Prix des lectrices Milady 2017 : on y était

« Jamais je n’ai serait-ce que regardé une autre femme. Nous nous sommes fiancés, puis mariés deux ans à peine après notre rencontre. C’était comme si je suivais la route invisible que le chemin avait tracée pour moi. Il existait bien d’autres sentiers de vie qui filaient en d’autres lieux, vers d’autres avenirs, mais jamais je ne me suis posé la question de savoir ce qu’ils avaient à m’offrir. J’allais mon chemin tout simplement. »

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Phaedra Patrick, lauréate 2017

Après Nadia Hashimi et son roman La perle et la coquille, sacré en 2016 par le Prix des Lectrices, c’est au tour de Phaedra Patrick, écrivain anglaise, de recevoir cette récompense, grâce au vote de plusieurs milliers de lectrices, 5 672 pour être exact, qui ont fait leur choix parmi les nouveautés parues chez Milady littérature en 2016.

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A l’occasion de la remise du Prix, journalistes, blogueurs et les deux partenaires du Prix, Babelio et Mademoizelle.com se sont rendus dans les locaux des éditions Bragelonne/Milady pour une soirée pas comme les autres. Annoncé par Aurélia Chesneau, l’attachée de presse de la maison d’édition, le prix a ensuite été commenté par l’éditrice de Phaedra Patrick, Isabelle Varange, qui a souligné son émotion suite à la récompense de ce titre qui lui tenait à cœur.

Loin d’être timide, l’auteur nous a fait le plaisir d’un petit discours en français, pour remercier son auditoire et exprimer sa surprise. Elle nous a par la suite accordé une petite interview, dans laquelle elle revient sur la genèse du roman et sur ses motivations à l’écriture.

Découvrez l’interview de Phaedra Patrick :

Si c’est le livre de Phaedra Patrick qui a cette année remporté le prix, quelques autres ouvrages ont récolté un bon nombre de voix, puisque derrière Phaedra Patrick et ses 21,5% des voix, Jojo Moyes a récolté 15% des voix et Amanda Prowse, 13,5%.

Après la remise du Prix, nous avons eu la joie de découvrir un bar à cocktails, aux noms évoquant des titres des éditions Milady, comme le Loin de toi ou La Perle et la coquille. De la glace carbonique au jus de maracuja, il y avait de quoi surprendre !

Si vous n’avez pas encore lu Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper, sachez que le roman vient tout juste de paraître en format poche chez Milady. D’ici là, voici son résumé :

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Sans être un conformiste forcené, Arthur Pepper est anglais. Il puise donc un certain réconfort dans l’idée que chaque chose est à sa place et boit du thé à heure fixe. Quand il a rencontré Miriam, il a tout de suite su que c’était la bonne. Ils se sont mariés, ont eu des enfants. Lorsque sa femme meurt après quarante ans d’un vie sans histoire, Arthur se calfeutre chez lui pour échapper aux visites de sa voisine, championne du monde de la tourte, qui, faute de pouvoir le réconforter, s’est mis en tête de le nourrir. Le voilà condamné à vivre seul avec ses souvenirs et la plante verte dont sa femme a pris soin pendant des années. Ses proches lui conseillent d’aller de l’avant. Aller de l’avant ? Mais pour aller où bon sang ?

Lorsque Arthur consent enfin à se séparer des affaires de Miriam, il trouve un mystérieux bracelet. Huit breloques sont suspendues aux épaisses mailles en or massif : un éléphant, un tigre, un livre, une palette de peinture, un anneau, une fleur, un dé à coudre et un cœur. Ces charmes constituent autant d’énigmes qui lui donnent envie de mener l’enquête. Que sait-il vraiment de celle avec qui il a partagé sa vie ? En entreprenant ce voyage sur les traces de sa femme, Arthur va au-devant de surprenantes révélations. Et contre toute attente, d’aventure en aventure, il va en devenir le héros.

Un conte drôle et émouvant qui se savoure jusqu’à la dernière page.

Où l’on vous présente les 16 livres les plus populaires de l’année 2016

Quels ont été les livres les plus populaires de l’année 2016 ?

Comme à chaque début d’année, nous vous présentons la liste des ouvrages qui ont été les plus populaires parmi les lecteurs de Babelio. Si l’on retrouve quelques têtes biens connues, les auteurs de premiers romans ont la part belle cette année et notamment –spoiler alert– à la première place du podium. Le classement semble assez varié avec des polars, des romans historiques, du jeune-adulte mais aussi des romans plus inclassables qui ont fait le bonheur des lecteurs. A noter qu’après une année 2015 très équilibrée en matière de parité, les auteurs masculins ont repris le dessus en 2016. Le palmarès est en outre quasiment intégralement dominé par la littérature française. Pour les besoins du suspens, les livres ont été classés par ordre de popularité, le plus populaire étant donc en bas de la liste. Précisons enfin que la popularité du livre est basée sur son nombre de lecteurs sur le site.

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Vos livres préférés de 2016 font-ils partie de ce classement ? Lesquels auraient selon vous mérité de figurer dans ce palmarès ? N’hésitez pas à commenter cette liste dans les commentaires. A titre d’information, vous pouvez également retrouver les palmarès 2015, 2014, 2013, 2012.

16. Écoutez nos défaites de Laurent Gaudé

Écoutez nos défaites par GaudéC’était l’un des romans les plus attendus de la rentrée littéraire de 2016 et si Ecoutez nos défaites n’a finalement pas remporté de prix littéraires majeurs cette année, il n’a pas déçu les lecteurs et ouvre notre classement de 2016. Avec une moyenne de 4 sur 5, le nouveau roman de Laurent Gaudé publié chez Actes Sud a même conquis la plupart d’entre eux : « J’ai été subjuguée par le choix des mots. J’ai été conquise par la poésie qui se dégage de ces quelques pages » déclare Pas-chaha dans sa chronique du livre. Un sentiment partagé par d’autres lecteurs malgré les thèmes difficiles abordés par l’auteur français. Dans ce roman choral, ce dernier montre en effet que les victoires militaires sont également toujours des défaites.

Découvrez Écoutez nos défaites de Laurent Gaudé

Did I mention I love you ?, tome 1 par Maskame15. Did I mention I love you ?, tome 1, d’Estelle Maskame
Du haut de ses 19 ans, Estelle Maskame rencontre un franc succès avec le tome 1 de sa première série Did I mention I love you ? (DIMILY), paru chez Pocket Jeunesse. Les adeptes de la romance et du young adult ont suivi avec engouement les vacances d’Eden dans la nouvelle famille de son père et sa rencontre avec Tyler, son demi-frère au charme fou. Le réalisme avec lequel l’auteure décrit le quotidien et les sentiments de l’adolescente a rendu les lecteurs complètement accros !

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14. Le dompteur de lions de Camilla Läckberg

Le dompteur de lions par LäckbergFaut-il encore présenter Camilla Läckberg ? Auteur suédoise de romans policiers plébiscités par les lecteurs du monde entier, la reine du polar nordique voit systématiquement ses ouvrages se placer en tête des ventes dans la plupart des pays européens. Le dompteur de lions, n’a pas fait exception à la règle. Au delà des chiffres de vente, la nouvelle enquête de sa fidèle héroïne Erica Falck, publiée chez Actes Sud, a de nouveau intéressé ses lecteurs tels que Pepitouille :  « Une histoire remarquablement bien construite, où les personnages se croisent, se cherchent et trouvent leur place au sein d’une enquête complexe ».
Comme toujours avec l’auteur, l’essentiel de l’action se déroule dans la petite ville côtière de Fjällbacka, en Suède. Une enquête commence lorsque, aux abords d’une forêt enneigée, une jeune femme à demie-nue est percutée par une voiture…

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13. L’horizon à l’envers de Marc Levy

L'horizon à l'envers par LevyDifficile de voir de grands perdants au grand duel qui oppose chaque année Guillaume Musso et Marc Levy. Si le premier a un certain avantage dans le classement, les deux auteurs sont tous les deux systématiquement présents dans nos palmarès annuels. Alors que Musso a proposé, pour sa cuvée 2016, un roman aux allures de thriller, Marc Levy a quant à lui choisi de s’exprimer à travers une histoire d’amour fantastique avec L’horizon à l’envers publié chez Robert Laffont. Il s’agit, pour BrooklynNoA, d’un « roman innovant, follement original, qui explore avec délicatesse la mémoire, les sentiments, le souvenir des êtres » .

Découvrez L’horizon à l’envers de Marc Levy

12. De force de Karine Giebel

De force par GiebelAlors que nombre de ses lecteurs se disent souvent traumatisés par la lecture des romans de Karine Giebel, ces derniers, masochistes convaincus, se replongent toujours avec plaisir dans les nouvelles productions de l’auteur français. De force, publié chez Belfond, peut-être moins violent que les précédents, a tout de même séduit ses lecteurs avec une histoire de vengeance et de secrets de famille peu reluisants. Et comme toujours, Giebel a l’art de surprendre ses lecteurs avec des fins « bluffantes ».

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11. Désolée, je suis attendue de Agnès Martin-Lugand

Désolée, je suis attendue par Martin-LugandDans son quatrième roman, publié chez Michel Lafon, Agnès Martin-Lugand dresse une nouvelle fois un portrait de femme. Cette fois-ci, elle nous présente Yaël, une jeune femme carriériste aux ambitions sans limite que le passé va malgré tout rattraper. Avec une moyenne de 4/5, l’auteure a su conquérir le cœur des lecteurs séduits par l’authenticité et la fluidité de sa plume, qui porte avec légèreté un thème pourtant difficile : comment concilier vie professionnelle et vie personnelle.

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10. Rêver de Franck Thilliez

Rever par ThilliezDéjà présent dans notre classement des livres les plus populaires de l’année 2015, Franck Thilliez est revenu en 2016 avec un nouveau thriller psychologique angoissant qui, s’il s’intitule Rêver, tient plutôt du cauchemar. Il est question dans ce roman de disparition d’enfants mais aussi de la limite parfois floue qui distingue la réalité de la folie. On suit tout au long de l’intrigue un nouveau personnage de l’univers de l’auteur, une psychologue du nom d’Abigail qui aide la gendarmerie dans divers affaires criminelles. Seul problème, Abigail est également narcoleptique…
Avec une moyenne de 4,3, ce roman publié chez Fleuve éditions fait partie des plus appréciés de l’année.

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9. Journal d’un vampire en pyjama, de Mathias Malzieu

Journal d'un vampire en pyjama par MalzieuLe leader du groupe de rock français Dionysos Mathias Malzieu a démarré l’année en nous livrant le témoignage poignant de son combat d’un an contre la maladie du sang qui l’a atteint en 2013. Il use avec brio de sa poésie et son humour pour nous raconter son quotidien de « vampire en pyjama », l’homme qui a besoin du sang des autres pour survivre. Loin de tomber dans le pathos, c’est une véritable ode à la vie comme le résume Valdeguy : « Quelle belle leçon de vie ! Quel courage ! Quelle détermination ! ». Paru aux éditions Albin Michel, il atteint une moyenne de 4.3/5.

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8. Le mystère Henri Pick de David Foenkinos

Le mystère Henri Pick par FoenkinosTrès apprécié des membres de Babelio, David Foenkinos ne pouvait manquer d’apparaître dans notre palmarès cette année avec Le mystère Henri Pick. Enquête littéraire, roman à mystère mais aussi satire du monde de l’édition, son nouveau roman, publié chez Gallimard, met en scène un bibliothécaire publiant les manuscrits refusés par les maisons d’édition : « Qui mieux qu’un auteur, résume Tynn, pouvait raconter le désir d’être reconnu et édité et l’angoisse d’être oublié? Foenkinos décortique cet animal bizarre qu’est l’écrivain, ses doutes, ses fragilités, ses rites ».

Pari réussi pour David Foenkinos qui a su continuer à séduire les lecteurs tout en changeant de registre  après un Charlotte particulièrement apprécié.

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7. Le Temps est assassin de Michel Bussi

Le Temps est assassin par BussiAvec Le Temps est Assassin, publié chez Presses de la Cité, Michel Bussi délaisse sa chère Normandie pour nous emmener cette fois-ci en Corse où Clothilde passe des vacances en famille mais ne peut s’empêcher de retourner sur le lieu de l’accident qui a coûté la vie à ses parents et à son frère. Du moins c’est ce qu’elle pensait jusqu’à ce qu’elle reçoive une note.. de sa mère. L’écrivain nous avait d’ailleurs parlé de ce livre lors d’une rencontre durant le festival de Brive. Avec une moyenne de 3.9, il a su tenir de nombreux lecteurs en haleine non déçus de ce petit détour sur l’Île de Beauté, comme Tiben : « Comme d’habitude, on tourne les pages rapidement et avec avidité, curiosité et impatience. Et comme d’habitude, on est bluffé en tournant la dernière page et en refermant le livre ».

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6. Trois jours et une vie de Pierre Lemaitre

Trois jours et une vie par LemaitreSes lecteurs les plus fidèles s’étaient peut-être inquiétés de voir Pierre Lemaitre remporter le prix Goncourt en 2013 pour son roman picaresque Au revoir là-haut. L’auteur allait-il abandonner le roman noir qui avait fait sa renommée ? Allait-il pouvoir rapidement se remettre à l’écriture après pareille récompense ?
L’auteur a tenu à rassurer son monde. Non seulement est-il revenu cette année à son genre de prédilection mais il a aussi séduit ses lecteurs. « Un roman noir abouti et passionnant » pour marina53 ; « une histoire sombre et captivante » pour debbydeb01 et au final une jolie moyenne de 3,8/5. Trois jours et une vie est publié aux éditions Albin Michel.

