Où l’équipe de Babelio vous remercie pour ce quatrième pique-nique !

Une fois n’est pas coutume, c’est dans le Parc de Bercy qu’a eu lieu le quatrième pique-nique de Babelio, où nous avons eu la chance de profiter d’une parenthèse ensoleillée dans ce mois d’août pluvieux ! Dans une ambiance fort sympathique, nous avons ainsi pu déguster les mets que les uns et les autres avaient préparé. C’était bien sûr l’occasion de retrouver les habitués des pique-niques Babelio, mais aussi de faire connaissance avec les nouveaux venus.

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Les lecteurs sont venus nombreux !

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Le pique-nique bat son plein

L’heure de la compétition est arrivée

Une fois les victuailles bien entamées, nous avons pu participer à l’épreuve tant attendue : le quiz ! La première session a semblé facile aux lecteurs et a été remportée par LiliGalipette, qui a ainsi raflé la mise après une question subsidiaire. La deuxième Babelio Box aura par contre été plus ardue à gagner, les lecteurs ont en effet trouvé cette seconde session plus difficile, et c’est une ultime question de rapidité sur Harry Potter (savez-vous comment s’appelle le fantôme de Gryffondor ?) qui a mis fin au challenge. Les lecteurs se sont en tout cas très bien débrouillés sur ces questions littéraires et ont prouvé qu’ils avaient bien révisé les quiz. Nous espérons que les surprises ont été du goût des heureuses gagnantes !

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Concentration intense

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Découverte des surprises de la Babelio Box

Place à la loterie tant attendue

Mais ce n’était bien sûr pas la fin des festivités, puisque les lecteurs ont ensuite eu droit à la désormais traditionnelle loterie de livres. Cette année encore, l’idée a enthousiasmé tout le monde. De nombreux livres empaquetés et dédicacés ont ainsi été placés dans un grand sac, puis distribués au hasard, faisant le bonheur de leurs destinataires. Chacun a ainsi pu, on l’espère, découvrir des horizons littéraires éloignés du sien !

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Les membres découvrent leur trouvaille

 

Merci à tous !

Ce fut comme à l’accoutumée une journée joyeuse, que nous avons été ravis de passer en votre compagnie. Lectures, discussions, dégustations culinaires auront été de la partie. Nous espérons que tout le monde a apprécié ce pique-nique autant que nous. Voici quelques photos, par ailleurs n’hésitez pas à partager les vôtres !

DSC_1393DSC_1402DSC_1404DSC_1405DSC_1409DSC_1424DSC_1426IMG_3663IMG_3664L’équipe de Babelio remercie donc chaleureusement les lecteurs qui sont venus. N’hésitez pas à partager vos impressions avec nous, et à nous dire quel livre vous avez reçu à la loterie !

Où Babelio propose de découvrir de nouveaux insignes pour les experts thématiques

Il y a plus de deux ans maintenant nous vous proposions de découvrir les experts de Babelio, ou – pour les plus chanceux – d’en faire partie. Des insignes permettaient ainsi de retrouver les meilleurs lecteurs de science-fiction, de reconnaître les plus grands fans de bandes dessinées en tout genre ou encore de gratifier les plus grands contributeurs dans des domaines aussi variés que la philosophie, la science, la littérature italienne, ou la chicklit.

Mais comme dans tout bon Phalanstère, il en fallait pour tous les goûts et il se cachait parmi les (désormais plus de 160 000) contributeurs de Babelio des lecteurs aguerris dans des genres beaucoup plus variés que ceux initialement proposés. Nous vous proposons donc aujourd’hui pas moins de 20* nouveaux insignes identifiant les experts dans ces nouveaux genres. Libre à vous de deviner à quel genre il se rapporte en regardant les icônes ci-dessous, ou d’aller chercher directement la réponse sur la page dédiée aux experts.

 

*Dans les faits une rumeur complotiste court sur l’existence d’un 21ème insigne, réservé à un nombre restreint d’initiés prosélytes, mais qui donnerait du crédit à de telles fadaises ?

Où Babelio rencontre Carine Fontaine, directrice éditoriale de la maison d’édition jeunesse "Langue au Chat"

Dans le cadre de notre série d’entretiens avec des éditeurs, nous avons posé quelques questions à Carine Fontaine, directrice éditoriale de "Langue au Chat", une maison d’édition belge qui regorge de créativité et de bonne humeur. Cet entretien était l’occasion pour nous de découvrir les coulisses d’une maison d’édition entièrement consacrée à la littérature jeunesse.

Carine Fontaine

La maison d’édition Langue au Chat a été créée en 2003. Votre ambition actuelle de lier ludique et éducatif était-elle déjà au cœur des principes de la maison ?

Touche à toutLa maison a été créée pour éditer en France les livres « DK », une maison d’édition anglaise qui propose des livres jeunesse essentiellement composés de photographies.
Il y avait déjà cette idée d’ « apprentissage amusant » notamment avec  les « livres à toucher » qui ont grandement participé au succès de « Langue au Chat » mais ce n’était pas encore un principe phare de la maison. C’est quand je suis arrivée dans la maison en 2012 que j’ai véritablement essayé de mettre cet aspect en avant, d’en faire l’identité de « Langue au Chat ».

L’équipe et moi-même pensons que l’humour rapproche les générations et permet à l’enfant d’évoluer, d’appréhender les choses avec plus de recul. Nous souhaitons que nos livres soient des moments de partage entre les parents et les enfants.

C’est actuellement ce qui réunit l’ensemble de vos livres, cette idée de partage ?


Oui, tout à fait. Nos trois grands créneaux sont actuellement l’ « éveil », les albums et les « activités » avec des livres de créations. Nous avons également  une petite section dédiée aux documentaires mais toujours dans cette volonté d’apprentissage et de partage. Par exemple, si nous parlons d’un animal dans un livre, nous le rapprocherons de situations communes vécues par l’animal et  par l’enfant. Nous faisons toujours en sorte que cela soit le point de départ d’une discussion entre l’enfant et les parents. Cela permet de construire une relation autour de la lecture.

Certains artistes nous envoient leurs créations et si c’est amusant, éducatif, poétique, si l’on pense que l’enfant va s’y retrouver,  si cela correspond à notre ligne éditoriale en somme, nous allons travailler avec eux.

