Quand les lecteurs de Babelio rencontrent Hervé Commère

En partenariat avec  Fleuve Editions, une trentaine de lecteurs de Babelio a eu l’occasion de rencontrer Hervé Commère pour la sortie de son quatrième roman intitulé Imagine le reste. C’est dans les locaux de la maison d’édition que lecteurs et auteur se sont réunis pour échanger au sujet de ce livre à la construction particulière à mi-chemin entre polar et roman à rebondissements. Retour sur cette rencontre.

IMG_20140624_190118

Les personnages au cœur de l’histoire

Difficile de caractériser les romans d’Hervé Commère !  Alternant les genres et les points de vue, il parvient à créer une histoire unique sous la forme d’un puzzle dans lequel viennent s’imbriquer plusieurs parties, plusieurs petites histoires. Mais alors comment résumer ce roman ? Hervé Commère répond : « Je n’arrive pas à raconter une histoire sans raconter ce qui se passe autour ». Ce roman a pour point de départ le vol d’un sac rempli de billets autour duquel vont graviter plusieurs personnages qui n’ont a priori rien à voir les uns avec les autres et dont les vies brisées vont se croiser et s’influencer. Quand on demande à l’auteur qui des personnages ou de l’histoire a été le fil conducteur de ce roman, il répond que ce sont les personnages qui l’ont guidés : « c’est le roman dans lequel j’ai le plus développé les personnages ». Il avoue également être fasciné par le « côté pile et face d’une histoire » dans laquelle les personnages se croisent mais ne se connaissent pas alors que le lecteur lui les connaît. Une influence qui lui vient des films de Lelouch ou de romans tels que l’Ironie du sort de Paul Guimard où le hasard a un rôle à jouer. Hervé Commère revient également sur son expérience de barman, métier qu’il a exercé pendant 15 ans et qui lui a permis de développer sa créativité : « Je me suis pris de passion pour le métier de barman parce qu’on est au cœur des histoires, des anecdotes ».

Un road-trip existentiel

Quand il s’agit de savoir si Imagine le reste est un polar, Hervé Commère répond : « Je ne me considère pas comme un auteur de polars ; je raconte des histoires, des histoires à rebondissements ». Si on lui fait alors remarquer que le vol de sac de billet est un thème récurrent des polars,  l’auteur répond qu’il y voit plutôt une référence aux vieux films de son enfance. Les lecteurs lui font d’ailleurs remarquer que son écriture est très visuelle, presque cinématographique. Ce à quoi il répond : «  je vois les histoires que je raconte comme les images d’un film ». Hervé Commère confie à ses lecteurs qu’il n’a pas construit de plan pour ce roman mais s’est laissé guider par son écriture. C’est d’ailleurs celui qu’il a écrit avec le plus de facilité : « Je voulais improviser, je savais seulement que je voulais que mes personnages partent du nord en voiture pour arriver dans le sud au soleil ». Une histoire que les lecteurs ont comparé à un road-trip existentiel, une expression qui plait bien à l’auteur puisque les personnages « se dirigent tous physiquement vers le sud mais aussi vers le bonheur ». Car il est aussi question de bonheur et d’amour dans ce roman : « dans tous mes romans c’est l’amour qui mène l’histoire ». Un thème que l’auteur retranscrit bien par son titre Imagine le reste : imagine que ta vie est meilleure. Un ordre lancé à tous les lecteurs !

La rencontre se termine sur une note musicale liée à la thématique rock du roman : quelle serait la bande son d’Imagine le reste ? Hervé Commère répond : « Thunder road de Bruce Springsteen ».

IMG_20140624_201016

Découvrez Imagine le reste d’Hervé Commère, publié chez Fleuve Editions

couvimaginejpeg

Où Babelio présente une étude sur les prescripteurs de la littérature jeunesse au Centre National du Livre

C’est le 16 juin dernier que se tenait la cinquième conférence organisée par Babelio au Centre National du Livre. 

Inscrite dans le cadre du cycle de conférences sur « Les pratiques des lecteurs », celle-ci portait sur le thème de la littérature jeunesse et de ses prescripteurs et réunissait autour d’une même table Guillaume Teisseire, co-fondateur du réseau social du livre Babelio.com, Octavia Tapsanji, responsable relations éditeurs chez Babelio.comNathalie Brisac, auteur et responsable communication de l’Ecole des Loisirs et Christian Delépine, responsable communication des Editions Nathan.

prése

La littérature jeunesse, un secteur privilégié

Si l’industrie du livre a dans son ensemble vécu une année 2013 et un premier trimestre 2014 moroses avec des ventes en recul, le contexte semble plus favorable et le bilan plus positif en ce qui concerne le secteur de la littérature jeunesse dont les ventes ne sont que légèrement en baisse au premier trimestre 2014 (de 0,5% contre 4% du marché global). Sa production est florissante et, fait quasiment unique en Europe, se retrouve parfois au cœur des débats politiques et sociétaux en France. 

