Où l’on vous présente les 18 livres les plus populaires de l’année 2018

Quels ont été les livres les plus populaires de l’année 2018 ?

Comme chaque année, nous vous proposons de découvrir, à l’approche des fêtes, les livres les plus populaires de l’année sur Babelio. C’est l’occasion idéale de dresser un tableau des tendances littéraires de l’année 2018 mais aussi, pourquoi pas, de préparer sa liste des cadeaux de Noël.

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Le succès du polar tricolore

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C’est une nouvelle fois le genre du polar qui se taille la part du lion dans le classement Babelio avec une demie douzaine d’ouvrages apparentés au genre, dont – spoiler alert- le grand gagnant de l’année 2018.

Ce sont pour la plupart des auteurs appréciés depuis longtemps des lecteurs et déjà présents dans nos classements annuels comme Franck Thilliez (présent dans nos classements 2015, 2016 et 2017), Joël Dicker (déjà bien classé en 2012 et 2015) ou encore Bernard Minier (2017) et Karine Giebel (2016). Les lecteurs sont fidèles et ont eu plaisir à retrouver leurs nouvelles enquêtes cette année. Ce sont tous des auteurs français, un signe positif quant à la santé du polar français ?

La cape d’invisibilité de la littérature de genre

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A part le polar, la littérature de genre est la grande absente de notre classement : aucun récit de science-fiction ou de fantasy n’a atteint les premières places comme cela a pu être le cas les années précédentes. On se souvient par exemple du succès du Passe-miroir de Christelle Dabos en 2017, ou encore du raz-de-marée Harry Potter en 2016 lors de la publication du texte Harry Potter et l’Enfant Maudit de Jack Thorne.

Plusieurs auteurs de BD et de mangas sont présents dans le classement « élargi » comme Riad Sattouf et son quatrième tome de l’Arabe du futur, Emil Ferris et son premier album impressionnant Moi ce que j’aime, c’est les monstres ou encore Kamome Shirahama et son Atelier des sorciers mais aucun n’a réussi à se placer dans les plus hautes marches. Nous vous proposerons avant le festival d’Angoulême, un classement spécial BD.

Des premiers romans remarqués

premier roman blog.jpgTrois auteurs de premiers romans ont également su tirer leur épingle du jeu  : Julien Sandrel, Isabelle Carré et Adeline Dieudonné ont proposé des romans qui ont chacun su toucher les lecteurs malgré des sujets parfois difficiles comme, respectivement, le coma,  les violences conjugales ou encore le récit d’une enfance sinon difficile, disons mouvementée. Nul doute que les lecteurs attendrons avec impatience leurs prochaines publications. Il est d’ailleurs fréquent dans nos classements de retrouver des auteurs de premiers romans. La Tresse de Laetitia Colombani était le livre le plus populaire de l’année dernière (pour la petite histoire, il a été édité par Juliette Joste, à qui l’on doit également les succès d’Isabelle Carré ou encore de Gaël Faye, à la quatrième place de notre classement 2016 avec Petit Pays).


L’absence de la littérature étrangère

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Nous notions un peu plus haut que les auteurs de polars étaient tous français. On s’aperçoit que c’est l’entièreté de notre classement des 18 livres les plus populaires qui est tricolore.

Bonne santé de l’édition française ou manque de curiosité des lecteurs pour les différentes littératures étrangères ? Le premier auteur étranger, en élargissant brièvement le classement, pointe à la 24ème place. Il s’agit d’A. J. Finn, auteur américain de La femme à la fenêtre. Inutile de préciser que la plupart des auteurs étrangers sont anglo-saxons même si, toujours dans le classement (très) élargi on retrouve l’écrivain flamande d’expression néerlandaise Lize Spit (pour Débâcle), l’auteur islandais Jón Kalman Stefánsson, auteur d’Asta mais aussi les japonaises Kamome Shiraham (auteur du manga L’atelier des sorciers, tome 1) et Ito Ogawa (La papeterie Tsubaki) ou encore l’italienne Ilaria Tuti (Sur le toit de l’enfer)…

Une parité exemplaire

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Enfin, si on se félicite chaque année de retrouver quasiment autant d’hommes que de femmes dans le classement, cette année la parité est exemplaire avec neuf auteurs femmes et neuf hommes. Et si c’est un homme que l’on retrouve en tête de notre classement, le podium est ensuite exclusivement féminin.

Découvrir le classement

Pour information, nous entendons par “livres les plus populaires” ceux qui ont le plus été ajoutés dans les bibliothèques de nos membres. Comme toujours, n’hésitez pas à commenter l’article et nous faire part des ouvrages qui auraient dû, selon vous, y figurer.

18. Sauf de Hervé Commère 

Sauf par CommèreAvec 81 critique et une moyenne de 3,72, Sauf, publié chez Fleuve Editions, fait à peine moins bien que Ce qu’il nous faut, c’est un mort, le plus gros succès d’Hervé Commère sur Babelio. C’est par l’apparition improbable d’un album de photos de famille qui « ne devrait plus exister » que commence l’intrigue de ce roman noir où il est aussi beaucoup question d’amour.

Il s’agit pour Redmary d’un « roman addictif, intelligent, plein d’intrigues mais aussi chargé de sensibilité et de questions sur les racines et l’identité ».

17. Juste après la vague de Sandrine Collette

Juste après la vague par CollettePas vraiment un roman policier mais un vrai roman noir. Dans Juste après la vague, publié chez DenoëlSandrine Colette introduit des personnages dans une position impossible : pour sauver leur famille de l’irrésistible montée des eaux qui va engloutir ce qui est devenu leur île, un père de famille et sa femme décident d’y abandonner quelques uns de leurs enfants. Cette situation, cruelle, n’est que le point de départ de ce roman que Marina53 qualifie de « terrifiant et émouvant ».

Quelques lecteurs chanceux ont eu la chance d’écouter l’auteur en parler dans les locaux de Babelio. Vous pouvez retrouver le compte rendu de la rencontre mais aussi notre vidéo avec l’auteur.

16. Vers la beauté de David Foenkinos

Vers la beauté par Foenkinos« C’est la beauté qui sauvera le monde » disait Dostoïevski. Se tourner vers la beauté, c’est le choix ou plutôt le remède qu’a choisi Antoine Duris pour survivre à un grave traumatisme. Peut-on se soigner, voire se sauver, grâce à l’art et la beauté ? C’est la question que se pose David Foenkinos dans son roman Vers la beauté publié chez Gallimard.

Pour Plumette, « l’auteur fait de la souffrance et de la résilience un traitement sans pathos, pansant avec des mots simples les blessures les plus âpres et les plus vives. Un livre réparateur sur la réparation par l’art ».

15. Les prénoms épicènes d’Amélie Nothomb

Les prénoms épicènes par NothombElle est de toutes les rentrées littéraires et de quasiment tous nos classements (sauf en 2015 et 2016, que s’était-il donc passé ‽). Amélie Nothomb entre en 15 ème position cette année avec ce roman dont le titre évoque ces prénoms qui peuvent être à la fois masculins et féminins.

Si Frappe-toi le coeur, le millésime 2017, avait eu une moyenne très légèrement supérieure (3,67 contre 3,37) et que certains y ont vu un peu trop de ressemblances entre les deux – la relation mère-fille laissant sa place à celle entre un père et sa fille, Les prénoms épicènes, publié chez Albin Michel, semble avoir plu autant aux fidèles comme Gaoulette (« Amélie frappe juste et fort et j’adore! ») qu’aux lecteurs moins familiers de sa plume comme Fanette812 (« Elle réussit en effet à faire briller une histoire qui est parfois très triste »).

14. Les rêveurs d’Isabelle Carré

Les Rêveurs par CarréPremier roman de la célèbre actrice française Isabelle Carré, Les Rêveurs, publié chez Grasset, est l’une des grandes surprises de l’année 2018 et il n’est pas étonnant de le retrouver dans notre classement des livres les plus populaires de l’année. Dans ce roman largement autobiographique, l’actrice désormais écrivain raconte son enfance parfois malheureuse car incomprise et sa rencontre déterminante avec le théâtre.

Martinemagnin a été immédiatement séduite : « Cette Isabelle, qu’elle soit enfant ou maman, soeur ou amie, me séduit totalement par sa sincérité et sa force. Son écriture est savoureuse et harmonieuse, il y a du craquant, du croquant, de l’amer, de l’amertume, du piment, un liant permanent de tendresse et des traits d’originalité ».

13. À la lumière du petit matin d’Agnès Martin-Lugand

À la lumière du petit matin par Martin-LugandDans ce nouveau roman publié chez Michel Lafon, celle qui fut dans une autre vie psychologue clinicienne dans la protection de l’enfance fait de nouveau confronter des êtres blessés qui n’arrivent pas à trouver le bonheur. Un accident puis un retour au sources loin de sa vie parisienne va peut-être permettre à Hortense de se remettre en question et de s’interroger sur sa vie.

« Ce qui fait tout le charme des romans d’Agnès Martin-Lugand, nous dit Delcyfaro, c’est qu’ils sont ancrés dans la vraie vie. Ce sont des histoires simples, touchantes ou agaçantes mais des moments qu’on ressent vraiment comme réels. »

12. Soeurs de Bernard Minier

Soeurs par MinierIl avait ouvert le bal l’année dernière avec Glacé. Bernard Minier gagne quelques places cette année avec Soeurs, son nouveau roman publié chez XO. Il s’agit d’ un polar « très noir » qui raconte notamment la première enquête de Martin Servaz que les lecteurs de Minier connaissent bien. Un côté « méta » transparaît également puisqu’il est question dans ce roman d’un auteur de roman policier particulièrement cruel dans ses récits !

Fidèle lecteur de Bernard Minier, kuroineko a été convaincue par ce nouveau récit : « Outre une enquête et une intrigue palpitante, Bernard Minier nous sert une réflexion sur les rapports et considérations des fans ultras envers leur auteur adulé, encensé, divinisé presque. Il y a ici un air qui rappelle le troublant Misery de Stephen King« .

11. La chambre des merveilles de Julien Sandrel

La chambre des merveilles par SandrelPremier roman de Julien Sandrel, La chambre des Merveilles (Calmann-Lévy) raconte l’histoire d’une mère qui tente de faire sortir son fils du coma en essayant de réaliser les rêves de ce dernier. C’est pour beaucoup de lecteurs un « hymne à la vie » malgré le sujet très lourd abordé par l’auteur : celui d’un fils dans le coma et d’une mère désemparée.

Tantquilyauradeslivres : « Malgré la noirceur de ce que vit Thelma (le cauchemar de toute mère), ce livre est résolument plein d’optimisme et d’humour. Il y a aussi beaucoup d’émotions dans ce livre ».

10. Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin

Changer l'eau des fleurs par PerrinLe livre avait impressionné les membres de notre club de lecture de mai. Il a séduit de nombreux autres lecteurs depuis. Avec une moyenne de 4,41 sur 5 pour 300 notes environ, il s’agit même de l’un des ouvrages les plus appréciés de notre palmarès.

Ecrit par la photographe et scénariste Valérie Perrin et publié chez Albin Michel, Changer l’eau des fleurs raconte l’histoire d’une garde-cimetière dont la vie n’a pas été de tout repos. Prenons Biblioroz comme porte-parole des lecteurs du livre : « Une multitude de sentiments s’entrechoquent lors de sa lecture. Des ressentis ô combien douloureux qui sont admirablement remplacés par des sensations plus douces, plus sereines, plus belles. Abandon, injustice, douleur, colère, anéantissement, s’estompent peu à peu pour laisser place, à travers d’admirables paroles et gestes, au bonheur d’une vie ».

9. Le Lambeau de Philippe Lançon

Le Lambeau par LançonCandidat malheureux au Goncourt -dont la non sélection dans le dernier carré a dû forcer le jury à s’expliquer, Le Lambeau de Philippe Lançon publié chez Gallimard a tout de même remporté le prix Femina. Un choix applaudi par les lecteurs qui ont a l’unanimité été pour le moins touchés par ce récit de reconstruction. Philippe Lançon était en effet dans les locaux de Charlie Hebdo quand les terroristes ont débarqué  le 7 janvier 2015. Il est gravement touché au visage et doit subir de nombreuses interventions chirurgicales.

C’est ce récit, entre autres, qu’il raconte dans Le Lambeau : Citons Fleitour : « Dans les plus belles pages que j’ai lu, il y a ces portraits invisibles de ces travailleurs de l’ombre, ces sherpas qui accompagnent, qui soulagent, qui embaument les douleurs et font les gestes que même Picasso n’imaginerait pas ».

8. Il est grand temps de rallumer les étoiles de Virginie Grimaldi

Il est grand temps de rallumer les étoiles par GrimaldiSi l’oeuvre de Virgine Grimaldi a toujours été très appréciée des amateurs de feel-good books, Il est grand temps de rallumer les étoiles, son dernier roman publié chez Fayard a été particulièrement bien reçu par les babelionautes. On y croise trois femmes à des moments différents de leurs vies : Anna, 37 ans et ses deux filles Chloé 17 & Lily, 12. Chacune a ses problèmes et le jour où Anna le découvre, elle les emmène pour un road trip avec l’espoir de rallumer les étoiles dans leurs yeux.

« Un panel d’émotions vous attend, prévient Saiwhisper ! On a là un très beau message d’amour à toutes les femmes et plus particulièrement les mères. C’est frais, enjoué, drôle, sans prétention, touchant et vivant ».

7. Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu

Leurs enfants après eux par MathieuAuréolé du prix Goncourt, le roman de Nicolas Mathieu (Actes Sud) est désormais dans les meilleures ventes de livres et devrait se trouver sous le sapin de nombreux lecteurs. Mais qu’ont pensé les lecteurs de cette chronique sociale d’une France souvent négligée ? Du bien si l’on en croit les nombreux avis positifs qui se succèdent sur Babelio, et ce dès la parution du livre à la rentré.

« Ce roman est juste formidable dans sa façon de parler de cette jeunesse qui va se désenchanter au contact de cette putain de réalité » nous dit Kirzy quand LapinFluo souligne la façon dont l’auteur parvient à pousser le lecteur à s’intéresser à des personnages pourtant ordinaires : « il nous intéresse malgré nous à ces personnages dont il ne livre que peu, à travers l’action et la parole, la profondeur vient après, individuellement, patiemment. Et au lecteur de recréer l’ensemble ».

6. La Jeune fille et la nuit de Guillaume Musso

La Jeune fille et la nuit par Musso
« Thriller plutôt intime, voire intimiste » selon Audelagandre, mais « au rythme haletant » selon Franckync, le nouveau roman de Guillaume Musso, le premier chez sa nouvelle maison Calmann-Levy, avait tout pour plaire au public habituel de Musso mais aussi aux nouveaux lecteurs. Un roman d’ailleurs peut-être plus personnel que les autres pour l’auteur puisque de nombreux liens peuvent être faits entre sa vie et quelques éléments du roman -sans les meurtres entendons-nous bien.
Un roman très réussi pour de nombreux fans qui se sont faits de nombreuses fois avoir tout au long du récit. Fanfury75 est de ceux-là :  « le maître Guillaume Musso nous réserve des surprises tout au long du roman, des revirements de situation, certains que l’on sent poindre, d’autres plus sournois, mais qui font leur effet comme à chaque fois ».

5. Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel

Toutes blessent la dernière tue  par GiebelC’est un thème qui lui tenait à cœur depuis de longues années mais qu’elle n’a abordé qu’à travers ce nouveau roman publié chez Belfond et intitulé Toutes blessent la dernière tue. Un roman difficile, violent, qui s’appuie sur une véritable enquête menée par l’auteur avec l’aide de l’OIECM, l’Organisation internationale contre l’esclavage moderne. Car à travers ce thriller, c’est bien de cela dont il s’agit : l’esclavage moderne.

