie de découvrir la suite… déjà prévue pour septembre 2020 ! » 

Manga : Negi Haruba, The Quintessential Quintuplets, tome 2 (Pika)

The quintessential quintuplets, tome 2 par Haruba
En France, les tomes 1 et 2 avaient été publiés simultanément en février dernier chez Pika : si la première partie posait les bases de la comédie romantique de Negi Haruba, ce deuxième tome fait un point quant aux liens entretenus entre les cinq soeurs – ces fameuses Quintessential Quintuplets – et leur professeur particulier, Fûtarô Uesugi.

Selon Marlene_lmedml, retrouver ces personnages est un véritable plaisir : « La série fait la part belle aux liens familiaux qui tiennent une place importante dans le récit, cela inclus la complexité des sentiments et l’attachement des uns et des autres. »

Jeunesse : Louise Le Bars et Laurent Cazuguel, Le Prince Sans Sourire (Noir d’Absinthe)

Le Prince Sans Sourire par Le Bars

Dans un royaume où le peuple est dirigé par une famille égoïste aux richesses abondantes, une sorcière se décide de voler le sourire du jeune hériter pour faire changer les choses… Sous la plume de Louise Le Bars et les pinceaux de Laurent Cazuguel, cet album jeunesse mêle savamment les codes du conte traditionnel à la modernité d’un récit réinventé.

Un joli conte qui possède des qualités également pédagogiques pour LesLivresdeFlo : « Les parents y trouveront un bon outil pour évoquer de nombreuses thématiques et notions avec leurs enfants. »

Jeune adulte : Holly Black, Le Prince cruel, tome 1 (Rageot)

Le Prince Cruel, tome 1 par Black

Après le succès retentissant de son oeuvre en cinq tomes Les Chroniques de Spiderwick (portée à l’écran en 2008), Holly Black continue son exploration des univers magiques avec Le Prince Cruel, premier tome d’une trilogie déjà en pole position des ventes du New York Times aux États-Unis. L’héroïne, Jude, une simple humaine, doit se faire une place au sein de la Cour de Domelfe où règnent les puissantes et cruelles Faes…

Une trilogie hautement addictive selon la lectrice icarusinlove : « J’ai lu les deux premiers tomes en une semaine et j’ai du attendre trois mois la sortie du troisième (…), mais l’attente valait tellement le coup. (…) Je ne peux que les recommander. »

Imaginaire : Christopher Ruocchio, Le Dévoreur de soleil, tome 1 : L’Empire du silence (Bragelonne)

Le Dévoreur de soleil, tome 1 : L'Empire du silence par Ruocchio

Un récit épique de science-fiction, ça vous tente ? C’est ce que propose Christopher Ruocchio et plus encore avec L’Empire du silence, le premier tome de la très attendue traduction de la saga Le Dévoreur de soleil. On y découvre l’histoire d’Hadrian Marlowe, ancien héros au passé troublé qui, en son temps, a repoussé l’invasion extraterrestre et détruit le soleil et une partie de la civilisation dans le même temps…

Pour culturevsnews, ce roman passionnant est à la croisée des genres : « Il s’agit d’un opéra de l’espace, mais avec une société féodale, médiévale à bien des égards, où la religion a une influence et où les hérétiques sont torturés de manière extravagante. C’est amusant à bien des égards. Je n’ai pas lu de science-fiction de ce type depuis un certain temps, et c’est un bon rappel. Je me suis bien amusé avec le livre. »

Roman d’amour : Gala de Spax, Comme sur des roulettes ! (Déliées)

Vous prendrez bien un grand bol d’air frais ? Belly, une patiente pas comme les autres, part sur les traces de Marcel, le grand-père disparu de son médecin de famille. Idéal en ces temps troublés, ce périple complètement loufoque dans le Sud de la France est un roman feel-good sur fond de romance signé Gala de Spax.

La cocasserie des événements de Comme sur des roulettes ! n’est pas sans déplaire à Lire-une-passion, qui a savouré sa lecture : « Belly est complètement folle et le pire dans tout ça, c’est qu’elle l’assume totalement. Vraiment. Ça en devient tellement drôle qu’on se demande si nous ne sommes pas arrivés dans un monde parallèle. Des situations improbables, des rencontres inattendues, un voyage particulier. Bref, Gala de Spax nous offre ici tous les ingrédients pour un cocktail qui détonne ! »

Non-fiction : Guillaume Davranche, Dix questions sur l’anarchisme (Libertalia)

Dix questions sur l'anarchisme par Davranche

Comment définir l’anarchisme de façon succincte tout en restant au plus proche de l’exhaustivité ? C’est la question que Guillaume Davranche s’est posée lors de l’écriture de Dix questions sur l’anarchie, son essai publié aux éditions Libertalia. Journaliste et chercheur en histoire sociale, il avait déjà prêté sa plume à l’étude de cette cause en participant à l’écriture des Anarchistes : dictionnaire biographique du mouvement libertaire francophone en 2014.

L’écriture synthétique et compréhensible de Davranche a convaincu ErnestLONDON : « Guillaume Davranche présente de façon extrêmement synthétique l’anarchisme, comme courant politique très structuré, porteur d’une alternative au capitalisme et d’une vision globale de transformation de la société, à partir de ses fondamentaux idéologiques, tout en se référant aux pratiques existantes. »

Vous avez vous aussi des livres récents à recommander ? N’hésitez pas à partager vos lectures en commentaire de cet article !

Jeu littéraire : Grille l’auteur #2

Avez-vous joué à notre jeu littéraire lancé le mois dernier ? Comme le confinement se poursuit, on vous propose de jouer une nouvelle fois à notre jeu avec 20 nouveaux auteurs à identifier !

Les règles sont strictement les mêmes : Voici 20 grilles constituées de 12 mots qui devraient vous permettre d’identifier un.e auteur.e. Attention, cependant jusqu’à 3 mots-pièges (qui ne correspondent aucunement à la personne que vous devez identifier) se sont glissés dans chacune de ces grilles.

Exemple avec cette grille. Quel écrivain se cache derrière ces 12 mots ?

Il s’agit toujours de Victor Hugo ! Les « mots-pièges » étant : « Science-Fiction » et « Suicide ».

Notez en commentaire vos propositions d’auteur.e pour chaque grille avec les listes des mots-pièges. On verra à la fin qui d’entre vous en trouve le plus (les commentaires étant cachés, il est normal que vous ne retrouviez pas le vôtre).
Notez que vous n’êtes pas obligé de jouer en une seule fois et d’avoir les 20 auteurs en un seul coup. Vous pouvez y aller progressivement.

Nous donnerons les résultats le 4 mai en fin de matinée.

A noter, que si nous avons dévoilé les résultats de la première session, rien n’empêche les nouveaux venus d’y jouer encore. Il suffit de ne pas aller à la fin de l’article ni de voir les commentaires.

Bonne chance !

 

Grille 1 :

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Grille 2 :

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Grille 3 :

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Grille 4 :

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Grille 5 :

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Grille 6 :

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Grille 7 :

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Grille 8 :

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Grille 9 :

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Grille  10 :

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Grille  11 :

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Grille  12 :

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Grille  13 :

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Grille  14 :

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Grille  15 :

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Grille  16 :

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Grille  17 :

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Grille  18 :

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Grille  19 :

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Grille  20 :

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Alors, avez-vous identifié beaucoup d’auteurs ? 🙂 Dites-le nous en commentaire !

Vous pouvez retrouver la première session du jeu ici.

Les réponses !

(Si vous voulez continuer à jouer, il suffit de ne pas regarder cette partie ni les commentaires)

Grille 1 : Stephen King
Mots pièges : Grèce antique, Bande dessinée, Pirate.

Grille 2 : Pierre Lemaître
Mots pièges : Île, Glace, Plages.

Grille 3 : Amélie Nothomb
Mots Pièges : Haikus, Provence, Casinos

Grille 4 :Joel Dicker
Mots Pièges : Bottes, Isolement, Solitude

Grille 5 : Agatha Christie
Mots Pièges : Nordique, Réseaux, Prostitution

Grille 6 : Simone de Beauvoir
Mots Pièges :  Musique, Yoga, Inde

Grille 7 : Emile Zola
Mots Pièges : Amérique, Romantisme, Hussard

Grille 8 : Haruki Murakami
Mots Pièges : Fantasy, Bushido, Série Télé

Grille 9 : Jack London
Mots Pièges : Télévision,Vieillard

Grille 10 : Romain Gary
Mots Pièges : Lapins, Naturalisme, XIXème sècle

Grille 11 : Charles Dickens
Mots Pièges : France, Horreur, Château

Grille 12 : H.G. Wells
Mots Pièges : Nature, Romantisme,
Écosse

Grille 13 : Franz Kafka
Mots Pièges : XVIIIe siècle, Romantisme, Italie

Grille 14 : Yasmina Khadra
Mots Pièges : Espace, Station, Dystopie

Grille 15 : Aurélie Valognes
Mots Pièges : Horloge,
Chine, Chateau

Grille 16 : Roald Dahl
Mots Pièges : Prison, Las Vegas, Guitare

Grille 17 : George Sand
Mots Pièges : Homme, Psychédélique, Années 1960

Grille 18 : Frank Thilliez
Mots Pièges : Cuisine, Travaux pratiques, Jardinage

Grille 19 : JRR Tolkien
Mots Pièges : Police, Violence, Privilèges

Grille 20 : Françoise Sagan
Mots Pièges : Algérie,
Colonies, Espions

Et la grande gagnante de cette deuxième session est Isabelle Berger, qui a tout trouvé ! Bravo à elle.
D’autres n’ont fait que très peu d’erreurs comme Marie Kirzy ou Mamiechat. Merci encore à tous d’avoir participé?

On vous proposera un nouveau jeu cet été !

Les livres du moment #2 – jeudi 9 avril 2020

 

Connaissez-vous les pages de recommandations par genre sur Babelio ? Chaque jour, l’équipe du site trie et sélectionne les livres les plus appréciés des Babelionautes pour vous faire découvrir des parutions récentes, agrémentées d’une critique de lecteur. Et chaque semaine nous vous proposons désormais sur le blog de retrouver une liste de dix ouvrages, soit un par catégorie, afin de suivre l’actualité littéraire au plus près.

Littérature française : Alain Lallemand, L’homme qui dépeuplait les collines (JC Lattès)

 

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Peut-être avez-vous entendu parler des nombreuses révélations publiées ces dernières années concernant les activités offshore de certaines des marques les plus célèbres du monde (les Offshore Leaks), sur les paradis fiscaux (les Luxembourg Leaks, Swiss Leaks et autres Panama Papers), ou encore les dessous peu reluisants du monde du football (les Football Leaks). Toutes ces enquêtes, ces « leaks » basées sur des fuites de données de la part de lanceurs d’alertes, Alain Lallemand les connait bien. Journaliste d’investigation et grand reporter belge, il a longtemps été un membre de l’ICIJ ainsi que le co-fondateur de l’European Investigative Collaborations, deux consortiums de journalistes internationaux chargés d’enquêter sur l’évasion fiscale. Dans son dernier roman, Alain Lallemand a imaginé un scandale financier se déroulant en Afrique, plus exactement au Sud-Kivu, une province du Congo. Une fiction plus vraie que nature dans laquelle on croise de jeunes garçons qui creusent des mines, des journalistes d’investigation français, mais aussi des Etats corrompus. 

Pour Jules72, c’est non seulement une enquête vertigineuse mais aussi – et surtout – un très grand roman : « Un voyage au fin fond de l’Afrique, en Belgique, en Serbie, sur notre Côte d’Azur que nous connaissons mal en somme, un voyage dans le temps également, et dans les arcanes de la finance. Mais c’est surtout un livre de grand style et une énorme histoire d’amour, de solidarité et d’abandon, une expérience romanesque finalement joyeuse, une exploration de la fraternité. »

Littérature étrangère : Milena Makarius, Alias Janna (Anne Carrière)

 

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C’est dans le passé trouble de la Bulgarie que plonge Milena Makarius dans ce roman en grande partie autobiographique. La fille s’interroge. Sa mère, qui a vécu dans une Bulgarie sous le joug du parti communiste, était bien vue par le régime et elle-même ne se considère pas comme une victime. Pour la fille, c’est incompréhensible. Elle sait la brutalité du régime, le fichage systématique, les surveillances quotidiennes. Alors, elle veut comprendre. A la fois la vie sous le bloc communiste mais aussi – et surtout ? – celle de sa mère. Elle part alors enquêter sur cette période, dans les archives de la police mais aussi à travers ses échanges avec cette mère qu’elle connait à la fois si bien et si peu. 

