Depuis peu, en parallèle aux interviews d’auteurs, l’équipe de Babelio a décidé de rencontrer aussi leurs éditeurs. Pour comprendre ce en quoi consiste leur métier, s’enquérir de la spécificité de chaque maison, et grapiller quelques informations exclusives sur les prochaines publications. Philippe Robinet, fondateur des éditions Kero ouvre le bal. Compte rendu.Philippe_Robinet_wikipedialogo-editions-kero

Babelio: Kero est une toute jeune maison d’édition, quelle est la démarche qui vous a mené à créer cette maison d’édition, et pourquoi maintenant ?

Philippe Robinet: Justement parce que Kero est la contraction de kairos qui veut dire « le moment présent», «  le moment de faire quelque chose ». Après plusieurs années dans l’édition, je me suis aperçu que l’écosystème était en train de bouger – et pas seulement à propos de l’e-book. Je veux parler des rapports entre auteurs et éditeurs. C’était donc le bon moment de créer une nouvelle approche entre les deux : il ne s’agit pas d’une approche révolutionnaire, mais simplement une évolution du mode de fonctionnement.  Après dix années heureuses dans un grand groupe, Editis, j’ai trouvé que c’était le moment de privilégier une initiative entrepreneuriale individuelle, et proposer aux auteurs un lieu dans lequel nous éditons 20 ou 25 livres par an, et qui sera tourné particulièrement vers l’auteur. Nous ne sommes pas les seuls, mais notre spécificité est d’avoir établi une nouvelle forme de contrat entre l’auteur et l’éditeur. C’est la mode, aujourd’hui, mais il est particulièrement important de se dire que la chaine de fonctionnement entre nous tous doit être revue, car le système dans lequel nous travaillons semble dater.  Par ailleurs, la préoccupation centrale de l’éditeur est de faire en sorte qu’un auteur, qui a quelque chose à dire, soit reçu par son public. Ce système de pont était jusque là sous la seule dimension du papier. Il l’est encore, mais il est aussi dans un système multidimensionnel –le numérique, l’adaptation, la traduction … Ensuite, l’éditeur doit donner son avis sur le texte, accompagner l’auteur, et ce rôle doit être réaffirmé. Et la solution est de consacrer plus de temps aux auteurs. Je ne dis pas que les autres maisons ne le font pas, seulement nous avons souhaité globaliser cette démarche, et aujourd’hui nous avons la confirmation que c’est une bonne chose : d’abord parce qu’on est heureux de faire ce qu’on fait,  on a pu aider des auteurs formidables qui reviennent, qui nous font confiance, et parce que dans le climat très difficile dans lequel est le livre aujourd’hui, Kero se porte bien. Et c’est en cela que l’on se différencie des autres maisons d’éditions. Par cette couleur, par cette petite musique particulière.

 

Vous défendez un souci de transparence dans les chiffres entre les éditeurs et leurs auteurs, est-ce selon vous une des clés de la réussite du tandem auteur-éditeur ?

P.R. : Oui, la transparence est véritablement importante dans la relation de l’auteur à l’éditeur. Un auteur doit pouvoir avoir accès aux chiffres de ventes, aux classements. Si l’on veut, on peut ne rien cacher, nous avons tous les chiffres, tous les jours, alors pourquoi ne pas donner aux auteurs ces informations ? Aujourd’hui, nous avons accès à des informations sur toute notre vie facilement – notre compte en banque … Au cinéma, tout le monde à les chiffres de vente le mercredi après-midi, mais ça n’existe pas dans l’édition. C’est simplement une question de confiance. Attention cependant à ne pas tomber dans l’extrême, nous sommes dans une société de transparence. Il ne faut pas négliger l’importance du secret, qui nourrit d’ailleurs de nombreux livres. Donc plutôt que de transparence, je pense qu’il faut parler de responsabilité, entre l’auteur et l’éditeur, dans son aspect commercial : l’auteur a le droit, s’il le souhaite, de pouvoir dialoguer avec son éditeur sur des bases réelles. C’est d’ailleurs assez amusant de constater, avec le recul que l’on a maintenant, que certains auteurs consultent régulièrement ces informations, tandis que d’autres ne le consultent jamais.

Parlons un peu du lecteur, pouvez-vous identifier un lectorat ?