Comment naissent les projets que vous développez ?

Parfois on se dit qu’il manque un ouvrage pour que l’enfant apprenne à faire telle ou telle chose comme « partager » par exemple.  Les livres qui existent sont souvent les mêmes : il s’agit d’une histoire où un personnage est félicité par un autre parce qu’il a partagé quelque chose. Nous, on souhaite proposer quelque chose de différent. Nous voulons créer un vrai moment de complicité entre le parent et l’enfant.

Concrètement, nous commençons par des brainstormings durant lesquels nous évoquons toutes les pistes possibles pour exploiter au mieux un thème qui nous tient à cœur.. Suite à ces échanges créatifs, j’évoque nos idées auprès d’instituteurs et de commerciaux pour savoir s’ils ont déjà vu ce type d’ouvrages, si cela existe déjà. Nous comparons ensuite notre idée avec ce qui a déjà été fait pour créer quelque chose qui nous est propre.

Parallèlement, nous fonctionnons beaucoup au coup de cœur. Certains artistes nous envoient leurs créations et si c’est amusant, éducatif, poétique, si l’on pense que l’enfant va s’y retrouver,  si cela correspond à notre ligne éditoriale en somme, nous allons travailler avec eux.Barroux

Certains projets naissent par ailleurs du hasard des rencontres avec certains auteurs. Nous sommes en train de développer deux livres avec Barroux, qui est déjà présent dans notre catalogue avec un livre à dessiner abordant les prémices de la graphie des lettres.. C’est un auteur qui propose vraiment quelque chose de nouveau. Ce qu’il présente est tellement beau et agréable que l’on ne se rend pas compte qu’il s’agit d’exercices.

Enfin, nous avons des demandes d’enfants. Parfois, quand je vais en classe, certains me demandent pourquoi je ne fais pas un livre sur tel ou tel thème. Nos propres enfants ont également un regard très critique sur nos livres.  Ce sont nos premiers lecteurs : ils nous donnent des idées et nous permettent d’améliorer  nos livres.

Vous dites aller en classe. Quel est votre travail auprès des enfants ?

Nous allons dans les classes de maternelle et nous observons les cours. Notre livre En forme  En forme par exemple a été développé suite à une visite dans une classe de maternelle. L’institutrice nous précisait qu’à cet âge-là elle leur apprenait les gestes qui les aideront pour la graphie des lettres. Elle nous a montré des jeux avec lesquels elle les faisait jouer dont un jeu de cartes qui permet à l’enfant de suivre un chemin avec ses doigts. J’ai immédiatement pensé à un livre qui leur permettrait d’appréhender, d’expérimenter les formes pour qu’ils apprennent tout doucement à tracer des lettres et des formes de manière plus précise. Ce projet vient ainsi d’une rencontre avec une institutrice.

Une fois que vous avez validé un projet avec un auteur, quel est votre rôle auprès de celui-ci ?


Tout au long du processus de création du livre, de nombreuses discussions ont lieu entre l’auteur et son éditeur, c’est-à-dire nous. Notre rôle sera de collecter un très grand nombre d’images pour constituer ce que nous appelons un « moodboard ». Ces images n’ont pas toujours un lien direct avec le thème mais qui éveillent à d’autres idées. Nous allons montrer  ce « moodboard » à l’auteur qui va proposer d’autres idées à partir de ces images et qui va orienter son travail à partir de celles-ci.  C’est un vrai travail d’équipe, collaboratif.

Nous calculons ensuite un coût de revient. En fonction de cela, nous proposons une maquette aux commerciaux qui nous disent si cela peut être intéressant et à quel prix. Sur la base de ces retours, nous ajustons la fabrication et nous proposons de nouveau aux auteurs de collaborer si le projet évolue de telle ou telle façon.  Il faut parfois que l’auteur accepte de changer l’histoire ou d’utiliser d’autres formats ou matières que ceux prévus au départ.

Vous parlez d’un travail d’équipe. Combien de personnes forment l’équipe éditoriale de « Langue au Chat » ?

A Liège,  au siège de la maison d’édition, nous sommes trois. C’est une toute petite équipe composée de profils très différents mais qui se complètent bien : nous avons une licenciée en langue romane, un graphiste et puis moi qui suis passée dans mon parcours par le graphisme, le marketing et la publicité. Pour la communication, nous pouvons bien sûr compter sur l’appui d’un grand groupe, celui de Place des Editeurs.

Nous sommes basés à Liège. Cela nous donne, je pense, un peu de fraîcheur et nous permet d’être un peu différents des autres éditeurs jeunesse.

Vous venez de lancer deux nouvelles collections, « Chatouille » et « Débrouille ». Que vont-elles apporter à votre catalogue ?


Les livres de notre maison étaient à l’origine composés de photos puis nous avons commencé à introduire de l’illustration. Nous avons ainsi proposé des imagiers en illustration. Mais ce n’était encore qu’une étape. Si nous voulions avoir une visibilité en librairie et faire vraiment ce que nous aimons avec des illustrations et leur donner tout leur sens, alors il fallait proposer des albums. C’est la raison pour laquelle nous avons lancé deux collections : une en petit format pour les enfants à partir de 3 ans, c’est la collection « Chatouille » et l’autre en plus grand format pour des enfants à partir de 5 ans, c’est « Débrouille ». Là encore, nous avions en tête de permettre aux enfants et à leurs parents de passer un bon moment avant d’aller au lit. C’est 10 minutes de plaisir à partager entre l’enfant et les parents, 10 minutes pour rigoler et apprendre.

Pensez-vous un jour publier des romans jeunesse ?

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Nous n’en avons encore jamais publié mais ce n’est pas à exclure. On a quelques idées mais ce n’est pas encore pour tout de suite.

Et qu’en est-il des livres numériques ? Pensez-vous proposer à l’avenir des ouvrages jeunesse au format numérique ?

Il y a un développement qui se concrétise autour du numérique chez Place des Editeurs et notamment autour d’un livre de « Langue au Chat ». C’est l’adaptation d’un livre qui existe déjà sous forme papier mais dont l’approche numérique va véritablement apporter quelque chose de neuf.

