Où nous remercions tous les participants du premier pique-nique de Babelio !

« Pique-nique pluvieux, pique-nique heureux », voilà une formule employée par un de nos membres sur la page facebook de Babelio qui résume à merveille le pique-nique que nous avions organisé dimanche dans le Parc de Bercy !

Un pique-nique itinérant !

De la pluie il y en a eu en effet, nous obligeant à nous déplacer du point de rendez-vous donné à un café situé en face de Bercy, tandis qu’une partie de notre équipe fut envoyée en sentinelle dans le froid et la pluie afin de surveiller l’arrivée des retardataires ainsi qu’un lieu plus propice à nos échanges livresques.

Le salut vint du conseil du 12ème arrondissement qui se réunissait pour un joyeux pique-nique couvert devant la cinémathèque. Les membres du Conseil nous ont très gentiment invité à leur table et, désormais protégés de la pluie par leurs larges tentes, nous pûmes enfin déguster les nombreuses provisions apportées par l’équipe et les membres, ceci sous un air de jazz joué par un très sympathique orchestre.

Un repas, des discussions et des livres !

Après de chaleureuses discussions autour de la littérature, de Babelio (pendant lesquelles nous avons pu mesurer l’enthousiasme des membres à propos des quiz ! ) et des membres, nous procédâmes à la grande loterie des livres ! Chaque participant avait en effet apporté un livre de son choix et agrémenté d’un petit mot signé de son pseudonyme utilisé sur Babelio. Tous les livres furent ensuite mélangés et chacun dû en piocher un dans la pile  !

Le concours  »Souvenirs de Vacances »

Le pique-nique fut également l’occasion de récompenser le gagnant de notre concours  »Souvenirs de vacances ». Après les roulements de tambours de rigueur, c’est Mimipinson qui fut récompensée par l’équipe de Babelio pour son très beau texte sur New-York! Félicitations à elle et à tous les participants pour le très bon niveau des textes proposés. Le jury, composé des Trois Ours et des deux abeilles industrieuses a en effet hésité jusqu’au dernier moment, tant l’ensemble des textes proposé était élevé.

Vous pouvez voir l’ensemble des contributions ici ainsi que le texte de Mimipinson ci-dessous :

Im memoriam…….
 

Ce matin, je n’ai pas le temps de trainer. La journée est jalonnée de rendez-vous. Il n’y a pas de temps à perdre. Le ciel est clément, le fond de l’air un peu frais…..ça ira, je suis équipée. Je prends la direction de Port Autority Terminal, pour y prendre un métro qui m’amènera à Brooklyn. Je commencerai la journée par une mise en jambe, un peu d’exercice et un grand bol d’air. En effet, dès la sortie du métro j’entame la traversée de ce pont mythique qu’est le Brooklyn bridge. Il a fière allure. Il enjambe l’East River, relie Brooklyn à la pointe sud de Manhattan. L’étage inférieur est réservé aux véhicules ; les piétons et cyclistes vont à l’étage supérieur. Chacun à sa place, cyclistes à droite, piétons, joggeurs à gauche !!! Malheur à celui qui s’aventure chez le voisin………comme moi, par exemple !!!! Cette balade sera extraordinaire à plus d’un titre ; d’abord, il fait un temps magnifique, l’air est vif, cela fait un bien fou. Mais surtout la vue est splendide. A cette heure, il n’y a pas grand monde, alors on ne se bouscule pas. Il me faudra vingt minutes pour arriver de l’autre côté, avec Le City Hall face à moi. Je commence à avoir un peu faim…….On verra cela un peu plus tard. Le Woolworth Building est magnifique ; comme le reste, je ne sais plus où donner de la tête, il y a des reflets partout dans les tours de verre. Je me dirige sur Broadway ; et c’est là que mon flair m’arrêtera dans un self –épicerie. Le petit déjeuner sera copieux. Mes batteries rechargées, je me remets en route vers un lieu chargé de souvenirs…….vous avez deviné. Pourquoi y aller ? Souvent je me suis posée cette question. Est pour « matérialiser » des images à jamais gravées dans ma mémoire, qui à chaque fois me glacent le sang ? Est-ce un pèlerinage ? Est-ce du voyeurisme ou du moins une forme de voyeurisme ?