De ce sujet difficile, Karine Giebel en a tiré un thriller percutant avec pour héroïne une esclave moderne nommée Tama. Il s’agit pour Antyryia d’un « très grand Giebel » : « Intense, percutant, dense, habilement construit, émouvant, éprouvant… Autant de qualificatifs qui pourraient s’appliquer à Toutes blessent, la dernière tue. »

4. Le manuscrit inachevé de Franck Thilliez

Le manuscrit inachevé par ThilliezGrand habitué de nos classements annuels, le Franck Thilliez 2018 se retrouve au pied de notre podium avec un récit qui s’éloigne des aventures de son célèbre duo Sharko/ Hennebelle. Publié chez Fleuve éditions, Le manuscrit inachevé est, sans trop en dire, un récit dans le récit.  L’occasion pour l’auteur de s’amuser avec tous les codes du polars et surtout, de s’amuser avec le lecteur qui tombe forcément dans l’un de ses nombreux pièges.

Le récit n’a laissé aucun répit à Pollux246 : » Des retournements de situation qui m’ont retourné le cerveau, avancer, comprendre, décortiquer, démêler les fils tortueux de cette histoire qui a été pour moi un vrai régal et une fin vertigineuse, j’ai passé un excellent moment de lecture. »

3. La vraie vie d’Adeline Dieudonné
La vraie vie par DieudonnéDes milliers de lecteurs, un fabuleux bouche à oreille et un prix à l’orée de la rentrée littéraire ont fait du premier roman d’Adeline Dieudonné l’un des succès surprises de l’année. Publié chez L’Iconoclaste, La vraie vie raconte la vie d’une petite fille dans une famille « presque » ordinaire. On se rend compte très vite dans le récit que la jeune narratrice est confrontée à un monde de violence et de terreur.  « Comment font deux enfants pour grandir et espérer une « vraie vie » dans ce monde là ? » s’était interrogée l’auteur lors de notre entretien.

Malgré la violence, les lecteurs ont très fortement apprécié ce roman. Il s’agit pour Isabelleisapure d’un livre « magistral, original et addictif dont l’atmosphère parfois nimbée de douceur, parfois irrespirable va me hanter encore longtemps ».

2. Les loyautés de Delphine de Vigan

Les loyautés par ViganLauréate du prix Renaudot et du Goncourt des Lycéens en 2015 pour son roman D’après une histoire vraie qui succédait à un déjà très remarqué -et moult fois récompensé- Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan est revenue en 2018 avec le roman Les Loyautés(J.C. Lattès) qui cumule près de 300 critiques sur Babelio pour une moyenne très positive de 3,76 sur 5.

Roman psychologique dans lequel il est question de thèmes à la fois intemporels et très actuels comme nous le rappelle La_Bibliotheque_de_Juju : « La maltraitance. L’amour maternel. le couple. L’amitié. L’éducation. Internet. Et surtout de loyautés ». Voilà ce que nous disait l’auteur lors d’un entretien pour la sortie du livre : « Mon idée était de travailler sur les loyautés. Ces promesses silencieuses, ces dettes invisibles, ces pactes tacites que nous abritons parfois sans en avoir conscience ».

Un pari réussi tant le livre a intéressé les lecteurs tels que Pyrouette : « Delphine de Vigan jongle avec les mots, percute nos sentiments, nous met en face de notre lâcheté. Elle égratigne la famille, le couple, le système scolaire. Une lecture rapide qu’on n’oublie pas de sitôt. »

1. La Disparition de Stephanie Mailer de Joël Dicker

La Disparition de Stephanie Mailer par Dicker

Quelques années après le fabuleux succès de son livre La vérité sur l’affaire Harry Quebert, aujourd’hui adapté en série télé et traduit dans plusieurs langues comme l’espagnol (on a posé quelques questions à sa traductrice Amaya Garcia récemment), Joël Dicker semble toujours aussi apprécié des lecteurs.

La Disparition de Stephanie Mailer, son nouveau roman, toujours publié aux Editions de Fallois, raconte l’histoire d’une double enquête. Celle de deux jeunes mais ambitieux enquêteurs Jesse Rosenberg et Derek Scott, à première vue réussie, qui a eu lieu en 1994 et qui a confondu un assassin, accablé par les preuves réunies par les deux enquêteurs. Et puis l’autre, celle qui se déroule 20 ans plus tard. Une journaliste, Stéphanie Mailer, affirme que Jesse Rosenberg et Derek Scott se sont trompés de coupable mais celle-ci disparaît…

Si quelques critiques ont regretté retrouver les mécaniques habituelles de l’auteur suisse, la plupart des lecteurs ont plongé une nouvelle fois dans cette double enquête qui regorge de faux-semblants et de rebondissements jusque dans les dernières pages. Aproposdelivres a été charmée : « Secrets, révélations, fausses pistes, rebondissements et un trio d’enquêteurs très attachants, voilà un livre que j’ai dévoré avec beaucoup de plaisir ! Bravo ! « 

Que pensez-vous de ce classement ? Quels autres auteurs auraient amplement mérité d’y figurer ?

Sur le métier de la traduction littéraire : Entretien avec Amaya García

La traduction occupe dans le monde des livres, une place à la fois importante et particulière, grâce à laquelle il nous est possible d’accéder aux œuvres écrites dans des langues étrangères. La langue étant tout à la fois une représentation des sens et de l’intellect d’un groupe d’humains déterminé, lire une oeuvre traduite n’est rien d’autre qu’entrer dans cet univers, au delà des mots. Quels sont les enjeux d’une traduction littéraire ? Découvrons-le dans cet échange avec Amaya García, traductrice espagnole qui se consacre tout particulièrement à la traduction littéraire du français à l’espagnol.

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Comment êtes-vous devenue traductrice et quelle fut votre première expérience du métier ?

Avant tout il y a un fait essentiel dont découle tout le reste qui est que je suis fille de traductrice. Et plus particulièrement, fille de co-traductrice. J’ai par conséquent passé la première moitié de ma vie à observer comment ma mère et sa collaboratrice traduisaient des livres. Elles travaillaient à la maison et je passais des heures à les écouter relire à voix haute, débattre de la pertinence de tel ou tel mot, interpréter la signification d’un passage… J’étais fascinée. Je crois que c’est ce qui a peu à peu modelé mon esprit sans que je m’en rende compte, et m’a appris à penser et lire comme une traductrice. De fait, je suis convaincue que si ma mère avait traduit seule, si elle avait réalisé tout ce processus silencieusement au lieu d’être en “représentation” pour moi et sa collègue, alors je ne serais pas devenue traductrice. Le fait conjugué d’avoir commencé toute petite à apprendre une deuxième langue et d’adorer la lecture dans les deux langues ont créé le terreau parfait pour cette lente évolution, arrivée à terme quand j’ai fait de la traduction mon métier. C’est arrivé quand j’ai obtenu mon diplôme de l’université et que j’étais à la croisée des chemins professionnels.

Traduire implique inventer ?

Je crois que le traducteur invente dans le même mesure qu’un acteur. L’acteur transforme un personnage d’encre et de papier en personnage en chair et en os. En partant du langage écrit, il “invente” le langage oral (intonations, inflexions, registre vocal…) et le langage corporel, gestuel et expressif du personnage. Le traducteur, à partir de l’analyse de l’oeuvre d’un écrivain “invente” cet écrivain qui s’exprimerait dans une autre langue. Et à partir de là, il “recrée” tout le reste dans sa propre langue. Je crois que le terme “recréer” rend mieux compte du travail de traducteur que “inventer”. Les jeux de mots ou les blagues en sont un bon exemple : quand il est impossible de les traduire littéralement, il est vrai qu’il faut ajouter une dose de créativité, d’ingéniosité et d’inventivité pour trouver un équivalent dans ta propre langue, mais en réalité tu ne “l’inventes” pas, tu recrées avec les éléments dont tu disposes.

Que pensez-vous de l’expression italienne “traduttore, traditore”, relative au travail difficile du traducteur ?

Cela m’a toujours semblé être une définition très injuste. Tout d’abord car quand un artiste, écrivain, dramaturge, musicien, peintre etc. soumet son oeuvre au jugement du public, il court le risque que ce dernier en donne des interprétations auxquelles il ne prétendait pas. Le traducteur est avant tout un lecteur et en tant que tel il fait sa propre lecture du texte qu’il traduit. Même s’il tente de minimiser cette part de subjectivité il ne peut la supprimer complètement. Et si cela constitue une “trahison” de l’auteur et de son oeuvre, il ne trahit pas plus que tout autre lecteur.

D’autre part, je crois qu’aucun traducteur honnête ne “trahit” le texte de manière délibérée. Il y a trahison quand la traduction manipule le texte original pour le censurer (en omettant ou altérant des parties) ou quand le traducteur y met son ego et veut laisser son empreinte personnelle (dans le style par exemple), qui est la dernière chose que devrait faire un bon traducteur. Mais je crois que ces vices ne s’appliquent pas à la majorité des traducteurs, bien au contraire. C’est la raison pour laquelle la fameuse généralisation “traduttore, traditore” me semble si injuste.

Vous avez travaillé à la traduction du Livre des Baltimore de Joël Dicker qui a déclaré au salon du livre de Madrid où vous vous êtes rencontrés : “Je dépends totalement de la traduction. Si elle n’est pas bonne, le tout est un désastre.” Comment savez-vous si vous avez réussi à faire une bonne traduction ?

Une bonne traduction est une traduction fidèle, pour le meilleur et pour le pire. Par exemple, si le texte est mal écrit dans la langue de départ, il doit l’être également dans la langue d’arrivée. Si durant la traduction, on “l’améliore”, le résultat sera un texte bien écrit, mais pas une bonne traduction (et bien sûr les originaux mal écrits sont paradoxalement bien plus difficiles à traduire). Mais une bonne traduction est aussi celle qui fait que “notre” lecteur ressente la même chose que le lecteur de l’oeuvre originale. En outre, une bonne traduction doit être fidèle, être consciente des limites du traduisible, et ne pas les outrepasser (en ayant recours à une “note du traducteur” si nécessaire).

Comment est-ce que je sais si j’ai atteint mon but ? Et bien, en en étant consciente durant le processus de traduction et de relecture des brouillons. Et par la suite en laissant “reposer” la traduction pour m’en distancier. Si après cela tu relis le texte et ressens ce que tu as ressenti à la lecture de l’original, c’est que c’est une bonne traduction. En ce sens, il est très utile de travailler en équipe, comme le faisait ma mère avec sa collègue et comme nous le faisons désormais toutes les deux. Et bien entendu, il y a aussi cet autre membre indispensable à l’équipe, le correcteur, dont le rôle fondamental à mes yeux (outre le besoin d’enlever des erreurs et des “arêtes”, qui est très important mais c’est aussi le cas avec les textes originaux), est d’être le premier lecteur de la traduction qui n’ait pas le “filtre” de l’original (au moins dans un premier temps) et peut nous dire comment sonne le texte, ce qu’il ressent… et si c’est la même chose que l’on a ressenti à la lecture de l’original, c’est que la traduction est bonne.

2Joël Dicker a justement dit, dans le même entretien qui a donné lieu à l’article dont est extraite cette citation, que grâce aux traductions (en l’occurrence en anglais et en allemand qui sont les langues qu’il maîtrise) il avait pu lire ses romans comme un lecteur lambda, comme s’il les découvrait et les appréciait pour la première fois. Et qu’il avait ressenti ce qu’il voulait que ressentent les lecteurs en français, ce dont on peut conclure que les traductions étaient bonnes. Je veux croire qu’avec notre traduction de ses romans en espagnol il ressentirait la même chose.

Avez-vous une relation “amour-haine” avec les mots ?

Plus que de haine, je parlerais d’impotence, quand je vois qu’un écrivain fait un jeu de mots en français, non pas à cause de l’ingéniosité mais parce que dans sa langue qui est pleine d’homonymes, cela sort tout seul, tout naturellement, et de mon côté je passe une après-midi entière de travail à trouver une solution (sans parler du fait que je ne cesse d’y penser des heures durant, en dehors de ma journée de travail).

Même si c’est justement, entre autres, cette caractéristique du français qui explique mon amour de cette langue. Et sans même parler de jeux de mots, il y a d’autres mots en français qui sont vraiment horribles à traduire, car ce sont des mots passe-partout (par exemple « doux », « douce », « douceur ») qui ont un sens différent dans chaque contexte mais manquent d’un équivalent en espagnol. De telle façon qu’il est nécessaire d’interpréter (au risque de “trahir”) l’acception la plus adéquate et trouver le terme en espagnol avec lequel exprimer cela. Et alors je ne “déteste” plus l’écrivain pour avoir fait l’ingénieux, mais tout au contraire pour avoir eu la paresse de mettre “doux” au lieu de nuancer un peu et trouver un mot moins ambivalent.

Quels mythes y a-t-il autour du traducteur littéraire ?

Premier mythe : le traducteur “trahit”.

Jusqu’à il y a moins de vingt ans, les ressources de documentation dont disposaient les traducteurs en général et les traducteurs littéraires en particulier, du moins en Espagne, étaient très limitées en comparaison des moyens dont nous disposons aujourd’hui grâce à Internet et au numérique. Traduire, en particulier des textes d’autres époques (sans parler d’autres cultures), d’auteurs décédés, exigeait parfois de trouver des termes et des concepts très difficiles à traduire, même en ayant une bonne culture générale et en ayant beaucoup lu. Chaque traducteur faisait ce qu’il pouvait avec les moyens à sa disposition, et si même ainsi il ne trouvait pas de traduction satisfaisante, il ne lui restait plus qu’à inventer, omettre, donner une solution ambiguë…

Deuxième mythe : le traducteur solitaire.

Je suppose que le fait que beaucoup d’écrivains travaillent seuls contribue à créer la croyance que leurs traducteurs travaillent de la même manière. Mais traduire un livre ce n’est pas la même chose que l’écrire et, de fait, pour moi, la meilleure façon de traduire c’est en équipe, et si possible avec un co-traducteur très proche et toujours avec un bon correcteur. Et même s’il est vrai que jusqu’à assez récemment, nous les traducteurs étions un peu plus isolés, avec les nouveaux moyens de communication ce n’est plus le cas et nous communiquons abondamment et en permanence entre nous, comme les autres métiers. Et de fait aussi avec d’autres professionnels qui ne sont pas traducteurs, à propos d’autres sujets : pour des doutes linguistiques, mais aussi des doutes sur du contenu ou des thèmes juridiques, de travail, administratifs… Et avant cela il y avait les associations, davantage centrées sur les revendications professionnelles ou juridiques (comme le statut du traducteur littéraire dans le code de la propriété intellectuelle espagnol), mais aussi qui organisaient et continuent à organiser des rencontres physiques destinées aussi bien aux professionnels avec de l’expérience qu’aux débutants. De nos jours, le traducteur qui travaille de manière isolée et en solitaire est celui qui le souhaite.

Troisième mythe : les traductions alimentaires sont moins bien et indignes alors que les traductions par vocation sont meilleures et plus nobles.

