Marie Pavlenko : la résilience à bras le corps

Et si l’écriture avait des propriétés curatives ? Chaque lecteur a sans doute déjà éprouvé ça : de page en page, on a l’impression tenace que ce livre nous parle directement, qu’il a compris dans quelle situation l’on se trouve à cet instant précis, et qu’il pourrait bien nous aider à avancer dans notre vie. Car en plus d’être un art, la littérature reste un vecteur émotionnel très puissant.

IMG_6931Mais l’écriture dans tout ça ? On peut écrire pour se soulager, même si cela ne fait pas toujours un livre, et encore moins un livre intéressant. On peut aussi écrire pour dépasser une expérience traumatique, et là ça devient nettement plus captivant. Avec Un si petit oiseau (Flammarion Jeunesse), Marie Pavlenko signe sans doute l’un de ses livres les plus intimes, tout en publiant une véritable fiction : si le sujet du livre est directement lié à son histoire familiale, elle en modifie les contours pour en faire quelque chose d’autre, quelque chose qui dépasse sa vie. C’est ce pas de côté qu’elle nous a expliqué lors d’une rencontre avec 30 de ses lecteurs le 7 février 2019, pour sa deuxième rencontre dans les locaux de Babelio (retrouvez le compte-rendu de la soirée autour de son roman La mort est une femme comme les autres ici).

Irréversible

Des mots qui explosent au visage, font mal et peur : derrière son titre tout mignon, voilà un roman qui cache des premières pages terribles, où la rupture de normalité intervient très vite sous la forme d’un terrible accident. La jeune Abi, 20 ans, est avec sa mère en voiture, insouciante, quand soudain survient l’irréversible. Un accident qui va la traumatiser à vie et lui coûter (littéralement) un bras. En plus de toutes ces choses qu’« Abi ne verra plus jamais comme avant ».

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« Avec ce livre j’ai voulu apprivoiser ce qui est réellement arrivé à ma mère, j’ai voulu me mettre à sa place. Ca, c’était le point de départ. Mais le processus d’écriture de celui-ci a été particulièrement lent et difficile pour moi. Ma mère, alors à l’hôpital après son accident, fatiguée et sous médicaments, m’avait donné une sorte d’accord implicite pour écrire sur cette histoire. Ca, c’était en 2015. Et puis j’ai commencé à écrire à la première personne, mais je ne le sentais pas. Tout ça nous mettait trop proche de ce personnage, et j’avais envie d’un peu de distance, élargir le regard que l’on porte sur elle. »

Mais alors, comment fait-on une fiction avec un point de départ aussi intime et douloureux ? Et pourquoi choisir d’en faire un livre de littérature jeunesse ? « Pour moi, la fiction va chercher autre chose, plus loin que le réel. C’est l’inconscient d’un écrivain qui rencontre l’inconscient d’un lecteur, sur le terrain des mots. Pour autant, il n’a jamais été question pour moi de faire de l’autofiction ; certains font ça très bien, mais ça n’est pas pour moi. D’où cette idée de mettre en scène une jeune femme de 20 ans, Abi, et de m’adresser aux adolescents dans ce livre. 20 ans, c’est l’âge où tout est possible, où en même temps on est dans une sorte de barque qui tangue sans arrêt, en pleine quête de son identité, au seuil de la vie d’adulte. Et vlan, un jour, son destin lui joue un tour, et certains de ses espoirs se voient brisés, sa vie changée à jamais, à l’image de ce bras amputé. »

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Vivre sans, vivre avec

Dans le public, une lectrice avoue qu’elle n’avait pas mesuré, avant de lire Un si petit oiseau, toutes les complications quotidiennes qu’engendre le handicap : « En fait, je me suis rendue compte qu’on vit dans un monde conçu pour les valides. » Et l’auteur de répondre : « Oui, avec le handicap chaque seconde devient complexe. D’autant plus lorsqu’on est une jeune femme, avec ce que cela suppose d’exigences quant à sa féminité. L’amputation suppose, aussi, d’avoir mal tout le temps. Et de sentir encore ce membre devenu fantôme. »