Je pense cependant que nous n’abandonnerons jamais le livre papier. Il y a un vrai contact avec ce support qu’on ne retrouve pas sur tablette ou livre numérique. Les livres d’éveil, avec toutes ces matières à toucher par l’enfant, ne vont pas être remplacés par le numérique du jour au lendemain.

Vous êtes une maison d’édition basée en Belgique. Est-ce que cela se ressent d’une manière ou d’une autre dans les ouvrages que vous publiez ? Vos auteurs sont-ils en majorité Belges ?

Nous sommes effectivement basés à Liège. Cela nous donne, je pense, un peu de fraîcheur et nous permet d’être un peu différents des autres éditeurs jeunesse. Nous tenons à garder ce ton belge si particulier. Ce côté amusant, cette approche ludique, cette façon de ne pas se prendre au sérieux : on retrouve tout cela dans nos livres. Nous essayons de garder cet esprit belge également dans les dessins qui sont parfois très décalés.

En ce qui concerne les auteurs, nous publions surtout des auteurs français. Il y a un vrai vivier de talents en France, nous recevons de nombreux manuscrits et de portfolios d’illustrateurs français.

En tant que maison d’édition jeunesse, avez-vous des tabous ? Des sujets que vous vous refusez d’aborder ?

debrouilleNous n’avons aucun tabou en particulier. Avec de l’humour et du recul, je pense qu’on peut aborder à peu près tous les thèmes même si nous ne publions pas de livres autour de la mort ou de certaines maladies. Ce sont des thèmes intéressants mais je ne me sens personnellement pas de taille à les analyser et les juger. Notre A.D.N., c’est l’humour et le plaisir. Maintenant, ce n’est pas pour autant que nos livres n’abordent que des sujets légers. Dans notre ouvrage Otto l’accessoiriste, le personnage principal est orphelin, ne parle plus et est à la limite de l’autisme. Des thèmes importants sont ainsi abordés dans nos livres mais n’en sont jamais les sujets principaux.

Les livres jeunesse sont-ils complexes et chers à produire ? Combien de temps peut-il se passer entre l’idée d’un livre et sa publication ?


Le coût d’un livre jeunesse est important. Nous devons prévoir un budget important ne serait-ce que pour réaliser des tests et des maquettes. Fatalement, on ne peut plus se permettre de réaliser certaines choses que nous réalisions auparavant. Nous devons limiter les risques en cas de problème.

C’est de fait un processus assez long. La fabrication du livre est un processus qui peut durer 6 mois mais avant même cette étape, nous devons  fabriquer la maquette en interne, de même que l’argumentaire. Cela prend du temps.

C’est lui qui est le mieux à même de conseiller un livre aux parents en fonction de leurs envies ou de celles de leurs enfants.

Est-ce que vous devez tout de même proposer des titres autour de l’actualité, ou est-ce une donnée qui n’est pas prise en compte pour la fabrication de vos ouvrages ?

L’actualité est forcément à prendre en compte. Si nous apprenons qu’un dessin animé sur les dinosaures va sortir, nous allons réfléchir à ce que nous pourrions proposer autour de ce thème. Même si nous n’avons pas de licence et que nous sommes à cet égard complètement libres, nous devons garder un œil sur l’actualité pour ne pas rater ce qui pourrait être populaire auprès des jeunes.

De manière générale, tout ce qui est dans l’air du temps nous intéresse. Que ce soit dans la mode, au journal télévisé, une expo. Nous nous devons d’être très ouverts.

Sur certains de vos ouvrages, vous indiquez à quelles tranches s’âges ils s’adressent. Notez-vous une évolution de ces tranches d’âge ? Sont-elles toujours pertinentes ?

stylisteIl est vrai que les éditeurs ne prennent aujourd’hui plus le risque de mettre des indications d’âge sur les livres. Nous le proposons encore sauf sur les albums car nous savons que c’est un des rôles du libraire. C’est lui qui est le mieux à même de conseiller un livre aux parents en fonction de leurs envies ou de celles de leurs enfants. Nous indiquons simplement quelle est la promesse du livre.

Mais nous avons parfois des surprises ! Mon enfant qui a aujourd’hui 12 ans est un grand fan d’Otto l’accessoiriste. Je ne pensais pas qu’un enfant de 12 ans s’attacherait encore à ce livre mais ce dernier est tellement riche, il contient tellement de détails à regarder et tellement d’humour qu’on peut assez facilement revenir dessus.

Il apparait assez clairement dans notre étude sur la littérature jeunesse que les prix littéraires sont assez peu connus des parents et des lecteurs. Est-ce quelque chose qui vous surprend ?

Les prix ont une importance moindre auprès du public mais pas auprès des libraires qui y accordent une véritable importance et peuvent à leur tour conseiller les ouvrages primés. Ils ne sont donc certainement pas à négliger.

Ce qui est très important pour nous, ce sont les salons. Comme nous proposons de la coédition (il s’agit de 30 % de notre publication), nous sommes obligés d’être présents à de nombreux salons étrangers pour observer les albums que nous pourrions acheter mais aussi pour essayer de vendre nos propres créations.. Un salon comme Montreuil est très important même si nous n’y sommes plus présents depuis quelques éditions. Cela a un vrai coût que nous ne pouvons toujours nous permettre car la rentabilité n’est pas nécessairement au rendez-vous. C’est pourtant également un bel espace de rencontre entre auteurs et lecteurs mais aussi entre auteurs et éditeurs.

Justement, quelle a été votre rencontre la plus marquante en tant qu’éditrice ?
Ma rencontre avec Barroux a été assez marquante. C’est un auteur remarquable. Je l’ai vu dans un spectacle avec un guitariste. Il lisait seul son texte et réalisait en direct des dessins qui étaient projetés sur un écran pendant que le guitariste jouait des morceaux. J’ai frissonné pendant tout le spectacle.

Est-ce qu’il y a un auteur que vous auriez aimé publier ?

mr hublotNon, nous n’avons pas besoin d’avoir de grands noms. Ceux que je rencontre ont tous quelque chose à proposer de différent. Je ne me suis jamais dit, à propos d’un auteur connu, « Ah, celui-ci il me le faut dans mon catalogue ». Chaque rencontre est exceptionnelle et apporte sa pierre à l’édifice.