Un traducteur littéraire professionnel travaille contre un salaire, pour gagner sa vie, comme tout autre professionnel. Cela ne signifie pas qu’il ait moins de vocation, cela ne ternit pas du tout la qualité ou la dignité de son travail. Celui qui traduit “par pure vocation et amour de la littérature” (c’est à dire gratis et amore) n’est pas par définition un moins bon ou un meilleur traducteur que les professionnels. Mais ce qui est sûr c’est que par définition ce n’est pas un traducteur professionnel. Et de fait, si l’on se réfère à la qualité, celui qui traduit pour l’amour de l’art se limite généralement à ce qui lui plaît (auteurs, genres, styles, époques…), alors que celui qui traduit pour l’argent doit se confronter à des œuvres qu’il n’aurait jamais choisies de son propre chef. Et cette diversité donne une expérience, une flexibilité et des connaissances qu’il n’aurait pu acquérir sans sortir de sa zone de confort et qui en font au bout du compte un meilleur traducteur.

Quatrième mythe : le traducteur “expérimentateur”.

Certains collègues s’attachent à diffuser la croyance (certes séduisante pour les profanes), qui voudrait que pour traduire correctement un écrivain, il faudrait expérimenter la même chose que lui, voir avec ses yeux les couleurs qu’il décrit, sentir les mêmes odeurs, marcher dans les mêmes rues… Je suis désolé mais cela n’est pas vrai, et si j’ai offensé quelqu’un, qu’il m’envoie ses parrains. L’art d’être un bon écrivain réside en ce que les lecteurs ressentent tout cela sans sortir du texte. Et l’art d’être un bon traducteur réside en ce qu’il s’en tient au texte de l’auteur, sans reconstruire son processus créatif : donc se documenter sur l’écrivain oui, mais pas revivre ce qu’il a vécu. D’après cette théorie il serait matériellement impossible de traduire presque toute la littérature, non pas de pays lointains, mais d’autres époques. Sans parler de la littérature fantastique.

Cinquième mythe : la traduction littéraire est moins sérieuse et par conséquent moins professionnelle que d’autres spécialités.

Ce mythe m’attriste beaucoup car il est, de façon inexplicable, enraciné dans l’esprit de nombreux traducteurs et crée des querelles de clocher. En effet il y a des traducteurs très professionnels spécialisés dans d’autres domaines qui acceptent occasionnellement une traduction littéraire en dessous du tarif habituel (et même en dessous du tarif habituel de la traduction littéraire qui est d’ordinaire déjà plus bas) car “ils sont gratifiés par la distraction qu’offre la traduction littéraire”, sans même se rendre compte qu’ils manquent profondément de solidarité, outre qu’ils contribuent à perpétuer cette différence injuste et injustifiée entre la traduction littéraire et ses autres spécialités.

Les titres sont aussi importants que l’histoire que narrent les livres, comment travaillez-vous à leur traduction ?

Le titre est en effet très important, mais c’est un élément de l’oeuvre parmi d’autres. Parfois très simple, parfois complexe et imposant un travail de traduction important. Mais de mon expérience personnelle, le problème principal n’est pas posé par les titres eux-mêmes mais par les maisons d’édition. Pour commencer, le titre devrait être le dernier élément à traduire, surtout quand il recouvre des références que l’on ne peut comprendre totalement sans avoir lu le livre, ou lorsqu’il fait allusion à des parties du livre. Mais certaines maisons d’édition souhaitent connaître le titre en espagnol avec des mois d’avance pour pouvoir l’inclure dans les catalogues de nouveautés et commencer à préparer la promotion. Ils le veulent non pas avant qu’on ait eu le temps de traduire le livre, mais avant qu’on ait eu le temps de lire en français, d’où l’utilité d’outils tels que Babelio comme je l’explique par la suite. Mais ce qui me dérange le plus c’est lorsque les critères marketing priment sur les critères philologiques pour choisir le titre.

Quelle fut l’oeuvre dont la traduction a été le défi le plus difficile pour vous ?

Sans aucun doute les ouvrages de littérature du XIXe siècle que j’ai traduits toute seule. J’ai traduit divers auteurs du XIXe siècle avec ma mère, qui est une spécialiste de cette période, et le fait de compter sur son soutien et son expérience n’a pas rendu la tâche plus aisée mais garantissait que le résultat soit le meilleur possible. Et même si j’ai beaucoup appris à ses côtés, les deux livres de Jules Verne que j’ai traduits toute seule – l’un d’entre eux n’a pas été publié et je suis encore en cours de relecture de l’autre – m’ont causé beaucoup de difficultés. Traduire des livres d’une autre époque est compliqué car on ne peut aspirer à les traduire comme si l’on était un traducteur contemporain de l’auteur sans risquer de publier un pastiche illisible, mais on ne peut pas non plus le moderniser à l’excès, au risque de le transformer en une adaptation plus qu’en une traduction. On doit prendre un soin particulier à ne pas utiliser de termes ou même de concepts anachroniques, enquêter sur l’acception qu’avait chaque mot ou chaque tournure de phrase à l’époque, qui peut différer légèrement de son sens actuel, chercher un équivalent en espagnol avec les mêmes critères, se documenter sur les objets et les habitudes du quotidien qui nous apparaissent aujourd’hui étrangers. Et pas seulement dans des dictionnaires et encyclopédies mais aussi chez des auteurs espagnols contemporains, plonger dans nos lectures passées ou les élargir pour “s’imprégner” et s’acclimater. Bref, c’est un processus qui s’avère pour moi très lent et solitaire, bien que passionnant.

Quels auteurs souhaiteriez-vous amener du français à l’espagnol, parmi ceux qui n’ont pas encore été traduits ?

Cette question est la plus difficile. Je n’ai pas souhaité céder à la tentation de chercher [ceux qui n’ont pas été traduits] sur Internet car je pense que ce serait tricher. Il est donc possible que je me trompe, mais je pressens que non. Il y a un auteur français que j’adore et chaque fois que je le lis je pense “Comment est-il possible qu’il soit si peu connu en Espagne ? Il faudrait le traduire.” Il s’agit de Marcel Pagnol, qui en France est un classique du XXe siècle qui se lit à l’école primaire et dont, à ma connaissance, on n’a traduit en Espagne qu’un film adapté d’un de ses romans : Jean de Florette. Et même si j’adorerais traduire ses romans, je ne me vois clairement pas capable de traduire sa trilogie Marius, Fanny et César, qui est l’exemple parfait de l’impossibilité de traduire sans “trahir” les régionalismes. Tous les personnages parlent (et ils parlent beaucoup car c’est du théâtre) un marseillais fermé qui, en toute logique n’a d’équivalent dans aucune autre langue. Cette dimension se perdrait complètement et avec elle se perdrait la moitié de l’oeuvre.

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Et de l’espagnol au français ?

Il y a une auteure espagnole qui est l’une de mes références, que je cite à chaque fois que je parle de ma relation avec la littérature : Elena Fortún. Je suis quasiment certaine qu’elle n’a jamais été traduite en français (et potentiellement en toute autre langue). Et je crois qu’au-delà de sa qualité littéraire et ludique (les vagabondages de Celia enfant sont très drôles, de même que ceux de ses frères et de ses cousines, avec l’ineffable Matonkiki, surnommée ainsi en référence au refrain de « La Petite Tonkinoise » chantée par Joséphine Baker), il y a dans ses livres une peinture des mœurs et une valeur historique qui transcendent le genre de la littérature jeunesse. Je pense qu’elle mérite d’être connue et reconnue en dehors de l’Espagne, et pourquoi pas parmi les petits-enfants et arrière-petits-enfants des Espagnols qui émigrèrent en France en fuyant la Guerre Civile et le franquisme, de même que Celia qui émigra en Amérique. Peut-être que ces descendants de migrants qui restèrent en France et qui probablement ne parlent même plus espagnol, apprécieraient de lire ce que lisaient leurs grands-parents ou arrière-grands-parents lorsqu’ils étaient petits, et d’imaginer à travers ces histoires à quoi ressemblaient leurs vies en Espagne juste avant de devoir fuir.

Vous avez dit avoir recours à Babelio en français et en espagnol en tant que professionnelle et en tant que lectrice. Qu’avez-vous trouvé sur le site ?

En effet, dernièrement j’ai traduit et co-traduit de nombreux auteurs contemporains francophones (pas seulement français car Joël Dicker est suisse et parce que j’ai aussi traduit une auteure canadienne, Joanna Gruda) que je ne connaissais pas et que je n’avais pas eu le temps de lire (il y a tant de livres à lire…). Pour me documenter, avant de commencer à travailler j’ai inévitablement recours à Internet. Il y a quelques années, je me suis rendu compte que de nombreuses critiques intéressantes, interviews, citations… me ramenaient à un seul site Internet : Babelio.com (qui est en outre un nom très attrayant pour un traducteur). Désormais je vais directement sur Babelio et je cherche d’autres sites pour obtenir des faits très concrets. Mais au-delà des entretiens ou des liens vers les critiques de presse spécialisée ou des citations de livres ajoutées par les membres du site, Babelio propose quelque chose d’unique, qui sont les critiques de “lecteurs ordinaires”. Il s’agit habituellement de critiques étonnamment bien écrites, structurées, argumentées avec une sincérité absolue, et qui me donnent souvent des indications sur des points communs avec d’autres livres du même auteur que je n’ai pas lus et des références que je ne dois pas ignorer. En outre, même si je me considère assez francisée, je ne peux m’empêcher de “sentir” les livres depuis ma condition d’Espagnole. Et grâce aux lecteurs qui écrivent sur Babelio, je sais comment ils les ressentent depuis leur condition de Français, et pourquoi. Et je peux tenter de recréer le texte de telle manière que le lecteur espagnol le ressente également ainsi, dans la mesure du possible.

Babelio en espagnol est encore tout nouveau et n’est pas autant “alimenté” que la version française mais je crois qu’il prend le bon chemin. Pour l’instant je le consulte pour voir si les lecteurs mentionnent une de mes traductions, en bien ou en mal, et pour savoir comment ils perçoivent mon travail pour pouvoir agir en conséquence. Et je recherche aussi des recommandations pour mes lectures personnelles qui puissent, comme je l’ai dit, me sortir de ma zone de confort aussi comme lectrice. Car je considère que pour être bien formé un traducteur littéraire doit lire de tout.

Merci Amaya pour vos réponses !

Retrouvez ici l’entretien original (en espagnol).

Entretien réalisé par Lucía Moscoso Rivera et trahi par Pierre Fremaux

Prix Milady 2018 : les lectrices à l’honneur

Comme vous le savez certainement, les femmes lisent nettement plus que les hommes – 7 lecteurs de romans sur 10 sont des lectrices, selon une étude récente du Centre national du livre. Problème : elles restent aujourd’hui sous-représentées dans les jurys de prix littéraires, notamment les plus prestigieux. C’est d’ailleurs ce constat qui a poussé les prix Femina et Elle à réunir des jurys exclusivement féminins pour désigner leurs lauréats.

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Du côté des éditeurs, Milady organise depuis 2014 son prix des Lectrices, donnant la possibilité à des non-professionnelles de prendre la parole et donner leur voix au roman qu’elles ont préféré, parmi une sélection de 10 titres parus chez l’éditeur, écrits par des femmes et déjà plébiscités. En 2017, Phaedra Patrick recevait des mains de son éditrice française Isabelle Varange, le fameux trophée pour son livre Les Fabuleuses Tribulations d’Arthur Pepper, l’histoire d’un veuf qui va sortir de sa vie bien rangée pour enquêter sur sa femme décédée, et la redécouvrir. 

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Ce mardi 12 juin, une partie de l’équipe de Babelio était donc rue d’Hauteville, Paris 10e, pour découvrir dans les bureaux de Milady le nom de la lauréate 2018, et donner la primeur de l’information aux abonnés Instagram. Si vous suivez le compte Babelio sur ce réseau social, vous savez donc déjà que c’est Cecelia Ahern qui est repartie cette année avec le trophée transparent, pour Les Jours meilleurs ! L’histoire de Kitty – journaliste people en pleine détresse professionnelle, qui va se confronter au mystère d’une liste de 100 noms donnée avant sa mort par Constance, son mentor – a visiblement plu aux nombreuses votantes (plus de 5 000 !), et devancé sur le podium La Petite Librairie des cœurs brisés d’Annie Darling (2e) et Pourvu que la nuit s’achève de Nadia Hashimi (3e).

Si vous n’avez pas encore lu ce livre, le nom de l’auteur ne vous est peut-être pas pour autant inconnu. Cecelia Ahern a également écrit en 2004 un best-seller international, adapté au cinéma : P.S. : I Love You. Et contrairement à ses personnages – souvent antipathiques au début de l’histoire, et que l’on apprend à aimer au fil des pages – l’auteur se montre très disponible, drôle et sympathique avec les lecteurs et blogueurs présents, posant pour de nombreuses photos et dédicaçant ses livres.

L’occasion aussi pour ses fans de discuter avec elle longuement autour d’un cocktail au nom des titres primés les années précédentes (plutôt « Jamais deux sans toi » ou « La Perle et la Coquille » ?), ou d’un verre de champagne. Avant de goûter l’an prochain au cocktail « Les Jours meilleurs », donc.

 

Découvrez le livre Les Jours meilleurs :

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« À force de traquer le scoop et de dévoiler la vie privée des gens dans les colonnes de la presse à scandale, Kitty est dans l’impasse. Sa carrière de journaliste piétine, et ses frasques lui valent une réputation désastreuse. Tout s’effondre quand elle apprend que Constance, la femme qui lui a tout appris, vit ses derniers instants. Elle se rend à son chevet et lui demande quelle histoire elle a toujours rêvé d’écrire. Mais la réponse arrive trop tard, sous la forme d’une liste de cent noms, sans aucune explication. Bien décidée à percer le mystère, Kitty tente de comprendre ce qui relie entre eux ces inconnus. En allant à leur rencontre, elle va découvrir des aspects pour le moins inattendus de la vie de Constance et peut-être même trouver un sens à la sienne. »

Nuit de la lecture 2018 : rendez-vous le samedi 20 janvier

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Parfois, lorsqu’on découvre une bonne idée, on se demande pourquoi personne n’y a pensé plus tôt – et surtout pourquoi pas nous ! Il en va ainsi de cette (seulement) deuxième édition de la Nuit de la lecture, qui mobilise plus de 2 000 lieux culturels de proximité, dont une majorité de bibliothèques, dans toute la France.

On dit que la lecture est une activité solitaire ? Si vous suivez Babelio, vous savez déjà que le livre rapproche au contraire les êtres, en se faisant souvent le miroir de leur condition et de leur époque. Et voilà que cette passion, on la partagera en chair et en pages ce samedi 20 janvier, au grand jour (enfin, de nuit), on la transmettra aux plus jeunes pour les voir eux aussi se frayer un chemin à travers les mots tout au long de leur vie. Au programme donc, des lectures à voix haute, pratique très chère au parrain de l’édition 2018 Daniel Pennac, et beaucoup d’ateliers et loisirs autour du livre. Avec 3 500 événements prévus, il y en a forcément un près de chez vous (découvrez le programme ici).

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Daniel Pennac et Françoise Nyssen © NH/Babelio

Vendredi 12 janvier, lors de la conférence de presse au ministère de la Culture présentant l’événement, Françoise Nyssen en a profité pour rappeler son engagement auprès des acteurs du livre en France, qu’ils soient auteurs, éditeurs, bibliothécaires ou libraires. Pour la fille du fondateur des éditions Actes Sud, Hubert Nyssen, « la promotion de la culture est un enjeu démocratique de premier plan ». D’importants projets sont selon elle en cours, notamment suite au dépôt par Erik Orsenna de son rapport sur les bibliothèques. La ministre de la Culture aura aussi eu à cœur d’insister, comme Daniel Pennac, sur l’importance de la gratuité de la lecture publique, s’opposant ainsi au projet de redevance demandée par la SCELF (Société civile des éditeurs de langue française) pour toute lecture publique en bibliothèque d’une œuvre publiée par un éditeur qu’elle défend. Voilà qui est, avant nouvelle péripétie, plutôt rassurant. Et promet de beaux moments de partage ce 20 janvier.