P.R. : Non, puisque privilégier la relation de l’auteur à l’éditeur nous permet d’accueillir des auteurs aussi différents que Michel Rostain – avec qui j’ai eu le bonheur de recevoir le prix Goncourt du premier roman en 2011, ou Laurent Baffie. De l’un à l’autre, le lectorat est extrêmement différent. J’aime bien lire des livres exigeants, et j’aime aussi me distraire. C’est cela le sel de la vie, et c’est aussi cela le sel de Kero. Pouvoir retrouver des auteurs comme Michel Rostain, Catherine Charrier, Laurent Gounelle, Laurent Baffie, Philippe Vandel, mais aussi des auteurs américains, Gayle Forman, Mitch Albom …

Comment choisissez-vous vos auteurs ?

P.R. : Un mot : coup-de-cœur. C’est un choix réciproque, ensemble, nous vivons de belles histoires. C’est un travail de longue haleine, l’auteur nous livre un manuscrit sur lequel il a beaucoup travaillé. Il faut donc savoir être reconnaissant. Et l’accompagner dans sa démarche, autant qu’il le souhaite.

Qu’est ce que vous a apporté votre carrière d’éditeur avant de fonder Kero ?

P.R. : D’un point de vue personnel, il y a eu des rencontres extrêmement importantes, comme celle avec Michel Rostain avec qui je travaille depuis 2009, de façon quasi-quotidienne. D’un point de vue professionnel, je me suis nourris de mes expériences, d’abord au Serpent à Plumes, puis chez Oh ! Editions. Je pense que l’éditeur, passé un certain âge, est comme le bon vin, il a tendance à se bonifier en vieillissant. Reste qu’il ne faut pas qu’il soit bouchonné…

Vous publiez tous vos livres simultanément en version papier et en version numérique. Pouvez-vous faire un bilan concernant cette démarche après un an de fonctionnement ?

P.R. : Sans oublier le format audio pour une partie des livres, les traductions, les versions en gros caractères. Les supports sont nombreux. Pour parler plus particulièrement du numérique, le bilan est simple, dans la mesure où le marché de l’e-book est à 1.5%. C’est l’occasion de vivre des expériences très différentes. Je pense à deux livres en particulier, celui de René Manzor et celui de Maïa Mazaurette. Les deux ont été très bien accueillis en e-book, mais pour des raisons différentes. Maïa Mazaurette est très connue sur Internet car elle tient un blog, le lancement en version numérique nous a donc permis de mieux façonner la version papier. L’univers de René Manzor, une ambiance de polar fantastique, correspondait particulièrement au marché de l’e-book à sa parution, et son roman s’est retrouvé troisième des ventes sur Amazon l’an dernier.

Parmi la vingtaine de livres que vous avez publiés depuis la création des éditions Kero, il y a à la fois des premiers ou deuxièmes romans, et des noms plus médiatiques. Est-ce que cette alternance est volontaire ou est-ce qu’il s’agit du hasard des manuscrits et des rencontres?

P.R. : C’est absolument volontaire, car comme je l’expliquais plus haut, il est important de varier ses lectures. Le monde est ainsi. Le livre de Laurent Baffie, par exemple est extrêmement intéressant. Il a beaucoup travaillé, et a en effet beaucoup de talent. J’admire quelqu’un qui arrive à donner comme définition du mot Enterrement : « Dernière sortie en boîte ». C’est fin, drôle et intelligent.

Travaillez-vous de la même façon avec les différents auteurs ?

P.R. : Non, chacun a sa personnalité. Si on prend le travail sur le texte, par exemple, il y a des auteurs avec qui le dialogue est quasi quotidien, alors que d’autres nous sollicitent très peu. Nous sommes là pour écouter l’auteur, et intervenir au bon moment. Nous ne sommes pas là à leur service, mais nous sommes là pour les aider. Il faut reconnaître le moment où notre intervention est légitime et constructive. Et ils attendent de nous d’être présents, et disponibles.

Quels sont vos projets de parution pour les mois à venir ?  

P.R. : Les projets sont dans la diversité que nous évoquions. Il y a des premiers romans : celui de Jade-Rose Parker, que nous publierons pour la rentrée littéraire ; celui de Bernard Zekri, qui raconte l’histoire d’un dijonnais qui décide d’importer le rap en France, et qui va accompagner des icônes comme Madonna. Marek Halter, qui nous rejoint, a été longtemps sollicité pour raconter sa vie, et il s’apprête à publier un livre très touchant, où il explique comment il en est arrivé à être ce qu’il est. Laurent Baffie, aussi, revient, en mettant sur papier certaines de ses plus belles répliques. Philippe Vandel, l’éternel curieux, publiera un nouveau livre lui aussi… Et pour tous, nous allons veiller à ce que les livres apparaissent bien en librairie. Je fais partie de ceux qui pensent que, sans utopie, on vit mieux quand on lit que quand on ne lit pas. Et c’est cela qu’il faut marteler.