Il y a quelqu’un avec qui j’aurais cependant eu envie de travailler, c’est Stéphane Halleux, le créateur de Mr. Hublot. Cela ne s’est pas encore réalisé mais j’espère qu’il y aura d’autres possibilités à l’avenir. Il a un univers génial qui m’intéresse beaucoup.

Pouvez-vous nous présenter vos prochaines sorties  ?

chatouilleEn ce qui concerne les albums, nous allons publier un titre pour la collection « Débrouille » en novembre et  deux titres pour la collection « Chatouille ». Et en avant-première je peux vous dire qu’il y aura une toute nouvelle collection pour les plus jeunes l’an prochain !

En octobre, nous allons également publier de nombreux ouvrages dont deux au format assez interpellant : La moustache d’Eustache et Les sourcils d’Emile de Sandra Solinet. Ces deux livres jouent sur le détournement des objets. Ce n’est pas simplement les moustaches d’Eustache que l’on voit, cela peut aussi être autre chose. C’est assez poétique.

Dans un autre registre, nous aimons beaucoup les « activités ». Ainsi, dans la veine de la collection « J’habille mes amies » des éditions Usborne, nous proposons des albums debrd’activités comme Je suis styliste à Paris qui s’adressent à des filles un peu plus âgées de 7 à 10 ans environ. On part sur des clichés que les jeunes filles ont l’habitude de voir comme la petite robe noire de Guerlain. Les silhouettes et les visages ne sont pas blancs comme dans les livres concurrents. Nous sommes plus dans le stylisme. Nous proposons de nombreux stickers pour agrémenter les silhouettes, des pochoirs de catalogues ainsi que des matières à découper. Afin de satisfaire les envies créatives des filles quel que soit leur niveau, certaines pages sont prédécorées et d’autres sont totalement libres.. C’est un album très riche. Le premier est sur Paris mais nous allons aborder d’autres villes comme Londres par exemple, qui sera l’objet du deuxième tome.

Toujours dans cette idée de partage, d’interactivité avec l’enfant, nous avons développé une histoire que l’enfant peut raconter avec ses mains. C’est lui qui anime le décor avec ses petits doigts, comme dans une comptine, il mime simplement la scène. Le livre s’intitule Dans la forêt.  C’est la collaboration entre l’enfant et les parents qui est une nouvelle fois au cœur de cet ouvrage.

Enfin, nous allons publier une nouvelle série sur les métiers en octobre. L’idée est de désacraliser un peu les métiers de pompier ou de médecin !

Découvrez toute l’activité des éditions Langue au Chat sur leur site et leur page Facebook.

Merci à Carine Fontaine et Anne Chamaillard.

Où Babelio vous propose un panorama de la rentrée littéraire 2014

La rentrée littéraire s’annonce décisive cette année pour les éditeurs, qui doivent faire face aux ventes en baisse du premier trimestre. Ceci explique donc une offre assez resserrée, qui se concentre en grande partie sur des auteurs à succès. Mais rassurez-vous, il y en aura cette année encore pour tous les goûts !

Quelques chiffres pour commencer : le nombre de romans constituant cette rentrée littéraire s’élève à 607, ce qui est légèrement plus élevé que l’année passée, mais reste tout de même largement en baisse par rapport aux années précédentes. Parmi ces romans, on dénombre 75 premiers romans et 203 romans étrangers. Nous vous invitons également à découvrir la belle liste de 34 premiers romans français de la rentrée 2014 proposée par La Crocheteuse.

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Nul doute que vous vous précipiterez sur les valeurs sûres que sont Amélie Nothomb avec Pétronille (Albin Michel), Grégoire Delacourt avec On ne voyait que le bonheur (J-C Lattès), Eric Reinhardt avec L’amour et les forêts (Gallimard), Haruki Murakami avec L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage (Belfond), ou encore Olivier Adam avec Peine perdue (Flammarion).

Mais rentrons plus dans les détails : cette année encore, le roman ayant un fond historique a le vent en poupe. Ainsi, alors qu’Emmanuel Carrère s’intéresse aux débuts du christianisme avec Le royaume (P.O.L.) où faits historiques et réflexions personnelles s’entrecroisent, c’est la période révolutionnaire des années 1920 et 1930 au Mexique, qui fait l’objet du nouveau livre de Patrick Deville, Viva (Editions du Seuil).

Signalons aussi que l’autobiographie et la biographie ont leurs représentantes cette année, avec pour commencer Jérôme Charyn, qui au gré de ses treize nouvelles dans Bronx amer (Mercure de France), représente cet endroit tel qu’il l’a connu, avec sa population de truands et de voyous. David Foenkinos, quant à lui, s’inspire de faits réels pour nous raconter dans Charlotte (Gallimard), l’histoire de Charlotte Salomon, artiste peintre exclue de la société nazie. Catherine Cusset nous explique quant à elle dans Une éducation catholique (Gallimard) son rapport à la religion lors de son enfance, entre un père croyant et une mère athée. Vous ne pourrez bien sûr pas manquer Le monstre (Grasset) de Serge Doubrovsky, autofiction unique de près de 1700 pages.

couverture alice ferneySi c’est le monde contemporain qui vous attire, nul doute que le nouveau roman de Laurent Mauvignier, Autour du monde (Editions de Minuit), saura vous convaincre. Il questionne la globalisation, qui relie des personnages tous différents, par le biais d’un événement majeur, le tsunami de 2011 au Japon. Pour ceux que la cause animale passionne, Le règne du vivant (Actes Sud) d’Alice Ferney nous raconte la quête d’un militant écologiste parti défendre les baleines.

Le thriller sera aussi à l’honneur en cette rentrée 2014, notamment en provenance des Etats-Unis, avec Siri Hustvedt qui, dans son roman Un monde flamboyant (Actes Sud), nous plonge dans le monde de l’art, face à la disparition d’une plasticienne. Mais la France ne sera pas en retrait : à la fois thriller et roman d’apprentissage, Manuel de survie en milieu hostile (Verticales – Phases deux), par Olivia Rosenthal, nous explique comment esquiver les coups et les rendre.