Alors oui, comment ne pas y avoir pensé plus tôt, à cet événement autour du livre ? La musique a sa Fête depuis 1982, le cinéma est largement célébré à travers différentes manifestations (cinéma en plein air, rétrospectives, etc.), alors pourquoi ne pas imaginer que cette Nuit de la lecture devienne effectivement une grande manifestation populaire, pérenne, dont on verra les grands développements au fil des ans ? C’est tout le bien qu’on lui souhaite, ainsi qu’à tous les bénévoles et participants de cette deuxième Nuit de la lecture.

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Françoise Nyssen © NH/Babelio

Où l’on vous présente les 17 livres les plus populaires de l’année 2017

Quels ont été les livres les plus populaires de l’année 2017 ?

Un peu en avance sur notre calendrier, nous vous proposons de découvrir dès maintenant les 17 livres qui ont fait l’année 2017. De quoi éventuellement vous permettre de piocher dans la liste pour vos cadeaux de Noël !

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On remarque que pour la troisième année consécutive, c’est un premier roman qui trône en tête du classement. Les lecteurs semblent ainsi avides de nouveauté. Le classement est par ailleurs très largement dominé par des publications françaises. Seuls trois thrillers signés par des Anglo-saxons figurent dans la liste. A noter par ailleurs, que les lecteurs apprécient toujours ce registre littéraire puisque la moitié de notre top est constituée de livres s’apparentant à l’un des nombreux genres du roman noir (thriller psychologique, roman policier pur et dur,…).
Comme chaque année, la parité est au rendez-vous avec quasiment autant d’auteurs hommes que d’auteurs femmes même si c’est le “sexe faible” qui est présent en force dans le trio de tête.

On vous laisse découvrir ci-dessous le classement.

Pour information, nous entendons par “livres les plus populaires” ceux qui ont le plus été ajoutés dans les bibliothèques de nos membres. Comme toujours, n’hésitez pas à commenter l’article et nous faire part des ouvrages qui auraient dû, selon vous, y figurer.

17. Nuit de Bernard Minier

Nuit par Minier

C’est Bernard Minier qui ouvre le classement cette année, avec son dernier livre Nuit. Une nouvelle danse macabre entre le commandant de police judiciaire Martin Servaz et Julian Hirtmann, l’effroyable tueur en série suisse au cœur d’une nouvelle enquête. Cette fois, tout démarre dans les eaux norvégiennes, sur le pont d’une plateforme pétrolière où un meurtre atroce a été commis. Kirsten Nigaard, inspectrice norvégienne, est sur le coup. D’élément en élément, les noms de Hirtmann et de Servaz vont se rapprocher. Jusque dans la nuit la plus sombre…

Un thriller haletant qui vient compléter la bibliographie d’un aspirant maître du thriller hexagonal. A votre tour d’entrer dans la Nuit !

Découvrez Nuit de Bernard Minier.

16. Vernon Subutex, tome 3 de Virginie Despentes

Vernon Subutex, tome 3  par Despentes

Ça y est, c’en est fini des aventures de Vernon Subutex que nous avions rencontré dans le premier tome de ses aventures paru en 2015 chez Grasset. L’ancien disquaire aspirant gourou, qui doit son prénom à un pseudonyme de Boris Vian et son nom à l’appellation commerciale de la buprénorphine, tire sa révérence. En deux années, Virginie Despentes aura donné naissance à un personnage irrévérencieux, opportuniste et lubrique, mais pourtant tellement attachant.

Incontestable succès pour ce troisième tome sorti dans les librairies en mai 2017 et qui confirme toute l’importance sur la scène littéraire de Virginie Despentes, qui traduira bientôt Sifting through the Madness for the word, the line, the way, l’ultime recueil de poèmes de Charles Bukowski, pour le compte de la maison Au Diable Vauvert.

Découvrez Vernon Subutex, tome 3 de Virginie Despentes.

15. Le Jour d’avant de Sorj Chalandon

Le jour d'avant par Chalandon
« Venge-nous de la mine. » Si ce sont là les derniers mots écrits par le père du narrateur, ce sont aussi les premiers de Sorj Chalandon sur la quatrième de couverture du livre Le Jour d’avant, publié chez Grasset. Cette mine, c’est celle de Liévin dans laquelle furent engloutis 42 ouvriers le 27 décembre 1974. Un drame oublié de l’histoire sociale ? Pas pour Sorj Chalandon qui a vécu ce drame comme « le pire de l’injustice » (lire l’intégralité de son interview ici). Alors journaliste pour Libération, Sorj Chalandon entend un jour leur rendre justice. C’est chose faite avec Le Jour d’avant, un livre qui a touché les lecteurs, qu’ils se souviennent du drame ou non : « Je tremble, je murmure, je pleure a confié Latina dans sa critique du livre. Sorj Chalandon a réussi à me plonger dans l’atroce quotidien des mineurs en leur rendant hommage de la meilleure façon qui soit, mais il est parvenu aussi à me faire comprendre la culpabilité qui ronge le cœur de l’homme ».

Déjà très apprécié des lecteurs (Sorj Chalandon a une note moyenne de 4,26/5 pour 4406 votes), l’auteur bénéficie avec son dernier ouvrage Le Jour d’avant d’une moyenne de 4,33 sur 5, la meilleure de toutes ses notes. De là à dire qu’il s’agit de son meilleur livre ?

Découvrez Le Jour d’avant de Sorj Chalandon.

14. L’Ordre du jour d’Eric Vuillard

L'ordre du jour par Vuillard

Alors que Chanson douce de Leïla Slimani, Goncourt 2016, montait fièrement sur la troisième marche du podium l’année dernière, L’Ordre du jour, Goncourt mouture 2017, s’empare de la 14e place. Il y a cependant fort à parier que le livre devrait s’arracher dans les librairies à Noël et monter progressivement dans le classement.

“Tour à tour, drôle, grinçant, ironique, Eric Vuillard pointe la lâcheté, la légèreté, l’aveuglement des hommes politiques français, anglais, autrichiens face à Hitler.” Comme le résume palamede, Eric Vuillard s’empare d’un sujet grave pour construire un roman retentissant, une fenêtre ouverte sur la naissance d’un conflit. Après Tristesse de la terre. Une histoire de Buffalo Bill Cody, 14 Juillet et Congo, Eric Vuillard s’impose plus que jamais dans la cour des grands.

Découvrez L’Ordre du jour d’Eric Vuillard

13. Bakhita de Véronique Olmi

Bakhita par Olmi
Grâce à ce roman publié chez Albin Michel, tout le monde connaît aujourd’hui, sinon l’histoire, tout du moins le nom de cette esclave africaine canonisée par Jean-Paul II le 1er octobre 2000. Un destin incroyable, bien digne d’un roman, et un sujet qui s’est imposé à Véronique Olmi lorsque l’écrivain et dramaturge tomba nez à nez sur son portrait dans une église de Langeais, en Touraine.

Pour connaître l’histoire et la vie incroyable de celle qui, à force d’avoir été si précocement torturée, ne se souvenait même pas de son prénom, il faut lire le livre poignant de Véronique Olmi, « une leçon de vie » selon celdadou autant qu’un « très beau travail d’écriture » pour Tynn. Immédiatement remarqué par les lecteurs, le livre a également reçu le prix du roman Fnac des mains de Leïla Slimani.

Découvrez Bakhita de Véronique Olmi

12. Sharko de Franck Thilliez


Sharko par Thilliez

C’est que le duo Sharko – Henebelle commençait à nous manquer dans les rayonnages de nos librairies favorites. Franck Thilliez a entendu nos voix et nous a offert en avril 2017 l’occasion de retrouver notre couple de flics préféré avec Sharko, son dernier livre paru chez Fleuve noir.

Une énième enquête sur le fil du rasoir où vont se mêler apprentis vampires, cadavres mutilés et secrets bien gardés. Sauf que cette fois, Lucie Henebelle et Franck Sharko ont bien plus à perdre que la résolution d’une enquête : se perdre eux-mêmes… Noir c’est noir. Laissons le mot de la fin à Souri7 : “Une valeur sûre du thriller avec encore une fois une intrigue captivante et sombre.” Tentant, n’est-ce pas ?

Découvrez Sharko de Franck Thilliez

11. Au fond de l’eau de Paula Hawkins


Au fond de l'eau par Hawkins

Après le succès monstre de sa Fille du train, Paula Hawkins était très certainement attendue au tournant, comme peuvent l’être d’ailleurs tous les auteurs qui connaissent un succès fulgurant lors de la sortie de leur premier roman. Allait-elle être à la hauteur avec son deuxième ouvrage intitulé Au fond de l’eau et publié chez Sonatine ?

Paula Hawkins ne réédite certes pas l’exploit de 2015 et ne domine pas une nouvelle fois notre classement. Elle est cependant aux portes de notre top 10 et a suscité de nombreuses réactions positives des lecteurs malgré une histoire qui s’éloigne des thèmes évoqués dans le précédent : « Il est complètement différent et plein de charme » prévient ainsi d’entrée Iris29, très emballée par ce nouveau roman. « On change complètement d’environnement, cette fois-ci elle nous emmène dans une petite ville avec une rivière comme acteur principal », insiste pour sa part Siine.
Loin d’être découragés, les lecteurs ont apprécié ce nouveau thriller psychologique où il est notamment question, dixit Iris29, de « sorcellerie, [de] beaucoup d’eau et de poésie ».

Découvrez Au fond de l’eau de Paula Hawkins

10. Le Couple d’à côté de Shari Lapena
Le couple d'à côté par Lapena

Le Couple d’a côté de Shari Lapena, publié aux Presses de la Cité, est l’un des grands représentants, dans notre classement, du thriller psychologique, genre plébiscité par les lecteurs depuis quelques années.
Le roman raconte l’histoire d’un couple invité à dîner chez leurs voisins, sans leur nouveau-né. La baby-sitter se décommande mais qu’importe, ils surveilleront le bébé via le baby-phone. Hélas, quand ils rentrent, leur enfant a disparu…

Ce point de départ n’est naturellement que la première surprise qui attend le lecteur, de nombreux secrets étant révélés tout au long de la lecture : « de secrets en révélation, de faux-semblants en rebondissements, la disparition de la petite Cora devient vraiment palpitante » assure Antyryia. Les lecteurs se sont quasiment tous fait surprendre par la fin, inattendue… 

Découvrez Le Couple d’a côté de Shari Lapena.

9. L’Art de perdre d’Alice Zeniter

L'Art de perdre par Zeniter

Auteur de nombreux livres appréciés des critiques comme des lecteurs, Alice Zeniter a frappé un grand coup cette année avec son roman L’Art de perdre publié chez Flammarion. Au sommet des listes de ventes et finaliste de la plupart des prix littéraires, le roman a été remarqué non seulement pour ses qualités littéraires mais aussi pour les nombreuses problématiques qu’il soulève. Alice Zeniter, à travers une saga familiale racontée en trois temps et autant de générations, évoque en effet le sort des Algériens qui quittèrent leur pays pour la France à l’issue de la guerre d’indépendance mais aussi le destin de leurs enfants. Au fil des pages, c’est le rapport entre l’Algérie est la France qui est questionné, comme celui qui unit ces Harkis et descendants d’Harkis à leur pays.

Pourquoi s’être ainsi intéressée aux Harkis ? Alice Zeniter s’est exprimée auprès de ses lecteurs lors d’une rencontre dans nos locaux : « J’ai voulu montrer qu’il s’agissait de gens aux trajectoires multiples, bien plus complexes que ce que l’on présente dans l’histoire officielle. » Si vous avez raté la rencontre, vous pouvez la revivre grâce à notre compte-rendu ou en vidéo.

Découvrez L’Art de perdre  d’Alice Zeniter.

8. Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson

Arrête avec tes mensonges par Besson

Si l’ouvrage n’a pas plu à tout le monde et apparemment pas du tout à Jean-Marc Proust, Arrête avec tes mensonges, publié aux éditions Julliard, est un coup de cœur pour nos lecteurs qui, il est vrai, aiment beaucoup Philippe Besson. Peut-être faut-il l’aimer un peu d’ailleurs pour apprécier à sa juste valeur cet ouvrage autobiographique dans lequel l’auteur se livre entièrement : « Philippe Besson se met à nu dans ce roman, écrit Marina53. Sans fioritures. Il livre, avec émotion et délicatesse, son histoire d’amour avec Thomas Andrieu, qu’il a connu à 17 ans. »

Les lecteurs ont été des plus sensibles à la prose de l’auteur : « Je referme ce livre et me demande quel qualificatif le servira le mieux : délicat, sensible, sincère, pudique, magistral » nous dit Isabelleapure dans sa critique. Un sentiment presque unanime parmi les lecteurs sur Babelio. De tous les livres publiés par Besson, c’est celui qui a la meilleure moyenne sur le site.

Découvrez Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson.

7. La Fille d’avant de J.P. Delaney

La Fille d'avant par Delaney

C’est dans un magnifique appartement à la pointe de la technologie que vous invite J.P. Delaney dans son thriller psychologique publié chez Mazarine. Attention tout de même, le propriétaire semble assez intrusif et la personne qui y logeait précédemment, la fameuse « fille d’avant », y a vécu des choses pas très nettes.

La Fille d’avant a été très apprécié des lecteurs comme Iris29 qui a succombé à son double suspense : « Alternant le point de vue des deux jeunes femmes en un avant/ après, l’auteur nous précipite dans un suspens chic, froid, et sexy, un peu à l’image de cette maison ultra moderne et minimaliste. » Oserez-vous également frapper à la porte du 1 Folgate Street ?

Découvrez La Fille d’avant de J.P. Delaney

6. Frappe-toi le cœur d’Amélie Nothomb

Frappe-toi le coeur par Nothomb
Les lecteurs étaient prévenus. Frappe-toi le cœur, dont le titre est emprunté à un vers d’Alfred de Musset, est “une des [histoires] les plus noires que j’aie écrite” avait déclaré Amélie Nothomb avant sa sortie. Pas de quoi, toutefois, effrayer ses nombreux lecteurs, toujours fidèles aux écrits annuels  de l’écrivain.

La cuvée 2017 semble faire partie de ses bons crus. Des lecteurs tels que Jeunejane parlent déjà d’un “futur classique” : “Amélie Nothomb développe admirablement bien les caractères des différents personnages et transforme son roman en une oeuvre magistrale.” Qu’avez-vous pensé de ce millésime 2017 ? Pensez-vous également qu’il s’agisse d’un des meilleurs livres d’Amélie Nothomb ?

Découvrez Frappe-toi le coeur d’Amélie Nothomb

5. Article 353 du Code Pénal de Tanguy Viel

Article 353 du code pénal par Viel
Lauréat du Grand Prix RTL-Lire 2017, Article 353 du code pénal de Tanguy Viel a été pour beaucoup de membres le premier coup de cœur de l’année. Comme le rappelle BookyCooky dans sa critique du livre “L’article 353 du Code de Procédure pénale permet d’en appeler moins aux preuves qu’à la conscience des juges et jurés de la cour d’assise, en somme se fier à l’intime conviction”.

Les choix moraux et les questions de responsabilité sont au coeur de ce récit qui prend la forme d’un huis-clos : “Dans le bureau d’un juge d’instruction, résume Nameless, Martial Kermeur raconte sa vie, la somme des omissions et renoncements, les rêves inaccomplis, l’enchaînement des mauvaises réponses données à de bonnes questions, toutes les erreurs d’aiguillage qui l’ont amené à noyer Antoine Lazenec.” Un court roman salué par tous pour sa profondeur.