Pour autant, la littérature jeunesse est menacée par la concurrence accrue des écrans, et même attaquée par certains sur son contenu. L’enjeu de la prescription reste donc central. Quelles sont les mécaniques de découverte et de recommandation ? Quelle importance revêtent les thèmes, les éditeurs ou les collections ? Quelles sont les autorités jugées légitimes ?

Le lecteur jeunesse Babelio : portrait robot d’un grand lecteur

 

jeun

Pour introduire cette conférence sur le thème de la littérature jeunesse (i.e. destinée aux moins de 12 ans) et de ses prescripteurs. Octavia Tapsanji a présenté les résultats d’une étude menée du 19 mai au 2 juin 2014 sur 2671 grands lecteurs, membres de Babelio. Sans surprise, les lecteurs sont principalement des lectrices (près de 85 % des répondants) plutôt jeunes (la tranche d’âge "25-34 ans" est la plus représentée) et grandes consommatrices de livres. 95% des lecteurs Babelio lisent ainsi plus d’un livre par mois contre 16% de la population française. 

Parmi ces lecteurs, 81% achètent des livres jeunesse et déclarent se les procurer en librairie, dans des grandes surfaces culturelles ou sur Internet via des librairies en ligne de type Amazon ou Priceminister. Si les lecteurs sont connectés, ils n’en oublient ainsi pas pour autant les points de vente traditionnels ou la bibliothèque.

Quels critères de sélection ?

selIl apparaît dans cette étude que le roman reste en tête des genres les plus lus en littérature jeunesse (87%), devant la bande dessinée/ manga (62%) et le livre illustré (58%). Parmi les critères de sélection d’un livre, on constate que si la collection à laquelle appartient le livre ou la maison d’édition dans lequel il est édité importe peu au lecteur, le sujet du livre, les illustrations, le résumé, la couverture et dans une moindre mesure le personnage principal sont quant à eux primordiaux dans le choix du livre. De manière peut-être plus étonnante, une majorité des lecteurs interrogés ont déclaré que leurs choix de livres ne différaient pas selon qu’ils se procurent un livre pour une fille ou pour un garçon.
La littérature jeunesse ne semble ainsi pas être une affaire de genre. De même 77% des lecteurs interrogés pensent qu’il n’y a aucun thème à bannir de la littérature jeunesse. Pour les 33% restants, ce sont les thèmes liés au sexe, à la drogue mais aussi à la politique qui ne devraient pas être présents dans cette littérature destinée aux plus jeunes.
 
Des parents lecteurs et vecteurs 
parents2
Il apparaît assez clairement dans l’étude que la première communauté de prescripteurs est celle des parents. Pour 80% des sondés, ceux-ci constituent l’acteur principal de la transmission du goût de la lecture aux enfants. L’école n’est le vecteur principal que pour seulement  6,9  % des sondés. Des résultats à nuancer pour Octavia Tapsanji : si 34% des lecteurs sondés sont en effet des parents et 27 % des professionnels du livre, les enfants eux-mêmes pourraient citer plus volontiers le rôle de l’école dans la transmission du goût de la lecture. Pour Nathalie Brisac, qui a longtemps été professeur, cette absence remarquée de l’école dans la prescription des livres est révélatrice d’un mal plus profond : "les professeurs ne sont plus du tout formés pour accompagner les élèves" dans leur parcours de lecteur. C’est dommage car elle estime qu’ils ont un véritable rôle à côté des parents pour aider les enfants à aimer le livre. Il n’est pas sûr, selon elle, que l’avenir passe par le numérique. Les élèves ne prendraient pas plus goût à la lecture si on leur proposait des "tablettes pour être bons en classe". Pour Christian Delépine, les éditeurs doivent s’efforcer à "communiquer directement auprès des enseignants, par des propositions éditoriales". 

Des parents qui accompagnent les lectures de leurs enfants

accomp
85% des parents déclarent lire de la littérature jeunesse et près de deux parents sur trois accompagnent leurs enfants dans l’achat de livres jeunesse :  67% d’entre eux choisissent ainsi certains livres quand leurs enfants en choisissent d’autres.
Des chiffres qui s’expliquent par le fait que pour une majorité d’entre eux, il est important que les parents puissent orienter les choix de lecture des enfants à travers leurs propres lectures même si, comme on l’a vu plus haut, une majorité de lecteurs pense qu’il n’y a aucun thème à bannir.
Maureen Dor, des éditions Clochette intervient dans la salle pour faire remarquer que "les parents tentent aujourd’hui d’imposer aux enfants des livres qu’ils ont lus plus jeunes et qu’il ne consacrent pas assez de temps à découvrir les nouveautés qui pourraient davantage plaire à leurs enfants : "Il faudrait que les parents lisent ce que leurs enfants lisent !" fait-elle ainsi remarquer.  
 Les professionnels comme seconde communauté de prescripteurs
 