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5. La fille de Brooklyn de Guillaume Musso

La fille de Brooklyn par MussoLes palmarès se suivent et se ressemblent pour Guillaume Musso, qui ne devrait toutefois pas s’en plaindre. L’auteur français a en effet une nouvelle fois un livre classé dans notre liste des ouvrages les plus populaires de l’année passée. Une nouvelle consécration pour l’auteur de la Fille de Brooklyn, publié chez XO éditions .
« Si j’avais commis le pire, m’aimerais-tu malgré tout ?  » voilà la question posée par Anna au héros de cette nouvelle énigme de Musso. C’est le début d’une course poursuite haletante entre Paris et New-York. « Une vraie enquête, avec du sang, des morts, du suspense et une course haletante à la recherche de la vérité ». Le Musso 2016 semble donc avoir été un bon cru !
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4.Petit pays de Gaël Faye

Petit pays par FayeLe rappeur Gaël Faye a mis la scène de côté le temps de nous livrer un premier roman très bien accueilli puisqu’il atteint une moyenne (impressionnante) de 4.4 pour près de 1400 lecteurs. On y suit Gabriel, un Burundais qui, du haut de ses dix ans, voit se profiler la séparation de ses parents puis la guerre civile. La narration bouleversante n’a laissé personne indifférent, et surtout pas Annette55 : « Un très beau texte, bouillonnant, gracieux, un mélange de sensations, de goûts, de sons et d’odeurs exprimés avec une infinie délicatesse ». Récompensé par de nombreux prix dont le très convoité Goncourt des Lycéens, son succès semble amplement justifié. A retrouver aux éditions Grasset.

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3. Chanson douce de Leïla Slimani

Chanson douce par SlimaniCertains lecteurs, sur Babelio, se doutaient qu’il y avait dans Chanson douce de Leïla Slimani l’étoffe d’un Goncourt. « Je souhaite beaucoup de succès à Leïla Slimani, parce qu’elle le vaut bien. Et pourquoi pas le Goncourt ? » s’interrogeait malicieusement nameless dans sa critique en plein mois d’août. « Un livre dont on va, je pense, entendre parler pendant très longtemps » prophétisait également karaokepda quelques mois avant que le prix littéraire le plkus important de la scène littéraire français ne soit finalement attribué à ce livre.
Publié chez Gallimard, ce roman raconte une histoire bien sordide, celle du meurtre de deux enfants par leur nounou. Qu’est-ce qui a bien pu déclencher cette folie meurtrière chez cette nounou qui avait tout pourtant, aux yeux des parents, d’une Mary Poppins moderne ?

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2. Harry Potter et l’Enfant Maudit de Jack Thorne

Harry Potter et l'Enfant Maudit par Thorne2016 aura été marqué par le retour de notre sorcier à lunettes préféré dans une pièce de théâtre que l’on retrouve aux éditions Gallimard Jeunesse. Celui que nous connaissions sous les traits d’un jeune homme est désormais employé au Ministère de la Magie et père de famille. Son passé tumultueux le tourmente et apparaît comme un fardeau pour son fils, Albus. Véritable succès de l’année, le livre a rapidement atteint le top des ventes, et ce bien avant sa traduction. La pièce a su ravir les fans comme LiliGalipette : « Sans tomber dans le fan service, John Tiffany et Jack Thorne ont inscrit leur texte dans un univers riche et désormais incontournable ». Elle obtient une moyenne de 3.56.

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Et le livre le plus populaire de l’année 2016 sur Babelio  est :

1. En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

En attendant Bojangles par Bourdeaut

C’est sans conteste LE livre de 2016. Publié chez la maison d’édition bordelaise Finitude et arrivé presque par surprise dans les librairies en janvier 2016, ce premier roman d’Olivier Bourdeaut, un auteur alors inconnu, a séduit à peu près tous les lecteurs, des membres de Babelio (plus de 2000 lecteurs et une moyenne de 4,1/5) aux libraires en passant par les jurés de nombreux prix littéraires.

Au rythme des pas de danse des parents du narrateur, ce roman raconte une histoire d’amour et de folie. Il s’agit pour la lectrice AudreyT d’un « roman drôle, tendre, mais aussi déstabilisant, déroutant et magique ».

« Je ne sais pas s’il est bon d’être anormal, nous avait confié l’auteur lors d’une interview, mais je pense que la société a besoin des pragmatiques pour lui permettre d’avancer et des fêlés pour la faire rêver ».

Découvrez En attendant Bojangles d’Olivier Bourdeaut

Des interviews Babelio dans le prix BD Fnac

Les 6 finalistes du 5e prix de la BD Fnac ont été rendus publics et nous avons eu la joie d’y retrouver trois auteurs que nous connaissons bien :

Thierry Smolderen, l’auteur de L’été Diabolik

Arno Monin, l’auteur de L’adption

Lolita Séchan, l’auteur des Brumes de Sapa

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Du coup, on s’est dit qu’il serait sympathique de se replonger dans leurs interviews et pourquoi pas directement dans leurs albums. Dans tous les cas, on leur souhaite bonne chance pour le prix !

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Rendez-vous le 17 janvier 2017 pour connaître le nom du lauréat.

Littérature et jeux vidéo

 Il y a quelque temps, nous vous proposions un article autour de la littérature et de ses liens avec la musique. Nous vous listions ainsi quelques chansons et albums inspirés par la littérature et inversement, des ouvrages inspirés à leur tour par le 5e art.

Nous vous présentons aujourd’hui une nouvelle liste associant littérature et… jeux video ! Nous avions déjà évoqué, dans l’émission La Compagnie des auteurs sur France Culture, les rapports plus féconds qu’on ne le croit de prime abord, entre littérature et jeux vidéo. On complète aujourd’hui cette chronique avec une liste (non exhaustive) de livres inspirés de jeux ou, inversement, de romans qui ont inspiré des développeurs. Les liens et influences sont parfois directs et explicites et parfois plus cachés !

Les classiques de la SF et de la fantasy

 

Dune

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Dune est un roman de Frank Herbert qui devient, dès sa publication en 1965, une référence de la science-fiction. Il fait d’ailleurs partie de 25 listes sur Babelio, parmi lesquelles Les 10 romans de SF qu’il faut avoir lu, Les 200 meilleurs livres du XXème siècle ou encore Les 100 livres préférés des Français).

 

Voici le résumé du premier tome, qui sera suivi par cinq suites ainsi que plusieurs préquelles écrites par son fils Brian Herbert et l’écrivain Kevin J. Anderson à partir des notes de Frank Herbert découvertes après sa mort.

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Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers achète à n’importe quel prix. Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l’histoire.
Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l’espèce. Tout est fécond dans ce programme, y compris ses défaillances.
Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire ?

 

Le projet d’adapter le roman en jeu vidéo date, pour Virgin, de la fin des années 1980. C’est d’ailleurs dans le but spécifique de le développer que l’éditeur Virgin créé une société de développement de jeux française appelée Cryo qui devient par la suite Cryo Interactive. Malgré un développement tumultueux,  le jeu sort en 1992 et devient à son tour un classique du jeu vidéo.

 

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Dune
est un jeu hybride qui a marqué de nombreux joueurs et eut un impact important sur le marché du jeu vidéo en proposant des phases de gameplay très différentes les unes des autres. On y trouve tout au long de l’histoire des phases d’aventure qui permettent au joueur d’explorer librement la planète Arrakis mais également des phases de gestion puisque, comme dans les romans de Frank Herbert, l’extraction de l’Épice est au cœur de l’intrigue et des affrontements, lesquels nécessitent le développement de l’armée du joueur. L’immersion dans l’univers de Frank Herbert est totale même si quelques libertés sont prises avec le scénario du « spice opera » de l’auteur.

 

Grand succès auprès du public, malgré l’échec public et critique, quelques années plus tôt, du film de David Lynch (qui reprit un grand projet hélas abandonné par Alejandro Jodorowsky), le jeu est suivi dans la foulée par une nouvelle aventure développée cette fois-ci par Westwood Studio (pour le compte du même éditeur, Virgin Interactive). Un autre épisode très différent mais tout aussi marquant puisque considéré aujourd’hui comme l’un des premiers jeux de stratégie en temps réel (STR). C’est sur le modèle de Dune II que sont en effet développées de très populaires séries de jeux STR comme Command and Conquer du même éditeur ou encore Warcraft (que nous évoquons un peu plus bas) et Starcraft de Blizzard.

 

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De nombreux épisodes aux qualités variables se succèdent au fil des ans (vous pouvez retrouver sur Wikipedia une liste qui semble assez complète), enrichissant l’univers créé par Frank Herbert.

 

Philip K. Dick

 


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Non contents d’avoir ressuscité le roman de Frank Herbert sur ordinateurs, les Français de Cryo ont également tenté d’adapter d’autres romans issus des littératures de l’imaginaire comme la saga de Philip José Farmer  Le Fleuve de l’éternité et surtout le grand classique Ubik de Philip K. Dick.

 

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Si le roman est depuis longtemps réputé inadaptable pour le cinéma, cela n’a pas arrêté les développeurs pour créer un jeu permettant aux joueurs d’incarner Joe Chip, le personnage principal du roman.

Pour rappel, le roman de Philip K. Dick, publié en 1969, se déroule dans un univers capitaliste dans lequel les dirigeants ne sont plus les chefs d’états mais les patrons de grandes entreprises,  les voyages entre la lune et la terre sont fréquents et last but not least,  les télépathes se sont multipliés. Joe Chip travaille justement dans une société d’anti-psys et va être embarqué dans une ténébreuse affaire le dépassant légèrement.

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Le jeu n’a cependant pas connu un grand succès, que ce soit sur PC ou Playstation, au contraire de Blade Runner, un jeu publié en 1997.

Blade Runner

Après avoir adapté Dune, comme on l’a vu plus haut,  les développeurs de Westwood Studios se sont attaqués à un autre classique de la SF, Blade Runner (autrement connu sous le nom de Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?).

 

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Le résumé du livre :

Un blade runner, c’est un tueur chargé d’exterminer les androïdes qui s’infiltrent sur Terre. Et Rick est le meilleur blade runner de la Côte Ouest. Ce qui ne l’empêche pas d’être un tendre: il rêve de remplacer un jour son simulacre (électrique) de mouton par un vrai! Hors de prix sur une planète où s’éteint la vie animale!
Aussi quand on lui propose une somme fabuleuse pour éliminer de dangereux Nexus 6 signalés en Californie, il fonce… Mais, face à lui, surgit la très belle Rachel.
Femme ou androïde? L’aime-t-il? Peut-il l’aimer?

C’est une aventure en point & click qui est proposée aux joueurs, c’est-à-dire que ces derniers pointent des éléments du décor avec leur souris et cliquent pour interagir avec ceux-ci. L’histoire est différente de celle racontée par Philip K. Dick même si elle se déroule dans le même univers et propose aux joueurs des réflexions similaires. Ce n’est donc pas Rick Deckard qu’ils incarnent mais McCoy, un autre Blade Runner chargé d’une enquête (passionnante) suite à un massacre qui a eu lieu dans une animalerie. Il a, pour avancer dans son enquête, accès à de nombreux outils comme le test d’empathie Voight-Kampff (que l’on vous propose également sur Babelio 🙂 ) ou encore le système EPER, l’ordinateur capable de grossir n’importe quel détail d’une image en haute définition et en trois dimensions.
Le joueur est libre d’évoluer comme il le souhaite et de tirer ses propres conclusions des indices présentés. Plusieurs fins sont d’ailleurs possibles, selon les choix du joueur.

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Malgré le succès du jeu et l’envie des développeurs de poursuivre l’aventure, aucune suite ne fut publiée, Westwood citant un coût de développement trop important.

Californium – Philip K. Dick

À noter, une curiosité très intéressante, qui s’inspire des ouvrages de Philip K. Dick, a vu le jour en 2016 sous le titre Californium – Philip K. Dick. Développé par Darjeeling en partenariat avec Arte, Californium est un « jeu narratif d’aventure et d’exploration » qui vous met dans la peau d’un écrivain de SF qui perd pied avec la réalité.

The Witcher

 

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Connaissez-vous l’écrivain polonais Andrzej Sapkowski ? Auteur de la grande saga de fantasy The Witcher (originellement publiée en France chez Bragelonne sous le nom Le Sorceleur), il raconte parfois, avec un brin d’agacement, qu’il doit sans cesse expliquer qu’il est à l’origine de cet univers et que c’est le jeu qui s’inspire de son œuvre et non l’inverse. Celle-ci  a en effet été adaptée en une série de jeux de rôles extrêmement populaires développés et édités par un studio polonais du nom de CD Projekt.

Les premières mentions du Sorceleur datent de la fin des années 1980 alors qu’Andrzej répondait à un concours d’écriture. Le Polonais développe dès lors son univers à travers plusieurs nouvelles et romans avec un succès grandissant. On suit, au gré des histoires, Geralt, un chasseur de monstres possédant quelques pouvoirs surnaturels. Pour créer un univers cohérent, l’auteur s’inspire du folklore polonais. Sur Babelio, la saga a cumulé plus d’une centaine de critiques, dans leur majorité très positives.

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C’est en 2007 que sort la première adaptation de l’univers de The Witcher. Les développeurs reprennent le personnage principal mais situent l’histoire après les événements contés dans les romans. Tout cela se fait avec, à l’époque, la bénédiction de l’écrivain même si ce dernier avoue n’avoir jamais joué à un seul jeu vidéo de sa vie.
S’il a par ailleurs rendu plusieurs fois hommage aux créateurs du jeu, l’auteur a tout de même regretté que les couvertures de ses livres arborent désormais le rendu visuel du jeu vidéo, comme s’il s’agissait d’une adaptation de celui-ci. Un regret qu’il exprime désormais à chaque fois qu’il est interrogé sur le jeu. Il a également jugé ridicule l’idée de mettre un jour à l’écrit les aventures vidéo-ludiques de son héros.

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Le dernier volet de la saga vidéo-ludique, publié en 2016 est devenu une référence des jeux de rôle et s’est vendu en deux semaines à plus de 6 millions d’exemplaires.

 

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L’œuvre de Lovecraft

Très populaire auprès des joueurs du monde entier (et particulièrement des aficionados de jeux de rôle papier), l’œuvre de l’écrivain d’épouvante H.P. Lovecraft a été revisitée à de très nombreuses reprises dans le monde vidéo-ludique. Mais avant de parler des jeux, il faut évidement parler de ses écrits.