Découvrez Article 353 du code pénal de Tanguy Viel

4. La Passe-miroir, tome 3 : La mémoire de Babel de Christelle Dabos

La passe-miroir, tome 3 : La mémoire de Babel par Dabos
Suite et (bientôt) fin des aventures d’Ophélie que l’on s’apprête à quitter avec grand regret dans ce troisième et avant-dernier tome de la saga créée par Christelle Dabos. La Passe-miroir a véritablement été LA découverte jeunesse depuis la parution du premier tome en 2013. La Mémoire de Babel vient donc prolonger un cycle magistral porté par un univers-monde étoffé comme rarement et qui hisse Christelle Dabos au niveau des plus grands du genre.

“Un livre enchanteur, magnétique, déroutant”, “Grand plaisir de retrouver l’héroïne aux lunettes émotives et à l’écharpe fusionnelle !”, “Coup de cœur ! Merveille ! Coup de génie ! Addictif !”… Toutes ces voix de lecteurs et lectrices appuient avec engouement la très bonne moyenne de 4,54/5 (pour 483 notes) obtenue par ce troisième tome. Nul doute que le quatrième et dernier tome de la saga viendra couronner le tout. En attendant, il ne nous reste plus qu’à prendre notre mal en patience avant de découvrir la fin de cette saga.

Découvrez La Passe-miroir, tome 3 : La Mémoire de Babel de Christelle Dabos

3. Un appartement à Paris de Guillaume Musso

Un appartement à Paris par MussoGrand habitué de nos classements (il fut à la tête de notre top 2014), Guillaume Musso se situe cette année à la troisième place des livres les plus populaires auprès de nos lecteurs. La grande surprise étant cette fois qu’il n’y ait pas eu de duel avec son rival de toujours Marc Levy, absent de justesse de notre classement annuel (on se doute que ce n’est que pour mieux revenir l’année prochaine).

Si la presse est comme d’habitude timorée quand il s’agit de critiquer l’oeuvre de Musso, les lecteurs ont apprécié cette cuvée 2017. Avec Un appartement à Paris, Guillaume Musso retrouve la forme du thriller pour proposer une intrigue située dans le milieu de l’art : « Un thriller sombre, captivant, prenant qui se dévore ; rempli de rebondissements, de suspense, d’émotions » écrit Millyjess. D’autres, comme S0-Kelly ont simplement apprécié retrouver l’atmosphère des romans de Musso ainsi que sa plume : « Un plaisir de retrouver la fluidité sans failles et la plume enchanteresse de Guillaume Musso. »

Découvrez Un appartement à Paris de Guillaume Musso.

2. Quand sort la recluse de Fred Vargas

Quand sort la recluse par Vargas

Certains fidèles comme Dixie39 avaient peur : « Toujours avant d’ouvrir le dernier Vargas : cette crainte que la magie n’opère plus. » Ainsi, même la fidèle The_Bill craignait le pire : « Après une dizaine de livres, je pensais qu’elle m’avait tout fait, que fatalement elle allait se redire, ressortir les mêmes ressorts scénaristiques. » Pourtant, à la vue des critiques, on se rend compte que ces craintes n’avaient pas lieu d’être. Les lecteurs ont été conquis par Quand sort la recluse, dernière enquête en date du commissaire Adamsberg (mais ne nous leurrons pas, le charisme de ce dernier joue certainement beaucoup auprès de ses nombreuses lectrices !).

Avec une moyenne de 4,06, ce roman de Fred Vargas publié chez Flammarion obtient même une meilleure moyenne que le précédent, qui était également présent dans notre classement de 2015 (avec une moyenne de 3,98).  Il est question de la mort mystérieuse de plusieurs octogénaires mais aussi d’une araignée particulièrement venimeuse…

Découvrez Quand sort la recluse de Fred Vargas.

1. La Tresse de Laetitia Colombani

La tresse par Colombani
C’est presque devenu une tradition. Depuis 2015, notre classement des livres les plus populaires est désormais chaque année dominé par le premier roman d’un auteur quasi-inconnu ! Après En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut – que précisément aucun critique, aucun journaliste et aucun lecteur n’attendait et qui a pourtant remporté tous les suffrages en 2016 – et Paula Hawkins qui avec sa Fille du train a porté le genre du thriller psychologique au sommet de tous les classements littéraires de 2015, c’est cette année La Tresse de Laetitia Colombani qui est porté en tête de notre classement !

Actrice, réalisatrice et désormais écrivain, Laetitia Colombani, repérée par l’éditrice de Grasset Juliette Joste (à qui nous avions posé quelques questions sur son métier en 2013 lorsqu’elle travaillait chez Belfond), a frappé un grand coup avec ce premier roman qui raconte le parcours de trois femmes dont les destins pourtant éloignés vont se croiser subtilement, telle une tresse où s’entrelaceraient plusieurs cheveux de femmes aux origines les plus diverses : Smita, une mère Dalit, c’est-à-dire une Intouchable, Julia une jeune Sicilienne, et Sarah, une avocate ambitieuse.

« Je suis moi-même une femme, une épouse, une mère, nous avait répondu Laetitia Colombani dans un entretien. En tant qu’écrivain, j’avais envie de parler de ce que c’est qu’être une femme dans le monde d’aujourd’hui. » 

Découvrez La Tresse de Laetitia Colombani.

Retrouvez la liste en vidéo : 

Qu’avez-vous pensé de ce classement ? Quels sont les grands oubliés ? Et surtout, quels sont les livres qui feront l’année 2018 ?

Prix des lectrices Milady 2017 : on y était

« Jamais je n’ai serait-ce que regardé une autre femme. Nous nous sommes fiancés, puis mariés deux ans à peine après notre rencontre. C’était comme si je suivais la route invisible que le chemin avait tracée pour moi. Il existait bien d’autres sentiers de vie qui filaient en d’autres lieux, vers d’autres avenirs, mais jamais je ne me suis posé la question de savoir ce qu’ils avaient à m’offrir. J’allais mon chemin tout simplement. »

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Phaedra Patrick, lauréate 2017

Après Nadia Hashimi et son roman La perle et la coquille, sacré en 2016 par le Prix des Lectrices, c’est au tour de Phaedra Patrick, écrivain anglaise, de recevoir cette récompense, grâce au vote de plusieurs milliers de lectrices, 5 672 pour être exact, qui ont fait leur choix parmi les nouveautés parues chez Milady littérature en 2016.

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A l’occasion de la remise du Prix, journalistes, blogueurs et les deux partenaires du Prix, Babelio et Mademoizelle.com se sont rendus dans les locaux des éditions Bragelonne/Milady pour une soirée pas comme les autres. Annoncé par Aurélia Chesneau, l’attachée de presse de la maison d’édition, le prix a ensuite été commenté par l’éditrice de Phaedra Patrick, Isabelle Varange, qui a souligné son émotion suite à la récompense de ce titre qui lui tenait à cœur.

Loin d’être timide, l’auteur nous a fait le plaisir d’un petit discours en français, pour remercier son auditoire et exprimer sa surprise. Elle nous a par la suite accordé une petite interview, dans laquelle elle revient sur la genèse du roman et sur ses motivations à l’écriture.

Découvrez l’interview de Phaedra Patrick :

Si c’est le livre de Phaedra Patrick qui a cette année remporté le prix, quelques autres ouvrages ont récolté un bon nombre de voix, puisque derrière Phaedra Patrick et ses 21,5% des voix, Jojo Moyes a récolté 15% des voix et Amanda Prowse, 13,5%.

Après la remise du Prix, nous avons eu la joie de découvrir un bar à cocktails, aux noms évoquant des titres des éditions Milady, comme le Loin de toi ou La Perle et la coquille. De la glace carbonique au jus de maracuja, il y avait de quoi surprendre !

Si vous n’avez pas encore lu Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper, sachez que le roman vient tout juste de paraître en format poche chez Milady. D’ici là, voici son résumé :

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Sans être un conformiste forcené, Arthur Pepper est anglais. Il puise donc un certain réconfort dans l’idée que chaque chose est à sa place et boit du thé à heure fixe. Quand il a rencontré Miriam, il a tout de suite su que c’était la bonne. Ils se sont mariés, ont eu des enfants. Lorsque sa femme meurt après quarante ans d’un vie sans histoire, Arthur se calfeutre chez lui pour échapper aux visites de sa voisine, championne du monde de la tourte, qui, faute de pouvoir le réconforter, s’est mis en tête de le nourrir. Le voilà condamné à vivre seul avec ses souvenirs et la plante verte dont sa femme a pris soin pendant des années. Ses proches lui conseillent d’aller de l’avant. Aller de l’avant ? Mais pour aller où bon sang ?

Lorsque Arthur consent enfin à se séparer des affaires de Miriam, il trouve un mystérieux bracelet. Huit breloques sont suspendues aux épaisses mailles en or massif : un éléphant, un tigre, un livre, une palette de peinture, un anneau, une fleur, un dé à coudre et un cœur. Ces charmes constituent autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête. Que sait-il vraiment de celle avec qui il a partagé sa vie ? En entreprenant ce voyage sur les traces de sa femme, Arthur va au-devant de surprenantes révélations. Et contre toute attente, d’aventure en aventure, il va en devenir le héros.

Un conte drôle et émouvant qui se savoure jusqu’à la dernière page.

Où l’on vous présente les 16 livres les plus populaires de l’année 2016

Quels ont été les livres les plus populaires de l’année 2016 ?

Comme à chaque début d’année, nous vous présentons la liste des ouvrages qui ont été les plus populaires parmi les lecteurs de Babelio. Si l’on retrouve quelques têtes biens connues, les auteurs de premiers romans ont la part belle cette année et notamment –spoiler alert– à la première place du podium. Le classement semble assez varié avec des polars, des romans historiques, du jeune-adulte mais aussi des romans plus inclassables qui ont fait le bonheur des lecteurs. A noter qu’après une année 2015 très équilibrée en matière de parité, les auteurs masculins ont repris le dessus en 2016. Le palmarès est en outre quasiment intégralement dominé par la littérature française. Pour les besoins du suspens, les livres ont été classés par ordre de popularité, le plus populaire étant donc en bas de la liste. Précisons enfin que la popularité du livre est basée sur son nombre de lecteurs sur le site.

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Vos livres préférés de 2016 font-ils partie de ce classement ? Lesquels auraient selon vous mérité de figurer dans ce palmarès ? N’hésitez pas à commenter cette liste dans les commentaires. A titre d’information, vous pouvez également retrouver les palmarès 2015, 2014, 2013, 2012.

16. Écoutez nos défaites de Laurent Gaudé

Écoutez nos défaites par GaudéC’était l’un des romans les plus attendus de la rentrée littéraire de 2016 et si Ecoutez nos défaites n’a finalement pas remporté de prix littéraires majeurs cette année, il n’a pas déçu les lecteurs et ouvre notre classement de 2016. Avec une moyenne de 4 sur 5, le nouveau roman de Laurent Gaudé publié chez Actes Sud a même conquis la plupart d’entre eux : « J’ai été subjuguée par le choix des mots. J’ai été conquise par la poésie qui se dégage de ces quelques pages » déclare Pas-chaha dans sa chronique du livre. Un sentiment partagé par d’autres lecteurs malgré les thèmes difficiles abordés par l’auteur français. Dans ce roman choral, ce dernier montre en effet que les victoires militaires sont également toujours des défaites.

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Did I mention I love you ?, tome 1 par Maskame15. Did I mention I love you ?, tome 1, d’Estelle Maskame
Du haut de ses 19 ans, Estelle Maskame rencontre un franc succès avec le tome 1 de sa première série Did I mention I love you ? (DIMILY), paru chez Pocket Jeunesse. Les adeptes de la romance et du young adult ont suivi avec engouement les vacances d’Eden dans la nouvelle famille de son père et sa rencontre avec Tyler, son demi-frère au charme fou. Le réalisme avec lequel l’auteure décrit le quotidien et les sentiments de l’adolescente a rendu les lecteurs complètement accros !

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14. Le dompteur de lions de Camilla Läckberg

Le dompteur de lions par LäckbergFaut-il encore présenter Camilla Läckberg ? Auteur suédoise de romans policiers plébiscités par les lecteurs du monde entier, la reine du polar nordique voit systématiquement ses ouvrages se placer en tête des ventes dans la plupart des pays européens. Le dompteur de lions, n’a pas fait exception à la règle. Au delà des chiffres de vente, la nouvelle enquête de sa fidèle héroïne Erica Falck, publiée chez Actes Sud, a de nouveau intéressé ses lecteurs tels que Pepitouille :  « Une histoire remarquablement bien construite, où les personnages se croisent, se cherchent et trouvent leur place au sein d’une enquête complexe ».
Comme toujours avec l’auteur, l’essentiel de l’action se déroule dans la petite ville côtière de Fjällbacka, en Suède. Une enquête commence lorsque, aux abords d’une forêt enneigée, une jeune femme à demie-nue est percutée par une voiture…

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13. L’horizon à l’envers de Marc Levy

L'horizon à l'envers par LevyDifficile de voir de grands perdants au grand duel qui oppose chaque année Guillaume Musso et Marc Levy. Si le premier a un certain avantage dans le classement, les deux auteurs sont tous les deux systématiquement présents dans nos palmarès annuels. Alors que Musso a proposé, pour sa cuvée 2016, un roman aux allures de thriller, Marc Levy a quant à lui choisi de s’exprimer à travers une histoire d’amour fantastique avec L’horizon à l’envers publié chez Robert Laffont. Il s’agit, pour BrooklynNoA, d’un « roman innovant, follement original, qui explore avec délicatesse la mémoire, les sentiments, le souvenir des êtres » .

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12. De force de Karine Giebel

De force par GiebelAlors que nombre de ses lecteurs se disent souvent traumatisés par la lecture des romans de Karine Giebel, ces derniers, masochistes convaincus, se replongent toujours avec plaisir dans les nouvelles productions de l’auteur français. De force, publié chez Belfond, peut-être moins violent que les précédents, a tout de même séduit ses lecteurs avec une histoire de vengeance et de secrets de famille peu reluisants. Et comme toujours, Giebel a l’art de surprendre ses lecteurs avec des fins « bluffantes ».

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11. Désolée, je suis attendue de Agnès Martin-Lugand

Désolée, je suis attendue par Martin-LugandDans son quatrième roman, publié chez Michel Lafon, Agnès Martin-Lugand dresse une nouvelle fois un portrait de femme. Cette fois-ci, elle nous présente Yaël, une jeune femme carriériste aux ambitions sans limite que le passé va malgré tout rattraper. Avec une moyenne de 4/5, l’auteure a su conquérir le cœur des lecteurs séduits par l’authenticité et la fluidité de sa plume, qui porte avec légèreté un thème pourtant difficile : comment concilier vie professionnelle et vie personnelle.

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10. Rêver de Franck Thilliez

Rever par ThilliezDéjà présent dans notre classement des livres les plus populaires de l’année 2015, Franck Thilliez est revenu en 2016 avec un nouveau thriller psychologique angoissant qui, s’il s’intitule Rêver, tient plutôt du cauchemar. Il est question dans ce roman de disparition d’enfants mais aussi de la limite parfois floue qui distingue la réalité de la folie. On suit tout au long de l’intrigue un nouveau personnage de l’univers de l’auteur, une psychologue du nom d’Abigail qui aide la gendarmerie dans divers affaires criminelles. Seul problème, Abigail est également narcoleptique…
Avec une moyenne de 4,3, ce roman publié chez Fleuve éditions fait partie des plus appréciés de l’année.