C’est à travers les points de vente traditionnels tels que les librairies et les grandes surfaces culturelles (31%) mais aussi les bogs (16%) ou réseaux sociaux littéraires comme Babelio (15%) que les parents déclarent découvrir de nouveaux titres de littérature jeunesse. Ils attachent par ailleurs autant d’importance à l’avis des professionnels qu’à l’avis des lecteurs. Ce sont ainsi autant les conseils des libraires et des bibliothécaires que ceux de leurs entourages ou des avis sur Babelio qui peuvent les inciter à se procurer un ouvrage de littérature jeunesse. 

conseil

 

Christian Delépine déclare que Nathan consacre du temps pour présenter ses ouvrages aux blogueurs à travers des envois de livres ou une présence continue sur les réseaux sociaux. Nathalie Brisac confirme par ailleurs que de belles relations se créent parfois entre les auteurs et les lecteurs à travers les réseaux sociaux et les blogs.

 

Des parents peu attachés aux prix littéraires et aux maisons d’édition

Si près de 50% des professionnels interrogés sont attachés aux prix littéraires jeunesse, ce n’est pas le cas des parents qui ne sont que 34% à y accorder de l’importance.

prix

Le prix des Incorruptibles, pourtant le plus célèbre, n’est ainsi connu que de 46% des parents alors qu’ils sont près de 73% des professionnels à le connaître. Il en est de même pour les maisons d’édition puisque seuls 37% des parents sont attachés aux éditeurs contre près de 50 % pour les professionnels.  Des chiffrent qui déçoivent Nathalie Brisac et Christian Delépine sans qu’ils ne les étonnent outre mesure. Pour Nathalie Brisac, les prix littéraires jeunesse n’ont malheureusement pas la même influence que les prix littéraires tels que le Goncourt, c’est un manque d’intérêt du public et de la presse qu’elle déplore.

Une faible présence du format numérique

En conclusion de cette présentation, Octavia Tapsanji présente quelques chiffres concernant la littérature jeunesse et le numérique.

num

S’ils sont 56% à n’avoir jamais lu de livres jeunesse au format numérique et 87% à n’avoir jamais téléchargé des applications mobiles ou tablettes de livres jeunesse, les 42 % qui ont d’ores et déjà adopté ce format y voient une manière ludique et interactive d’appréhender la lecture. Les réactions de certains professionnels du livre présents à la conférence semblent corroborer un état de fait : les applications et livres numérique jeunesse sont "extrêmement coûteuses à produire" et, si la presse s’enflamme régulièrement à leur sujet, ne rapportent quasiment rien.

numérique

Le futur de la littérature jeunesse passera-t-il cependant par le numérique ? Peut-être dans un avenir lointain même si c’est c’est le format papier qui semble toujours avoir les faveurs des lecteurs et prescripteurs de la littérature jeunesse.

Retrouvez l’étude complète sur les prescripteurs de la littérature jeunesse

Sources : Le live-tweet d’Actualitté  ainsi que leur compte-rendu.

 

Quand les lecteurs de Babelio rencontrent Marek Halter

En partenariat avec les éditions Robert Laffont, une trentaine de lecteurs de Babelio a eu la chance de rencontrer Marek Halter à l’occasion de la sortie de Khadija, premier volet de sa nouvelle saga consacrée aux femmes de l’Islam. C’est dans les locaux de la maison d’édition que lecteurs et auteur se sont réunis pour échanger au sujet du thème et de l’écriture de ce récit qui touche à l’une des figures les plus emblématiques de la religion musulmane.

 

marek

 

Khadija, une femme moderne

Après le succès de sa trilogie sur les figures féminines de la Bible, Marek Halter s’intéresse dans cette nouvelle saga aux femmes qui ont été au cœur de l’Islam en consacrant le premier tome à Khadija, première épouse de Mahomet.

Et c’est sur le portrait de cette femme hors du commun que se portent les premières questions des lecteurs. Qui est-elle ? Quelle influence a-t-elle sur Mahomet ? Marek Halter répond en rappelant le caractère résolument moderne de Khadija. Au cœur d’une société très masculine dans laquelle règne l’équilibre de la terreur, Khadija a réussi à s’imposer en tant que femme d’affaires libre et forte. Et contre toute attente c’est elle qui a choisi de prendre Mahomet pour époux, alors que celui-ci était pauvre, inconnu et illettré. Celle que l’on surnomme « la mère des croyants » a permis à Mahomet de s’élever au rang de prophète. Grâce à son savoir, elle lui a ouvert un monde qu’il ne connaissait pas et sans elle, l’aventure musulmane n’aurait peut-être jamais commencé.
Marek Halter reste convaincu du rôle central des femmes dans la société : « Si la société doit changer ce sera par les femmes ». C’est donc la raison pour laquelle il s’attache dans ses récits à faire connaître le rôle qu’elles ont joué dans l’Histoire : « Les femmes ont la capacité de prendre des décisions plus rapidement que les hommes quand il est question de vie ou de mort ».