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Les adaptations, reprises, références à Lovecraft et à son mythe de Cthulhu sont si nombreuses qu’elles mériteraient un article à elles seules. Certaines se démarquent cependant.

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On peut ainsi noter la série de jeux Alone in the Dark. Le premier épisode de cette série, publié en 1992 par les Français d’Infogrames (et plus particulièrement Frédérick Raynal), a fortement marqué l’histoire du jeu vidéo. Il s’agit en effet du premier jeu de Survival Horror en 3D, un genre qui a connu par la suite un immense succès à travers la série Resident Evil, dont les créateurs ont d’ailleurs été accusés d’avoir repris de nombreux éléments au jeu d’Infogrames.

Alone in the Dark ne cache pas son influence lovecraftienne, le nom de l’auteur américain étant indiqué sur la jaquette et les références à son univers explicites, même s’il est aussi question d’autres auteurs tels qu’ Edgar Allan Poe. La série Alone in the Dark est toujours d’actualité même si tous les épisodes ne font pas systématiquement référence à Chtulu et ses adeptes.

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D’autres jeux ont réutilisé des ingrédients présents dans son œuvre pour les intégrer dans un autre univers propre à ces jeux. C’est le cas par exemple du jeu d’aventure Quest for Glory, développé par les Américains de Sierra, du jeu de rôle massivement multijoueur The Secret World développé par les Norvégiens de Funcom, le jeu d’action Alan Wake, publié le studio finlandais Remedy Entertainment, Bloodborne des Japonais de FromSoftware ou encore la très populaire série de jeux de rôle The Elder Scrolls qui fait implicitement référence aux monstres de Lovecraft. Une extension du 5e épisode Skyrim, intitulée Dragonborn, a d’ailleurs été qualifiée par certains joueurs de « lettre d’amour à Lovecraft ».
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D’autres jeux encore sont de véritables adaptations, plus ou moins fidèles, aux différents mythes et nouvelles de l’auteur américain. C’est le cas de Shadow of the Comet ou de Prisonners of Ice, deux jeux d’Infogrames respectivement publiés en 1993 et 1995.

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Différents sites proposent des listes d’œuvres culturelles inspirées par Lovecraft.  La tâche est de plus en plus difficile au fil des ans !

L’œuvre de Terry Pratchett


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Le décès de Terry Pratchett n’a pas rendu inconsolables ses seuls lecteurs, les joueurs ont également perdu quelqu’un à qui ils doivent de grands souvenirs vidéo-ludiques. De nombreuses personnalités du monde du jeu vidéo lui ont d’ailleurs rendu hommage et ont ajouté à leurs jeux des références à Pratchett. C’est ainsi que les joueurs de la simulation spatiale Elite: Dangerous peuvent retrouver une station spatiale nommée « Pratchett’s Disc ». Pour l’anecdote, l’auteur anglais était lui-même un grand joueur qui n’hésitait pas à régulièrement conseiller ses derniers coups de cœur en la matière.

De nombreux jeux inspirés de son œuvre ont été publiés, avec parfois la contribution de l’auteur lui-même.

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The Colour of Magic est le premier jeu du genre. Publié en 1986 par les Anglais de  Delta 4, il s’agit d’un jeu d’aventure textuel extrêmement fidèle au livre éponyme de Terry Pratchett (La huitième couleur en français). Échaudé par les mauvaises ventes du jeu, Terry rechigne à vendre de nouveau les droits de ses ouvrages à des sociétés de développement de jeux vidéo. Il faut la ténacité de l’équipe de Teeny Weeny Games pour le convaincre d’accepter une nouvelle expérience. Le jeu Discworld sort en 1995 et rencontre immédiatement un grand succès critique. Il suit plus ou moins fidèlement le récit du livre Au Guet ! même si des éléments d’autres romans sont également présents.

 

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Plusieurs suites sont publiées au fil des années dont un étonnant Discworld Noir, une parodie des films de détective située dans la ville d’Ankh-Morpork. Terry Pratchett a participé au scénario et à certains dialogues du jeu. Le jeu a été très bien accueilli mais est resté sans suite.

 

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Assassin’s Creed

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C’est l’une des sagas vidéo-ludiques les plus populaires du moment. Après avoir envahie les écrans des joueurs en  2007, date du premier épisode de la franchise, la lutte ancestrale entre les Templiers et les Assassins prend également place en librairie.
alamutSaviez-vous cependant que le premier jeu est lui-même inspiré d’un roman ? Les équipes d’Ubisoft se sont largement inspirées du roman Alamut de l’écrivain Vladimir Bartol, et publié en France chez Phébus. Ce roman, très apprécié des lecteurs, met en scène la secte ismaélienne des Assassins ainsi que leur forteresse Alamut au jardin luxuriant, censé être une copie du paradis. Le roman n’a pas été adapté par Ubisoft pour sa saga phare mais a servi de source d’inspiration.
Suite au succès du premier opus, qui s’est confirmé au fil des années et des nouveaux épisodes, de nombreux romans ont été publiés pour d’une part adapter les différents jeux sur le support papier et d’autre part prolonger l’expérience des joueurs en proposant de nouvelles histoires, de nouveaux héros ou encore de nouveaux cadres historiques. Ubisoft a d’ailleurs créé sa propre maison d’édition de bandes dessinées avec pour charge de transposer l’univers des jeux en BD. La maison s’appelle Les Deux Royaumes, une référence au jeu Prince of Persia.

Plusieurs comics ont été diffusés à partir de 2010. La première mini-série de comics, intitulée The Fall, est centrée sur le personnage de Nikolai Orelov ainsi que son descendant Daniel Cross. l’intrigue est située à notre époque et dans la Russie de la fin du XIXe siècle. Ce sont deux auteurs américains reconnus, Cameron Stewart et Karl Kerschl, qui se sont chargés de cette aventure.

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Une série de bandes dessinées a également été publiée. Les albums ont été scénarisés par Éric Corbeyran et dessinés par Djillali Defali. Cette série reprend les grandes lignes du premier jeu de la série même si de nombreux points diffèrent.

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En littérature, c’est sous la plume d’Oliver Bowden (pseudonyme de l’écrivain américain Anton Gill), que la série a vu le jour, chez Milady sur le marché français. Cette série de romans est consacrée à « novéliser » les jeux c’est-à-dire à les adapter sous la forme de roman.

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L’univers littéraire d’Assassin’s Creed s’est récemment émancipé du matériel d’origine pour proposer des aventures inédites.  L’ouvrage  Last Descendants  de Matthew J. Kirby, publié chez Bayard jeunesse, propose aux joueurs de visiter une nouvelle époque à travers les yeux de protagonistes inédits. Situé en partie à l’époque contemporaine et en partie dans le New York des années 1863, au cœur des émeutes de le conscription, ce premier tome d’une trilogie nous entraîne dans le sillage de jeunes gens entraînés malgré eux dans l’affrontement des Templiers et des Assassins.
L’auteur a récemment rencontré les lecteurs de Babelio. Vous pourrez très prochainement lire notre compte rendu de la rencontre et visionner notre interview-vidéo avec l’auteur.

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De quoi patienter avant de visionner le film, prévu mercredi 20 décembre dans les salles de cinéma français.

 

Les classiques de la littérature policière

 

Agatha Christie

 

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De nombreux jeux d’enquête se sont inspirés, implicitement ou explicitement, de l’œuvre d’Agatha Christie.

Certains jeux comme sont des adaptations officielles comme Le Crime de l’Orient Express développé par AWE Productions et publié en 2006 par The Adventure Company, une société qui a publié de nombreux jeux d’aventures parmi lesquelles de nombreuses adaptations d’Agatha Christie ou de Jules Verne.

 

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D’autres s’inspirent de l’univers d’Agatha Christie et de ses thèmes pour proposer des aventures originales. C’est dans ce registre que s’inscrit par exemple le jeu The Last Express qui place le joueur dans une aventure à huis-clos dans les wagons luxueux de l’Orient Express où un crime vient d’être commis. Développé par Smoking Car Productions et publié en 1997 par Brøderbund, le jeu est cependant, malgré un accueil très chaleureux de la presse, un échec commercial.

 

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The Raven

Autre jeu qui réunit de nombreux ingrédients (et astuces scénaristiques) de l’oeuvre de la romancière britannique, The Raven, signé King Art Games, propose aux joueurs d’enquêter sur les traces d’un voleur aussi redoutable qu’énigmatique. Le joueur évolue de huis-clos en huis-clos au gré de plusieurs chapitres et se retrouve ainsi embarqué dans l’Orient-Express puis dans un bateau où un meurtre a été commis. Le personnage principal n’est pas sans évoquer un certain détective français, euh non pardon, belge.

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Croisière pour un cadavre

Autre jeu dont l’histoire aurait pu être signée de la plume d’Agatha Christie, Croisière pour un Cadavre place le joueur dans une intrigue policière qui se déroule exclusivement sur un bateau où, vous l’aurez deviné, un corps a été découvert. Le jeu a été développé en 1991 par Delphine Software.

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Sherlock Holmes

Depuis 2002, le studio Frogwares développe une série de jeux inspirés du personnage créé par Sir Arthur Conan Doyle. S’il ne s’agit jamais d’adaptations des romans et nouvelles de l’écrivain, chaque jeu fait référence à l’univers qu’il a créé et multiplie les clins-d’œils. 11 jeux ont été développés depuis le lancement de cette série. Les joueurs peuvent naturellement s’aider de la célèbre loupe du détective ainsi que d’un microscope et d’un matériel de chimie.

Le dernier épisode, intitulé The Devil’s Daughter, a été publié en 2016 et fait intervenir un personnage absent du canon, la fille de Moriarty, l’ennemi absolu de Sherlock Holmes…

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Avant cette série, de nombreuses adaptations ont été développées par différents studios mais c’est bien cette saga, qui a reçu de nombreuses récompenses, qui semble avoir les faveurs du public.

 

Nancy Drew/ Alice Leroy

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Qui n’a pas lu, jeune, les aventures policières d’Alice ? Écrits par un collectif d’écrivains américains réunis sous le nom Caroline Quine, bien qu’ils soient essentiellement l’oeuvre de Mildred Wirt Benson puis de Harriet Adams, les romans de la série des Alice (Nancy Drew en version originale) a séduit les lecteurs et lectrices du monde entier. Sur Babelio, on compte 300 critiques et près de 200 citations. Ces romans mettent en scène une jeune détective amateur qui n’aime rien d’autre que d’aider les plus faibles, réparer les injustices et chercher des trésors enfouis.

La série a donné lieu à une série de jeux vidéos d’aventure très populaire aux Etats-Unis. Publiés depuis 1998 par Her Interactive, les jeux reprennent pour certains, mais ce n’est pas la règle, les éléments des livres. Aujourd’hui, 32 jeux ont été publiés et un 33e est prévu pour 2017. Ils sont tous disponibles sur ordinateurs.

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A côté de cette série, d’autres jeux publiés par différents éditeurs ont vu le jour sur consoles portables, comme la Game Boy Advance ou la DS de Nintendo.

L’univers de Tom Clancy

huntL’écrivain américain a été l’un des pionniers du croisement entre littérature et jeux vidéo. L’une des toutes premières adaptations de roman en jeu a d’ailleurs été celle de A la recherche d’Octobre Rouge, le roman d’espionnage sous-marin mettant en scène Jack Ryan.  Publié en 1987, soit 3 ans seulement après la publication du roman de Tom Clancy, le jeu est une simulation de combat qui marque l’intérêt poussé de l’auteur américain pour le secteur du jeu vidéo. En 1996, il créé même son propre studio, Red Storm Entertainment, pour adapter directement ses romans même si tous les jeux développés par le studio ne sont pas issus de son univers (bien que l’on retrouve pour chaque jeu une dimension « techno-thriller« , véritable signature de Clancy).  En 2000, l’éditeur français Ubisoft rachète le studio et développe les différentes franchises de l’auteur comme Tom Clancy’s Rainbow Six adapté du roman éponymeTom Clancy’s Ghost ReconTom Clancy’s Splinter Cell, trois séries très populaires auprès des joueurs, qu’ils soient lecteurs ou non de Tom Clancy.

Les trois séries phares sont encore vivantes aujourd’hui. Le dernier né de la franchise Tom Clancy’s Rainbow Six,  Siege, a été publié fin 2015, un nouvel épisode de Tom Clancy’s Ghost Recon est attendu pour 2017 et une rumeur fait état de la préparation d’un nouveau Tom Clancy’s Splinter Cell.
Si d’autres productions développées par Red Storm Entertainment pour le compte d’Ubisoft sont estampillées « Tom Clancy’s » comme The Division, elles ne sont pourtant pas inspirées, directement tout du moins, par l’oeuvre de l’auteur américain même si l’on retrouve des éléments familiers à son univers.

De nombreux romans issus à leur tour des jeux vidéo Tom Clancy’s et écrits par différents auteurs réunis sous le pseudonyme de David Michaels sont sortis en librairie, bouclant la boucle entre littérature et jeux vidéo.

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XIII
La série XIII de William Vance et de Jean Van Hamme, en partie inspirée du roman La Mémoire dans la peau de Robert Ludlum, est une série de BD d’espionnage très appréciée.

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De plus en plus populaire au fil de la publication de ses tomes, cette sombre histoire de machination politique mettant en scène un homme amnésique au passé trouble a connu elle aussi de nombreuses adaptations dont un jeu très réussi publié en 2003 par Ubisoft.

Rempli de clins d’œils, reprenant fidèlement les codes de la série (et notamment la trame des 5 premiers tomes, certes simplifiée) mais également ses dessins à travers la technique innovante du cel-shading, le jeu a été salué par les lecteurs de la BD ainsi que par les joueurs.

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Le style BD est très présent à l’écran, permettant une immersion totale dans l’univers de XIII. Les joueurs sont encore nombreux à attendre une hypothétique suite à ce jeu qui se termine sur un cliffhanger. Des ventes en deçà des espérances de l’éditeur n’ont pas rendu ces derniers très optimistes.

