Où Babelio vous donne rendez-vous au salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil

Une fois encore, l’équipe de Babelio vous propose de la suivre au salon du livre jeunesse de Montreuil, pour sa 31e édition. Cette année, les festivités se dérouleront du 2 au 7 décembre, autour du thème “Pour de vrai, pour de faux”, proposant ainsi de nombreuses activités et rencontres mettant en lumière les relations qui se jouent entre fiction et réalité, entre mode imaginaire et virtuel dans la littérature jeunesse.

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Compte-tenu des récents événements, les organisateurs se sont battus pour maintenir le salon aux dates prévues. Et pour marquer leur détermination à faire de cet événement un moment festif et populaire, la journée du mercredi 2 décembre sera gratuite pour tous les visiteurs.

Le festival en quelques lignes

“Éclairer le monde et faire grandir nos enfants”, voilà le maître mot de ce grand rendez-vous annuel de la littérature jeunesse. Financé par le conseil général de la Seine-Saint-Denis, présidé par Danielle Bidard, le salon s’est au fil des ans imposé comme la référence en matière de littérature jeunesse.

Comme nombre de ses cousins, le festival remet chaque année son lot de prix littéraires, les Pépites de Montreuil. Ces Pépites ont déjà récompensé par le passé de talentueux écrivains comme Timothée de Fombelle, Thierry Magnier, Michel Galvin ou encore Emmanuelle Houdart. Cette année, le jury est composé des parrains des Pépites, à savoir l’écrivain Anne-Laure Bondoux et l’illustrateur Olivier Tallec et bien sûr, un panel de journalistes, bibliothécaires et libraires.

L’édition 2015

Les gagnants des Pépites 2015 ont été révélées le 24 novembre dernier. Voici les lauréats par catégorie :

Par ailleurs, un large panel d’auteurs seront présents à cette édition dont notamment Anne-Laure Bondoux, Samantha Bailly, Charlotte Bousquet, Cathy Cassidy, Axl Cendres, Timothée de Fombelle ou encore Joseph Delaney,  Dany Laferrière, Jérôme Noirez ou Bastien Vivès. Vous pouvez retrouver le planning des dédicaces sur le site du festival.

Comme évoqué plus haut, c’est la thématique du “Pour de vrai, pour de faux” qui oriente les événements de cette édition. Quatre  grandes scènes seront ouvertes au public (littéraire, graphique, numérique et vocale). Elles seront animées en continu sur toute la durée du salon  et donneront à découvrir les grandes voix de la littérature jeunesse. Des expositions et de nombreuses  autres surprises attendent les visiteurs. Vous pouvez d’ailleurs  retrouver le programme complet des festivités sur le site du festival.

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Exposition – Wonderland

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L’événement phare de cette année est une exposition étalée sur 300m2 et dédiée à Alice au pays des merveilles et proposant plus de 200 illustrations originales.

Depuis 150 ans maintenant, Alice est un personnage qui a su fasciner des générations entières d’enfants. Ce classique aux multiples adaptations et dont on trouve des références dans un nombre gigantesque d’oeuvres, est une nouvelle fois repris, cette fois sous forme d’exposition au salon.

Au niveau -1 du salon, l’exposition Wonderland, la logique du rêve, invite les visiteurs à plonger entre rêve et réalité dans un monde merveilleux de mots et d’images. Nombreux sont les illustrateurs à avoir répondu à l’appel de cette entreprise osée, mettant leurs dessins aux services du contes, soufflé à vos oreilles par la voix de Véronique Ovaldé pendant votre visite.

Créations multimédias, réalité augmentée visuelle et sonore vous attendent aux salon pour un voyage unique en son genre, où la logique n’est plus celle que vous croyez.

Nos impressions : 
Il y a peu d’œuvres jeunesse qui ont autant séduits petits et grands que l’histoire d’Alice aux pays des merveilles de Lewis Carroll. De fait, si elle a été très tôt remaniée pour un plus jeune public, elle fut d’abord pensée par l’auteur pour un public adulte. C’est peut-être cette « hésitation » et ces différents niveaux de lecture qui ont tant séduit les nombreux illustrateurs qui se sont au fil du temps emparé de cette histoire.

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C’est l’une des grandes qualités de l’exposition Wonderland du Salon du livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil que de nous montrer ces multiples appropriations d’illustrateurs.

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On retrouve les originaux de John Tenniel et de Lewis Carroll lui-même mais également de superbes illustrations de nombreux illustrateurs aux origines les plus diverses quoique toujours européennes.
On retrouve ainsi les travaux de ces artistes : 
Gilles Bachelet, dont l’univers « parodique et fantaisiste semble défier tout sens de la logique »

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Chiara Carrer, une illustratrice italienne « passée maître dans l’art de créer des images composées »

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Anthony Browne, un artiste anglais « au dessin travaillé, très coloré, précis et foisonnant de détails » :

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La grande illustratrice Rébecca Dautremer « à la palette de couleurs denses et chatoyantes, aux dessins précis et raffinés » : 20151202_141046

Le très apprécié dessinateur français Benjamin Lacombe dont « l’ambiguïté sucrée-salée » de ses dessins sied tant à l’univers d’Alice au Pays des Merveilles. 

