Quand Babelio vous emmène au salon Livre Paris 2016

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Une nouvelle fois, toute l’équipe de Babelio vous attend au salon du livre de Paris, porte de Versailles, du 17 au 20 mars 2016.

Attention nouveautés ! 2016 est l’année du changement pour le bien connu salon littéraire parisien. Par delà son un nouveau nom et sa nouvelle identité visuelle un grand nombre de surprises attend les visiteurs dès le 17 mars… Cette édition signe en effet le grand retour de la nocturne du jeudi, ainsi qu’un nouvel aménagement et une  scénographie inédite. Au programme : 1200 éditeurs présents, 4700 séances de dédicace, 50 pays représentés et près de 200 000 visiteurs attendus.

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Comme à chaque édition, les visiteurs devront faire des choix cornéliens lorsqu’il s’agira pour eux de choisir quel auteur aller voir en dédicace : d’Olivier Adam à Emmanuel Carrère, de Luc Brunschwig à Olivier Bourdeaut, de Sylvie Germain à Camille Laurens en passant par Nathalie Azoulai et Philippe Claudel : il y en aura pour tous les goûts avec plus de 1 200 éditeurs invités cette année !

L’intégralité du programme des dédicaces est disponible sur le site du salon.

 

Voyage en Corée du sud

Corée

Comme chaque année depuis 1988, le salon a choisi de mettre à l’honneur un pays en particulier, en invitant ses plus grands auteurs ainsi qu’en valorisant sa culture au travers de conférences thématiques. Cette année, c’est la Corée du sud, l’une des littératures majeures du continent asiatique, qui nous fait l’honneur de déplacer 30 auteurs, spécialement pour nous lecteurs. Accompagnés d’une vingtaine d’éditeurs à accompagner ces 12 femmes et 18 hommes issus de toutes les générations et venu nous transmettre leur goût pour cette culture, variée et fascinante.

En guise d’avant goût, une liste de certaines oeuvres des auteurs sud-coréens invités, réalisée par MissG sur Babelio.

 

Conférences et expositions – mises à jours au cours du festival

 

POÉSIE GALLIMARD, 50 ANS DE PROSODIE EN IMAGES

logo poésie 50 ans.inddC’est à un anniversaire particulier que Gallimard vous convie dans les allées du salon Livre Paris, celui de sa collection « Poésie/Gallimard » qui fête cette année ses 50 ans. 50 ans, soit un demi-siècle de textes en vers et en proses ; un demi-siècle de célébration de poètes français tels Paul Eluard ou Yves Bonnefoy  et de poètes étrangers comme William Blake ou Rafael Alberti ; un demi-siècle qui représente plus de 500 publications au format poche et plus de 17 millions d’exemplaires vendus.

Pour célébrer cet anniversaire, il sera possible, pendant toute la durée du salon, au stand L77, d’admirer des “éditions originales, manuscrits autographes, tirages argentiques d’épreuves, correspondances d’auteur” mais également de participer à un cadavre exquis géant, ou encore de se promener au rythme de la lecture de textes majeurs tout le long d’un parcours sonore.

Notre avis :

C’est à la découverte de ce qui ressemble à un trésor pour tous les amoureux de la poésie que nous invitent les éditions Gallimard au Salon du livre pour fêter les 50 ans de sa collection « Poésie/Gallimard ».
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Lancée en 1966 par Claude Gallimard, la collection avait pour but de proposer de la poésie au format poche et donc à un prix réduit afin de toucher tous les publics. Une ambition constamment rappelée par Gallimard. Il est ainsi amusant de retrouver au sein de l’exposition une demande de tel poète d’amélioration de la qualité du papier de la collection, jugée trop médiocre. La réponse de la maison est sans appel, la qualité du papier ne sera pas améliorée afin de garantir le prix le plus accessible. Et tant pis si cela entraîne le refus de l’auteur d’être publié au sein de la collection…

eluardEn 1966, lors du lancement de la collection, ce sont trois ouvrages qui sont proposés aux lecteurs : Capitale de la douleur de Paul Eluard, Poésies de Federico Garcia Lorca et Poésies de Stéphane Mallarmé. Si impasse n’est pas faite sur les auteurs étrangers, la plupart des panneaux concernent les auteurs français. On retrouve ainsi de nombreuses lettres manuscrites des poètes comme Henri Michaux se plaignant de voir la publication de son ouvrage La Nuit remue continuellement reportée, les indications d‘Yves Bonnefoy quant à la publication de son recueil Du mouvement et de l’immobilité de Douve ou encore les éloges de J. M. G. Le Clézio envers l’oeuvre Max Jacob pour l’ouvrage duquel il doit écrire une préface.