Pourriez-vous faire un bilan après un an d’existence ?

P.R. : On peut en faire sous plusieurs formes. Humainement : on constate que les auteurs reviennent, et sont satisfaits du travail que nous avons fait ensemble. Quantitativement : Laurent Baffie a été dans les meilleures ventes de l’année 2012 dans la catégorie des livres non-fiction, Laurent Gounelle est entré dans les dix auteurs français les plus vendus. Plus généralement, c’est une belle somme de belles expériences.

Quelles ont été les plus belles surprises de cette année en tant qu’éditeur ?

P.R. : L’accueil du nouveau livre de Michel Rostain, dans la presse, par la critique, est formidable. Il a toujours dit qu’il avait trois rêves dans la vie : être metteur en scène d’opéra, ce qu’il a fait pendant toute sa vie ; être écrivain : il a reçu le prix Goncourt du premier roman ; et être toréro : à son âge, cela risque être compliqué. Il faut croire au pouvoir des auteurs, croire aux livres que l’on défend. Tout le monde se doute qu’à la sortie du livre de Laurent Baffie, nous avons essuyé quelques rires : le livre a été un succès. Et si la qualité ne se mesure pas quantitativement, c’était un beau défi.

Vous êtes aussi Président de l’association Le Labo des histoires, qui propose des ateliers d’écriture aux 15-21 ans. Qu’est-ce que cela vous apporte en tant qu’éditeur ?

P.R. : Il y a quelques années, on s’est dit qu’il fallait à tout prix casser cette paroi de verre qu’il y a entre les jeunes et les anciens sur la question de l’écriture : d’un côté il y a ceux qui disent que les plus jeunes ne savent plus écrire, qu’ils écrivent n’importe comment, ce à quoi les concernés répondent qu’ils n’ont jamais autant écrits, c’est seulement qu’ils écrivent différemment, mais ils écrivent toute la journée. Ces deux mondes ne se parlaient pas. Aux Etats-Unis, un auteur a créé, il y a 7 ou 8 ans, un lieu où les jeunes peuvent rencontrer des auteurs, des paroliers. Ce genre d’espace existe très peu en France. Il y a deux ans, nous avons donc créé, avec des soutiens associatifs, celui de la région Ile de France, Le Labo des histoires. C’est un espace dans le 10ème arrondissement de Paris où les jeunes peuvent rencontrer des auteurs, des éditeurs ou des journalistes. En tant qu’éditeur, c’est pour nous une autre façon de parler d’écriture, une autre façon de parler aux jeunes. Il est important de les écouter, et de leur expliquer ce qu’est aujourd’hui le milieu du livre. Il y a ceux qui pensent que c’est un milieu inaccessible, et ceux qui méconnaissent le métier de l’éditeur, qu’ils associent à Amazon, ou Kobo. C’est cet amalgame qu’il faut corriger. Le plus important reste néanmoins que l’écrit soit vivant. Notre rôle est de faire en sorte que tout cela émerge, que tout cela bouillonne.

 

Grâce aux Presses de la Cité, quelques lecteurs de Babelio ont eu la chance de se retrouver autour d’une table avec Kate Morton, sa frange, ses yeux rieurs, et son grand sourire.  Sans oublier son interprète, car comme elle l’explique, ses  livres sont traduits dans 40 pays all over the world, et elle ne maîtrise pas encore la langue de tous ses lecteurs.

Kate Morton est australienne, elle est l’auteur du Jardin des Secrets, ou encore des Brumes de Riverton, des romans sur la famille et sur les secrets, qui s’impriment avec force sur un fond historique. Son dernier roman, La scène des souvenirs, retrace les secrets d’une famille à travers les époques, l’espace : le récit nous entraîne dans le Londres bombardé de la deuxième guerre mondiale, dans le bush australien du début du XXème siècle et dans la campagne anglaise contemporaine. Ses héroïnes, souvent des femmes, se battent contre les souvenirs, et tentent de réunir toutes les pièces du puzzle de leur histoire.