Oui, j’avais besoin, de voir de visu le résultat de la folie des hommes. En tout cas je ne céderai pas à une tentation inconsciente de voyeurisme ; je me contenterai de ce que je vois, c’est-à-dire de grandes palissades qui cachent un lieu de mémoire qui regarde vers l’avenir. Je n’irai donc pas du côté où sont affichées les photos de ces valeureux pompiers.

Je continue donc à me promener dans le Financial District, pour parvenir à l’heure du rendez vous à la FED. Depuis le temps que j’en entends parler de cette FED, et de son directeur qui en relevant ou pas les taux directeurs de l’argent, influe sur la marche économique de notre monde un peu fou parfois. Il faut montrer patte blanche ; ça ne rigole pas. Tout y passe : passeport, contrôle de sécurité, « mise à poil » ou presque. La visite est en anglais, alors cela devient vite fastidieux, car je ne comprends pas grand-chose….. à part GOLD, un mot magique !!! Certes, la vue d’une masse de lingots d’or a son intérêt, mais bon. Je préfère me retrouver dehors, vers un autre lieu, lui aussi centre du monde : Wall street et le NYSE. Parmi tous ceux qui circulent par là, je m’amuse à débusquer un ou plusieurs Bernard Madof. C’est fou comme une si petite rue peut focaliser tous les regards et être le siège de la finance mondiale. Et il est encore plus surprenant, d’y découvrir, bien au fond une église, mignonne comme tout. Après un passage bref par Charging bull, et m‘amusant de celles et ceux agglutinés et admiratifs, sont pris d’une euphorie que je comprends assez mal devant ce bovin de bronze , je me dirige vers Pier 17, bien décidée à me trouver une place pour une comédie musicale le soir même……….Lorsque je vois la file d’attente, je prends mes jambes à mon cou. Ce soir, ce sera Times square, voilà tout ; je n’aime pas attendre. De toute manière, un autre rendrez vous m’attends, et je n’ai pas l’intention d’y être en retard.

A 1230, je décolle pour 20 mn d’hélico. Je suis attendue, et c’est avec une famille Norvégienne que je ferai le survol : Papa, Maman et les 2 filles Ils sont super sympa, ces gens. Ils parlent mieux anglais que moi, mais le pilote aura la délicatesse de parler très doucement pour que je puisse comprendre ses commentaires. De plus, c’est à ses côtés que je serai installée…..comme une reine.

Que dire de ce survol ? SOMPTUEUX, à couper le souffle. Je ne décrirai pas dans le détail l’itinéraire ; je dirai simplement qu’il m’a paru très complet, bien expliqué. Le pilote, ne cessai de remercier les amis Français pour le » cadeau ». La Dame, en effet leur a été offerte par les Français. Par deux fois, il nous fera survoler Ground Zero, c’est glaçant ; aucun commentaire n’est nécessaire ; des images se bousculent dans ma tête, je voudrais les chasser pour y mettre à la place ce qui sortira de ce chantier ; ça n’est pas facile………

Survoler Manhattan en fin de séjour est l’idéal. En effet, j’avais la topographie des lieux bien en tête, et je pouvais sans difficulté reconnaître les monuments, musées, et building que j’avais vus ou visités. Ce fut un émerveillement. J’aurais aimé que cela dure, que cela dure, et que cela dure encore…………..il faut bien revenir. Cela restera un des plus beau souvenir de ce voyage.

A peine descendue de l’hélico, c’est à vive allure que je repars !!! Ben oui, j’ai mon troisième rendez vous !! Quelle vie, je ne vous dis pas…….La Miss m’attend ; elle m’a même autorisée à venir voir sous sa jupe et à la regarder les yeux dans les yeux. C’est un privilège dont on ne se prive pas. Le tout nouveau Mister President of the United State, l’avait promis : depuis le 4 juillet, Miss Liberty accueille à nouveau les courageux qui veulent la saluer de très près. Lorsque j’ai appris cela, je me suis précipitée sur mon ordinateur pour décrocher le fameux sésame.