Au lieu de verser dans le pathos le plus dégoulinant, Marie Pavlenko fait place à des respirations et de l’humour dans le récit, pour évoquer plus sereinement et justement un sujet déjà bien grave : « Pour moi les scènes de paradis perdu sont essentielles dans ce livre : ils peuvent paraître banals, ces moments en famille, mais au moins ils sont vivants, plein de bruits et de rires, encore loin du silence auquel Abi doit ensuite faire face. Voilà pourquoi j’ai imaginé une famille équilibrée, où l’amour est très présent et salvateur, et non pas une famille dysfonctionnelle qui aurait encore plus assombri ce tableau. Je n’avais pas non plus envie de m’acharner sur mon personnage. Quant à l’humour, ça me paraissait essentiel, de l’ordre de la survie. D’ailleurs je trouve que la comédie est souvent très dévalorisée en France, alors qu’elle remplit une fonction importante. C’est aussi une manière de dépasser ses problèmes. Pour l’anecdote, ça me fait penser à une phrase que ma mère m’a dite quand une amie me demandait comment allait son bras, et qu’elle a répondu : « T’as qu’à lui dire qu’il repousse ! » Elle est comme ça, ma mère. »

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Se reconstruire

Quand quelqu’un dans l’assistance lui demande pourquoi ce titre et cet intérêt pour les oiseaux, l’auteur répond : « Je suis passionnée d’oiseaux depuis quelques années, et ça m’a apporté beaucoup de choses. Il y a quelque chose de l’ordre du symbolique (l’envol, la liberté), c’est un monde à portée de main et pourtant inatteignable. Ca m’a ouvert plein de portes, de m’émerveiller sur des choses simples. J’ai redécouvert le mot « bienveillance », par exemple. Pour cette histoire je me suis dit : Abi a besoin de douceur pour se reconstruire et elle peut trouver ça dans la nature, et chez les oiseaux. » Et dans l’art aussi, si l’on en croit la citation de Blaise Cendrars en ouverture du livre, auteur ayant également perdu un membre, et qu’Abi elle-même lit : « Ma main coupée brille au ciel dans la constellation d’Orion. » « Oui, pour moi ce type qui survit à ça en 1915, et en fait une partie de son œuvre, est un exemple pour les amputés d’aujourd’hui. »

Mais au fait, en parlant de rémission, qu’est-ce qu’en a pensé la mère de Marie Pavlenko, de ce livre ? « Ma mère ne pouvait pas le lire en cours d’écriture, elle a attendu. Après lecture, elle m’a simplement dit : « Je suis emballée. » Aujourd’hui, ça reste compliqué d’en parler avec elle. »

Les lecteurs, eux, étaient plus que ravis de pouvoir en parler en détail avec l’auteur, qui malgré ce sujet grave n’oublie jamais de placer un bon mot ou de raconter une anecdote pour amuser le public. Des lecteurs qui ont pu lui poser des questions également pendant la traditionnelle séance de dédicace.

Pour en savoir un peu plus sur Un si petit oiseau, découvrez l’entretien vidéo Les 5 mots de Marie Pavlenko, tourné quelques minutes avant la rencontre chez Babelio :

Stephen Carrière, ou le sens des histoires

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S’il y a une question qui revient à chaque fois qu’un auteur publie un roman, c’est bien de savoir si son œuvre s’est nourrie de sa vie – comme si le contraire était possible – et surtout, comment ? Une interrogation somme toute légitime pour une humanité (se) racontant des histoires depuis des millénaires, et soucieuse depuis quelques siècles de distinguer plus nettement le mythe de la réalité. Mais aussi désireuse de savoir ce qu’il y a de l’auteur dans son livre, au-delà d’un travail d’imagination parfois très révélateur de la personnalité de l’écrivain.

Venu rencontrer trente de ses lecteurs inscrits sur Babelio le 21 janvier 2019, Stephen Carrière est très clair sur ce point. En tant qu’éditeur et traducteur baignant dans les livres depuis son plus jeune âge, il met forcément de ses influences et de sa vie dans ses écrits ; mais tout cela n’est que le terreau sur lequel se déploie son imaginaire. Il en va ainsi de L’Enchanteur, son premier roman classé « littérature jeunesse » et publié chez Pocket Jeunesse, véritable mise en abyme de la fiction, à travers un emboîtement malin et vertigineux.