Mais l’amour n’est pas en reste dans cette rentrée littéraire, puisque vous aurez l’occasion de redécouvrir Frédéric Beigbeider avec Oona & Salinger (Grasset), qui relate une histoire d’amour impossible entre Salinger, l’auteur de L’attrape-coeur et Oona, la fille d’Eugène O’Neill. Sur une tonalité plus mélancolique, Vanessa Schneider vous raconte l’histoire d’une rupture et d’une descente aux enfers, dans Le jour où tu m’as quittée (Stock). Mais n’oublions pas Fleur et sang (Viviane Hamy) de François Vallejo, où deux médecins liés à travers les siècles sont aux prises avec un amour passionné.

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Du côté de la bande dessinée, des suites attendues seront au programme : le tome 21 de l’effrayant Walking Dead (Delcourt), le tome 5 de Klezmer (Gallimard BD) de Joan Sfar, qui met en scène des musiciens juifs, le dernier tome de La colonne (Futuropolis) de Nicolas Dumontheuil, qui s’intéresse à l’ultime expédition française au Tchad, le dernier volume de Le tueur (Casterman), le  dernier tome de La mondaine (Dargaud) par Zidrou, ainsi que le 3ème volume du récit d’anticipation Urban (Futuropolis).

Parmi les nouveautés BD, on peut parler de L’ombre des shinobis (Glénat) de Sylvain Runberg, qui nous plonge au coeur d’un Japon médiéval et surnaturel. Les passionnés de la Grande Guerre trouveront leur bonheur avec La patrouille des invisibles (Glénat) d’Olivier Supiot, roman graphique bouleversant qui représente les horreurs du conflit. Avec La ligue des économistes extraordinaires (Dargaud) de Benoist Simmat, vous pourrez découvrir la vie et l’oeuvre des plus grands économistes. On note aussi le grand retour d’Achille Talon avec Achille Talon est un homme moderne (Dargaud) par Fabcaro, sans oublier le retour de Zep avec Happy parents (Delcourt)

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Du côté des adaptations de romans en BD, les amateurs de fantasy se réjouiront de l’adaptation en bande dessinée du célèbre cycle A la croisée des mondes, avec la BD Les royaumes du Nord (Gallimard BD). Vous pourrez aussi déguster Monsieur Bermutier (Casterman), adapté d’une série de nouvelles de Maupassant par Maarten vande Wiele.

Découvrez d’autres ouvrages phares de la rentrée littéraire sur Babelio, ainsi qu’une sélection de BD de la rentrée littéraire. Bonnes lectures !

 

Quand les lecteurs de Babelio rencontrent Hervé Commère

En partenariat avec  Fleuve Editions, une trentaine de lecteurs de Babelio a eu l’occasion de rencontrer Hervé Commère pour la sortie de son quatrième roman intitulé Imagine le reste. C’est dans les locaux de la maison d’édition que lecteurs et auteur se sont réunis pour échanger au sujet de ce livre à la construction particulière à mi-chemin entre polar et roman à rebondissements. Retour sur cette rencontre.

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Les personnages au cœur de l’histoire

Difficile de caractériser les romans d’Hervé Commère !  Alternant les genres et les points de vue, il parvient à créer une histoire unique sous la forme d’un puzzle dans lequel viennent s’imbriquer plusieurs parties, plusieurs petites histoires. Mais alors comment résumer ce roman ? Hervé Commère répond : « Je n’arrive pas à raconter une histoire sans raconter ce qui se passe autour ». Ce roman a pour point de départ le vol d’un sac rempli de billets autour duquel vont graviter plusieurs personnages qui n’ont a priori rien à voir les uns avec les autres et dont les vies brisées vont se croiser et s’influencer. Quand on demande à l’auteur qui des personnages ou de l’histoire a été le fil conducteur de ce roman, il répond que ce sont les personnages qui l’ont guidés : « c’est le roman dans lequel j’ai le plus développé les personnages ». Il avoue également être fasciné par le « côté pile et face d’une histoire » dans laquelle les personnages se croisent mais ne se connaissent pas alors que le lecteur lui les connaît. Une influence qui lui vient des films de Lelouch ou de romans tels que l’Ironie du sort de Paul Guimard où le hasard a un rôle à jouer. Hervé Commère revient également sur son expérience de barman, métier qu’il a exercé pendant 15 ans et qui lui a permis de développer sa créativité : « Je me suis pris de passion pour le métier de barman parce qu’on est au cœur des histoires, des anecdotes ».

Un road-trip existentiel

Quand il s’agit de savoir si Imagine le reste est un polar, Hervé Commère répond : « Je ne me considère pas comme un auteur de polars ; je raconte des histoires, des histoires à rebondissements ». Si on lui fait alors remarquer que le vol de sac de billet est un thème récurrent des polars,  l’auteur répond qu’il y voit plutôt une référence aux vieux films de son enfance. Les lecteurs lui font d’ailleurs remarquer que son écriture est très visuelle, presque cinématographique. Ce à quoi il répond : «  je vois les histoires que je raconte comme les images d’un film ». Hervé Commère confie à ses lecteurs qu’il n’a pas construit de plan pour ce roman mais s’est laissé guider par son écriture. C’est d’ailleurs celui qu’il a écrit avec le plus de facilité : « Je voulais improviser, je savais seulement que je voulais que mes personnages partent du nord en voiture pour arriver dans le sud au soleil ». Une histoire que les lecteurs ont comparé à un road-trip existentiel, une expression qui plait bien à l’auteur puisque les personnages « se dirigent tous physiquement vers le sud mais aussi vers le bonheur ». Car il est aussi question de bonheur et d’amour dans ce roman : « dans tous mes romans c’est l’amour qui mène l’histoire ». Un thème que l’auteur retranscrit bien par son titre Imagine le reste : imagine que ta vie est meilleure. Un ordre lancé à tous les lecteurs !

La rencontre se termine sur une note musicale liée à la thématique rock du roman : quelle serait la bande son d’Imagine le reste ? Hervé Commère répond : « Thunder road de Bruce Springsteen ».

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Découvrez Imagine le reste d’Hervé Commère, publié chez Fleuve Editions

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Où Babelio présente une étude sur les prescripteurs de la littérature jeunesse au Centre National du Livre

C’est le 16 juin dernier que se tenait la cinquième conférence organisée par Babelio au Centre National du Livre. 