Me voilà donc en route pour Battery Park, lieu de départ des ferries qui s’arrêtent à Liberty Island. Je passe sur les contrôles de sécurité ; ils font partie du décor ; il y aura pire à l’arrivée.
Le trajet est agréable ; La skyline qui s’éloigne peu à peu laisse une vision conforme à ce que je voyais dans les livres. Au fur et à mesure que Manhattan s’éloigne, c’est la Miss qui se rapproche. Elle campée, solidement, sur son socle, seule sur une ile. Elle est là, fière, et digne, tenant dans sa main gauche, la déclaration d’indépendance des USA , et dans son bras droit lever vers le ciel une torche qui a longtemps été le premier repère de millions de migrants arrivant là pour tenter une autre vie.

Ne dit-on pas que c’est la liberté éclairant le monde ?

J’ai tellement entendu qu’elle paraissait plus grande qu’elle n’était en réalité, que je l’ai finalement trouvée impressionnante. Le visage jeune et fin. C’est un cadeau de La France pour le centenaire de l’Indépendance de cette Nation.

Avant d’aller visiter les entrailles de la Dame, je prends mon temps pour faire le tour du propriétaire. Et je ne suis pas au bout de mes peines. Parce que pour aller visiter la Dame, il me faudra d’abord laisser les affaires dans un coffre que j’aurai tout le mal du monde à trouver, puis passer un contrôle de sécurité un peu bizarre : un portique, dans le quel il faut s’arrêter , une fois dépouiller de presque tout, puis subir une sorte de soufflette à trois reprises. Il faudra attendre le feu vert pour en sortir….on n’est jamais assez prudent.
La torche originale, est ainsi exposée, puis pour arriver en haut, il faudra gravir une à une, les 353 marches, dont le diamètre va aller en s’amenuisant. Deux fois, nous avons la possibilité de se reposer, et d’admirer dehors la vue imprenable sur Manhattan. L’arrivée sera la bienvenue. La couronne a la forme d’un tableau de bord de TGV. Qu’il doit s’ennuyer, le garde qui est là en permanence. Ce n’est pas la foule des grands jours…… Une petite photo, et puis il faut amorcer la descente, assez casse gueule je dois dire ; un faux pas, et j’arrive plus vite que prévu….enfin s’y arrive. Bref, vous l’aurez compris, je me cramponne !!
Je passe un peu de temps sur le socle, puis décide de continuer ma route, car il est déjà 16h. Je reprends le ferry, mais je décide de faire l’impasse sur Elis Island. Je préfère, maintenant, me promener le nez au vent ; il y a encore des tas de quartiers à découvrir.

A la sortie de Battery Park, je remonte donc sur Broadway, en me trouvant au passage 2 muffins à grignoter tout en marchant. Je tourne à droite sur Canal Street, puis prends la Sixth avenue, pour reprendre Bleecher street, et à nouveau Broadway. Le Cartoville à la main, je me demande de quelle manière je vais m’y prendre pour atteindre Washington square ; Une charmante dame, me demande spontanément si j’ai besoin d’aide. Objectivement, non, je ne suis pas perdue, mais je la laisse me guider, puisque cela me semble lui faire plaisir de m’aider. Quel est le Parisien qui offre spontanément son aide aux touristes dans le besoin ????? Il y aurait là quelques leçons à prendre chez nos amis Américains.

Washington square, est en vue, avec ses musiciens ; et delà j’enfourche la Fifh avenue. Comme je commence à en avoir un peu plein les pattes, je me fixe comme point d’arrivée le Flatiron. Quelques petites crèmes magiques, et un Jeans plus tard sur la 14th street, je reprends la Cinquième ; je suis fin fatiguée, mais j’ai quelques réserves secrètes d’énergie. Il fait nuit quand j’arrive sur le Flatiron, mais peu importe, il est chouette ce building.

Je ne sais pas combien de kilomètres j’ai fait aujourd’hui, mais je suis sure d’une chose : mes pieds sont en compote, le dos est en purée, les épaules sont en mélasse. Les yeux, sont heureusement en pleine forme, ils emmagasinent les souvenirs pour les jours de l’année un peu moins fastes. Il sera toujours bon de les raviver à ce moment là. Ce qui est pris, est pris, et n’est plus à prendre. Je me dis « quand même t’en as de la chance d’être là » C’est vrai que je vis de bons moments, très bons, même.