Les classiques de la littérature

Salammbô

Les adaptations de romans ne sont pas réservées aux classiques du polar, de la littérature de science-fiction ou de fantasy.

Le roman de Gustave Flaubert Salammbô a connu également une version en jeu, toujours par le studio Cryo Interactive. Les équipes de développeurs se sont appuyées sur le roman, naturellement, mais aussi sur son adaptation en BD par Philippe Druillet. Comme dans celle-ci, l’intrigue du roman est transposée dans un univers de science-fiction. Philippe Druillet participe d’ailleurs étroitement à la création du jeu qui reçoit, lors de sa sortie en 2003, un bel accueil critique.

s0Le roman de Flaubert : 

Il arriva juste au pied de la terrasse. Salammbô était penchée sur la balustrade ; ces effroyables prunelles la contemplaient, et la conscience lui surgit de tout ce qu’il avait souffert pour elle. Bien qu’il agonisât, elle le revoyait dans sa tente, à genoux, lui entourant la taille de ses bras, balbutiant des paroles douces ; elle avait soif de les sentir encore, de les entendre ; elle ne voulait pas qu’il mourût ! À ce moment-là, Mâtho eut un grand tressaillement ; elle allait crier. Il s’abattit à la renverse et ne bougea plus.

La BD de Druillet : 

s1Au IIIe siècle avant J.-C., les mercenaires employés par Carthage pendant la première guerre punique se soulèvent contre leurs employeurs qui reportent sans arrêt le paiement de leur solde.

Deux chefs de clans barbares, Mathô et Narr’Havas, tombent amoureux de la belle et éthérée Salammbô, fille d’Hamilcar, le suffète de Carthage. S’ensuivra un conflit sanglant et de maintes surprises du destin. Une guerre qui a plus à voir avec les sentiments d’orgueil, de passion et de désir qu’avec la politique… Druillet transpose les guerres puniques dans le Monde de l’Étoile, et donne à Mathô l’identité de son personnage fétiche, Lone Sloane, venu se perdre dans la guerre pour l’amour d’une femme fatale. Le verbe à la fois sobre et luxuriant de Flaubert est transcendé par les pages incroyables de Druillet, arrivé à la maturité de son talent, qui explose les cadres et s’affranchit des conventions de la bande dessinée.

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A noter que Cryo et Druillet avaient déjà collaboré précédemment dans l’élaboration de l’adaptation vidéo-ludique d’une ancienne légende, L’Anneau des Nibelungen, également un cycle de quatre opéras de Richard Wagner.

En attendant Godot

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Qui aurait pu imaginer En attendant Godot en jeu vidéo ? C’est pourtant l’idée d’un développeur sur le site Victor Belly. Pour des questions de droits, hélas, la mention de la pièce de théâtre de Samuel Beckett a été retirée. Une vidéo est tout de même disponible sur Youtube. Le jeu est assez simple mais l’idée très amusante. Il est même possible de jouer à deux.

Godot est également le nom d’un personnage du jeu d’aventure Phoenix Wright. La référence est explicite.


Gatsby le magnifique

Le chef-d’oeuvre de Francis Scott Fitzgerald est un autre classique de la littérature qui a connu une adaptation étonnante à laquelle vous pouvez jouer dès maintenant grâce à votre navigateur web. Le jeu reprend plusieurs phases du roman de l’auteur américain. Le tout en 16 bits, comme les jeux que l’on retrouvait à l’époque de la Super Nintendo. Attention, le jeu est plus difficile qu’il n’y parait 🙂

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Alice aux pays des merveilles

Il existe des dizaines d’adaptations d’Alice au pays des Merveilles de Lewis Caroll en jeux vidéo, certaines plus fidèles que d’autres. Les plus anciennes datent de la fin des années 1980, comme cette adaptation fidèle développée par Dale Disharoon pour le Commodore 64 et l’Apple II.

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D’autres jeux plus récents ont vu le jour comme American McGee’s Alice (développé par Rogue Entertainment et édité par Electronic Arts) qui propose une suite -au ton beaucoup plus sombre cependant- aux romans de Lewis Caroll. C’est en effet à l’asile que nous retrouvons Alice au début de l’aventure alors que ses parents sont décédés à la suite d’un incendie.

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Le Parrain

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Quand on pense au Parrain, on pense tout d’abord au film de Coppola et à l’interprétation de Marlon Brando mais à l’origine du film, il y a un roman signé Marion Puzo. C’est pourtant bien le film qui a servi de base à ses adaptations en jeux vidéo. Une première version est sortie en 1991 et permet à ceux qui souhaitent se prendre pour Corleone de revisiter certaines scènes du film tout en supprimant les ennemis croisés sur leurs chemins.

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Une nouvelle version plus moderne a été publiée en 2006 par Electronic Arts, au grand regret de Francis Ford Coppola qui n’a pas été consulté et qui n’a pas du tout aimé la façon dont les développeurs ont réutilisé ses personnages. Si l’on suit en effet Aldo Trapani, un nouveau personnage spécialement créé pour cette nouvelle intrigue qui suit de près celle du film, Aldo croise les personnages issus du roman et du film. De nombreux acteurs de la fameuse trilogie ont repris leur rôle en prêtant leurs traits et leurs voix à leurs personnages, suscitant le courroux du réalisateur.

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Les critiques ont cependant été assez bonnes et les ventes également, poussant Electronic Arts à développer une suite, qui sera cependant quant à elle un échec commercial.

L’île mystérieuse

L’île mystérieuse de Jules Verne est le roman qui a inspiré Robyn et Rand Miller pour la création de leur célèbre jeu d’aventure et d’énigme Myst qui tenait jusqu’en 2002 le record du jeu PC le plus vendu au monde.

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Téléporté dans une île on ne peut plus mystérieuse, le personnage incarné par le joueur découvre, au fil de ses pérégrinations et découvertes, l’histoire de cet endroit remplis d’énigmes.
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Le roman, qui fait office de suite à Vingt mille lieues sous les mers, raconte quant à lui l’histoire de plusieurs personnages qui échouent sur une île inhabitée. On retrouve dans Myst l’idée d’une île accueillante mais remplie de mystères. Les développeurs ont également repris une certaine ambiance victorienne. De fait, les développeurs avaient le livre sous la main en démarrant le projet.
Diverses adaptations et suites ont été développées ainsi qu’une trilogie de romans.

Coécrits par les développeurs du jeu avec l’aide de David Wingrove, la trilogie Myst prolonge l’exploration de l’île et de sa riche histoire. Le premier tome a été plutôt bien reçu par les lecteurs avec une moyenne actuelle de 3,8/5.

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Tintin

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Tintin a-t-il raté son rendez-vous avec les jeux vidéo ? Plusieurs adaptations des aventures du jeune reporter ont vu le jour sur différentes consoles, avec des résultats inégaux.
La première aventure vidéo-ludique a été publiée en 1994 par Infogrames. Reprenant l’essentiel de l’album Tintin au Tibet et la quête de Tintin pour sauver son ami Tchang, le jeu est graphiquement très fidèle au dessin d’Hergé. L’accueil est cependant mitigé en raison d’une faible durée de vie malgré la grande difficulté du titre.

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Infogrames continue sur sa lancée en 1997 en proposant l’adaptation des albums Les Sept Boules de cristal et Le Temple du Soleil en un seul jeu reprenant le titre du deuxième tome. Toujours aussi fidèle d’un point de vue des dessins, le jeu reprend les points positifs et négatifs de la précédente adaptation d’Infogrames.

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En 2001, c’est une sorte d’hommage aux différentes aventures de Tintin qui est proposé aux joueurs. Adapté d’aucun album en particulier mais composé de plusieurs vignettes inspirées par les albums de Tintin, Tintin : Objectif Aventures reprend le style de Hergé mais, grande nouveauté, le transpose en 3D.

Le résultat n’a cependant pas convaincu le public. C’est cette fois la facilité de l’aventure qui est pointée du doigt et la faible qualité des graphismes.

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Il faut attendre dix ans et la reprise de la licence par un autre éditeur français, Ubisoft, pour voir l’arrivée d’une nouvelle adaptation. Ce n’est cependant pas un album qui est directement adapté par l’équipe de développement mais le film de Steven Spielberg, lui-même inspiré du Secret de la Licorne.
L’accueil n’est pas très différent des précédents jeux avec de nombreux joueurs qui ont reproché au titre une trop grande facilité et, surtout, une trop faible durée de vie.

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Les jeux qui ont donné naissance à des romans


Warcraft

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A l’origine un « simple » jeu de stratégie en temps réel, Warcraft est rapidement devenu une franchise gigantesque aux multiples incarnations. Jeux de stratégie, jeux de rôle massivement multi-joueurs, jeu d’aventure (hélas abandonné), film, toutes les différentes histoires se déroulent dans un même univers qui possède une chronologie importante et une réelle cohérence. C’est pour développer cet univers que de très nombreux romans, comics et mangas ont vu le jour. Sur Babelio, un lecteur se propose à travers une liste, de recenser, de manière chronologique, les différents ouvrages de la saga.
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A découvrir pour prolonger votre expérience de jeu et découvrir l’ensemble des intrigues qui secouent le royaume d’Azeroth.

 

Watch Dogs

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Publié en 2014 par Ubisoft, le jeu d’action Watch Dogs permet aux joueurs d’accompagner un certain Aiden Pearce, un hacker décidé à se venger après la mort de sa nièce. La sortie du jeu a été accompagnée de celle d’un roman publié chez Lumen intitulé Dark Clouds et signé John Shirley, un auteur déjà connu pour différentes adaptations de jeux vidéo en romans.

 

Le roman ne suit pas exactement le déroulé du jeu puisque l’action se déroule quelque temps après les événements relatés dans celui-ci. Il présente d’ailleurs un nouveau personnage du nom de Mick Wolfe, un ancien militaire qui s’est injustement retrouvé en prison. Il croisera tout de même la route d’Aiden Pearce qui va l’aider à rétablir la justice le concernant.

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Overwatch

Les ouvrages tirés des jeux permettent parfois de faire avancer le scénario, de dévoiler les secrets du monde dans lequel se déroule l’histoire ou encore d’informer les lecteurs et joueurs d’éléments importants concernant les personnages.

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C’est ainsi à travers un épisode du comic tiré du jeu de tir en vue subjective (First Person Shooter en anglais) Overwatch que les joueurs ont appris l’homosexualité d’un personnage populaire du FPS multijoueur de Blizzard. L’extrait est visible en ligne.

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La BD est particulièrement importante dans le cas de ce jeu qui présente uniquement un mode multijoueur non scénarisé.

Diablo

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Avec 2,5 millions de jeux vendus, le premier jeu de la trilogie Diablo, publié en 1998 par Blizzard a été un grand succès. Ce n’était rien pourtant en comparaison des 4,5 millions d’exemplaires vendus pour sa suite ou encore des 10 millions du troisième volet, ces derniers volets étant respectivement parus en 2000 et 2012.
Jeu d’action (et plus précisément de « Hack’n’slash » soit littéralement de « taille et tranche », ce qui en dit long sur ce qui est demandé aux joueurs) situé dans un monde médiéval-fantastique infesté de démons toujours plus grand et plus nombreux qu’il s’agit, vous l’aurez compris, de zigouiller par tous les moyens, Diablo a séduit de nombreux joueurs.

Fascinés par le monde dans lequel ils évoluent, les joueurs ont rapidement pu prolonger leur expérience avec divers romans inspirés de l’univers du jeu. La loi du sangLe Sentier de la damnation ou Le Royaume des ombres sont autant de romans situés sur les terres désolées du Suanctuary. Il existe plusieurs séries de livres plus ou moins rattachées au canon officiel. La trilogie de Richard A. Knaak (qui comprend les livres cités plus haut) a été écrite en collaboration avec les créateurs du jeu. Richard A. Knack a  d’ailleurs participé à la novélisation de nombreux jeux de l’éditeur, comme le jeu de stratégie spatial Starcraft.

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Halo

Le succès continu de la franchise de jeu Halo, un FPS (voir la définition, un peu plus haut) de 343 Industries qui place les joueurs au centre d’une guerre entre humains et extra-terrestres et l’attachement de ceux-ci envers les personnages de la saga ont poussé ses créateurs à sortir leur univers des cadres de l’art vidéo-ludique.

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Plusieurs romans ont ainsi vu le jour et avec succès. La Chute du Reach (Milady)par exemple, premier roman de la saga sur support papier, a de très bonnes critiques sur Babelio : « Un livre très bien écrit par Éric Nylund qui ne fait en aucun cas de la récupération commerciale mais qui, au contraire, développe une histoire extrêmement forte et bien écrite autour de ce jeu à succès » publie Wiitoo dans sa chronique. C’est le début d’une très riche bibliographie comprenant romans mais aussi comics explorant les événements avant, pendant ou après ceux contés dans les jeux.

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Conclusion

Il ne s’agit ici que d’un aperçu des romans inspirés de jeux vidéo. Vous pouvez retrouver une énorme liste (et pourtant probablement incomplète) ici. Les adaptations vont de Sonic (ou le jeu de Sega qui met en scène un hérisson) à Street Fighter (qui avait certes déjà connu une adaptation cinématographique) !

Si vous avez joué à d’autres jeux inspirés de près ou de loin de romans ou si vous êtes un avide lecteur de romans inspirés de vos jeux préférés, n’hésitez pas à commenter ce dossier 🙂

Quand Babelio rencontre les éditions Scrineo

Les éditions Scrineo fêtent cette année leurs 10 ans. C’est dans le cadre du salon de la littérature et de la presse jeunesse que nous avons rencontré leur fondateur et éditeur, Jean-Paul Arif, dans les locaux de la maison, dans le 2e arrondissement de Paris

Maison généraliste, elle élargit depuis sa création le spectre de ses publications et n’a pas fini de nous surprendre. Rencontre avec ces grands aventuriers de l’édition.

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La maison Scrineo a été fondée en 2005. Pouvez-vous nous raconter l’histoire de sa création ?

