5 BD à lire en ce début d’année

A l’occasion du Mois de la BD, nous sommes allés à la rencontre de libraires parisiens passionnés pour connaître leurs récents coups de cœur. Ils nous ont présenté les dernières pépites du 9e art et ont partagé avec nous tout leur enthousiasme autour de ces quelques titres, dont certains figurent en sélection officielle du Festival d’Angoulême. Bienvenus dans leurs bulles !

Lucie, de La Rubrique à Bulles

img_6208

« J’ai choisi Malaterre, de l’auteur de Pereira prétend, que j’avais déjà beaucoup aimé. Dans ce subtil mélange de fiction et d’autobiographie, l’auteur nous propose de suivre l’histoire de Gabriel, un père violent qui resurgit dans la vie de ses trois enfants après des années d’absence. C’est une oeuvre profonde et viscérale sur un antihéros a priori détestable, antipathique et acerbe auquel on s’attache pourtant rapidement. Le caractère universel de l’histoire et de ses protagonistes hauts en couleur est ce qui m’a le plus séduit. Le personnage de Gabriel nous rappelle à tous quelqu’un, qu’on a connu de près ou de loin. J’ai également trouvé certains passages poignants, où l’émotion passe uniquement par le regard des protagonistes. Le regard de la fillette, lorsqu’elle réalise que son père est un individu abject, est bouleversant. C’est une fresque intimiste d’un homme égoïste, d’un connard qui apprend à devenir un père, imparfait et pourtant tellement attachant. Un véritable coup de cœur ! »

Pierre-Henry Gomont, Malaterre, Dargaud, 188 pages


Pablo, de BDnet

IMG_6212.JPG

« J’ai choisi Andy, un conte de faits de Typex. Cette bande dessinée hors-norme à la tranche métallisée nous propose un voyage introspectif dans l’esprit du pape du pop art. Chaque chapitre propose un traitement différent inspiré des artistes les plus iconiques de la pop culture qui se mêlent dans un tumulte de couleurs et de styles graphiques : on retrouve notamment l’influence de Lichtenstein. Avant chaque chapitre, on a une galerie de portraits des personnages de la culture populaire américaine que Warhol a croisés. Ce que j’ai particulièrement aimé, c’est ce voyage dans l’intériorité de Warhol ; on est dans l’esprit de l’artiste. On nous présente un portrait à contre-courant, un Warhol perdu, mal aimé, contesté, à un moment où il ne se sent plus en phase avec son époque. La bande dessinée retrace toute sa vie depuis son enfance et montre un Warhol multiple, intime. »

Typex, Andy, un conte de faits, Casterman, 562 pages


Jean d’Opéra BD

IMG_6220.JPG

« J’ai adoré Révolution, tome 1 : Liberté de Florent Grouazel publié chez Actes Sud : c’est un chef-d’œuvre. On suit deux ou trois personnages durant la Révolution française. Le dessin est sublime, l’intensité est maintenue sur 300 pages. Des dessins en double-page montrent un souci du détail et une grande variété. On peut tous se projeter dans une ambiance, un paysage qu’on connaît. »

Florent Grouazel et Younn Locard, Révolution, tome 1 : Liberté, Actes Sud, 336 pages


Pierre de La Rubrique à Bulles

img_6229

« J’ai choisi une BD classée en jeunesse, mais qui plaît aussi beaucoup aux adultes : Calfboy de Rémi Farnos. L’histoire de deux frères cowboys qui braquent une banque, cachent leur trésor, fêtent ça dans la foulée… et oublient où ils ont planqué le magot ! J’ai particulièrement apprécié le rythme de cette BD, notamment son inventivité dans son utilisation non linéaire des cases (douze cases, puis pleine page en face). Visuellement on est surpris, ça apporte quelque chose de vraiment nouveau à l’art séquentiel, avec parfois de l’action qu’on voit rarement en bande dessinée, une sorte de hors champ qui trouve ici sa place. Et puis c’est aussi très drôle, et derrière ce côté naïf des dessins, très créatif. Donc pour moi, Rémi Farnos fait partie de cette nouvelle génération d’auteurs à suivre, qui essaient de bouleverser un peu la bande dessinée classique, avec des livres accessibles ET intelligents. »