Comme lundi, je prends le même métro pour retourner à l’hôtel. Je n’ai rien de prévu ce soir. J’irai flâner dans Times square.

Avant tout, il me faut ranger mon bazar de la chambre, et puis songer à refaire la valise.
J’ai beau l’occulter, demain c’est déjà le départ, et il faut refaire cette valise et y caser les achats….tout en sachant que demain matin, sera aussi une matinée shopping. Je rappelle que je n’ai toujours pas trouvé mon manteau, et qu’une seconde paire de chaussure ne me ferait pas peur…….

Arrivée à l’hôtel, j’expédie la valise. Et puis il me vient une idée : si j’allais chez Junior’s.
C’est donc parti, c’est à deux pas de là. Je passe commande d’un petit déca….. et d’une part de Cheese cake ; et je m’installe dehors en terrasse pour profiter encore un peu de l’ambiance de cette ville. Il n’y fait pas très chaud, mais qu’à cela ne tienne, je résiste. Pour me réchauffer, j’irai manger une poignée de M&M’s, en douce, sans en avoir l’air. Après tout je ne dois pas être la seule. Les choses sont toujours meilleures quand on va à la rapine (terme lorrain qui signifie la cueillette sauvage). Je tombe sur une boutique de produit de maquillage, inconnue en France… et pour cause, renseignements pris, ils n’y sont pas vendus. Bon sang féminin ne saurait mentir, je me laisse un peu aller……. Et puis ce sera DODO !!!

New-York,le 29 septembre 2009

Un grand merci à tous les babelionautes !

Il ne nous reste plus qu’à vous remercier d’avoir bravé la pluie pour pouvoir partager avec nous ce moment. Merci à ceux qui étaient avec nous en pensée mais qui ne pouvaient se déplacer jusqu’à nous. Un grand merci enfin au conseil de quartier du 12ème arrondissement ainsi qu’à Mme la Maire pour nous avoir offert une table et une tente !

Nous nous excusons auprès de ceux qui se sont rendus sur place mais qui n’ont pu nous trouver du fait de notre mobilité forcée. D’autres occasions, nous espérons plus ensoleillées, nous permettront sûrement de vous rencontrer !

Voici quelques photos de l’évènement, photos prises par Mimipinson, Bibalice et Okta. N’hésitez pas à proposer les vôtres si vous y étiez et que vous en possédez quelques unes ! N’hésitez pas non plus à nous faire part de vos impressions du pique-nique  et nous dire quel livre vous avez reçu à la loterie !

19 réflexions sur “Où nous remercions tous les participants du premier pique-nique de Babelio !

  1. J’ai bien pensé à vous en ce jour pluvieux, me demandant si, finalement, vous pourriez faire ce pique-nique. Je vois avec plaisir que les fervents de Babelio ne se laissent pas démonter.

  2. J’ai mis un compte rendu « à chaud » sur le forum…
    Ça a été un moment assez inattendu, pas du tout comme prévu, mais je refais un pique-nique comme ça quand vous voulez les Ours.
    A+
    Austen

  3. j’espère pouvoirêtre de la partie la prochaine fois, ce devait être bien sympa de se retrouver et/découvrir qui se cache derrière ces ninliothèques en ligne…à bientôt !

  4. Pingback: 1 week-end 2 pique-niques | Sophielit

  5. Ah bon, il pleuvait le 12 septembre ??????????? non, là où j’étais, c’était grand beau temps et je faisais trempette dans la Grande Bleue !!!!!
    Bravo Mimi, cela ne m’étonne pas, j’avais beaucoup aimé ton com sur ta visite de NY !!!!!
    Mais, au vu des photos, il pleuvait vraiment !!! J’espère pouvoir me joindre à vous pour une prochaine fois.
    Bravo pour les organisateurs !!!!! A la lecture de ce petit billet, on sent la joie et le plaisir des rencontres.

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