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9. Journal d’un vampire en pyjama, de Mathias Malzieu

Journal d'un vampire en pyjama par MalzieuLe leader du groupe de rock français Dionysos Mathias Malzieu a démarré l’année en nous livrant le témoignage poignant de son combat d’un an contre la maladie du sang qui l’a atteint en 2013. Il use avec brio de sa poésie et son humour pour nous raconter son quotidien de « vampire en pyjama », l’homme qui a besoin du sang des autres pour survivre. Loin de tomber dans le pathos, c’est une véritable ode à la vie comme le résume Valdeguy : « Quelle belle leçon de vie ! Quel courage ! Quelle détermination ! ». Paru aux éditions Albin Michel, il atteint une moyenne de 4.3/5.

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8. Le mystère Henri Pick de David Foenkinos

Le mystère Henri Pick par FoenkinosTrès apprécié des membres de Babelio, David Foenkinos ne pouvait manquer d’apparaître dans notre palmarès cette année avec Le mystère Henri Pick. Enquête littéraire, roman à mystère mais aussi satire du monde de l’édition, son nouveau roman, publié chez Gallimard, met en scène un bibliothécaire publiant les manuscrits refusés par les maisons d’édition : « Qui mieux qu’un auteur, résume Tynn, pouvait raconter le désir d’être reconnu et édité et l’angoisse d’être oublié? Foenkinos décortique cet animal bizarre qu’est l’écrivain, ses doutes, ses fragilités, ses rites ».

Pari réussi pour David Foenkinos qui a su continuer à séduire les lecteurs tout en changeant de registre  après un Charlotte particulièrement apprécié.

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7. Le Temps est assassin de Michel Bussi

Le Temps est assassin par BussiAvec Le Temps est Assassin, publié chez Presses de la Cité, Michel Bussi délaisse sa chère Normandie pour nous emmener cette fois-ci en Corse où Clothilde passe des vacances en famille mais ne peut s’empêcher de retourner sur le lieu de l’accident qui a coûté la vie à ses parents et à son frère. Du moins c’est ce qu’elle pensait jusqu’à ce qu’elle reçoive une note.. de sa mère. L’écrivain nous avait d’ailleurs parlé de ce livre lors d’une rencontre durant le festival de Brive. Avec une moyenne de 3.9, il a su tenir de nombreux lecteurs en haleine non déçus de ce petit détour sur l’Île de Beauté, comme Tiben : « Comme d’habitude, on tourne les pages rapidement et avec avidité, curiosité et impatience. Et comme d’habitude, on est bluffé en tournant la dernière page et en refermant le livre ».

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6. Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre

Trois jours et une vie par LemaitreSes lecteurs les plus fidèles s’étaient peut-être inquiétés de voir Pierre Lemaitre remporter le prix Goncourt en 2013 pour son roman picaresque Au revoir là-haut. L’auteur allait-il abandonner le roman noir qui avait fait sa renommée ? Allait-il pouvoir rapidement se remettre à l’écriture après pareille récompense ?
L’auteur a tenu à rassurer son monde. Non seulement est-il revenu cette année à son genre de prédilection mais il a aussi séduit ses lecteurs. « Un roman noir abouti et passionnant » pour marina53 ; « une histoire sombre et captivante » pour debbydeb01 et au final une jolie moyenne de 3,8/5. Trois jours et une vie est publié aux éditions Albin Michel.

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5. La fille de Brooklyn de Guillaume Musso

La fille de Brooklyn par MussoLes palmarès se suivent et se ressemblent pour Guillaume Musso, qui ne devrait toutefois pas s’en plaindre. L’auteur français a en effet une nouvelle fois un livre classé dans notre liste des ouvrages les plus populaires de l’année passée. Une nouvelle consécration pour l’auteur de la Fille de Brooklyn, publié chez XO éditions .
« Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ?  » voilà la question posée par Anna au héros de cette nouvelle énigme de Musso. C’est le début d’une course poursuite haletante entre Paris et New-York. « Une vraie enquête, avec du sang, des morts, du suspense et une course haletante à la recherche de la vérité ». Le Musso 2016 semble donc avoir été un bon cru !
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4.Petit pays de Gaël Faye

Petit pays par FayeLe rappeur Gaël Faye a mis la scène de côté le temps de nous livrer un premier roman très bien accueilli puisqu’il atteint une moyenne (impressionnante) de 4.4 pour près de 1400 lecteurs. On y suit Gabriel, un Burundais qui, du haut de ses dix ans, voit se profiler la séparation de ses parents puis la guerre civile. La narration bouleversante n’a laissé personne indifférent, et surtout pas Annette55 : « Un très beau texte, bouillonnant, gracieux, un mélange de sensations, de goûts, de sons et d’odeurs exprimés avec une infinie délicatesse ». Récompensé par de nombreux prix dont le très convoité Goncourt des Lycéens, son succès semble amplement justifié. A retrouver aux éditions Grasset.

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3. Chanson douce de Leïla Slimani

Chanson douce par SlimaniCertains lecteurs, sur Babelio, se doutaient qu’il y avait dans Chanson douce de Leïla Slimani l’étoffe d’un Goncourt. « Je souhaite beaucoup de succès à Leïla Slimani, parce qu’elle le vaut bien. Et pourquoi pas le Goncourt ? » s’interrogeait malicieusement nameless dans sa critique en plein mois d’août. « Un livre dont on va, je pense, entendre parler pendant très longtemps » prophétisait également karaokepda quelques mois avant que le prix littéraire le plkus important de la scène littéraire français ne soit finalement attribué à ce livre.
Publié chez Gallimard, ce roman raconte une histoire bien sordide, celle du meurtre de deux enfants par leur nounou. Qu’est-ce qui a bien pu déclencher cette folie meurtrière chez cette nounou qui avait tout pourtant, aux yeux des parents, d’une Mary Poppins moderne ?

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2. Harry Potter et l’Enfant Maudit de Jack Thorne

Harry Potter et l'Enfant Maudit par Thorne2016 aura été marqué par le retour de notre sorcier à lunettes préféré dans une pièce de théâtre que l’on retrouve aux éditions Gallimard Jeunesse. Celui que nous connaissions sous les traits d’un jeune homme est désormais employé au Ministère de la Magie et père de famille. Son passé tumultueux le tourmente et apparaît comme un fardeau pour son fils, Albus. Véritable succès de l’année, le livre a rapidement atteint le top des ventes, et ce bien avant sa traduction. La pièce a su ravir les fans comme LiliGalipette : « Sans tomber dans le fan service, John Tiffany et Jack Thorne ont inscrit leur texte dans un univers riche et désormais incontournable ». Elle obtient une moyenne de 3.56.

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Et le livre le plus populaire de l’année 2016 sur Babelio  est :

1. En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

En attendant Bojangles par Bourdeaut

C’est sans conteste LE livre de 2016. Publié chez la maison d’édition bordelaise Finitude et arrivé presque par surprise dans les librairies en janvier 2016, ce premier roman d’Olivier Bourdeaut, un auteur alors inconnu, a séduit à peu près tous les lecteurs, des membres de Babelio (plus de 2000 lecteurs et une moyenne de 4,1/5) aux libraires en passant par les jurés de nombreux prix littéraires.

Au rythme des pas de danse des parents du narrateur, ce roman raconte une histoire d’amour et de folie. Il s’agit pour la lectrice AudreyT d’un « roman drôle, tendre, mais aussi déstabilisant, déroutant et magique ».

« Je ne sais pas s’il est bon d’être anormal, nous avait confié l’auteur lors d’une interview, mais je pense que la société a besoin des pragmatiques pour lui permettre d’avancer et des fêlés pour la faire rêver ».

Découvrez En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

Des interviews Babelio dans le prix BD Fnac

Les 6 finalistes du 5e prix de la BD Fnac ont été rendus publics et nous avons eu la joie d’y retrouver trois auteurs que nous connaissons bien :

Thierry Smolderen, l’auteur de L’été Diabolik

Arno Monin, l’auteur de L’adption

Lolita Séchan, l’auteur des Brumes de Sapa

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Du coup, on s’est dit qu’il serait sympathique de se replonger dans leurs interviews et pourquoi pas directement dans leurs albums. Dans tous les cas, on leur souhaite bonne chance pour le prix !

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Rendez-vous le 17 janvier 2017 pour connaître le nom du lauréat.

Littérature et jeux vidéo

 Il y a quelque temps, nous vous proposions un article autour de la littérature et de ses liens avec la musique. Nous vous listions ainsi quelques chansons et albums inspirés par la littérature et inversement, des ouvrages inspirés à leur tour par le 5e art.

Nous vous présentons aujourd’hui une nouvelle liste associant littérature et… jeux video ! Nous avions déjà évoqué, dans l’émission La Compagnie des auteurs sur France Culture, les rapports plus féconds qu’on ne le croit de prime abord, entre littérature et jeux vidéo. On complète aujourd’hui cette chronique avec une liste (non exhaustive) de livres inspirés de jeux ou, inversement, de romans qui ont inspiré des développeurs. Les liens et influences sont parfois directs et explicites et parfois plus cachés !

Les classiques de la SF et de la fantasy

 

Dune

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Dune est un roman de Frank Herbert qui devient, dès sa publication en 1965, une référence de la science-fiction. Il fait d’ailleurs partie de 25 listes sur Babelio, parmi lesquelles Les 10 romans de SF qu’il faut avoir lu, Les 200 meilleurs livres du XXème siècle ou encore Les 100 livres préférés des Français).

 

Voici le résumé du premier tome, qui sera suivi par cinq suites ainsi que plusieurs préquelles écrites par son fils Brian Herbert et l’écrivain Kevin J. Anderson à partir des notes de Frank Herbert découvertes après sa mort.

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Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers achète à n’importe quel prix. Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l’histoire.
Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l’espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances.
Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire ?

 

Le projet d’adapter le roman en jeu vidéo date, pour Virgin, de la fin des années 1980. C’est d’ailleurs dans le but spécifique de le développer que l’éditeur Virgin créé une société de développement de jeux française appelée Cryo qui devient par la suite Cryo Interactive. Malgré un développement tumultueux,  le jeu sort en 1992 et devient à son tour un classique du jeu vidéo.

 

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Dune
est un jeu hybride qui a marqué de nombreux joueurs et eut un impact important sur le marché du jeu vidéo en proposant des phases de gameplay très différentes les unes des autres. On y trouve tout au long de l’histoire des phases d’aventure qui permettent au joueur d’explorer librement la planète Arrakis mais également des phases de gestion puisque, comme dans les romans de Frank Herbert, l’extraction de l’Épice est au cœur de l’intrigue et des affrontements, lesquels nécessitent le développement de l’armée du joueur. L’immersion dans l’univers de Frank Herbert est totale même si quelques libertés sont prises avec le scénario du « spice opera » de l’auteur.

 

Grand succès auprès du public, malgré l’échec public et critique, quelques années plus tôt, du film de David Lynch (qui reprit un grand projet hélas abandonné par Alejandro Jodorowsky), le jeu est suivi dans la foulée par une nouvelle aventure développée cette fois-ci par Westwood Studio (pour le compte du même éditeur, Virgin Interactive). Un autre épisode très différent mais tout aussi marquant puisque considéré aujourd’hui comme l’un des premiers jeux de stratégie en temps réel (STR). C’est sur le modèle de Dune II que sont en effet développées de très populaires séries de jeux STR comme Command and Conquer du même éditeur ou encore Warcraft (que nous évoquons un peu plus bas) et Starcraft de Blizzard.

 

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De nombreux épisodes aux qualités variables se succèdent au fil des ans (vous pouvez retrouver sur Wikipedia une liste qui semble assez complète), enrichissant l’univers créé par Frank Herbert.

 

Philip K. Dick

 


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Non contents d’avoir ressuscité le roman de Frank Herbert sur ordinateurs, les Français de Cryo ont également tenté d’adapter d’autres romans issus des littératures de l’imaginaire comme la saga de Philip José Farmer  Le Fleuve de l’éternité et surtout le grand classique Ubik de Philip K. Dick.

 

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Si le roman est depuis longtemps réputé inadaptable pour le cinéma, cela n’a pas arrêté les développeurs pour créer un jeu permettant aux joueurs d’incarner Joe Chip, le personnage principal du roman.

Pour rappel, le roman de Philip K. Dick, publié en 1969, se déroule dans un univers capitaliste dans lequel les dirigeants ne sont plus les chefs d’états mais les patrons de grandes entreprises,  les voyages entre la lune et la terre sont fréquents et last but not least,  les télépathes se sont multipliés. Joe Chip travaille justement dans une société d’anti-psys et va être embarqué dans une ténébreuse affaire le dépassant légèrement.

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Le jeu n’a cependant pas connu un grand succès, que ce soit sur PC ou Playstation, au contraire de Blade Runner, un jeu publié en 1997.

Blade Runner

Après avoir adapté Dune, comme on l’a vu plus haut,  les développeurs de Westwood Studios se sont attaqués à un autre classique de la SF, Blade Runner (autrement connu sous le nom de Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?).

 

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Le résumé du livre :

Un blade runner, c’est un tueur chargé d’exterminer les androïdes qui s’infiltrent sur Terre. Et Rick est le meilleur blade runner de la Côte Ouest. Ce qui ne l’empêche pas d’être un tendre: il rêve de remplacer un jour son simulacre (électrique) de mouton par un vrai! Hors de prix sur une planète où s’éteint la vie animale!
Aussi quand on lui propose une somme fabuleuse pour éliminer de dangereux Nexus 6 signalés en Californie, il fonce… Mais, face à lui, surgit la très belle Rachel.
Femme ou androïde? L’aime-t-il? Peut-il l’aimer?

C’est une aventure en point & click qui est proposée aux joueurs, c’est-à-dire que ces derniers pointent des éléments du décor avec leur souris et cliquent pour interagir avec ceux-ci. L’histoire est différente de celle racontée par Philip K. Dick même si elle se déroule dans le même univers et propose aux joueurs des réflexions similaires. Ce n’est donc pas Rick Deckard qu’ils incarnent mais McCoy, un autre Blade Runner chargé d’une enquête (passionnante) suite à un massacre qui a eu lieu dans une animalerie. Il a, pour avancer dans son enquête, accès à de nombreux outils comme le test d’empathie Voight-Kampff (que l’on vous propose également sur Babelio 🙂 ) ou encore le système EPER, l’ordinateur capable de grossir n’importe quel détail d’une image en haute définition et en trois dimensions.
Le joueur est libre d’évoluer comme il le souhaite et de tirer ses propres conclusions des indices présentés. Plusieurs fins sont d’ailleurs possibles, selon les choix du joueur.

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Malgré le succès du jeu et l’envie des développeurs de poursuivre l’aventure, aucune suite ne fut publiée, Westwood citant un coût de développement trop important.

Californium – Philip K. Dick

À noter, une curiosité très intéressante, qui s’inspire des ouvrages de Philip K. Dick, a vu le jour en 2016 sous le titre Californium – Philip K. Dick. Développé par Darjeeling en partenariat avec Arte, Californium est un « jeu narratif d’aventure et d’exploration » qui vous met dans la peau d’un écrivain de SF qui perd pied avec la réalité.

The Witcher

 

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Connaissez-vous l’écrivain polonais Andrzej Sapkowski ? Auteur de la grande saga de fantasy The Witcher (originellement publiée en France chez Bragelonne sous le nom Le Sorceleur), il raconte parfois, avec un brin d’agacement, qu’il doit sans cesse expliquer qu’il est à l’origine de cet univers et que c’est le jeu qui s’inspire de son œuvre et non l’inverse. Celle-ci  a en effet été adaptée en une série de jeux de rôles extrêmement populaires développés et édités par un studio polonais du nom de CD Projekt.