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La lecture comme processus initiatique

L’Enchanteur est l’histoire d’une bande d’adolescents, dont l’un d’eux, Daniel, sait qu’il va mourir d’une maladie. Dès lors, il demande à ses amis de faire de sa mort un spectacle pour la sublimer : une mission pour Stan, « l’Enchanteur » de la bande, un type qui manipule la réalité comme personne. Epaulé de Jenny, David et Moh, il décide de reprendre Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare, pour permettre à Daniel d’effleurer un instant d’immortalité à travers l’art.

Voici donc un livre écrit par Stephen Carrière, avec pour narrateur le personnage de Moh, racontant l’histoire de Stan, lui-même raconteur d’histoires (et menteur) hors pair, avec pour contexte la reprise d’une autre fiction, un classique de la littérature même. Vous suivez toujours ? « Je voulais écraser une histoire négative par une histoire collective positive, en mettant en scène des « personnages en quête d’auteur », en quelque sorte. Personnellement je considère que la fiction nous aide dans nos vies. J’ai beaucoup lu, et même après toutes ces pages je reste toujours troublé par l’art romanesque. Il y a quelque chose d’unique dans la littérature, par rapport aux autres arts : c’est juste un espace blanc avec des traits noirs, qui pourtant nous éduque et nous construit. Pour moi, ça reste une pratique magique, faisant appel à la conceptualisation par le biais de la puissance de représentation. »

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Et l’auteur d’aller plus loin, sur un fil entre réalité et fiction, en demandant à l’assistance : « Qui dans votre famille a autant d’importance pour vous que votre personnage de roman préféré ? J’ai énormément pleuré en découvrant la mort d’Owen dans Une prière pour Owen de John Irving, comme si c’était un membre de ma famille qui venait de me quitter. Dans mon livre, Stan est comme l’écrivain qui s’amuse à prendre le réel et à le façonner, fait du mensonge une fiction, et donne un sens à ce qui se passe. » Et au sujet de la reprise de Shakespeare ? « Jusque-là, je n’avais jamais compris pourquoi la tirade de fin de Puck dans Le Songe d’une nuit d’été me faisait pleurer à chaque fois. J’ai eu besoin d’en écrire ma propre version pour comprendre pourquoi il oppose deux mondes, pourquoi les comédiens sont vus comme un défouloir. »

« Si nous, les ombres que nous sommes,
Vous avons un peu outragés,
Dites-vous pour tout arranger
Que vous venez de faire un somme
Avec des rêves partagés.
Ce thème faible et qui s’allonge
N’a d’autre rendement qu’un songe.
Pardon, ne nous attrapez pas,
Nous ferons mieux une autre fois,
Aussi vrai que Puck est mon nom,
Si cette chance nous avons
D’éviter vos coups de sifflet,
Vite nous nous amenderons
Ou Puck n’est qu’un menteur fieffé.
Sur ce, à vous tous bonne nuit,
Que vos mains prennent leur essor
Si vraiment nous sommes amis
Robin réparera ses torts. »

 

(Tirade finale de Puck, William Shakespeare, Le Songe d’une nuit d’été)

Ecrire pour la jeunesse

Si L’Enchanteur a toutes les apparences du méta-roman, il s’adresse aussi à un public jeune, et reste donc tout à fait abordable dans la forme. « J’essaie de ne pas écrire pour un public trop spécifique, même si j’ai quand même l’espoir secret que des ados flashent sur ce livre. J’écris d’abord pour moi, ma fille de 13 ans, et quiconque voudra bien me lire. Ce que je veux dire, c’est que je n’essaie pas de séduire consciemment le lecteur. La seule règle que je me suis fixée durant l’écriture, c’est de ne pas ennuyer les lecteurs les plus jeunes, ce qui implique un gros travail sur le rythme : aujourd’hui les ados sont intolérants à l’ennui, car sans cesse sollicités, contrairement aux enfants des années 1970-80. C’est une contrainte que j’ai facilement intégrée, et je me suis amusé à faire en sorte qu’il se passe toujours quelque chose. Au passage, je pense qu’on ne peut plus faire un livre sérieux, de plus de 100 pages, sur les ados sans parler de ce qu’ils vivent vraiment aujourd’hui, en se mettant à leur place ; et ça va de leur manière de voir le monde, jusqu’à leur apprentissage sexuel via des sites prono comme Youporn. Je suis sûr que Roland Barthes travaillerait sur ça et le jeu vidéo Fortnite, s’il était encore vivant. »