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Kate Morton, qui publie son quatrième roman en France, est arrivée à l’écriture naturellement, en noircissant des carnets, en se plongeant dans des documents historiques, des récits qu’elle a réussi à mêler avec brio à ses propres souvenirs de little girl. Les secrets, la famille, la nature et l’Histoire d’Angleterre sont autant de motifs qu’elle affectionne et qu’elle déconstruit pour mieux les reconstruire dans tous ses romans. Quand on lui demande « Pourquoi toutes ces femmes ? » elle répond qu’elle a grandi dans un univers très féminin, et qu’elle se sent à l’aise avec les figures de jeunes filles, de femmes Et en effet, la force de son écriture c’est de rendre parfaitement sensibles les liens entre les personnages, c’est d’explorer ces figures à travers les âges et les époques. Dans son dernier roman cependant, La scène des souvenirs, elle fait remarquer l’apparition d’un personnage masculin « qui, pour une fois, n’est pas une personne exécrable ou promis à une fin impitoyable ! »

Pour écrire, elle explique qu’il lui faut trois éléments, trois images qui, réunies, formeraient un mélange fertile. Le roman naît alors de cet accord parfait. Ecrire, pour elle, c’est comme courir un marathon : on sait d’où on part, on sait à quoi ressemble la ligne d’arrivée, mais entre les deux, place à l’imagination.

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Et elle a une confiance infinie dans son imagination. Celle-là même qui a créé dans sa jeunesse une image très précise de l’Angleterre à travers les livres qu’elle lisait, en Australie. Et, elle se surprend encore à constater à quel point l’idée qu’elle s’était faite de cette île à l’autre bout du monde était exacte. « C’est exactement comme je l’avais imaginé » s’exclame-t-elle, mimant le jour où, jeune étudiante, elle a posé son sac à dos sur le sol britannique.

Tout lui plait dans le métier d’écrivain, et notamment le fait de rencontrer partout où elle passe des personnes qui partagent avec elle la passion de la littérature. « Je vais finir par penser que le monde n’est peuplé que de personnes incroyables, poursuit-elle, puisqu’à chaque fois que je fais des rencontres nous parlons de littérature ! »

Son seul regret, en tant qu’écrivain, est d’avoir perdu le privilège du lecteur qui est de pouvoir lire simplement : l’écrivain-lecteur est alourdi du poids de la technique. Il ne peut s’empêcher, dans sa lecture, d’essayer de dévoiler les mécanismes d’écriture. Elle avoue alors avoir considérablement diminué ses lectures d’œuvres de fiction, et se réserver aux documents et récits historiques.

Toujours enthousiaste et souriante, elle a terminé la rencontre avec ses lecteurs en s’appliquant à épeler chaque prénom en français, tout en les écrivant, en tête de ses longues dédicaces, sur les exemplaires de son dernier roman. Avant de s’en retourner en Australie, où son prochain roman, nous a-t-elle confié, est sur le feu.

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Pour découvrir son dernier roman : cliquez ici.

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La scène des souvenirs de Kate Morton, Presses de la cité, 2013

En partenariat avec Belfond, des membres de Babelio ont eu la chance unique de poser quelques questions à Harlan Coben lors de son passage au festival Quais du polar.  

Une rencontre intimiste avec "le maître de vos nuits blanches".

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L’année 2013 est celle du polar sur Babelio. Après l’organisation d‘une première rencontre entre Michel Bussi et ses fans à Paris, rendez-vous était pris à Lyon où avait lieu, pour la neuvième année, le célèbre festival "Quais du Polar" qui réunit à chaque édition les meilleurs auteurs de romans policiers de la planète. Les auteurs étaient au rendez-vous cette année avec la présence de Bernard Werber, d’Henning Mankell et surtout d’Harlan Coben, qu’une poignée d’heureux élus ont eu la chance de d’interviewer en exclusivité dans un salon cosy de l’hôtel Carlton de Lyon, en clôture du festival.

Une dizaine de membres, sélectionnés par Babelio pour leur goût du polar et leur passion pour Harlan Coben, s’est réunie dans l’hôtel pour une heure passionnante de discussion avec peut-être le plus terrifiant des auteurs de polars mais aussi certainement le plus courtois ! C’est en effet avec une gentillesse et une attention à toute épreuve que le « maître de nos nuits blanches » a répondu aux questions qui lui étaient posées, autour de bons croissants et de cafés.

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Les lecteurs se sont d’abord intéressés à la sortie de son dernier roman Ne t’éloigne pasHarlan Coben leur a confié que son ambition, avec ce livre, était d’ "explorer les méandres du rêve américain". Nécessairement sous la forme polar ? Cette question, posée par quelques lecteurs, a été l’occasion pour l’écrivain de préciser qu’il ne se reconnaissait pas sous l’étiquette du « roman policier » : "Ce sont des romans. Les plus grands chefs-d’oeuvre de la littérature parlent souvent, de près ou de loin, de meurtres ou d’assassinats".
Une autre confidence surprenante concerne ses sources d’inspiration : "Aucun auteur ne vous le dira, nous a-t-il confié, mais tout le monde passe du temps devant la télévision et oui, les séries télévisées font partie de mes sources d’inspiration !"