 

photo mk (1)

Le roman historique

Interrogé par les lecteurs sur son travail bibliographique, Marek Halter a signalé la richesse de la documentation historique autour de la naissance de l’Islam tout en s’étonnant que les chercheurs musulmans n’aient pas davantage travaillé autour de la personne de Khadija.

C’est donc sans grande difficulté qu’il a réussi à reconstituer l’environnement de son récit : la vie quotidienne dans le monde arabe pré-islamique. Il a toutefois dû porter une attention toute particulière à la cohérence de son récit et de ses personnages fictifs avec les personnages historiques existants. Une exigence particulièrement requise pour l’écriture de romans historiques. L’auteur était toutefois confiant car selon lui, il existe une logique interne à l’écriture : si l’écrivain a une bonne connaissance de l’environnement de son récit, il peut « lâcher » ses personnages dans le décor sans créer d’anachronisme.

"Mais quelle est la clé du succès des épopées historiques  ?", interrogent les lecteurs. Pour l’auteur, il est important que le lecteur puisse s’identifier aux personnages. Pour cela, « il faut injecter des personnages fictifs qui donnent de l’épaisseur à l’aventure historique ». Marek Halter se dit très inspiré par l’écriture d’Alexandre Dumas : « Alexandre Dumas m’a appris à tenir le lecteur en haleine ». Et il livre une astuce apprise dans les romans de Dumas : « Si on veut que le lecteur se souvienne d’un personnage, il faut lui attribuer une infirmité ».

 

Méthodes de travail

Marek Halter poursuit les confidences en expliquant aux lecteurs de quelle manière il travaille. Il est selon lui important d’être régulier dans l’écriture : « J’écris tous les jours à partir de 6h du matin. » Une écriture à la main qui est ensuite dictée à son assistant. « La dictée fait de mon écrit un récit oral ». L’écriture d’un roman prend ainsi un an et il faut un an avant cela pour faire les recherches nécessaires à la construction d’un récit cohérent.

Une méthode qui s’avère concluante puisque le deuxième tome de cette saga autour des femmes de l’Islam sortira en mars 2015 et sera consacré à Fatima, la plus jeune fille de Mahomet. Le troisième volet lui sortira en novembre 2015 et abordera la figure d’Aïcha, la dernière épouse du prophète.

 

Découvrez Khadija de Marek Halter, publié chez Robert Laffont :

 

Marek2

 

Où Babelio lance une nouvelle édition de Masse Critique BD ce jeudi 26 juin.

Amoureux du 9ème art, recevez une bande dessinée, un comics ou un manga en échange d’une critique !

Vous remettre une BD entre les mains pour l’été, voilà ce que nous vous proposons grâce à notre nouvelle opération de Masse Critique consacrée à la Bande dessinée, aux comics et aux mangas qui débute jeudi 26 juin 2014 à partir de 7h !

 

MCBD6

Recevez une BD en l’échange d’une critique

Une centaine d’ouvrages environ sont à choisir dans notre liste. (N’oubliez pas de revenir régulièrement, nous ajoutons quotidiennement des titres.

Pour ceux qui ne seraient pas encore familiers avec Masse Critique, rappelons qu’il s’agit d’un programme gratuit qui associe Babelio, les éditeurs et tous les lecteurs intéressés. L’opération est ouverte à tous les internautes ayant déjà rédigé des chroniques sur Babelio. Pour cette édition nous privilégierons les meilleurs chroniqueurs de bandes dessinées, mais il y aura de la place pour beaucoup d’entre vous.

Sinon la règle reste inchangée : Choisissez dans notre sélection les livres dont vous aimeriez écrire une critique. Si vous êtes sélectionné, vous recevrez l’un d’entre eux par la Poste. La seule contrepartie est que vous devez, dans les 30 jours qui suivent, nous dire ce que vous en avez pensé, en bien ou en mal, sur Babelio.

Rendez-vous le jeudi 26 juin 2014

 

Une trentaine d’éditeurs BD participants

Tous ces ouvrages proviennent d’une sélection des dernières et des prochaines sorties de maisons d’éditions suivantes : Actes Sud BD, Bayard, Blandine Lacour, Ca et là, Delcourt, Dynamite, Editions du Long Bec, Eidola, Fluide Glacial, French Eyes, Glénat, Hors collection, Joker, Jungle, Kaze, Ki-oon, Komikku, Kurokawa, La Pastèque, Milady, Mosquito, Naive, Nats Editions, Panini, Philippe Picquier, Rue de Sèvres, Soleil, Steinkis, Taïfu, Tanibis, Tartamudo, Urban Comics, Vagabondages, Vraoum, Warum

 

Tous les titres sont à découvrir sur la page de l’opération Masse Critique

Quand Babelio vous invite à son quatrième pique-nique !

Rendez-vous le dimanche 31 août à Paris.