2005, 2016… Notre maison commence à être vieille ! En réalité, nous ne nous sommes pas toujours appelés Scrineo. Les premiers ouvrages sont en effet parus sous le label « Les carnets de l’info ». D’ailleurs, le tout premier objet que j’ai édité n’a même pas été un livre puisqu’il s’agissait d’un jeu de piste pour téléphone portable, intitulé Via Temporis. Lorsque l’on y réfléchit, nous avons fait le cheminement inverse de la plupart des maisons : nous sommes passés du numérique au papier. Nous avons commencé par publier des essais, des documents pour adultes comme les livres de Pierre Kosciusko-Morizet, de Robert Guédiguian  ou encore des guides comme Je suis débordé(e) à la maison. Ce premier label est d’ailleurs toujours vivant à l’heure actuelle et nous continuons à l’exploiter avec certains titres, dont Portraits au travail, qui sera publié en janvier 2017. L’entité à l’origine de la maison est finalement devenue une collection au sein du Scrineo actuel.

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Comment êtes-vous passé des Carnets de l’Info à Scrineo ? Quelles ont été les grandes étapes de la maison jusqu’à aujourd’hui ?

En 2010, nous nous sommes lancés dans la fiction. Dès lors, le label de la maison ne convenait plus à notre nouvelle ligne éditoriale et c’est pourquoi nous avons choisi de changer de nom. Scrineo, c’est le nom que portait notre société à l’époque et c’est celui que nous avons choisi d’adopter. Changer de label est un moment risqué dans la vie d’une maison et nous avons eu la chance de publier des titres qui ont connu un succès public, comme par exemple Les Hauts Conteurs, lauréat à l’époque du Prix des Incorruptibles. Cela nous a vraiment permis de nous lancer dans la fiction jeunesse et jeune adulte et petit à petit dans les littératures de genre.

L’année 2013 constitue la dernière grande étape de notre évolution jusqu’à aujourd’hui puisque c’est l’année où nous avons lancé la revue de culture générale l’éléphant.

Vous êtes le fondateur de cette maison, au sein de laquelle vous jouez également le rôle d’éditeur. Quel a été votre parcours jusque-là ?

Tout remonte sans doute à mes rêves d’enfant ! A l’âge de 10 ans, j’avais décidé d’avoir plusieurs vies : une première « d’homme d’affaire » et une vie davantage artistique. C’était très inconscient mais bel et bien présent en moi. Je suis donc devenu ingénieur chez Matra (aujourd’hui Airbus), pendant 17 ans, où je m’occupais du pôle imagerie spatiale. J’avais oublié cette promesse d’enfant, jusqu’au jour où j’ai senti qu’il était temps pour moi de me tourner vers ma deuxième vie. J’aurais pu décider de devenir artiste moi-même, mais j’ai finalement choisi de travailler avec eux, en devenant éditeur. Je me suis orienté vers l’édition parce qu’elle permet de créer une identité propre : nous avons le sentiment, en tant qu’éditeur, que notre travail s’inscrit dans la durée, et que nous bâtissons jour après jour notre ligne éditoriale, année après année notre maison d’édition.

Aujourd’hui, quels sont les différents pôles de la maison ?
Nous sommes une maison toujours généraliste, mais avec deux axes principaux aujourd’hui : la littérature jeunesse et jeune adulte, et la culture générale autour de la revue l’éléphant. Si je devais résumer notre promesse, je dirais Scrineo c’est « le savoir et l’imagination ».

Nous nous appuyons sur trois directeurs de collection pour développer notre programme. Agnès Marot dirige une collection destinée au public jeune adulte. On y trouve des titres comme Zalim, de Carina Rozenfeld, une aventure à la frontière des genres, entre possession, steampunk, magie et fantasy médiévale, ou Sim Survivor, une dystopie signée Loïc Le Borgne qui nous surprend avec des échos trompeurs à des univers fantastiques connus.

simsurvivor_une-ok-386x600Un premier roman, L’Aura noire, de Ruberto Sanquer, ouvrira l’année 2017 sur ce segment jeune adulte : les aventures d’une apprentie sorcière frappée d’une malédiction, et entourée de sa bande de copines, dans un univers post apocalyptique baigné de magie et d’écologie.

couv_walden-395x600Nous éditons également une collection adressée aux collégiens, dirigée par Arthur Ténor. Elle propose des titres comme Le Monde selon Walden, de Luc Blanvillain,  un conte moderne sur les réseaux sociaux, mettant en scène un enfant différent par son style et sa façon d’être. Filmé en cachette par des camarades moqueurs, il devient l’objet d’un buzz internet, faisant réfléchir ses lecteurs sur la notion de notoriété. Nous développons activement cette collection qui s’intéresse à des sujets contemporains dans un spectre adolescent. Je suis CharLiberté !, d’Arthur Ténor, en est un titre fort : un charliberteune-398x600garçon décide, à la suite des attentats contre Charlie hebdo, de monter un journal satirique dans son collège. Ce roman aborde pour les jeunes lecteurs le thème épineux de la liberté d’expression, qui sera prolongé début janvier par celui de la laïcité, avec Guerre des idées au collège – Laïcité en danger, du même auteur.

Arthur Ténor dirige deux autres collections chez Scrineo à l’attention des collégiens.

« Roman d’horreur » est destinée aux adolescents amateurs de sensations fortes, avec notamment Seuls les alligators vous entendront crier, de Nadia Coste, ou l’aventure cauchemardesque d’une classe de 3e en voyage en Louisiane, et victime du vaudou.

quand-joseph-meister-fut-sauve-par-pasteur-402x600« Il était un jour » est quant à elle une collection de récits historiques racontés du point de vue des enfants. Cet automne, on a pu découvrir l’histoire de l’invention du vaccin contre la rage du point de vue du premier cobaye humain de Pasteur : le jeune Joseph Meister, dans Quand Joseph Meister fut sauvé par Pasteur, de Lorris Murail.

Notre troisième directrice de collection est Stéphanie Nicot, avec qui nous lançons une collection de Science-Fiction pour un public adulte, avec une forte composante space opera, même si nous restons ouverts aux autres genres. Le premier titre de la collection, Les Océans stellaires, de Loïc Henry, est paru en octobre, et sera suivi par Étoiles sans issues, de Laurent Genefort, en février 2017.oceans-stellaires_une-386x600

Si la littérature de genre figure majoritairement dans votre catalogue, vous publiez également des titres de littérature générale. Pouvez-vous nous en parler ?

Nous avons effectivement une collection que nous avons baptisée « Grand écran », et dont les auteurs sont pour la plupart issus d’univers visuels (théâtre, cinéma, télévision, BD). Avec sept titres au catalogue, trois options d’adaptation audiovisuelle ont été signées, et deux sont en cours de discussion. Le dernier roman en date dans cette collection est Crise et châtiment, de Bertrand Fitoussi. Il s’agit d’un roman truculent et cruel sur la chute d’un trader londonien.
Scrineo s’est démarquée à sa création grâce à son intérêt tout particulier pour les jeunes auteurs. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Cette démarche d’ouverture aux jeunes auteurs était effectivement une volonté de ma part. Nous sommes toujours très heureux de pouvoir lancer de nouvelles plumes ; cela fait partie des aspects passionnants du métier d’éditeur. J’aime rencontrer des auteurs, travailler avec eux sur leur texte. Il y a une vraie satisfaction quand un jeune auteur vous remercie parce que vous l’avez aidé à transformer ses intentions en écriture et à faire émerger son œuvre.

img_20161125_110104Certains auteurs ont débuté chez nous et sont installés aujourd’hui dans le paysage littéraire français ; je pense notamment à Gabriel Katz, Oliver Peru, Patrick Mc Spare, Marie Pavlenko, Aurélie Wellenstein…  qui ont su imposer leur personnalité et sont aujourd’hui des auteurs phares du monde de l’imaginaire. Beaucoup de nos auteurs, comme Estelle Faye, primée trois fois pour La Voie des Oracles (Prix des Imaginales 2015, Prix Elbakin 2015, Prix ActuSF de l’Uchronie pour le tome 3 en 2016), ont été couronnés par des prix importants, ce qui est toujours très encourageant pour une jeune maison d’édition.

Début 2017, nous accueillerons deux jeunes auteures dans notre catalogue « Jeune adulte » : Ruberto Sanquer pour son premier roman L’Aura noire, et Louise Revoyre, qui s’ouvre à un nouveau genre avec Mon futur en replay, après avoir co-écrit chez Scrineo une série pour la jeunesse.

En effet, une spécificité de votre catalogue est que vous ne publiez que des auteurs français. Pour quelle raison ?

Il s’agit effectivement de l’une de nos particularités depuis la création de la maison. Il ne s’agit pas d’une démarche chauvine, mais  plutôt d’une histoire de goût. Il existe en France énormément de bons auteurs que j’ai envie de faire connaître. Ils ont leur particularité, une façon originale d’aborder les sujets que l’on pourrait qualifier de « french touch ». Ce qui me motive, c’est de les découvrir, de les promouvoir, d’accompagner autant que faire se peut ceux qui nous rejoignent. Nous publions peu et tous nos auteurs sont importants.

img_20161125_110100Je ne suis pas attiré par l’importation de succès anglo-saxons, et suis même assez inquiet par la progression de la culture main stream, tirée par des budgets marketing colossaux et des approches à 360 degrés incluant le livre, le film et le jeu vidéo, et que je juge passablement écrasante. Mon rôle d’éditeur, et tout particulièrement d’éditeur indépendant, est plutôt dans la défense de la diversité.  D’abord avec des auteurs français, mais pourquoi pas demain, hongrois, suédois ou allemands… Nous y viendrons sans doute un jour !

En parlant d’évolution, des nouveautés sont-elles prévues dans votre catalogue ?

Comme je l’ai dit, nous lançons une collection SF qui vient enrichir notre catalogue « Imaginaire adulte », comprenant les titres de Gabriel Katz et Rod Marty, notre révélation de l’année pour Les Enfants de Peakwood (Prix des Halliennales 2016).

zalim-386x600-1Nous lançons également un nouveau projet de Régis Delpeuch intitulé Mamie Polar, adressé aux jeunes de 9 ans et plus. L’héroïne est une grand-mère énergique et sans tabous qui, accompagnée de ses deux petits-enfants, mène des enquêtes survoltées et drôles, et toujours formatrices. Les deux premiers titres de la série paraîtront en mars et viendront rejoindre les rangs de notre segment 9-10 ans, avec la série Les Avatars de Gaspard, de Louise Revoyre et Sylvain Lignac, et FBI Animaux disparus, de Gérard Lecas, dont nous publierons un nouveau titre en janvier, Le Chien des neiges.

De plus, l’année 2017 sera marquée par des publications « jeune adulte » avec des auteurs confirmés, comme par exemple, au printemps, Béatrice Bottet (Le Secret de la dame en rouge), Agnès Marot (Pour quelques pas de plus), Loïc Le Borgne (Agence mysterium) et Jean-Luc Marcastel (le tome 2 de Tellucidar) ; et à l’automne, Carina Rozenfeld (le tome 2 de Zalim) et Cindy Van Wilder (Ce soir le ciel nous appartient)… et bien d’autres surprises !

En parallèle de la littérature, vous publiez également une revue de culture générale intitulée l’Éléphant. Pouvez-vous nous parler de sa création ?

L’envie de publier une revue faisait partie de mon projet depuis la création de la maison. Comme expliqué un peu plus tôt, le jeu sur téléphone portable qui a marqué le lancement de Scrineo, avait pour thématique la mémoire et l’apprentissage. Ces deux thèmes m’intéressent depuis toujours et sont les mots clés de la ligne éditoriale de la revue.

L’occasion de créer la revue s’est présentée lorsque Guénaëlle le Solleu, la rédactrice en chef, a quitté La Tribune et s’est montrée intéressée par le projet. Le rythme trimestriel nous semblait idéal car la culture générale est quelque chose qui se travaille sur le long terme, par petites doses régulières. Nous avons rencontré un laboratoire de sciences cognitives pour nous aider à appliquer l’état de l’art théorique sur la mémoire à notre magazine, en termes de charte d’écriture pour les auteurs, de maquette, de rythme entre dossiers longs et rubriques courtes, etc. Voilà les questions que nous nous sommes posées au moment de la conception de l’éléphant.

Une fois le concept trouvé, il s’agissait d’un véritable challenge pour passer du concept à la réalisation. Après une première version vraiment trop scolaire, nous avons finalement trouvé un directeur artistique, Gilles Le Nozahic qui a réussi à mettre parfaitement en forme nos intentions dans une maquette à la fois élégante, ludique et sobre. Nous sommes vraiment allés de surprise en surprise avec cette revue. Alors que la presse est de plus en plus organisée par segments, nous sommes arrivés avec une revue transversale, qui traite d’histoire, de sciences, de littérature, d’art, etc., avec un prix élevé pour le réseau Presse, c’est pourtant sur ce réseau que nous avons connu le plus fort développement. En réalité, nous n’avons vraiment pas raisonné en termes de marché ni de cible et a posteriori on peut se dire que nous avons eu de la chance !

Etant donné votre parcours mi-scientifique, mi-littéraire, quel regard portez-vous sur les livres numériques ?

Il n’y a, à mon avis, pas de débat à ce sujet et la question tourne surtout autour du type de contenu. Aujourd’hui, le papier est un excellent support pour des contenus « premium », ceux que l’on ne peut pas trouver gratuitement sur le Net. Le lecteur est prêt à payer pour avoir un bel objet. Tant qu’il en vaut la peine, le papier ne sera pas abandonné. Bien sûr, le numérique offre une facilité d’usage et certains gros lecteurs peuvent favoriser ce type de support, mais cela varie beaucoup en fonction de la cible. Par exemple, nous avons remarqué que le marché était plus faible pour les romans jeunesse : les parents n’achètent pas de livres numériques à leurs enfants, qui ne peuvent pas non plus se les procurer seuls en ligne.  Chez les adolescents et les adultes à l’inverse, nous avons quelques Best Sellers numériques.