Au programme également, les premiers manuscrits de certains poèmes comme ceux de René Magritte ou bien l’exposition de carnets appartenant à d’autres poètes comme Alain Duault.
Une exposition passionnante pour qui aime la poésie, les manuscrits mais aussi les coulisses de l’édition, les échanges que peuvent tenir un auteur et un éditeur.

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Et parce que la poésie est aussi un jeu, on retrouve au sein de l’exposition un cadavre exquis géant réalisé par les visiteurs. Chaque vers est extrait d’un poème de la collection. Au visiteur de l’associer à un autre vers !

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PREMIERS ROMANS 

L’expérience du premier roman, Olivier Bourdeaut avec En attendant Bojangles, Isabelle Bunisset avec Vers la nuit et Emmanuel Régniez avec Notre château, viennent tout juste d’y goûter. C’est sur la scène littéraire du salon que nous avons eu la chance de les entendre sur le sujet, vendredi 18 mars, entre 14 et 15 heures.

 

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En premier lieu avec la question du premier roman, vient celle de la démarche : comment naît l’envie d’écrire ? Olivier Bourdeaut a de son côté toujours beaucoup lu, et c’est l’admiration qu’il développe pour les écrivains qui le pousse à écrire : « Mon seul point commun avec mon petit personnage est que je n’ai jamais eu la télévision ; c’est donc tout naturellement que je me suis tourné vers la bibliothèque. C’est à la période romantique des 16/17 ans que j’ai commencé à essayer d’écrire. C’était très mauvais et ça l’est resté longtemps ! » Isabelle Bunisset a , elle, un rapport tout autre à l’écriture : « En tant que critique littéraire et thésarde, j’ai déjà beaucoup écrit. Je suis spécialisée sur Céline et je me suis dit que si je voulais écrire autre chose, il fallait d’abord que je l’enterre. Il était donc impossible que mon premier roman ne soit pas sur lui et qu’il ne relate pas sa mort. C’est ce que j’ai fait avec Vers la nuit. J’ai souhaité montrer une autre image que celle que l’on connaît, celle du polémiste et du salaud. »

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Vient ensuite la question du lieu de l’action, et si un point lie les romans de nos trois auteurs, c’est bien les maisons de leurs héros, personnages à part entière de leur histoire. Isabelle Bunisset explique : « La maison de Meudon est extrêmement importante pour Céline, c’est le lieu de son retranchement, vis à vis des journalistes qu’il déteste, et au sein de laquelle réside ce qui l’apaise, la danse et ses nombreux animaux. Elle a aujourd’hui brûlé, mais sa veuve l’a longtemps conservée telle qu’elle était, c’est dire si elle incarnait le personnage. » L’appartement des personnages d’Olivier Bourdeaut est une entité presque vivante, dont le sol en damier devient un terrain de jeu et le vaisselier une plante géante à cause de sa laideur initiale: « Je voulais rendre l’appartement vivant, en faire une cellule d’isolement par rapport au monde et qui incarnerait la folie de mes personnages. » Pour Emmanuel Régniez, le « château » de son roman est également vivant, puisqu’il est celui qui protège les personnages : « D’abord je voulais écrire sur l’intimité et j’ai donc conclu que mes personnages devaient être enfermés quelque part et qu’ils fantasment le lieu de leur enfermement.  »