Un roman qui a passionné clarisse123 : « C’est bien connu, pas de roman sans conflit. Le tandem filial se « dispute » le passé de la mère (a-t-elle été un agent du régime bulgare ?) (…). Sur un mode polar ou thriller politique, l’auteur nous emmène dans les méandres d’une histoire communiste et d’une mémoire intime. Tous les ingrédients sont là : l’enquête, un pays proche et lointain, la Bulgarie des années 70, le bloc des pays de l’Est en train de craqueler, la difficulté de circuler librement, et évidemment, l’absence de liberté individuelle. »

Polar et thriller : Christos Markogiannakis, Mourir en scène (Albin Michel) 

l3C’est en Grèce que nous emmène Christos Markogiannakis et plus exactement sur les bords de la Riviera athénienne. Le cadre peut faire rêver. Imaginez un peu la scène : Vous dansez sur le sable chaud avant qu’une star donne un concert très attendu. Certains se rafraîchiront en multipliant les verres d’ouzo, d’autres plongeront dans la mer… Brisons maintenant le rêve – ne sommes-nous pas dans un polar après tout, et les rêves tiennent-ils jamais leur promesses ? Rien ne se passe exactement comme prévu et un accident sur scène vient rapidement assombrir le tableau – à moins, et le rêve passerait alors rapidement au cauchemar, qu’il ne s’agisse d’un attentat dirigé contre la chanteuse… Le capitaine de police Christophoros Markou va enquêter dans les coulisses du monde du show-biz pour résoudre cette affaire.

Aurely31650 a autant aimé l’intrigue que le personnage principal du roman : « Markou a réussi à me conquérir, au fil des pages j’ai commencé à m’attacher à cet enquêteur comme je les aime avec une partie un peu sombre et sa détermination sans faille pour résoudre l’enquête jusqu’au dénouement final où tout s’emboîte parfaitement. »

Bande dessinée : Laurent Galandon & Alicia Grande, Retour de flammes, tome 1 : premier rendez-vous (Glénat)

 

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Nous sommes en 1941 en plein Paris. Un incendie a détruit la pellicule d’un film de propagande nazie. Un commissaire français va être chargé de l’enquête mais ce dernier va vite comprendre que la Gestapo ne le lâchera pas de vue. Commence alors pour le commissaire une plongée dans le monde du cinéma et des artistes français pendant l’Occupation. Le cinéma serait-il, comme le suggère la quatrième de couverture, une arme de guerre ? Cette BD scénarisée par Laurent Galandon et dessinée par Alicia Grande apporte quelques réponses à cette question. 

Bdotaku a publié une longue et enthousiaste critique de l’album : « Un très bel album à la fois historique, policier et fantastique saupoudré d’une dose de romance : prenez votre billet sans hésiter pour ce « premier rendez-vous » avant « la dernière séance » ! »

Manga : Shuzo Oshimi, Shino ne sait pas dire son nom (Ki-Oon)

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Lui-même atteint de troubles de la paroles à l’adolescence, Shuzo Oshimi publie un one-shot autour d’une jeune femme maladivement timide qui, dès le premier jour de cours, n’arrive pas à prononcer la moindre parole en public. Elle qui rêve de se faire enfin des amis devient la risée de la classe… Autant dire que son année scolaire semble bien mal partie. Comment va-t-elle surmonter cette épreuve ?  

Lesvoyagesdely : « Un très bon oneshot à mettre entre toutes les mains, tout y est bien capturé, d’une manière réaliste et percutante. Le dessin, les expressions du visage, ce qu’elle traverse, ces efforts, tout cela transparaît très bien, et le lecteur a de quoi la comprendre et être touchée par cette jeune femme. »

 

Jeunesse : Connie Glynn, Rosewood Chronicles : Apprentie princesse (Casterman)

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Deuxième opus d’une saga commencée avec Princesse incognito, Apprentie Princesse  met en en scène plusieurs personnages qui vont, comme tous les ados de leur âge, à l’école. Cette dernière n’est cependant pas votre très classique établissement scolaire puisque celui-ci, à l’instar d’un certain Poudlard, semble cacher de nombreux secrets… 
On poursuit dans ce tome l’exploration de cette école pas comme les autres en compagnie de Lottie Pumpkin, cette jeune fille d’origine modeste qui rêve de devenir princesse, Ellie Wolf, une vraie princesse qui donnerait tout au monde, elle, pour devenir une jeune fille lambda et Jamie le garde du corps de cette dernière.

Une saga décidément très réussi pour Tairrep « L’écriture de l’autrice est toujours fluide et agréable à lire, j’avais beaucoup aimé le premier tome et je pense que j’ai encore plus adoré celui-ci ! (…) Bref, deuxième coup de cœur de l’année ! Hâte de retrouver notre trio dans le prochain tome en 2021… »

Jeune adulte : Aylin Manço, Ogresse (Sarbacane)

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Le titre du livre et la couverture vendent la mèche : il est bien question de cannibalisme dans ce roman qui a bousculé de nombreux lecteurs. Un thème difficile s’il en est, traité avec originalité et qui permet à l’auteur de parler de l’adolescence mais aussi et surtout des rapports pas toujours simples qui peuvent exister entre une mère et sa fille.

DreamBookeuse témoigne des nombreuses lectures qui peuvent être faites de ce roman au goût particulier : « Ogresse est un roman qui sous ses airs de conte moderne cache bien des secrets plus sombres. Animé par une écriture sensible et poétique, c’est autant une histoire d’adolescence, d’amitiés, d’amour qu’un drame familial. La première page avalée, vous ne pourrez plus le lâcher. »

Imaginaire : Pierre Bordage, Metro 2033 – Paris 01 : Rive gauche (L’Atalante)

 

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Que de chemins (de fer) parcourus depuis la publication de Metro 2033 ! Dystopie post-apocalyptique publiée avec fracas en 2005 par l’écrivain russe Dmitri Glukhovski, ce roman a connu plusieurs suites et de multiples adaptations vidéo-ludiques à grand succès redoublant d’autant les ventes déjà faramineuses du roman original. Au delà de la saga de l’auteur et de son adaptation en jeux vidéo, il faut préciser d’emblée que l’auteur russe a depuis longtemps donné carte blanche aux auteurs pour s’inspirer de son univers et publier leurs textes sur le site officiel de la saga

Pierre Bordage est le premier auteur français à proposer, chez L’Atalante, sa vision du monde sous-terrain post-apocalyptique de la saga. Pour la petite histoire, c’est Dmitri Glukhovski lui-même qui a proposé à Pierre Bordage, lors d’une édition du festival Étonnants Voyageurs, d’écrire un roman dans son univers. Le pitch intéressera les fans des deux auteurs mais aussi les amateurs de plus en plus nombreux de dystopies post-apocalyptiques : « Dans les méandres des boyaux de Paris, à défaut de lumière, les émotions sont plus vives, les rancœurs plus tenaces, les haines plus exacerbées. Une œuvre sombre et baroque, en trois volumes ».

Une fan fiction ? Mais une de luxe alors pour JustAWord : « Pierre Bordage ne le cache pas : Rive Gauche est un roman pour les amateurs de l’univers Metro 2033. Grâce à une touche politico-sociale française bienvenue et des personnages féminins forts, l’histoire parvient tout de même à divertir de façon fort agréable l’amateur de post-apocalyptique en lui faisant oublier qu’il ne s’agit à l’arrivée que d’une fan-fiction de luxe, et c’est déjà beaucoup ! »  

Roman d’amour : Sophie Villers, N’oublie pas de laisser la place à l’inconnu(e) (Fayard)

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Lauréat du Mazarine book day, un concours qui permet à des romanciers en herbe de présenter leur manuscrit à un jury avec une publication à la clef, N’oublie pas de laisser la place à l’inconnu(e) est l’histoire de deux êtres complètement perdus dans la vie. Elle, Sarah, a perdu son mari et n’arrive pas à tourner la page malgré les mois et les années qui passent. Lui, Lorenz, est de son côté un homme qui vient de se séparer de sa copine et cherche en vain l’amour avec un grand A. Ils se croisent, se cherchent et finalement se rencontrent à travers une application mobile. Vont-ils laisser, chacun, un peu de place à l’inconnu(e) ?

Un livre qui a charmé itsmylife_book pour son histoire d’amour mais aussi pour ses messages : « Les sujets rencontrés dans ce livre sont parfois difficiles à aborder : le deuil, la maladie, l’amour, l’amitié, la parentalité… mais ils ont été traités avec délicatesse, optimisme et espoir. Comme l’impression que l’auteure sait exactement de quoi elle parle… C’est très beau et très fort, mais aussi encourageant pour les personnes qui passent par ces diverses épreuves.⁣ »

Non-fiction : Christopher Wylie, Mindfuck (Grasset)

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Il était question de lanceurs d’alertes dans L’homme qui dépeuplait les collines, le premier livre évoqué dans cette liste. On boucle la boucle avec cet essai publié par Christopher Wylie dont vous avez peut-être entendu parler si vous vous intéressez à Facebook, l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis ou encore au Brexit. Il y a, entre ces trois éléments, un lien qui répond au doux nom de Cambridge Analytica, une entreprise américaine spécialisée dans le marketing politique et dans laquelle travaillait Christopher Wylie. Ce dernier décide en 2018 de fournir au journal anglais The Guardian des documents internes prouvant les agissements illégaux de l’entreprise en question, provoquant ainsi un scandale planétaire impliquant Facebook et remettant en cause, pour certains, la légitimité des deux élections sus-mentionnées. Après un documentaire remarqué sur Netflix dans lequel il témoignait longuement, c’est donc par le biais d’un essai que le lanceur d’alerte canadien a décidé de s’exprimer plus en profondeur. 

Un essai qui a convaincu (et horrifié) Bouldegom : « Dans ce livre, nous sont révélés les agissements de la société britannique « Cambridge Analytica » qui, avec les données achetées à Facebook, ont influencé des millions d’utilisateurs, notamment pour le vote en faveur du Brexit, et l’élection de Donald Trump, le tout avec l’aide active de la Russie. »

Vous avez vous aussi des livres récents à recommander ? N’hésitez pas à partager vos lectures en commentaire de cet article !

 

 

Les livres du moment #1 – jeudi 2 avril 2020

Connaissez-vous les pages de recommandations par genre sur Babelio ? Chaque jour, l’équipe du site trie et sélectionne les livres les plus appréciés des Babelionautes pour vous faire découvrir des parutions récentes, agrémentées d’une critique de lecteur. Et chaque semaine nous vous proposons désormais sur le blog de retrouver une liste de dix ouvrages, soit un par catégorie, afin de suivre l’actualité littéraire au plus près.

Littérature française : Emmanuel Ruben, Sur la route du Danube (Rivages poche)

Publié en mars 2019, le dixième livre d’Emmanuel Ruben se voit repris au format poche début avril 2020. Un format idéal pour suivre les traces de l’auteur et d’un ami avec lequel il a parcouru 4 000 kilomètres à vélo, d’Odessa à Strasbourg. Une aventure à contre-courant (au sens propre) sur les rives du Danube, pour raconter l’histoire du continent Europe, et rencontrer les populations y vivant aujourd’hui.

Voilà qui a bien emballé MarcoPolo85 : « Vous, qui voulez arpenter les presque 2 900 kilomètres de ce grand fleuve, n’oubliez pas de mettre dans vos sacoches du Ruben. Et les autres, comme moi, qui ne feront pas ce périple, n’hésitez pas à dévorer Sur la route du Danube, car là vous allez goûter à ce « pays mouvant, sans racines, sans mémoire, sans identité, sans idéologie, un archipel inachevé… » »  

Littérature étrangère : Salvatore Scibona, Le Volontaire (Christian Bourgois)

Avec une note moyenne aussi bonne (4,5/5), difficile de passer à côté du deuxième roman de l’Américain Salvatore Scibona traduit en français par Eric Chédaille, joli pavé de 448 pages au propos non moins épais. Tout commence par l’abandon d’un enfant letton à l’aéroport d’Hambourg. Mais bien vite, des années 1960 à aujourd’hui, du Vietnam au Nouveau-Mexique en passant par le Queens, se dessine une histoire à la fois dense, énigmatique et pleine d’humour pour évoquer les relations filiales et la vie de ses protagonistes.