Sitôt rentrés des vacances, nous vous invitons au grand pique-nique annuel de Babelio !  Après sondage, la date retenue pour partager un repas avec les ours, leurs petites mains et surtout, avec les membres de Babelio est celle du 31 août 2014 !

Ce pique-nique aura lieu sur la pelouse du parc de Bercy et fera l’objet de nombreuses animations livresques. Le programme détaillé sera communiqué ultérieurement. Nous travaillons actuellement à son élaboration !

Nous pouvons dores et déjà vous dévoiler certaines activités autour des livres, avec notamment :

- Une loterie de livres : Chaque participant vient muni d’un livre de poche qu’il souhaite faire découvrir. Un petit mot signé de votre pseudonyme et expliquant le choix du livre pourra y être ajouté. Surtout, le livre sera emballé dans du papier, pour que le mystère reste total… Nous ferons ensuite un tirage au sort, et chaque participant aura la chance de repartir avec un nouveau livre à découvrir !

- Une grande compétition de quiz en direct avec une Babelio Box à la clé !

- Le festin de Babette : Pour accompagner tous ces plaisirs livresques, nous proposons que chaque participant apporte son pique-nique, ce sera le plus simple. Mais bien évidemment, si vous souhaitez nous faire découvrir des spécialités, vous pourrez aussi les partager.

Le pique-nique débutera vers 12h30 mais vous pouvez arriver plus tard (mais pas trop, quand même !).

Si vous souhaitez venir accompagnés, vos amis sont également les bienvenus !

En espérant vous y voir nombreux !

N’hésitez pas à venir proposer vos idées pour ce rendez-vous sur le forum ! 

 

Babelio au Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo

Après le succès de Paris, Angoulême et Montreuil, les petits cartons orange de Babelio sont de retour pour habiller les stands des éditeurs du Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo.

Cartons - Salon du Livre 2013Pour la 25ème édition du Festival, nous renouvelons notre opération de cartons de critiques de lecteurs à afficher sur les stands des éditeurs. Comme pour les manifestations précédentes, nous avons sélectionné avec soin des extraits de critiques de nos membres pour mettre en avant les titres présentés par les éditeurs et inciter les visiteurs à découvrir leur prochaine lecture !

Plus de 150 cartons  seront à découvrir sur les stands de près de 50 éditeurs partenaires.

Si vous comptez vous rendre au festival breton, n’hésitez pas à aller à la chasse aux cartons. Vous y trouverez peut-être un extrait d’une de vos critiques !

La liste des éditeurs partenaires :

Albin Michel, Alexandrines, Alzabane, Apogée Editions, Au Diable Vauvert, Auzou, Belfond, Belin, Bruno Doucey, Calmann-Lévy, Cherche Midi, Critic , Denoël, Dialogues, Editions Générales First, Flammarion, Casterman, Galaade Editions, Gallmeister, Glénat, Grasset, Gulfstream, Hachette, JC Lattès, L’Aube, La Découvrance, La Joie de Lire, Le livre qui parle, Le MOTif, Le Passage, Les Petits Platons, Livre de Poche, Magnard, Marabout, Mercure de France, Metailié, Monsieur Toussaint Louverture, Nathan, Omnibus, Pascal Galodé, Payot-Rivages, Philippe Picquier, Philosophie Magazine, Plon-Perrin, Points, Scrineo, Presses de la Cité, Stock, Syros, Thierry Marchaisse.

Gagnez le prochain livre de Marek Halter et venez rencontrer l’auteur !

megabannmarekhalter

 

Babelio et Robert Laffont lancent un grand concours pour sélectionner 30 lecteurs, qui recevront en avant première Khadija, premier tome de la nouvelle épopée romanesque de Marek Halter sur les femmes de l’islam, après le succès de sa trilogie La Bible au féminin. 


Les lecteurs seront ensuite conviés à une rencontre exceptionnelle avec l’auteur le 17 juin à Paris, au cours de laquelle leur exemplaire du livre leur sera dédicacé. 

Inscrivez-vous ici

 

Où l’on vous annonce le retour de Masse Critique : recevez un livre en l’échange d’une critique

Masse Critique revient le vendredi 23 mai pour une nouvelle édition générale

 

MCg

Recevez un livre en l’échange d’une critique

 

Quand les beaux jours arrivent, l’équipe de Babelio ne pense plus qu’à une chose : vous remettre les meilleurs ouvrages du moment et vous proposer les prochaines sorties en exclusivité pour que vous puissiez profiter comme il se doit du soleil, dans un parc, un jardin ou dans un square mais toujours un livre à la main. 

Nous vous proposons donc une nouvelle opération de Masse Critique dès vendredi 23 mai à 07h00, avec une sélection encore plus impressionnante que d’habitude dans laquelle vous aurez du mal à faire votre choix ! 

Le principe ne change pas : vous sélectionnez le(s) livre(s) de votre choix, vous recevez un ouvrage chez vous et vous vous engagez par la suite à publier votre chronique sous un mois, sur Babelio. 