Vient ensuite l’élaboration des personnages habitant ces lieux, et on peut dire qu’à ce sujet, les méthodes de chacun des invités divergent. Isabelle Bunisset, en choisissant d’écrire sur Céline a vécu son roman comme un engagement personnel envers Céline : « On ne touche pas à un monument sans déranger personne. On a même parlé de suicide littéraire à mon sujet. Je pense qu’étudier un écrivain amène à mieux le comprendre. Bien sûr qu’on connait son antisémitisme, mais je pense qu’il est temps de passer à autre chose. Céline est un personnage très touchant à mes yeux et c’est surtout le génie de sa langue qu’il faut voir et comprendre. Il ne faut plus le juger, sa littérature mérite mieux que cela. » De son côté, Emmanuel Régniez avoue ignorer beaucoup du profil de ses personnages : « Je ne sais pas si mes personnages sont des monstres, s’ils sont frères et sœurs, je sais simplement qu’ils sont probablement un couple. Le problème des romans est qu’il lui faut des personnages. Dès lors, j’ai choisi de les rendre les plus mystérieux possibles. Ce mystère est d’autant plus palpable pour l’écrivain que nous sommes loin de tout maîtriser : on croit tout avoir en main, et quelquefois, les personnages ne vont pas dans la direction que nous avions prévue pour eux, sans que l’on puisse expliquer pourquoi. » Olivier Bourdeaut souligne de son côté le rôle des lecteurs dans la construction des personnages : « Ce roman n’a pas été prémédité, je n’ai donc pas toujours les réponses à ce genre de questions. J’ai dû apprendre à y répondre, car lorsque j’ai commencé Bojangles, je ne savais pas encore bien de quoi j’allais parler et surtout, je n’explique pas tous les choix que j’ai faits ! » Isabelle Bunisset de rajouter : « On ne sait de plus jamais ce que le lecteur va faire de nos personnages. »

Vient enfin la question de la langue, que les trois auteurs invités ont choisi de travailler chacun à leur manière. Isabelle Bunisset explique : « Céline disait que la musique était sa grande rivale. Il voulait parvenir à insuffler à ses textes la légèreté de la musique. J’ai par conséquent essayé d’écrire ce livre comme un chant d’agonie. » Dans une démarche similaire, Emmanuel Régniez a également essayé de transcrire la proximité entre musique et littérature : « En choisissant d’écrire un roman de style gothique, j’ai supprimé une dimension romanesque pour gagner en poésie.  Avec un jeu autour des répétitions, j’ai donné un style incantatoire à mes propos. Mes références sont d’ailleurs beaucoup plus du côté de la poésie et de la performance que du côté du roman. » Cette poésie, Olivier Bourdeaut l’a de son côté traduite de plusieurs façons dans son roman : « Je voulais être poétique à plusieurs niveaux. La naïveté de l’enfant m’a permis un premier niveau, mais j’ai eu peur de me lasser. C’est pourquoi j’ai choisi de croiser le regard de l’enfant avec des prises de parole du père, poétiques d’une autre manière, puisqu’elles sont en rimes. La mère est poétique par son comportement. La poésie est partout dans Bojangles, mais sous différentes formes. »

 

sans-titre-5LA PETITE BEDETHEQUE DES SAVOIRS

Avis à tous les cancres et autres effrayés de la culture ! Le Lombard a enfin trouvé la solution : si la philosophie peut être nébuleuse, la science barbante ou le droit assommant lorsqu’ils sont enseignés dans d’énormes livres aux petites lignes, qu’en est-il de grandes bulles éclatantes d’humour ? La petite bédéthèque des savoirs, c’est la nouvelle collection des éditions du Lombard qui s’expose au salon pour la toute première fois et grâce à laquelle les plus grands érudits du temps présent vous contaminent de leur passions en quelques pages seulement. Rendez-vous en N97.

Notre avis sur l’exposition.

On a croisé 20160317_130807beaucoup d’enfants au sein de l’exposition consacrée à la La petite bédéthèque des savoirs, nouvelle collection parue aux éditions du Lombard.
Ce sont les imposants requins, d’abord, objets de l’un des tomes de la collection,  qui ont retenu leur attention avant qu’ils ne se dirigent vers l’étrange collection de t-shirts illustrant le tome consacré au heavy metal d’Alice Cooper et d’AC-DC. 

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Vous avez bien lu, l’exposition a fait croiser, en plein salon du livre, requins blancs et hard rock mais aussi de nombreux autres thèmes comme la question du droit d’auteurs, l’univers ou encore, pêle-mêle, le cinéma, l’intelligence artificielle et les zombies.

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Un mélange qui pourrait paraître étonnant mais qui rend bien compte de l’ambition de la collection : traiter de tous les sujets de manière intelligente afin que plus personne ne soit effrayé d’apprendre. La collection proposant d’associer un spécialiste du sujet abordé à un auteur de BD, la bande dessinée est naturellement très présente dans l’exposition avec la présentation de nombreuses planches en noir et blanc issues de la préparation de différents tomes dont la plupart sont inédits. Une belle mise en bouche pour petits et grands.