Les premières mentions du Sorceleur datent de la fin des années 1980 alors qu’Andrzej répondait à un concours d’écriture. Le Polonais développe dès lors son univers à travers plusieurs nouvelles et romans avec un succès grandissant. On suit, au gré des histoires, Geralt, un chasseur de monstres possédant quelques pouvoirs surnaturels. Pour créer un univers cohérent, l’auteur s’inspire du folklore polonais. Sur Babelio, la saga a cumulé plus d’une centaine de critiques, dans leur majorité très positives.

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C’est en 2007 que sort la première adaptation de l’univers de The Witcher. Les développeurs reprennent le personnage principal mais situent l’histoire après les événements contés dans les romans. Tout cela se fait avec, à l’époque, la bénédiction de l’écrivain même si ce dernier avoue n’avoir jamais joué à un seul jeu vidéo de sa vie.
S’il a par ailleurs rendu plusieurs fois hommage aux créateurs du jeu, l’auteur a tout de même regretté que les couvertures de ses livres arborent désormais le rendu visuel du jeu vidéo, comme s’il s’agissait d’une adaptation de celui-ci. Un regret qu’il exprime désormais à chaque fois qu’il est interrogé sur le jeu. Il a également jugé ridicule l’idée de mettre un jour à l’écrit les aventures vidéo-ludiques de son héros.

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Le dernier volet de la saga vidéo-ludique, publié en 2016 est devenu une référence des jeux de rôle et s’est vendu en deux semaines à plus de 6 millions d’exemplaires.

 

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L’œuvre de Lovecraft

Très populaire auprès des joueurs du monde entier (et particulièrement des aficionados de jeux de rôle papier), l’œuvre de l’écrivain d’épouvante H.P. Lovecraft a été revisitée à de très nombreuses reprises dans le monde vidéo-ludique. Mais avant de parler des jeux, il faut évidement parler de ses écrits.

lovecSi les récits de Lovecraft son toujours placés à hauteur d’homme, l’univers qu’il décrit, profondément sombre et pessimiste, est dominé par des créatures extraterrestres aussi nombreuses que puissantes. Parmi les « dieux » mis en scène par l’auteur, les lecteurs ont surtout retenu Cthulhu, immense et monstrueuse bête venue de l’espace et objet, parmi certaines populations à travers le monde, de cultes aussi mystérieux que macabres. Moins macabres mais d’autant plus populaires sont les cultes envers Cthulhu par les lecteurs et de Lovecraft. Le « Mythe de Cthulhu » -expression que n’a cependant jamais employé l’écrivain qui n’a jamais connu le moindre succès avec ses textes de son vivant, a été repris par d’innombrables auteurs, artistes et, ce qui nous intéresse présentement, des développeurs de jeux vidéo.

Les adaptations, reprises, références à Lovecraft et à son mythe de Cthulhu sont si nombreuses qu’elles mériteraient un article à elles seules. Certaines se démarquent cependant.

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On peut ainsi noter la série de jeux Alone in the Dark. Le premier épisode de cette série, publié en 1992 par les Français d’Infogrames (et plus particulièrement Frédérick Raynal), a fortement marqué l’histoire du jeu vidéo. Il s’agit en effet du premier jeu de Survival Horror en 3D, un genre qui a connu par la suite un immense succès à travers la série Resident Evil, dont les créateurs ont d’ailleurs été accusés d’avoir repris de nombreux éléments au jeu d’Infogrames.

Alone in the Dark ne cache pas son influence lovecraftienne, le nom de l’auteur américain étant indiqué sur la jaquette et les références à son univers explicites, même s’il est aussi question d’autres auteurs tels qu’ Edgar Allan Poe. La série Alone in the Dark est toujours d’actualité même si tous les épisodes ne font pas systématiquement référence à Chtulu et ses adeptes.

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D’autres jeux ont réutilisé des ingrédients présents dans son œuvre pour les intégrer dans un autre univers propre à ces jeux. C’est le cas par exemple du jeu d’aventure Quest for Glory, développé par les Américains de Sierra, du jeu de rôle massivement multijoueur The Secret World développé par les Norvégiens de Funcom, le jeu d’action Alan Wake, publié le studio finlandais Remedy Entertainment, Bloodborne des Japonais de FromSoftware ou encore la très populaire série de jeux de rôle The Elder Scrolls qui fait implicitement référence aux monstres de Lovecraft. Une extension du 5e épisode Skyrim, intitulée Dragonborn, a d’ailleurs été qualifiée par certains joueurs de « lettre d’amour à Lovecraft ».
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D’autres jeux encore sont de véritables adaptations, plus ou moins fidèles, aux différents mythes et nouvelles de l’auteur américain. C’est le cas de Shadow of the Comet ou de Prisonners of Ice, deux jeux d’Infogrames respectivement publiés en 1993 et 1995.

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Différents sites proposent des listes d’œuvres culturelles inspirées par Lovecraft.  La tâche est de plus en plus difficile au fil des ans !

L’œuvre de Terry Pratchett


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Le décès de Terry Pratchett n’a pas rendu inconsolables ses seuls lecteurs, les joueurs ont également perdu quelqu’un à qui ils doivent de grands souvenirs vidéo-ludiques. De nombreuses personnalités du monde du jeu vidéo lui ont d’ailleurs rendu hommage et ont ajouté à leurs jeux des références à Pratchett. C’est ainsi que les joueurs de la simulation spatiale Elite: Dangerous peuvent retrouver une station spatiale nommée « Pratchett’s Disc ». Pour l’anecdote, l’auteur anglais était lui-même un grand joueur qui n’hésitait pas à régulièrement conseiller ses derniers coups de cœur en la matière.

De nombreux jeux inspirés de son œuvre ont été publiés, avec parfois la contribution de l’auteur lui-même.

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The Colour of Magic est le premier jeu du genre. Publié en 1986 par les Anglais de  Delta 4, il s’agit d’un jeu d’aventure textuel extrêmement fidèle au livre éponyme de Terry Pratchett (La huitième couleur en français). Échaudé par les mauvaises ventes du jeu, Terry rechigne à vendre de nouveau les droits de ses ouvrages à des sociétés de développement de jeux vidéo. Il faut la ténacité de l’équipe de Teeny Weeny Games pour le convaincre d’accepter une nouvelle expérience. Le jeu Discworld sort en 1995 et rencontre immédiatement un grand succès critique. Il suit plus ou moins fidèlement le récit du livre Au Guet ! même si des éléments d’autres romans sont également présents.

 

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Plusieurs suites sont publiées au fil des années dont un étonnant Discworld Noir, une parodie des films de détective située dans la ville d’Ankh-Morpork. Terry Pratchett a participé au scénario et à certains dialogues du jeu. Le jeu a été très bien accueilli mais est resté sans suite.

 

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Assassin’s Creed

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C’est l’une des sagas vidéo-ludiques les plus populaires du moment. Après avoir envahie les écrans des joueurs en  2007, date du premier épisode de la franchise, la lutte ancestrale entre les Templiers et les Assassins prend également place en librairie.
alamutSaviez-vous cependant que le premier jeu est lui-même inspiré d’un roman ? Les équipes d’Ubisoft se sont largement inspirées du roman Alamut de l’écrivain Vladimir Bartol, et publié en France chez Phébus. Ce roman, très apprécié des lecteurs, met en scène la secte ismaélienne des Assassins ainsi que leur forteresse Alamut au jardin luxuriant, censé être une copie du paradis. Le roman n’a pas été adapté par Ubisoft pour sa saga phare mais a servi de source d’inspiration.
Suite au succès du premier opus, qui s’est confirmé au fil des années et des nouveaux épisodes, de nombreux romans ont été publiés pour d’une part adapter les différents jeux sur le support papier et d’autre part prolonger l’expérience des joueurs en proposant de nouvelles histoires, de nouveaux héros ou encore de nouveaux cadres historiques. Ubisoft a d’ailleurs créé sa propre maison d’édition de bandes dessinées avec pour charge de transposer l’univers des jeux en BD. La maison s’appelle Les Deux Royaumes, une référence au jeu Prince of Persia.

Plusieurs comics ont été diffusés à partir de 2010. La première mini-série de comics, intitulée The Fall, est centrée sur le personnage de Nikolai Orelov ainsi que son descendant Daniel Cross. l’intrigue est située à notre époque et dans la Russie de la fin du XIXe siècle. Ce sont deux auteurs américains reconnus, Cameron Stewart et Karl Kerschl, qui se sont chargés de cette aventure.

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Une série de bandes dessinées a également été publiée. Les albums ont été scénarisés par Éric Corbeyran et dessinés par Djillali Defali. Cette série reprend les grandes lignes du premier jeu de la série même si de nombreux points diffèrent.

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En littérature, c’est sous la plume d’Oliver Bowden (pseudonyme de l’écrivain américain Anton Gill), que la série a vu le jour, chez Milady sur le marché français. Cette série de romans est consacrée à « novéliser » les jeux c’est-à-dire à les adapter sous la forme de roman.

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L’univers littéraire d’Assassin’s Creed s’est récemment émancipé du matériel d’origine pour proposer des aventures inédites.  L’ouvrage  Last Descendants  de Matthew J. Kirby, publié chez Bayard jeunesse, propose aux joueurs de visiter une nouvelle époque à travers les yeux de protagonistes inédits. Situé en partie à l’époque contemporaine et en partie dans le New York des années 1863, au cœur des émeutes de le conscription, ce premier tome d’une trilogie nous entraîne dans le sillage de jeunes gens entraînés malgré eux dans l’affrontement des Templiers et des Assassins.
L’auteur a récemment rencontré les lecteurs de Babelio. Vous pourrez très prochainement lire notre compte rendu de la rencontre et visionner notre interview-vidéo avec l’auteur.

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De quoi patienter avant de visionner le film, prévu mercredi 20 décembre dans les salles de cinéma français.

 

(Ready) Player One

 
Salué par de nombreux lecteurs comme un classique de la SF jeunesse/ jeune adulte dès sa publication en 2011, Player One d’Ernest Cline a connu un nouveau souffle en 2018 avec l’adaptation cinématographique signée Steven Spielberg.

Véritable hommage à la culture vidéo-ludique, le roman met en scène un jeune homme, Wade Owen Watts aka Parzival, plongé dans une chasse au trésor en réalité virtuelle. Dans une terre dévastée, les gens se réfugient en effet dans l’OASIS, un système mondial de réalité virtuelle. Le créateur de cet univers est décédé mais a décidé de léguer sa fortune a celui qui trouvera un Easter Egg dans l’OASIS. Du pain béni pour Parzival,  un vrai geek…

Si le terme d’Easter Egg ne vous dit rien, pas de panique, le roman se lit tout de même parfaitement, quel que soit votre niveau de joueur. Newbies et Nolifes devraient y trouver leur compte et arriver au boss final sans trop d’encombre.

Qui d’autre que Steven Spielberg pour adapter ce roman ? Le réalisateur rend tout autant hommage aux jeux vidéo qu’à la culture pop des années 1980-1990 dont il fut l’un des plus grands artisans. Les hommages commencent dès le logo du film, construit comme un véritable labyrinthe à l’ancienne.

 

Voici la bande annonce du film, en salles le 28 mars 2018 :

Les classiques de la littérature policière

 

Agatha Christie

 

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De nombreux jeux d’enquête se sont inspirés, implicitement ou explicitement, de l’œuvre d’Agatha Christie.

Certains jeux comme sont des adaptations officielles comme Le Crime de l’Orient Express développé par AWE Productions et publié en 2006 par The Adventure Company, une société qui a publié de nombreux jeux d’aventures parmi lesquelles de nombreuses adaptations d’Agatha Christie ou de Jules Verne.

 

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D’autres s’inspirent de l’univers d’Agatha Christie et de ses thèmes pour proposer des aventures originales. C’est dans ce registre que s’inscrit par exemple le jeu The Last Express qui place le joueur dans une aventure à huis-clos dans les wagons luxueux de l’Orient Express où un crime vient d’être commis. Développé par Smoking Car Productions et publié en 1997 par Brøderbund, le jeu est cependant, malgré un accueil très chaleureux de la presse, un échec commercial.

 

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The Raven

Autre jeu qui réunit de nombreux ingrédients (et astuces scénaristiques) de l’oeuvre de la romancière britannique, The Raven, signé King Art Games, propose aux joueurs d’enquêter sur les traces d’un voleur aussi redoutable qu’énigmatique. Le joueur évolue de huis-clos en huis-clos au gré de plusieurs chapitres et se retrouve ainsi embarqué dans l’Orient-Express puis dans un bateau où un meurtre a été commis. Le personnage principal n’est pas sans évoquer un certain détective français, euh non pardon, belge.

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Croisière pour un cadavre

Autre jeu dont l’histoire aurait pu être signée de la plume d’Agatha Christie, Croisière pour un Cadavre place le joueur dans une intrigue policière qui se déroule exclusivement sur un bateau où, vous l’aurez deviné, un corps a été découvert. Le jeu a été développé en 1991 par Delphine Software.

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Sherlock Holmes

Depuis 2002, le studio Frogwares développe une série de jeux inspirés du personnage créé par Sir Arthur Conan Doyle. S’il ne s’agit jamais d’adaptations des romans et nouvelles de l’écrivain, chaque jeu fait référence à l’univers qu’il a créé et multiplie les clins-d’œils. 11 jeux ont été développés depuis le lancement de cette série. Les joueurs peuvent naturellement s’aider de la célèbre loupe du détective ainsi que d’un microscope et d’un matériel de chimie.

Le dernier épisode, intitulé The Devil’s Daughter, a été publié en 2016 et fait intervenir un personnage absent du canon, la fille de Moriarty, l’ennemi absolu de Sherlock Holmes…

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Avant cette série, de nombreuses adaptations ont été développées par différents studios mais c’est bien cette saga, qui a reçu de nombreuses récompenses, qui semble avoir les faveurs du public.

 

Nancy Drew/ Alice Leroy

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Qui n’a pas lu, jeune, les aventures policières d’Alice ? Écrits par un collectif d’écrivains américains réunis sous le nom Caroline Quine, bien qu’ils soient essentiellement l’oeuvre de Mildred Wirt Benson puis de Harriet Adams, les romans de la série des Alice (Nancy Drew en version originale) a séduit les lecteurs et lectrices du monde entier. Sur Babelio, on compte 300 critiques et près de 200 citations. Ces romans mettent en scène une jeune détective amateur qui n’aime rien d’autre que d’aider les plus faibles, réparer les injustices et chercher des trésors enfouis.

La série a donné lieu à une série de jeux vidéos d’aventure très populaire aux Etats-Unis. Publiés depuis 1998 par Her Interactive, les jeux reprennent pour certains, mais ce n’est pas la règle, les éléments des livres. Aujourd’hui, 32 jeux ont été publiés et un 33e est prévu pour 2017. Ils sont tous disponibles sur ordinateurs.

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A côté de cette série, d’autres jeux publiés par différents éditeurs ont vu le jour sur consoles portables, comme la Game Boy Advance ou la DS de Nintendo.

L’univers de Tom Clancy

huntL’écrivain américain a été l’un des pionniers du croisement entre littérature et jeux vidéo. L’une des toutes premières adaptations de roman en jeu a d’ailleurs été celle de A la recherche d’Octobre Rouge, le roman d’espionnage sous-marin mettant en scène Jack Ryan.  Publié en 1987, soit 3 ans seulement après la publication du roman de Tom Clancy, le jeu est une simulation de combat qui marque l’intérêt poussé de l’auteur américain pour le secteur du jeu vidéo. En 1996, il créé même son propre studio, Red Storm Entertainment, pour adapter directement ses romans même si tous les jeux développés par le studio ne sont pas issus de son univers (bien que l’on retrouve pour chaque jeu une dimension « techno-thriller« , véritable signature de Clancy).  En 2000, l’éditeur français Ubisoft rachète le studio et développe les différentes franchises de l’auteur comme Tom Clancy’s Rainbow Six adapté du roman éponymeTom Clancy’s Ghost ReconTom Clancy’s Splinter Cell, trois séries très populaires auprès des joueurs, qu’ils soient lecteurs ou non de Tom Clancy.