L’écrivain est ensuite revenu sur ses méthodes d’écriture :  "Je connais le début de mon histoire et j’en connais la fin comme on connaîtrait seulement le point de départ d’un voyage et le point d’arrivée. Entre les deux, le roman peut évoluer de manière tout à fait imprévisible".

Enfin, si une question taraudait les lecteurs depuis le début de l’interview, personne n’avait encore osé la lui poser. Vers la fin de la session, quelqu’un s’est finalement lancé : "pourquoi avoir confié la réalisation de l’adaptation du best-seller Ne le dis à personne à un réalisateur français  ?" Harlan Coben est ainsi revenu sur ses échanges avec le réalisateur Guillaume Canet : C’est à la fois la vision cinématographique de Guillaume Canet et son caractère "très persuasif" qui ont poussé Harlan Coben à accepter sa proposition de collaboration. Et si un remake américain est bien au programme dans les prochains mois, Harlan Coben n’exclut cependant pas de retravailler avec le réalisateur français dans le futur !

Découvrez Ne t’éloigne pas,  le dernier roman d’Harlan Coben chez Belfond Noir :

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Vous pouvez retrouver un compte rendu de ph_hugot sur son blog.

Les photos de la rencontre avec Harlan Coben sont la propriété de vonnette. Merci à elle de nous avoir permis de les utiliser.

Michel Bussi et Harlan Coben, voilà quelques uns des auteurs de polars les plus prestigieux que les membres de Babelio ont pu rencontrer en exclusivité en partenariat avec Belfond et les Presses de la Cité. Première étape avec l’auteur français Michel Bussi. 

Michel Bussi rencontre ses lecteurs parisiens

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Michel Bussi est l’auteur de polars du moment. Auteur d’un récent Ne lâche pas ma main, plébiscité par la critique et les lecteurs,  Michel Bussi avait rendez-vous à Paris, fin mars, pour discuter avec une dizaine de ses plus grands lecteurs. Chacun avait préparé quelques questions mais c’est dans une discussion libre des plus vivantes que Michel Bussi a pu confier certains de ses secrets d’écriture ainsi que quelques scoops quant aux adaptations cinématographiques de ses romans (les droits de "Un avion sans elle" ont été achetés pour une adaptation ciné !).

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Pour son dernier roman, Ne lâche pas ma main, il a révélé que c’est en allant une première fois à la Réunion qu’il a eu l’idée d’écrire un roman policier s’y déroulant. De retour à Paris, il s’est attelé à l’écriture du livre en essayant de rendre l’atmosphère de l’île et les préoccupations sociales qui l’entourent les plus justes possibles. Ceci a demandé un lourd travail de documentation qui n’a pas manqué d’être salué par ses lecteurs.

Ce sont finalement des lecteurs ravis qui sont sortis de cette rencontre avec Michel Bussi.  Certains n’avaient pas encore commencé la lecture de son dernier roman. Ils ont quitté les salons de l’éditeur où avait lieu la discussion en n’ayant plus qu’une idée en tête : s’y plonger corps et âme !

Quelques réactions des membres présents sont à retrouver sur le blog de Bigmammy, sur celui de Pikkendorf et sur le forum de Babelio.

Découvrez le dernier roman de Michel BussiNe lâche pas ma main aux éditions Presses de la Cité :

Ne lache pas ma main

Retrouvez notre compte rendu de la rencontre avec Harlan Coben !

 

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Edition spéciale jeunesse

Masse Critique revient ! Et cette fois-ci ce sont les enfants qui sont à l’honneur dans cette nouvelle édition consacrée à la littérature jeunesse. Il y en aura pour tous les goûts et pour toutes tailles. Des livres destinés à l’éveil, à l’initiation à l’art, ou encore des poèmes ou des blagues… cette nouvelle opération sera pleine de surprises. La liste des ouvrages vous sera dévoilée quelques jours avant le lancement de l’opération.

Pour participer, rendez-vous le 11 avril à partir de 8h30 ici.

Recevez un livre en échange d’une critique

Pour les nouveaux, rappelons le principe de Masse Critique : c’est une opération gratuite proposée par Babelio, en partenariat avec les éditeurs, permettant à tous les lecteurs intéressés de recevoir un livre, en échange d’une critique.