Voici ce qu’en dit Givry dans sa critique : « Rares sont les livres avec une si bonne histoire et un héros pareil. Pour aller plus loin, cette fiction amène à réfléchir sur la filiation, la place de l’argent, l’absurdité de la guerre, le besoin d’amour… Scibona s’amuse parfois à changer son style en fonction de la situation, à nous offrir des dialogues surréalistes. En bref, c’est brillant et plein d’humour. Rêve de lectrice. » 

Polar et thriller : Eva Dolan, Les Oubliés de Londres (Liana Lévi)

Polar, thriller, roman policier, roman noir : peu importe l’étiquette qu’on lui accole, puisque le dernier livre en date d’Eva Dolan (traduit par Lise Garon) a visiblement de quoi nous faire retenir notre souffle – et surtout nous permettre d’enfin découvrir l’auteure anglaise, lauréate du Grand Prix des lectrices Elle en 2018 pour Les Chemins de la haine. Jugez plutôt : alors qu’elles fêtent la sortie de leur livre dans un immeuble à moitié occupé, Hella (écrivaine) et Molly (photographe) tombent sur un cadavre dont elles décident de se débarrasser. A travers des flashbacks, on découvre alors le passé de ces deux femmes, dont l’une dit avoir été victime du macchabée. Soit une plongée dans les quartiers populaires de Londres, sur fond de spéculation immobilière et d’intrigues psychologiques.

Une lecture qui a emballé Bazart : « Deux formidables portraits de femmes, une vraie étude sociologique et politique d’une ville dans son époque : une intrigue déjà alléchante sans compter la construction romanesque diabolique et complètement addictive. » 

Bande dessinée : Martin Quenehen (scénario) et Bastien Vivès (dessin), Quatorze Juillet (Casterman)

Après s’être fait un nom ces dernières années avec des albums comme Polina, Le Goût du chlore ou Une sœur, le très prolifique Bastien Vivès revient sur les planches (de BD) accompagné cette fois de l’auteur/scénariste Martin Quenehen. Les deux auteurs ont choisi le Vercors comme cadre de l’histoire, pour parler d’une France traumatisée par le terrorisme et soulever de nombreuses interrogations contemporaines. Jimmy, un jeune gendarme, rencontre Vincent et sa fille Lisa, alors que ces derniers débarquent dans la région suite au décès de leur femme/mère dans un attentat. Alors qu’il prépare son examen d’officier, Jimmy va être obsédé par l’idée de protéger ces nouveaux arrivants, persuadé qu’une nouvelle attaque terroriste est imminente…

Une BD au final paraît-il tout à fait surprenant, et qui a largement convaincu PtitVincent : « Une bande dessinée totalement maîtrisée, qui emmène le lecteur dans le quotidien de gendarmes, dans une France profonde traumatisée par les attentats, mais aussi une population aux relents racistes avec une banlieue, proche et pourtant inconnue de la plupart, synonyme de peur et d’inquiétudes. »

Manga : Aoki Kotomi, Don’t Fake Your Smile tome 1 (Akata)

L’éditeur de mangas Akata est souvent décrit comme « engagé » ou « militant ». Et de fait, les titres que l’on trouve à son catalogue traitent très souvent par la fiction de sujets de société largement débattus actuellement, comme l’homosexualité, le polyamour, la dépression adolescente, le handicap, etc. (lire notre interview de Bruno Pham ici pour en savoir plus). Le premier tome de Don’t Fake Your Smile d’Aoki Kotomi (traduit par Jordan Sinnes) s’inscrit dans cette continuité éditoriale, avec l’histoire d’une adolescente agressé sexuellement, Niji, et des répercussions sur sa vie quotidienne et son entourage – et notamment un garçon amoureux d’elle.

La Babelionaute Marlene_lmedml nous a en tout cas donné envie de nous pencher sur cette série : « Ce premier opus est excellent. On s’attache très rapidement à Gaku, Niji et Hiyori. Gaku est amoureux de Niji en secret et les événements de ce tome vont bouleverser l’univers de nos trois héros. Le coup de crayon de la mangaka est subtil, tout en finesse. Il y a peu de dialogues et les illustrations parlent d’elles-mêmes. » 

Jeunesse : Dan Gemeinhart, L’Incroyable Voyage de Coyote Sunrise (Pocket Jeunesse)

Bon, et si on sortait du confinement quelques heures, pour un road trip aux Etats-Unis avec Coyote et son père Rodeo ?! Allez hop, embarquons dans le bus scolaire dans lequel ils vivent à l’année, pour traverser le pays à toute vitesse, urgence oblige : Coyote veut sauver le parc de son enfance, menacé de destruction. Problème : son père s’est juré de ne jamais retourner sur les lieux de son passé douloureux…

Le deuxième roman de Dan Gemeinhart (traduit en français par Catherine Nabokov) semble confirmer le talent que Colibrille avait décelé en lisant son précédent livre jeunesse : « Ce roman est beaucoup de choses : un road trip un brin loufoque, une aventure humaine touchante, un voyage de résilience émouvant. C’est tout simplement une belle histoire et rien que pour ça, il veut la peine d’être lu ! »

Jeune adulte : Eléonore Devillepoix, La Ville sans vent tome 1 (Hachette romans)

Vous prendrez bien un peu de fantasy ? Car dès la couverture, on sait que le premier livre d’Eléonore Devillepoix va nous emporter loin dans l’imaginaire. « Vous êtes ici » donc, dans la ville d’Hyperborée, alors que le mentor de Lastyanax vient d’être assassiné. Notre jeune mage de 19 ans va tout faire pour retrouver le coupable, aidé d’Arka, une guerrière intrépide qui cherche son père.

De quoi émerveiller Milie-Baker : « Un suspense prenant, construit astucieusement dès le premier chapitre et qui nous tient en haleine jusqu’aux dernières pages. Une ville où se trament les pires complots et les pires ruses en secret par les mages, dans le but de gagner toujours plus de pouvoir. Excellent ! »

Imaginaire : Olga Ravn, Les Employés (La Peuplade)

Pour les amateurs de science-fiction pure et dure, un livre se dégage des critiques de lecteurs cette semaine : ce premier roman traduit (son second en VO) de la poétesse, journaliste et traductrice danoise Olga Ravn, qui développe ici un univers tout à fait singulier. Voici ce qu’en dit l’éditeur : « A des millions de kilomètres de la Terre, des employés travaillent sur le vaisseau d’une puissante compagnie. Il y a les humains et il y a les ressemblants. Ceux qui ont été enfantés et ceux qui ont été créés. Ceux qui vont mourir et ceux qui ne mourront pas. Une commission compile une série de témoignages au sujet des relations et de la production à bord du vaisseau où l’activité consiste souvent à surveiller d’étranges objets bourdonnants, qui améliorent l’humeur, fécondent les rêves et hallucinent les consciences. »

Il n’en fallait pas plus pour séduire le très expert JustAWord : « Aussi froid et radical que dense et déroutant, Les Employés invite le lecteur à une balade intergalactique d’une originalité renversante et bien souvent hermétique. Olga Ravn trouve pourtant dans cette épopée spatiale le chaînon manquant entre Solaris et 2001 où l’art sert à définir l’homme et non l’inverse. Fascinant jusqu’au bout des angles. » 

Roman d’amour : Katy Evans, Fight for Love : Racer (Hugo Roman)

Ne vous méprenez surtout pas : malgré sa couverture assez olé-olé, il s’agit bien ici d’un roman d’AMOUR (ce qui n’empêche pas un langoureux câlin jean contre mini-short sur le capot d’un bolide rutilant, me direz-vous). Il s’agit ici en fait d’un spin off de la série à succès Fight For Love de l’Américaine Katy Evans, dans lequel on découvre Lana, patronne d’une petite écurie de Formule 1 qui va recruter un pilote mystérieux et sexy : Racer – en fait le fils de Remi, héros d’autres tomes de la série, et qui comme lui souffre de bipolarité. Alors, l’amour triomphera-t-il ?

Luxnbooks dit un grand « OUI » dans sa critique : « J’ai tellement aimé l’alchimie entre les personnages, et chaque scène est plus intense que la précédente. On a un bon équilibre entre une romance légère avec une pointe d’humour, tout en mettent en avant des sujets tel que la maladie, le deuil ou encore le besoin d’être aimé. »

Non-fiction : Emmanuelle Richard, Les Corps abstinents (Flammarion)

Changement total d’ambiance par rapport au livre précédent, avec cette fois cet essai d’Emmanuelle Richard sur l’abstinence sexuelle. Un sujet que la romancière (et désormais essayiste) connaît bien pour avoir largement enquêté sur le sujet, mais aussi (non-)pratiqué elle-même durant 5 ans. Une question encore assez taboue abordée via les témoignages de près de quarante personnes s’étant confiées à l’auteure, loin des stéréotypes et des idées approximatives. Et bien sûr, si le sexe reste le sujet principal, l’amour n’est jamais loin.

Une lecture tout à fait convaincante selon puchkina : « Avec tact et sensibilité, l’autrice nous raconte son parcours personnel et les destins de ces dizaines d’anonymes qui ont bien voulu se confier sur leur intimité, quelquefois sur leur incapacité, l’absence ou l’intermittence de la libido, le recours à la masturbation, la séparation ou pas de l’amour et de la sexualité, le couple. »

Vous avez vous aussi des livres récents à recommander ? N’hésitez pas à partager vos lectures en commentaire de cet article !

Les 25 plus belles couvertures de livres de 2019

Cette année, en parallèle de nos classements habituels, on avait envie de vous proposer une rétrospective plus visuelle de 2019. D’où l’idée de réunir dans cet article 25 couvertures de romans qui ont particulièrement marqué nos rétines. Voici donc un top très subjectif, avec seulement trois constantes : tous ces livres sont des romans ou récits, (re)parus en France dans l’année, dont les couvertures sont des œuvres graphiques excluant la photographie.

Vous trouverez donc ici des éditeurs indépendants et des mastodontes du secteur, des auteurs français et étrangers, plus ou moins célèbres, tous réunis pour le soin apporté aux couvertures des ouvrages présentés. Ces livres sont classés par ordre alphabétique d’auteur, et agrémentés à chaque fois d’une critique d’un(e) Babelionaute.

Pour une fois, on s’est donc permis de juger un livre à sa couverture, et on espère que cela vous fera également découvrir de très bons textes ! N’hésitez pas à partager en commentaire vos couvs coup de cœur de cette année…

Nina Allan, La Fracture (Tristram)

La Fracture

Illustrations Tissen/Shutterstock

L’avis de Charybde2 :
« Nina Allan […] nous offre un magnifique roman, placé résolument sous le signe conjoint d’Henry James et de Joseph Conrad, irrigué par une profonde connaissance pratique et technique de la grande science-fiction et de toute une pop culture foisonnante, pour nous rappeler, en abîme, que, comme les rongeurs de taille inhabituelle, « l’ordinaire, je ne crois pas que ça existe ». »

Maïlys de Babelio vous parle de ce livre dans notre vidéo d’actus de décembre 2019

Nathalie Bernard, Sauvages (Thierry Magnier)

Sauvages

Illustration signée Tom Haugomat

L’avis de ogmios :
« C’est un prodigieux roman qui a valeur de témoignage historique sur l’existence de ces sinistres lieux qui ont participé à l’éradication des Amérindiens canadiens. Une plaie ouverte dans l’histoire du Québec pour lequel le 1er ministre Justin Trudeau à demandé pardon au peuple autochtone en 2015. Outre le fonds historique, ce qui fait l’intérêt de ce roman, c’est la qualité de l’écriture de Nathalie Bernard et son talent pour bâtir une intrigue qui prend aux tripes… et ce n’est pas qu’une façon de parler ! »

Laurent Binet, Civilizations (Grasset)

Civilizations

Illustration d’après Charles de Habsbourg dit Charles Quint (1605)
par Juan Pantoja de la Cruz

L’avis de LiliGalipette :
« Et si les Vikings s’étaient installés en Amérique du Sud ? Et Si Christophe Colomb n’était jamais revenu de son voyage vers les Indes ? Et si les Incas avaient traversé l’Atlantique avant les conquistadors ? Et s’ils avaient établi leur domination sur l’Europe ? […] Saga nordique, journal intime, épopée élégiaque, correspondance entre grands de ce monde, narration au long court, Laurent Binet explore divers genres littéraires pour constituer son Histoire inventée de l’Europe. C’est brillant, souvent jouissif tant on se régale des trouvailles historiques de l’auteur. »