CONVERSATION CULINAIRE AVEC MATHIAS ENARD ET ANNE-SOPHIE PIC : TROIS ETOILES ET UN GONCOURT

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Existe-t-il des liens entre littérature et gastronomie ? Mathias Enard, Prix Goncourt 2015 et Anne-Sophie Pic, chef 3 étoiles au guide Michelin, nous ont montré que oui.

Amateur de bonne cuisine, Mathias Enard est propriétaire d’un restaurant à Barcelone, là où il vit. « Il s’agit d’un restaurant Libanais, dont la cuisine fait écho à la tradition Méditerranéenne. J’aime explorer cet héritage qui m’est cher. »

 

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Lorsqu’ils sont interrogés sur la réception de leur récompense, les deux artistes s’accordent : « J’ai vécu ma troisième étoile comme une récompense pour le travail fourni, elle a été une sorte de libération, ma famille l’ayant perdue des années auparavant, j’étais fière de faire briller à nouveau la cuisine de mes ancêtres » explique Anne-Sophie Pic. De son côté, Mathias Enard précise : « Au moins, le Goncourt, une fois qu’on l’a reçu, on ne risque pas de le perdre ! » L’écrivain explique que ce prestigieux prix a sonné comme un coup de projecteur sur son dernier livre mais qu’il n’a pas bouleversé son rapport au livre ou à l’écriture. « Mais l’effet demeure très puissant sur les médias et les lecteurs, et même à l’étranger, car tout le monde connaît le prix Goncourt. »

Si les auteurs ont souvent du mal à choisir le titre de leurs ouvrages, il en est de même pour les chefs gastronomiques : « J’affine souvent les titres de mes plats à mesure de cuisine » explique Anne-Sophie Pic. « Un titre est difficile car il ne doit pas trop en dire ni pas assez. Il faut combiner nos envies de poésie avec le rôle indicatif du titre. » Mathias Enard complète : « Le titre c’est beaucoup de choses, c’est d’ailleurs la première chose qu’un lecteur voit à l’approche d’un ouvrage. Par là, se créé un horizon d’attente chez le lecteur, qui peut totalement conditionner sa lecture. Le tout, lors du choix d’un titre, est de pouvoir se mettre à la place de ce potentiel lecteur et d’imaginer l’effet de ces mots sur les autres. » A cette occasion, l’écrivain nous explique que le titre de Boussole était à l’origine plus long, et qu’il a peu à peu été réduit, pour revenir à l’essentiel. « L’ouvrage a très longtemps failli s’appeler la Boussole de Beethov, mais j’ai eu peur que les gens pensent qu’il s’agissait d’un ouvrage sur le musicien alors que cet épisode n’est qu’anecdotique dans le roman. » Il rajoute d’ailleurs que l’inflation infinie des titres que connaît le monde de l’édition aujourd’hui (pensons à L’Extraordinaire Voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea) le laisse très perplexe, ce que la chef étoilée souligne également.

La discussion s’oriente ensuite vers la première phrase des romans et des mises en bouches. « La présentation de la mise en bouche ne doit surtout pas tout dévoiler. De plus, je pense que nous devons éviter de rester bloqués dans les carcans de la tradition et nous ouvrir à de nouvelles choses. Comme avec les romans, il faut savoir s’émanciper des héritages et se laisser aller à la création. » explique Anne-Sophie Pic. Cette libération des chefs vis à vis de la tradition, Mathias Enard s’y reconnaît bien en tant qu’écrivain du XXIe siècle : « On porte bien évidemment avec soi une tradition du roman qui fabrique un cadre et qui contraint. Mais comme dans un restaurant, où la règle de l’ordre des plats ne doit pas être modifié, je pense qu’il ne faut pas hésiter à se libérer. Le roman du XXIe siècle est très libre à mes yeux, nous pouvons varier les contenus et ne plus nous borner à des la fiction. Aujourd’hui, et ça n’était pas le cas avant le XIXe siècle, proposer des textes vrais, non fictionnels et les appeler romans. Finalement, nous avons permis à une nouvelle façon de faire des romans d’émerger. » Anne-Sophie Pic complète : « Je travaille par exemple beaucoup sur l’olfactif et les associations de goût. Pour moi, l’odeur des plats a une importance primordiale dans le processus de la dégustation. Ainsi, je réfléchis avec mes équipes à proposer des mises en bouche purement olfactives, qui permettraient de faire naître le désir de manger. Sans bouleverser l’ordre du repas, ce type d’expériences pourrait donner un nouveau souffle à la cuisine, comme l’arrivée du roman non-fictionnel dans l’histoire de la littérature. »