Rémi Farnos, Calfboy, Les Editions de la Pastèque, 72 pages


Maryse de La Tête Ailleurs

IMG_6233.JPG

« A mes yeux, l’événement BD de ces derniers mois, c’est Moi, ce que j’aime, c’est les monstres de Emil Ferris, un livre hors norme en tous points. On parle de roman-monde, j’ai envie de parler de roman graphique-monde pour celui-ci. Le lecteur est plongé dans le journal intime d’une fille qui raconte sa vie et celles de ses voisins à Chicago, récit qui se transforme vite en enquête policière et en drame familial. Graphiquement, on tient quelque chose d’époustouflant, avec des dessins entièrement réalisés au stylo-bille, témoignant d’un grand talent pour un premier livre, d’une vraie inventivité artistique et d’une capacité à donner vie à des sentiments, des peurs… Quand je lis de la BD, je cherche plutôt de la créativité, mais j’aime aussi qu’on me raconte une histoire, et là je m’y retrouve tout à fait. »

Emil Ferris, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres, Monsieur Toussaint Louverture, 416 pages

Retrouvez ici en vidéo l’ambiance du Festival d’Angoulême 2018 :

Nos futurs en question au Salon du livre et de la presse jeunesse

Du 28 novembre au 3 décembre 2018, la littérature et la presse jeunesse tiennent salon à Montreuil. L’occasion pour enfants, ados, jeunes adultes et adultes qui refusent ou non de grandir « d’interroger le dialogue entre passé, présent et futur dans les livres pour enfants ».

nosfuturssite.jpg

L’édition 2018

En quelques chiffres, le Salon du livre et de la presse jeunesse c’est plus de 250 créatrices et créateurs, près de 3000 signatures, des centaines de rencontres réparties sur 4 scènes (littéraire, BD, vocale et décodage), et une grande exposition « pour explorer, transformer, initier, composer et lire nos futurs à travers les œuvres réalisées par plus d’une cinquantaine d’artistes » comme, ci-dessous, cette illustration issue de L’Étrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde par Maurizio A.C. Quarello (Sarbacane).

2

Vous pouvez retrouver le programme complet sur le site du salon.

No(s) futur(s)

Le fil rouge, cette année, c’est donc la thématique « Nos futurs » qui sera interrogée, questionnée par l’ensemble des auteurs, illustrateurs, créateurs et visiteurs du salon que ce soit à travers l’exposition ou les rencontres et tables rondes.

3
« Quand j’annonce le thème « Nos futurs », il y a toujours un petit temps d’hésitation dans les yeux de mon interlocuteur, mais il s’agit bien de mettre un « s » à « Nos Futurs » a déclaré Sylvie Vassalo la directrice du salon au micro de Culturebox . C’est la marque d’une pluralité que nous revendiquons, pluralité d’artistes et de regards sur nos futurs, pluralité des genres, pluralité des grands sujets qui interrogent nos futurs, ceux de nos enfants et ceux de notre planète ».

Les pépites

Le salon c’est aussi plusieurs prix littéraires, les fameuses Pépites réparties en 3 catégories (Livres illustrés ; Romans ; Bandes dessinées). Vous pouvez retrouver l’ensemble des finalistes à travers notre liste. A ces trois sélections s’ajoute la Pépite d’Or qui avait l’année salué l’ouvrage Nos vacances de Blexbolex.

pepite1.jpg
Parmi les finalistes on retrouve l’écrivain Patrick K. Dewdney qui a justement répondu à nos questions lors d’un entretien pour son livre L’enfant de poussière. Il en a profité pour réagir à sa nomination parmi les pépites : « Je n’écris pas pour un public en particulier, et il me semble que si des adolescents adhèrent à un format littéraire qui est différent de celui qu’on leur propose dans le cadre scolaire, et bien pour moi quelque part, j’ai accompli mon travail ». Vous pouvez retrouver son entretien en intégralité sur Babelio. 