Julien Blanc-Gras, Comme à la guerre (Stock)

Comme à la guerre

Illustration signée Marysia Machulska

L’avis de Sallyrose :
« Julien est un jeune papa de presque 40 ans. Alors qu’il assiste émerveillé à l’éclosion de la vitalité de son enfant, les journalistes de Charlie Hebdo sont massacrés. Quelques mois plus tard ce sera plus d’une centaine de quidams, au Bataclan et sur les terrasses de certains cafés parisiens. […] L’auteur a un talent de haut niveau dans le maniement de l’humour, de l’ironie et du cynisme (pas très grinçant malgré tout). Son style est très fluide, celui des pensées qui vagabondent en apparence mais qui montre du doigt les turpitudes de l’homme occidental contemporain en usant les ficelles de l’argumentation. C’est donc un portrait tout en nuances que l’auteur brosse avec un rire, une pensée profonde, une mise en perspective. »

Cathy Bonidan, Chambre 128 (La Martinière)

Chambre 128

Illustration signée Jeanne Pois-Fournier

L’avis de Zabouille :
« Après avoir lu ce livre, la prochaine fois que vous irez séjourner dans une chambre d’hôtel, vous penserez à cette histoire. Et en ouvrant le tiroir de votre table de chevet, peut-être vous amuserez-vous à espérer y trouver un manuscrit. Ce fut ainsi que débuta la quête fabuleuse d’Anne-Lise. A travers ce roman épistolaire, genre littéraire que j’affectionne, Cathy Bonidan lance son personnage principal dans une sacrée aventure. […] J’ai terminé ma lecture, enchantée, charmée par cette histoire et son intrigue. »

Jamey Bradbury, Sauvage (Gallmeister)

Sauvage

Illustration signée Andrey Spiry

L’avis de Kirzy :
« Fin fond de l’Alaska, Tracy, 17 ans, en colère, rebelle, renvoyée de son établissement scolaire pour s’être battue avec un camarade, mère décédée, un père qui tente de la canaliser en lui interdisant ce pour quoi elle vit : prendre soin de ses chiens de traîneau, faire du mushing, sortir dans les bois, chasser. Ce n’est pas seulement une envie d’être à l’extérieur, elle en a organiquement besoin. […] Entre thriller psychologique, conte initiatique avec une pointe de fantastique. Un incroyable roman, original, intense et hypnotique qui palpite encore une fois ses pages refermées. Une bombe ! »

Sabrina Calvo, Délius, une chanson d’été (Mnémos)

Délius

Illustration signée Cindy Canévet

L’avis de ileane :
« Le résumé de ce roman pourrait ressembler à une blague : un tueur en série, un botaniste, des fées et Arthur Conan Doyle entrent dans un bar… Personnellement, c’était plutôt pour m’attirer, et je peux dire que je n’ai pas été déçue, bien au contraire. […] Il y avait longtemps que je ne m’étais pas délectée autant d’une lecture, prise par surprise et entraînée dans cette aventure, je ne lâchai le livre qu’à contrecœur. Je ne saurais trop vous conseiller de sauter le pas et de vous laisser tenter par ce voyage, vous laisser guider par la prose de Sabrina Calvo. »

Mircea Cartarescu, Solénoïde (Noir sur Blanc)

Solénoïde

L’avis de EtienneF :
« Solénoïde est le journal des « anomalies » d’un homme dont l’existence n’est qu’un labyrinthe de souvenirs pour les uns vécus, pour les autres hallucinés, et enfin pour certains rêvés. […] Ce journal est une expérience de littérature comme il y en a peu. On rentre dans la tête d’un homme qui a décidé d’aller au bout de sa folie et, si le chemin peut paraître repoussant et difficile, il renverse toutes nos certitudes établies, nos frontières du réel. Dans la lignée de Kafka et de Proust, une langue exceptionnelle, instinctive, hallucinée : un auteur d’exception. »

Rodolphe Casso, Nécropolitains (Critic)

Nécropolitains

Illustration signée Aurélien Police

L’avis de Dup :
« J’ai adoré ce roman, englouti ces 700 pages avec avidité, oui, moi qui n’aime pas les zombies. Il faut dire qu’on a peu à faire avec eux. Ils sont là, ils sont une donne qu’on ne peut oublier car omniprésents de l’autre côté des barricades, mais hormis les trajets de Franck, tout le roman se passe loin d’eux. Et on se rend très vite compte que les plus grands dangers viennent de l’homme… »

Découvrez notre interview de Rodolphe Casso à propos de Nécropolitains

Fabrice Colin, La Bonne Aventure (Talents Hauts)

La Bonne Aventure

L’avis de Les_lectures_de_Sophie :
« La Bonne Aventure est un roman à l’univers très fort. Un roman d’ambiance qui met en scène deux personnages un peu perdus, très touchants, dans un Paris fantasmé. Tout au long de ma lecture, je n’ai souhaité que deux choses : que la vie d’Ondine et Pierre s’éclaire enfin, et ne pas quitter cet univers incroyable. Fabrice Colin a créé un écrin de rêve pour son histoire. Une aventure immersive à tenter. »

Bérengère Cournut, De pierre et d’os (Le Tripode)

De pierre et d'os

Illustration signée Juliette Maroni

L’avis de sandrine57 :
« Roman initiatique, écologique, poétique, onirique, ethnologique, chamanique mais aussi roman envoûtant, hypnotique, magnifique… De pierre et d’os est tout cela mais c’est aussi un voyage dans le Grand Nord, aux confins du monde, dans un paysage blanc et glacial et une totale immersion dans la culture inuit au côté d’une femme parmi les hommes et les esprits. C’est un monde cruel que nous présente Bérengère Cournut, où l’on tue pour ne pas être tué, où il faut lutter contre les éléments mais on y trouve aussi de la poésie dans la façon d’appréhender la nature, dans les chants et les rites. »

Christelle Dabos, La Passe-Miroir tome 4 : La Tempête des échos (Gallimard Jeunesse)

La Passe-Miroir La Tempête des échos

Illustration signée Laurent Gapaillard

L’avis de Latetedansleslivres :
« Si le premier tome me faisait beaucoup penser à plein d’univers déjà connus comme ceux des films d’animation de Miyazaki l’auteure a su totalement créer ses propres références et faire vivre un monde unique au fil des pages et des tomes. C’est le genre de saga qu’il faut lire et relire car chaque relecture est un enchantement et des moments qui passent inaperçus au premier abord prennent ensuite un nouveau sens. »

Carys Davies, West (Seuil)

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L’avis de liberliber :
« Roman qu’on pourrait rapprocher du genre « nature writing », West est un joli livre sur la liberté, le sens de la vie, la réalisation de soi… A la manière d’un conte, le récit de Carys Davies évoque un magnifique amour entre une fille, formidable et courageuse Bess, et un père. L’enfant puise sa force dans l’espoir du retour de Bellman, trompant l’attente en inventant des rituels qui seraient autant d’heureux présages. C’est juste, sensible et émouvant.

Olivier Dorchamps, Ceux que je suis (Finitude)

Ceux que je suis

L’avis de SophieLesBasBleus :
« Pudeur et délicatesse caractérisent ce récit écrit tout simplement, tout joliment, sans aucune affectation, et j’ai beaucoup apprécié cette manière subtile et légère d’aborder un sujet grave. Car, l’air de rien, le roman d’Olivier Dorchamps soulève des vagues d’interrogations essentielles et y répond avec générosité et humanisme. Certes, il y est question d’exil, de nationalité et d’intégration, mais Ceux que je suis sonde les répercussions individuelles et familiales de ces questions incessamment posées par l’actualité, dramatisées par les médias. En privilégiant la simplicité et la clarté de la narration et de l’écriture pour traiter le thème inextricablement complexe de l’identité, l’auteur parvient à nous émouvoir, mais surtout il réussit à nous faire appréhender l’irréductible paradoxe de l’unicité d’un être malgré (grâce à ?) l’hétérogénéité des éléments qui le composent et des histoires dont il hérite. Un roman plein d’humanité et de douceur dont la lecture m’a procuré un grand plaisir. »

Découvrez notre interview d’Olivier Dorchamps à propos de Ceux que je suis

Laura Fernandez, Connerland (Actes Sud)

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Illustration signée Léa Chassagne

L’avis de Shan-Ze :
« Voss van Conner, un écrivain de science-fiction, est mort alors qu’il utilisait son sèche-cheveux dans sa salle de bains. Tel est le point de départ de ce roman complètement farfelu. […] C’est ce genre d’histoire que j’aime lire, comme dans Bienvenue à Rovaniemi, où les personnages sont nombreux et avec une intrigue tout de même prenante. Il faut un certain talent pour cela. Connerland est un hommage à Kurt Vonnegut et Philip K. Dick, écrivains américains de science-fiction très connus. »

Jon McGregor, Réservoir 13 (Christian Bourgois)

Réservoir 13

Illustration signée Daniel Horowitz

L’avis de LePamplemousse :
« Une jeune fille disparaît dès le début du roman, et son souvenir, telle une odeur légère mais tenace, va imprégner tout le roman, malgré de vaines recherches. […] Avec une écriture simple mais puissante, l’auteur nous décrit la vie de tout un village, nos vies, faites de tout petits riens, à la fois complètement insignifiantes mais tellement fragiles et précieuses. Je me suis laissée entraîner dans cette litanie lancinante qui égrène les jours, qui décrit le cycle de la nature, qui nous révèle les failles et les espoirs de chacun, qui nous montre ce que peut être la joie mais aussi la douleur, le chagrin tout autant que le désir. Un roman que j’ai dégusté en prenant mon temps pour mieux le savourer. »

Patrick McSpare, Totem Tom : Necropolis (Gulf Stream)

Totem Tom Nécropolis

Illustration signée Marie Bergeron

L’avis de verauxinelle :
« Tom, ado vivant à Londres, se retrouve sur une terre ravagée et désolée. Cauchemar…ou réalité ? Paysage apocalyptique, cavaliers noirs, le mystérieux Styx et sa bande armée jusqu’au dents, un monstre terrifiant… à qui se fier ? […] Il s’agit cette fois du premier tome d’une trilogie dark fantasy urbaine dystopique (rien que ça 😛). Une quête de liberté contre un pouvoir maléfique, entre guérilla et mythologie celtique… L’univers est très riche (et j’espère le découvrir plus en profondeur dans le tome 2…), et très hostile, très fantasy, avec je trouve un petit côté Mad Max très sympa. Efficace et toujours à 100 à l’heure, on ne souffle pas une seconde ! »

Valérie Nimal, Nous ne sommes pas de mauvaises filles (Anne Carrière)

nous ne sommes pas de mauvaies filles

L’avis de audeLOUISETROSSAT :
« Un livre sur les relations mères/filles si difficiles, qui peuvent être si destructrices. J’ai beaucoup aimé la plume de Valérie Nimal, elle est juste, pleine d’émotion, fluide et tellement triste par moment. Comment une mère peut à ce point délaisser ses enfants ? Comment se construire avec une mère qui ne pense qu’à elle ? Pour se rendre compte qu’au final elles ne sont pas de mauvaises filles et arriver à pardonner. Un livre sur la résilience, plein de réalisme, percutant et bouleversant. »

Ada Palmer, Terra Ignota, tome 1 : Trop semblable à l’éclair (Le Bélial’)

Trop semblable à l'éclair

Illustration signée Victor Mosquera

L’avis de JustAWord :
« En l’état, Trop semblable à l’éclair est une promesse. Pensé comme le premier opus d’un dyptique (qu’il forme avec Sept redditions), le roman pose une myriade de questions, donne quelques pistes au lecteur… mais laisse tout le reste en suspens. Ada Palmer se doit donc de tenir toutes ses promesses avec la suite pour que son récit soit pleinement convaincant. Pourtant, inutile de tergiverser, ce premier opus de la série Terra Ignota est un coup de génie au worldbuilding fabuleux, à l’érudition vertigineuse et à l’audace de tous les instants. Une entrée en matière éblouissante. »

Sylvia Plath, Mary Ventura et le neuvième royaume (La Table Ronde)