Les écrivains ont-ils le même rapport à la critique que les chefs gastronomiques ? Il semblerait que oui aux vues des réponses des deux invités de la Scène culinaire. Grands amateurs de la technique de l’autruche, Anne-Sophie Pic et Mathias Enard préfèrent tous deux ne pas se laisser déstabiliser par la critique : « La critique est stimulante et surtout nous devons vivre avec, celle des journalistes comme celle des clients. Je ne cherche pas à plaire à tout le monde de peur de me perdre moi-même, c’est pourquoi je préfère me préserver d’avis trop tranchés à propos de ma cuisine. Quelquefois, la critique est nécessaire, mais il ne faut pas trop se laisser influencer. » nous explique la chef étoilée. L’écrivain confirme : « J’avoue ne pas vraiment lire les critiques, mon attachée de presse s’occupe de me faire des retours sur la globalité des avis et ça m’est suffisant. Il m’est souvent arrivé d’être déstabilisé par ce que j’avais pensé faire et ce que les autres en retenaient. »

Si les aboutissants du processus de création peuvent être comparés, les méthodes des deux convives divergent quant à la recherche d’inspiration : « Pour inventer mes recettes je pars toujours du produit. Je m’inspire principalement des rencontres avec des univers différents du mien et absolument pas en goûtant les plats des autres. Je trouve les rencontres et les chocs culturels bien plus inspirants que la nourriture d’autrui. »  De son côté, Mathias Enard avoue ne pas aimer les notes « Je ne note jamais rien, ce qui fait que j’oublie, et seules les idées percutantes me reviennent et peuvent aboutir en livre. L’inspiration vient à mesure de promenades, de voyages, j’ai souvent beaucoup d’idées qui vont et viennent dans mon esprit. La création est quelque chose de très complexe, elle provient d’un grand mélange qui se nourrit de nos expériences, de la vie. »

Pour finir, l’écrivain et le chef, un rôle similaire dans la société ? « Publier un livre est un geste politique en soi. Un livre propose un texte, qui donne à penser. En lisant, les gens pensent le monde dans un temps différent de celui que proposent les autres médias. Boussole parle de la Syrie et fait écho à la catastrophe qui s’est produite là bas, mon geste est clairement politique mais je pense qu’en le lisant, les gens y trouvent de la matière pour penser. Le livre a pour moi une position simple et évidente dans le monde à ce niveau. »

LA MÉMOIRE, SOURCE DE LITTÉRATURE

“Écrire et lire le monde d’aujourd’hui suppose-t-il la mémoire du monde d’hier ? Comment la mémoire devient-elle matière à fiction ? Dès lors, auteur1possède-t-elle toujours une valeur documentaire ?” voici les intéressantes réflexions sur lesquelles se pencheront l’ écrivain coréen Sok-yong Hwang et l’écrivain chilien Luis Sepulveda, jeudi 17 mars à 18h30 à l’amphithéâtre du CNL.

 

LA DYSTOPIE, QU’EST CE QUE C’EST ?

Grande reine du Younliste_Ne-ratez-pas-les-meilleurs-livres-de-la-Dystopie-_6965 g Adult depuis désormais quelques années, la dystopie a su s’imposer auprès des jeunes générations. Genre qui dépeint souvent un monde inégalitaire dans lequel la liberté et le bonheur sont réservés à une part restreinte de la population, il existe pourtant certains codes du genre. Et qui de mieux placé pour faire l’analyse de ce genre littéraire à la mode que ses auteurs ? Victor Dixen, James Dashner et Clélie Avit sont les invités de cette conférence du 19 mars, au square jeunesse à partir de 14 heures.

 

prix uniqueDEMAIN, QUELS ENJEUX POUR LE LIVRE ?