Les gagnants seront dévoilés mercredi 28 novembre lors de l’inauguration du salon.

Les rencontres Babelio

Nous animons trois rencontres cette année lors du salon.
46468158_10156027824195678_9050620283181858816_o.jpg

Jeudi 29 novembre à 12h, avec Nadia Coste qui vient de publier le roman Rhizome (éditions du Seuil) et Loïc Le Pallec auteur de Fréquence Orégon (éditions Sarbacane).

La Terre dans quelques années : catastrophes écologiques et paysages post-apocalytiques, le décor est planté. Deux écrivains s’interrogent sur la construction de nouveaux mondes en compagnie d’adolescents prêts à tout pour faire bouger les lignes. Des romans construits comme des fables écologiques pour interpeller sur l’avenir de notre planète.

Le lien vers la rencontre.

– Jeudi 29 novembre à 15h, avec Gaspard Flamant qui présente son premier roman Shorba, l’appel de la révolte (éditions Sarbacane) et Florence Médina auteur du livre jeunesse Direct du coeur (éditions Magnard).

Que ce soit à travers un engagement militant ou l’apprentissage de la LSF, Shorba et Tim, deux adolescents quelque peu désoeuvrés, se confrontent à des mondes qu’ils ne connaissent pas. Ces rencontres créent un choc qui va les connecter au monde, leur permettre de le voir autrement et d’enfin, y trouver leur place.

Le lien vers la rencontre.

Samedi 1er décembre à 12h15, avec Joseph Delaney célèbre auteur de la saga de l’Epouvanteur, dont Bayard publie le 15 ème tome (ou plus précisément le deuxième d’un second cycle) mais aussi auteur d’une nouvelle saga à venir en février toujours chez Bayard intitulée Aberrations et Sean Easley, auteur de l’Hôtel invisible, premier tome d’une saga fantastique publiée chez Lumen editions.

Un maître du genre rencontre un auteur qui publie son premier roman : décryptage de démarches de création pour plonger dans des mondes magiques peuplés d’êtres mystérieux et de lieux maléfiques.

Grâce aux éditions Lumen, vous pouvez retrouver l’intégralité de la rencontre en vidéo :

Le lien vers la rencontre.

Les cartons

Comme pour la plupart des festivals avec lesquels nous sommes partenaires, nous vous proposons une grande « chasse au trésor » dans les allées du salon.  Des centaines de critiques de lecteurs sont en effet à retrouver sur les stands des éditeurs.

carton_presentations_editeurs_petit.jpg

Arriverez-vous à retrouver votre critique ? Si c’est le cas, n’oubliez pas de nous avertir sur Twitter ou Instagram.

Bonus vidéo

En préparation de ce festival, Nicolas et Nathan ont réalisé un petit reportage vidéo à l’Heure Joyeuse, la plus ancienne bibliothèque jeunesse de France. C’est dans notre vidéo d’actualité à retrouver ci dessous :

 

Vous allez à Montreuil pour le festival ?  Vous aimeriez découvrir de nouveaux romans de jeunesse ? Alors un groupe est fait pour vous sur Babelio : Le groupe des ados lecteurs.

Le Salon Fnac Livres, ou comment se réconcilier avec la rentrée

Forum Fnac Livres 2017

Alors que le mois d’août touche à sa fin, que les vacances sont déjà pour beaucoup un souvenir lointain, et que l’été nous gratifie de ses derniers rayons de soleil, voici tout de même une bonne raison de penser que la rentrée, c’est classe : le Salon Fnac Livres revient, pour notre plus grande joie, accompagnant comme chaque année désormais la rentrée littéraire.