Mary Ventura

Illustration signée Cheeri

L’avis de lecottageauxlivresFanny :
« Sylvia Plath qualifiait cette nouvelle de « vague conte symbolique ». Ce récit qui semble tout d’abord assez léger se complexifie au fil des pages pour s’enrichir d’une lecture symbolique. Ce voyage en train d’une jeune fille devient la métaphore de diverses interprétations. Mary Ventura et le neuvième royaume est une nouvelle captivante dont la chute est inattendue. Le lecteur trouve déjà en germe les qualités et la complexité de La Cloche de détresse. La plume de Sylvia Plath ne laisse pas le lecteur au repos, il retient son souffle et lit d’une traite ce récit. Mary Ventura et le neuvième royaume est une très belle lecture pour les amoureux de Sylvia Plath et pour ceux qui voudraient la découvrir. »

Branimir Scepanovic, La Bouche pleine de terre (Tusitala)

La Bouche pleine de terre

Illustration signée Bruno Tolić

L’avis de AugustineBarthelemy :
« Avec La Bouche pleine de terre, Branimir Šćepanović propose un texte puissant et inquiétant, entre le roman allégorique et la fable, sur le rapport entre l’individu et la collectivité. Dans une écriture implacable de simplicité, il décrit l’effrayant mécanisme de haine qui se met en place entre « Il » et « Nous », une foule rendue hystérique sur un simple malentendu et qui, même consciente de l’absurdité de la tâche, n’arrive pas à surmonter sa déraison et poursuit sa traque. Au plus près des personnages grâce à la double narration qui alterne les points de vue, le récit nous dévoile toute la complexité de l’âme humaine. Seul face à lui-même, l’individu s’approche alors dangereusement de la vérité de son être. »

Diane Schmidt, L’Autre Chambre (Envolume)

L'Autre Chambre

Illustration signée Diane Schmidt

L’avis de paroles :
« Voilà un court roman inclassable, une écriture poétique et violente, des phrases lancées comme des flèches piquantes et acérées. Deux personnages de femmes aux destins douloureux, mal dans leur peau, luttant pour leur survie. C’est formidablement triste et bien écrit ! C’est un roman très court et très pudique malgré le sujet abordé, le désir ou son absence et sa place dans nos vies. C’est un texte que j’ai lu puis relu à voix haute pour mieux ressentir les douleurs partagées. L’absence de désir pour l’une (Marine) mais l’envie de vivre malgré tout qui est là, différente certes mais tellement présente et douloureuse, et encore plus après l’avoir connue. Et pour la plus jeune (Ondine), l’envie d’être aimée et d’aimer malgré les coups portés à l’âme et au corps par sa famille d’abord et par son amant ensuite qui l’a placée comme danseuse dans un night-club. »

Allan Stratton, La Maison des oiseaux (Milan)

La Maison des oiseaux

L’avis de Lire-une-passion :
« C’est un roman qui a su me toucher par la justesse de ses mots, par ses messages et par l’amour qu’il véhicule. C’est une histoire belle, touchante, qui m’a autant bouleversée qu’ému. Un roman que je conseille à tous de découvrir. Pour le combat que mène cette adolescente pour ne pas voir sa grand-mère dépérir dans une maison de retraite et pour comprendre ce que peut vivre une personne âgée quand tout le monde (ou presque) est contre elle. Lisez-le. »

Tade Thompson, Rosewater Insurrection (Nouveaux Millénaires)

Rose Water Insurrection

Illustration signée Ernst Haeckel

L’avis de SagnesSy :
« Ce deuxième volet de la trilogie Rosewater est encore meilleur que le premier (si tant est que cela soit possible) et une fois la dernière page tournée on se voit en train d’écumer le net pour connaître la date de parution de la suite (pas trouvé), tout en se réjouissant de l’idée de pouvoir se replonger un jour dans cet univers extrêmement captivant. […] Sur un rythme vif et nerveux, on passe d’un protagoniste à un autre et on ne trouve tout simplement pas de bon moment pour faire une pause. On veut la suite, tout le temps, les pages s’ajoutent les unes aux autres et quand on relève le nez, des heures se sont enfuies sans qu’on les aie senties. C’est tellement rare ! Une SF comme je les aime. »

Stuart Turton, Les Sept Morts d’Evelyn Hardcastle (Sonatine)

Les Sept Morts d'Evelyn Hardcastle

L’avis de Sosoominouxxx :
« Atypique et passionnant. Si ce premier roman de Stuart Turton répond à ces deux adjectifs, ils sont loin de suffire à le définir. Commençons par les ingrédients : une sinistre demeure laissée à l’abandon où doit se tenir un bal, une famille pleine de secrets, des invités tous plus étranges les uns que les autres, une pièce de jeu d’échecs, un médecin de peste énigmatique, un valet de pied effrayant, et des trahisons échafaudées derrière chaque porte. Ajoutez-y un meurtre qui n’a pas encore eu lieu, des disparitions inquiétantes, une météo effroyable, une forêt inquiétante… et une journée qui n’en finit pas. Ou, pour être plus exacte, qui ne cesse de recommencer… Et vous obtenez l’ovni littéraire que l’auteur nous offre. […] Ce n’est pas seulement un premier roman époustouflant, c’est une oeuvre qui pourrait devenir un classique du genre. À lire absolument et à garder précieusement, comme l’objet livre qui le renferme. »

C’est tout pour cette année ! Et en attendant le top des couvertures de livres 2020, n’hésitez pas à partager vos coups de cœur graphiques en commentaire…

A la rencontre des membres Babelio (33)

Avec plus de 800 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. A l’occasion de la rentrée littéraire, nous donnons la parole à silencieuse1, une lectrice particulièrement férue des nouveautés de la rentrée.

Michèle

Rencontre avec silencieuse1, inscrite depuis le 1er juin 2013.

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ? Quel usage faites-vous du site ?

Une amie lectrice rencontrée lors d’un prix littéraire m’a parlé de Babelio. J’y suis allée et j’ai été d’emblée séduite par son esprit, son ouverture et le sentiment de pouvoir y partager de belles choses. Je poste régulièrement des chroniques, je lis celles qui concernent les livres dont j’ai entendu parler, je cherche des avis autant que des informations. Je me connecte au moins une fois par jour.

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Essentiellement de la fiction et du polar. Quelques essais en relation avec mon métier (je suis psychologue) et d’autres liés à mon intérêt pour la musique et le cinéma. J’aime aussi beaucoup la poésie, les textes des surréalistes, Paul Eluard en tête.

Comment choisissez-vous les livres que vous allez lire à la rentrée parmi tous les ouvrages qui sortent en librairie ?

Je fais partie du comité de lecture de Cultura et je vais régulièrement sur NetGalley, Lecteurs.com, Dialogues et bien sûr, je me rends à ma médiathèque, ainsi j’ai accès à l’actualité littéraire. J’ai eu la chance d’être souvent membre du jury de prix littéraires, j’ai gardé de bonnes relations avec certains écrivains, quelques éditeurs et surtout avec de nombreux lecteurs.

Je suis très attirée par les premiers romans et curieuse de découvrir de nouveaux talents. J’ai bien sûr quelques écrivains chouchous dont je lis chaque nouveauté. Je suis moins sensible aux coups médiatiques qui voudraient me faire acheter une tête de gondole ou un titre propulsé par une émission radio ou télévision. Je me méfie aussi des écrivains qui publient à date régulière et ne font plus l’effort d’un réel travail d’écriture.

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

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Mateo Falcone de Prosper Mérimée. J’avais environ 8 ans, ce texte a été un véritable choc et j’en frémis encore aujourd’hui. Une telle intensité dans un texte si court, cette violence des sentiments mais également l’absurdité des codes d’honneur.

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

La déchirure de l’eau de John Lynch. L’histoire d’un garçon de 17 ans qui cherche à découvrir la vérité sur la disparition de son père. Cela se passe en Irlande et c’est merveilleusement bien écrit. Une lectrice avait écrit : « A lire absolument… » J’ai suivi son conseil et je l’en remercie. Mais de manière générale, j’apprécie beaucoup la littérature irlandaise. Je suis rarement déçue.

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

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Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez. Un livre lu et relu, que j’ai offert à tous mes amis (ou presque) ! C’est magistral et chaque lecture est une découverte, c’est un roman à tiroirs, il y a toujours quelque chose qui m’a précédemment échappé.

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ? (à côté de quel classique êtes-vous passé, envers et contre tous)

A la recherche du temps perdu… Je pense que je n’arriverai jamais à dépasser les premières pages !

 

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?CVT_Le-prince-dOmeyya_2742

Le Prince d’Omeyya d’Anthony Fon Eisen, roman qui raconte le voyage du prince Abd al-Rahman, dernier survivant de la dynastie syrienne des Omeyyades. Je l’ai relu il y a peu de temps, il n’a pas vieilli… C’est un roman d’aventures magnifique qui fait voyager et rêver, une étonnante fresque historique destinée à la jeunesse mais que chacun pourra apprécier.

Tablette, liseuse ou papier ?

Papier de préférence, tablette quand je n’ai pas d’autre choix.

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Ma véranda. Elle fait face à un magnifique rosier rouge, elle garde bien le soleil et est très confortable. Mon chat s’installe sur mes genoux, je sirote une citronnade ou un petit vin blanc et en avant pour des instants magiques d’évasion…

Pouvez-vous nous parler de votre bibliothèque ? (organisation, genres, apparence visuelle, etc.)

C’est le bazar… j’essaie de ranger mais c’est impossible. J’ai presque envie de dire qu’elle est vivante, cela bouge sans cesse. Certains partent, d’autres arrivent. Je n’ai jamais suffisamment de place et je n’ai pas encore trouvé la bonne organisation. Je suppose que dans mon cas, il n’y en a pas !

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Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

« La terre est bleue comme une orange » – Paul Eluard. (La puissance de l’imaginaire, l’amour, la joie, la vie, le désir, l’harmonie terre/flore…)

Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

Le livre perdu de Leonard de Vinci de Francesco Fioretti… gagné lors de la dernière édition de Masse Critique. Ce livre me permettra de préparer la rétrospective du Louvre.

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Une critique courte, concise qui fait état de sentiments, d’émotions après lecture, qui peut résumer éventuellement un contexte mais ne doit en aucun cas raconter le livre, ce que je vois trop souvent et qui m’agace beaucoup. J’ai même lu la critique d’un polar qui nommait le coupable… Ce n’est pas non plus un concours d’érudition.

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ? (rencontre avec auteur ou lecteurs, échange entre lecteurs, découverte littéraire…)

J’ai échangé avec un lecteur de Babelio qui m’a dit habiter Madrid. Quand je suis allée quelques mois plus tard dans cette ville, que je ne connaissais pas encore, je lui ai proposé une rencontre autour d’un café et ce fut un moment d’échange d’une rare intensité. Nous sommes restés en contact et communiquons régulièrement. En plus d’être lecteur, c’est un écrivain espagnol très connu. Une belle amitié était née, merci Babelio !

Merci à silencieuse1 pour ses réponses !

Le jeu de l’été 2019 : Des lecteurs à l’écran

On vous propose un nouveau jeu pour cet été. Après un été 2018 placé sous le signe de la musique, ce sont les cinéphiles et sérivores qui sont à l’honneur cette année !

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Nous publierons deux séries de captures d’écran de films ou de séries télé dans lesquels les personnages lisent ou parlent de livres. Dans chacun des plans, un ou plusieurs livres sont en tout cas visibles. Votre but du jeu ? Découvrir de quelle série ou de quel film il s’agit à chaque fois (nous ne vous demandons pas le nom du livre) et répondre en commentaire (ils seront cachés jusqu’ à la fin du jeu).

On vous propose deux sessions. La première, celle du mois de juillet, du lundi 15 juillet dès 11h au lundi 29 juillet à 18h, est consacrée aux séries TV et celle du mois d’août, du 5 août au 26, aux films.

Exemple de capture d’écran : De quelle série est extraite cette image ?

Exemple de réponse attendue : « Mais des Simpsons, bien sûr ! »

A vous de jouer pour de vrai ci-dessous. Il y a du facile et du moins facile, de vieilles séries et de très actuelles. Une même série n’est jamais référencée deux fois.
Vous avez jusqu’au lundi 29 juillet 18 h pour jouer.

Nous tirerons au sort deux participants de chaque session (deux pour la session de juillet et deux pour la session d’août) pour recevoir des livres de la rentrée littéraire !