Vincent Monadé, président du Centre National du Livre, Vincent Montagne, président du Syndicat National de l’édition et Jack Lang, ancien ministre de la culture et initiateur de la Loi Lang qui a instauré le prix unique du livre, se réunissent sur le stand du CNL, pour débattre de l’avenir du livre. Instaurée il y a 35 ans, la loi Lang est-elle toujours pertinente aujourd’hui à l’heure du numérique ? Quels sont les enjeux de demain ? C’est à ces questions que les trois intervenants tenteront de répondre, sur le stand L69, samedi 18 mars à 11h30.

 

pour-les-nuls-15ansLA NULLITUDE? UNE EXCEPTION CULTURELLE FRANCAISE ?

La désormais célèbre collection Pour les Nuls n’en est pas à sa première parution. Après avoir instruit un nombre incroyable d’ignorants à la culture générale, l’histoire de France, la philosophie, la pétanque ou le tricot, la collection fête cette année ses 15 ans. Pour ce faire, elle propose de dévoiler au public ses secrets de fabrication, en faisant la part belle à ses auteurs. Qui sont les nuls ? Qui sont les auteurs ? Au programme:  humour … et pédagogie bien sûr !

La conférence se tiendra le 19 mars à 11h en N18, avec Daniel Picouly ainsi que les auteurs Jean Joseph Julaud, Marie-Dominique Porée et Julien Soulié, Vincent Barbare, PDG d’Édi8, et Marie Anne Jost Kotik.

christieLA BD, AMIE OU ENNEMIE DE LA LITTÉRATURE ?

C’est une question étonnante qui est posée à différents écrivains et auteurs de BD sur le stand Gallimard (P65/N65/R65) le samedi 18 mars à 17h45. “La BD est-elle une amie ou une ennemie de la littérature ?” S’il nous semble difficile de voir d’irrécupérables inimitiés entre ces deux arts, c’est sur leurs rapports et les influences de l’un sur l’autre, des différences de traitements d’un sujet ou d’une oeuvre que devrait s’articuler cette conférence à laquelle participeront Nicolas Barral qui a notamment adapté les enquêtes de Nestor Burma en BD, Luc Brunschwig qui a travaillé autour du personnage de Sherlock Holmes, l’ancien libraire, scénariste et directeur de collection Denis Lapiere, François Riviere, qui a adapté l’oeuvre d’Agatha Christie en BD et Stéphane Heuet qui a adapté La recherche du Temps perdu en BD.

 

melodieFaut-il respecter les icônes de la bd ? Et Mickey dans tout cela ?

Cela a été la grande surprise de ces derniers mois, presque un tremblement de terre pour les amoureux de la BD et les admirateurs des aventures de Mickey et de la bande à Picsou. De réputés auteurs français, Lewis Trondheim et Nicolas Keramidas d’un côté (pour Mickey’s Craziest Adventures ) et Cosey de l’autre (pour Une mystérieuse mélodie (ou comment Mickey rencontra Minnie)), ont pu proposer, chez Glénat, leurs visions des aventures pourtant très américaines de Mickey Mouse.
Et l’aventure ne s’arrêtera pas là puisque d’autres aventures des créatures inventées par Walt Disney devraient voir le jour dans les prochains mois avec toujours, à la plume et aux gouaches, des auteurs français reconnus. Avec une question un brin provocatrice, le salon Livre Paris a décidé de demander directement à certains auteurs de BD, dont Cosey et Keramidas, quels rapports ces derniers entretiennent avec les grandes figures de la bande dessinée. C’est une rencontre forcément passionnante qui s’annonce le samedi 19 mars sur la scène BD/Manga.

Plus de détails sur les expositions : http://www.livreparis.com/Visiter/Expositions/

 

 

Nos interviews – à venir au cours du festival 

Antoine Laurain, l’auteur de Rhapsodie Française

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Antoine Laurain Crédit : Jean-LucBertini/Flammarion

Le point de départ de votre roman est une lettre, arrivée 33 ans après sa date d’envoi. Cette lettre était celle d’un label musical, demandant un rendez-vous aux Hologrammes, le groupe de musique formé par vos personnages principaux lorsqu’ils étaient adolescents. Comment vous est venue l’idée de la lettre perdue ?