Un petit rappel : l’opération est ouverte même aux non-blogueurs.  La seule condition étant d’avoir déjà réalisé sur Babelio une ou plusieurs critiques pertinentes…

Sinon la règle reste inchangée : Choisissez dans notre sélection les livres dont vous aimeriez écrire une critique. Si vous êtes sélectionné, vous recevrez l’un d’entre eux par la Poste. La seule contrepartie est que vous devez, dans le mois qui suit, nous dire ce que vous en avez pensé, en bien ou en mal, sur Babelio et sur votre blog si vous en possédez un.

Pour accéder aux pages littérature jeunesse sur Babelio, vous pouvez utiliser les étiquettes correspondantes, par exemple "à partir de 3 ans ", ou "littérature jeunesse ", ou encore "littérature pour enfants"  et "contes" etc…

Alors, chaussez vos âmes d’enfants, convoquez famille et amis, et tenez-vous prêts ! 

Mon coffret pour devenir grandWesternA pas de loupCarabinetteBombastica naturalisEric Rohmer, le conteur du cinémaEst-ce que vous m'aimerez encore...?Crapoto et le génie de la brioche vendéenneF.B.I. Animaux disparus - un éléphant qui trompeJacques Brel, vivre à mille tempsItuk à la rencontre de l'ours blancIda - L'extraordinaire histoire d'un primate vieux de 47 millions d'annéesi minusculeGommettes circusDis bonjour à Zorro !Emma à New YorkDoudou poussin joue au pompierDix tableaux et un ballon rougeKevin et les extraterrestres - restons calmes !Détails en pagaille, tome 3 : La chasse aux trésors !Bébert et TerrineLa légende du rouge-gorgeLe petit roi qui voulait qu'on lui dise nonLe voyage extraordinaire de Petit PierreLes aventures d'Itamar : 6 histoires à lire le soirLes Avatars de Gaspard : Mystère chez l'antiquaireLe trouLe pêcheur et les revenantsP'tit Cousu, Tome 1 : La parade des monstresOù Te Caches-Tu Mon Dieu ?Origami yoda, tome 2 : Kraft vador contre-attaqueOdeurs, ça sent bon la fraise, la banane, le citron...Toto : 100 blagues de récréZo et Lou et les contrairesWilliam Adams, le samouraï des mersWapatou et les chercheurs d'orUne imagination... d enferSur un air de MozartMon grand amiSur la route des couleursToute petite histoire d'OSi j'étais un livreSami, Goliath, Oscar, Ousman et les autres...Que caches-tu dans ton dos ?Sweet sixteenPetites comptines pour grands tableauxPas touche à Charly !MomotaroMoi Princesse MargotMilo le rhinoMédor le maxichienMademoiselle Zouzou : J'ai pas comprisLoup ne sait pas quel jour on estLouis XIV, tome 1 : Les diamants du cardinalLouis Armstrong enchanter le jazzLes poèmes ont des oreilles : 60 poèmes à dire comme ci ou comme çaLe mystérieux cercle BenedictLe mystère de Hawa'aLe manoir, tome 1 : Liam et la carte d'éternitéLe gros ralbum de tous les y'en a marre !Le Grand MeaulnesLe château des fantômes, tome 1 : La momie du PharaonLe cycle d'oz : Volume 1, La magicien d'Oz ; Le merveilleux pays d'OzLe bathyscapheLa surprise de PetidouLa reine des grenouilles ne veut pas se mouiller les piedsLa Quête de l'horizon, tome 1 : Mahmoud, petit prince du désertChaparrónLa métamorphose d'HermineLa grande collectionLa folle journée de Marie BelleLa boîte à lettresL'Invisible - Contes des Indiens Mi'kmaqL'anniversaireKiki king de la banquiseComment cacher un lionChiche !Alexandre Calder ou les mobiles célestesCoeur de hibouAu pays du sucre, tomes 1 et 2Art & sport

Devenez un détective et remportez une sélection de romans policiers.

Interprétez les indices, profilez la bonne piste, méfiez-vous des pièges et retrouvez les bonnes réponses dans notre nouvelle compétition de quiz consacrée au romans policiers.

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Nouvelle compétition de quiz autour du polar

Quel détective ferez-vous ?  

Comme tous les mois, nous organisons une compétition de quiz où tous les joueurs qui le souhaitent peuvent s’affronter en jouant aux quiz des autres joueurs ou bien en proposant de nouveaux quiz.

Ce mois-ci le thème est donc le polar et tout ce qui s’y rapporte (auteurs de romans, personnages, thèmes des romans policiers, etc… )

Les règles de la compétitions (et les cadeaux à gagner )

Nous vous proposons deux façons de gagner une superbe sélection de romans policiers (6 livres à se partager entre les vainqueurs des deux compétitions.)