N’hésitez pas à participer même si vous n’avez pas tous les résultats d’un coup 🙂

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Alors, sans tricher, vous avez retrouvé combien de séries ? (et combien de vos séries préférées ? 🙂 )

Mise à jour du 29 juillet à 18h :

Et voici toutes les réponses de la première session de notre jeu :

  1. Et la réponse était… Mad Men, une série créée par Matthew Weiner. La série met notamment en scène un certain Don Draper (Jon Hamm), publiciste à la vie pour le moins compliquée mais prenant ici le temps de lire Portnoy et son complexe de Philip Roth(excellent choix des scénaristes, on imagine assez bien Don Draper se perdre dans ce roman de l’écrivain américain)
  2. Et voici Mrs. Wheeler (l’actrice Cara Buono) en train de lire Samantha, une romance de Johanna Lindsey. Mrs Wheeler est un personnage de la série Strangers Things créée par les frères Duffer sur Netflix. Cette scène peut paraître anodine dans le récit très SF des années 1980  proposée par la série mais elle dit pourtant beaucoup de choses de ce personnage
  3. Infortuné en amour, cherchant la femme de sa vie à longueur d’épisodes, Ted Mosby, de la série How I Met You Mother (créée par Carter Bays et Craig Thomas) se réfugie parfois – wait for it… – dans les livres et principalement dans la poésie de Pablo Neruda
  4. C’est une série adaptée d’un livre qu’il fallait trouver. Sur la photo se trouve en effet Clay Jensen (Dylan Minnette), le personnage principal de la série 13 Reasons Why, une série de Brian Yorkey basée sur le livre éponyme de Jay Asher.  La journée de Clay va être particulièrement bouleversante. Il découvre en effet progressivement les raisons du suicide de l’une de ses camarades de classe, Hannah Baker
  5. Classique des sitcoms US mais étonnamment peu trouvé dans les propositions, Seinfeld, créée par Jerry Seinfeld lui-même et Larry David, regroupe une bande d’amis new-yorkais pas franchement dégourdis. C’est d’ailleurs peut-être George Costanza en train de lire Falconer de John Cheever sur notre photo, qui l’est le moins (il se déclare lui-même « le roi des idiots »). Ce personnage est incarné par l’acteur Jason Alexander
  6. Il est beaucoup question d’Albert Camus dans l’œuvre des frères Coen (avez-vous déjà noté toutes les références dans leurs films ? il y en a pléthore). La présence du philosophe se fait ressentir également dans la série de Noah Hawley qui reprend le principe du film Fargo. Dans la troisième saison, c’est la jeune Noreen qui lit Le Mythe de Sisyphe même s’il n’est pas certain qu’elle ait encore tout compris à la pensée du philosophe français. A noter que Noah Hawley est également écrivain et qu’il a reçu le Prix Edgar-Allan Poe en 2017
  7. Petit piège avec cette image qui peut sembler extraite de la série How I Met Your Mother puisque l’actrice Sarah Chalke y joue aussi un rôle très important. Nous précisions cependant dans les règles qu’aucune série n’était représentée deux fois… Il s’agit donc ici d’un extrait de la série humoristique Scrubs créée par Bill Lawrence qui met en scène plusieurs jeunes internes de l’hôpital du Sacré-Cœur
  8. Voici Lady Edith Crawley (Laura Carmichael) de la série Downtown Abbey en train de lire près d’un feu de plus en plus dangereux… Vous pouvez voir les coulisses de cette scène épique ici. La série, créée par Julian Fellowes met en scène une famille anglaise aristocratique au début du XXe siècle et est devenue une référence absolue pour tous les amoureux de grandes sagas historiques
  9. Il n’est pas étonnant de trouver quelques références à Karl Marx dans la série The Americans qui suit une famille d’espions soviétiques implantés aux Etats-Unis en plein cœur de la Guerre Froide. Dans la scène représentée ici, un pasteur très engagé donne le livre Le Capital à un personnage important de la série. Nous n’en dévoilerons pas trop pour ne pas spoiler cette série pleine de suspense créée par Joe Weisberg, un ancien agent de la CIA
  10. C’est une autre adaptation de roman qu’il fallait trouver ici, en l’occurrence Le Maître du Haut Château, terrible uchronie inventée par Philip K. Dick et adaptée en série par Frank Spotnitz et produite par Ridley Scott. Il est question dans cette réalité alternative, de la victoire des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. La série se déroule dans des Etats-Unis divisés en trois territoires : l’un est occupé par les Allemands, un autre par l’Empire du Japon et le troisième, situé entre les deux, reste neutre…
  11. C’est une série française qu’il fallait trouver ici ! Et l’une des plus populaires du moment puisqu’il s’agit de Dix pour cent, la série de Fanny Herrero qui permet aux téléspectateurs de suivre une bande d’agents artistiques tous plus attachiants les uns que les autres. C’est Noémie Leclerc (Laure Calamy) que l’on retrouve dans le plus simple appareil sur cette photo
  12. Funny Girl est un roman de Nick Hornby, très apprécié des lecteurs de Babelio. C’est aussi la lecture de Piper Chapman, la jeune détenue de  Orange Is The New Black, une série inspirée des mémoires de Piper Kerman. La série, créée par Jenji Kohan est humoristique même si elle traite de sujets graves et le ton correspond assez bien au roman de Nick Hornby
  13. C’est le toujours très élégant personnage « Chalky » White de la série Boardwalk Empire que l’on retrouve ici en train de lire David Copperfield de Charles Dickens. Comme la plupart des personnages de cette série créée par Terence Winter et adaptée d’un roman policier de Nelson Johnson, celui interprété par Michael Kenneth Williams est un gangster. Chef de la communauté noire d’Atlantic City où se déroule l’histoire, il est également le chef d’une distillerie clandestine
  14. On ne distingue pas le titre du livre, mais c’est le roman Le Masque de l’araignée de James Patterson, le premier tome des enquêtes du détective Alex Cross, que lit Hanna (Ashley Benson) dans cet épisode de Pretty Little Liars, une série de I. Marlene King adaptée des romans Les Menteuses de Sara Shepard (même si les romans furent développés directement dans l’idée de les adapter à la télé). L’histoire de plusieurs jeunes filles qui enquêtent sur la disparition, un an plus tôt, d’une amie portée disparue
  15. On espère qu’à défaut de retrouver le nom de la série, vous avez tous trouvé qui était en photo ci-dessous ? Il s’agit de Neil Gaiman ! Le scénariste/écrivain lauréat d’une multitude de prix littéraires. On peut d’ailleurs apercevoir un exemplaire de l’une de ses œuvres Sandman sur la photo (série de comics books bientôt adaptée en série TV également). Neil Gaiman a fait une apparition dans la série The Big Bang Theory, une sitcom de Chuck Lorre et de Bill Prady très appréciée des amateurs de références pop et geeks. Dans l’épisode en question, l’écrivain visite la librairie BD du personnage Stuart Bloom et provoque, via un tweet, le succès de celle-ci
  16. Le Cosby Show a été l’une des sitcoms les plus populaires des années 1980 aux Etats-Unis. La série, co-créée par Bill Cosby lui-même, suit les aventures d’une famille afro-américaine plutôt aisée vivant à Brooklyn. Dans cet épisode, Aaron Dexter, personnage récurrent de la septième saison (oui, il était plutôt difficile à trouver) lit le livre policier Le Diable en robe bleue de Walter Mosley
  17. Gillian Anderson a incarné pendant des années le personnage de Dana Scully, une agente du FBI plutôt sceptique et terre-à-terre qui accompagne Fox Mulder, un agent qui croit lui pertinemment à de nombreuses théories du complot. La série en question, créée par Chris Carter, s’appelle bien sûr X-Files et met les deux enquêteurs sur la piste de nombreuses histoires paranormales particulièrement flippantes (mais jamais autant que le mythique générique)
  18. Ce gif qui circule beaucoup sur les réseaux sociaux est extrait de la série Gilmore Girls créée par Amy Sherman-Palladino. Elle raconte l’histoire quasi fusionnelle d’une mère célibataire et de sa fille. La jeune Rory Gilmore (Alexis Bledel) aime les livres et l’objet-livre et personne, ici, ne devrait le lui reprocher !
  19. Est-il vraiment besoin de rappeler ce qu’est la série Game of Thrones ? Adaptée de la série encore inachevée (mais ne revenons pas là-dessus, voulez-vous ?) de romans de George R.R. Martin, l’œuvre de David Benioff et D. B. Weiss est l’un des plus grands succès télévisées de ces dernières années. Est-ce des livres qu’il lit que Tyrion Lannister, personnage favori de nombreux lecteurs et téléspectateurs, tient son fameux sens de la répartie ?
  20. Adaptation du roman Les Magiciens de Lev Grossman, la série éponyme créée par Sera Gamble et John McNamara raconte la formation de plusieurs magiciens dans une université un peu particulière appelée Brakebills. Dans le roman comme dans la série, les livres ont une grande importance…
  21. Série humoristique culte pour de nombreux sérivores, Arrested Development, de Mitchell Hurwitz, raconte les mésaventures d’une famille complètement dysfonctionnelle mais très aisée dont le père, chef de l’entreprise familiale, vient d’être arrêté. Parmi les multiples personnages, Tobias Fünke (David Cross) est l’un des plus farfelus mais aussi l’un des plus appréciés. Il semble, si l’on en croit notre image, avoir quelques problèmes de virilité
  22. Autre série française présente dans notre jeu, Un gars, une fille raconte la vie mouvementée d’un couple de trentenaires en prise avec les aléas et les bonheurs de la vie à deux. Jean « Chouchou » Dujardin essaie-t-il de comprendre la psychologie féminine en lisant le livre de John Gray ?
  23. Héros de la série Firefly, Nathan Fillion est également l’un des personnages principaux de la série Castle (Andrew W. Marlowe) dans lequel il incarne un auteur de romans policiers un peu présomptueux mais terriblement attachant. Il apporte quoi qu’il en soit une aide précieuse au lieutenant de police Katherine « Kate » Beckett pour résoudre de nombreux crimes. A noter que de nombreux auteurs de polars prestigieux ont participé à la série
  24. Un peu de comics dans notre jeu ! Cette scène est en effet issue de la série Luke Cage qui met en scène l’un des premiers super-héros afro-américains proposés par Marvel. Il a eu, sur Netflix, sa propre série TV développée par Cheo Hodari Coker. Remarque : on peut voir que le livre qui apparaît à l’écran est du même auteur que celui lu par le personnage du Cosby Show (même s’il s’agit d’un autre roman de Walter Mosley, en l’occurrence Little Green, un ouvrage plus récent encore non traduit en français)
  25. Philosophie et littérature sont très présentes dans la série LOST créée par  J. J. Abrams, Damon Lindelof et Jeffrey Lieber. Les noms de nombreux personnages échoués sur une île mystérieuse sont en effet empruntés à des philosophes et certains personnages tels que Sawyer passent leur temps à lire. Comme tout à un sens dans LOST, de nombreuses analyses très poussées des lectures de ce personnage ont été proposées sur Internet tout au long de la diffusion de la série. Certains lecteurs de Babelio ont même lu John Steinbeck car le personnage y fait souvent référence dans la série
  26. Créée par Michael Schur, The Good Place met en scène un groupe d’inconnus qui se retrouvent au « Paradis ». Seul souci, il y a erreur sur la personne d’Eleanor Shellstrop (incarnée par Kristen Bell) qui méritait en fait d’aller « au mauvais endroit ». Pour mériter sa place elle va prendre des cours de philosophie auprès de Chidi Anagonye (William Jackson Harper ici en pleine lecture de Kant), un professeur d’éthique et de morale qui lui mérite sa place ! La philosophie est omniprésente dans cette série humoristique où les retournements de situation sont légions
  27. Adaptation des romans de fantasy de Diana GabaldonOutlander raconte les aventures d’une ancienne infirmière de l’après Seconde Guerre mondiale qui se retrouve projetée dans les Highlands du XVIIIe siècle ! On retrouve sur cette image le personnage principal Claire Beauchamp-Randall, incarnée par l’actrice Caitriona Balfe, en train de lire tranquillement dans un fauteuil
  28. Dans la série Parks and Recreation, créée par Greg Daniels et Michael Schur (décidément dans tous les bons coups), on suit les mésaventures des employés du département des parcs et des loisirs d’un Etat américain. Si la blonde Leslie Knope a de grandes ambitions politiques, elle prend aussi du temps pour lire des romans tels que Freedom de Jonathan Franzen, qu’elle conseille avidement à son amie Ann Perkins
  29. Bon, vous avez tous reconnu Sherlock ? Il est ici incarné par Benedict Cumberbatch et suivi par son fidèle Watson qui prend ici les traits de l’acteur anglais Martin Freeman. Assez fidèle aux romans de Sir Arthur Conan Doyle mais située dans un Londres contemporain, la série de Mark Gatiss et Steven Moffat (en ce moment en train de préparer une alléchante adaptation du roman Dracula de Bram Stoker) a ravi les fans du détective et fait de Benedict Cumberbatch une star dans le monde entier. Avez-vous également aimé cette série ? Ou bien préférez-vous les films avec Robert Downey Jr 🙂 ?
  30. Version US de la célèbre série The Office créée par Ricky Gervais, The Office US dévoile à travers la technique du faux documentaire le quotidien des employés de Dunder Mifflin. Si une certaine bêtise caractérise une bonne partie des employés de cette entreprise (et surtout de son patron Michael Scott), certains se réunissent pour parler livres : The Finer Things Club
  31. Entre deux attaques de zombies, les personnages de The Walking Dead ont parfois le temps de lire des livres. C’est L’Art de la paix de Morihei Ueshiba qui est lu par Morgan Jones (Lennie James) dans cette scène, un ouvrage rempli de sagesse sur l’aïkido. C’est un ouvrage très important pour ce personnage puisque directement hérité de son maître d’aïkido. On rappelle que The Walking Dead est l’adaptation par Frank Darabont et Robert Kirkman de la série de comics éponyme de ce dernier
  32. Cette image est extraite d’Orphan Black, une série de SF créée par Graeme Manson et John Fawcett. Le thème du clonage est le thème central de cette série qui n’a hélas pas connu de grand succès en France, contrairement aux autres pays dans laquelle elle était diffusée. On reconnaît que cette image était l’une des plus difficiles à trouver 🙂
  33. Il ne s’agit pas ici de l’actrice Margot Robbie comme certains ont pu le penser mais d’Emma Mackey, héroïne de la série Sex Education de Laurie Nunn dans laquelle elle incarne la rebelle Maeve. Elle va, avec son ami Otis, donner des leçons d’éducation sexuelle au sein du lycée
  34. Cette image est extraite de l’une des séries les plus appréciées des téléspectateurs même si on a un peu corsé les choses en ne montrant pas le personnage principal. Plutôt que de montrer Tony Soprano, voici donc son fils, ici en pleine lecture d’un ouvrage historique majeur : Une Histoire populaire des Etats-Unis de 1492 à nos jours d’Howard Zinn, une référence pour quiconque s’intéresse à l’histoire des Etats-Unis. Peut-être qu’à l’instar de The Wire, Les Soprano sera également enseignée en cours d’Histoire pour montrer une certaine représentation des Etats-Unis dans la culture populaire
  35. Queen B n’est pas seulement l’un des épiclèses de Beyoncé. C’est aussi le pseudo de Blair Waldorf dans la série de romans Gossip Girl de Cecily von Ziegesarpuis de la série TV de Josh Schwartz et Stephanie Savage. Incarnée par Blair Waldorf à l’écran, cette jeune et arrogante habitante du quartier très huppé de l’Upper East Side a un goût très prononcé pour la mode mais aussi pour la littérature, en témoigne sa lecture de Gigi de Colette.
  36. Il était facile de trouver cette série. Aucun piège à l’horizon, il s’agit bien de Walter White (Bryan Cranston) sur cette image, ce fameux professeur de chimie devenu  producteur de méthamphétamine dans la série Breaking Bad créée par Vince Gilligan. C’est la poésie d’un « autre WW » que lit Walter White, Walt Whitman et en l’occurrence son fameux recueil Feuilles d’herbe. Le poète aura une importance grandissante dans la série
  37. Inutile de chercher ce livre en librairie. The Angel’s Kiss: A Melody Malone Mystery est un livre de fiction créé dans la série Doctor Who, série que l’on ne vous fera pas l’injure de présenter ici. Le livre a une importance capitale dans la série et en particulier pour Amy – La fille qui attendait – Pond (l’actrice Karen Gillan), compagne du Docteur dans sa onzième incarnation. La postface du livre, attention spoiler, a fait couler de nombreuses larmes outre-Manche
  38. Peu connue en France, la sitcom Black Books raconte la vie d’un libraire aussi fascinant qu’antipathique. Le libraire, incarné par l’humoriste irlandais Dylan Moran (co-créateur de la série avec le vétéran Graham – The It-Crowds – Linehan), déteste en effet ses clients et utilise n’importe quel prétexte pour fermer sa librairie. Sa misanthropie couplée à son amour presque exclusif de la lecture est la source de nombreux gags qui ne devraient pas laisser les amoureux de livres insensibles
  39. Ce n’est certes pas la série la plus connue en France mais ce gif – et son bon mot – ont beaucoup tourné. Il est extrait de la série iCarly de Dan Schneider, une sitcom centrée sur la vie d’une jeune et enthousiaste adolescente, Carly (Miranda Cosgrove) devenue célèbre suite à la création d’une émission web. De nombreux invités ont participé à rendre célèbre cette série : Emma Stone, One Direction (oui la série est avant tout destinée aux ados) ou encore Michelle Obama
  40. Enfin, la dernière image de notre session de juillet représente Alex Dunphy (Ariel Winter) de la série Modern Family créée par Christopher Lloyd II et Steven Levitan, un faux documentaire sur des « familles d’aujourd’hui » (et en cela très proche de la série française Fais pas ci, fais pas ça). Il n’est pas étonnant de voir Alex lire sur cette image. C’est en effet une jeune femme intelligente et très cultivée, plus en tout cas que sa famille.