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En conclusion, l’exposition est une belle échappée, quoiqu’un peu sombre, dans l’univers absurde d’Alice au Pays des Merveilles très loin de la représentation -assez controversée- de Disney  qui a pourtant marqué plusieurs générations d’enfants. Une exposition qui ravira aussi bien les enfants (malgré la

Nos entretiens avec les auteurs

Charlotte Bousquet

2180Invisible met en scène le suicide adolescent au travers du personnage de Marie, une jeune fille très mal dans sa peau. Pourquoi avoir choisi de soulever ce problème particulier ?

L’adolescence, particulièrement durant les dernières années de collège, est une période particulièrement difficile, où l’on se sent à la fois mal dans sa peau, incompris. Fragilisé, on se sent parfois nul, inutile – avec des envies d’en finir avec la vie, qu’il s’agisse d’appels au secours ou d’un mal être beaucoup plus profond. On ne se suicide pas seulement parce qu’on est victime de harcèlement, parce qu’on est différent ou que l’on a subi des choses terribles. Ado, j’avais tendance à voir le monde en noir – et mon bref passage dans le monde de l’enseignement, même s’il s’agissait d’étudiants et non de collégiens, a été marqué par la mort de l’un d’entre eux. Je pense que c’est important d’en parler…

Retrouvez l’interview complète de Charlotte Bousquet sur Babelio

Marion Brunet

Brunet-Marion-2014-nb-620x538Dans ce roman vous mettez en scène des enfants vivant en foyer d’accueil. Vous avez vous-même travaillé en tant d`éducatrice spécialisée dans un foyer du même type. Votre expérience personnelle est-elle à l’origine de cette démarche ?

Oui. J`avais envie de mettre en scène ces enfants que j`avais rencontré au cours de ma vie professionnelle, des enfants plein de ressources malgré des vies abîmées déjà très jeunes, et dont on parle peu. Et je voulais le faire sous un angle humoristique, parce que l`humour permet d`aborder des choses essentielles sans pathos, et parce que malgré leur début de vie chaotique, ces enfants ont une énergie incroyable.

Retrouvez l’interview de Marion Brunet sur le site de Babelio

Jo Witek

witekMentine, votre héroïne est précoce et souffre d’hypersensibilité. Pourquoi avoir choisi de mettre en scène une narratrice au caractère si particulier ?

Avec Mentine, c’est d’abord l’envie de parler de curiosité intellectuelle, de la joie d’apprendre, du plaisir de lire. Pour passer de nombreuses heures en collèges et lycées, en observant et discutant avec les jeunes, je sais combien l’intelligence n’a pas bonne presse. Pour certains, aller au CDI relève de courage et dire qu’on adore le latin… là c’est héroïque. Cela m’inquiète. En tant que femme, citoyenne, auteure, mère aussi. Il est temps de redonner une place privilégiée aux intellos ! Jamais on ne remettrait en cause le succès d’un sportif de haut niveau, alors pourquoi dévaloriser les grosses têtes, les bosseurs ?

Retrouvez l’interview complète de Jo Witek sur Babelio

Axl Cendres

255_CPVous mettez en scène une famille dysfonctionnelle, une famille de 7 enfants qui ne ressemble à aucune autre, gérée par un père visiteur régulier de la prison et une mère à l’asile. Pourquoi avoir choisi une telle tribu comme cadre de votre histoire ?
Je prends toujours pour personnages des gens abîmés par la vie, qui se « réparent » en cours de route, je trouve cela intéressant de voir comment les personnages vont se débrouiller avec les mauvaises cartes que leurs a distribuées la vie.

Retrouvez l’intégralité de l’interview sur Babelio

Françoise Dargent

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Le choix de Rudi s’inspire de la vie du jeune Rudolf Noureev, figure fondatrice de la danse contemporaine. Pourquoi avoir choisi de consacrer un ouvrage à ce personnage ?

Rudolf Noureev me fascinait lorsque j’étais adolescente. Il était à l’époque le danseur étoile le plus connu au monde avec une aura de star qu’il est difficile d’imaginer aujourd’hui pour un danseur. Je ne connaissais pas vraiment son histoire. J’ai lu ensuite la formidable biographie romancée que lui a consacrée l’écrivain Colum McCann et j’ai découvert la complexité du personnage. Noureev est véritablement un personnage de roman et dans sa vie, ses jeunes années, sont particulièrement intéressantes. Dès le départ ! Rien que de savoir qu’il est né dans un train en route vers la Sibérie, filant dans un paysage enneigé, fait fonctionner l’imaginaire.

Retrouvez l’interview complète sur Babelio

Samantha Bailly

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Votre roman met en scène la rencontre entre deux adolescentes en mal de vivre par l’intermédiaire d’un forum internet. Pourquoi avoir choisi de traiter la question de la rencontre en ligne ? Avez-vous un message particulier à faire passer à ce sujet ?

En 2013, je sortais d’un rendez-vous avec mon éditrice chez Rageot, qui m’a proposé d’écrire un nouveau roman pour eux. Je me suis alors interrogée sur les thématiques que j’avais envie d’aborder, et l’adolescence m’est apparue comme une évidence. J’ai été profondément marquée par un roman il y a quelques années, Le monde de Charlie, de Stephen Chbosky qui à mon sens retranscrit la période du lycée avec justesse, réalité et finesse, sans chercher à lisser ou simplifier cette période complexe (…)

Retrouvez l’interview complète sur Babelio

Retrouvez vos critiques à Montreuil

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