-Première compétition : Le prix du quiz le plus populaire 
Les règles de ce premier prix sont simples : il vous suffit de faire un quiz sur le thème du roman policier et de tout ce qui s’y rapporte, de près ou de loin. Celui qui aura fait le quiz avec le plus de participants d’ici le vendredi 26 avril 2013 à 17 heures gagne cette compétition ! Pour gagner il vous faudra communiquer, par tous les moyens possibles : blogs, twitter, facebook, Google+ etc !

Vous avez jusqu’au lundi 22 avril pour proposer un quiz. (Ce qui vous laisse le temps à des participants de jouer à vos quiz avant la fin de la compétition.)

-Seconde compétition : Le prix du meilleur détective

L’autre compétition récompensera les meilleurs détectives, c’est à dire ceux qui feront les meilleurs scores aux quiz ! Il faut jouer à la moité +1  du nombre de quiz proposé. Le joueur décide alors de présenter les quiz pour lesquels il a obtenu les meilleurs scores, (et il a donc intérêt à en jouer le plus grand nombre possible.)

N’oubliez pas de reporter vos scores dans le forum.
A vous de jouer et de créer les quiz les plus populaires !

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Le Salon du Livre à Paris le weed-end dernier a été l’occasion pour les lecteurs les plus chanceux de rencontrer des auteurs. Dix membres de Babelio ont été sélectionnés pour participer à une rencontre avec l’auteur de Le Fils (prix Goncourt du premier roman en 2011), à l’occasion de la sortie récente de son nouveau roman, L’étoile et la Vieille, rencontre organisée en partenariat avec les Editions Kero. 

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Les lecteurs se sont donc retrouvés samedi matin dans une très jolie salle de l’Opéra Comique, en plein cœur de Paris, autour de croissants, d’une tasse de thé bien chaud et d’autres friandises.  De bonne humeur, donc, nous nous sommes placés en face de Michel Rostain qui, d’abord assis sur une chaise en hauteur, a préféré s’asseoir directement sur l’estrade. Dans une ambiance très simple et amicale, il a donc parlé de son livre, de son métier de metteur en scène – puisque les deux sont étroitement liés. S’en suivirent d’envoûtants discours sur l’étoile, sur la fascination des hommes devant les stars, sur le métier d’écrivain, sur son rapport à l’œuvre, son rapport à l’art…

Il a ensuite répondu aux questions des lecteurs, avec justesse et humour, avant de nous offrir à tous un exemplaire dédicacé de son roman. Une photo de famille, et hop, nous sommes tous rentrés avec le sourire, et une terrible envie de nous plonger dans L’étoile et la Vieille.

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Rentrouvez l’intégralité des photos de la rencontre sur la page Facebook de l’auteur : http://www.facebook.com/pages/Michel-Rostain/248407371963071?fref=ts

 

Babelio au Salon du Livre

Retrouvez des extraits de 400 critiques issues de Babelio sur près de 80 stands d’éditeurs !

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Si nous n’avons pas de stand à proprement parler, Babelio investit ceux des éditeurs ! En partenariat avec près de 80 éditeurs, nous avons distribué sur certains stands 400 extraits de critiques issues de Babelio. Saurez-vous retrouver la vôtre ?  Parcourez les allées du salon, découvrez les stands de nos éditeurs partenaires et retrouvez votre critique :

Les stands des éditeurs partenaires : 

Adabam, Asphalte, Asuka, Atelier de l’Agneau, Au Diable Vauvert, Audiolib, Balivernes, Belin, Belfond, Bragelonne, Cambourakis, Casterman, Castelmore, Charleston, Chevre Feuille Etoilée, Dargaud, Delcourt, Denoël, Des Femmes, Dunod, Dupuis, Eclipse, Editions Dialogues, Editions Kero, Les Escales, Eveil et découvertes, Fetjaine, First, Flammarion Jeunesse, Genèse, Hachette Jeunesse, Hachette Pratique, J’ai lu, Kazé, L’Ecailler, La Grande Ourse, La Martinière, La Martinière Jeunesse, La Table ronde, Le Cherche midi, Le Lombard, Le Passager Clandestin, Leduc.S, Liana Lévi, Mama Editions, Mercure de France, Métailié, Milady, Omnibus, Nobi nobi, Panini, Passiflore, Perrin, Philippe Rey, Plon, Points, Le Pré au Clerc, Presses de la Cité, PUF, Presses Universitaires du Mirail, Rivages, Robert Laffont, Salvator, Scrineo, Serge Safran, Seuil, Seuil Jeunesse, Soleil, Stock, Sud Ouest, Syrtes, Thierry Marchaisse Editions, Urban Comics, Vents d’Ailleurs.