Rendez-vous le vendredi 23 mai dès 7h00 : http://www.babelio.com/massecritique.php

 

Une centaine d’éditeurs participants

 

Tous ces ouvrages proviennent d’une sélection des dernières et des prochaines sorties des maisons d’éditions suivantes :

10-18, A vue d’oeil, Albin Michel, Alice, Allary, Alma, Alternatives, Anarchasis, Arthaud, Asphalte, Atelier de l’Agneau, Audiolib, Belfond, Belin, Bruno Doucey, Buchet Chastel, Calmann-Lévy, Chandeigne, Charleston, Cherche Midi, Cheyne Editeur, Daphnis et Chloé, De Borée, Delpierre, Denoël, Des femmes, Des Syrtes, Dialogues, Editions du Chêne, Editions Nomades, Emue, Enssib, Fayard, First, Flammarion, Fleuve editions, Folio, Fragrances, Galimatias, Gallimard, Gallmeister, Geek me more&Bragelonne, Godefroy (Jean-Cyrille), Grand west editions, Hachette Pratique, Harlequin, Harrap’s, Héloïse d’Ormesson, Hermann, Hoebeke, Hugo&cie, Illador, In Octavo, J Editions, JC Lattès, Jigal, Kero, La Bourdonnaye, La Découvrance, La Différence, La grande ourse, La lune sur le toit, La Musardine, La Table Ronde, L’aire, L’Archipel, L’aube, Le Castor Astral, Le Chèvrefeuille étoilée, Le livre qui parle, Le Passage, Le temps des cerises, Le Tripode, Les ardents, Les escales, Les impressions nouvelles, L’Herne, Libretto, Livre de Poche, L’Opportun, Loubatières, Luce Wilquin, Lucien Souny, Mama éditions, Marabout, Média et médiation, Méo Editions, Mercure, Michel de Maule, Michel Lafon, Milady, Monsieur Toussaint Louverture, Naïve, Nevicata, Nil, Noir sur blanc, Nouveau Monde, Odile Jacob, Parigramme, Pascal Galodé, Payot, Phaidon, Phébus, Philippe Picquier, Philippe Rey, Pierre-Guillaume de Roux, Points, Presses de la Cité, Presses Universitaires du Mirail, Prisma, Puf, PUG, Pygmalion, Rebelle Editions, Rivages, Riveneuve Editions, Robert Laffont, Rue de l’échiquier, Rue Fromentin, Salvator, Scrineo, Seguier, Serge Safran, Seuil, Short Editions, Sol y Lune, Stock, Tallandier, TDO Editions, Tensing, Thierry Marchaisse, Verdier, Verticales, Volume, XO Editions, Zoé, Zulma

Tous les titres sont à découvrir sur la page de l’opération Masse Critique : http://www.babelio.com/massecritique.php (pensez à actualiser la page, nous ajoutons quotidiennement des livres.)

Inscrivez votre classe au défi Babelio 2014 et faites redécouvrir les joies de la lecture aux élèves

Il y a quelques mois, nous vous parlions d’un superbe projet initié en septembre 2012 par une documentaliste  auprès des collégiens et des lycéens. L’idée était d’utiliser Babelio afin de promouvoir la lecture et les échanges autour de la littérature auprès des jeunes générations.  Nous vous proposons désormais d’inscrire votre classe au défi Babelio 2014 !

Défi

 

Un défi 2013 relevé haut la main

Comme nous vous le présentions lors d’un précédent post, le défi a consisté pour chacune des sections participantes à construire une bibliothèque virtuelle sur Babelio.com, écrire des critiques, partager des citations, créer des quiz ou encore de listes de lecture et échanger avec les autres classes participantes.
L’idée était ainsi de faire découvrir à des élèves toutes les possibilités qu’offre un réseau social dédié à la lecture et, parallèlement, de leur redonner le goût de la lecture à travers les fonctionnalités d’un site comme Babelio.

Vous pouvez retrouver ici une présentation du défi par les élèves eux-mêmes lors de l’émission web  Un Livre Un jour 2.0 :

 

Inscrire votre classe au défi Babelio 2014

Afin de faciliter les inscriptions de votre classe au défi 2014, nous vous transmettons ici-même le message de Magalie Bossuyt, documentaliste  à l’origine du projet :

1 - Cette année, afin de mieux coordonner l’inscription des participants, nous vous demanderons de vous inscrire via un formulaire disponible sur le site du Défi ou directement en ligne.