Vu la moyenne d’âge et l’enthousiasme des lecteurs présents dans la salle, le livre de Stephen Carrière semble loin de se limiter au public-cible des romans young adult. Ce qui semble être le cas pour la littérature jeunesse en général d’ailleurs, autant lue par les enfants que leurs parents. « De toute façon, il me semble qu’on ne peut plus mettre dos à dos les générations comme dans les années 1990. Aujourd’hui, la bataille n’est plus là. C’est pourquoi je voulais des personnages adultes crédibles et complexes dans le livre. J’aime notamment beaucoup le commissaire, et les parents de Stan. »

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La jeunesse par la bande

Mais alors comment incarner cette jeunesse ? Comment rester accessible, au-delà du rythme, à un public effectivement très sollicité, et rarement par des livres ?

« J’adore les jeunes d’aujourd’hui, je les trouve intelligents et intéressants. Par contre, je ne supporte pas cette essentialisation à l’extrême très en vogue, où chacun va se conformer à des clichés pour se forger une identité. Ça manque complètement d’universalisme, un véritable cauchemar pour Martin Luther King, pour qui la couleur de peau ou l’origine ne déterminaient pas la personnalité. D’ailleurs je joue avec ça dans le livre, avec ces clichés en mettant en scène une bande de personnages d’origines différentes, mais pour mieux recentrer sur leur personnalité, et justement pas les réduire à un archétype. Voilà comment j’ai abordé ce livre, à travers des personnages, car selon moi, et contrairement aux psychanalystes qui disent que tout se joue avant 6 ans, je pense que les amitiés développées à l’adolescence forgent autant la destinée et le caractère que l’éducation familiale. Et déjà, dans la bande on trouve une mécanique narrative, à travers l’identité qu’on se construit, le rôle que l’on se donne. En plus, il y a une forme de perfection dans la bande. C’est comme un corps collectif, qui bougerait mieux que la somme de ses parties. Ça a de la gueule ! »

Une bande que Stephen Carrière voit aussi comme une manifestation magique, elle aussi : « En tant qu’éditeur, j’ai publié pas mal de livres sur l’ésotérisme et souvent parlé avec l’auteur Philippe Cavalier de la magie égrégorique, ou magie des foules. Pour moi, la question n’est pas de savoir si l’on croit à la magie, mais si elle est opérante. Et cette magie égrégorique peut donner lieu à de très belles choses quand elle est spontanée (dans un concert par exemple), mais aussi à des choses terribles lorsqu’elle est manipulée : c’est à cette dernière que la bande de Stan va être confrontée dans le livre. »

Du roman young adult certes, mais avec une belle part de fantastique aussi. « L’un des points de départ de mon bouquin, c’est une série très contemporaine que j’ai regardée avec ma fille de 13 ans : Stranger Things. Elle attendait les nouveaux épisodes comme un millenial (enfant né dans les années 2000) ne sait plus attendre, avec d’autant plus de ferveur. J’ai aussi lu beaucoup de Stephen King à cet âge, et mon écrivain préféré reste Arthur Machen. Pour autant, je voulais un livre qui parle de notre époque, donc je n’ai pas suivi le côté rétro de la série. » Il faut aussi dire que la fille de Stephen Carrière est une grande lectrice, et partage avec son père des lectures, et ses avis sur celles-ci. Peut-être est-elle même l’une de ses premières lectrices…

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Voilà une rencontre durant laquelle on a pu observer un bel égrégore, avec un auteur ravi de rencontrer 30 lecteurs ayant lu son roman, lui permettant de l’aborder dans les détails et d’en évoquer jusqu’à la dernière page – comme de coutume lors des rencontres Babelio. Un auteur qui sera d’ailleurs resté discuter avec l’équipe à l’issue de la rencontre et de la séance de dédicace, pour notamment nous raconter une étrange fête païenne sud-américaine, dont on ne vous dira pas plus…

En attendant de futurs (probables ?) romans jeunesse de Stephen Carrière, on vous propose de visionner cette vidéo tournée quelques minutes avant la rencontre dans nos locaux, où l’auteur présente L’Enchanteur à travers 5 mots : Littérature jeunesse, Fantastique, Contemporain, Monstre et Aventure.

Découvrez L’Enchanteur de Stephen Carrière aux éditions Pocket Jeunesse.