Alors, combien de séries avez-vous trouvées ?
Nous allons contacter les gagnants cette semaine !
Et rendez-vous le 5 août pour jouer à une nouvelle session consacrée cette fois-ci au cinéma !

Babelio, un Etonnant Voyageur 2019

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Un festival qui s’interroge

C’est une année de doute pour le festival Etonnants Voyageurs qui se déroule du samedi 8 au lundi 10 juin à Saint-Malo. « Qu’est-ce qui nous arrive ? » se demande son fondateur Michel Le Bris. « Bouleversement de tous les équilibres mondiaux, guerre économique ouverte, effondrement de nos systèmes de représentation du monde, guerre déclarée de plus en plus ouvertement à nos valeurs fondamentales – démocratie, droits de l’Homme, laïcité – montée, partout, des régimes autoritaires, sinon des dictatures ; montée des intégrismes, fragmentation accélérée de la société, lente implosion d’une Europe dont nous savons […] qu’elle sera à réinventer dans la pire des tourmentes depuis sa création »… La liste des interrogations est longue. L’occasion pour les écrivains, photographes, aventuriers, philosophes, cinéastes, artistes et lecteurs de se réunir 3 jours durant et de réfléchir ensemble à l’état du monde.

Comme toujours, expositions, rencontres, dédicaces, films et masterclasses seront à l’honneur dans la cité malouine. L’aventure, ne sera pas dénuée de sens.

Retrouvez ici le programme complet du festival.

Les rencontres Babelio

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Les mondes d’Alan Lee.

A l’occasion de la sortie de La Chute de Gondolin, l’un des « trois grands contes du Premier Âge » écrit par J.R.R Tolkien et illustré par Alan Lee dans cette édition publiée en France chez Christian Bourgois, l’illustrateur anglais sera présent pour une rencontre inédite à Saint-Malo.
Nous évoquerons son travail d’illustrateur, de son rapport à l’oeuvre de J.R.R Tolkien, de son travail sur cette nouvelle publication (la dernière de la main de Christopher Tolkien ? ) mais aussi de son rapport aux mythologies nordiques.
Vous pouvez réviser avec notre interview d’Alan Lee publiée lors de la sortie de Beren et Luthen.

Rendez-vous samedi à 15h15 à la Maison de l’Imaginaire  

Leur vie est une aventure
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Direction l’Egypte avec Robert Solé qui publie Les Méandres du Nil, les Indes orientales avec Olivier Truc (Le Cartographe des Indes Boréales), l’océan indien du XIXe siècle sous la houlette de Fabien Clauw (Le Pirate de L’Indien), et la (re)découverte des sources du Nil avec Mahi Grand & Olivia Burton (Un Anglais dans mon arbre).

Il sera question du transport épique de l’Obélisque de Louxor, de guerres de pirates dans un océan déchaîné, des enjeux de la cartographie en terre lapone mais aussi de grands explorateurs tels que Francis Richard Burton, Izko Detcheverry ou encore le redoutable capitaine Gilles Belmonte.

Rendez-vous samedi à 17h45 à l’Ecole Nationale Supérieure Maritime – Salle 2

Le Réveil des Sens

51EQV-R9FAL._SX195_.jpgL’aventure est plus intérieure, plus intime pour les personnages dont il sera question lors de cette rencontre. Face à une forêt sauvage à la fois amie et ennemie, face à une nature qui reprend le dessus sur l’homme et la femme ou face à un ogre qui ne laisse aucune parcelle de rêve à une jeune fille arrachée à sa famille, les sens peuvent s’éveiller, violemment, pour le meilleur et pour le pire.

Ce sera l’objet d’un bel entretien entre Franck Bouysse (Né d’aucune femme), Jamey Bradbury (Sauvage) et Christiane Vadnais (Faunes).
En guise de mise en bouche, nous vous proposons un entretien avec Franck Bouysse.

Retrouvez vos critiques

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Comme les années précédentes, vos critiques sont mises en avant lors du festival Étonnants Voyageurs. 126 critiques de lecteurs sont en effet à retrouver sur les stands des éditeurs. Arriverez-vous à retrouver votre critique ? Si c’est le cas, n’oubliez pas de nous avertir sur Twitter ou Instagram !

A la rencontre des membres Babelio (32)

Avec plus de 770 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est roi, nous avons décidé de vous donner la parole. En cette fin du mois de mai et à l’occasion du festival Les Imaginales dont nous sommes partenaires, nous donnons la parole à Saigneurdeguerre, un lecteur passionné par les littératures de l’imaginaire.

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Rencontre avec saigneurdeguerre, inscrit depuis le 25 juillet 2018.

Comment êtes-vous arrivé sur Babelio ? Quel usage faites-vous du site ?

Je suis arrivé sur Babelio, en tant que participant, durant les grandes vacances 2018. Ne supportant pas la chaleur et mon petit cœur manifestant un ras-le-bol de devoir me supporter depuis plus de soixante ans, je suis resté à l’intérieur pratiquement tout juillet et août. Comme j’avais accumulé beaucoup de retard dans mes lectures, j’achète plus vite que je ne lis, j’avais décidé de rattraper le temps perdu en lisant jour et nuit. Auparavant, je me contentais de lire des critiques sur Babelio sans en publier. Ayant remarqué qu’en rédigeant un petit résumé et une critique, je gardais plus longtemps en mémoire le souvenir des livres lus, j’ai franchi le cap et me suis inscrit pour tenter de passer du rôle de gros consommateur à celui de « consommateur-producteur ». Un petit bémol : depuis que j’écris des commentaires et que je recopie des citations, j’ai moins de temps pour LIRE !

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

Dans ma bibliothèque, il y a de tout, de tout, de tout… Il y a des livres partout, à tous les étages ! Mais attention : quand j’achète des livres, un volume équivalent doit être évacué. Mes connaissances en profitent largement.

J’ai aussi bien des guides, que des BD, des encyclopédies, de l’histoire, de la fantasy, de la SF, des thrillers, des polars, de la littérature blanche, des livres pour enfants ou adolescents, de la psychologie, de la géopolitique, de l’art… En français, en portugais, en anglais, en espagnol…

Cette année, vous vous êtes fixé un défi de lecture assez impressionnant, en prévoyant de lire 99 livres. Comment avez-vous évalué votre menu pour 2019 ?

Le 1er janvier, j’ai commencé à compter les livres que j’avais achetés et que je n’avais pas encore lus… Arrivé à 300, je me suis arrêté de compter… Et j’ai décidé d’en lire au moins 99 avant la fin de l’année. Selon l’humeur, je piocherai parmi la réserve qui continue de s’allonger au gré des commentaires des Babelionautes. Ce qui est sûr, c’est qu’il y en aura dans tous les genres.Antonio et editions Heron d argent 001.jpg

Question spécifique : vous lisez beaucoup de littératures de l’imaginaire. Comment est né cet intérêt, et qu’aimez-vous particulièrement dans la fantasy, la science-fiction et le fantastique ?