2 - Nous demanderons également aux participants de s’inscrire sur la communauté Google +, pour faciliter les échanges

3 - Dès maintenant, nous invitons ceux qui le souhaitent à participer à l’élaboration de la nouvelle liste de livres en faisant vos propositions sur ce document (demander l’accès au document). [Nota Bene : Nous souhaiterions cette année qu'au moins la moitié des titres soient également disponible au format numérique].
4 -  Évolution des animations proposées. En plus des échanges entres classes(commentaires, amis, j’apprécie), des critiques des livres sélctionnés, des quiz à répondre et à élaborer et du Quiz final, nous voudrions tenter de :

  • développer les booktrailers
  • faire particper des classes à des Hangout entre eux
  • proposer une collaboration entre classes (binômes ou trinômes à construire) pour questionner un auteur du Défi, sur twitter ou autre
  • Toute autre proposition est la bienvenue

5 - Afin de mieux encadrer ce projet, nous vous proposerons des webinaires à voir en direct ou en différé (le lien sera disponible sur la communauté G+

6 - Vous pouvez nous contacter pour plus d’information par mail (magaliebossuyt@yahoo.frou magaliebossuyt@gmail.com ou caroline.soubic@gmail.com) sur twitter (@saomalgar @caro_albertini) sur G+ (Magalie Bossuyt ou Caroline Soubic).
6bis - toutes les bonnes âmes sont les bienvenues pour nous aider à coordonner…
Il ne nous reste plus qu’à souhaiter bienvenue à tous les nouveaux participants  !

Quand les lecteurs de Babelio rencontrent Jérémie Guez

En partenariat avec les éditions 10-18, certains lecteurs de Babelio ont eu la chance de rencontrer l’auteur Jérémie Guez à l’occasion de la sortie de son nouveau roman  Le dernier tigre rouge. Après plusieurs romans noirs parisiens, ce quatrième roman de l’auteur nous entraîne cette fois ci dans un univers totalement différent et dépaysant, celui de la  guerre d’Indochine. Entre roman policier, roman de guerre et roman noir, « Le dernier tigre rouge » raconte la quête obsessionnelle d’un légionnaire lors de cette guerre. A travers les personnages de Charles Bareuil et Joseph Botvinnik, Jérémie Guez nous transporte dans un pan de l’Histoire de France trop souvent passé sous silence. Qui sont ces deux hommes, quelles sont leurs histoires ? Jérémie Guez a répondu aux lecteurs de Babelio.

« Le dernier tigre rouge », roman noir sur la légion étrangère en Indochine

 

guez

Tout d’abord, les lecteurs interrogent Jérémie Guez sur le genre auquel appartient le roman. Un roman policier comme semble l’indiquer la quatrième de couverture et la collection « Grand détective » ?  Bien que le roman comporte une enquête, l’auteur avoue que l’intérêt du roman réside avant tout dans l’affrontement entre ses personnages. Pour lui, il s’agit de « dépeindre une petite histoire dans la grande ». Finalement, son roman est une porte d’entrée dans le conflit de la guerre bien que l’auteur entend être jugé pour la qualité de son intrigue plus que pour celle de sa documentation.

Les questions se portent alors sur le cadre du roman : l’Indochine. Le héros, Charles Bareuil, s’engage dans la légion étrangère et rejoint les troupes françaises en Indochine. L’auteur explique qu’il est friand des histoires de décolonisation. L’histoire d’Algérie fait partie de notre éducation, mais celle de l’Indochine est un « creux de connaissances ». Il a donc voulu soulever le voile qui plane sur cette guerre. En s’y intéressant de plus près, il a redécouvert la Légion étrangère qui est devenue un point central de son roman.

 

IMGP5566

La Légion étrangère est une spécificité de l’armée française. Elle est composée de ressortissants étrangers souhaitant s’engager dans l’armée française. Les  particularités de la Légion font sa force : il y a très peu de légionnaires français, les soldats sont très unis et, malgré leurs nationalités diverses, forment certainement les soldats les plus républicains de l’Armée. La Légion ne prend pas en compte le passé de ses soldats ; pour beaucoup il s’agit ainsi d’une seconde chance. Le fait que d’anciens soldats Allemands ou Résistants pouvaient s’y côtoyer et faire la guerre ensemble l’a fasciné. Jérémie Guez raconte qu’il a pu accéder aux informations concernant la Légion très facilement car de nombreux soldats ont laissé des témoignages. Il lui a été beaucoup plus dur de récupérer les informations vietnamiennes car c’est encore un régime communiste.

Se pose alors la question du point de vue. Choisir comme cadre la légion étrangère et comme héros un français est plutôt paradoxal ! Dans un sourire, Jérémie Guez explique que c’est un choix conscient : « Je voulais aborder cette guerre par le prisme de ce personnage issu d’une minorité » explique-t-il. La vision qu’avaient les légionnaires de l’Indochine était très étrange : ils imaginaient une sorte d’Eldorado, ils rêvaient de paysages somptueux, de femmes et d’insouciance. La Guerre d’Indochine était alors vue comme une  « guerre de routine » avec peu d’affrontements jusqu’à ce que cela s’envenime peu à peu. Bareuil veut lui se rattraper de son engagement tardif contre les Allemands lors de la Seconde Guerre mondiale. Vivre l’histoire à travers Bareuil, c’était également essayer de comprendre ce personnage français au milieu des légionnaires, brasement social et culturel dans un pays qui n’est pas le sien.