Inscrite dans le cadre du cycle de conférences sur « Les pratiques des lecteurs », celle-ci portait sur le thème de la littérature jeunesse et de ses prescripteurs et réunissait autour d’une même table Guillaume Teisseire, co-fondateur du réseau social du livre Babelio.com, Octavia Tapsanji, responsable relations éditeurs chez Babelio.comNathalie Brisac, auteur et responsable communication de l’Ecole des Loisirs et Christian Delépine, responsable communication des Editions Nathan.

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La littérature jeunesse, un secteur privilégié

Si l’industrie du livre a dans son ensemble vécu une année 2013 et un premier trimestre 2014 moroses avec des ventes en recul, le contexte semble plus favorable et le bilan plus positif en ce qui concerne le secteur de la littérature jeunesse dont les ventes ne sont que légèrement en baisse au premier trimestre 2014 (de 0,5% contre 4% du marché global). Sa production est florissante et, fait quasiment unique en Europe, se retrouve parfois au cœur des débats politiques et sociétaux en France. 

Pour autant, la littérature jeunesse est menacée par la concurrence accrue des écrans, et même attaquée par certains sur son contenu. L’enjeu de la prescription reste donc central. Quelles sont les mécaniques de découverte et de recommandation ? Quelle importance revêtent les thèmes, les éditeurs ou les collections ? Quelles sont les autorités jugées légitimes ?

Le lecteur jeunesse Babelio : portrait robot d’un grand lecteur

 

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Pour introduire cette conférence sur le thème de la littérature jeunesse (i.e. destinée aux moins de 12 ans) et de ses prescripteurs. Octavia Tapsanji a présenté les résultats d’une étude menée du 19 mai au 2 juin 2014 sur 2671 grands lecteurs, membres de Babelio. Sans surprise, les lecteurs sont principalement des lectrices (près de 85 % des répondants) plutôt jeunes (la tranche d’âge "25-34 ans" est la plus représentée) et grandes consommatrices de livres. 95% des lecteurs Babelio lisent ainsi plus d’un livre par mois contre 16% de la population française. 

Parmi ces lecteurs, 81% achètent des livres jeunesse et déclarent se les procurer en librairie, dans des grandes surfaces culturelles ou sur Internet via des librairies en ligne de type Amazon ou Priceminister. Si les lecteurs sont connectés, ils n’en oublient ainsi pas pour autant les points de vente traditionnels ou la bibliothèque.

Quels critères de sélection ?

selIl apparaît dans cette étude que le roman reste en tête des genres les plus lus en littérature jeunesse (87%), devant la bande dessinée/ manga (62%) et le livre illustré (58%). Parmi les critères de sélection d’un livre, on constate que si la collection à laquelle appartient le livre ou la maison d’édition dans lequel il est édité importe peu au lecteur, le sujet du livre, les illustrations, le résumé, la couverture et dans une moindre mesure le personnage principal sont quant à eux primordiaux dans le choix du livre. De manière peut-être plus étonnante, une majorité des lecteurs interrogés ont déclaré que leurs choix de livres ne différaient pas selon qu’ils se procurent un livre pour une fille ou pour un garçon.
La littérature jeunesse ne semble ainsi pas être une affaire de genre. De même 77% des lecteurs interrogés pensent qu’il n’y a aucun thème à bannir de la littérature jeunesse. Pour les 33% restants, ce sont les thèmes liés au sexe, à la drogue mais aussi à la politique qui ne devraient pas être présents dans cette littérature destinée aux plus jeunes.
 
Des parents lecteurs et vecteurs 
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Il apparaît assez clairement dans l’étude que la première communauté de prescripteurs est celle des parents. Pour 80% des sondés, ceux-ci constituent l’acteur principal de la transmission du goût de la lecture aux enfants. L’école n’est le vecteur principal que pour seulement  6,9  % des sondés. Des résultats à nuancer pour Octavia Tapsanji : si 34% des lecteurs sondés sont en effet des parents et 27 % des professionnels du livre, les enfants eux-mêmes pourraient citer plus volontiers le rôle de l’école dans la transmission du goût de la lecture. Pour Nathalie Brisac, qui a longtemps été professeur, cette absence remarquée de l’école dans la prescription des livres est révélatrice d’un mal plus profond : "les professeurs ne sont plus du tout formés pour accompagner les élèves" dans leur parcours de lecteur. C’est dommage car elle estime qu’ils ont un véritable rôle à côté des parents pour aider les enfants à aimer le livre. Il n’est pas sûr, selon elle, que l’avenir passe par le numérique. Les élèves ne prendraient pas plus goût à la lecture si on leur proposait des "tablettes pour être bons en classe". Pour Christian Delépine, les éditeurs doivent s’efforcer à "communiquer directement auprès des enseignants, par des propositions éditoriales". 

Des parents qui accompagnent les lectures de leurs enfants

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85% des parents déclarent lire de la littérature jeunesse et près de deux parents sur trois accompagnent leurs enfants dans l’achat de livres jeunesse :  67% d’entre eux choisissent ainsi certains livres quand leurs enfants en choisissent d’autres.
Des chiffres qui s’expliquent par le fait que pour une majorité d’entre eux, il est important que les parents puissent orienter les choix de lecture des enfants à travers leurs propres lectures même si, comme on l’a vu plus haut, une majorité de lecteurs pense qu’il n’y a aucun thème à bannir.
Maureen Dor, des éditions Clochette intervient dans la salle pour faire remarquer que "les parents tentent aujourd’hui d’imposer aux enfants des livres qu’ils ont lus plus jeunes et qu’il ne consacrent pas assez de temps à découvrir les nouveautés qui pourraient davantage plaire à leurs enfants : "Il faudrait que les parents lisent ce que leurs enfants lisent !" fait-elle ainsi remarquer.  
 Les professionnels comme seconde communauté de prescripteurs
 
C’est à travers les points de vente traditionnels tels que les librairies et les grandes surfaces culturelles (31%) mais aussi les bogs (16%) ou réseaux sociaux littéraires comme Babelio (15%) que les parents déclarent découvrir de nouveaux titres de littérature jeunesse. Ils attachent par ailleurs autant d’importance à l’avis des professionnels qu’à l’avis des lecteurs. Ce sont ainsi autant les conseils des libraires et des bibliothécaires que ceux de leurs entourages ou des avis sur Babelio qui peuvent les inciter à se procurer un ouvrage de littérature jeunesse. 