A la rencontre des membres de Babelio (20)

Avec près de 530 000 utilisateurs, on en croise du monde sur Babelio. Pour que la communauté demeure, malgré son ampleur, un endroit convivial où l’échange est à l’honneur, nous avons décidé de vous donner la parole. Puisqu’un lecteur n’est jamais las de conseils de lecture, voici le portrait livresque de l’une des lectrices-utilisatrices du site.

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Rencontre avec Gaoulette, inscrite depuis le 30 avril 2015.

Comment êtes-vous arrivée sur Babelio ?

J’ai connu le site grâce à la saga After d’Anna Todd. Je cherchais à savoir quand sortiraient les prochains tomes et quoi lire après la saga Cinquante Nuances de Grey d’E.L. James. Je me perdais dans les librairies avec tout ce choix, sans savoir quoi acheter. Payer un roman entre 15 et 20 euros qui ne nous plaît finalement pas, ça fait un peu criser. En 2015, j’ai commencé à choisir mes romans en fonction des notes et des critiques. Et puis de fil en aiguille, je me suis mise à faire mes propres critiques, faire des challenges, participer plus activement au site. Aujourd’hui je m’éclate en postant des liens sur des groupes Facebook et en publiant des photos drôles pour exposer mes livres lus. Babelio, c’est ma drogue douce…

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PAL avec des achats plus ou moins récents et du Masse Critique

Quel(s) genre(s) contient votre bibliothèque ?

De tout. Je suis éclectique : roman jeunesse, new adult, thriller, dystopie, classique, histoire vraie, roman historique, chick lit et même des romans BDSM. J’achète souvent en fonction d’une couverture originale. Ma bibliothèque ebook contient beaucoup de new romance, chick lit, young adult et plusieurs sagas. Je n’aime pas être envahie de sagas dans ma bibliothèque. Je préfère y voir de la variété, qu’elle soit belle à voir. J’ai une petite fierté quand un membre de mon entourage me demande de lui prêter un livre à son goût et que j’ai ce qu’il faut dans ma bibliothèque.

Vous lisez beaucoup de romans d’amour/livres érotiques. Qu’aimez-vous dans ces genres en particulier ?

Ce sont des romans sans de prise de tête. Quand je lis un livre compliqué, j’ai besoin de me vider la tête et passer à une histoire superficielle. Ce genre de littérature fait fantasmer et rêver. Ils se ressemblent un peu tous donc pas besoin de réfléchir. Un roman calinou-doudou par excellence. Mon autrice favorite est Colleen Hoover, elle a la particularité de transformer un homme ordinaire en héros extraordinaire.

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Colleen Hoover © booknode

Quelle est votre première grande découverte littéraire ?

515fFtV1awL._SX210_Sans hésiter Patrick Cauvin, découvert à l’adolescence et gravé dans ma mémoire. J’ai lu le roman E=MC2 mon amour à 14 ans et je l’ai toujours. Il ne m’a toujours pas quitté 20 ans après.

Mais je vais citer aussi quelques auteurs que je suis à tout prix : Anna McPartlin, Nicolas Carteron, Zeruya Shalev, Laurent Malot, Laurie Halse Anderson, Claire Favan, Andreï Makine, Eliette Abecassis. A peine sorti, déjà dans ma PAL !

Quel est le plus beau livre que vous ayez découvert sur Babelio ?

CVT_Belle-de-nuit_4877Belle de nuit de Sonia Frisco. Sans cette Masse Critique privilégiée je serais passée à côté de cette pépite. Un roman qui parle du combat de deux amies pour s’émanciper dans les années 1990, et leur choix pas très catholique pour y parvenir.

Ensuite grâce au challenge Multi-défi, j’ai encore élargi mes goûts littéraires. J’ai découvert Andreï Makine, les genres steampunk, heroic fantasy, bit lit que j’ai adorés et dévorés (j’en relis de temps en temps pour le plaisir).

Quel est le livre que vous avez relu le plus souvent ?

E=MC2 mon amour de Patrick Cauvin. Le roman coup de cœur qui défie le temps. Et n’importe quel roman de Colleen Hoover.

Quel livre avez-vous honte de n’avoir pas lu ?