Les trois séries phares sont encore vivantes aujourd’hui. Le dernier né de la franchise Tom Clancy’s Rainbow Six,  Siege, a été publié fin 2015, un nouvel épisode de Tom Clancy’s Ghost Recon est attendu pour 2017 et une rumeur fait état de la préparation d’un nouveau Tom Clancy’s Splinter Cell.
Si d’autres productions développées par Red Storm Entertainment pour le compte d’Ubisoft sont estampillées « Tom Clancy’s » comme The Division, elles ne sont pourtant pas inspirées, directement tout du moins, par l’oeuvre de l’auteur américain même si l’on retrouve des éléments familiers à son univers.

De nombreux romans issus à leur tour des jeux vidéo Tom Clancy’s et écrits par différents auteurs réunis sous le pseudonyme de David Michaels sont sortis en librairie, bouclant la boucle entre littérature et jeux vidéo.

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La série XIII de William Vance et de Jean Van Hamme, en partie inspirée du roman La Mémoire dans la peau de Robert Ludlum, est une série de BD d’espionnage très appréciée.

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De plus en plus populaire au fil de la publication de ses tomes, cette sombre histoire de machination politique mettant en scène un homme amnésique au passé trouble a connu elle aussi de nombreuses adaptations dont un jeu très réussi publié en 2003 par Ubisoft.

Rempli de clins d’œils, reprenant fidèlement les codes de la série (et notamment la trame des 5 premiers tomes, certes simplifiée) mais également ses dessins à travers la technique innovante du cel-shading, le jeu a été salué par les lecteurs de la BD ainsi que par les joueurs.

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Le style BD est très présent à l’écran, permettant une immersion totale dans l’univers de XIII. Les joueurs sont encore nombreux à attendre une hypothétique suite à ce jeu qui se termine sur un cliffhanger. Des ventes en deçà des espérances de l’éditeur n’ont pas rendu ces derniers très optimistes.

Les classiques de la littérature

Salammbô

Les adaptations de romans ne sont pas réservées aux classiques du polar, de la littérature de science-fiction ou de fantasy.

Le roman de Gustave Flaubert Salammbô a connu également une version en jeu, toujours par le studio Cryo Interactive. Les équipes de développeurs se sont appuyées sur le roman, naturellement, mais aussi sur son adaptation en BD par Philippe Druillet. Comme dans celle-ci, l’intrigue du roman est transposée dans un univers de science-fiction. Philippe Druillet participe d’ailleurs étroitement à la création du jeu qui reçoit, lors de sa sortie en 2003, un bel accueil critique.

s0Le roman de Flaubert : 

Il arriva juste au pied de la terrasse. Salammbô était penchée sur la balustrade ; ces effroyables prunelles la contemplaient, et la conscience lui surgit de tout ce qu’il avait souffert pour elle. Bien qu’il agonisât, elle le revoyait dans sa tente, à genoux, lui entourant la taille de ses bras, balbutiant des paroles douces ; elle avait soif de les sentir encore, de les entendre ; elle ne voulait pas qu’il mourût ! À ce moment-là, Mâtho eut un grand tressaillement ; elle allait crier. Il s’abattit à la renverse et ne bougea plus.

La BD de Druillet : 

s1Au IIIe siècle avant J.-C., les mercenaires employés par Carthage pendant la première guerre punique se soulèvent contre leurs employeurs qui reportent sans arrêt le paiement de leur solde.

Deux chefs de clans barbares, Mathô et Narr’Havas, tombent amoureux de la belle et éthérée Salammbô, fille d’Hamilcar, le suffète de Carthage. S’ensuivra un conflit sanglant et de maintes surprises du destin. Une guerre qui a plus à voir avec les sentiments d’orgueil, de passion et de désir qu’avec la politique… Druillet transpose les guerres puniques dans le Monde de l’Étoile, et donne à Mathô l’identité de son personnage fétiche, Lone Sloane, venu se perdre dans la guerre pour l’amour d’une femme fatale. Le verbe à la fois sobre et luxuriant de Flaubert est transcendé par les pages incroyables de Druillet, arrivé à la maturité de son talent, qui explose les cadres et s’affranchit des conventions de la bande dessinée.

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A noter que Cryo et Druillet avaient déjà collaboré précédemment dans l’élaboration de l’adaptation vidéo-ludique d’une ancienne légende, L’Anneau des Nibelungen, également un cycle de quatre opéras de Richard Wagner.

En attendant Godot

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Qui aurait pu imaginer En attendant Godot en jeu vidéo ? C’est pourtant l’idée d’un développeur sur le site Victor Belly. Pour des questions de droits, hélas, la mention de la pièce de théâtre de Samuel Beckett a été retirée. Une vidéo est tout de même disponible sur Youtube. Le jeu est assez simple mais l’idée très amusante. Il est même possible de jouer à deux.

Godot est également le nom d’un personnage du jeu d’aventure Phoenix Wright. La référence est explicite.


Gatsby le magnifique

Le chef-d’oeuvre de Francis Scott Fitzgerald est un autre classique de la littérature qui a connu une adaptation étonnante à laquelle vous pouvez jouer dès maintenant grâce à votre navigateur web. Le jeu reprend plusieurs phases du roman de l’auteur américain. Le tout en 16 bits, comme les jeux que l’on retrouvait à l’époque de la Super Nintendo. Attention, le jeu est plus difficile qu’il n’y parait 🙂

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Alice aux pays des merveilles

Il existe des dizaines d’adaptations d’Alice au pays des Merveilles de Lewis Caroll en jeux vidéo, certaines plus fidèles que d’autres. Les plus anciennes datent de la fin des années 1980, comme cette adaptation fidèle développée par Dale Disharoon pour le Commodore 64 et l’Apple II.

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D’autres jeux plus récents ont vu le jour comme American McGee’s Alice (développé par Rogue Entertainment et édité par Electronic Arts) qui propose une suite -au ton beaucoup plus sombre cependant- aux romans de Lewis Caroll. C’est en effet à l’asile que nous retrouvons Alice au début de l’aventure alors que ses parents sont décédés à la suite d’un incendie.

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Le Parrain

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Quand on pense au Parrain, on pense tout d’abord au film de Coppola et à l’interprétation de Marlon Brando mais à l’origine du film, il y a un roman signé Marion Puzo. C’est pourtant bien le film qui a servi de base à ses adaptations en jeux vidéo. Une première version est sortie en 1991 et permet à ceux qui souhaitent se prendre pour Corleone de revisiter certaines scènes du film tout en supprimant les ennemis croisés sur leurs chemins.

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Une nouvelle version plus moderne a été publiée en 2006 par Electronic Arts, au grand regret de Francis Ford Coppola qui n’a pas été consulté et qui n’a pas du tout aimé la façon dont les développeurs ont réutilisé ses personnages. Si l’on suit en effet Aldo Trapani, un nouveau personnage spécialement créé pour cette nouvelle intrigue qui suit de près celle du film, Aldo croise les personnages issus du roman et du film. De nombreux acteurs de la fameuse trilogie ont repris leur rôle en prêtant leurs traits et leurs voix à leurs personnages, suscitant le courroux du réalisateur.

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Les critiques ont cependant été assez bonnes et les ventes également, poussant Electronic Arts à développer une suite, qui sera cependant quant à elle un échec commercial.

L’île mystérieuse

L’île mystérieuse de Jules Verne est le roman qui a inspiré Robyn et Rand Miller pour la création de leur célèbre jeu d’aventure et d’énigme Myst qui tenait jusqu’en 2002 le record du jeu PC le plus vendu au monde.

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Téléporté dans une île on ne peut plus mystérieuse, le personnage incarné par le joueur découvre, au fil de ses pérégrinations et découvertes, l’histoire de cet endroit remplis d’énigmes.
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Le roman, qui fait office de suite à Vingt mille lieues sous les mers, raconte quant à lui l’histoire de plusieurs personnages qui échouent sur une île inhabitée. On retrouve dans Myst l’idée d’une île accueillante mais remplie de mystères. Les développeurs ont également repris une certaine ambiance victorienne. De fait, les développeurs avaient le livre sous la main en démarrant le projet.
Diverses adaptations et suites ont été développées ainsi qu’une trilogie de romans.

Coécrits par les développeurs du jeu avec l’aide de David Wingrove, la trilogie Myst prolonge l’exploration de l’île et de sa riche histoire. Le premier tome a été plutôt bien reçu par les lecteurs avec une moyenne actuelle de 3,8/5.

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Tintin

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Tintin a-t-il raté son rendez-vous avec les jeux vidéo ? Plusieurs adaptations des aventures du jeune reporter ont vu le jour sur différentes consoles, avec des résultats inégaux.
La première aventure vidéo-ludique a été publiée en 1994 par Infogrames. Reprenant l’essentiel de l’album Tintin au Tibet et la quête de Tintin pour sauver son ami Tchang, le jeu est graphiquement très fidèle au dessin d’Hergé. L’accueil est cependant mitigé en raison d’une faible durée de vie malgré la grande difficulté du titre.

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Infogrames continue sur sa lancée en 1997 en proposant l’adaptation des albums Les Sept Boules de cristal et Le Temple du Soleil en un seul jeu reprenant le titre du deuxième tome. Toujours aussi fidèle d’un point de vue des dessins, le jeu reprend les points positifs et négatifs de la précédente adaptation d’Infogrames.

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En 2001, c’est une sorte d’hommage aux différentes aventures de Tintin qui est proposé aux joueurs. Adapté d’aucun album en particulier mais composé de plusieurs vignettes inspirées par les albums de Tintin, Tintin : Objectif Aventures reprend le style de Hergé mais, grande nouveauté, le transpose en 3D.

Le résultat n’a cependant pas convaincu le public. C’est cette fois la facilité de l’aventure qui est pointée du doigt et la faible qualité des graphismes.

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Il faut attendre dix ans et la reprise de la licence par un autre éditeur français, Ubisoft, pour voir l’arrivée d’une nouvelle adaptation. Ce n’est cependant pas un album qui est directement adapté par l’équipe de développement mais le film de Steven Spielberg, lui-même inspiré du Secret de la Licorne.
L’accueil n’est pas très différent des précédents jeux avec de nombreux joueurs qui ont reproché au titre une trop grande facilité et, surtout, une trop faible durée de vie.

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Les jeux qui ont donné naissance à des romans


Warcraft

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A l’origine un « simple » jeu de stratégie en temps réel, Warcraft est rapidement devenu une franchise gigantesque aux multiples incarnations. Jeux de stratégie, jeux de rôle massivement multi-joueurs, jeu d’aventure (hélas abandonné), film, toutes les différentes histoires se déroulent dans un même univers qui possède une chronologie importante et une réelle cohérence. C’est pour développer cet univers que de très nombreux romans, comics et mangas ont vu le jour. Sur Babelio, un lecteur se propose à travers une liste, de recenser, de manière chronologique, les différents ouvrages de la saga.
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A découvrir pour prolonger votre expérience de jeu et découvrir l’ensemble des intrigues qui secouent le royaume d’Azeroth.

 

Watch Dogs

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Publié en 2014 par Ubisoft, le jeu d’action Watch Dogs permet aux joueurs d’accompagner un certain Aiden Pearce, un hacker décidé à se venger après la mort de sa nièce. La sortie du jeu a été accompagnée de celle d’un roman publié chez Lumen intitulé Dark Clouds et signé John Shirley, un auteur déjà connu pour différentes adaptations de jeux vidéo en romans.

 

Le roman ne suit pas exactement le déroulé du jeu puisque l’action se déroule quelque temps après les événements relatés dans celui-ci. Il présente d’ailleurs un nouveau personnage du nom de Mick Wolfe, un ancien militaire qui s’est injustement retrouvé en prison. Il croisera tout de même la route d’Aiden Pearce qui va l’aider à rétablir la justice le concernant.

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Overwatch

Les ouvrages tirés des jeux permettent parfois de faire avancer le scénario, de dévoiler les secrets du monde dans lequel se déroule l’histoire ou encore d’informer les lecteurs et joueurs d’éléments importants concernant les personnages.

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C’est ainsi à travers un épisode du comic tiré du jeu de tir en vue subjective (First Person Shooter en anglais) Overwatch que les joueurs ont appris l’homosexualité d’un personnage populaire du FPS multijoueur de Blizzard. L’extrait est visible en ligne.

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La BD est particulièrement importante dans le cas de ce jeu qui présente uniquement un mode multijoueur non scénarisé.

Diablo

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Avec 2,5 millions de jeux vendus, le premier jeu de la trilogie Diablo, publié en 1998 par Blizzard a été un grand succès. Ce n’était rien pourtant en comparaison des 4,5 millions d’exemplaires vendus pour sa suite ou encore des 10 millions du troisième volet, ces derniers volets étant respectivement parus en 2000 et 2012.
Jeu d’action (et plus précisément de « Hack’n’slash » soit littéralement de « taille et tranche », ce qui en dit long sur ce qui est demandé aux joueurs) situé dans un monde médiéval-fantastique infesté de démons toujours plus grand et plus nombreux qu’il s’agit, vous l’aurez compris, de zigouiller par tous les moyens, Diablo a séduit de nombreux joueurs.

Fascinés par le monde dans lequel ils évoluent, les joueurs ont rapidement pu prolonger leur expérience avec divers romans inspirés de l’univers du jeu. La loi du sangLe Sentier de la damnation ou Le Royaume des ombres sont autant de romans situés sur les terres désolées du Suanctuary. Il existe plusieurs séries de livres plus ou moins rattachées au canon officiel. La trilogie de Richard A. Knaak (qui comprend les livres cités plus haut) a été écrite en collaboration avec les créateurs du jeu. Richard A. Knack a  d’ailleurs participé à la novélisation de nombreux jeux de l’éditeur, comme le jeu de stratégie spatial Starcraft.

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Halo

Le succès continu de la franchise de jeu Halo, un FPS (voir la définition, un peu plus haut) de 343 Industries qui place les joueurs au centre d’une guerre entre humains et extra-terrestres et l’attachement de ceux-ci envers les personnages de la saga ont poussé ses créateurs à sortir leur univers des cadres de l’art vidéo-ludique.

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Plusieurs romans ont ainsi vu le jour et avec succès. La Chute du Reach (Milady)par exemple, premier roman de la saga sur support papier, a de très bonnes critiques sur Babelio : « Un livre très bien écrit par Éric Nylund qui ne fait en aucun cas de la récupération commerciale mais qui, au contraire, développe une histoire extrêmement forte et bien écrite autour de ce jeu à succès » publie Wiitoo dans sa chronique. C’est le début d’une très riche bibliographie comprenant romans mais aussi comics explorant les événements avant, pendant ou après ceux contés dans les jeux.

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Conclusion

Il ne s’agit ici que d’un aperçu des romans inspirés de jeux vidéo. Vous pouvez retrouver une énorme liste (et pourtant probablement incomplète) ici. Les adaptations vont de Sonic (ou le jeu de Sega qui met en scène un hérisson) à Street Fighter (qui avait certes déjà connu une adaptation cinématographique) !

Si vous avez joué à d’autres jeux inspirés de près ou de loin de romans ou si vous êtes un avide lecteur de romans inspirés de vos jeux préférés, n’hésitez pas à commenter ce dossier 🙂