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Christian Delépine déclare que Nathan consacre du temps pour présenter ses ouvrages aux blogueurs à travers des envois de livres ou une présence continue sur les réseaux sociaux. Nathalie Brisac confirme par ailleurs que de belles relations se créent parfois entre les auteurs et les lecteurs à travers les réseaux sociaux et les blogs.

 

Des parents peu attachés aux prix littéraires et aux maisons d’édition

Si près de 50% des professionnels interrogés sont attachés aux prix littéraires jeunesse, ce n’est pas le cas des parents qui ne sont que 34% à y accorder de l’importance.

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Le prix des Incorruptibles, pourtant le plus célèbre, n’est ainsi connu que de 46% des parents alors qu’ils sont près de 73% des professionnels à le connaître. Il en est de même pour les maisons d’édition puisque seuls 37% des parents sont attachés aux éditeurs contre près de 50 % pour les professionnels.  Des chiffrent qui déçoivent Nathalie Brisac et Christian Delépine sans qu’ils ne les étonnent outre mesure. Pour Nathalie Brisac, les prix littéraires jeunesse n’ont malheureusement pas la même influence que les prix littéraires tels que le Goncourt, c’est un manque d’intérêt du public et de la presse qu’elle déplore.

Une faible présence du format numérique

En conclusion de cette présentation, Octavia Tapsanji présente quelques chiffres concernant la littérature jeunesse et le numérique.

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S’ils sont 56% à n’avoir jamais lu de livres jeunesse au format numérique et 87% à n’avoir jamais téléchargé des applications mobiles ou tablettes de livres jeunesse, les 42 % qui ont d’ores et déjà adopté ce format y voient une manière ludique et interactive d’appréhender la lecture. Les réactions de certains professionnels du livre présents à la conférence semblent corroborer un état de fait : les applications et livres numérique jeunesse sont "extrêmement coûteuses à produire" et, si la presse s’enflamme régulièrement à leur sujet, ne rapportent quasiment rien.

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Le futur de la littérature jeunesse passera-t-il cependant par le numérique ? Peut-être dans un avenir lointain même si c’est c’est le format papier qui semble toujours avoir les faveurs des lecteurs et prescripteurs de la littérature jeunesse.

Retrouvez l’étude complète sur les prescripteurs de la littérature jeunesse

Sources : Le live-tweet d’Actualitté  ainsi que leur compte-rendu.

 

Quand les lecteurs de Babelio rencontrent Marek Halter

En partenariat avec les éditions Robert Laffont, une trentaine de lecteurs de Babelio a eu la chance de rencontrer Marek Halter à l’occasion de la sortie de Khadija, premier volet de sa nouvelle saga consacrée aux femmes de l’Islam. C’est dans les locaux de la maison d’édition que lecteurs et auteur se sont réunis pour échanger au sujet du thème et de l’écriture de ce récit qui touche à l’une des figures les plus emblématiques de la religion musulmane.

 

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Khadija, une femme moderne

Après le succès de sa trilogie sur les figures féminines de la Bible, Marek Halter s’intéresse dans cette nouvelle saga aux femmes qui ont été au cœur de l’Islam en consacrant le premier tome à Khadija, première épouse de Mahomet.

Et c’est sur le portrait de cette femme hors du commun que se portent les premières questions des lecteurs. Qui est-elle ? Quelle influence a-t-elle sur Mahomet ? Marek Halter répond en rappelant le caractère résolument moderne de Khadija. Au cœur d’une société très masculine dans laquelle règne l’équilibre de la terreur, Khadija a réussi à s’imposer en tant que femme d’affaires libre et forte. Et contre toute attente c’est elle qui a choisi de prendre Mahomet pour époux, alors que celui-ci était pauvre, inconnu et illettré. Celle que l’on surnomme « la mère des croyants » a permis à Mahomet de s’élever au rang de prophète. Grâce à son savoir, elle lui a ouvert un monde qu’il ne connaissait pas et sans elle, l’aventure musulmane n’aurait peut-être jamais commencé.
Marek Halter reste convaincu du rôle central des femmes dans la société : « Si la société doit changer ce sera par les femmes ». C’est donc la raison pour laquelle il s’attache dans ses récits à faire connaître le rôle qu’elles ont joué dans l’Histoire : « Les femmes ont la capacité de prendre des décisions plus rapidement que les hommes quand il est question de vie ou de mort ».

 

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Le roman historique

Interrogé par les lecteurs sur son travail bibliographique, Marek Halter a signalé la richesse de la documentation historique autour de la naissance de l’Islam tout en s’étonnant que les chercheurs musulmans n’aient pas davantage travaillé autour de la personne de Khadija.

C’est donc sans grande difficulté qu’il a réussi à reconstituer l’environnement de son récit : la vie quotidienne dans le monde arabe pré-islamique. Il a toutefois dû porter une attention toute particulière à la cohérence de son récit et de ses personnages fictifs avec les personnages historiques existants. Une exigence particulièrement requise pour l’écriture de romans historiques. L’auteur était toutefois confiant car selon lui, il existe une logique interne à l’écriture : si l’écrivain a une bonne connaissance de l’environnement de son récit, il peut « lâcher » ses personnages dans le décor sans créer d’anachronisme.

"Mais quelle est la clé du succès des épopées historiques  ?", interrogent les lecteurs. Pour l’auteur, il est important que le lecteur puisse s’identifier aux personnages. Pour cela, « il faut injecter des personnages fictifs qui donnent de l’épaisseur à l’aventure historique ». Marek Halter se dit très inspiré par l’écriture d’Alexandre Dumas : « Alexandre Dumas m’a appris à tenir le lecteur en haleine ». Et il livre une astuce apprise dans les romans de Dumas : « Si on veut que le lecteur se souvienne d’un personnage, il faut lui attribuer une infirmité ».

 

Méthodes de travail

Marek Halter poursuit les confidences en expliquant aux lecteurs de quelle manière il travaille. Il est selon lui important d’être régulier dans l’écriture : « J’écris tous les jours à partir de 6h du matin. » Une écriture à la main qui est ensuite dictée à son assistant. « La dictée fait de mon écrit un récit oral ». L’écriture d’un roman prend ainsi un an et il faut un an avant cela pour faire les recherches nécessaires à la construction d’un récit cohérent.