J’ai été bercée par les romans classiques et je les adore. Stendhal, Guy de Maupassant, Victor Hugo, Gustave Flaubert, René Barjavel… des coups de cœur. Ma plus grosse honte littéraire, j’ai snobé la saga Harry Potter de J.K. Rowling. J’ai vu mais pas lu.

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Derniers livres achetés

Quelle est la perle méconnue que vous souhaiteriez faire découvrir à nos lecteurs ?

Sans hésiter Tout plutôt qu’être moi de Ned Vizzini, un jeune auteur qui s’est suicidé après avoir sorti ce roman. Il parle de la dépression nerveuse juvénile avec beaucoup d’humour et d’espoir. Malheureusement, il a perdu son combat contre cette maladie.

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Tablette, liseuse ou papier ?

Portable, liseuse et papier ! Eh oui un trio 100 % gagnant pour moi.

Le portable dans la voiture (en tant que passagère), dans les salles d’attente et quand j’ai quelques minutes à patienter. Le livre papier pour la journée tranquille sur mon canapé de lecture. La liseuse pour rejoindre mon mari au lit et ne pas rester dans mon coin. Un moyen comme un autre d’entretenir la flamme (lol). Et aussi en vacances, bien chargée et légère comme une plume. Elle ne me quitte jamais, c’est mon précieux… Et comme je suis une livropathe (surnom donné par mon chéri), les 3 en même temps. De préférence 3 genres différents pour une bonne gymnastique livresque, d’où mes publications massives chaque semaine.

Quel est votre endroit préféré pour lire ?

Partout tant qu’il y a du temps libre. Mais le lit c’est le top du top !

Avez-vous une citation fétiche issue de la littérature ?

Je n’ai pas vraiment de citation fétiche, j’aime remonter celles qui me touchent, me parlent ou me font rire. Les dernières en date :

9782714474391« Pourquoi les hommes ont-ils droit à une seconde chance d’agir comme des connards alors que les femmes, elles, doivent vieillir avec grâce et élégance ? » (dans Les Cœurs brisés ont la main verte d’Abbi Waxman)

 

123772_couverture_Hres_0« Quand vous punissez un enfant, cela ne vous fait pas plaisir. Pour autant, il ne faut pas regretter de l’avoir fait. » (dans Une vraie famille de Valentin Musso)

 

Le-musee-des-merveilles« S’il est pénible d’échouer, il est bien pire de ne jamais avoir tenté de réussir. » (dans Black Out – Le Musée des merveilles de Brian Selznick)

 

 

Quelle sera votre prochaine lecture ? Comment l’avez-vous choisie ?

Sur portable : Mr Brown d’Agatha Christie pour le challenge Plumes Féminines 2017. Sur liseuse : La Servante écarlate de Margaret Atwood pour le challenge Pavé 2017 édition spéciale contre l’illettrisme. C’est une lecture commune en trio. Sur papier : Je m’appelle Lucy Barton d’Elizabeth Strout. Emprunté à la médiathèque. Il m’a fait de l’œil rien qu’avec le titre et la couverture sobre.

Je lis toujours succinctement les quatrièmes de couverture car je trouve qu’elles desservent parfois le roman.

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D’après vous, qu’est-ce qu’une bonne critique de lecteur sur Babelio ?

Une critique qui donne son ressenti. Une critique originale. Une critique simple. Une critique courte. De préférence quand la personne évite de raconter le contenu. Toutes les critiques sont bonnes à lire même avec des fautes d’orthographe. J’en fais parfois.

Une anecdote particulière en rapport avec Babelio ?

Grace à Babelio, j’ai fait une magnifique rencontre. Lors d’une demande d’échange de livre, j’ai fait la connaissance de Maribel dite Missnefer13500. J’ai discuté avec elle sur Messenger. On s’est mises à faire des lectures communes avec d’autres  personnes. On se surnomme les Jumelles car souvent nos critiques se ressemblent. Et notre première rencontre s’est faite au Salon du livre 2017 de Paris. Elle habite à Marseille et moi à Mont-de-Marsan dans les Landes, et on s’est retrouvées à Paris. Merci Babelio. Encore mieux que les sites de rencontres !

Et puis un autre moment chouette : j’ai supplié Babelio de me permettre de rencontrer Anna McPartlin. J’ai adoré ce moment. Soit dit en passant, j’adore vos locaux, ça donne envie de revenir plus souvent…

Merci à Gaoulette pour ses réponses !

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