Pour l’instant, nous avons été surpris de constater que les lecteurs n’attendaient pas de contenu supplémentaire avec le numérique. Nous avons fait des essais de bonus interactifs dans des livres et pour la revue,  sans aucun impact sur les ventes, et malgré des surcoûts de production des ePub parfois importants. En résumé, le livre numérique fonctionne aujourd’hui de façon homothétique avec le papier.

En revanche, cela ne veut pas dire qu’il ne doit pas y avoir de stratégie digitale. De notre côté, elle est traduite par l’existence de sites Scrineo et l’éléphant, d’une application sur tablettes et smartphones et d’une présence grandissante sur les réseaux sociaux. Pour l’éléphant, par exemple, la démarche est fondamentalement complémentaire de la version papier car la revue étant trimestrielle, le site nous permet de faire le lien entre les numéros, d’offrir aux visiteurs des informations sur l’actualité, des conseils de sortie ou de lectures, et aussi de s’évaluer sur notre plateforme de jeux de culture générale. Une nouvelle version du site, plus vivante et ergonomique est attendue début 2017.

Nous nous rencontrons dans le cadre du Salon de la littérature et de la presse jeunesse de Montreuil. Est-ce pour vous une habitude de vous y rendre ? Quels auteurs seront présents sur votre stand ?

Nous sommes effectivement des réguliers du salon de Montreuil, personnellement je l’aime beaucoup et aujourd’hui c’est devenu notre vrai rendez-vous en région parisienne : nous y rencontrons notre public et pas seulement des lecteurs mais également des enseignants, des libraires et des documentalistes. Ces échanges sont hautement enrichissants pour un éditeur.

Au global, nous sommes présents dans beaucoup de salons littéraires chaque année, environ une cinquantaine. Nous n’avons pas toujours de stand en propre, bien sûr, mais il est important pour nos auteurs de pouvoir se rendre à ce genre de manifestations. Nous sommes d’ailleurs à leur écoute et c’est avec eux que nous décidons de réitérer l’expérience l’année suivante. Bien sûr, notre démarche est commerciale, mais certains petits salons offrent une telle visibilité que même sans vendre beaucoup, il est important d’y aller.

Cette année, plusieurs de nos auteurs seront présents sur le salon. Vous trouverez par exemple Luc Blanvillain, Béatrice Bottet, Nadia Coste, Régis Delpeuch, Estelle Faye, Gabriel Katz, Loïc Le Borgne, Jean-Luc Marcastel, Rod Marty, Carina Rozenfeld et Aurélie Wellenstein.

Un grand merci à Jean-Paul Arif des éditions Scrineo pour cet entretien.

Geekmequiz, le jeu de société culturel et geek contre-attaque avec Babelio

Ceux qui n’ont pas perdu le fil savent que l’année dernière déjà, Babelio était partenaire amical de Geekmequiz, le jeu de société pour les geeks, par les geeks. Par un geek en particulier : Sébastien Moricard, créateur du site Geekmemore et directeur d’ouvrage rencontré dans les locaux de Bragelonne qui, lassé de réécrire les questions de jeux culturels traditionnels pour leur donner des colorations fantastiques, comics ou stello-belliqueuses, a décidé de refaire le jeu lui-même.

Inspiré du bien connu Time’s Up, Geekmequiz revient donc avec une nouvelle version « Contre-Attaque » qui inclut 700 nouvelles questions dans 6 catégories (Comics, Japanimation et manga, Cinéma, Jeux vidéo, Littérature et Séries TV) et 130 nouveaux défis.

Babelio est toujours partenaire pour les questions Littérature. Ce n’est pas pour tout le monde mais si vous êtes fan de SF, Fantasy et autres comics et que la culture geek est en vous, profitez-en c’est bientôt Noël ! Le jeu est distribué en ligne sur Amazon ici.

Quand Babelio rencontre les éditions du PORTRAIT

Imaginez, une revue qui dresserait le portrait de personnes qui pensent au-delà des conventions. Un portrait qui serait signé par un écrivain et un photographe ou un illustrateur. Et bien c’est exactement l’idée qui traverse les Éditions du Portrait, fondées par Rachèle Bevilacqua en 2013. Première publication Portrait, le monde en tête, une revue bi-annuelle et puis des livres. Des ouvrages à l’écriture documentaire et poétique avec un univers graphique et visuel singulier. Rencontre avec cette portraitiste passionnée.

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Comment est née la revue Portrait ?

La revue est le résultat de mes 15 ans de travail, en tant que journaliste spécialisée dans le domaine de la culture et du voyage. je réalisais beaucoup de portraits et j’avoue avoir chaque fois particulièrement apprécié l’exercice. Pourquoi ? Parce qu’à travers l’expérience de quelqu’un, on apprend énormément sur le monde. Finalement, j’assimile le portrait à une rencontre et à une ouverture à l’autre privilégiées.

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Après quelques années passées à New York où j’ai vécu, j’ai entrepris un projet d’écriture qui m’a mené plusieurs mois à LA. J’ai eu la chance de rencontrer des icônes de la culture américaine, de la contre-culture devrai-je dire !, comme la féministe Gloria Steinem, l’écrivain Budd Schullberg, grand ami de James Baldwin, Haskell Wexler et tant d’autres ! J’ai beaucoup aimé vivre dans cette culture américaine. J’étais envahie par les oeuvres du chanteur/musicien Gil Scott Heron ou Saul Willians, celles de Marc Levine ou encore et évidemment des écrivains comme Joan Didion, Erica Jong, Norman Mailer. Je découvrais la non-fiction, une écriture journalistique qui revendique la subjectivité alors bannie en France. Les journalistes américains, n’entretiennent pas ce fantasme d’une écriture objective. Ils assument que leur travail éditorial découle d’une longue réflexion sur les liens que l’individu tisse au monde. J’étais très mal à l’aise avec cette idée que l’écriture, journalistique y compris, puisse être objective. Et ce depuis ma première expérience journalistique, au sortir de mes études de droit.

Lorsque je suis rentrée de New York en 2009, je ne parvenais plus véritablement à faire mon travail de journaliste ; l’espace se réduisait toujours plus. J’ai remarqué qu’à cette époque, beaucoup de revues nouvelles paraissent en France, qui découlaient de celles américaines comme Paris Revue ou The Believer. Ce type de parutions m’a évidemment tout de suite parlé et c’est alors que j’ai eu envie de me lancer.  Mon frère venait de sortir la revue Alibi, j’ai alors décidé de fonder ma propre revue.

Quel en est le concept ?

Ce projet est, comme je viens de l’expliquer, très ancré dans la culture américaine. L’idée est de réaliser dans chaque numéro, le portrait de personnalités qui apportent des idées nouvelles à la société et qui portent sur elle un regard différent ; comment nait une idée nouvelle ? J’ai remarqué qu’elles naissent d’un parcours compliqué. Je choisis donc les personnalités qu’un écrivain, un photographe ou illustrateur vont rencontrer.

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Que trouve-t-on exactement dans cette revue ?

Dans la revue, on trouve 13 façons de faire des portraits, dont voici quelques exemples.
La première manière est correspondance imaginaire : lorsque l’on écrit une lettre à un destinataire, cela revient en quelque sorte à porter la personne en soi et c’est pour cela que le format épistolaire se prête si bien à l’exercice du portrait à mes yeux.

Il existe aussi le portrait par la nouvelle inédite, elle débute par “Si j’étais”, et cela va de “président de la république” à “une table basse”, sans restriction aucune. Souvent, ce sont de véritables pépites qui naissent sur nos pages.
On trouve également le “portrait américain”, basé sur le modèle du biopic. Dans la vie, nous connaissons 4 ou 5 événements déclencheurs, constitutifs de ce que nous sommes devenus. Le rôle de l’écrivain portraitiste est, dans ce cas précis, d’identifier ces moments et de les porter en récit.

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Nous pouvons également réaliser des portraits en constituant des portfolios. A mes yeux, l’image est tout aussi importante que le texte. D’ailleurs, nos photographies sont toujours pleine page, sur les bons conseils de Christian Caujolle, maître à penser dans le domaine. Je les traite comme des textes.

Je peux encore citer forme du portrait musical. Il s’agit de choisir une personnalité qui ne travaille pas dans le monde de la musique mais dont l’amour pour la musique va permettre à travers des chansons, des disques, des concerts qui l’ont particulièrement marqués, de raconter son rapport au monde. Agnès Desarthe, par exemple, dans le dernier numéro de la revue, s’est prêté au jeu. Nous avons pu découvrir, grâce à Laure Albernhe, qui a passé beaucoup de temps avec elle et Catel, qui signe les illustrations, qu’Agnès Desarthe entretenait avec la musique une relation très incarnée.

A chaque numéro, une thématique intemporelle mais qui répond  à des questions actuelles ! Par exemple, dans le numéro 3 de la revue, nous avons réalisé un portrait de la communauté queer et sans que l’on y prête une attention particulière, le numéro est paru au beau milieu des événements relatifs à la Manif pour tous.

Après avoir porté le thème, il faut s’occuper de réunir tous les intervenants. Chaque numéro comporte environ 13 portraits, mettant à contribution une dizaine d’écrivains ou journalistes, un peu moins de photographes ou illustrateurs et une secrétaire de rédaction avec qui je chapote tout le projet, de la première à la dernière ligne. Et puis il y a la mise en page, la photogravure et l’impression.

Comment sont choisies les personnalités dont la revue présente les portraits ?

Je choisi la thématique de chaque numéro et les gens qui seront portraiturés. Étant d’une personnalité vraiment très curieuse, tous les domaines sont susceptibles de m’intéresser. Je ne fais pas mon choix en fonction de la profession des personnalités, mais plutôt au regard des idées et du regard qu’elles développent. Il s’agit souvent de personnages dont j’ai découvert l’oeuvre et dont le regard m’a interpellé. Des personnes que je suis depuis un long moment, que j’étudie depuis plusieurs années. Par exemple, j’ai découvert le physicien Etienne Klein, qui travaille sur le temps qui passe. Son travail m’a émerveillé ; imaginez, étudier le temps qui coule, cette notion est absolument incroyable ! Quelques temps plus tard, j’ai lu un roman de l’écrivain Thomas B. Reverdy, Les Évaporés, que j’ai énormément apprécié. J’ai retrouvé dans ce texte l’idée du temps qui passe. J’ai alors décidé de les réunir avec Stéphanie Dupont, dont le travail photo est traversé par la mélancolie. Ces trois regards différents réunis sur une même question, nous avons obtenu un superbe portrait. S’il s’agissait de trouver un point commun à toutes les personnalités vers lesquelles mon regard se porte, je dirai qu’il s’agit de leur envie de penser les choses autrement, de ne pas être enfermés dans des schémas fixes.

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Je fonctionne d’ailleurs beaucoup à l’instinct. Un exemple. Lors de la réalisation du numéro 4 de la revue, Laure Albernhe s’était lancée dans le portrait musical d’Agnès Desarthe, pour qui la musique joue un rôle essentiel dans sa vie. J’avais prévu que Martin Lebrun, merveilleux illustrateur, s’occupe des illustrations. Laure est revenue vers moi et m’a suggéré Catel. Il était difficile pour moi de me retourner à ce moment là, puisque Martin était déjà sur le sujet. Pourtant, je sentais qu’elle avait raison. Très gênée, j’ai appelé Martin et lui ai fait part de la situation, lui proposant d’illustrer la nouvelle inédite de Caroline Boidé, Si j’étais Amina. Cela a été l’une des meilleures décisions que j’ai prise dans ce numéro. Les illustrations du texte de Caroline sont magnifiques comme celles du texte de Laure. Ça marchait dans ce sens là !

Comment se déroule la constitution d’un numéro de la revue ?

Après avoir fait le choix des portraiturés j’échange beaucoup les écrivains, les photographes, les illustrateurs,

Débute ensuite leur travail auquel je n’assiste pas, qui consiste en une série d’entretiens. Ils reviennent ensuite les textes et images. Et nous nous penchons ensemble sur leur travail. Il s’agit pour moi d’un grand moment de bonheur ! Je me demande ce que leur rencontre a donné !

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Le travail sur les textes est un moment très spécial. Lorsqu’un écrivain vous donne un texte, un photographe et un illustrateur, des images, il vous montre une marque de confiance absolue. En effet, les auteurs mettent beaucoup d’eux-mêmes, c’est très émouvant de les recevoir. Ce que j’aime, c’est être cet œil extérieur à leur travail et dialoguer avec eux, les pousser plus loin. Vous voyez, ce moment où, lorsque l’on fait parler quelqu’un et qu’à un moment donné une ampoule s’allume chez lui ? C’est tout ce pour quoi je travaille.

Globalement, monter un projet éditorial, c’est beaucoup travailler en amont les détails éditoriaux et graphiques. Tout est prévu, mais parfois, il faut laisser faire la magie de l’instant. Nous réalisons par exemple des listes d’auteurs avec qui nous souhaitons travailler. Parmi eux, il y avait notamment Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de Libération et écrivaine. Vous imaginez bien à quel point cette femme est surchargée de travail ! Elle déclinait toujours, avec beaucoup de gentillesse certes, mes propositions de collaboration. Jusqu’au jour où, dans le numéro 3 de la revue, dédié aux géographies intérieure, j’avais décidé de réaliser le portrait d’Elias Sanbar, ambassadeur palestinien à l’UNESCO, un merveilleux humaniste, un regard rare car apaisé sur le conflit entre israéliens et palestiniens. Alexandra a été correspondante à Jérusalem pendant trois ans et ses livres s’inscrivent dans cette histoire. Je ne savais pas si elle avait déjà rencontré Elias Sanbar et si ça n’était pas le cas, j’étais presque certaine qu’elle ne pourrait pas refuser ma proposition. De plus, à cette époque, Libération était en pleine crise. C’est cette fois qu’elle a acceptée. La magie de l’instant !

A qui s’adresse la revue ?

Tout le monde ! pourvu que l’on soit curieux et ouvert d’esprit. Il n’y a en aucun cas besoin d’être un grand lecteur, ni même de connaître la personnalité dont on tire le portrait. J’aime les textes simples et je ne souhaite pas autre chose pour la revue. La beauté (littéraire) passe par la simplicité qui est la chose la plus difficile à atteindre.