Une méthode qui s’avère concluante puisque le deuxième tome de cette saga autour des femmes de l’Islam sortira en mars 2015 et sera consacré à Fatima, la plus jeune fille de Mahomet. Le troisième volet lui sortira en novembre 2015 et abordera la figure d’Aïcha, la dernière épouse du prophète.

 

Découvrez Khadija de Marek Halter, publié chez Robert Laffont :

 

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Où Babelio lance une nouvelle édition de Masse Critique BD ce jeudi 26 juin.

Amoureux du 9ème art, recevez une bande dessinée, un comics ou un manga en échange d’une critique !

Vous remettre une BD entre les mains pour l’été, voilà ce que nous vous proposons grâce à notre nouvelle opération de Masse Critique consacrée à la Bande dessinée, aux comics et aux mangas qui débute jeudi 26 juin 2014 à partir de 7h !

 

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Recevez une BD en l’échange d’une critique

Une centaine d’ouvrages environ sont à choisir dans notre liste. (N’oubliez pas de revenir régulièrement, nous ajoutons quotidiennement des titres.

Pour ceux qui ne seraient pas encore familiers avec Masse Critique, rappelons qu’il s’agit d’un programme gratuit qui associe Babelio, les éditeurs et tous les lecteurs intéressés. L’opération est ouverte à tous les internautes ayant déjà rédigé des chroniques sur Babelio. Pour cette édition nous privilégierons les meilleurs chroniqueurs de bandes dessinées, mais il y aura de la place pour beaucoup d’entre vous.

Sinon la règle reste inchangée : Choisissez dans notre sélection les livres dont vous aimeriez écrire une critique. Si vous êtes sélectionné, vous recevrez l’un d’entre eux par la Poste. La seule contrepartie est que vous devez, dans les 30 jours qui suivent, nous dire ce que vous en avez pensé, en bien ou en mal, sur Babelio.

Rendez-vous le jeudi 26 juin 2014

 

Une trentaine d’éditeurs BD participants

Tous ces ouvrages proviennent d’une sélection des dernières et des prochaines sorties de maisons d’éditions suivantes : Actes Sud BD, Bayard, Blandine Lacour, Ca et là, Delcourt, Dynamite, Editions du Long Bec, Eidola, Fluide Glacial, French Eyes, Glénat, Hors collection, Joker, Jungle, Kaze, Ki-oon, Komikku, Kurokawa, La Pastèque, Milady, Mosquito, Naive, Nats Editions, Panini, Philippe Picquier, Rue de Sèvres, Soleil, Steinkis, Taïfu, Tanibis, Tartamudo, Urban Comics, Vagabondages, Vraoum, Warum

 

Tous les titres sont à découvrir sur la page de l’opération Masse Critique

Quand Babelio vous invite à son quatrième pique-nique !

Rendez-vous le dimanche 31 août à Paris.

Sitôt rentrés des vacances, nous vous invitons au grand pique-nique annuel de Babelio !  Après sondage, la date retenue pour partager un repas avec les ours, leurs petites mains et surtout, avec les membres de Babelio est celle du 31 août 2014 !

Ce pique-nique aura lieu sur la pelouse du parc de Bercy et fera l’objet de nombreuses animations livresques. Le programme détaillé sera communiqué ultérieurement. Nous travaillons actuellement à son élaboration !

Nous pouvons dores et déjà vous dévoiler certaines activités autour des livres, avec notamment :

- Une loterie de livres : Chaque participant vient muni d’un livre de poche qu’il souhaite faire découvrir. Un petit mot signé de votre pseudonyme et expliquant le choix du livre pourra y être ajouté. Surtout, le livre sera emballé dans du papier, pour que le mystère reste total… Nous ferons ensuite un tirage au sort, et chaque participant aura la chance de repartir avec un nouveau livre à découvrir !

- Une grande compétition de quiz en direct avec une Babelio Box à la clé !

- Le festin de Babette : Pour accompagner tous ces plaisirs livresques, nous proposons que chaque participant apporte son pique-nique, ce sera le plus simple. Mais bien évidemment, si vous souhaitez nous faire découvrir des spécialités, vous pourrez aussi les partager.

Le pique-nique débutera vers 12h30 mais vous pouvez arriver plus tard (mais pas trop, quand même !).

Si vous souhaitez venir accompagnés, vos amis sont également les bienvenus !

En espérant vous y voir nombreux !

N’hésitez pas à venir proposer vos idées pour ce rendez-vous sur le forum ! 

 

Babelio au Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo

Après le succès de Paris, Angoulême et Montreuil, les petits cartons orange de Babelio sont de retour pour habiller les stands des éditeurs du Festival Etonnants Voyageurs de Saint-Malo.

Cartons - Salon du Livre 2013Pour la 25ème édition du Festival, nous renouvelons notre opération de cartons de critiques de lecteurs à afficher sur les stands des éditeurs. Comme pour les manifestations précédentes, nous avons sélectionné avec soin des extraits de critiques de nos membres pour mettre en avant les titres présentés par les éditeurs et inciter les visiteurs à découvrir leur prochaine lecture !

Plus de 150 cartons  seront à découvrir sur les stands de près de 50 éditeurs partenaires.

Si vous comptez vous rendre au festival breton, n’hésitez pas à aller à la chasse aux cartons. Vous y trouverez peut-être un extrait d’une de vos critiques !

La liste des éditeurs partenaires :

Albin Michel, Alexandrines, Alzabane, Apogée Editions, Au Diable Vauvert, Auzou, Belfond, Belin, Bruno Doucey, Calmann-Lévy, Cherche Midi, Critic , Denoël, Dialogues, Editions Générales First, Flammarion, Casterman, Galaade Editions, Gallmeister, Glénat, Grasset, Gulfstream, Hachette, JC Lattès, L’Aube, La Découvrance, La Joie de Lire, Le livre qui parle, Le MOTif, Le Passage, Les Petits Platons, Livre de Poche, Magnard, Marabout, Mercure de France, Metailié, Monsieur Toussaint Louverture, Nathan, Omnibus, Pascal Galodé, Payot-Rivages, Philippe Picquier, Philosophie Magazine, Plon-Perrin, Points, Scrineo, Presses de la Cité, Stock, Syros, Thierry Marchaisse.