Après une première édition au Carreau du Temple en 2016, l’événement investira ainsi du vendredi 14 au dimanche 16 septembre 2018 le même lieu que l’an passé, la superbe Halle des Blancs-Manteaux à Paris (48 rue Vieille du Temple, 4e). Et parce qu’on n’oublie jamais ses troisièmes fois, l’équipe de la Fnac a vu les choses en grand. Avec plus de 100 auteurs invités, une quarantaine de rendez-vous avec des écrivains (entretiens, rencontres, lectures, dialogues croisés), des concerts littéraires (Philippe Katerine, Frànçois Atlas et Joseph d’Anvers) et une soixantaine de séances de dédicaces, le salon s’annonce plus que jamais comme incontournable. Sans oublier une librairie éphémère de plusieurs milliers de titres, pour bien réviser sa rentrée littéraire. Et comme si cela ne suffisait pas, l’entrée est gratuite et ouverte à tous les âges et tous les appétits livresques !

En ouverture de l’événement le 14 septembre, l’invité d’honneur Daniel Pennac remettra le 17e prix du Roman Fnac à Adeline Dieudonné pour La Vraie Vie, son premier roman, paru chez L’Iconoclaste. Sélectionné par 400 libraires et 400 adhérents Fnac, la lauréate 2018 succède ainsi à Véronique Olmi, récompensée l’an passé pour Bakhita (Albin Michel).

Voilà, vous attendez probablement la rentrée avec plus d’impatience maintenant, alors voici pour patienter plus de détails sur cette gargantuesque programmation (à retrouver dans son intégralité ici), dont Babelio est cette année encore partenaire.

logo fnac livres

La liste des auteurs en dédicace

Vendredi 14 septembre (19h-23h)

Frànçois Atlas, Olivia de Lamberterie, Sophie Divry (lire notre interview ici), Alaa El Aswany, Claude Gassian, Sébastien Kardinal, Guillaume Musso, Amélie Nothomb, Daniel Pennac, Thomas Sotto, Zoé Valdés, Lauréate prix du Roman Fnac

Samedi 15 septembre (11h-23h)

Meryem Alaloui, Julien Baer, Simon Bailly, Emmanuelle Bayamack-Tam, Inès Bayard, François Bégaudeau, Samuel Benchetrit, Christophe Boltanski, Marc Boutavant, Estelle-Sarah Bulle, Isabelle Carré, Claire Chazal, Jospeh d’Anvers, Stéphane de Freitas, Adeline Dieudonné, David Diop, Clara Dupont-Monod, David Foenkinos, Aurélie Filippetti, Carole Fives, Jean-Marie Gourio, Colas Gutman, Philippe Grimbert, Nancy Huston, Etienne Klein, Marc Lévy, Valérie Manteau (lire notre interview ici), Pascal Manoukian, Janine Mossuz-Lavau, Fabien Olicard, Stéphane Perger, Emmanuelle Pirotte, Romuald Racioppo, Boualem Sansal, Riad Sattouf, Joachim Schnerf, Abnousse Shalmani, Yétili, Liana Yuknavitch

Dimanche 16 septembre (11h-19h)

Idriss Aberkane, Zeina Abirached, Olivier Adam, Alex Alice, Patrick Bauwen, Bernard Boulad, Stéphane Bourgoin, Pascal Bresson, Cali, Maylis de Kerangal, Patrick K. Dewdney, Emilie de Turckheim, Mathias Enard, Jérémy Fel, Eric Fottorino, Emilie Frèche, Gaël Henry, Jean-Pierre Jeunet, Serge Joncour, Yasmina Khadra, Donna Leon, Brigitte Luciani, Alain Mabanckou, François Médéline, Guillaume Meurice, Catherine Meurisse, Caroline Noël, Michel Ocelot, Cyril Pedrosa, Charles Pépin, Daniel Picouly, Christopher Priest, Emmanuelle Richard, Tiffany Tavernier, Eve Tharlet

Le programme des rencontres

Dans le cadre du partenariat entre Babelio et le Salon Fnac Livres, notre Directeur éditorial Pierre Krause animera 2 rencontres avec des auteurs :

fnac livres programme

– Cliquez sur l’image pour agrandir le programme –