Ouvrir la revue, c’est avoir envie de découvrir des parcours de vie qui vous disent, que malgré tout, c’est possible ! Ces parcours sont inspirants. J’aime l’idée de la force de l’exemple, les portraiturés en raison de leur relation au monde sont de merveilleux exemples.

A l’heure du tout numérique, pourquoi avez-vous choisi le format papier ?

Il est vrai que beaucoup de choses se passent sur internet en ce moment, mais j’avoue ne pas m’être posé véritablement la question. Pour moi, Portrait est à considérer comme un livre et il se devait d’être en papier, tout simplement ! Le processus qui consiste à parler à des écrivains, à concevoir des textes, à les lire et les corriger et à les imprimer, procure une sensation incroyable. Cela me semble quelque peu différent avec le numérique, le sentiment n’est pas le même pour moi. Voir un texte mis en page et imprimé est un bonheur absolu après tant d’heures de travail.

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Nous sommes par conséquent distribués uniquement en librairie. De base, il est difficile d’être distribué en kiosque, mais c’est surtout parce que je considère Portrait comme un beau livre, avec une véritable ambition d’écriture. La revue ne contient que des productions inédites et nous portons une immense attention aux illustrations et photographies : c’est un bel objet !

Retrouvez tous les numéros de la revue PORTRAIT sur le site internet de l’éditeur. 

Quand Babelio vous trouve des histoires à lire pour dédramatiser la rentrée et l’aborder avec le sourire… ou des livres, faute de mieux

À l’occasion de la rentrée scolaire, nous vous proposons une liste (non exhaustive) d’histoires à lire pour aborder plus sereinement la fin des vacances et le retour dans les salles de cours.

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De nombreuses histoires parlent de la rentrée. Dans ces textes, l’école est l’un des lieux les plus emblématiques. Théâtre de mystères, de peines et de joies, de grandes histoires d’amour devenues emblématiques de la littérature ou du cinéma ou encore portrait social de nos années estudiantines, l’école parle à tous et touche tout le monde.

N’oubliez pas de cliquer sur les images pour voir les extraits et teasers proposés…

 

A propos des histoires d’enfants à l’école

Publiées pour la première fois en mars 1959 dans Sud Ouest Dimanche par René Goscinny et Jean-Jacques Sempé, les aventures du petit Nicolas étaient à l’origine un récit illustré qui contait la vie mouvementée d’un petit écolier aux nombreux amis. Ces histoires conquirent bien vite le lectorat : pendant sept ans,  le journal publia chaque semaine une nouvelle histoire du petit garçon.

En 1960, l’éditeur Axel Graal décida de publier en livre les aventures du Petit Nicolas. Cinq volumes furent alors réalisés, publiés entre 1960 et 1965 : Le Petit Nicolas, Les récrés du Petit Nicolas, Les vacances du Petit Nicolas, Le Petit Nicolas et les copains et enfin Le Petit Nicolas a des ennuis.

Bien des années plus tard, le cinéma reprend le personnage du Petit Nicolas. Deux films, Le Petit Nicolas (réalisé par Laurent Tirard en 2009) et Les vacances du Petit Nicolas (réalisé par Laurent Tirard en 2014), firent revivre sur grand écran ses aventures.

 

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Bande-annonce du film Le Petit Nicolas 

 

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Bande-annonce du film Les Vacances du Petit Nicolas 

 

Depuis, avec la traduction de ses histoires en plus de quarante langues et ses 15 millions d’exemplaires vendus dans le monde entier, le Petit Nicolas a largement conquis les cœurs. Il est même devenu l’un des personnages incontournables de la littérature jeunesse. Chaque année, c’est plusieurs milliers d’enfants qui apprennent à lire en se plongeant dans ses multiples aventures.

 

Et des histoires d’ados « Pas raccord » à l’école

Paru pour la première fois en 1999, Pas raccord est un roman épistolaire, en partie autobiographique, écrit par Stephen Chbosky. Le livre met en scène Charlie, un adolescent timide et fragilisé par le récent suicide de son meilleur ami.

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Au travers de lettres écrites à un inconnu par le personnage de Charlie, l’auteur raconte la première année au lycée du jeune homme. Il y parle de ses pensées les plus intimes, des expériences vécues et des ami(e)s rencontré(e)s qui l’aideront à franchir plus ou moins difficilement cette importante étape du passage à l’âge adulte.

Livre d’apprentissage, le roman montre l’évolution du personnage. En une année, ce dernier grandit, s’affirme, change, cela grâce à l’école, aux rencontres qu’il y fit et grâce aux joies, peines et chocs qu’il y vécut.

Réédité de nombreuses fois, Pas raccord, est renommé Le monde de Charlie en 2012, année de la sortie du film éponyme réalisé par l’auteur lui-même.

 

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Bande-annonce du film Le monde de Charlie

 

Ou encore des histoires des (pires) Profs à l’école

Née sous les coups de crayons de deux auteurs de bandes-dessinées, Pica et Erroc, la série humoristique Les Profs fut d’abord publiée en feuilleton dans Le Journal de Mickey. En 2000, les éditions Bamboo publièrent le premier album de la série, Les profs – tome 1 : interro surprise. Depuis, on peut compter en tout quinze albums déjà publiés, le prochain volume, Les profs – tome 16 : 1, 2, 3, rentrée !, étant prévu pour novembre prochain.

La série relate les péripéties d’une bande de professeurs enseignant dans un lycée difficile. Face à des élèves agités, caricatures parfois d’adolescents nonchalants, les Profs sont bien souvent dépassés, voire même…pires que leurs élèves. Débuts de carrière, superficialité, attitude blasée ou encore gigantesque poil dans la main, voilà quelques exemples des caractères de ces profs néanmoins véritables antidépresseurs lorsque l’on est atteint d’un préoccupant « blues scolaire ».

En 2010, face au succès des bandes-dessinées, les éditions Bamboo publièrent un premier roman jeunesse, Les profs – Virus au bahut dans lequel Boulard, le mauvais élève de l’histoire, décide de trouver pourquoi tous les enseignants sont devenus des cancres… Plus tard, en avril 2013, Erroc et Pica écrivirent un nouvel album, dédié lui aussi au personnage de Boulard,Boulard – tome 1 : En mode cool.

Cette publication faisait écho à la sortie en salle du film  Les Profs, réalisé par Pierre-François Martin-Laval.

 

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 Bande-annonce du film Les Profs

 

En juillet 2015, Pierre-François Martin-Laval réitère : il porte à l’écran une deuxième aventure des Profs, en Angleterre cette fois, Les Profs 2.

 

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Bande-annonce du film Les Profs 2

 

Ou bien des histoires de Poètes à l’école

Écrit par Nancy H. Kleinbaum, Le cercle des poètes disparus fut publié en 1990. Il raconte l’histoire d’un timide adolescent, Todd Anderson, qui fait son entrée à Welton, un austère collège pour garçon du Vermont. Dans l’austère Amérique des années 1960, la vie studieuse des pensionnaires connaît un vif bouleversement avec l’arrivée de M. Keating, un professeur anticonformiste amoureux de la poésie et de la liberté. Prônant auprès de ses jeunes élèves l’anticonformisme et le non respect des règlements, l’atypique enseignant leur fait découvrir le sens de la vie et bouleverse leurs existences.

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Désormais devenu un classique de la littérature américaine, Le cercle des poètes disparus est la retranscription d’un long-métrage porté à l’écran en 1989 par Peter Weir. Véritable succès, le film prit très vite la 5e place au Box Office.

 

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Bande-annonce du film Le cercle des poètes disparus

 

Il fut réalisé d’après un scénario original signé Tom Schulman, un ancien enseignant qui s’inspira de ses propres souvenirs de collège. En 1990, le scénariste remporta l’Oscar du Meilleur Scénario Original.

 

Parlons aussi des histoires de Jolies Menteuses à l’école

Sarah Shepard est une réalisatrice et une romancière américaine. Auteure de plusieurs séries littéraires destinées à la jeunesse, c’est en 2008 qu’elle signa Confidences, premier tome de la série Les menteuses.

Pour le moment, la série est composée de 15 tomes, parus entre 2008 et 2015 chez Fleuve Editions (la sortie d’un nouveau tome est prévue pour ce mois de novembre).

Le cœur de l’intrigue prend place dans la ville fictive de Rosewood, tournant principalement autour de son lycée et des histoires qui y sont nées. Les héroïnes, quatre adolescentes dont la meilleure amie a disparu sans laisser de traces un an plus tôt, sont pourchassées par un mystérieux « A » qui semblent connaître le moindre de leurs secrets. Parce qu’elles n’ont pas le choix, elles se lancent à la recherche de celui qui les traque.

Récit de l’indéfectible amitié lycéenne, la série Les menteuses a très vite atteint son public. Dès 2010,  Marlene King se réapproprie les romans et en tire une série télévisée, nommée d’après le titre anglais des livres Pretty Little Liars.

 

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Bande-annonce de la première saison de la série

 

Diffusée depuis janvier 2011, la série comporte aujourd’hui 7 saisons. Les héroïnes, toujours amies et surtout toujours soudées face aux dangers, restent aussi fidèles à leur école, où elles s’attachent à faire une apparition dans chaque épisode.

 

Ainsi que des histoires d’Automne à l’école

En 2002, Adam Shakman, réalisateur et producteur, porte à l’écran Le temps d’un automne.

Dans ce drame amoureux, Landon Carter, 17 ans, archétype du lycéen populaire et arrogant se voit contraint de jouer dans la pièce de théâtre de son lycée. Loin d’être un acteur talentueux, il est contraint de demander de l’aide à Jamie Sullivan, une jeune camarade de classe timide et solitaire. Au fil de l’automne, alors que chacun apprivoise l’autre, les deux adolescents finissent par tomber amoureux. Mais face aux difficultés d’une vie pas toujours juste, chacun se doit alors de grandir et de tirer le meilleur de ce qui lui est offert, le temps d’un automne.

 

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Bande-annonce du film Le temps d’un automne

 

Si le pitch du film Le temps d’un automne peut sembler familier à certains lecteurs, c’est qu’il s’agit d’une adaptation plus ou moins fidèle de l’histoire contée par Nicholas Sparks dans son roman À tout jamais, un roman que l’auteur écrivit pour rendre hommage à sa sœur.

SPARKS

Atoutjamais

 

Ou encore des histoires de Gossip à l’école

Auteur américaine, Cecily von Ziegesar écrit des romans destinés à un public d’adolescents et de jeunes adultes. Au début des années 2000, s’inspirant de son propre vécu dans un lycée huppé de Manhattan, elle rédigea une série de romans mettant en scène la vie de riches adolescents. Publiée en France dès 2002 par les éditions Fleuve, la série Gossip Girl comporte aujourd’hui 16 tomes.

Histoires de famille, amitiés, amours, difficultés d’adolescents, réputations et bien sûr rumeurs sont le lot de cet univers parfois bien trop réaliste où chacun, qu’il soit ou non encore lycéen ou étudiant, peut trouver un écho à sa propre expérience scolaire.

Dès 2007, l’auteure augmente Gossip Girl d’une série annexe : It Girl. Ce spin-off, composé de dix tomes, s’attache à la vie de l’un des personnages annexes des premiers romans et relate ses expériences au sein d’une pension de la banlieue chic new-yorkaise.

La même année, les livres sont adaptés en série télévisée.

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Bande annonce de la série Gossip Girl

 

N’oublions pas les histoires d’amour à l’école

Je ne m’étais jamais rendu compte que la vraie Jenny était celle-là : la douce, celle dont tous les gestes étaient si légers et si pleins d’amour. Mais ce qui me donna un véritable choc, ce fut ma propre réaction. Je fus doux. Je fus tendre.

En 1970, Arthur Hiller porte à l’écran Love Story, une histoire d’amour universelle qui su toucher des générations entières de spectateurs.

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Bande-annonce du film Love Story

 

Exploitant le motif de la différence de classe sociale, le film raconte l’histoire d’amour vécue par deux étudiants de Harvard, Olivier, sportif et riche, et Jennifer, musicienne issue d’une famille modeste. Bravant les différences, les jeunes gens tombent amoureux, s’aiment, ne se quittent plus, se marient, en dépit de leurs familles, jusqu’à ce que la vie les rattrape…

Pour promouvoir le film, Erich Segal, auteur du scénario original, écrivit le roman du film.

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Simple outil de promotion, le livre devint vite un best-seller.

 

Ni les histoires de Cancre à l’école

Quoi de plus drôle à l’école que les mauvais élèves…qui surtout le font exprès ?

Créée en 1992, la série L’élève Ducobu est aujourd’hui devenue un classique de la BD humoristique. Le scénario, écrit par Zidrou, et les dessins, réalisés par Godi, racontent les (més)aventures d’un petit garçon d’une dizaine d’années qui, se plaisant à être le cancre de son école, rivalise d’inventivité pour demeurer ainsi. Enfant rondouillard, toujours vêtu d’un pull rayé jaune et noir, façon abeille, Ducobu est surtout un fieffé tricheur, qui adore copier sur sa voisine Léonie Gratin.

Parue pour la première fois dans le journal belge Tremplin, L’élève Ducobu est publié en volumes aux éditions Le Lombard dès 1995. Aujourd’hui, la série contient 22 albums et de nombreux best-of et hors série.

Avec une moyenne de 150 000 albums vendus par titres, L’élève Ducobu est clairement une série à succès. Elle fut d’ailleurs adaptée au cinéma en juin 2011 par Philippe de Chauveron. Le film raconte les débuts de l’histoire de Ducobu, son arrivée à l’école primaire Saint-Potache bien sûr mais aussi ses premières confrontations avec son professeur, M. Latouche, et sa rencontre avec Léonie Gratin.

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Bande-annonce du film L’élève Ducobu

 

En avril 2012, Philippe de Chauveron réitère et porte à l’écran une nouvelle aventure de Ducobu.