 

Retrouvez toutes les infos concernant les stands des éditeurs sur le site du Salon du livre.

Nos entretiens sur le Stand Kobo

En plus de notre présence démultipliée sur de nombreux stands (voir ci-dessus), l’équipe de Babelio s’entretiendra également avec six auteurs sur le stand Kobo (stand B23, Porte de Versailles/ Pavilion 1).

 

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Voici la liste des entretiens :

Samedi 23/03/2013

-En conversation avec Marika Gallman pour la série « Maeve Regan » à 14h30

-En conversation avec David Forrest pour « En série »  à 16h

-En conversation avec Michel Bussi pour son dernier roman « Ne lâche pas ma main » à 18h

 

Dimanche 24/03/2013

-En conversation avec Mélanie Fazi pour « Arlis des forains » à 14h

-En conversation avec  Agnès Martin-Lugand pour « Les gens heureux lisent et boivent du café » à 15h

-En conversation avec Geoffrey Bidaut pour « Bad Swimmers » à 16h.

 

Bon weekend au Salon et n’hésitez pas à partager toutes vos impressions du Salon et vos photos sur le forum ou sur le twitter  de Babelio !  

Une rencontre exceptionnelle avec Michel Bussi

Michel Bussi est l’un des auteurs de polar français les plus doués de sa génération. Lauréat du prix des lecteurs du festival Polar de Cognac en 2011 pour son roman Les nymphéas noirs, mais également prix Maison de la presse en 2012 pour Un avion sans elle, Michel Bussi réussit à concilier succès critique et public avec des romans policiers toujours plus passionnants.

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Dix places à gagner

Son nouveau roman Ne lâche pas ma main, à peine publié, est d’ores et déjà plébiscité par les lecteurs de Babelio. Nous vous donnons la possibilité de rencontrer l’auteur lors d’un buffet au sein  de sa maison d’édition.

La rencontre aura lieu le 20 mars à Paris, place d’Italie dans les locaux des Presses de la Cité

Vous souhaitez rencontrer Michel Bussi ? Vous avez des questions à lui poser ou bien vous aimeriez simplement échanger avec un auteur de polar ? Pour avoir la chance d’être parmi les 10 personnes invitées à cette rencontre, il vous suffit de m’envoyer un mail à p.krause@babelio.com

Masse Critique revient au Québec

Cela faisait longtemps, trop longtemps que les lecteurs francophones du Canada étaient laissés sur le bord de la route pour nos opérations de Masse Critique. Pour remédier à cette terrible injustice, nous lançons une nouvelle édition spécialement réservée aux lecteurs et blogueurs québécois.

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Recevez un livre en l’échange d’une critique

Masse Critique est une opération grâce à laquelle vous pouvez  gracieusement recevoir des livres chez vous, à la seule condition de publier, dans le mois qui suit, une critique du livre reçu !  Il n’y a rien d’autre à comprendre : un livre en l’échange d’une critique, c’est aussi simple que çà !

Vous pouvez consulter une liste encore non exhaustive ci-dessous (d’autres titres vont être ajoutés dans les prochains jours) et tenter de vous inscrire à partir du lundi 25 février à 9 heures -heure de Montréal-  à cette adresse :http://www.babelio.com/massecritique.php

Rendez-vous le lundi 25 février 2013 à 9h (heure de Montréal): http://www.babelio.com/massecritique.php

 

Augustin, ma bataille de LoignyBine : L'affaire est pet shopCristaux de foudreDe l'autre côté de l'écranFallait-il tuer Socrate ou l'assassinat collectif de la vertuFausses notesJusqu'à plus soifJ'ai survécu au Débarquement: Germain Nault, ancien combattant, se raconteMatch imparfaitPlaton le Suricate (vol.1)PassageParis, Marseille, mes amoursNouveaux propos sur le bonheurLes soucis d’un SansoucyInséparablesLe secret du Docteur BarryFils d'instituteurs. Une enfance béarnaise 1934-1946La Promesse d'EmileL'envahi'soeurL'éducation courtisanePoissons d’eau douce du Québec et des MaritimesPourquoi encore la psychanalyse?Vivre sur la route : Les nouveaux nomades nord-américainsTous mes amis sont des superhérosProjet zéroRésurrection. Les Maudits tome 1Encyclopédie du monde visible

 

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