Je lisais énormément depuis l’âge de sept ans. Vers douze ans, j’en étais à un livre par jour. Impossible de m’endormir sans avoir terminé l’histoire. Il est vrai que les livres comptaient moins de pages qu’aujourd’hui : espionnage, romans historiques, récits de guerre, policiers et… Beaucoup de science-fiction ! « Fleuve Noir Anticipation », cela vous parle ? J’achetais, quand j’avais quelques francs, mes livres dans des bouquineries de seconde main, très nombreuses à Bruxelles, ou j’échangeais deux livres contre un du même genre. J’aimais surtout le « space opera », mais aussi tout ce qui touchait à un futur proche, mâtiné de catastrophes post-apocalyptiques ou de désastres écologiques. Un des livres qui m’avait alors beaucoup plu, était Les Grognards d’Eridan de Pierre Barbet.

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Lorsque j’ai découvert La compagnie des glaces de Georges-Jean Arnaud, c’est devenu ma série préférée. Je lisais les livres de cette série complètement dans le désordre, en fonction de ce que je trouvais « en seconde main ». Je ne suis jamais arrivé à les avoir tous. Peut-être essaierais-je un jour de lire toute la série, dans le bon ordre cette fois. J’étais ravi lorsqu’on se mit à les publier en BD. Malheureusement, la série n’a pas rencontré un grand succès, 15 albums seulement, difficiles à trouver, et ils sont indisponibles à l’achat aujourd’hui.

Je suis venu à la fantasy plus tard, au début des années 1980. Ce qui était disponible n’était pas génial. Même le Seigneur des Anneaux ne m’a pas franchement emballé. J’ai acheté la trilogie à trois reprises et je ne l’ai jamais lue jusqu’au bout. Par contre, j’ai adoré les films.

J’aimerais trouver davantage de steampunk de qualité dans les librairies.

Quels sont les livres de l’imaginaire qui vous semblent incontournables, et pourquoi ceux-ci ?

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J’aime la fantasy quand la magie n’est pas trop présente et surtout super puissante. Ma trilogie préférée est celle de La Trilogie de l’Empire de Raymond E. Feist où la diplomatie, les trahisons, les coups tordus sont de toute beauté.

Dans la SF, j’adore le space opera façon Jack Campbell avec La Flotte perdue , Etoiles perdues et La genèse de la flotte . De nouveau, j’aime le côté intrigues, les difficultés rencontrées par les militaires confrontés au pouvoir des politiques, les scènes de combat très bien rendues. Je regrette juste que Cambell se lance dans la narration des événements qui ont contribué à la création de l’Alliance avant d’avoir achevé Etoiles perdues.

Le Trône de Fer contient tout ce que j’aime. Mais faut-il encore évoquer ce chef-d’œuvre ? Dommage que George R. R. Martin n’achève pas la série au lieu de se lancer dans d’autres projets.

Les Trois Mousquetaires par Dumas

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

Les trois mousquetaires, sans oublier Vingt ans après et Le Vicomte de Bragelonne. J’aimais d’autant plus Alexandre Dumas qu’il était complètement dénigré par mes profs de français en secondaire : « Ce petit auteur d’une littérature populaire juste bonne pour des ados prépubères ! »

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

L'oeuf de Tanglemhor - Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 1 par JhelilL’oeuf de Tanglemhor – Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 1 d’Azaël Jhelil a été une découverte rendue possible grâce à Babelio. Jamais, je n’aurais trouvé ce livre autrement car il est publié sur Amazon. Azaël a une maîtrise de la langue, du vocabulaire et du monde antique qui mériteraient de le faire entrer à l’Académie française ! C’est vrai que, Dieu merci ! il n’est pas encore mourant et qu’il sera toujours temps de lui offrir un fauteuil dans quarante ans, quand il sera presque fossilisé. D’ici là, il aura fini sa saga et probablement qu’il en aura enfanté beaucoup d’autres.

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

Indiscutablement, Les trois mousquetaires d’Alexandre Dumas ! Un modèle de récit d’aventures. J’en ai tourné des films dans ma petite tête avec ces quatre fabuleux personnages ! Du coup, j’ai dévoré tous les livres du même genre tels que Le Capitaine Fracasse de Théophile Gauthier.

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ? (à côté de quel classique êtes-vous passé, envers et contre tous)

La Roue du Temps, Tome 1 : La roue du temps par JordanLa Roue du temps de Robert Jordan. Je les ai tous offerts à mon fils qui a tout lu (tout ce qui a été publié en français) … Et qui attend la suite… qui ne viendra peut-être jamais puisque Robert Jordan est décédé en 2007 et que de changement d’éditeur en changement d’éditeur, on se demande si les francophones bénéficieront un jour de l’ensemble de l’œuvre puisque Brandon Sanderson a été chargé par la famille Jordan de terminer l’histoire… J’aime les sagas, mais c’est trop long. Trop de personnages. Trop de lieux. Trop de royaumes. On a le temps de tout oublier avant d’avoir parcouru la moitié.

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Si vous permettez, il y en a deux ! D’abord, L’oeuf de Tanglemhor – Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 1 d’Azaël Jhelil parce qu’il y a tout dans ce roman : des civilisations crédibles, de l’aventure, de la romance, de l’humour, des scènes de combats épiques… Et une magnifique langue écrite qui peut facilement rivaliser avec les auteurs de littérature dite « blanche ».

The Prison Experiment par CostaMais j’aimerais aussi faire connaître The Prison Experiment d’Eric Costa. Nous sommes là dans un futur tellement proche qu’on pourrait croire qu’il existe déjà. C’est un magnifique thriller qui se joue presque en vase clos. L’écriture vous plonge directement dans l’action.

Je vous renvoie aux critiques que j’en ai tirées si les sujets vous intéressent. Ce sont deux auteurs publiés chez Amazon.fr et je n’hésite pas à les placer dans les dix meilleures lectures que j’ai faites dernièrement.

Tablette, liseuse ou papier ?

Papier ! J’aime le tenir en main, en humer l’encre, sentir sous mes doigts sa sensualité (ou pas). J’aime le « papier bible » en particulier… Et surtout transmettre ensuite le livre à quelqu’un à qui j’ai envie de le faire découvrir. Si le livre ne m’a pas du tout convaincu, il va se retrouver dans une boîte à livres, celles-ci commençant à se multiplier à Bruxelles.

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Le grand canapé de mon salon avec éventuellement un accompagnement musical, essentiellement de la musique baroque. Dans le bus, lorsque les smartphones des autres passagers ne bousillent pas mon attention.

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

« Vieillir, c’est voir mourir les autres. » Mémé dans les orties de Aurélie Valognes.

Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

« Lecture » ? Au singulier ? Connais pas ! Il faut que j’aborde plusieurs livres en même temps et que je passe de l’un à l’autre ! Oui, je sais, après un an certains ne sont toujours pas terminés… C’est qu’ils ne m’ont pas captivé… Ou que j’ai eu d’autres priorités.

Je suis occupé avec un policier très drôle De l’infortune d’être un Anglais en France de Marie Fitzgerald. Comme en ce moment je corrige beaucoup de travaux de fin d’études d’étudiants avant qu’ils ne les rentrent dans les hautes écoles ou les universités, il me faut quelque chose de léger ou d’amusant.

Le Vieil Homme et la guerre par ScalziEn SF, je veux lire la suite de Le Vieil Homme et la guerre de John Scalzi. J’ai vraiment adoré le premier tome, les autres attendent sagement.  L’Interdépendance, tome 1 : L’Effondrement de l’Empire de ce même Scalzi me tente beaucoup.

Il faut aussi que je lise Feu et sang, tome 1  du fabuleux George R. R. Martin… qui ferait mieux d’achever Le Trône de Fer au lieu de s’aventurer dans de nouvelles productions…

Et pour changer complètement de style Les vacances d’un serial killer de Nadine Monfils.

D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Le cycle de Dune, tome 1 : Dune par HerbertJ’aime découvrir un résumé qui donne envie de lire le livre et qui soit autre chose que celui proposé par l’éditeur. Quand, c’est possible, un peu d’humour ne fait pas de tort. Surtout dans la critique. Je raffole de celles de Crossroads ! Il a un style unique qui fait valser les mots tout en cultivant un côté « tonton flingueur » qui me rappelle Michel Audiard. Pour la SF, fnitter est incontournable, même si nous n’avons pas nécessairement apprécié les mêmes « chefs d’œuvres ». Il a adoré Le Cycle de Dune de Frank Herbert, moi pas. Le fond de l’histoire était intéressant, mais je trouvais cela mal écrit. Peut-être était-ce dû à une traduction bancale.

Je n’aime pas trop les critiques d’une dizaine de lignes pour un roman et je trouve sans intérêt les critiques qui se limitent à dire : « J’ai bien aimé » ou la variante : « J’ai détesté » sans argumenter.

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ? (rencontre avec auteur ou lecteurs, échange entre lecteurs, découverte littéraire…)

Babelio avait lancé le prix Nobel de l’imaginaire au cours duquel nous devions proposer un auteur vivant qui mériterait ce prix en justifiant notre choix. Cela m’a valu une foire d’empoigne avec un certain ajc2ht : nous nous sommes bien amusés à nous étriller… Et je découvre que ce monsieur est auteur… Azaël Jhelil, c’est lui ! J’ai décidé de lire son énorme bouquin, tout en me livrant à de la musculation pour soulever les vingt tonnes de papier qui le composent. La découverte de L’oeuf de Tanglemhor – Chroniques des secondes heures de Tanglemhor, tome 1 fut une belle claque. Non seulement môssieur Azaël a une très belle plume, mais en plus, sa trilogie est située dans un univers très bien décrit où humour, action et suspense font bon ménage. Nous n’avons cessé de nous écrire et, à Pâques, Azaël a fui sa Bretagne humide pour trouver refuge, l’espace de deux nuits, dans la riante et ensoleillée bonne ville de Bruxelles pour que nous devisions de nos centres d’intérêt. Une très agréable surprise. J’espère qu’il récidivera. (Depuis le XIXe siècle Bruxelles accueille les grands auteurs exilés : Victor Hugo, Charles Baudelaire… Pourquoi pas les réfugiés climatiques bretons ? D’ailleurs, j’aimerais lui adresser un message : « Reviens Azaël ! Reviens ! Quand le niveau de la mer montera, ce sera la Flandre qui sera noyée ! Bruxelles y échappera ! Tu n’as rien à redouter ! »)

Avez-vous déjà voté pour le prix des Lecteurs Babelio 2019 ? Si oui, pouvez-vous nous révéler certains de vos favoris ?

J’ai parcouru toutes les rubriques et je n’ai pas voté car il aurait fallu que je les lise pour pouvoir émettre une opinion plus ou moins objective.

J’ai cru comprendre que vous êtes enseignant en Belgique : essayez-vous de transmettre votre goût de la lecture à vos élèves ? Et si oui, comment ?

Effectivement. Je suis instituteur (si ! si ! en Belgique, nous avons encore des instituteurs et pas des « professeurs des écoles »). Mes élèves sont en 5e primaire, soit l’équivalent de votre CM2. Ils sont tous issus de l’immigration (comme moi, d’ailleurs). Certains ne parlent français qu’à l’école. Le vocabulaire est très pauvre. J’essaie, par la lecture d’y remédier. Je lis beaucoup de livres qui s’adressent à des enfants, surtout ceux destinés aux 10-12 ans.

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En Belgique, les éditions Averbode proposent un abonnement qui permet d’avoir dix petits romans sur l’ensemble de l’année scolaire. Pour les enfants de 10-12 ans, c’est la série des « Récits-Express ». Ils comptent généralement 32 pages dont au moins une sur quatre illustrée en noir et blanc. Ils abordent tous les genres. J’ai aussi un faible pour « Histoires vraies » (éditions Fleurus, peut-être Bayard Presse en France ?). Je les interroge par écrit pour m’assurer qu’ils ont bien lu les livres et qu’ils ont compris l’histoire. Dans la classe, j’ai une bibliothèque où je place tout ce que j’achète et qui me semble intéressant pour eux.

Merci à saigneurdeguerre pour ses réponses !