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Bande-annonce du film Les Vacances de Ducobu

 

Et surtout pas les histoires d’écriture à l’école

A l’école, l’écriture est sans nul doute la base de tout. C’est en effet à travers elle que l’on apprend aux élèves d’abord à s’exprimer et ensuite à penser et à transmettre cette pensée.

Porté à l’écran en mars 2007, Ecrire pour exister, réalisé par Richard LaGravenese, fait la part belle à l’écriture et parle de son importance. Mettant notamment en scène l’actrice Hilary Swank, le film raconte l’histoire d’Erin Gruwell, jeune enseignante débutante qui choisit pour sa première affectation d’intervenir auprès de jeunes élèves d’un lycée difficile de Long Beach, aux Etats-Unis.

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Bande-annonce du film Écrire pour exister

 

Après de multiples incidents survenant dans cette classe de jeunes gens perçus comme « irrécupérables », Erin parvient à établir le dialogue avec ces adolescents en colère. Grâce à l’écriture, elle les fait reprendre confiance en eux.

Plébiscité et oscarisé, Ecrire pour exister est surtout tiré d’une histoire vraie, celle consignée dans un livre écrit par le professeur Erin Gruwell et ses élèves : The Freedom Writers Diary, publié chez Broadway Books en 1999.

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Et, enfin, évoquons les histoires de magie à l’école

Publiée de 1997 à 2016, la série Harry Potter est une suite romanesque écrite par J.K.Rowling. Elle se compose de sept romans auxquels est récemment venu s’ajouter une pièce de théâtre, que les fans n’ont pas tardé à considérer comme le huitième volume de la saga.

Dans les années 2000, face au succès phénoménal rencontré par la série, la Warner Bros décida de l’adapter en film. Au total, huit films furent réalisés, enchantant toujours plus de spectateurs, toutes générations confondues.

Harry Potter, certes sorcier, est aussi l’un des élèves le plus emblématique de la littérature. Toutes ses aventures ou presque se déroulent au sein de Poudlard, l’école de sorcellerie. Et bien que la donne change légèrement (car n’oublions pas qu’Harry n’étudie ni les mathématiques, ni le français, ni l’histoire-géo, ni le sport… mais la magie et autres matières scolaires fantastiques), il est chaque année plus qu’enthousiaste que jamais à l’idée de faire sa rentrée scolaire.

Pour lui, l’école est le meilleur endroit du monde, ce qui explique qu’il reprenne chaque 1er septembre le chemin de l’école avec le sourire. Véritablement magique, voire inoubliable, sa toute première rentrée scolaire à Poudlard qui nous est contée dans Harry Potter à l’école des sorciers rappelle à chaque génération de jeunes collégiens que l’école peut être une aventure positive, formatrice et surtout magique.

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Extrait du film Harry Potter à l’école des sorciers : la rentrée des premières années

 

Qui peut alors s’opposer au fait que les livres de la série Harry Potter sont comme les antidépresseurs de la rentrée scolaire, comme LES livres à lire pour aborder sereinement cette période de l’année qui efface tant de sourires ?

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Voilà donc la fin de cette petite liste de livre à lire (ou relire) pour la rentrée scolaire. Pour celles et ceux qui ont repris ce matin le chemin des classes nous vous souhaitons bon courage. Pour les autres, nous espérons que ces textes vous aideront à patienter et à aborder la rentrée avec meilleure humeur 🙂

Et comme nous avons pensé que vous pourriez avoir besoin d’un peu de courage livresque tout au long de l’année, nous avons répertorié pour vous tous les ouvrages cités et bien d’autres encore dans la « Liste des livres à lire pour aborder la rentrée avec toute la bonne humeur livresque possible« .

En vous souhaitant de belles lectures 🙂

Les interviews de la rentrée littéraire

Afin de vous aider à faire votre choix parmi les centaines d’ouvrages qui paraissent pour cette rentrée littéraire 2016, nous avons réalisé toute une sélection d’interviews d’auteurs, qui nous parlent tour à tour de leur dernier ouvrage.

Du huit clos au récit imaginaire, vous avez le choix.

 

Voici la liste de toutes nos interviews de la rentrée : 

Aurélien Gougaud, à propos du roman « Lithium »

Sébastien Berlendis, à propos de son roman « Maures »

Hugo Boris, à propos de son roman « POLICE »

Florent Oiseau, à propos de son roman « Je vais m’y mettre »

Vénus Khoury-Ghata, à propos de son roman « Les derniers jours de Mandelstam »

David Boratav, à propos de son roman « Portrait du fugitif »

 

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Denis Michelis, à propos de son roman « Le bon fils »

Laurence Tardieu, à propos de son roman « A la fin le silence »

Justine Bo, à propos de son roman « Le type qui voulait arrêter de mourir »

Laurence Vilaine, à propos de son roman « La grande villa »

Phaedra Patrick, à propos de son roman « Les fabuleuses tribulations d’Arthur Pepper »

Céline Minard, à propos de son roman « Le grand jeu »

 

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Boris Bergmann, à propos de son roman « Déserteur »

Marie Barthelet, à propos de son roman « Celui-là est mon frère »

Jean-Marc Ceci à propos de son roman « Monsieur Origami »

Stéphane Benhamou, à propos de son roman « La rentrée n’aura pas lieu »

Alors, quel ouvrage vous tente le plus parmi notre sélection ?

N’oubliez pas de participer à notre grand défi de la rentrée littéraire !

Quand « Les 68 premières fois » se livrent à Babelio

En juillet 2015, L’Insatiable Charlotte se lançait le challenge de lire tous les premiers romans annoncés pour la rentrée de Septembre. Six mois plus tard, en janvier 2016, c’est avec le soutien de nombreux éditeurs, de nombreux lecteurs et celui d’une équipe motivée qu’elle lance la seconde édition des 68 premières fois. Elle a accepté de nous en dire un peu plus sur ce défi livresque.

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L’Insatiable Charlotte, blogueuse passionnée (voir son blog), instigatrice des 68 premières fois

En juillet 2015, Les 68 premières fois étaient un challenge personnel un peu décalé. Aujourd’hui, elles ont beaucoup évolué, notamment avec la mise en place d’un comité de sélection et l’adoption d’un logo officiel. Quel effet cela fait-il de voir son projet, au départ personnel, devenir comme une petite institution parallèle à la rentrée littéraire ?

Je ne suis pas certaine que le projet soit déjà parvenu au stade « d’institution ». Mais on peut dire en tous cas que les 68 sont loin des listes préétablies des prix littéraires, qui résultent souvent des choix d’une poignée d’initiés. Ici on est plutôt dans une démarche authentique de lecteurs passionnés mais loin du milieu. Ils ne choisissent pas un livre par envie de mettre en avant une maison d’édition plutôt qu’une autre, mais plutôt parce qu’ils ont fait une belle découverte littéraire. De plus, ce sont les lecteurs qui font vivre la sélection et non l’inverse. On ne vient pas du haut pour diffuser la bonne parole, on part de ceux pour qui les auteurs écrivent vraiment, à savoir leurs lecteurs, et cela n’a pas manqué d’attirer l’attention.

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Logo des 68 premières fois, seconde édition

Les 68 premières fois ont effectivement beaucoup attiré l’attention, tant et si bien que vous avez rapidement croulé sous les demandes de lecteurs motivés souhaitant vous aider à lire tous ces premiers romans. Comment expliquez-vous un tel succès ?

Cela me semble encore magique. C’est peut-être parce que la démarche est sincère et authentique, qu’elle est faite sans chercher à vendre quelque chose et en toute indépendance, avec seulement la passion et la curiosité comme moteurs, qu’elle a tant été appréciée. Je pense aussi que « l’effet communauté » a beaucoup joué : participer aux 68, c’était avoir le sentiment d’appartenir à un groupe de privilégiés qui jouaient les défricheurs, partageant les découvertes littéraires qu’ils faisaient. Et puis l’idée de dénicher la perle rare avant tout le monde a sûrement motivé pas mal de lecteurs, et sans doute le fait-elle encore aujourd’hui.

D’autres prix littéraires français, quoique sans associer les lecteurs, défrichent le champ des premiers romans pour en faire émerger les pépites. En quoi Les 68 premières fois sont-elles différentes ?

En fait, les 68 premières fois ne sont pas un prix. C’est là la différence. Contrairement aux prix littéraires qui ne mettent bien souvent en avant qu’un ou deux romans (repris ensuite par tous les médias), les 68 s’attachent à faire découvrir au public tous les premiers romans, ceux dont on ne parle pas forcément – au moins une vingtaine par rentrée littéraire. On ne cherche pas à les comparer ou à les classer. On veut juste faire parler d’eux et les faire voyager. En somme, on les aide à vivre, on leur donne le coup de pouce dont ils ont besoin pour aller à la rencontre de leurs lecteurs.

Parlez-nous plus en détail des 68 premières fois… Avec votre équipe, vous allez publier en septembre une liste contenant environ une vingtaine de titres qui sera le second volet de la sélection 2016 (après la liste parue en mars). Concrètement, comment tout cela fonctionne-t-il ? Pourquoi choisissez-vous de mettre un titre dans la liste plutôt qu’un autre ?

Déjà, je m’oblige à lire tous les romans. Ce n’est qu’après, avec l’aide des lectrices Nicole, du blog Motspourmots et Eglantine, que nous commençons à dresser les listes des rentrées. Après, c’est plutôt simple. Pour déterminer la vingtaine de titres que l’on va mettre dans chacune d’entre elles, nous lisons tous les premiers romans, sans exception, et après cette étape cruciale nous choisissons selon l’émotion que les textes ont suscitée mais aussi selon la langue utilisée ou encore l’originalité présente dans le roman. Nous mettons un point d’honneur à mettre en avant ceux qui nous ont donné la sensation d’avoir face à nous une nouvelle façon de cerner le monde et de l’écrire.

Et les éditeurs ? L’an dernier ils étaient nombreux à avoir soutenu Les 68 premières fois. Cette année encore, ils sont présents. Puisqu’ils ne prennent pas part à la sélection, quel rôle ont-ils ?

A chaque rentrée littéraire, il y a entre 60 et 70 premiers romans. Il est impossible de tous les acheter, les éditeurs nous transmettent donc des exemplaires « presse » pour que nous puissions les lire et déterminer ceux qui feront parti de la sélection. Ensuite, une fois la sélection faite, ils nous envoient plusieurs exemplaires de chaque titre afin que l’on puisse les faire circuler entre les lecteurs participants (ils sont 75 cette année). Les éditeurs sont vraiment essentiels, sans eux, sans leur soutien, l’opération serait très réduite voire peut-être même impossible.

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Au final, quel est le rôle des 68 premières fois : élire le meilleur des premiers romans de la rentrée littéraire ou faire parler d’eux ?

Faire parler d’eux, sans hésiter. Les 68, c’est surtout pour faire découvrir les romans de la rentrée écrits par des auteurs qui ne sont pas encore connus du public. Ces titres sont souvent « oubliés ». Or, les premiers romans sont importants : ce sont des promesses. Ils véhiculent je crois une sorte de magie, celle de la publication qui peut changer une vie. Ils sont fragiles et leurs auteurs se retrouvent bien trop souvent projetés au milieu de centaines de parutions sans vraiment recevoir d’aide. Alors notre rôle, c’est de la leur fournir, et de faire parler d’eux. Mais je ne pense pas que nous soyons là pour « élire le meilleur ».

Dans quelques années, qu’est-ce que vous retiendrez de cette aventure ?

Ce que je retiendrai, c’est ce collectif qui se crée, avec cette envie et cette énergie incroyables. Je trouve ça magnifique qu’il soit encore possible de fédérer et de lancer des ponts, de permettre des rencontres autour d’une même passion. Je pense que l’on peut résumer en disant que le plus beau de cette aventure, c’est les gens qui l’ont rendue et la rendent encore  possible aujourd’hui.

Et sinon, quels sont les premiers romans de la première édition qui vous ont marqué, et que vous n’oublierez pas ?

Pour 2015, le roman Les échoués de Pascal Manoukian a reçu un accueil unanime, tous les lecteurs participants ont été émus par cette histoire et, tel un consensus rare, le texte a su toucher par sa profondeur et ses personnages, profondément attachants. Il y a également eu d’autres lectures marquantes, comme Nos âmes seules de Luc Blanvillain ou Appartenir de Séverine Werba. Ce sont tous des romans dont les médias ont peu parlé alors même qu’ils méritaient d’avoir accès à un large public.

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Vous avez déjà lu de nombreux premiers romans de la rentrée littéraire de septembre 2016, quels sont les titres que vous voyez déjà sortir du lot ?

Evidemment, il y a celui, incroyable, de Guy Bolet, qui offre avec son Fils de feu une langue riche et poétique, d’une puissance folle. Il y a également le roman de Jean-Marc Ceci, Monsieur Origami, un texte délicat et d’une pureté rare, ou encore Negar Djavadi et son si attachant Désorientale. On trouve aussi de jolies choses chez Zoé, Héloïse d’Ormesson ou bien Plon. La rentrée littéraire de Janvier nous avait livré des pépites, celle de septembre ne sera sûrement pas en reste !

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Bon et après ? On repart pour une troisième édition ?

Evidemment ! Tant que l’envie est là, on continuera.

Surtout, nous allons ajouter une nouvelle dimension aux 68 premières fois. L’idée, c’est de créer d’autres premières fois (un peu comme on l’a fait avec cette seconde première fois). Nous avons déjà commencé à faire évoluer le projet, en allant vers des publics non acquis, par exemple au travers de l’opération mise en place dans les établissements pénitentiaires. Cette nouvelle facette du projet nous permet de donner un autre rôle au roman et d’en faire un outil de transmission et de partage.

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Un grand merci à L’Insatiable Charlotte pour ses réponses !

En attendant de découvrir la sélection des premiers romans de septembre 2016, vous pouvez faire une petite séance de rattrapage en consultant la liste de la rentrée littéraire de janvier. Et, parce que Babelio s’associe à cette seconde édition, vous aussi vous pourrez participer aux 68 premières fois grâce au Challenge Premiers Romans qui sera lancée au début du mois de septembre 🙂

A bientôt et belles lectures 🙂