Il y a quelques années j’avais fait un papier pour la presse sur les lettres en retard, dans le monde. Je me suis aperçu que la durée était très variable, allant de quelques années jusqu’ à plusieurs décennies et même cent ans ! mais aussi que ce n’était pas si rare que ça. L’idée qu’un roman puisse avoir ce point de départ m’a semblé envisageable. Mais il fallait une façon inattendue de le traiter… et trouver le contenu de cette lettre (…)

Retrouvez l’interview complète sur Babelio

Olivier Bourdeaut, l’auteur de En attendant Bojangles 

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En attendant Bojangles est l’histoire d’un amour fou, celui de George pour sa femme, dont il nie la maladie et qu’il choisit de vivre comme un rêve. Quelle est la genèse du roman ? Pourquoi avoir décidé de mettre en scène la folie ?

Ce roman est un délit non prémédité, je n’avais aucune idée en le commençant que je traiterai de l’amour et de la folie, c’est au fil de l’écriture que ces thèmes se sont révélés (…)

Retrouvez l’interview complète sur Babelio

Laure Leroy, fondatrice et éditrice des éditions Zulma

Lucie Levron, éditrice et directrice de 404 éditions

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Nouvelle née de l’édition française, 404 édition est LA maison d’édition entièrement dédiée à la culture “geek” dans son sens le plus large. Comment lier la culture de l’écran à celle du papier ? Comment amener les enfants du jeux vidéo à la lecture ? Guides pratiques, fanfictions et témoignages de stars du web : Lucie Levron, éditrice de la maison, a tout prévu. Rencontre avec cette jeune aventurière du réseau, seule aux commandes éditoriales du vaisseau 404 suite à la tragique disparition de son binôme, Lola Salines, qui a eu envie d’aller danser, un 13 novembre, au Bataclan (…)

Retrouvez l’intégralité de l’interview 

Philippe Picquier, fondateur de la maison d’édition éponyme.

 

La Corée est à l’honneur de Livre Paris, l’édition 2016 du Salon du Livre. Encore peu connue sous nos latitudes, la littérature coréenne a pris une véritable ampleur ces dernière années, en partie grâce au pari de certains éditeurs tels que Philippe Picquier. Au sein de sa maison éponyme, ce dernier se consacre en effet entièrement aux littératures asiatiques en publiant de nombreux auteurs japonais, chinois, indiens et coréens. A l’occasion de la tenue de ce salon, nous avons voulu en savoir un peu plus sur cet éditeur qui fête cette année ses 30 ans.

Retrouvez l’intégralité de l’interview 

Retrouvez vos critiques sur les stands des éditeurs

 

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Comme vous en avez désormais l’habitude, Babelio a une nouvelle fois réalisé des petits cartons reproduisant des extraits de vos avis et que nous déposons sur les stands de nos éditeurs partenaires. En partenariat avec près d’une centaine de maisons, nous avons cette fois distribué plus de 500 extraits de critiques !

PETIT JEU : Si vous repérez votre carton sur un stand d’éditeur pendant le salon, partagez la photo sur twitter et vous serez peut-être tiré au sort pour recevoir un livre ! @babelio #LivreParis

 

 

9 réflexions sur “Quand Babelio vous emmène au salon Livre Paris 2016

    • Quand on a pas le courage de mettre son vrai nom, on s’abstient de faire ce genre de commentaire. Comment voulez-vous que Babelio vive sans faire de pub dans le domaine littéraire.
      Genou

  1. La conférence sur la dystopie m’a l’air super intéressante…
    J’aurais bien aimé pouvoir y assiter…
    Quelqu’un sait qu’il existe un replay ou moyen de la visionner à distance?

  2. Un jour, j’irai! Mais, il faudra prévoir le budget parce que je sens qu’il y aura beaucoup de craquage!!! Merci à Babelio pour cet article intéressant.

  3. Pingback: A la rencontre de Philippe Picquier | Le blog de Babelio

    • tout a fait d’accord, c’est un excellent roman. J’aurai beaucoup aimé y etre pour suivre la conférence de Sylvain Tesson sur Magellan également!

  4. J’y suis allée jeudi et vendredi. Hélas, pas en nocturne. J’ai pu rencontrer les éditeurs que je désirais voir. Je n’ai aucune dédicace ; dédicaces ayant lieu surtout en soirée ou les samedi et dimanche. Cela n’a pas gâché mon plaisir. Le seul bémol, le prix de ces deux jours. Les transports, prix d’entrée, consommation, achats de livres constituent un vrai budget

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