Bareuil et Botvinnik, des personnages complexes

IMGP5544

Un fois les questions du cadre et du point de vue expliquées, Jérémie Guez est interrogé sur ses personnages. Tout d’abord, les lecteurs de Babelio souhaitent savoir si Charles Bareuil, le légionnaire et Joseph Botvinnik, l’occidental engagé chez les vietminh, vont devenir des personnages récurrents. La réponse ne se fait pas attendre « j’espère que oui» dit l’auteur, avant qu’il ne nuance ses propos « J’aimerais me pencher sur la passé de Bareuil, mais soyons honnêtes, il ne peut pas avoir vécu toutes les guerres ! ». Une fois rassuré sur le futur des héros, nous nous attardons sur Charles Bareuil, cet homme traumatisé qui a tout perdu lors de la seconde guerre mondiale. Il se retrouve, au sortir de la guerre, inapte au monde réel, ne pouvant plus trouver sa place dans cette société qu’il ne comprend pas, qu’il ne comprend plus. Son passé est esquissé dans Le dernier tigre rouge  mais il reste de nombreuses zones d’ombres : l’histoire de sa famille, le rôle de son père… Son passé trouble et compliqué fait de lui un personnage très intéressant, en quête d’identité. Quant à ses convictions politiques, il n’en a plus. Dégouté de la politique, Jérémie Guez le défini comme « Anarchique à la rigueur, mais sans la violence et le militantisme ; il est déçu de la politique et de l’engagement. Il cherche à fuir la vie civile. » Ni amer, ni naïf, Charles est un homme marqué par la vie et pourtant respectueux de cette dernière. Un lecteur demande alors s’il y a une part de Jérémie Guez dans Bareuil, ou de Charles dans Jérémie. « Peut-être répond l’auteur, Ce n’est ni un personnage idéaliste ni une brute épaisse.»  Sa force, c’est son espoir, son envie de rédemption. « Heureusement, ajoute l’auteur, je ne suis pas aussi cabossé que lui !»

Mais alors qu’en est-il de Joseph Botvinnik ? Jérémie nous parle de ce personnage, énigmatique, source de l’obsession de Charles Bareuil. Un Français qui se rebelle contre la France et qui rejoint les troupes Vietminh. Botvinnik est un personnage très intéressant, qui interpelle. C’est un anti-héros, traumatisé de la même façon que Bareuil. Ils ont vécu les mêmes choses, mais ont choisi des chemins différents. Jérémie Guez avoue que ce sont ces contradictions, ces ressemblances entre les deux personnages qui lui ont plu lors de la création de ses personnages.

 

A propos du travail d’écrivain

 

IMGP5553

A la demande des lecteurs présents, Jérémie Guez prend le temps d’expliquer sa méthode de travail. Pour ses recherches préalables,  Jérémie a lu de nombreux livres traitant de la guerre d’Indochine puis il s’est lancé dans l’écriture. Au cours de la rédaction, il vérifiait ses informations et relisait de temps en temps quelques ouvrages pour « remette les choses en perspective et sortir la tête du guidon ». Il a également effectué un gros travail de recherche sur les armes utilisées. Il explique qu’actuellement, les légionnaires ont tous la même arme contrairement à 1946 où chacun choisissait son arme de prédilection ou bien les armes abandonnées après la Seconde Guerre mondiale ; il lui a donc fallu plonger dans les écrits des légionnaires pour retrouver les modèles utilisés ! Enfin, il a visionné de nombreux films d’action portant sur la guerre d’Indochine, pour comprendre et s’imprégner de l’ambiance étrange qui régnait sur les troupes.  Il parle ensuite de son plan, très précis, mais qui peut évoluer en fonction de l’écriture et de l’évolution de ses personnages.

Interrogé sur le rapport qu’il entretient avec ces derniers, Guez nous avoue qu’il s’est fortement attaché à eux. Bien qu’il écrive de la fiction, il campe et défini ses personnages et se sent comme garant d’eux. Au sein même de la fiction, il n’a pas tous les droits sur les protagonistes, il doit respecter le caractère de ceux qu’il a créé. S’il décide de modifier l’un de ses personnages, il doit le justifier, l’expliquer, afin que cela soit crédible ; finalement, on ne sait plus qui guide qui !

 

IMGP5550

Enfin les lecteurs de Babelio posent des questions techniques à Jérémie Guez : qui a choisi le titre, la couverture, la carte géographique, les notes de bas de pages, les virgules, les points virgules… l’auteur répond qu’il a presque tout choisi. S’il n’y a pas de notes de bas de pages c’est parce qu’il ne les aime pas et les points virgules sont ses signes de ponctuation de prédilection !

Sur ce, le débat se clôture laissant place à une séance de dédicaces où chaque lecteur peut discuter avec Jérémie Guez.

Une très belle rencontre qui a permis à beaucoup de lecteurs de découvrir un jeune auteur très prometteur.

 

Découvrez Le dernier Tigre Rouge aux éditions 10/18.